2012 - 31 décembre 2012

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Lancement de l’album éponyme de Sagapool - 31 janvier 2012

Lancement de l’album éponyme de Sagapool

Dans le cadre des Lancements Boréale de La Ninkasi, le groupe instrumental Sagapool lançait son album éponyme en formule 5 à 7. Lors de son passage, le groupe nous a interprété quatre morceaux : la pièce « 45.56 N 73.58 O-90 N », une pièce du Grand Nord. « Cœur D’Aiguille », puis « Le vent des Îles » et finalement la pièce « Dû ».

C’est suite à un délire musical improvisé sur le thème du Parrain dans les corridors du Conservatoire qu’un accordéoniste, Luzio Altobelli,  une violoniste, Zoé Dumais et un clarinettiste, Guillaume Bourque, ont l’illumination: ils doivent fonder un groupe de klezmer. S’enrichissant au fil de spectacles spontanés dans les rues du Vieux-Montréal d’une panoplie d’instruments divers, le groupe voit ses influences gitanes et balkaniques fleurir en un groupe original de six musiciens qu’ils appelleront Manouche. Ils sont unis par une complicité telle qu’il semble, par exemple, tout à fait naturel pour le guitariste de joindre le bassiste sur son instrument pour l’accompagner dans une folle envolée à quatre mains. Après deux albums sous la bannière de Manouche, ils décident de se donner un peu plus de liberté en changeant de nom pour Sagapool à leur troisième album Épisode trois, un album qui leur ont permis de récolter une nomination au gala de l’Adisq et de remporter le prix du Meilleur groupe de musique instrumentale de l’année aux prix de Musique Folk Canadienne. Avec le nouvel opus éponyme, le groupe a tenté de trouver le son de Sagapool et une unicité, chacun des musiciens composent et ils voulaient que l’album soit uniforme, et ils ont réussit grâce notamment à la collaboration de Jeannot Bournival, qui a collaboré avec Fred Pellerin. Déjà très populaire, le groupe fera une tournée au Canada, aux États-Unis et en Europe. Depuis 1999, Sagapool a offert plus de 300 performances au Canada, dont quatre prestations majeures au Festival International de Jazz de Montréal. Il sera de passage au Lion d’Or à Montréal le 8 mars prochain en formule 5 à 7 puis en spectacle à 20h. C’est gratuit.

Lors du lancement, le groupe était accompagné de leur spécialiste du son, Sébastien Rivard. Mention spéciale à Zoé Dumais, qui vivait chacune des chansons avec son violon, elle était en harmonie parfaite et vibrait même au rythme de la musique.

L’album Sagapool est un album dont l’influence vient de notre température hivernale. Enregistré à St-Élie-de Caxton, c’est un album à écouter au pied d’un feu de foyer, un album qui donne le sourire et comme le dit si bien Guillaume Bourque du groupe «C’est un album différent des autres disques qui s’écoute avec des écouteurs, un peu plus smoot, calme avec des mélodies fortes qui font passer les émotions». Un album merveilleux qui donne le sourire et nous fait rêvasser. A découvrir.

Voici les membres de Sagapool :

LUZIO ALTOBELLI |accordéon, rhodes, percussions, cajun flamenco

GUILLAUME BOURQUE |clarinette, clarinette basse, saxophone, trombone, sifflement

ALEXIS DUMAIS | piano, contrebasse, basse électrique, wurlitzer

ZOÉ DUMAIS | violon, alto, glockenspiel

DANY NICOLAS | guitare acoustique et électrique, mandoline, banjo

MARTON MADERSPACH | batterie, percussions, alto, cajun afro-cubain, papier sablé, outils divers

L’album éponyme de Sagapool sera disponible partout dès le 6 mars 2012. Sur l’étiquette CFM Musik – Coop Les Faux-monnayeurs, distribution Sélect. Il sera aussi disponible aux États-Unis le 20 mars prochain – distribution RedEye. 

www.sagapool.com

http://laninkasi.ca/

Valérie Côté




Mission Séduction - 31 janvier 2012

Pièce présentée au Centre d'Art LaChapelle le 3 août 2012
Mission Séduction
 
Cette pièce, misant sur la gêne des hommes à aller conquérir les femmes, sur la légèreté du flirt, et enfin sur un amour plus profond met en scène deux femmes et quatre hommes. Le fil conducteur repose sur les deux acteurs principaux, un couple séparé qui se retrouve,  et sur la profession de l'actrice principale Elizabeth Gingras qui est une psychologue expérimentée en professeure de leçons de flirt.
Il s'agit de théâtre d'été, mais ici on parlera davantage de théâtre estival. C'est-à-dire de pur divertissement. On s'amuse sur scène, et on s'amuse majoritairement dans la salle.
Il s'agit du couple,  puis de l'histoire de quatre hommes qui suivent des cours de séduction avec la psychologue qui est assez peu présente lors des exercices imposés à ses élèves.
 
La mise en scène est orchestrée par Matthieu Hébert qui est plutôt traditionnelle. Il joue sur les ombres, les lumières et bien sûr la musique de Joe Dassin qui sert de trame musicale à la pièce,  puisqu'on peut y entendre à de nombreuses reprises l'Été Indien. On  se sert beaucoup des tabourets de bar, d'alcool.
 
Mais le plus important ici, est le jeu des acteurs puisqu'ils doivent se changer souvent rapidement, car ils jouent tous plusieurs rôles et c'est assez impressionnant de remarquer à quel point ils sont doués pour changer de costumes, d'un claquement de doigt.
On  notera la performance de l'acteur principal Jérémie Boily qui joue merveilleusement bien le rappeur, hilarant même avec sa casquette et ses « solide! » qui ponctuent de façon très drôle les dialogues de ses congénères.
La performance de Charles Sylvestre en adolescent nonchalant et désabusé et en voisin maladroit est très amusante également. Une des situations les plus cocasses est lorsque le jeune adulte se retrouve par hasard aux même cours de séduction que... son père!
 
Vous avez le goût d'aller voir quelque chose de léger? Quelque chose qui ne nécessite pas de trop réfléchir et qui sera pétillant comme une bière de saison? Allez voir Mission Séduction le 3 et 4 août au Centre d'Art La Chapelle.
 
Perrine Hruson



Aquarium - 31 janvier 2012

L’aquarium a ses beautés et ses couleurs!

Comme plusieurs de ma génération, la dernière fois que j’ai mise  les pieds à l’Aquarium de Québec remontait à très loin. C’était la sortie à faire à l’école primaire avec la classe. Donc, pas besoin de vous dire, que mes souvenirs  étaient loin dans ma tête.

En cette belle journée ensoleillée, j’arrive à l’Aquarium de Québec avec ma petite famille. Je réalise d’un grand coup, que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée, à voir l’achalandage qu’il y a.

En entrant, un préposé attire les enfants avec une petite canne à pêche, afin de leur permettre d’apprivoiser  l’eau et de leur faire réaliser à quel point le plaisir passe par la nature.

À l’aquarium on peut y voir 50 ans d’histoires d’eaux, de poissons et de phoques. On invite les gens à revivre les cinq décennies d’histoire  aquatique qui ont marquée l’établissement qui est unique en son genre.

On y retrouve dans la galerie d’eau douce Nanuk, qui nous fait découvrir les chemins que parcourt une goutte d’eau à travers les marais et les lacs. On peut y voir la Carpe, le Chevaliers rouges, le Doré noir, le Doré jaune, le barbu de rivière, le poisson castor pour ne nommer que ceux-ci.

On apprend que le Québec compte plus de 450,000 lacs de toutes tailles petits et grands. Que l’eau des lacs de faibles profondeurs, bénéficient plus rapidement du réchauffement  et du rayonnement solaire que les lacs profonds Et que de nombreuses espèces aquatiques profitent de l’abondance de nourriture et de la chaleur de l’eau pour grandir et se reproduire.

L’Esturgeon jaune, est le plus gros de tous les poissons d’eau douce, il peut vivre très longtemps plus de 150 ans et il peut atteindre 2.5m et peser 135 kilos. Les œufs d’esturgeon sont récoltés pour le caviar.

Dans la zone côtière, j’ai eu la chance de toucher à une étoile de mer, je vous invite à faire cette expérience qui ne laisse personne indifférent. Aussi avec un petit 4$ les enfants peuvent se faire maquiller.

Une rencontre avec  Caroline, voici son histoire :

Elle est  phoque femelle, née en février en 1990 au zoo de Granby. Elle est résidente du parc aquarium depuis 2002 et elle participe à un projet sur la respiration des phoques, supervisé  par la faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Sur les murs de l’Aquarium, on y retrouve un peu partout des petits  Savais-tu, qui nous informe sur la vie aquatique et ses miracles.

Pour finir, voici mes coups de cœurs : L’ours polaire qui se dandine devant les curieux et les phoques qui font la belle, pour avoir des grignotines à se mettre sous la dent.

Seul, en couple ou en famille, je vous invite à renouer avec les beautés et les couleurs aquatiques qui existent. Une visite à l’aquarium de Québec  et vous retrouverez vos yeux d’enfants,  car c’est là que toutes ses merveilles se trouvent. À deux pas des ponts, profitez-en aussi pour faire un pique-nique et manger une bonne crème glacée.

Lyne Laroche




Nouvelle France - 31 janvier 2012

1 au 5 août 2012

LES FÊTES DE LA NOUVELLE-FRANCE

Vieux-Québec

Les Fêtes de la Nouvelle-France constituent cette période d’activité au cours de laquelle nul ne peut savoir qui peut bien se cacher derrière ces apparences de courtisan, courtisane, conte, comtesse ou pirate. Est-ce un touriste, un résident, un visiteur d’une ville voisine ou un employé? Une seule chose est sûre, tous sont participants.

L’activité de lancement est un défilé qui démontre l’audace, le talent et l’originalité des nombreux artisans et participants, qui sont à même de transformer quelques mètres de tissus et quelques bouts de rubans, en véritable chef-d’œuvre vestimentaire. 

L’architecture de la Place Royale, les décors, les kiosques, les figurants et amuseurs de rue, tout y est pour le plus grand plaisir de nos yeux et de nos oreilles. Des musiciens et des chanteurs nous divertissent avec des compositions et des chansons traditionnelles. Ailleurs des animateurs et des conteurs  attirent notre attention avec des anecdotes ou des scénettes pour nous égayer. 

Nous ne pouvons passer outre tous les aliments cultivés, produits ou transformés au Québec, que nous pouvons découvrir et déguster à chaque année à Place de Paris. Fromage de l’île d’Orléans, pâté, terrine ou mousse d’oie de St-Férréol-les-neiges, charcuterie de Limoilou, crème glacée des Cantons-de l’Est et plusieurs autres mangeailles de hautes qualités qui nous régalent et nous rassasient.

Des artisans sont aussi présents pour nous montrer la façon de travailler la matière première des tailleurs de pierres, des forgerons, des souffleurs de verres et de nombreux autres métiers du 17e et 18e siècle.

Pour un voyage dans le temps divertissant, réservez-vous quelques jours entre le 7 et le 11 août 2013. Vous y vivrez des moments inoubliables.

Pour plus d’information visitez le site :

http://www.nouvellefrance.qc.ca/ 

Louiselle Lavoie




Correria Agwa - 31 janvier 2012

Correria + Agwa au Grand Théâtre

 

Il y a de ces spectacles d’où l’on sort époustouflé par les prouesses des artistes, c’est ce qui est arrivé avec les danseurs de la Compagnie Käfig avec la présentation des chorégraphies Correria et Agwa présentées le 10 avril dernier à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre.

Le projet de Correria et d’Agwa a vu le jour grâce à la rencontre du chorégraphe Mourad Merzouki avec onze danseurs issus des favelas de Rio de Janeiro. Issus des milieux marginaux, leur passion de la danse les a poussés à vouloir s’en sortir. Ils mélangent dans le spectacle plusieurs styles de danses : hip-hop, capoeira, samba, musique électronique et bossa-nova, pour faire émerger une danse acrobatique avec des portés et beaucoup de synchronisme. Le tout sur de la musique originale passant des tamtams à l’opéra.

Le spectacle a débuté par Correria. Tout commence par des carrés qui bougent ensemble et peu à peu, l’on aperçoit les pieds de trois danseurs qui simulent utiliser une bicyclette. Tout le long de cette chorégraphie, les danseurs courent d’un côté à l’autre de la scène, une course contre la montre. Les mouvements sont saccadés, ils utilisent la danse de rue, le break danse, toutes leurs parties du corps sont mises à profit pour la danse.

Après un entracte de 20 minutes, le public a découvert Agwa. Pour cette chorégraphie, l’eau est le point central. Des verres de plastiques remplit d’eau peuple la scène et tout le long de la chorégraphie, les danseurs les utilisent pour apporter une touche inusité à leurs danses. La danse de rue est plus présente dans cette chorégraphie que dans Correria. Il y a plus de prestations époustouflantes qui font jaillir des applaudissements du public. C’est impressionnant et dans un rythme parfait. Pour le rappel, après une longue ovation debout, la troupe a réalisé deux autres danses et quelques pirouettes pour remercier le public de leur accueil chaleureux. Un spectacle à couper le souffle qui a mérité amplement le déplacement.

La troupe préparent deux nouvelles chorégraphies soient : Yo Gee Ti et Käfig Brasil, s’ils reviennent à Québec, ne manquez surtout pas leur passage.

Correria |Création 2010

Chorégraphie Mourad Merzouki en étroite collaboration avec les danseurs

Assistante du chorégraphe Laurence Pérez

Arrangements musicaux AS’N

Lumières Yoann Tivoli

Scénographie Mourad Merzouki et Benjamin Lebreton

Costumes Delphine Capossela

Vidéo Charles Carcopino

Durée 30 minutes

Production Compagnie Käfig / Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne

Coproduction Espace Albert Camus de Bron

Avec l’appui du Studio de la Maison des Arts de Créteil

Agwa |Création 2008

Chorégraphie Mourad Merzouki

Assistant du chorégraphe Kader Belmoktar

Direction musicale AS’N

Lumières Yoann Tivoli

Scénographie Mourad Merzouki et Benjamin Lebreton

Costumes Angèle Mignot

Durée 30 minutes

Production Compagnie Käfig

Coproduction Biennale de la Danse de Lyon, Espace Albert Camus de Bron

Avec l’appui du Nouveau Théâtre du 8ème – Lyon, du Centro Coreografico de Rio de Janeiro et du Consulat de France à Rio de Janeiro

INTERPRÈTES

Diego GONÇALVES DO NASCIMENTO LEITAO dit White

Alexsandro SOARES CAMPANHA DA SILVA dit Pitt

Aldair JUNIOR MACHADO NOGUEIRA dit Al Franciss

Wanderlino MARTINS NEVES dit Sorriso

José Amilton RODRIGUES JUNIOR dit Zé

Cristian FAXOLA FRANCO dit Faxola

Diego ALVES DOS SANTOS dit Dieguinho

Aguinaldo DE OLIVEIRA LOPES dit Anjo

Geovane FIDELIS DA CONCEIÇAO

Cleiton Luiz CAETANO DE OLIVEIRA

Leonardo ALVES MOREIRA dit Léo

http://www.grandtheatre.qc.ca/

http://www.kafig.com/francais.htm

Valérie Côté




Liverpool - 31 janvier 2012

Liverpool, magouille et scandale

Signée par Manon Briand, Liverpool est l’histoire d’Émilie une jeune femme qui travaille comme préposée au vestiaire dans un bar très select,  où on y joue une fois par soir le vieux tube de Renée Martel.

Un soir, une cliente est transportée d’urgence à l’hôpital et laisse son manteau au vestiaire. Comme Émilie a grand cœur, elle décide de lui rapporter, mais elle se retrouve les pieds dans les plats, plongée dans un complot criminel. Thomas publiciste, client du bar et amoureux secrètement d’Émilie,  décide de laisser tomber son boulot pour aider  la jeune femme.

Charles Alexandre Dubé et Stéphanie Lapointe forment un couple charmant. La fragilité de Stéphanie prend tout son sens dans le rôle d’Émilie. Le thème est très actuel, il fait référence aux médias sociaux, et un fait à souligner,  il a été écrit avant la crise étudiante. Louis Morissette qui campe le rôle de David, fils d’un riche homme d’affaire qui gère l’entreprise familiale car son père vit ses derniers jours, entre dans son personnage parfaitement. La plus belle découverte est sans aucun doute, le jeu du jeune Charles Alexandre Dubé.

Au début du film, on y retrouve une intrigue policière quelque fois tirée par les cheveux, mais plus le film avance, plus elle s’efface laissant  la place à une comédie romantique.

Un film qui plaira sûrement au 18-35 ans.

La vraie question est : Arriveront-ils au bout de leur peine dans cette histoire louche?

Je vous laisse le soin de le découvrir

En salle dès le 3 août prochain

Lyne Laroche




Jessye Norman - 31 janvier 2012

10août 2012

JESSYE NORMAN

Grand Théâtre

Un véritable enchantement. Une soirée hors du commun avec une grande soprano américaine de renommée mondiale, accompagnée par l’orchestre symphonique de Québec, sous la direction de Rachael Worby. À l’honneur, plusieurs œuvres de George Gershwin, de Duke Ellington et de grands classiques de jazz américain.

Violons et cuivres ont débuté la soirée avec l’un des grands airs de John Williams, Adventures on Earth (extrait du film E.T.). Rapidement leurs acolytes (flûtes, clarinettes, harpe, percussions etc.) les ont rejoints pour nous offrir une performance qui a conquis les spectateurs.

Puis l’arrivée tant attendue de la Diva s’est faite sous des applaudissements de bienvenue bien sentis du public, juste avant d’entonner Somewhere de Leonard Bernstein (extrait de West Side Story). Elle nous a offert une interprétation à couper le souffle de It don’t mean a thing if it ain’t got that swing  de Duke Ellington et une interprétation émouvante de Summertime  de Gershwin.

Personne n’a résisté à l’interprétation entraînante de Girl Crazy (de George Gershwin). Même la Diva s’est laissé emporter par le rythme enlevant de cet air si connu. Et lorsque le premier violon a joué Air and simple gifts (Schindler’s List) de John Williams, le public a été ébahi par la performance de ce dernier.

En clôture, trois chansons spirituals, dont les deux première a capella. Pour la troisième et dernière chanson de la soirée, Madame Jessie Norman a invité la foule à chanter avec elle. Une complicité évidente et incontestable entre Madame Norman et la chef d’orchestre Rachael Worby, amène cette dernière à faire signe que non pour pouvoir profiter au maximum de cette voix sublime, riche et puissante.

Une soirée exceptionnelle. 

Louiselle Lavoie




Fabien Gabel - 31 janvier 2012

 8 août 2012

FABIEN GABEL ET L’OSQ

Place de l’Assemblée Nationale

L’été et le beau temps nous permet de profiter d’une merveilleuse soirée dans le cadre de la première édition du Classik de l’OSQ

Après un début tout en douceur, le tempo a changé plusieurs fois pendant le concert. De Jules Massenet avec Meditation en passant par la Guerre des étoiles, Fabien Gabel à titre de directeur musical de l’OSQ a su captiver l’auditoire. Il y en avait pour tous les goûts, Bizet, Verdi, Kurt Weill jusqu’à John Williams pour les cinéphiles.

Le concert se tenant un 8 août, on ne pouvait passer sous  silence le décès de Félix Leclerc. En interprétant une fantaisie sur des airs bien connus de cet auteur-compositeur-interprète, on a plutôt fait un hommage à sa vie. Le récital ayant lieu en plein air, près des remparts avec les bruits de la ville a démocratisé l’orchestre en lui donnant une accessibilité qu’une salle plus formelle ne lui aurait pas donné. 

Pour sa première prestation à Québec le Chef Fabien Gabel nous a semblé accessible et à l’aise. Ceci annonçant une saison à venir avec l’OSQ des plus prometteuses. Vous serez conquis par son immense talent et son charme.

Il vous reste encore trois soirées pour profiter de cet événement incontournable.

Jeudi 9 août le film L’enfant prodige de Luc Dionne.

Vendredi 10 août les Flying Steps (break dance) sur la musique de Bach.

Samedi 11 août DJ Champion et ses G-Strings fusionneront avec l’OSQ.

Pour plus d’info : http://classik.osq.org/

Louiselle Lavoie




Brigitte Boisjoli - 31 janvier 2012

Brigitte Boisjoli enflamme la scène Belle Gueule d’Expo Québec

 

C’est l’ex-académicienne Brigitte Boisjoli qui ouvrait les spectacles de la scène Belle Gueule à Expo Québec et elle a cassé la glace de belle façon avec la majorité des chansons de son premier album Fruits défendus, mais également des reprises toutes plus épatantes les unes que les autres qui démontrent l’incroyable versatilité de sa voix et une prestance sur scène des plus hallucinantes.

Elle débute la soirée avec Quand tombe la nuit, extrait de son premier album, et elle donne le ton au spectacle qui se voudra énergique et dynamique. Elle parcoure la scène de long en large, danse, regarde à gauche et à droite dans une véritable interaction avec le public, mais les photographes ont du par contre avoir un peu plus de difficulté à saisir un cliché fixe. Habillée d’un ensemble rétro composé d’une robe noir et blanche lignée avec jupon noir, une ceinture rouge, un foulard rouge et des bottes hautes blanches, elle a interprété des chansons de plusieurs répertoires devenant un véritable juke-box humain.

Elle a aussi magnifiquement interprété Fais-moi mal Johnny, la pièce qu’elle aurait faite si les juges de l’Académie l’aurait mise en danger. S’enchaîne par la suite une série de succès qui montre la puissance de sa voix et la grandeur de son répertoire. Maurane, Dolly Parton, Tina Turner, Aretha Franklin, Janis Joplin, Johnny Cash et la très belle ballade Love me tender d’Elvis Presley s’auront ravivé les souvenirs toutes interprétées à la sauce Brigitte Boisjoli qui apporte une touche personnelle dans chacune de ses reprises.

Elle a aussi présenté quelques chansons plus récentes : la relecture de la chanson I Wanna Dance with Somebody, qu'elle a immortalisée avec la formation These Kids Wear Crowns, mais également une magnifique interprétation d’Adele, la chanson Je veux tout d’Ariane Moffatt, Oxygène de Diane Dufresne et Mauvais Caractère des Colocs.

Mes coups de cœur de la soirée ont été son interprétation de Crazy de Ray Lamontagne, qui avait tiré une larme à René Angélil lors de l’évaluation dans l’Académie, ainsi que son succès Fruits défendus, qui a fait dansé la foule et chanter avec elle.

Bref, ce fût une superbe soirée avec une artiste énergique qui sait faire embarquer son public.

Pour savoir quels spectacles se dérouleront dans les prochains jours à Expo-Québec, consultez : http://www.expoquebec.com/fr/spectacles

 

Valérie Côté




California surf - 31 janvier 2012

(17 août 2012)

CALIFORNIA SURF, INC.

Expo Québec

Après une journée pluvieuse, les garçons de la plage nous attendaient avec des airs très connus des années ’60 pour ensoleiller notre soirée.

Après un accueil du public plutôt timide, ils ont débuté avec California girls. Dès les premières notes, on pouvait reconnaître cette chanson avec laquelle les Beach Boys ont de nombreuse fois débuté leurs concerts. Les cinq membres du groupe hommage, Billy Hinsche (clavier), Ed Carter (guitare /basse), Philip Bardowell (guitare), Bobby Figueroa (batterie) et Matt Jardine (basse) nous ont fait revivre des moments mémorables. Des harmonies vocales à couper le souffle, lors de leurs interprétations de Wouldn’t it be nice et Good vibrations. Surfer girl première balade écrite par Brian Wilson à l’âge de 18 ans, a une fois de plus fait rêver plus d’une femme.

Les chansons les plus marquantes du groupe culte, qui ont fait fredonner et danser les spectateurs: Sloop John B., Help me, Rhonda, Kokomo et bien entendu Surfin USA, étaient regroupés dans la deuxième partie du spectacle.

C’est seulement au rappel avec Barbara Ann, Twist and shout et Fun, fun, fun que les spectateurs ont été les plus nombreux à se lever pour chanter et danser.

Avec leur chemise colorée à manches courtes, le California Surf Inc. nous a interprété pas moins de 26 chansons sur lesquelles petits et grands n’ont pu résister aux rythmes chauds et entraînant. Une très belle soirée « souvenirs garantis ».

Louiselle Lavoie 




2 jours à New York - 31 janvier 2012

2 jours à New York

Cinéma Le Clap

Marion est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus, un journaliste de radio, leurs deux enfants qu'ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l'ex de Marion et qui n'était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d'artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d'anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami? Pas de commentaire ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas...

Le film débute avec une maman qui raconte une histoire avec des marionnettes dans un castelet à son fils qui nous met en situation.

Rapidement la belle-famille, qui débarque en Amérique, amène avec elle les clichés que les américains ont des français.  Tout y passe : la nourriture, le manque d’hygiène, leur liberté sexuelle (?)…

Ce film se passe à New-York, les protagonistes sont new-yorkais, on y parle de la scène culturelle de New-York, il est donc essentiel de connaître New York ou d’être new yorkais pour bien saisir toutes les subtilités comiques du film. Même si ce film parle de la réalité américaine on sent que le scénario a été écrit par une française. Elle se permet un regard très critique et caricatural de ses origines.

Quelques moments drôles, on sourit souvent mais pas de grands éclats de rire. Un divertissement léger.

Réalisation de Julie Delpy avec Chris Rock, Julie Delpy, Albert Delpy et Alexia Landeau.

En salle dès le 17 août

Louiselle Lavoie




ParaNorman - 31 janvier 2012

Paranorman

Une petite ville de la Nouvelle-Angleterre  vient d’être assiégée par les morts-vivants. Un jeune garçon, Norman Babcock, qui a la capacité de parler avec les morts, peut empêcher la destruction de la ville en conjurant  la malédiction d'une vieille sorcière. Mais, ce jeune garçon qui se retrouve avec des activités paranormales hors du commun, trouve difficiles ses nouvelles fonctions.

ParaNorman, ce film somptueux d’horreur,  de dessins animés et oui, d’humour, des mêmes créateurs que le fameux Coraline (le studio Laika), s’avère un film efficace en son genre. Il y a plusieurs situations rigolotes que les adultes vont apprécier probablement plus que les enfants. Certains dialogues et répliques sont d’un bon humour voir même savoureuses et là encore pour le plaisir des adultes. Les personnages quoique exagérés sont attachants particulièrement Norman qui démontre un courage extraordinaire et qui va probablement inspirer les enfants qui verront ce film. En parlant d’enfants, je crois que ce film s’adresse aux enfants plus vieux. On y retrouve plusieurs scènes d’horreur qui sont tout à fait sympathiques mais qui peuvent faire peur à de jeunes enfants.

Ce film est très bien construit ainsi que son histoire qui se termine évidemment très bien avec une belle morale. Les images de synthèse sont, quant à elles, des plus réussies.  Dans le cas du 3D, je me questionne sur son efficacité. À quelques reprises afin de prendre des notes, j’ai enlevé mes lunettes 3D et il n’y avait aucune différence avec l’image.

Mes deux invités Antoine-Olivier et Laurie-Ève (10 ans) ont bien aimé le film. Laurie-Ève, elle, ne le conseille pas à de jeunes enfants. Quant à Antoine-Olivier, il l’a trouvé drôle, un peu épeurant,  mais il a aimé qu’il se termine bien et le conseille à ses ami(e)s.

En salle dès le 17 août

Christine Lévesque




Je n,ai rien oublié - 31 janvier 2012

 (8 août 2012)

JE N’AI RIEN OUBLIÉ

Clap

Depuis des années, Conrad Lang vit aux crochets de la riche famille Senn. D’abord camarade d’enfance de Thomas, puis gardien de leur maison de vacances à Biarritz, ils l’utilisent comme bon leur semble et lui s’en satisfait. Mais lorsque son état de santé se dégrade, lorsqu’il se met à raconter à Simone, jeune épouse de l’héritier Senn, des souvenirs d’enfance qui ne collent pas tout à fait à l’histoire officielle de la famille, Elvira, la matriarche, se montre étrangement menacée. Comme si ce vieux fou inoffensif portait en lui les moyens de la  détruire. C’est alors qu’entre Conrad et Simone va naître une amitié étrange, amenant la jeune femme à faire face, pour lui, à une Elvira bien plus dangereuse qu’il n’y parait.

Un drame réalisé par Bruno Chiche, mettant en vedette Gérard Depardieu, Alexandra Maria Lara, Françoise Fabian, Niels Arestrup et Nathalie Baye. Ce film adaptée du premier roman de Martin Suter, Small World nous brosse un monde où supercheries, mensonges, secrets et usurpation d’identité forment la base de l’intrigue d’une famille bourgeoise. Il nous dépeint aussi (à mon avis, un peu maladroitement) la maladie d’Alzheimer.   

Loin d’être un film impérissable, nous pouvons y retrouver des interprètes de grands talents qui auraient pu être utilisés avec beaucoup plus de profondeur et d’intensité. Malgré tout, Françoise Fabian dans le rôle d’Elvira, une matriarche qui gère tout à outrance et Alexandra Maria Lara dans le rôle de Simone, une jeune mariée naïve et empathique tirent bien leur épingle du jeu.

Des décors somptueux, un joli film sans plus.

En salle dès le 17 août

Louiselle Lavoie




Diane Tell - 31 janvier 2012

Diane Tell – Retour aux sources

Entre la France et le Québec,  Diane Tell nous charme depuis 35 ans.  En novembre 2011, l’auteure-compositrice-interprète nous offrait un 14e album «Rideaux ouverts» d’une mouture 100% québécoise.  Un album  consacré à l’amour sous toutes ses formes, un album différent qu’on  a envie d’écouter, de réécouter, des chansons qui nous restent en tête.

Jeudi  soir, à l’Anglicane dans le cadre des présentations de la ROSEQ,  Diane Tell se présente seule sur scène pour défendre son dernier album mais aussi nous rappeler les bons moments de sa remarquable carrière. 

En ouverture, elle nous offre L’astre qui me veille, une chanson écrite pour son père et elle enchaîne avec l’indémodable Gilberto.  Dès le début de la soirée, pour introduire ses chansons,  elle nous raconte des bouts de vie.  Le bateau vert et blanc, c’est celui que son père a construit et qu’elle a revu lors de son passage à Gaspé il y a quelques semaines.  Elle jase simplement, si simplement qu’on ne sait plus si son accent est d’ici ou d’outre-mer.  Chose certaine, on la sent heureuse de retrouver ses racines et son chaleureux et fidèle public.

Les bons souvenirs se succèdent.  Souvent, longtemps, énormément, De l’amour et des vagues,  Rue de la Flemme.  Elle nous fait un petit clin d’œil, non partisan, à la campagne électorale, en modifiant quelques mots de Ma chansonnette de l’album Docteur Boris et Mister Vian.

En deuxième partie, elle amorce fort avec l’intemporelle Si j’étais un homme.  Elle nous parle des rencontres de début de carrière qui impressionnent et laissent leurs traces comme ce texte que Françoise Hardy lui a cédé dans les années 80.  C’est là que l’émotion grimpe avec le plaisir de Faire à nouveau connaissance.  Le public est conquis. 

Serge Fortin, avec qui elle a écrit, produit et réalisé «Rideaux ouverts»  se joint à elle le temps de quelques chansons.  La légende de Jimmy,  J’pense à toi comme je t’aime et la nouvelle et accrocheuse J’te laisse un mot.

Des rythmes jazzés, pops,  en flirtant avec le country, des sourires sincères et une présence généreuse, Diane Tell a su nous ravir.

Lucie Monaghan                                                                                            

   




FESTIBIÈRE - 31 janvier 2012

Festibière de Québec

 

Parcourir le Québec et le monde par le goût de ses bières

 

Le Festibière de Québec, c’est 60 exposants qui font découvrir les meilleures bières, produits du terroir et cidre que le Québec et le monde offre. Du 16 au 19 août, le public était invité à découvrir à l’espace 400e dans le Vieux-Port de Québec des bières issues de plusieurs micro-brasseries. Voici mes dix coups de cœurs de la fin de semaine.

 

1.       La bière qui ma le plus impressionnée et de loin a été La Goliath, une brune au cognac, de la micro-brasserie Le Grimoire de Granby. Avec 7 % d’alcool, sont goût reste en bouche à la fois sucré et houblonné, une bière à découvrir absolument.

2.             La deuxième est L’équinoxe du printemps, une scotch ale à l’érable, de la Brasserie Dieu du Ciel de Montréal. Plus corsée, cette bière avec 9,1% d’alcool a un goût de rhum et est très sucrée à la fois.

3.            Pour l’amateur de stout que je suis, celle qui m’a le plus impressionnée est La Sang dencre, une noire au café, de la micro-brasserie Le Trou du diable de Shawinigan, qui m’a séduit d’abord pour son nom, mais aussi par son goût d’expresso et de chocolat.

4.       La bière blonde qui m’a le plus impressionnée est La Saison, une bière sur lie blonde, des Brasseurs du Monde de St-Hyacinthe. Elle a d’ailleurs remporté une médaille d’or au Mondial de la bière de Montréal. Une blonde goûteuse sans arrière-goût qui rafraichit.

5.       Une autre bière noire m’a impressionnée. La noire sœur, une noire au chocolat, de la micro-brasserie Le Grimoire de Granby m’a séduite par son goût de chocolat noir houblonné, un délice pour le palais.

6.       Dans les bières fruitées, mon coup de cœur va à la Saison des fraises, une blonde belge aux fraises, de la micro-brasserie de l’île d’Orléans à 8,5 % d’alcool. Le goût des fraises mélangé au goût du houblon magnifiquement dosé, un merveille à déguster sur une terrasse ou avec des amis.

7.       La brasserie Le Dieu du ciel de Montréal m’a aussi impressionnée avec la Péché mortel, une autre stout au café, qui goûte l’expresso, mais son goût avait une particularité qui la rendait exceptionnelle.

8.       Une autre bière aux fruits à découvrir est la Rabat-Joie, une blanche aux bleuets de la micro-brasserie La Voie Maltée de Jonquière, goûteuse et fruitée à la fois. La micro-brasserie La Voie Maltée arrivera à Québec au printemps prochain sur Pierre-Bertrand.

9.       La meilleure cream ale revient à la micro-brasserie Archibald du Lac Beauport avec La Tite Kriss, crémeuse et sucrée, elle est à découvrir au Lac Beauport ou èa la succursale de Sainte-Foy.

10.   Finalement, mon dernier coup de cœur revient à une bière d’Hollande. La 8,6 de Bavaria. Une blonde goûteuse, sucrée, avec un goût de fruits secs, elle est brassée avec de l’eau de source et a 7,9 % d’alcool. Elle est disponible dans les épiceries et dépanneurs.

 

Plusieurs autres micro-brasseries étaient présentes La Brasserie Licorne de Québec, Les 3 Brasseurs avec sa Framboisière, Bières importées RJ, La Barberieavec sa rousse aux fruits, L’Alchimiste avec sa merveilleuse Bock, La Korrigane,  Shock Top, Brisset, La Microbrasserie des Beaux Prés avec la Croix noire, une noire au café,, le Domaine Kildare, Le Corsaire, la Brasserie McAuslan, les Brasseurs illimités, Frampton Brasse Ferme Brassicole, le Domaine Kildare, les Brasseurs R.J, Boris, Broue alliance (Das Brau & McCoy), Unibroue, Carlsberg, Boréale, Labatt, la famille Rickards et Molson Export. Vous pourrez également accompagner votre bière blonde, brune, rousse ou noire avec des produits du terroir comme des fromages de l’île d’Orléansun hot dog avec de la saucisse de cerf et de la choucroute des Vergers du cerf, des brochettes de bison de Les bons roulés de Kévi, un smoked meat de chez Brynd, un sandwich BBQ au porc de Barbacoa, une variété de saucisses de So-Cho Le Saucissier, une poutine de Frite Alors!, des crêpes farcies, des chips maison, un fudge de La Maison du Fudge et beaucoup d’autres produits intéressants.

 

Bref, le Festibière, c’est une expérience de dégustation qui peut continuer dans les dépanneurs de la région afin de découvrir les meilleures bières du Québec et d’ailleurs. Valérie Côté




Infidèles - 31 janvier 2012

Infidèles

Un regroupement de réalisateurs mettant à l'écran des problèmes de couples, mais principalement le besoin de copuler constant des hommes. Un peu traditionalistes dans le traitement de l'amour qui finit mal, on aura pu voir ces comédies dramatiques, cinq au total, de différents grands réalisateurs de France, dont le réalisateur de L'Artiste Michel Hazanavicius. Les 2 principaux acteurs que l'on retrouve tout au long de ces moyens-métrages sont Gilles Lellouche et Jean Dujardin. On peut dire que le défi est plus que relevé pour eux, ils jouent extrêmement bien leurs rôles de machos, de pédérastes refoulés.

Scènes vulgaires parfois, explicites souvent, on glisse trop souvent des schémas de vieux couples qui attendent les aveux de tromperie de leur moitié. L'avenir du couple est clairement interrogé ici. Même si ces quelques lignes montrent un côté particulièrement pathétique, il y a de nombreuses scènes hilarantes dans le film, notamment avec Sandrine Kiberlain en professeure et psychologue qui tente d'essayer d'enlever les sex addictions de quelques pauvres gars qui font pitié.

Notons que l'affiche initiale du film a été censurée en France parce que trop sexuellement explicite.

Le film, dont l'écriture reste assez pauvre, n'est pas sauvé par les clichés qu'il transporte, puisque les histoires successives se ressemblent, sans s'assembler. Les femmes, toujours victimes de tromperies, victimes de leur sexe, et finalement, de l'insatisfaction sexuelle  des hommes. Jamais contents de qu'ils ont. Ils préfèrent s'oublier dans des boîtes de nuit, boire jusqu'au petit matin en racontant des mensonges à leurs femmes qui sont restées à la maison pour s'occuper des enfants. Pas vraiment drôle n'est-ce-pas? Elles sont des prostituées, de la viande ou des épouses frustrées. Voilà un bien joli portrait de la femme. L'humour cynique ne relève pas vraiment le niveau. Les plaisanteries sont grasses.

À première vue, un film de filles, mais on se rend compte par la suite qu'il s'agit plutôt d'un film de gars   qui leur donne envie de jouer avec leur membre. Mais on peut quand même le voir comme une catharsis pour les deux sexes, de ne pas se sentir les seuls à tromper, et pour les filles, pas les seules à vouloir savoir la vérité. Sans véritable innovation esthétique, ni porteur d'un message quelconque, ce film réussit quand même à atteindre son but : un divertissement aux traits grossiers.

En salle dès vendredi prochain, le 24 août.

Perrine Gruson




Pagliaro - 31 janvier 2012

Un retour dans le passé, des souvenirs d'adolescence, une soirée magnifique.

 

(24 août 2012)

PAGLIARO

Expo Québec

De l’énergie, en voulez-vous? « En v’la! »

Un spectacle enlevant. Pagliaro complètement déchaîné, entouré d’une équipe d’enfer nous donne une performance à couper le souffle. Sans relâche, il nous a livré un éventail des plus beaux rocks d’ici.

Les musiciens, Caroline Cameron à la basse et choriste, Oliver St-Pierre et Frédéric Laberge à la guitare électrique et Gary Richie à la batterie ont été remarquables. Ils ont débuté avec un véritable classique, J’ai marché pour une nation, il n’en fallait pas plus pour mettre en feu une assistance ravie.  Et là, ça déboule. Louise, Fou de toi, c’est déjà le délire, la foule ne se contient plus. What the hell I got, ils en lèvent sur leur banc. Lovin’ you ain’t easy, Ti-bidon, plusieurs auront mal aux mains d’avoir trop applaudi et d’autres, la voix brisée, vous comprendrez qu’ils ont trop crié. Rainshowers, ouf, enfin la foule peut respirer. On se dandine les uns contre les autres. Mais ça ne va pas durer. Ça repart de plus belle avec des succès comme Dangereux, J’entends frapper et c’est de nouveau la folie. En rappel il nous revient avec Les bombes et C’est comme ça que ça roule dans l’nord. Quel spectacle!

Aux éclairages, Stéphane Poitras a été essoufflant. Un synchronisme et une précision tout à fait remarquable. À la sono, Ivan Déziel a fait, comme il le fait depuis près de 17 ans avec Pag, un excellent boulot.

Vous n’étiez pas là? Vos amis vous diront bien ce que vous avez manqué. Deux chances de vous reprendre bientôt, les 9 et 10 novembre 2012, Pag et son équipe seront de retour à Québec.

Louiselle Lavoie




The Tea Party - 31 janvier 2012

 Une très belle soirée, un spectacle décapant

 

(23 août 2012)

The reformation tour

Expo Québec

Un train d’enfer. Accueilli par des acclamations, des cris et des applaudissements dès que Jeff Burrows (batterie) est apparu sur scène suivi de Stuart Chatwwood (basse et claviers) et Jeff Martin (voix et guitare sitar), The tea party a fait l’unanimité à Expo Québec hier soir.

Dans une forme remarquable et heureuse d’être à Québec, la formation nous a offert leurs succès, pour le plus grand plaisir de leurs fans nombreux à s’être déplacés. Heaven Coming Down, The river,Temptation, Release, Sister Awake fusionné avec Paint it black des Rolling Stone ne sont que quelques unes des performances époustouflantes et percutantes que ces trois musiciens exceptionnels nous ont jouées. Une interprétation écourtée de Jolie Louise de Daniel Lanois par Jeff Martin seul à la guitare sèche m’a vraiment surprise et beaucoup plu.

S’adressant à la foule à plusieurs reprises en français, Jeff Martin a beaucoup de plaisir à interagir avec son public. Toujours aussi spectaculaire, le trio qui a vu le jour en 1990 à Windsor en Ontario, nous a donné une fois de plus une performance mémorable.

Pendant leur tournée en Australie, ils nous ont concocté un album double. Un enregistrement de leur prestation du 21 juillet au Hordern Pavillion, à Sydney sera disponible à compter du 15 septembre 2012. Surveillez sa sortie.

Louiselle Lavoie

 




Dennis Deyoung - 31 janvier 2012

(18 août 2012)

DENNIS DEYOUNG

Expo Québec

Une soirée survoltée, une foule endiablée et enchantée. Une place bondée de fans a profité de l’énergie débordante de Dennis DeYoung et de son équipe. Un spectacle rôdé au quart de tour. Du pur Styx.

Dès la deuxième chanson, Lady, la foule était en délire. Les succès se sont enchaînés, Lorelei, Blue collar man, Don’t let it end et Mr. Roboto. Puis un invité spécial, Jean Ravel qui participe régulièrement depuis quatre ans, aux spectacles que donne Dennis DeYoung en Amérique, a fait un duo avec ce dernier dans One hundred years from now remplaçant Éric Lapointe qui avait déjà fait ce duo avec Dennis DeYoung.

Il s’est adressé en français à plusieurs reprises pendant le spectacle, nous le rendant encore plus attachant. « Bonjour mes amis. Comment ça va? Moi ça va très bien. Je suis très content d’être de retour. Je vous oublierai jamais. » Puis avec son acolyte August Zadra, il nous a joué un Don’t let it end acoustique à faire chavirer les cœurs. Un Renegade et un Too much time on my hands, comme à ses premières heures.  

« Je suis marié depuis 42 ans et j’ai écrit cette chanson pour ma femme au tout début. » a-t-il clamé avant d’entonner Babe. Des duos de guitares électriques entre August Zadra et Jimmy Leahey éblouissant et étonnant. Des solos de Dennis DeYoung au clavier à couper le souffle. Tom Sharpe (batterie), Craig Carter (basse), John Blasucci (clavier) et Suzanne DeYoung(choriste) complétaient le groupe magistralement. « Let’s pretend it is all ready done! ». Un rappel sans sortie de scène avec Come sail away et le chœur de l’assistance. Assez impressionnant.

Du grand Dennis DeYoung : harmonie vocal, effets sonores et jeux de lumières tout y était. Une soirée mémorable, du pur bonheur.

Louiselle Lavoie




L'affaire Dumont - 31 janvier 2012

 

L’Affaire Dumont: Agréablement intense

“L’Affaire Dumont” est le 3e long métrage de Podz (Daniel Grou), qui nous avait aussi donné « Les 7 jours du talion », « 10 1/ 2 » et à la télé « 19-2 » et « Minuit le soir ».  J’adore Podz, j’adore ce qu’il fait et j’avais hâte de voir son film.  J’avoue, j’avais beaucoup d’attentes…

L’Affaire Dumont, c’est l’histoire de Michel Dumont, cet homme qui a été accusé et condamné pour agression sexuel en 1990, crime qu’il n’a jamais commis.  En plein cœur de cette histoire, il tombe amoureux de Solange qui fera des pieds et des mains pour faire sortir son homme de prison et pour prouver son innocence.

J’ai adoré cet autre opus de Podz.  Encore une fois, peu de musique, place à l’émotion brute.  J’ai aimé l’insertion de vraies images de Michel Dumont, le traitement de l’histoire, qui est celle d’un homme né sous une très mauvaise étoile mais aussi, celle d’une magnifique histoire d’amour où une femme se bat pour celui qu’elle aime.

Marc-André Grondin y est méconnaissable.  Oubliez le jeune homme de C.R.A.Z.Y, il a vieilli et il est complètement métamorphosé avec une mâchoire plus avancée, et un travail incroyable côté costumes et coupe de cheveux!  Bienvenue dans les années 80 et 90.  Tout ça en plus d’un talent fou qui nous fait complètement oublier l’acteur; on y croit à 100% à ce Dumont par Grondin.

Les acteurs qui l’entourent, peu connu, sont aussi très bons.  Soulignons le jeu de Marilyn Castonguay dans le rôle de Solange, la conjointe de Dumont, qui tire très bien son épingle du jeu.

On suit le scénario avec le cœur serré à chaque fois.  On revit carrément cette triste histoire, mais cette fois-ci, de l’intérieur.  Vous ne pourrez rester insensible, surtout à la fin du film.  Kleenex en quantité à prévoir.

Probablement le meilleur film Québécois de 2012, L’Affaire Dumont sort le 14 septembre.

Marie Lefebvre




Vénus et Mercure - 31 janvier 2012

(30 août 2012)

VÉNUS ET MERCURE

Centre d’art La Chapelle

Paul Mercure, 64 ans, refuse de se laisser abattre par le cancer qui le ronge. Confronté  par son entourage et sa famille, il dresse tout de même une liste de souhaits à réaliser avant son ultime sommeil. Survolez les dernières décennies d’un auteur tourmenté, avec, comme trame de fond, la musique et les personnages retrouvés dans l’inépuisable répertoire des Beatles.

Un sujet dont on n’a pas l’habitude de parler facilement est traité ici avec tact et délicatesse. Malgré un début un peu lent, la pièce prends une vitesse de croisière et la maintient tout le long. La mise en scène est constituée de plusieurs tableaux dont l’action se passe, sur scène, à l’écran et quelques fois une voix hors-champs nous décrit se que le personnage pense.  Malgré un rythme saccadé, qui reflète la vie de Paul, les acteurs réussissent à nous transmettre l’émotion de l’instant présent. Certains moments drôles, d’autres plus touchants  illustrent l’éventail des hauts et des bas du quotidien d’une vie. Les références aux différentes époques (Roulathèque, Le lagon bleu, Vendredi 13, etc.) étaient des clins d’œil amusants.

La musique des Beatles est un personnage en soi. Elle accompagne la vie de Paul et ajoute une autre dimension à plusieurs scènes.

L’auteur, Simon Lemoine, est aussi le personnage principal. Il est appuyé par une équipe de 13 acteurs et actrices. La mise en scène est de Stéphanie Lepage. Un bon divertissement.

Pour un autre soir seulement soit le 31 août.

http://www.centredartlachapelle.com/

Louiselle Lavoie




Les mots - 31 janvier 2012

Les mots

 

Les mots... un film qui parle surtout des mots qu'on écrit mais de ceux aussi qu'on dit. Les mots mentent parfois. On a dit que c'était l'expression de quelque chose... c'est aussi le miroir de l'âme.

L'histoire du film est à la base assez simple, mais au fur et à mesure, elle va devenir de plus en plus complexe. Un écrivain. Bon on le sait : statut précaire, mais surtout, angoisse de la page blanche. Rory un écrivain en manque d'inspiration, incarné par le beau Bradley Cooper aux yeux plus clairs qu'une piscine ultra-chlorée, n'échappe pas à la règle. Il ne sait plus quoi écrire. Par dépit,  il va retranscrire à l'ordinateur un manuscrit qu'il a trouvé et dont il n'est pas l'auteur. Motivé par une soif de reconnaissance et de gloire, il va publier ce manuscrit en son nom. Le subterfuge fonctionne à merveille, mais cette usurpation d'identité, de talent, ne peut se faire sans heurts. Il s'avère que Rory va avoir à faire avec sa conscience, puisqu'il va rencontrer le véritable auteur du manuscrit.  Comme le dit la littérature, il va y avoir mise en abyme dans la mise en abyme. On y voit Paris dans beaucoup de scènes qui ont été tournée avec des décors fictifs, mais on y croit. On n'échappe quand même pas au cliché de l'usurpateur qui a mauvaise conscience et veut se racheter.

Le jeu des acteurs est d'une qualité devenue de plus en plus rare. On dirait une grosse production, alors qu'en fait ce film vient originellement d'un projet d'écriture, il s'est fait avec un budget dérisoire pourtant.

Ce film fait appel au penchant naturel de l'homme de céder à la facilité. Regarder la copie de son voisin pendant un examen, tricher en sport, s'abandonner à ce qui nous tombe tout cuit dans le bec... ça arrive... à tout le monde... sauf que parfois on ne se rend pas compte de la gravité de ce que l'on fait et des conséquences que cela entraîne.

La culpabilité et les remords s'en suivent avec une force de désespoir amère qui n'a d'issue que le rachat.  On aime que le film soit tourné dans la métropole montréalaise. Même s'il est difficile  de voir la différence parfois entre n'importe quelle ville américaine et Montréal la cosmopolite.

Écrivains ratés, écrivains glorifiés, ados adeptes des carnets secrets, amoureux des mots un bon film cathartique pour soulager sa conscience de différents maux. On vous conseille la version originale.

Les mots/The words un film américain en salle dès le 7 septembre

Perrine Gruson




Double vie - 31 janvier 2012

(31 août 2012)

DOUBLE VIE

Salle Albert Rousseau

Double Vie raconte l’histoire désopilante d’un homme qui pendant 18 ans réussit à vivre avec deux femmes sans que celles-ci ne s’en aperçoivent… jusqu’à ce qu’une situation que personne n’aurait pu prévoir risque de rendre publique sa double vie. Un scénario typique des théâtres d’été québécois, mettant en vedette de formidables comédiens : André Robitaille, Bernard Fortin, Martine Francke, Marie-France Lambert, Roger La Rue, Audrey Rancourt Lessard et Sébastien René.

Une pièce en ligne droite avec le théâtre des Variétés de Gilles Latulippe. Claquements de portes, quiproquos, jeu très physique, une mise en scène réglée au quart de tour comme une horlogerie suisse. Presqu’un retour aux sources du vaudeville digne La Poune et ses acolytes.

Bernard Fortin et André Robitaille forment  un duo d’acteur en parfaite symbiose. La complicité était évidente sur scène.  Toutefois, Bernard Fortin tire son épingle du jeu de façon magistrale. Le reste de la distribution est excellente et embarque dans la folie de nos deux protagonistes. Il faut souligner la performance des deux jeunes acteurs qui sont candides à souhait. Leur détermination à se rencontrer n’a d’égal que la fougue de leur jeunesse insouciante.

La pièce idéale pour apprivoiser un jeune ou tout néophyte et l’ouvrir au monde imaginatif et sans fin du théâtre. Éclats de rires garantis, une pièce à voir absolument. Ne boudez pas votre plaisir et amener un ami. Partagez le plaisir!!!

Louiselle Lavoie




Vincent Lemay-Thivierge - 31 janvier 2012

Vendredi le 7 septembre 2012

Intense et intime

Auteur-compositeur-interprète, Vincent Lemay-Thivierge nous a fait découvrir son univers de création. Des paroles pour parler d`amour, des musiques pour exprimer sa colère et des chansons pour partager ses espérances.

Il a offert au public du Centre d’art La Chapelle, un spectacle intimiste tout à fait différent de ce qu’il nous a présenté auparavant avec son groupe Les Belvédères.

Seul avec son piano et sa guitare, Vincent est sorti de sa zone de confort laissant place à sa passion des mots et à son talent de musicien. On dit de lui, qu'il a  les doigts magiques et ce n'est pas une légende.

Nous faisant découvrir les chansons de son tout dernier opus qui sortira le mois prochain, il a fait un retour dans le passé avec “ Jolie Louise”, “Vieux bas du fleuve”, “ Boomtown Café”, “ Quand j`aime une fois”, “ Le Grand six pieds”, “ 8 secondes” “ Tu m`aimes-tu “ Mille après Mille”…

Étant un inconditionnel de  Plume Latraverse, il a interprété Fait d’hiver magnifiquement. Vincent est un heureux mélange de Brassens, Charlebois et de Richard Desjardins

Petite biographie de Vincent Lemay-Thivierge

Dès l`âge de 3 ans, il apprend le violon.  À 7 ans, il change pour le piano, cours classique pendant 8 ans.  Vincent fait aussi de la gymnastique acrobatique et du ballet.    Il découvre sa passion pour la chanson québécoise à l`âge de 13 ans et commence à composer paroles et musique.  Il entreprend une tournée de spectacles à travers le Québec avec son frère Guillaume et son groupe musical de l`époque(les fions).  On l`a retrouvé aussi dans plusieurs publicités et émissions de télévision C’est en 2003 que Vincent produit un premier album (Hold-up Économique).Il est aussi le chef d’orchestre et a complété la réalisation et la production du premier album de son groupe des “Belvédères”: 7e Rock. Avec son groupe il a eu la chance d’accompagner plusieurs artistes dont Mario Pelchat, Richard Desjardins, Marco Calliari, Audrey Gagnon, Étienne Drapeau, Raoül Duguay, IMA, Boom Desjardins, France D`Amour et plusieurs autres...

Passionné de musique mais aussi de politique, il s’est présenté comme député dans le comté de St-Jérôme pour le parti ‘’Québec Solidaire’’  

En résumé, ce fut un spectacle intime, en toute simplicité, rempli d’émotions avec une touche d’humour. Il s’adresse aux amoureux de la chanson québécoise et aux amateurs d`histoires cocasses.

Avec son air coquin, son beau sourire et son grand talent de musicien, Vincent a fait chanter son public et il a même fait swigner la compagnie.

L’auteur-compositeur-interprète a su charmé son public,  le laissant entrer dans son univers et dans son monde “ INTENSE et INTIME” !!!

Assurément, un spectacle à voir et un artiste à redécouvrir!

vincentlemay-thivierge.com

Guylaine Rousseau

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La lecture/Premier Acte - 31 janvier 2012

La lecture de mercredi, par le théâtre Contrairement, au Théâtre Premier Acte.

Mercredi. Un mot qui n'annonce rien mais qui parle pourtant, un jour qui suit son cours, comme la vie, comme les décisions qu'on prend.

Mercredi est une lecture de la jeune auteure Sara Simard. On y retrouve parmi les lecteurs de grosses têtes d'affiche, comme la comédienne de talent qu'on a pu voir dans Incendies Mélissa Desormeaux-Poulin ou encore Benoît Cliche.

Le fait est qu'ils sont tous  extrêmement doués. L'auteure prend part à cette lecture publique et elle est aussi talentueuse que les autres, même malgré un parcours qualifié d'autodidacte.

La pièce parle de destins croisés de personnes travaillant sous le toit de la même entreprise : Deschambault, la déformation d'un nom bien connu oeuvrant dans la culture, autant élitiste que populaire. On y retrouve des livres, des disques, des DVDs. Ça parle du service à la clientèle surtout. De personnages atypiques, mais à la fois si stéréotypés. Un désagréable. Une fumeuse célibataire de 30 ans qui ne vit que pour son travail. Un boss mal commode, une jeune danseuse un peu niaise... Les personnages ne sont pas confinés dans un seul rôle. Il leur arrive de jouer des clients mécontents/ à côté  de la plaque/ hautains ou méprisants. Donc les comédiens sont tous absolument polyvalents.

Mais aussi de l'artiste comédienne, qui tourne dans une pub de matelas et qui va prendre une grosse décision par rapport à sa carrière. Petit clin d'œil autobiographique à l'auteure elle-même qui a eu semble-t-il de la difficulté à se faire une place dans le monde du théâtre. Mais après ce qu'on a vu hier soir, il semble qu'elle soit sur une très belle lancée, autant sur le plan du jeu que de l'écriture.

Ce qui frappe c'est que sans aucune mise en scène, c'est-à-dire 8 personnes devant des lutrins en train de lire un texte, on est transporté dans leur monde, parce qu'ils savent vivre le texte, le partager. Ils sont tous, vraiment très talentueux. Pas besoin de fioritures ici. On lit, mais on fait passer des émotions, tous très à l'aise. Beaucoup d'humour dans cette pièce, mais aussi des moments touchants. On rit autant qu'on pleure.

C'est une prouesse, autant pour Sara Simard que pour les comédiens qu'elle a choisie de faire passer autant de choses en une lecture unique, répétons-le : sans mise en scène, sans décor.

Juste le jeu, Juste des mots savamment écrits et lus. Et on écoute.

www.premieracte.ca

Perrine Gruson




Envol et Macadam - 31 janvier 2012

Karl St-Louis

 

Envol et Macadam

C’est ce jeudi soir au bar Le Cercle, qu’avait lieu le lancement officiel de l’édition 2012   d’Envol et Macadam. Un bref discours du président du conseil d’administration, monsieur Denis Richard a ouvert la soirée. Pour l’occasion, plusieurs personnes, dont de nombreux artistes, étaient réunies dans la petite salle de la rue St-Joseph.

La formule 5 à 7 était suivie de la finale canadienne du concours Planet Rox. A cette occasion, six groupes finalistes offraient une courte prestation afin de déterminer qui aura l’honneur de représenter notre pays lors du grand concours qui réuni des groupes émergeants venus de quinze pays et ce, dans le cadre du festival.

La soirée nous aura permis de rencontrer plusieurs musiciens internationaux qui partageront leur talent et leur passion avec le public de Québec tout au long de la 17e édition du festival Envol et Macadam.  Nous avons eu le grand plaisir de nous entretenir brièvement avec les membres de la formation Québécoise Sky for sinners et d’échanger quelques mots avec Massimiliano, sympathique batteur du groupe Italien Ibox et avec Karl St-Louis, le batteur du groupe montréalais  Adam Strangler

 

Massimiliano (Ibox) à droite                           Sky for sinners

Encore cette année, la majorité des spectacles seront présentés à l’extérieur, plus précisément sur deux scènes situées à l’Ilot Fleurie, sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Des prestations sont aussi présentées aux bars Le Cercle, Le Scanner, L’Agitée et Le Boudoir. Aux groupes émergeants se joindront Lagwagon, The vandals, August Burns Red, Jason Bajada et autres figures de la musique alternative Québécoise et internationale.

Je ne peux passer sous silence la qualité du buffet raffiné offert aux convives. Nous avons eu la chance de déguster d’excellentes bouchées présentées par quelques commerçants ayant pignon sur rue dans le Nouvo St-Roch.

En terminant, rappelons que Envol et Macadam se tient du 6 au 8 septembre. Pour plus d’information, vous pourrez consulter le site du festival au : envoletmacadam.com.

Claude Gignac

 




Un bonheur n'arrive jamais seul - 31 janvier 2012

UN BONHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEU

Sacha est un homme libre sans aucune attache. Musicien, il aime faire la fête  avec ses amis. Charlotte est mère de trois enfants de deux pères différents. Elle jongle avec sa famille, ses ex et sa carrière. Malgré que tout les oppose, ils se rencontrent et vivront une belle histoire d’amour.

Sacha a une phobie. Pas celle des serpents, des tarentules ou des araignées mais celles des enfants.   Vous pouvez alors imaginer sa rencontre avec les enfants de son amoureuse.

Contrairement aux films d’amour habituels les deux protagonistes se rencontrent au tout début du film. Comme spectateur, nous les suivons tout au long de leurs péripéties amoureuses.

Disons-le d’abord, ce film est un « Feel good movie ». On est charmé principalement par les deux acteurs principaux (Sophie Marceau et Gad Elmaleh : vous saviez qu’il avait étudié les sciences politiques à Montréal ?) et aussi par les trois enfants. Les acteurs sont beaux, les décors sont beaux et la musique est belle et on rit. Les situations, quoique exagérées, sont délicieuses et vraiment drôles et cocasses. Sans vouloir faire ma jalouse, est-ce que quelqu’un(e) ici peut me dire comment une femme avec trois enfants, un gros appartement, une carrière et des œuvres caritatives peut toujours être à son meilleur comme Sophie Marceau dans le film?

On aime le clin d’œil au Québec. Effectivement, Robert Charlebois interprète un propriétaire québécois de cabaret new-yorkais. Ses expressions sont savoureuses.

À voir pour tous les romantiques de ce monde !

Sortie en salle le 7 septembre 2012

Christine Lévesque




Marcel au garage - 31 janvier 2012

L’univers loufoque de Marcel au garage

Être garagiste dans les années 1970 propose plusieurs éléments loufoques et c’est ce que le garagiste de Charlesbourg, Marcel Leclerc, propose avec sa nouvelle pièce de théâtre humoristique Marcel au garage 1970. Présentée au Cabaret du Capitole, la pièce parle de l’atmosphère d’un garage dans les années 1970 avec divers éléments cocasses : l’arrivée d’une fille mécanicienne dans l’équipe, un voisin dérangeant qui vient faire réparer sa tondeuse, un mafioso qui entre dans le garage pour faire réparer l’automobile de sa fille, qui sort en fait avec un des mécaniciens, etc. Pleins de quiproquos qui provoquent le rire et fait sourire petits et grands.

Il est certain que les gens du public qui n’ont pas vécu les années 70 ne comprendront pas nécessairement toutes les subtilités de certaines blagues, ce qui a été mon cas, mais dans l’ensemble, la pièce divertit. En première partie, l’animateur Jacques « Coco » Fortin vient parler des années 70 avec la foule. Également,  à chaque représentation, Marcel accueille un invité de marque qui vient consulter pour un problème avec sa voiture. Hier soir, Stéphane Gasse de Radio X a réussi à faire rire la foule avec ses imitations de bruits de voiture. Un des passages hilarants du spectacle, ce qui prouve les talents d’improvisateur de Marcel Leclerc et de son équipe.

Pour mener à bien la pièce, Marcel Leclerc s’est entouré d’une équipe de comédiens : Simon-Pierre Gariépy, Frédérique Bradet, Mathieu Letendre, Nadia Thomassin ainsi que sa fille Jessie Leclerc. À noter la performance de Frédérique Bradet qui joue le rôle de Dorothé, la nouvelle mécanicienne engagée pour remplacer Conrad. Sa performance est à la fois drôle et touchante, elle apporte une touche féminine à l’univers du garage et cela contribue au succès de la pièce.  Simon-Pierre Gariépy et Mathieu Letendre  réussissent aussi à faire rire avec l’interprétation de leurs personnages tous plus drôles les uns que les autres : le mafioso, le coiffeur, le voisin, etc.

Bref, Marcel au garage 1970 est un excellent divertissement. Une bonne façon de se détendre et d’oublier nos tracas. À découvrir au Cabaret du Capitole jusqu’au 15 septembre, .0du 19 au 22 septembre et les 8 et 9 octobre.

http://www.marcelaugarage.com/

http://www.lecapitole.com/

Valérie Côté




Bar gastronomique Table - 31 janvier 2012

Bon anniversaire!!!

Ce mercredi étaient invités plusieurs convives à célébrer le premier anniversaire du Bar Gastronomique Table situé à l’hôtel PUR du centre-ville de Québec. Dans une formule 5 à 8, vins, bières, tapas et autres bouchées toutes aussi délicieuses les unes que les autres étaient servies aux nombreux invités réunis pour l’occasion. 

 

Les invités du restaurateurs, Pierre-Luc Harvey et du chef exécutif François Privé ont grandement apprécié l’hospitalité des hôtes.  Pour l’occasion, nul autre que Pascale Picard assurait la partie musicale de l’événement.  L’endroit, au décor magnifique était plein à craquer dans une ambiance « chaleureuse ». C’était l’occasion de faire connaissance ou de revoir des amis.

Table, c’est un restaurant situé au cœur du Nouvo St-Roch, qui offre un menu savoureux, éclaté mais réconfortant. Dans un décor magnifique, agrémenté par la vue sur l’église St-Roch, Table propose une diversité de plats pour tous moments  de la journée ainsi que des soirées animées.

Un premier anniversaire mémorable.  Longue vie,  bon succès et … Bonne table.

Claude Gignac




APRÈS LA NEIGE - 31 janvier 2012

Après la neige, détresse et sensibilité

Le film de Paul Barbeau, un producteur de plus de 700 clips, raconte la quête d’un homme, producteur comme lui, qui tente de renouer autant avec son père qu’avec son fils adolescent vivant avec sa mère.

Pour reprendre textuellement les propos d’une dame de l’audience au réalisateur, ce film est tout en douceur et chargé d’émotion. On saisit toute la détresse de l’homme dans l’éclatement de la famille.

Le réalisateur nous confie qu’il s’est porté lui-même à l’écran du fait que l’homme est aussi producteur de clips et que sa boîte de production a dû fermer tout comme la sienne.

L’idée de départ du film est basée sur le fait que le réalisateur voulait transporter sa mère et on assiste alors à l’image de l’homme transportant son père. Malgré le fait d’être un film d’hommes, on retrouve une sensibilité que le réalisateur approprie à sa propre mère.

Ce film sur la communication sait nous toucher jusqu’à la fin.

En terminant, il faut mentionner l’excellent travail du directeur photo ainsi que le choix musical où se côtoient musiques urbaine et classique.

Ce film sortira au Clap vendredi le 21 septembre prochain pour le plus grand plaisir des cinéphiles.

Je ne peux passer sous silence le court-métrage Nostradamos; un délicieux dix minutes où les habitants de la ville d’Amos se préparent pour la fin du monde. Rires assurés.

Christine Lévesque




Union libre - 31 janvier 2012

Union Libre au Théâtre du Petit Champlain, de l'humour à gogo!

Union Libre c'est d'abord deux humoristes pour le prix de la moitié d'un... Vous me suivez? En tout cas, le blond Simon Leblanc et l'excentrique François Bellefeuille donnent deux heures de show intensément drôle.

Ce qu'on peut leur reprocher? De ne pas beaucoup interagir ensemble puisqu'il s'agit dans le fond de deux shows de suite. Sauf lors de l'ouverture bien sûr où ils sont effectivement tous les deux et se présentent l'un l'autre. Un spectateur est invité à aller sur scène, tirer à pile ou face.

Simon Leblanc a commencé hier soir. Un grand blond aux yeux bleus. Un genre de viking... sans la carrure, mais non sans la prestance et le charisme.

Simon a parfois une voix perchée, mais il est drôle. On souligne particulièrement ses talents d'imitation, notamment de la laveuse qui fait trembler tout son appartement ou encore le bruit du canot sur lequel il a « ajouté » un moteur qui tape sur les vagues déchaînées d'une tempête tropicale. Finalement, on peut dire que Simon imite bien les choses, il a un rire communicateur également.

Après Simon, un entracte un peu trop long.

Au tour de François maintenant! Bellefeuille de son nom de famille original comme François lui-même.

Les cheveux hirsutes, toujours en colère, le personnage donne des crampes aux abdominaux.

Parfois sa voix qui tonne n'est pas toujours agréable mais les propos sont tellement hilarants que ça passe très bien.

La force de François? Raconter l'absurde et la réalité mélangés avec sa petite touche personnelle. Lorsque Simon entreprend de nous raconter l'absurdité des situations de quelques livres pour enfants, ou plutôt d'en faire la critique, on ne peut s'empêcher d'être crampé de rire pendant un long moment. Sa finale est typiquement « Simonesque » puisqu'il analyse des affiches de spectacles... oh, je n'en dirais pas plus. Il faut aller le voir, ça urge!

Leurs sujets respectifs partent des petites choses de la vie, ou de plus grands questionnements philosophiques. On ne peut pas rire de tout, mais avec eux on rit de beaucoup de choses!

Je vous invite fortement à aller voir ces deux énergumènes absolument drôles, je dirais même démoniaquement hilarants. Ce sont deux humoristes de qualité qui ne demandent qu'à prendre encore davantage de notoriété.

Union Libre ce samedi 15 septembre 2012 au Théâtre Petit Champlain à 20h

Perrine Gruson




Avant que mon coeur bascule - 31 janvier 2012

Avant que mon cœur bascule, nous atteint droit au cœur

Festival de cinéma de la ville de Québec

De connivence avec son ami Louis, Sarah feint d’être en détresse en bordure d’une autoroute pour voler ceux qui lui viennent en aide. Sous les yeux de l’adolescente, un homme meurt. Sa vie ne sera plus jamais la même. Sarah remet le portefeuille de l’homme, dont elle croit avoir provoqué la mort, à sa femme Françoise. Cette dernière n’accepte pas la disparition subite de son mari et cherche des explications. À son contact, Sarah va développer une conscience.

Présenté en première mondiale, le quatrième long métrage du réalisateur Sébastien Rose réussi à bouleverser. Il nous atteint droit au cœur. Nous souhaitons une plus grande indépendance, une meilleure vie pour Sarah. Il est difficile d’accepter l’emprise malsaine qu’ont Louis et son père sur cette jeune fille fragile.

Sous les traits de Françoise, nous retrouvons Sophie Lorain qui nous offre une performance magistrale. Sébastien Ricard et Alexis Martin sont eux aussi remarquables. Je dois souligner le puissant jeu des deux jeunes acteurs, Clémence Dufresne-Deslières et Étienne Laforge. Talentueux et passionnés ils sont à découvrir et à surveiller dans de futures productions.

Il vous reste encore une chance de voir ce film dans le cadre du Festival de cinéma de la ville de Québec, soit le samedi 15 septembre à 13h, avant sa sortie en salle le 16 novembre 2012. À voir!

Louiselle Lavoie




The most fun - 31 janvier 2012

The Most Fun I’ve Had With My Pants On

Un drame rempli de belles images

 

Vendredi, après une lourde semaine de travail, le Festival du Film de la Ville de Québec s’avère un bon décompresseur. Au Capitole, ce soir à 21:00, The Most Fun I’ve Had With My Pants On (J’aime tellement ce titre!) nous rappelle Telma et Louise, un road movie dans le désert de Mojave. Le film en version anglaise nous offre de beaux paysages et des discours excellents.

Malgré certains problèmes techniques, la majorité des festivaliers ont apprécié ce long métrage.

Christine Lévesque




Billy Tellier - 31 janvier 2012

Billy Tellier  

En Rodage

C’est au Centre d`Art La Chapelle que l’humoriste Billy Tellier, a ficelé son premier One man show en rodage. 

C`est avec un public un peu timide que la soirée a débuté. Mais avec son  humour bien ficelé, ses excellents textes et du chien à revendre, le jeune gradué de l’école de l’humour a réussi à mettre le public dans sa petite poche.

En première partie, il parle de  sa venue au monde,  son poids à la naissance, sa grandeur, sa mère et de son modèle masculin en l’occurrence son grand père, très drôle.

Il enchaîne avec l’école, l’adolescence, l’homme qui se trouve en lui. Il bifurque en racontant tout le stress que lui a causé l’achat de sa première maison  c’est vraiment très tordant. 

Il raconte des situations loufoques qui lui sont arrivées au gym, ainsi que son premier changement d`huile, des faits réels et très cocasses!

C’est un rodéo de sujets qui s’enlignent les uns après les autres dont: Comment doit être l’homme en 2012, la société, les gens courageux, le gouvernement, le système de santé, la prostitution, il fait même participer le public dans la salle, c’est vraiment un des numéros forts de la soirée.

Il improvise et intervient avec son public et c’est  très réussi, le public adore!!!

En deuxième partie, il s’attaque au mariage, le sexe, le bonheur, les personnes âgées et la magie de Noel.

Révélation de Juste pour rire en 2004, Billy a obtenu quatre nominations aux Olivier 2005 et 2006 ainsi qu’une nomination au gala L`ADISQ en 2005.  Son visage est très connu, car on le voit de façon régulière à la télé dans,  Atomes crochus V, Prière de ne pas envoyer de fleurs SRC, ainsi que dans les grands galas Juste pour rire, Grand Rire et les Parlementeries. Nous avons pu le voir auparavant entre autre  à TQS et à Musique Plus.  De plus, on peut l’entendre à la radio tous les jours à Debout Montréal CKOI

Résumé de la soirée:

Le sympathique humoriste a livré la marchandise. Durant plus de 2 heures de stand up, il a tenu son public en haleine avec ses histoires tordantes du début à la fin. En plus de son  énergie à revendre, ses gestes et ses mimiques sont hilarants. Billy Tellier se raconte sous une pluie d’histoires comiques, qui peut vous faire décrocher la mâchoire.     

Bref, un rodage très réussi, pour le jeune humoriste. Il a un talent indéniable

Billy, tu es prêt à affronter de grandes salles!!!

Pour plus d’informations

www.billytellier.com

Il sera à Québec le 5 février prochain à la Salle Albert Rousseau où il présentera la première de son premier one man show….Un rendez-vous à ne pas manquer!

http://www.sallealbertrousseau.com/evenements/billy-tellier

Guylaine Rousseau

 

 




Le châtiment - 31 janvier 2012

RESIDENT EVIL : LE CHÂTIMENT

Le T-virus mortel de la corporation Umbrella continue de ravager la face de la terre, transformant la population globale en une légion de morts-vivants mangeurs de chair. Le dernier espoir de la race humaine, Alice se réveille au cœur d’un des établissements les plus clandestins d’Umbrella. Au fur et à mesure qu’elle s’aventurera dans le complexe, elle découvrira de nouveaux indices sur son mystérieux passé. Privée de refuge, Alice continuera de chasser les responsables de l’éclosion du virus; cette poursuite la mènera de Tokyo à New York et de Washington D.C. à Moscou, pour culminer avec une révélation hallucinante qui la forcera à repenser tout ce qu’elle a toujours considéré comme étant vrai. Assistée par de nouveaux alliés et quelques vieux amis, Alice devra se battre pour survivre si elle désire s’échapper d’un monde hostile, aux portes du gouffre de l’oubli. Le compte-à-rebours est commencé.

Un cinquième opus avec des effets spéciaux à profusion et une tension bien soutenue. Une musique intense et des acrobaties à couper le souffle. Des ingrédients indispensables pour que la magie opère. Les amateurs du genre ne seront pas déçus. Et ceux qui ont vu les précédents Resident Evil seront ravis de retrouver certain personnages que Paul W. S. Anderson a ressuscité pour le plus grand plaisir de tous. Une des nouvelles interprètes du film, Aryana Engineer (Becky) est efficace et attachante. Elle a un avenir certain dans le 7e art.

Un film de science-fiction avec Milla Jovocich, Michelle Rodriguez, Kevin Durand, Bingbing Li, Oded Fehr, Shawn Roberts, Boris Kodjoe et Sienna Guillory.

À voir pour les amateurs d’action et de sensation forte.

En salle dès le 14 septembre

Louiselle Lavoie




À MOI SEULE - 31 janvier 2012

À moi seule

Capable de nous émouvoir sans tomber dans la facilité

Au moment où j’ai lu le synopsis de ce film, j’ai voulu le voir. Je croyais à tort ou à raison que c’était une adaptation de la vie de Natascha Kampusch, cette autrichienne qui à été capturée à l’âge de 10 ans et qui s’est évadée de son ravisseur 8 ans plus tard. Exactement 3096 jours en captivité. Est-ce que j’avais raison? Oui et non.

Le premier plan du film nous dit que c’est de la pure fiction. Le réalisateur Frédéric Videau, nous dit lors de son entretien à la fin de son film que son inspiration vient de l’actrice mais après quelques questions nous dit que ce « fait divers » l’a inspiré. C’est alors que les idées lui ont montées en tête.

Ce film porte sur la relation que vit cette fille, Gaëlle, excellente Agathe Bonitzer (que j’aimerais qualifier de victime mais qui démontre une force de caractère inouïe) et son ravisseur, tout aussi excellent Reda Kateb, Vincent, (que j’aimerais qualifier de bourreau mais qui démontre des signes de tendresse). Lorsque Gaëlle s’enfuit, elle doit affronter un monde qui est jusqu’à maintenant inconnu pour elle. Elle doit aussi affronter ses parents. Ils sont presqu’inconnus eux aussi pour elle. Elle doit alors reconstruire sa vie.

Ce film est à voir. Il  est capable de nous émouvoir sans tomber dans une certaine facilité.

Il sortira au Clap vendredi le 21 septembre prochain et saura faire le bonheur des amateurs de long-métrages.

Christine Lévesque




Les fraises des bois - 31 janvier 2012

Les Fraises des Bois

 

Les Fraises des Bois du réalisateur Dominique Choisy raconte la vie de Violette et de Gabriel sur une période d’un an divisé en saison. Violette vit en campagne avec son père et sa mère.

En apparence, tout semble normal. Par contre, Violette vit un drame qui aura des répercussions importantes dans sa vie. Gabriel est un caissier avec des difficultés financières. Il tente comme il le peut de résoudre ce problème. Ces deux protagonistes se rencontrent pour le pire et le meilleur.

Ce film, à petit budget a un peu de longueurs principalement au début lorsqu’on tente de montrer la vie difficile des deux personnages principaux. Julien Lambert (Gabriel) est crédible et a un juste ton. Son jeu est très nuancé.

Les Fraises des Bois termine avec une belle fin à l’américaine qui m’a un peu surprise pour ce genre de film. On peut se questionner sur la capacité des humains à développer des amitiés même dans les situations les plus noirs de leur vie.

Christine Lévesque




Steve Vai - 31 janvier 2012

Guitar Hero...Steve Vai

Quand tu as eu comme premier professeur un certain Jos Satriani. Quand à 19 ans, tu fais parti du band de Frank Zappa, un avenir prometteur est devant toi. À cinquante-deux ans, l’Américain, natif de New-York peut se vanter d’avoir  une très belle carrière.

Le Guitar Hero fait une halte au Capitole de Québec pour y présenter sa tournée The story of light qui le conduira en septembre dans plusieurs villes du nord est des États-Unis avant de prendre la route  de l’ouest américain en octobre et de traverser sur le vieux continent pour une tournée de plusieurs pays européens.

Des  fans, majoritairement masculins, étaient réunis dans la très belle salle pour entendre le guitariste. Les mélomanes avaient droit à une première partie en attendant le « grand » musicien.  Toute une première partie.

Découverte en mai dernier dans le cadre de l’émission The voice, présentée à la télé américaine, Berverly Mc Clennan s’est présentée, crane rasé et bras tatoués sur la scène du Capitole. D’une voix riche et puissante la fille du Tennessee a démontré son grand talent aux québécois qu’elle visitait pour la toute première fois.  Wow!! Quelques secondes ont suffi pour  séduire le public. A la fin de sa courte prestation, les « nouveaux fans » se sont levés d’un trait pour démontrer leur appréciation.

Et puis, le grand Vai.  Il nous a présenté des pièces de son dernier album  The story of light, paru en août, mais aussi des pièces plus vielles et bien entendu, quelques uns de ses succès au grand plaisir de tous. Tender surrender aura aussi soulevé les spectateurs dans une longue ovation.

Avec lui, quatre excellents musiciens, dont le batteur Jeremy Colson et la harpiste Deborah Henson-Conant accompagnent le virtuose dans sa musique rock aux accents blues, funky et jazzy.  Dans un décor un peu kitch et une mise en scène des plus classiques, le génie musical de Vai atteint directement la cible, le cœur des « trippeux » de guitare. Les pièces, presque toutes instrumentales ont fait une petite place pour la voix de Vai et celle de Mc Clennan revenue sur scène pour interpréter John the revelator avec le maître.

Juste au cas, la tournée s’arrête à Montréal  le 18 septembre avant de prendre le chemin des USA.

Claude Gignac




Chroniques sexuelles - 31 janvier 2012

Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui

 

Le film Chroniques sexuelles d’une famille d’aujourd’hui raconte l’histoire d’une famille moderne dont le quotidien est ébranlé lorsque le cadet, Romain, est surpris en cours de biologie à se masturber en se filmant sur son cellulaire. Il risque l’exclusion et pour s’en sortir, il dit que tous les autres élèves de la classe ont fait la même chose par défi, mais que lui, s’est bêtement fait prendre. Or, cet événement entraînera toute la famille: le grand-père, les parents, la fille adoptive et les deux jeunes hommes récemment devenus adultes à discuter de leurs vies sexuelles respectives.

L’on découvrira alors la vie sexuelle des parents et leurs vies extraconjugales, la vie sexuelle du grand-père qui engage une prostituée nommée Nathalie, ainsi que la vie sexuelle de la fille avec son copain, du garçon plus âgé, bisexuel, qui aime les trips à trois avec des personnes différentes et le plus jeune gars, puceau à 18 ans, qui rêve d’enfin faire l’amour pour être comme tout le monde.

Réalisé par Pascal  Arnold et Jean-Marc Barr, le film n’est pas inintéressant, mais offre souvent plus de scènes de sexe que d’une réelle tentative d’une histoire constructive. Il aurait peut-être fallu ne pas tout montrer et laisser des sous entendus afin de donner plus de tonus au film.

Si vous êtes tout de même curieux, le film sera présenté le vendredi 21 septembre prochain à 21h au Cabaret du Capitole.

Après la présentation, le court-métrage Écho d’un moment a été présenté. On y découvre un premier amour et sa séparation marquante. Un homme à vélo qui en risquant de se faire renverser par une auto, revit mentalement la rencontre avec la fille dont il a été éperdument amoureuse, mais qui l’a laissé tombé sans lui dire un mot. Un magnifique court métrage réalisé par Sébastien Duguay qui méritera sûrement de nombreux prix.

www.fcvq.ca

Valérie Côté




Bye bye blondie - 31 janvier 2012

Bye bye Blondie

Il y a des films qui restent en tête tellement ils nous représentent, des films qui nous font passer par toute la gamme des émotions : du sourire aux larmes en passant par les rires à gorges déployées et les moments marquants qui se gravent dans nos esprits.

Il y a des films qui sont à la fois notre passé, notre présent et ce que nous voulons devenir.  Des films qui nous montrent que le cinéma est en vie et représente bien la réalité. Le film Bye Bye Blondie de Virginie Despentes, la réalisatrice du film controversé et déstabilisant Baise-moi, en est un de ceux là.

Non seulement, il est un film qui m’a définitivement marqué par son histoire, le jeu des actrices et la signification sociale de ses dialogues, mais également par la portée qu’il peut avoir pour présenter l’univers des lesbiennes.

En fait, Bye Bye Blondie raconte l’histoire de Gloria et Frances. Gloria qui est internée à 16 ans pour avoir été punk et pour avoir fait une grosse crise à ses parents et Frances pour des moments amnésiques. Durant leur séjour dans cette institution sécurisée, les deux filles tombent amoureuse. Or, Gloria provient d’un milieu plus pauvre et Frances d’un milieu riche. À leurs sorties, elles seront séparées afin de se conformer aux désirs des parents de Frances. Vingt ans plus tard, Frances revient chercher Gloria et essaie de rebâtir leur amour perdu pour se conformer au vouloir des autres. Bye Bye Blondie est un film de liberté, un film magnifique qui prouve que la vie est courte et qu’il faut en profiter au maximum.

Le jeu des deux actrices Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle est excellent. Les deux femmes sont à la fois douces et rebelles, pacifiques et bagarreuses. Du grand cinéma.

Bye Bye Blondie sera à l’affiche vendredi le 21 septembre à 18h30 au Cabaret du Capitole.

Juste avant, le réalisateur Étienne Desrosiers, présentait le film Steam is steam, un court métrage qui présente Julien, un jeune adolescent qui accompagne pour la première fois son ami Samuel et le père de Samuel dans un bain sauna. Julien découvre alors ses désirs et ses pulsions.

www.fcvq.ca

Valérie Côté




Faust - 31 janvier 2012

Faust

Faust est la dernière partie de la tétralogie d’Alexandre Sokourov réalisateur russe.  Acclamé par la critique, le film obtient, en plus, le Lion d'or à la 68e Mostra de Venise en 2011.

 

Inspiré de l’histoire du Docteur Faust de Goethe, le film nous fait découvrir ce penseur rebelle fait de sang et de chair qui est conduit par la luxure, la cupidité et les impulsions.

 

Attention: cœurs sensibles s’abstenir.

Sortie en salle le 21 septembre

 

Christine Lévesque

 




Éric Lapointe - 31 janvier 2012

Éric Lapointe…Intensément rock…Jusqu’au bout

Hier soir au Théâtre Capitole,  c’était la dernière d’une tournée qui aura durée plus de deux ans Le ciel de mes combats’’. Éric Lapointe était tout feu toute flamme, prêt à donner un show de la mort avec toute la foudre qu’on lui connaît. C’est dans une salle comble et complètement en délire que les fans de ce dernier ont  chanté et dansé sur tous les hits du Rocker numéro un du Québec.

Deux heures de spectacles ou les succès s’enfilaient les uns après les autres. Terre promise, Loadé comme un gun,  Le boys blues band, Ce soir on danse, Mon ange, Bobépine pour ne nommer que ceux-ci sans oublier la très belle chanson  ‘’N’importe quoi’’

Entouré de six musiciens et de son fidèle choriste Rick Hugues, Éric Lapointe est loin d’être N’importe qui!!!!Il est le seul artiste Francophone qui réussit à tenir l’assistance debout presque du début à la fin, jusqu’au bout comme sa chanson du même nom.

Pour sa première partie, Éric avait confié à son frérot Hugo, le soin de dégourdir la salle. Ce qu’il a réussi parfaitement. Talentueux autant que son frère, avec la voix rauque familiale, mais moins rocker, il nous a interprété pendant une heure, plusieurs succès dont Célibataire, Avec toi j’aimais plus, Les allumeuses, Tant que tu m’aimes… et  à l’harmonica Que tu m’aimes trop qui a été un des super moments de la soirée. Comme Hugo est en période d’écriture pour un nouvel album, le public a eu aussi droit à une nouvelle composition Tout va comme tu veux, qui sera assurément un autre succès.

Après le spectacle, un party privé était organisé pour la finale de cette tournée, mais aussi pour fêter les  43 ans d’Éric, il risque de ce coucher tard.

Une bête de scène, un sex-symbol, un icône, un passionné, ce n’est pas n’importe qui Éric Lapointe,  c’est notre musique et nos mots.

Lyne Laroche   




Et si on vivait ensemble - 31 janvier 2012

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE

Palais Montcalm

Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le cœur s’emballe et que le spectre de la maison de retraite pointe son nez, ils se rebellent et décident de vivre tous ensemble. Le projet paraît fou mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté, sur le tard de leur vie!

Un film de Stéphane Robelin, qui a le mérite de faire réfléchir. Une comédie dramatique qui ne cherche pas à faire rire à tout prix. Nous voyons les angoisses des personnages, les bons et mauvais côtés et les décisions qu’ils prennent pour garder et améliorer leur qualité de vie. Avec l’aide d’un jeune étudiant en ethnologie, la communauté réussira à rester unie et à ne dépendre de personne.

Beaucoup de discussions sur des sujets graves nous ramenant à notre propre vie et nos propres choix. Une amitié indéfectible sera rudement mise à l’épreuve à quelques moments mais lors d’un obstacle, ils se serrent les coudes comme les mousquetaires.

Pierre Richard dans un rôle dramatique, Jane Fonda avec son accent américain, Claude Rich en vieux libidineux et le reste de la distribution qui sont tous de grands noms du cinéma européen. Une distribution de rêve, un scénario original, voilà la recette d’un bon film. Un film à voir pour mieux comprendre et se dire que la vie vaut la peine d’être vécue.

LA FLEUR DE L’ÂGE

Un court métrage de Pascal Plante. Une distribution atypique pour une comédie musicale.

Dans une résidence de personnes âgées, après un début statique (personne ne bouge) les souris dansent lorsque le chat (l’infirmière) quitte la pièce. Plusieurs petites histoires se croisent : par exemple une course de marchette, une partie de poker, un couple qui danse. Le parti pris c’est l’humour. Les acteurs amateurs ne se prennent pas au sérieux et on sent le plaisir qu’ils ont eu à faire ce film. Du bonbon…

Louiselle Lavoie

 




Haute pression - 31 janvier 2012

Haute pression à la Salle Albert-Rousseau

Rire à s’en décrocher les mâchoires

La Salle Albert-Rousseau a littéralement été envahi de rires hier pour la première de la pièce  Haute Pression. Une comédie de Billy Van Zandt et Jane Milmore dont la traduction et adaptation québécoise est de Louis-Georges Girard et Perry Schneiderman et qui a été dirigé de concert par Benoit Brière et Alain Zouvi qui étaient de nouveau réunis pour monter un vaudeville après La Cage aux folles.

 

Quiproquos, situations loufoques, blagues qui s’enchaînent à un rythme effréné, costumes tous plus drôles les uns que les autres et performances de comédiens exemplaires, bref la pièce Haute Pression a tout pour divertir.  Le metteur en scène, Alain Zouvi a su magnifiquement diriger les comédiens afin de présenter une pièce qui a du mordant.

 

La pièce raconte l’histoire de Robert Gagnon Jr, interprété de main de maître par Éric Bernier, un auteur qui vient de terminer son premier roman. Fils du richissime Robert Gagnon ayant fait fortune dans le pétrole, il vit dans le mensonge depuis maintenant sept ans. Ses parents croient lui avoir payé de longues études en médecine, alors qu’après un court baccalauréat en littératures de 3 ans, il tente sans succès de faire éditer son premier roman, tout en vivant confortablement à Outremont.

 Chaque mois, Robert Jr et son coloc Jacques, pétillant Luc Guérin, un acteur-chanteur raté, dépensent allègrement le substantiel chèque expédié depuis Calgary. Lorsque ses parents décident de venir le visiter à Montréal pour constater le succès de sa clinique, Robert Gagnon Jr est pris au piège. Ne voulant pas décevoir ses parents, et encore moins subir leurs foudres, il transforme la maison en clinique, dont tous les patients sont personnifiés par Jacques. Aidés de Max Côté, interprétée par Évelyne Rompré qui arrive à personnifier parfaitement le personnage, une secrétaire assez nunuche qui se transformera en infirmière, d’un voisin sportif très jaloux et de l’amante de Jacques, Robert Gagnon Jr et Jacques essayeront de faire croire l’incroyable.

Luc Guérin est incroyable avec ses nombreux personnages passant allégrement du taliban à l’italien bedonnant, à E.T. ou Superman. Vraiment, il est à crouler de rires. Évelyne Rompré suscite également les rires avec sa performance de secrétaire nunuche, elle est drôle et ses répliques sont croustillantes et amusantes. Bref, une excellente pièce pour un bon divertissement en famille ou avec des amis

À l’affiche jusqu’au 23 septembre à la Salle Albert-Rousseau.

La pièce Haute Pression vaut vraiment le déplacement.

http://www.sallealbertrousseau.com/evenements/haute-pression-playing-doctor

Valérie Côté




La vie d'un autre - 31 janvier 2012

La vie d’une autre

 

Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a 4 jours pour reconquérir l’homme de sa vie.

Une comédie dramatique de Sylvie Testud avec Juliette Binoche et Mathieu Kassovitz. Une histoire qui pourrait se passer où dans le monde. Le film nous a captivés du début à la fin. Les acteurs sont bons. Juliette Binoche est crédible en femme qui cherche sa vérité et qui n’aime pas ce qu’elle trouve. Mathieu Kassovitz en homme de peu de mots transcende l’écran. Le jeune acteur qui jouait le fils était d’un naturel désarmant.

Le scénario malgré qu’il soit prévisible il réussit parfois à nous étonner et nous surprendre. Les situations sont claires. On ne nous explique pas tout et on nous laisse remplir les blancs qui pourraient charger le film de longueurs inutiles.

Un film de filles à voir avec des copines ou, si on amène chéri, on lui explique qu’il n’y aura pas de monstres hideux ni d’explosions. Il y aura des émotions, du rire, et de la tendresse. Un  film à ne pas manquer.

En salle dès le 21 septembre

Louiselle Lavoie




Lancemenement Maude - 31 janvier 2012

Maude

Une nouvelle figure dans le domaine de la chanson francophone Québécoise.  Maude lançait, ce jeudi au Théâtre du Petit Champlain, son tout premier enregistrement. 

La jeune auteure-compositrice-interprète nous offre un disque contenant quatre de ses compositions. Dans le cadre de cette soirée de lancement, l’artiste de Limoilou a offert  à la centaine de personnes présentes,  les quatre chansons apparaissant sur le mini album. Au total, elle aura offert une généreuse prestation d’une douzaine de ses compositions.  Plusieurs de ces chansons pourraient apparaitre sur un album complet qu’elle espère présenter au printemps prochain.   

Dans un style folk aux douces mélodies, la musique de Maude peut être un peu plus «abrasive ». C’est le cas pour la pièce « Le cœur en boule » pour laquelle elle a tourné un vidéoclip.   Sa belle et douce voix  se marie bien à ses textes et aux musiques dont les arrangements ont été confiés à Navet Confit, ou si vous préférez, Jean-Philippe Fréchette, un autre artiste émergeant de la scène musicale Québécoise.  Elle qui œuvre dans le domaine depuis près de trois ans, travaille sur ce projet depuis un an.

Timide sur scène, Maude était dans une bulle d’amour, entourée de ses trois musiciens,  de parents et amis venus pour l’occasion.

Une belle douceur, une belle fragilité.

Claude Gignac




J,espère que tu vas bien - 31 janvier 2012

J’espère que tu vas bien

 

Avant de la représentation de ce film, nous avons eu droit au court-métrage « Bonheur à tous », belle adaptation d’un texte de Pierre Foglia lors du décès d’un de ses amis.

Quant au film principal, même s’il est à petit budget, il est totalement audacieux. Complètement improvisé, aucune ligne écrite, filmé en une seule prise, les comédiens David La Haye et Marie-Chantal Perron n’ont même pas eu de répétition. Il faut spécifier que ce film est de la pure fiction. Effectivement, les deux acteurs se connaissent depuis des années. Ils sont de bons amis mais l’histoire est inventée au fur et à mesure.

 Le 8 avril dernier, un beau jour de Pâques, Marie-Chantal Perron (Minou) sort de la pharmacie en larmes. On apprend qu’elle se rend chez des amis pour fêter cette journée. Sur son chemin, elle croise son ami, le comédien David La Haye (Dave), en train de quêter. Il a eu une commotion cérébrale qui  l'a laissé sans mémoire à court terme, donc incapable d'apprendre ses textes. Il se retrouve alors seul sans emploi et il n’a plus de contact avec ses amis. C’est pour cette raison principale qu’il est aussi heureux de retrouver sa vieille amie qu’il n’a pas vu depuis une dizaine d’années. Commence alors une grande marche à travers le Plateau Mont-Royal où les deux amis se remémorent de bons moments de leur amitié et se livrent leurs secrets.

Ce film sans filet est une belle ode à l’amitié. On sent la chimie présente entre la toujours pétillante Marie-Chantal Perron et David La Haye. Il faut le dire, le film est un peu inégal et comporte certaines longueurs. Par contre, comme disait une spectatrice lors de la projection au Capitole mercredi soir, ce film est parfait dans l’imparfait. On y aborde des sujets parfois légers parfois lourd (solitude, malaise urbain, maladie mentale, etc.) mais tous ces sujets sont amenés avec émotion et sensibilité par des acteurs qui prouvent leur talents inégalés.

En terminant, un spectateur a dit à l’équipe de production que ce film était son coup de cœur du festival. Malgré le fait que je n’ai évidemment pas vu tous les films, j’avoue que ce film a été un des meilleurs films que j’ai vu jusqu’à présent.

Malheureusement, ce film n’a pas encore de date de sortie prévue. On espère pouvoir le voir sur grand écran prochainement.

Christine Lévesque

 




Félicité - 31 janvier 2012

FÉLICITÉ

Une pièce qui parle de vénération, d'idolâtrie. On y voit et surtout écoute un récit qu'on nous raconte.

Il s'agit de quatre employés du WalMart en salle de pause qui nous font le récit d'une femme qui les fascine, Céline. Céline a quelque chose de sacré pour les Québécois, elle représente à la fois le peuple, de par ses origines, et les gens parvenus au sommet de la gloire. Ces gens qui font rêver.

L'attirance du genre humain pour à la fois ce qui est (ou plutôt semble) beau. Mais pas seulement.

Une dualité bien exprimée dans la pièce puisqu'il y a également l'attirance du genre humain pour ce qui est laid : l'histoire sordide d'Isabelle, victime de violences atroces.

Les histoires sont entremêlées, mais finalement les quatre employés « aiment » Céline, mais plus particulièrement une : Caro qui ne se supporte dans sa vie que grâce à Céline. Elle est aussi l'Oracle dans la pièce. Petit clin d'oeil à la mythologie évidemment où le peuple adorait des dieux, où il était même prêt aux sacrifices comme Isabelle et son histoire font d'elle une victime héroïque qui pourrait avoir droit à la reconnaissance de la déesse.

La nourriture des pauvres ce sont donc des faits divers sur la vie des stars et des faits divers atroces. Ils s'en repaissent, cela leur donne une raison de vivre, une raison de savoir des choses sur les autres pour combler leur ignorance.

Pourquoi avoir choisi le WalMart? Sûrement parce qu'on croit que ce sont de petites vies dont la destinée des grands paraît alléchante. Du moins on peut en parler.

La scénographie est intéressante, des casiers, une table une horloge : une salle de pause d'employés très ordinaire avec ses néons artificiels. L'oracle, quant à elle se trouve dans un cadre lumineux accroché au mur qui n'est pas sans rappeler une métaphore de la télévision qui « dirait » la vérité. Les cases se transforment en lit de torture pour l'affreuse histoire d'Isabelle.

On trouve des longueurs à la pièce qui pourtant ne dure pas longtemps quand on nous raconte en menus détails la vie de Céline, ou la violente décomposition du corps de la malade Isabelle, qui de part sa violence nous met un peu mal à l'aise. Mes les acteurs sont très bons, surtout de raconter un récit avec autant de fluidité, une histoire qu'on écoute.

L'attrait du sensationnalisme, quel qu'il soit. C'est ça. Il devient parfois une raison de vivre, une raison d'en parler. Mais il devient violent et fanatique et laisse des victimes derrière lui, des personnes qui se sont fait avoir. Des personnes dont la rédemption paraît difficile.

Au théâtre de la Bordée, jusqu'au 13 octobre 2012.

Perrine Gruson




Je suis venu vous dire - 31 janvier 2012

Je suis venu vous dire,

Gainsbourg par Ginzburg

Ce film nous transporte dans l’univers de  Gainsbourg, Il nous est facile de faire un parallèle avec le film Gainsbourg Vie Héroïque.  Trop facile, car  ici on assiste à une autobiographie où Gainsbourg est lui-même le narrateur et l’acteur principal.

À partir d’archives, se déroule la vie faste de ce chanteur, compositeur, interprète, acteur, auteur, peintre, pianiste, réalisateur, homme à femmes, père,…

Ce documentaire audacieux, nous révèle l’intensité de ce personnage haut en couleur.

Par-dessus tout, c’est le style épuré du film qu’on retient ainsi que la profondeur de cet homme plus grand que nature. L’émotion est à l’honneur.

À voir pour tous ceux qui aiment Gainsbourg.

En salle dès le 26 septembre

Christine Lévesque




Bienvenu parmi nous - 31 janvier 2012

Le film Bienvenue parmi Nous

 

Encore un film français qui commence par « bienvenue »... Est-ce que ça laisse présager quelque chose de bon?

Je n'en suis pas sûre. Je reste à la fois touchée et perplexe.

Ce film, comédie individuelle mais non individualiste raconte l'histoire d'un homme d'une soixantaine d'années qui sombre dans une profonde dépression dont il n'arrive pas à s'extirper malgré le bonheur qui l'entoure, et sa vie, qui est loin d'être ratée. Un miracle va le sauver du suicide... L'arrivée dans sa vie d'une jeune fille également perdue. Un scénario qu'on a vu et revu. L'originalité? Et bien il n'y en a pas vraiment. Le vieil homme est incarné par Patrick Chesnais qui joue bien l'homme bourru, de méchante humeur, tellement désagréable qu'il en est parfois drôle, mais sans malice. C'est un peintre qui a eu dans sa vie beaucoup de succès mais qui ne trouve plus le goût de continuer. La jeune fille incarnée par Jeanne Lambertdont le jeu n'est pas convaincant, se retrouve dans ce mélo sentimental à jouer le rôle d'un antidépresseur.

La jeune fille, dont le physique n'est pas sans rappeler d'autres brunettes françaises est perdue également dans sa vie.

Tous les deux sont comme des personnages ayant atteint un point de non-retour dont personne ne peut les sauver, à part cette parenthèse qu'ils vivent de façon totalement pure et dénuée de toute mauvaise intention. On tombe parfois dans le cliché : la fille de 15 ans qui en fait 20 et qui parle comme une ado défavorisée ( ce qu'elle est réellement dans le film) mais qui sonne faux; la mère absente victime d'extrêmes violences conjugales dont le beau-père est l'auteur... Ça n'en finit plus.

On a déjà vu.

Pourtant, c'est touchant. Ce film transporte des ondes positives, il raconte aussi comment retrouver l'envie de vivre grâce à l'innocence d'une pré-adulte, et de l'autre côté, de la présence paternelle rassurante pour une enfant sans repères.

Bien filmé, dans une jolie France littorale et pittoresque, le traitement du sujet est léger pour des affaires graves comme la dépression ou la maltraitance. Se sauver sans médication pour Taillandier le peintre, et sans juge pour enfant pour Marylou l'ado, ce film nous montre que, peut-être, ça existe.

Le duo ne nous donne pas la foi, mais nous fait sourire.

En salle dès le 28 septembre

Perrine Gruson




Le festival du film - 31 janvier 2012

BILAN DU FESTIVAL DE CINÉMA DE LA VILLE DE QUÉBEC
ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE? DE STÉPHANE ROBELIN COURONNÉ PAR LE PUBLIC

Québec, le 23 septembre 2012 – Le Festival de Cinéma de la Ville de Québec (FCVQ), présenté par Québecor, a séduit les cinéphiles avec une programmation riche et variée, présentant 144 courts et longs-métrages, parmi lesquels s’est illustré Et si on vivait tous ensemble?, de Stéphane Robelin, récipiendaire du Grand prix du public.

« Cette deuxième année est couronnée de succès, dans les salles et dans l’esprit festivalier que nous souhaitions créer avec le public », a commenté Marie-Christine Laflamme, codirectrice du FCVQ.

«Le dôme de l’Espace Casino de Charlevoix, à la place D’Youville, a été un lieu de rassemblement exceptionnel entre les cinéphiles et les artisans du cinéma », renchérit  Olivier Bilodeau, codirecteur.

« On a vu défiler les artisans du grand écran sur les tapis rouges, ils ont rencontré le public, partagé leur art. Nous avons présenté les meilleurs films provenant de partout dans le monde… je pense qu’on peut dire que le FCVQ a plus que jamais sa place dans le circuit des grands festivals internationaux! », soutient pour sa part Christopher Lemonnier, codirecteur et responsable de la programmation.

LES RÉCIPIENDAIRES
Le jury composé de la comédienne, chanteuse et auteure Louise Portal, du réalisateur Ricardo Trogi et de la responsable de la programmation cinéma à TFO, Lucie Amyot, ont eu la difficile, mais enviable tâche, de décerner le Prix de la compétition et le Prix du meilleur premier film Québecor.

Des acteurs remarquables, une interprétation intelligente et sensible, ont valu au film Elefante Blanco de Pablo Trapero le grand Prix de la compétition internationale.

« Ce film a fait l’unanimité de notre jury. Au-delà d'un film social et réaliste, Trapero atteint une dimension mystique sans jamais tomber dans le piège de la piété ou du mélodrame », a indiqué Mme Amyot.

Le Prix du meilleur premier film Québecor, également Prix du public du film canadien/québécois, a été remis à El Huaso, de Carlo Guillermo Proto. Le jury a été grandement touché par ce film pour la richesse de son humanité, la profondeur de son thème, ainsi que ses admirables qualités cinématographiques.

« Nous saluons le talent et la remarquable sensibilité de cette œuvre singulière qui laisse, sur l’écran de notre mémoire, la silhouette d’El Huaso », a partagé Louise Portal.

Le jury accorde une mention spéciale au film À moi seule, de Frédéric Videau, une histoire touchante, « une réflexion intrigante autour de la dynamique victime-ravisseur », a commenté Ricardo Trogi.

GRAND PRIX DU PUBLIC
Par ailleurs, les spectateurs étaient invités à voter pour le Grand Prix du public, attribué à Et si on vivait tous ensemble? de Stéphane Robelin. Rappelons que ce prix a été octroyé l’an dernier à The Artist, gagnant de cinq Oscars, dont celui du meilleur film.

Le Prix du court-métrage présenté par TFO revient à Première neige, de Mikaël Lalancette.

Rappelons que les films primés seront diffusés ce dimanche 23 septembre au salon bleu du Capitole.

  13.00    EL HUASO de Carlo Guillermo Proto
  15.30    ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE? de Stéphane Robelin
  18.30    À MOI SEULE de Frédéric Videau

Le film ELEFANTE BLANCO de Pablo Trapero est présenté à 13h, au Cinéma Cartier.

11 JOURS DE FESTIVITÉS
Le cinéma aura pris d’assaut le cœur de Québec en installant un dôme sur la place D’Youville, arrêt incontournable pour tous les artisans et les spectateurs au cours de ces 11 jours de festivités. 

Les tapis rouges se sont succédé et le public a pu assister et rencontrer les équipes de tournage et des personnalités appréciées du grand écran, dont Marc-André Grondin, Podz, Évelyne Brochu, Sébastien Rose, Sophie Lorain, David Boutin et David La Haye, pour ne nommer que ceux-là.

Rappelons que le FCVQ est l’idée originale de trois jeunes armés d’une bonne dose de folie, d’ambition et d’une grande envie de revenir à Québec. Marie-Christine Laflamme, Christopher Lemonnier et Olivier Bilodeau ont mis leurs talents en commun pour offrir à la population de Québec un festival comparable à ceux qu'on retrouve dans plusieurs grandes villes du monde.

Cet événement, qui prend sa place dans les événements culturels incontournables de la région de Québec et des festivals de cinéma, a été rendu possible grâce à l’appui inconditionnel de la Ville de Québec, du Bureau de la Capitale nationale et des nombreux partenaires et commanditaires privés.+

Lyne LaRoche




INCH'ALLAH - 31 janvier 2012

INCH’ALLAH

Palais Montcalm

Dans la clinique de fortune d’un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, une jeune obstétricienne québécoise, accompagne les femmes enceintes, sous la supervision de Michaël, un médecin d’origine française. Entre les checkpoints et le Mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent : Rand, une patiente pour laquelle Chloé développe une profonde affection; Faysal, le frère aîné de Rand, résistant passionné dont Chloé tombe amoureuse; Safi, le cadet de la famille, enfant brisé par la guerre qui rêve de voler au-delà des frontières; et Ava, jeune militaire, voisine de palier de l’appartement de Chloé en Israël. Cette rencontre entraîne Chloé dans une aventure de l’intime comme du territoire. Une aventure où elle perd ses repères, se déracine, chute. Certains voyages bouleversent et transforment. Certains voyagent font voler en éclats toutes certitudes. Pour Chloé, Inch’Allah est de ces voyages-là.

Un film d’Anaïs Barbeau-Lavalette avec Evelyne Brochu, Sabrina Ouazani, Sivan Levy et Yousef Sweid qui nous fait découvrir la triste et dure réalité de la vie au cœur du conflit israélo-palestinien.

Tous ont accueilli la nouvelle de la chute du mur de Berlin avec enthousiasme et espoir pour l’avenir. Et l’érection du mur séparant l’Israël et la Palestine avec déception et incompréhension. Comment peut-on rester de glace face à la misère, aux drames humains et aux injustices sociales? Vous ne trouverez peut-être pas la réponse dans ce deuxième long-métrage de cette jeune réalisatrice, mais peut-être une piste de réflexion et surtout d’humanisation du conflit qui perdure depuis de trop nombreuses années. Comment arrivons-nous à prendre des décisions et à poser des gestes lourds de conséquences.

Le deuxième long-métrage d’Anaïs Barbeau-Lavalette (Le ring) est émouvant, bouleversant, percutant.

En salle dès le 28 septembre 2012.

Le Festival de cinéma de la ville de Québec a récompensé les films suivants :

El Huaso de Carlo Guillermo Proto = Meilleur Premier film et le Prix du public du film canadien ou québécois.

Et si on vivait tous ensemble? de Stéphane Robelin = Grand Prix du public.

Elefante Blanco de Pablo Trapero = Prix de la compétition.

Àmoi seule de Frédéric Videau = Mention spéciale du jury.

Première Neige de Mikaël Lalancette = Meilleur Court-métrage.

Louiselle Lavoie




Dany Bédar - 31 janvier 2012

Dany Bédar…À livre ouvert

Bien avant qu’il se montre le bout du nez sur la scène, les applaudissements se faisaient entendre et les ‘’Je t’aime Dany’’ retentissaient dans la salle.

Vendredi soir dernier, c’est un  Dany Bédar en forme plus que jamais que les fans ont retrouvé avec bonheur sur la scène du Centre d’Art La Chapelle. Faisant une fleur aux gens de Québec l’auteur-compositeur-interprète a cassé la glace avec son tout nouveau spectacle ‘’À livre ouvert’’.

Après 10 ans de carrière solo, 7 albums, une centaine de compositions et plus de 400 000 albums vendus, on peut sans l’ombre d’un doute, confirmer que Dany Bédar a su se tailler une place de choix  dans le cœur d’un public de tout âge.

À livre ouvert se veut un spectacle intimiste, un Dany Bédar à l’état pur! Deux heures trente de pur délice où il se promène entre le passé et le présent, entre l’avenir et le pourquoi du comment. Il interprète ses incontournables comme Y a du monde, Faire la paix avec l’amour….mais quelques chansons de son dernier opus lancé en mai dernier On a tous une histoire à conter. Il nous parle de sa famille, ses passions, ses parents,  et de ses amour avec un brin d’humour, Dany ne laisse personne indifférent, quand il se raconte.

Après le spectacle, j’en ai profité pour demander aux gens leurs commentaires, en voici quelques-uns

C’est un spectacle sans artifices, juste de la bonne musique pour moi et des belles paroles pour ma blonde…  Justin 

 Dans toutes ses chansons, il nous laisse un message… Juliette 

Chaque maman voudrait avoir un petit gars comme lui. Toutes les filles aimeraient avoir un amoureux comme lui. Tous les hommes aimeraient avoir la plume facile comme  il l’a, et tous les gars voudraient être musiciens comme ca!... Gaétane 

Bref  Dany Bédar et ses acolytes ont livré la marchandise avec brio. Des paroles qui font réfléchir, de la musique qui fait vibrer,  un gars simple et un show intense, qu’il faut voir absolument!

Je vous lance un défi, après avoir écouté sa chanson ''On a tous un histoire à conter'' je suis  certaine que vous ne pourrez pas vous empêcher de la chanter, c'est un ver d'oreille assuré.

Pour savoir quand Dany et ses complices seront près de chez-vous, visitez

http://danybedar.mu/

Lyne Laroche




Le grand SLAM - 31 janvier 2012

Le Grand Slam à Trois-Rivières

La salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la Culture de Trois-Rivières accueillait pour la première fois en six ans, le Grand Slam de la Ligue québécoise de slam (LiQS) les 29 et 30 septembre derniers couronnant Montréal comme ville gagnante de l’année 2012 et Simon Roberts de Trois-Rivières, qui ira représenter le Québec à la prochaine compétition de slam internationale à Paris en 2013, la 7e Coupe du monde de poésie.

Les quatre meilleurs slammeurs de Québec, Montréal, Gatineau, Rimouski et Trois-Rivières s’affrontaient dans un combat de mots sans pareil en marge du Festival international de poésie de Trois-Rivières. Les cinq équipes étaient accompagnées du slammestre de chacune des régions et d’un coach qui a réalisé le slam sacrifié pour réchauffer les juges choisis à mains levés dans la salle en leurs permettant de donner des points à un slammeur une première fois.

La ville de Montréal s’est illustrée et a remporté le concours par équipe grâce aux performances de Julie Dirwimmer, Cézure, Le Grand Slack et Sylvain Roy. Six slammeurs ont passé en ronde finale dans le volet individuel soit : D-Track (David Dufour) de Gatineau, Sylvain Roy de Montréal, Jean-Maxime Lévesque de Rimouski, Olivier Parent de Québec, Véronika Rioux de Québec et Simon Roberts de Trois-Rivières qui a remporté les honneurs de la compétition avec un excellent texte comparant les relations amoureuses et le baseball.

Les 20 slammeurs ont fait des textes percutants, intéressants, politisés ou drôles. Animées de mains de maître par Ivy, les soirées ont permis de découvrir des talents de performeurs et des textes magnifiquement écrits.

Voici pour chaque journée, mes textes et prestations coups de cœur.

Samedi le 29 septembre

  1. Olivier Parent de Québec avec un texte qui jouait sur les mots et la sonorité du mot poinçon.
  2. Stéphanie Pelletier de Rimouski avec un texte percutant sur la violence conjugale.
  3. Marcel Joseph de Gatineau avec un texte sur le Darfour et la violence : touchant et poignant.
  4. Julie Dirwimmer de Montréal avec un texte drôle et magnifiquement interprété sur Le pas pays qui est le mien.
  5. Simon Roberts de Trois-Rivières avec un texte sur le fait de faire un pays, politisé et bien structuré et surtout magnifiquement interprété.

Dimanche le 30 septembre

  1. Sylvain Roy de Montréal avec son texte drôle sur le safari et les animaux usant de jeux de mots.
  2. Olivier Parent de Québec avec un texte où il comparait le Canada à une femme avec sensualité et humour.
  3. Daphnée Lemelin de Gatineau avec un texte touchant et sensibilisant sur l’amour le sexe et les MTS.
  4. Julie Dirwimmer de Montréal avec un texte qui parlait d’environnement et d’un homme qui était tout nu tout seul dans la forêt, un texte drôle, bien interprété et bien structuré.
  5. Pierre-Olivier Hamel (P.O.) de Trois-Rivières avec un texte touchant sur sa mère et le cancer.

Bref le Grand Slam 2012 a été une soirée enlevante où l’on a pu découvrir des slammeurs allumés, dynamiques, percutants et drôles. Une soirée vraiment intéressante.

Valérie Côté




Sugar Sammy - 31 janvier 2012

Sugar Sammy: Not so sweet…

 

Retenez ce nom : Sugar Sammy… A retenir parce que le gars est bourré de talent mais aussi, parce qu’il risque d’écorcher votre égo!

 

Hier, c’était la première de son spectacle En Français svp! à la salle Albert-Rousseau.  Le gars a fait le tour de la planète avec ses numéros de stand up comic, a joué à guichet fermé à Montréal et maintenant, il sévira pour notre plaisir coupable partout au Québec.

 

Sugar Sammy fait son show à l’américaine, style stand up.  Un peu comme dans les « comedy club », son spectacle n’a pas de grand décor, pas de costume ni de mise en scène spéciale.  Ça d’ailleurs fini un peu raide hier!  Le dernier gag est arrivé sans crier gare!

Le gars est très baveux!  Très très baveux!  Et tout le monde y passe : les séparatistes, les carrés rouges, les noirs, les latinos, les filles… vraiment, laissez votre égo dans l’auto!  Il a d’ailleurs raconté quelques anecdotes où certains furent vraiment choqués de ses propos… et attention, c’est à ce moment-là qu’il en ajoute!  D’origine indienne, élevé à Montréal, parlant plusieurs langues, rien ne lui fait peur et il n’y a visiblement rien à son épreuve!

Le gars était très informé sur la ville de Québec ce que j’ai beaucoup apprécié.  Et pas juste sur Régis Labeaume et le Colisée.  Il a réussi à pousser quelques références très intéressantes et drôles.

Et il a également un sens de l’improvisation à toute épreuve.  Parlez-en aux personnes en premières rangées qui sont devenues ses têtes de turc!

Baveux à souhait, ce fut presque un défoulement collectif!  On ne rit pas toujours, parfois on rit jaune mais le gars a un sacré talent et le genre de stand up qu’il fait, on ne voit pas ça souvent au Québec.

Rafraîchissant, beau bonhomme,  il a réussi à faire rire la planète et hier, il a réussi à faire rire Québec. 

En première partie de son spectacle, on a eu droit à un DJ (DJ Yo-C) et aussi à l’humoriste Stéphane Poirier.  Moins intéressant au début, j’avoue avoir énormément ri lorsqu’il s’est mis à parler des rappeurs.  Ce numéro devrait lui servir de base pour le reste de son écriture car j’avoue, j’en ai pleuré de rire!

Pour les découvrir, ils seront en supplémentaire les 11 et 12 janvier prochain, toujours à la Salle Albert-Rousseau.

Marie Lefebvre




Laurence Jalbert - 31 janvier 2012

Évidemment, du  Laurence Jalbert, on en veut encore et encore!
 
Samedi dernier, dans une salle comble, notre Darling Laurence Jalbert a présenté son spectacle ‘’Déjà 35 ans sur scène…  et encore et encore’’  à l’Espace Félix Leclerc.
 
La chanteuse à la chevelure ferrugineuse, qui est native de Rivière aux renards, ne pensait jamais gagner sa vie en chantant. Déjà 35 ans de carrière et malgré tout  elle avoue avoir encore le syndrome de l’imposteur.
 
Toute une voix, qu' elle a cette belle Laurence. On a quasiment l’impression d’être une de ces meilleures amies, quand elle nous raconte des passages de sa vie, des anecdotes, drôles et touchantes et même croustillantes.
 
Conteuse, et amoureuse, sa personnalité fait qu’elle est unique, elle a cette façon  bien à elle de venir nous chercher au plus haut point.
 
Accompagnée de ses musiciens Jean-Philippe Lagueux et Pierre Doré, elle nous a offert ses plus grands succès revisités tels que Les anges dansent, Au nom de la raison, Comme tu me l’as demandé, Corridor, En courant, Évidemment, et plusieurs autres.
 
À 53 ans, Laurence avoue ne pas avoir vu le temps passé, presque toujours en tournée, mais elle ne regrette rien. Elle a écrite une chanson là-dessus, les paroles sont très intenses ‘’La lettre’’ que l’on retrouve sur son dernier album.
 
Mais comme elle s’amuse à le dire, mémère a besoin de se secouer un peu avec un medley-blues, ‘’Tes yeux noirs’’ Oh Darling, qu’elle interprète magnifiquement bien. Suivi d’un passage country,  avec Lucille, Jeter un sort, Viens donc danser Colinda, Si tu veux changer ma vie.
 
Bilan  de la soirée
Laurence Jalbert, c’est le package au complet. Intense, émouvante, drôle et adorable et une voix sublime qui donne des frissons dès la première note.. Un spectacle ou tout le monde écoute, rit et chante, une note parfaite.
 
www.laurencejalbert.com
 
Espace Félix-Leclerc
682, chemin Royal
Saint-Pierre-de-l’Île d’Orléans
GOA 4EO
Téléphone : 418 828 1682
Télécopie : 418 828 1963
www.felixleclerc.com
 
Lyne Laroche
 



Québec/Barcelone - 31 janvier 2012

 

Québec-Barcelone

Deux cousines éloignées se croisent au-dessus de l’Atlantique. L’une vient de Québec, l’autre de Barcelone. Anne poursuit le fantôme d’un grand-oncle que l’amour a gardé en terre espagnol; Laïa fuit vers le pays des ours et du froid. Pour quelques jours, pour quelques semaines, elles échangent leurs maisons et leurs amis. Dans ces déroutants espaces de liberté, chacune apprendra la différence qui existe entre l’exotisme, les illusions et les idéaux.

L’idée est originale. Un  couple qui s’enlise dans la routine au Québec et un couple à Barcelone. Les deux femmes décident de faire un changement dans leur vie. D’aller dans un autre pays et d’échanger son appartement, sont de bonnes façons de vivre des émotions qui les sortiront de leur quotidien dont elles sont prisonnières. La mise en scène très animée, nous fait passer par des ombres chinoises, une traduction simultanée qui apparait sur le haut du décor, un jeu de lumières sur les murs qui  nous transportent à une discothèque, ou dans une tranchée lors de la guerre civile espagnole.

Deux acteurs québécois, Éva Daigle et Normand Bissonnette donnent la réplique à deux acteurs catalans, Alma Alonso Peironcely et Victor Alvaro. Cela donne une dynamique à la pièce qui autrement nous aurait semblé moins crédible. Une belle complicité entre les acteurs. Un plaisir de jouer ensemble évident.

Pour découvrir un échange enrichissant entre deux cultures et tout en passant un bon moment. Écoutez chanter le catalan et voyager par procuration.

Une pièce à voir jusqu’au 14 octobre au Périscope.

Louiselle Lavoie




Jusqu'à la lie - 31 janvier 2012

Jusqu’à la lie à Premier Acte

La pièce Jusqu’à la lie, écrite et mise en scène par Amélie Bergeron, (récemment diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec), est poignante et nous interpelle jusque dans nos trippes. Une pièce où les non-dits cachent des vérités qui font mal. Magnifiquement interprété par un duo de comédiens soit Sophie Thibeault et Denis Marchand. Une pièce coup de poing qui reste gravée dans nos têtes présentée par Les Brutes de décoffrage.

Un bar de quartier, un soir de tempête. Marie, jeune femme de 28 ans, enceinte, barmaid et propriétaire du bar, s’apprête à fermer quand un homme entre s’y réfugier. Il boit alors un café puis une bière. Sympathique, il l’amène à parler d’elle, puis elle de lui, mais rapidement la conversation dérape et les non-dits embarquent jusqu’à ce point de non-retour où il faut tout jouer pour ne pas tout perdre. 

Le décor est très représentatif. Le public est des deux côtés de la scène. Des tables avec des chaises, un juke-box et un bar conventionnel entièrement reconstitué. On se croirait vraiment dans un bar à être témoin du drame qui se dessine.

Le jeu des comédiens est exceptionnel. L’émotion traverse leurs visages sans cesse. Sophie Thibeault réussi magnifiquement à nous faire vivre ses frustrations, ses rancœurs, ses peines, ses échecs. Elle est tout simplement extraordinaire dans ce rôle.

Le texte de Jusqu’à la lie interpelle, nous prend à la gorge et surtout nous fait réfléchir sur l’importance de chacune des personnes de notre vie. A voir absolument jusqu’au 13 octobre 2012 à Premier Acte.

Production : Les Brutes de décoffrage

Texte et mise en scène : Amélie Bergeron

Musique et environnement sonore : Alexandre Racine

Conception (éclairages) : Mathieu C.Bernard

Conception de l’orage : Michel G. Côté

Scénographie, compilation musicale et montage sonore : Amélie Bergeron

Distribution : Sophie Thibeault et Denis Marchand

Les prémisses d’un nouveau spectacle intitulé La lutte, texte et mise en scène d’Amélie Bergeron seront présentées dans le cadre du Festival du Jamais lu de Québec le 22 novembre prochain au Bar Coop L’AgitéE.

http://www.premieracte.ca/

Valérie Côté




Jean Nichol - 31 janvier 2012

29 septembre 2012

Jean Nichol…un crooner accompli

Samedi dernier, au Centre d'Art la Chapelle  le crooner accompli Jean Nichol a offert à son public un spectacle rempli d'amour et de plaisir.Choisir le plaisir et l'amour, cela résume très bien cette soirée, car Jean Nichol a du plaisir à être sur scène devant ses fans. Tout  le monde chantait et participait avec enthousiasme. Le répertoire allait de Tino Rossi à Engelbert Humperdinck, de Tom Jones à ses  propres grands succès.

Jean Nichol était en forme et sa voix est toujours aussi  puissante et juste.  Un pro qui connaît son public et qui est prêt à lui faire plaisir. Il a chanté plusieurs genres de musique mais nous avons apprécié plus particulièrement lorsqu’il chantait du swing.  Son style s’y prête très bien et il y prend un plaisir évident. Canto Siboney, une chanson du compositeur cubain Ernesto Lecuona refait à la sauce swing a été une des chansons la plus appréciée de la soirée. Tout simplement irrésistible.

Il ne faut pas bouder son plaisir. Les chansons sont bonnes, et il est entouré d’excellents musiciens dont le chef d’orchestre est Pierre Bélisle, Daniel Loyer au clavier, Mario Hébert à la guitare, Bernard Deslauriers à la batterie et Denis Fortier à la basse.

 Jean Nichol est un crooner accompli. Une soirée mémorable dans une atmosphère de fête. Généreux du début à la fin, un spectacle à ne pas manquer lorsqu’il passera faire son tour dans une salle près de chez vous. Vous aussi, choisissez le plaisir…

Louiselle Lavoie.




Bernard Amadeus - 31 janvier 2012

28 septembre 2012

BERNARD ADAMUS

Théâtre Petit Champlain

L’auteur-compositeur-interprète a enflammé le Théâtre du Petit Champlain, vendredi soir avec ses acolytes Benoit Paradis (trombone), Sylvain Delisle (drum), Philippe Legault (sousaphone) et Jérôme Dupuis-Cloutier (trompette). Une foule impatiente d’entendre ce polonais d’origine, a été emballé par ses rythmes endiablés.

Il a réchauffé la salle avec Y fait chaud. Puis avec chacun des extraits de son album Brun la foule a dansé et a chanté avec lui. L’assistance était en délire lorsqu’ils ont interprété La question à 100 piasses, Le fou de l’île, Cauchemar de course et Le cimetière.  Personnellement, j’ai eu un petit faible pour La foule, une interprétation assez originale et très différente de celle d’Édith Piaf. De son nouvel album No. 2 j’ai beaucoup aimé Entre ici pis chez vous.  Ça déménage! Ouais ben seulement avec percussions et guitare et 2176 décrivent ses amis et ses proches d’une façon amusante et touchante ont été chaudement applaudies.

En première partie le Ben Paradis Trio, formé de Benoit Paradis (trombone), de Benoit Coulombe (contrebasse) et de Chantale Morin (piano) a conquis le public avec des compositions qu’ils qualifient de déprimantes et très drôles.  

Une soirée très amusante, époustouflante et appréciée de tous. Des mélodies accrocheuses accompagnées d’un flot intarissable de mots.

Encore au Petit Champlain pour un soir seulement, le samedi 29 septembre 2012.

Louiselle Lavoie




Caiman Fu - 31 janvier 2012

Caïman Fu

Quatre ans après Drôle d’animal, Caïman Fu a lancé, cette semaine, son 4e album. Le nouvel opus, intitulé  À des milles, a été présenté devant public lors d’une prestation offerte au gens de Québec au Théâtre du Petit-Champlain ce mercredi. Pour l’occasion, Isabelle Blais, dans son rôle de chanteuse et sa gang, ont présenté l’intégralité du « nouveau-né ».  Sauf pour Ah que la vie est belle de Brigitte Fontaine, Isabelle a écrit tous les textes de À des milles dont les musiques ont été composées par les membres de Caïman Fu.

Carl Bastien, que l’on retrouve aux claviers s’est vu confié la réalisation de l’album enregistré au Studio Victor.  Un travail bien fait.  Les sonorités du disque sont plutôt rock avec des accents pop et une touche Indie. Les textes, souvent tristounets et la voix d’Isabelle Blais se marient très bien à la musique et aux arrangements de Caminen Fu. Un album agréable à écouter. Un rock au son peaufiné. Elle nous raconte la vie à deux, les déceptions, l’amour, la revendication.

Caimen Fu c’est bien entendu la chanteuse et auteure Isabelle Blais.  C’est aussi Nicolas Grimard à la guitare, Mathieu Massicotte à la batterie, Dominic Laroche à la basse et Carl Bastien aux claviers.

Sur ce disque, la musique de Caïman Fu atteint un niveau de maturité fort intéressant. Des roads songs que j’aurai l’occasion d’apprécier dans un périple entre Québec et Montréal, en direction du spectacle de Johnny Halliday présenté ce jeudi au Centre Bell.

La sympathique chanteuse nous confirme qu’une tournée devrait suivre la sortie de À des milles dans les prochains mois. À surveiller sur caimanfu.com.

Claude Gignac




Lancement d'album - 31 janvier 2012

Lancement du CD de Caïman Fu

Quatre années après Drôle d’Animal, le groupe Caïman Fu revient à l’avant-scène présenter leur plus récent album À des milles dans un lancement gratuit au Théâtre Petit Champlain le 3 octobre dernier. Un album différent, percutant où l’on découvre une toute nouvelle Isabelle Blais, un son plus folk, mélancolique et même un peu country et de nouveaux musiciens.

            La composition du groupe Caïman Fu a changé. Le guitariste et cofondateur Yves Manseau est parti, tout comme le bassiste Igor Bartula, il vivait dans une autre ville et c’était devenu trop difficile pour lui de pratiquer et suivre le groupe. Il a été remplacé par Dominic Laroche. Autres changements, le groupe a décidé de s’associer à Virago pour la gérance et avec le temps, la boîte est devenue aussi leur maison de disque. Carl Bastien a réalisé l’album en amenant de nouvelles couleurs aux niveaux des arrangements : piano, orgue B3, guitare et percussions. Lors du lancement, les musiciens qui accompagnaient la comédienne et chanteuse Isabelle Blais étaient : Nicolas Grimard aux guitares électriques, acoustiques et au lapsteel, Dominic Laroche à la basse, Mathieu Massicotte à la batterie et Carl Bastien aux claviers.

            Lors du lancement, le groupe Caïman Fu a interprété les 11 pièces de l’album À des milles. Voici une courte présentation de chacune des pièces.

  1. La pièce En cavale parle de partir en cavale pour échapper à ce qui l’appelle dans sa tête. Un chanson intime qui touche.
  2. La pièce Notre monument est un de mes coups de cœur de l’album. C’est une chanson d’amour, mais cet amour qui s’effrite avec le temps alors que l’on croit que l’amour est éternel. Voici un extrait qui exprime bien la portée de la chanson : «Mais le bonheur s’échappe doucement par les fissures de notre monument».
  3. Par la suite, il y a Avaler du gravier qui traite de la déception amicale, quand on perd une amie et que ça fait mal. Une pièce qui marque et qui touche.
  4. La chanson Ma maison c’est toi est une belle ballade d’amour qu’elle a écrite pour son garçon et pour «mon prince charmant qui me fait croire à l’absolu».
  5. La chanson Fou parle de la famille où parfois même s’il y a de l’Amour, on ne peut le ressentir. Un chanson percutante qui reste en tête.
  6. La pièce Volcan Montréal est un hommage à Montréal, car Isabelle Blais adore cette ville et veut montrer ce qu’elle fait sur elle.
  7. La chanson titre de l’album À des milles que Isabelle Blais interprète avec une casserole parsemée de carrés rouges est certes une des plus entraînantes de l’album. Elle est énergique, entraînante et donne le goût de danser.
  8. La pièce Ah que la vie est belle a été écrite par Brigitte Fontaine, une pièce sensuelle qui décrit une histoire d’amour.
  9. Ma chanson préférée de l’album est Kiki écrite à partir du personnage de Kiki qu’elle a interprété dans le film Borderline, « car il y a un peu de Kiki en elle et autour d’elle». Une chanson qui touche, qui m’a procuré des frissons et que je vais écouter encore et encore tellement le texte est fort jumelé à la voix de Isabelle Blais. Une grande chanson.
  10. La chanson Caboose est une chanson de voyage alors qu’on est attendu quelque part. Une chanson où il faut prendre le train.
  11. Une autre chanson touchante de l’album est Une étoile. Une chanson qu’Isabelle Blais a écrite « pour tous ceux qui sont partie trop vite». Une pièce marquante sur le suicide et les conséquences sur les personnes qui restent. J’en ai même versé quelques larmes à l’écoute.

Bref, le quatrième album de la formation Caïman Fu À des milles est un album touchant. La voix d’Isabelle Blais est magnifiquement adaptée aux textes et la musique aux sonorités folk, rock et country donne à l’album une puissance et reste en tête. Un album à découvrir, un coup de cœur tout simplement.

www.caimanfu.com

http://www.theatrepetitchamplain.com/

Valérie Côté




Marie-Michel Desrosiers - 31 janvier 2012

 

Marie-Michèle Desrosiers (6 octobre 2012)

DE CLÉMENCE À BEAU DOMMAGE

Centre d’Art La Chapelle

À un peu plus de deux mois des fêtes, les habitués du Centre d’Art La Chapelle ont retrouvé une artiste sans sapin, sans artifice, authentique et en grande forme.

Sans préambule, Marie-Michel Desrosiers a débuté avec J’ai oublié, un thème qui est revenu à quelques reprises durant la soirée et qui lui a permis de tisser des liens étroits avec son public. Parsemé d’anecdotes et de quelques gags, le spectacle nous a enveloppés de douces mélodies québécoises et françaises.  

À la direction musicale et au piano, Jean-Fernand Girard, a réussi des arrangements jazzés tout en douceur. Marie-Michèle Desrosiers accompagnée de Françis Tétu à la guitare et de Jean Cyr à la contrebasse, nous a offert une interprétation de Parlez-moi de vous de Claude Gauthier qui m’habite encore aujourd’hui. Elle a charmé le public avec une version jazzée et endiablée de Je suis là de Michel Legrand. Accompagnée au piano de Jean-Fernand Girard seulement, L’âme à la tendresse de François Dompierre a soutiré des bravos spontanés de la foule. Pour lui rendre un hommage bien mérité, elle nous a offert un bouquet de chansons de Clémence. Un pot-pourri de ses airs les plus connus (Le taxi fou, Les graffitis en fleurs), ainsi que plusieurs de ceux de Beau Dommage ont fait l’unanimité. Une voix magnifique qui séduit ……

Pour l’entendre chanter du Gershwin, du Bécaud, du Félix Leclerc ou pour entendre ses nouvelles compositions, elle sera de retour à la salle Albert Rousseau le 14 avril 2013. Mais à ne pas manquer, le 15 décembre 2012, elle reviendra dans cette salle de spectacles si chaleureuse de Vanier, avec ses classiques de Noël.

www.centredartlachapelle.com

Louiselle Lavoie




Marie-Michel Desrosiers - 31 janvier 2012

 

Marie-Michèle Desrosiers (6 octobre 2012)

DE CLÉMENCE À BEAU DOMMAGE

Centre d’Art La Chapelle

À un peu plus de deux mois des fêtes, les habitués du Centre d’Art La Chapelle ont retrouvé une artiste sans sapin, sans artifice, authentique et en grande forme.

Sans préambule, elle a débuté avec J’ai oublié un thème qui est revenu à quelques reprises durant la soirée et qui lui a permis de tisser des liens étroits avec son public. Parsemé d’anecdotes et de quelques gags, le spectacle nous a enveloppés de douces mélodies québécoises et françaises.  

À la direction musicale et au piano, Jean-Fernand Girard, a réussi des arrangements jazzés tout en douceur. Marie-Michèle Desrosiers accompagnée de Françis Tétu à la guitare et de Jean Cyr à la contrebasse, nous a offert une interprétation de Parlez-moi de vous de Claude Gauthier qui m’habite encore aujourd’hui. Elle a charmé le public avec une version jazzée et endiablée de Je suis là de Michel Legrand. Accompagnée au piano de Jean-Fernand Girard seulement, L’âme à la tendresse de François Dompierre a soutiré des bravos spontanés de la foule. Pour lui rendre un hommage bien mérité, elle nous a offert un bouquet de chansons de Clémence. Un pot-pourri de ses airs les plus connus (Le taxi fou, Les graffitis en fleurs), ainsi que plusieurs de ceux de Beau Dommage ont fait l’unanimité. Une voix magnifique qui séduit ……

Pour l’entendre chanter du Gershwin, du Bécaud, du Félix Leclerc ou pour entendre ses nouvelles compositions, elle sera de retour à la salle Albert Rousseau le 14 avril 2013. Mais à ne pas manquer, le 15 décembre 2012, elle reviendra dans cette salle de spectacles si chaleureuse de Vanier, avec ses classiques de Noël.

www.centredartlachapelle.com

Louiselle Lavoie




Johnny Hallyday - 31 janvier 2012

Johnny Hallyday a toujours le  feu

Johnny Hallyday est venu à Québec l’été dernier, mais il y avait douze ans que le rocker français s’était produit à Montréal.  Lors de son passage à Star Académie, l’hiver dernier, Hallyday avait promis de revenir. Et bien, chose promise, chose, due.  Il a rempli sa promesse.  Le 4 octobre marquait le grand retour de Johnny. Pas n’importe où. C’est au Centre Bell, et pour deux soirs  dans la grande ville.

La frénésie s’est emparée des lieux.  Aux abords du Centre Bell, on pouvait remarquer, avant le spectacle, des admiratrices de tous âges. On a rencontré une jeune française, venue tout spécialement au Québec pour voir son idole, cadeau offert par ses parents pour fêter ses dix-huit ans. 

Devant l’entrée,  se dressait un tapis rouge sur lequel plusieurs membres de la colonie artistique  Montréal aise ont défilés.  On a  pu voir Éric Lapointe, Michèle Richard, Stéphane-E Roy, Josée Lavigueur, Amélie Veille, Gablielle Destroimaisons et quelques ex académiciens dont Émily Bégin et Sophie Vaillancourt.

Pendant qu’entraient les derniers invités, on pouvait entendre les premiers accords de Daran qui assurait la première partie de la soirée. Livrant principalement des extraits de son dernier album, L’homme dont les bras sont des branches, le compatriote de Halliday a offert une courte mais excellente performance.

Et puis, le grand moment que tous et toutes attendaient.  Sur un écran géant couvrant toute la largeur de l’immense scène, des images flamboyantes. A travers des éléments de pyrotechnie et de la fumée est apparu le grand Johnny.  Il a immédiatement Allumé le feu. Il enchaine quelques pièces aux accents très rock avant de diminuer la cadence pour nous offrir les belles Oh Marie et Ma gueule. Pour l’accompagner, trois talentueuses choristes et pas moins de dix musiciens sont présents. Derrière tout ce beau monde se cache, un orchestre symphonique qui viendra l’accompagner pour Diego et Tennessee.

Puis, une surprise qui n’en était pas vraiment une, Marie Mai est monté sur les planches pour interpréter Rock’n Roll attitude en duo avec Jean-Philippe Smet, mieux connu sous le nom de Johnny Hallyday.  Pendant quelques minutes, le groupe de musiciens et chanteuses ont eu l’opportunité de démontrer leur grand talent pendant que la vedette de soixante-neuf ans prenait un peu de répit. Au retour, une section « unplugged » nous a replongé au début de sa carrière.  Il était bien en voix le Johnny.  Il avait l’air complètement rétabli de ses récents problèmes de santé.  Le public a réagi avec un enthousiasme  marqué après la livraison de Que je t’aime et Le pénitencier qu’il a ajouté au programme suite aux commentaires reçus après sa prestation sur les plaines.

Tout au long de la soirée, le public aura eu droit à un son d’une grande qualité et à des éclairages fort soignés et enveloppants.  De très belles  projections  et une mise en scène judicieuse (mis à part ses ébats avec son microphone) ont ajouté à la qualité du show. L’homme aux yeux de loup et à la main droite gantée, partagera à nouveau son grand charisme avec le public Québécois au Centre Bell le 5 octobre. Espérons qu’Il ne mette pas autant de temps avant de traverser l’océan pour un prochain rendez-vous.

Claude Gignac




Les plus belles voix - 31 janvier 2012

La fièvre des années 60, renaît avec Les plus belles voix

Ils ont  fait  le Cabaret du Capitole l’an dernier,  et suite à la très forte demande,  c’est au Théâtre Capitole ce dimanche que Les plus belles voix des années 60  se sont fait entendre pour le plus grand plaisir des fans.

Le spectacle a débuté avec Simon Brouillard des Lutins qui a interprété son Monsieur le Robot. Il n’en fallait pas plus pour ouvrir la machine. Puis Eddy Roy des Bel Air avec Cupidon, et Marchant dans la plaine a continué le bal. Le troisième idole Guy Harvey avec son Ne me quitte pas, Je suis blessé et son Oh Carole, est venu ajouter à la sauce la note parfaite, pour que le party commence. Pour agrémenter le tout, deux jolies danseuses vêtues comme dans les années 60, ont ajouté la touche qui nous a transportés directement dans nos souvenirs.

 

Les baby Boomer Band,comparé à la rigolade au cœur de l’armée rouge à cause de leurs costumes, ont  fait une performance incroyable en interprétant une chanson à cappella avec seulement des harmonies vocales, c’était magnifique. Il faut dire que le groupe existe depuis 20 ans, leur talent est palpable.

Un hommage fut rendu aux grandes belles voix disparues dont celles de Dino l’Espérance (César et les Romains) Réginald Breton (Les BelCanto) Gilles Rousseau (Houlops) et Pierre Labelle  (Les Baronets) avec la superbe voix de Pierre Harvey accompagné en alternance  de celles de Simon, Guy et Eddy.

 

Après l’entracte, le beau brun fit son apparition, Bruce des Sultans. Toute la gente féminine se demandait bien, s’il  était encore beau en 2012. Et bien les dames ont été choyées, car il est encore bel homme. Naturellement, il a quelques cheveux gris, mais il n’a rien perdu de son charme et de sa beauté. Il a interprété ses hits d’antan, C’est à toi que je pense, En fermant la porte, La poupée qui fait non et croyez-moi, aujourd’hui encore, il  fait de l’effet.

Évidemment pour finir la soirée en beauté, il ne manquait que la voix puissante de Gilles Girard(Classels). Avec son éternel costume blanc, il a fait résonner les murs de la salle avec Les trois cloches, Le sentier de neige, Avant de me dire adieu et Ton amour a changé ma vie. Impossible de ne pas se lever avec une performance aussi incroyable. Le petit gros des Classels comme plusieurs l’appelle amicalement a encore cette puissance dans la voix qui donne des frissons.

Ce fut un spectacle mémorable, rempli d’anecdotes cocasses et d’instants de bonheur. Un retour dans le temps qui nous a rappelés à quel point, les artistes de cette époque avaient le feu sacré de la musique, de la chanson et de la scène. Ils l’ont tous dis à la blague ‘’Cette chanson m’a rendu millionnaire, non je veux dire populaire’’.  Et bien aujourd’hui, quarante ans plus tard, ses hommes à l’âge respectable  peuvent se vanter de n’avoir rien perdu, de leur voix, du feu sacré qui les habite, de leur humour et pour combler le tout, leurs fans, sont encore bien présents.

C’est cela la richesse!!! Félicitation, Messieurs vous êtes riches!

Lyne Laroche




Mars et Avril - 31 janvier 2012

Mars et Avril

Une production québécoise digne des films hollywoodiens!

Ce film à gros budget est extrêmement intéressant, à plusieurs points de vue... Déjà : réaliser un film de science-fiction... on a toujours cru que cela revenait aux États-Unis... Et bien non! Ce film prouve le contraire!

Dans un Montréal plus futuriste que jamais où on se déplace en se téléportant, où l'on boit des boissons alcoolisées aux noms mutants et avec des instruments de musiques tout aussi hybrides, on voit apparaître l'amour d'une femme photographe(Avril) pour deux hommes : un vieux monsieur qui est une célébrité dans le monde de la musique (les instruments à vent plus précisément) et l'homme, plus jeune qui les lui dessine.

Mars est la planète qui attire les humains, sur laquelle une mission humaine est envoyée. Une planète où le sol de couleur pêche, avec ses irrégularités, ses cratères fait étrangement penser au corps humain.

Tout est bizarre dans le film, la nouvelle espèce humaine se caractériserait peut-être par des cheveux coiffés de façon excessivement originales, les maquillages également.

Si pour nous, à l'heure actuelle, cette vision de notre espèce peut nous effrayer, si on voit dans ce nouveau peuple des monstres parce qu'ils sont inhabituels, ils restent tout à fait civilisés. Au-delà de la civilisation, même.

Je ne dirais pas que je me suis sentie confortable en regardant ce film, parce que bien sûr ce qu'on ne connaît pas dérange toujours un peu. Imaginer le futur a toujours posé problème à chaque époque.

Mais là, ça n'est  pas la guerre des étoiles. C'est un film bien plus profond, au rythme très lent, où l'amour est là, ainsi que cette musique si bizarre que joue Obus (le musicien, personnage principal) dans des instruments qui ressemblent à des formes humaines comme des jambes, un estomac... tout ça creux pour pouvoir souffler dedans et y produire cette musique si lente, mais si chargée...

Il faut se forcer, parfois, à regarder ce à quoi nous ne sommes pas habitués.... ce qui « semble » loin de nous. Mais la renaissance s'opère, dans ce film futuriste comme dans son passé qui est notre présent.

Si ce film unique parvient à laisser sa trace, alors il n'y aura que le futur qui lui donnera raison historiquement parlant quant à l'évolution des générations et des sociétés...

Un étrange, mais très beau film.

À l’affiche au Québec dès le 12 octobre prochain !

Perrine Gruson




Lancement d'albums - 31 janvier 2012

Lancement des albums de Sylvia et Geneviève Toupin au Cercle

L’artiste de Québec Sylvia ainsi que la franco-manitobaine Geneviève Toupin lançait le 10 octobre dernier au Cercle leurs albums respectifs, La fuite et The Ocean Pictures Project tous les deux enregistré par les Disques Nomade. Les deux artistes ont interprété l’intégralité de leurs albums. Un soirée merveilleuse qui nous a permis de découvrir deux artistes talentueuses.

SYLVIA – La fuite 
Écoutez le premier extrait : Chalet rouge

Sylvia a un côté country western et un petit côté folk à  la fois. Ses chansons accrochent et donnent le goût de danser et d’entrer dans son univers. Plusieurs chansons de son album La fuite m’ont séduite :

Valse western : pour son entrain, pour les voix et les instruments qui se mélangent agréablement (elle était accompagnée de Jane Ehrhardt à l’accordéon et d’Isabeau Valois à la mandoline.

Junkie : une chanson sur l’amour, l’attachement, la solitude et le goût de serrer dans els bras l’autre personne. Un texte vraiment intéressant magnifiquement interprété.

Relève-toi : une chanson qu’elle a composée pour chanter à une amie qui en aurait besoin avec Geneviève Toupin au piano.

Le bonheur : une chanson sur la difficulté de lâcher prise quand on vit de beaux moments.

Sylvia s’est entourée d’excellents musiciens : Francis « Toots » Macbeth (dobro, lap steel, banjo et guitare acoustique), Louis Fernandez (guitares électriques, guitare acoustique et banjo), Alex Blais (contrebasse et basse), Simon Pelletier-Gilbert (batterie, percussion et chœurs), Isabeau Valois (mandoline, chœurs) et Jane Ehrhardt(accordéon).

L’album a été réalisé par François Gagnon et la direction artistique assurée par Simon Pelletier-Gilbert (tous deux du groupe Isabeau et les chercheurs d’or). L’album a été enregistré live selon la tradition folk, préconisant ainsi un son plus dynamique et intime.

Geneviève Toupin – The Ocean Pictures Project 
Écoutez le premier extrait : My Name

Geneviève Toupin est une étonnante artiste folk franco-manitobaine. Elle habite la grande région de Montréal. The Ocean Pictures Project, son deuxième album en carrière, est toutefois son premier opus entièrement en anglais. Sa voix douce, claire et empreinte d’émotions offre à ses chansons une portée extraordinaire. Dès les premières notes d’ Open Something up, on est charmé par sa voix, ses textes et la musique où le piano est très présent.

Pratiquement toutes les chansons de son album The Ocean Pictures Project m’ont fait vibrer, mais certaines encore plus que les autres.

Open something up : une ballade qui présente bien sa voix et la portée de sa musique.

Desert and ocean : une chanson rythmée qui fait taper dans nos mains, qui nous propulse en voyage dans l’univers de l’auteure-compositeure-interprète.

Leaving me : certes ma préférée de l’album, une chanson de voyage, de nomade et ce désir de départ. Magnifique tout simplement.

Clarity prayer : une chanson où les voix se mélangeaient avec Sylvia et Émilie Proulx.

Coréalisé par Benoit Morier, le disque a été mixé à Los Angeles par Sheldon Gomberg, reconnu pour son travail avec Rickie Lee Jones, Eleni Mendell et Ben Harper. Plusieurs artistes ont collaboré à l’album : Émilie Proulx, Anique Granger, Les Sœurs Boulay, Émilie Clepper et Andrea Lindsay. Après la Websérie La tournée des cafés (en nomination dans la catégorie Émission de télé de l’année – ADISQ 2012) et plusieurs collaborations (dont Danse Lhasa Danse), elle sortira au cours des prochains mois un second disque, en français, au printemps 2013. D’ici là, elle remontera sur scène pour faire la première partie de Eleni Mendell le 17 octobre au Grand Théâtre et participera au spectacle Danse Lhasa Danse et se lancera dans l’animation de la série télévisée La tournée des cafés en Ontario, bientôt sur les ondes de TFO.

http://www.disquesnomade.com/

http://sylviabeaudry.bandcamp.com/

www.genevievetoupin.com

Valérie Côté




Colin James - 31 janvier 2012

Colin James, un pur sang

L’ouest Canadien est reconnu pour ses vastes étendus, pour ses montagnes et ses cowboys. La Saskatchewan a produit un pur sang du blues-rock.  Colin James débutait une nouvelle tournée Canadienne par un spectacle au Palais Montcalm de Québec mercredi soir dernier. Celui qui a été 14 fois en nomination pour un prix Juno est venu présenter aux gens de Québec le fruit de son quinzième album en près de vingt-cinq ans de carrière. Simplement intitulé Fifteen, le dernier album ramène l’artiste à ses racines rock.  Lui qui est venu à Québec en août dernier pour présenter un concert privé au Château Frontenac, était accompagné ce soir de six musiciens, tous aussi efficaces que la vedette de la soirée.

Colin James n’est pas le plus costaux. Il ne possède pas la plus grande voix. Il n’est pas non plus le plus flamboyant mais il a tout ce qui est nécessaire pour offrir un très bon spectacle. C’est précisément ce qu’il a fait.  Il n’intervient qu’à quelques courtes occasions avec le public présent. C’est par sa musique qu’il entre en communion avec les gens présents. Il le fait de façon remarquable. Mis à part quelques ennuies très mineurs, rien ne laissait croire que ce spectacle était présenté pour la toute première fois.

La recette musicale était parfaite. Le juste équilibre depuis le vieux Hammond B-3 jusqu’aux saxophones appuyés par des dizaines de cordes d’acier maniées de mains de maitres. Que dire du son, bien dosé entre les instruments  amplifiés avec justesse et le son naturel offert par l’acoustique de la magnifique salle Raoul-Jobin.

Judicieusement  dispersé à travers quelques-uns de ses succès, James nous aura présenté la grande majorité des titres se retrouvant sur son dernier opus. Comme toujours du blues-rock à son meilleur (I need you back, Stone faith, Shoulder to cry) mais aussi des pièces un peu plus lourdes (Finally wrote a song for you) et d’autres aux accents de son coin de pays (Love for life).  Une belle  reprise de Jealous guy de John Lennon figure aussi sur ce disque.

Tout comme moi, le public a semblé grandement apprécier la prestation du chanteur canadien.  Il aura attendu le deuxième rappel pour se lever et danser au son de la guitare de James.

En première partie Tim Chaisson devait réchauffer la salle.  Le jeune auteur-compositeur-interprète de l’Ile-du-Prince-Édouard à rempli son rôle avec brio. Son folk aux racines Irlandaises a ravi le public.

Colin James se dirige vers Victoriaville, Saguenay et Montréal dans les prochains jours avant de poursuivre son chemin en Ontario puis dans l’ouest du pays.

Claude Gignac




Les 39 marches - 31 janvier 2012

Les 39 marches: Divertissant

La pièce “Les 39 marches” sarrête trois soirs au Capitole de Québec avec une grande réputation : Succès partout dans le monde dont à Broadway, gagnant de nombreux prix dont un Tony et plus encore, on a maintenant droit à sa version québécoise avec en vedette Joël Legendre, Diane Lavallée, Martin Drainville et Patrice Coquereau. 

Un homme, qui est accusé du meurtre d’une séduisante et mystérieuse femme, doit prouver son innocence et sauver la sécurité de l’Angleterre, rien de moins!

La mise en scène est signée Benoit Pelletier, un gars qui vient du monde de l’humour (Martin Matte, François Morency, etc…) et non du théâtre.  Et franchement, il devrait faire d’autres pièces!  La mise en scène est punchée, efficace et les décors, souvent minimalistes, sont très intéressants.  Pour ce qui est de l’adaptation en tant que tel, j’ai moins aimé le fait qu’on allait dans différents accents, pas nécessairement européen (où se déroule la pièce), ou encore les références qui viennent de toutes sortes d’époques.  On aurait pu tirer dans moins de directions à mon avis de ce côté.

Les comédiens sont tous bons.  En vedette, Diane Lavallée et Joël Legendre (qui parfois semble emprunter quelques mimiques à Jean Dujardin dans « L’Artiste »), s’en tire très bien mais c’est vraiment Martin Drainville et Patrice Coquereau qui volent la vedette.  Les deux comédiens passent aisément d’un personnage à l’autre, parfois à la vitesse de l’éclair, sans décrocher.  Et ce sont eux qui font le plus rire.

Malgré quelques longueurs dans la pièce, le public a beaucoup embarqué et les rires et les applaudissements furent bien senti tout le long de la soirée.  On ne se tape pas sur les cuisses avec les 39 marches, on ne sort pas de là impressionné non plus mais chose sûr, on se dit qu’on a eu un bon divertissement.

« Les 39 marches », jusqu’à samedi au Capitole de Québec : http://www.lecapitole.com/fr/

Marie Lefebvre




Holly Cole - 31 janvier 2012

(11 octobre 2012)

HOLLY COLE

Palais Montcalm

Enjouée, dynamique, avec une voix riche et envoutante Holly Cole a ravie les spectateurs présents en grand nombre dans cette salle intimiste du Palais Montcalm.

John Johnson a fait son entrée sur scène en jouant les premières notes de Walk away (Tom Waits) sur son saxophone suivi de près par ses acolytes Aaron Davis (piano), David Piltch (basse) et Davide DiRenzo (batterie) qui chantaient en chœur les premiers mots de la chanson. Entraînant, les notes du sax nous enveloppent et la voix chaude d’Holly Cole nous transporte. Un avant goût de son nouvel album Night qui sortira en magasin le 19 novembre 2012. On pourra aussi y retrouver une adaptation attendrissante de Good time Charlie (Danny O’Keefe), If you go away (Jacques Brel) qu’elle nous a interprété en partie en français, You only live twice (Nancy Sinatra tirée du film de James Bond), ainsi qu’une composition originale You’ve got a secret. Cette dernière, sensuelle, portée par la voix chaude de madame Cole accompagnée d’une basse, puis d’une clarinette et enfin de claquements de doigts fut un véritable délice pour l’oreille. Un CD qui deviendra rapidement un incontournable.

Bien entendu ses essentielles Calling you, Jersey girl, I can see clearly now et en rappel whistlin’past ont suscitées un enthousiasme encore plus grand du public qui les attendait avec impatience.

Une soirée à ne pas manquer si vous en avez l’occasion, ce soir à l’Assomption et à Shawinigan demain le 13 octobre 2012.

Louiselle Lavoie




ASIA - 31 janvier 2012

Asia

Les amateurs de rock progressif ont été servis à souhait le 11 octobre dernier au Cabaret du Capitole. En effet, le groupe rock légendaire ASIA nous a servi un riche menu explorant leurs 30 ans de carrière devant une salle comble.

Pour l’occasion, les membres originaux étaient réunis : John Wetton (King Crimson, U.K), Steve Howe (Yes), Carl Palmer (ELP) et Geoff Downes (Yes, Buggles).

D’emblée, la foule s’est levée d’un cran à l’apparition des 4 musiciens et ils nous ont offert « Only time will tell » qui a su donner le ton au concert. Par la suite, le groupe a enchaîné un heureux mélange de classiques (Wildest dreams, Don’t cry…en solo au clavier, etc.) et de pièces de leur dernier album XXX (produit cette année).

Devant une foule d’inconditionnels qui leurs ont offert de multiples ovations, les 4 complices nous ont interprétés des pièces puisées dans leur douzaine d’albums en carrière.

Au fil du programme, nous avons eu droit à quelques pièces solos de Steve Howe à la guitare classique, un retentissant solo de batterie de Carl Palmer et un brillant duo de Downes et Wetton.

Ce spectacle des plus efficaces s’est terminé par un rappel comportant deux gros canons soient « Sole Survivor » et la très attendue « Heat of the Moment ».

Il n’en fallait pas plus pour ravir une foule conquise d’avance qui a certainement pris plaisir à renouer avec ces 3 décennies de rock progressif.

Jean Deshaies




Le jour des corneilles - 31 janvier 2012

 Le Jour des corneilles

 

C'est la belle histoire d'un petit garçon appelé Le Fils Courge né et vivant dans les bois. Ce conte d'animation pour les enfants et pour les grands met en avant un graphisme intéressant. Le film est de réalisation et de productions françaises.

Le petit garçon ressemble assez au personnage  connu pour enfants : Caillou. Au niveau des paysages, les dessins sont plus statiques, mais vraiment très beaux, tout à fait pittoresques. Cela fait penser à la fois aux peintures naïves et impressionnistes avec les jeux de lumière dans les rivières, dans les arbres et la forêt ou le petit village typiquement français.

Bien sûr, l'histoire d'un petit homme des bois qui se retrouve mêlé au monde civilisé de la ville (ou ici, du village) n'est pas novatrice, qu'il s'agisse de Tarzan ou de Romulus et Rémus.

Une vie de nature, plongée soudainement dans le monde de la civilisation avec sa technologie et ses règles, qui diffèrent bien sûr énormément de celles du monde de la nature.

Le père du petit est vu par la population des villageois comme un monstre terrible, et un ogre,  de par sa stature et sa cruauté. Finalement, cela arrange les vieilles madames avec leurs mises en plis que quelqu'un qui n'a pas les mêmes valeurs et les mêmes mœurs ne soit pas perçu comme un humain.

L'onirisme est présent dans ce beau film d'animation puisque le petit garçon communique avec les morts, il les voit et leur parle. Ces morts, de l' »outre-Monde » comme le petit les appelle sont dessinés comme des « vraies » personnes mais avec des têtes d'animaux des bois.

Bien sûr un amour naissant entre le petit et la petite fille du village est intéressant, puisqu'il montre les obstacles que les deux jeunes rencontres pour se voir. C'est là qu'il faut nuancer. Il n'y a pas seulement barrières de la part du monde civilisé. En effet, le père du petit ne veut pas non plus qu'il fréquente ce monde civilisé.

Comment approcher, toucher du bout des doigts un monde qu'on ne connaît pas et qui paraît dangereux, c'est ça qu'on essaie de nous montrer dans ce film par le biais de l'innocence d'un enfant adorable, qui veut comprendre, et aimer.

À l’affiche dès le 19 octobre

Perrine Gruson




Album de Moran - 31 janvier 2012

Lancement de l’album Sans abri de Moran

Une poésie qui nous interpellent

Il y a des artistes que l’ont a découvert, que leurs voix nous touchent, que la poésie de leurs textes nous interpellent, que leurs charismes nous happent et l’auteur-compositeur-interprète Moran est pour moi un de ceux-là. Après deux albums, Tabac et Mammifères, que j’ai écouté en boucle, aimé du plus profond de mon cœur et appris chacune des chansons, voici qu’il présente Sans abri, un troisième album tout autant merveilleux avec des chansons accrocheuses et beaucoup de poésie dans ses textes.

Moran a lancé son nouvel opus au Cercle en formule 5 à 7 accompagné de ses musiciens : le guitariste Thomas Carbou et le batteur Sly Coulombe devant une vingtaine de personnes. Il a livré cinq des chansons de son nouvel album sur les 11 présentes sur le disque. Il a tout d’abord interprété la pièce titre de l’album Sans abri, une chanson touchante, poétique sur la vie d’immigrant dont voici un extrait : « je ne suis pas d’ici, je ne suis pas d’ailleurs… Je suis un sans-abri, j’habite dans mon cœur…». Un de mes coups de cœur de l’album tant elle m’a procuré des frissons. Il a ensuite présenté Mêmes animaux, une chanson écrite par Christian Mistral qui parle de sa relation d’amour avec Catherine Major. Une belle chanson d’amour. Il a ensuite livré Crazy, une chanson sur la folie et la schizophrénie. Il a aussi livré une demande spéciale Darfour, un texte sur sa vision du Darfour et de la réalié actuelle. Pour terminer, il a fait Donne, une chanson sur l’Amour, le don de soi et le risque de s’y perdre. « On peut prendre le temps pour du cash, mais combien te coûte ton désir » livre-t-il dans la chanson.

Son album Sans Abri méritera plusieurs écoutes pour y découvrir toutes les subtilités de sa poésie, pour y redécouvrir un artiste exceptionnel et une voix magnifique. Moran a d’ailleurs remporté de nombreux prix dans sa carrière, mais récemment il a reçu le Prix Coup de cœur de l’Académie en 2012 pour la deuxième fois.

Moran présentera son nouveau spectacle tiré de l’album Sans abri le 12 avril 2013 à l’Anglicane. Un spectacle à ne pas manquer. En attendant, l’album Sans abri est disponible partout. Un artiste à découvrir.

www.moranmusique.com

Valérie Côté




Grand Théâtre - 31 janvier 2012

Eleni Mandell et Geneviève Toupin au Grand Théâtre

L’auteure-compositeure-interprète de Los Angeles Eleni Mandell présentait le 17 octobre dernier à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre son nouvel album I Can See the Future. Un spectacle intime où l’artiste s’est livré totalement devant une salle trop peu remplie.

Elle a livré 90 minutes de spectacle tiré de ses divers albums et a même interprété plusieurs demandes spéciales en rappel répondant aux demandes de ses fans présents à Québec. Elle était accompagnée du contrebassiste de Blue Rodeo, Bazil Donovan, avec qui elle est devenue amie après une première partie à Vancouver.

Un spectacle tout en douceur et en subtilités. Avant chacune de ses chansons, elle présentait la présentait s’efforçant de parler français le plus possible pour créer un lien de confiance avec les fans. La Californienne a aussi pris la peine de venir signer ses albums et discuter avec les personnes présentes après la prestation.

Même si je n’ai pas accroché à son style, je peux dire qu’elle est charismatique, généreuse avec le public et a su livrer un excellent spectacle. Une artiste qu’il faudrait que je redécouvre sur disque afin d’apprécier sa voix rauque et ses textes d’amour brisés.

Geneviève Toupin en première partie

La franco-manitobaine Geneviève Toupin qui vient tout juste de lancer son nouvel opus The Ocean Pictures Project a réchauffé magnifiquement la salle de trois chansons tirés de son nouveau disque ainsi que la chanson Stardust motel, une chanson mélangeant l’anglais et le français tout à fait magnifique qui donne un avant-goût de son prochain disque en français qui devrait paraître au printemps.

Le public était sous le charme de la Québécoise d’adoption et aurait aimé en avoir plus. Il faudra la surveiller dans les prochains mois. D’ailleurs, elle reviendra au Grand Théâtre dans le spectacle Dansa Lhasa danse présenté le 4 décembre prochain.

http://elenimandell.com/

http://genevievetoupin.com/

Valérie Côté




Les Denis Drolet - 31 janvier 2012

 

Brun, la couleur de l’humour

Bernard Adamus chante que Brun, c’est la couleur de l’amour. Brun, c’est aussi Les Denis Drolet. Ça fait déjà dix ans que Sébastien Dubé (la barbe) et Vincent Léonard (les dents) revêtent leurs habits bruns pour nous faire rire.

Comme du monde, le troisième spectacle du duo d’humoristes, présenté en supplémentaire au Théâtre du Petit Champlain, nous plonge dans l’univers loufoque des hommes en brun.  Pour cette occasion, ils se sont habillés un peu plus « propres ».  Dans un décor d’appartement contemporain, nos deux fous sont toujours aussi campés dans leurs personnages de nerveux hyperactif (Léonard) et de grognon vulgaire (Dubé). Ils se disent plus propres, sans vilain mot ni violence gratuite. La suite nous laissera un peu perplexes sur cette affirmation.

Dans une mise en scène efficace et ultra dynamique, signée Pierre-François Legendre, les Drolet entament le spectacle sur les chapeaux de roues. Ils nous parleront de leur enfance avec un père inconnu, ils nous serviront Le petit chaperon rouge, assaisonné à la sauce brune et nous amènerons à Disney World. On aura aussi la chance d’assister à la naissance du Christ. A travers l’absurdité de leurs sketchs, on reconnait des textes drôles et travaillés. Des textes sans prétention ni morale. Les répliques sont rapides et « punchées ». On sent bien la complicité des deux « malades ». Bien entendu, nous avons droit Just-to-buy-my-love, et à ses interventions toujours aussi… pertinentes. En plus de nous faire bénéficier de ses extraordinaires talents de danseur, My-love reviendra dans la peau d’autres personnages dont un Jésus en couche et une version 2.0 du danseur dans la partie où les Drolet se retrouvent après une séparation abrupte, causée par un supposé malaise sur scène.

Pour la portion musicale, des chansons romantiques. On a bien eu le privilège d’entendre quelques brefs extraits de leurs plus grands succès, mais pour ceux qui espéraient Fantastique, ils devront attendre encore.

Une soirée où la folie et l’absurdité auront fait résonner beaucoup, beaucoup de rires entre les murs du Théâtre du Petit Champlain

La folie des Denis Drolet se fera encore sentir les 19 et 20 octobre, toujours au Théâtre du Petit Champlain.

Claude Gignac




Les soirées palpitantes - 31 janvier 2012

Trio PALpitant !

 

Vendredi soir, la Polyvalente de l’Ancienne-Lorette, donnait le coup d’envoi à la 9e édition des «Soirées palpitantes». Pour l’occasion,  trois coups de cœur des éditions antérieures se partageaient la scène.  Les soirées palpitantes ce sont des découvertes artistiques mais aussi une agréable façon de financer différents projets de PAL.

Après une présentation un peu trop longue de monsieur le professeur, l’auteure-compositrice-interprète Émilie Clepper s’approprie la scène.  C’est seule à la guitare qu’elle ouvre la soirée. D’emblée, elle nous raconte sa vie entre le Québec et le Texas.  Émilie Clepper c’est une voix juste et riche.  Le timbre nasillard et son jeu de guitare aux teintes texannes servent parfaitement le folk qu’elle nous livre avec passion.  À la quatrième pièce, elle nous raconte les sept heures de retard d’un train dans le désert qui lui aura permis de rencontrer le joueur de banjo qui se joint à elle pour les chansons suivantes.  Le folk est à son meilleur ! 

Puis tel un parfait crescendo, c’est Randall Spear qui nous offre la deuxième partie.  Il commence par une douce prestation à la guitare avec la collaboration d’Émilie Clipper. Il enchaîne avec la très belle Only love can bring you there, de son dernier album Someone to help meRandall Spear c’est folk, aux accents pop et country.  Il est accompagné de Sophie Denis aux voix, Christian Morissette aux percussions et le dynamique Richard Drouin à la basse et au violon, celui-là même qui a parcouru le monde avec le Cirque du soleil. Randall Spear enflamme la salle et le public en redemande.  Pour le bonheur de tous, il nous revient pour une dernière pièce pour nous diriger vers l’entracte.

 Clio, est la troisième artiste de la soirée.  Valérie Clio s’est fait connaître avec l’édition 2007 de 5x5.  Une voix chaude et puissante, une bombe d’énergie. C’est la «soul sister québécoise».   Autant en français qu’en anglais elle transporte la salle dans son univers  aux influences marquées de Billy Holiday, Etta James et Ray Charles.  Elle est sur scène avec son band et son complice à la basse Guillaume Tondreau.

En réunissant les trois artistes pour une dernière chanson, nous voilà à la finale du crescendo d’une soirée décontractée, énergique et unique.

Les soirées palpitantes se poursuivront le 12 mars avec le volet cinéma et le 9 avril avec les finissants de l’école nationale de l’humour.

Lucie Monaghan




Yann Perreau - 31 janvier 2012

Yann Perreau au Grand Théâtre

Yann Perreau présentait le 19 octobre dernier son nouveau spectacle À genoux dans le désir à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre. Une soirée enlevante pendant laquelle le public a pu découvrir la poésie de Claude Péloquin mise en musique par Yann Perreau. Une soirée des plus intéressantes.

Le nouvel opus de Yann Perreau provient d’une enveloppe brune de poésie que Claude Péloquin a fait parvenir au chanteur il y a deux ans. En est sortie dix chansons qu’il interprète avec des chanteuses talentueuses dont : Catherine Major, Ariane Moffatt, Lisa Leblanc, Marie-Pierre Arthur, Eleni Mandell, Salomé Leclerc, Elisapie Isaac, sa blonde Marie-Pierre Veilleux, Queen Ka et Ines Talbi.

Yann Perreau a décidé de faire lui-même première partie avec quelques chansons piano-voix dont les très belles Le bruit des bottes, Grand brune et Cloudy mélancolie. Par la suite, il a interprété l’intégralité de son album À genoux dans le désir accompagné de Ines Talbi, qui a su magnifiquement remplacer toutes les voix féminines de l’album sauf pour Acrobate de l’éternité alors que sa blonde Marie-Pierre Veilleux est venue l’interpréter avec leur enfant à naître. Claude Péloquin était également présent afin de livrer deux textes avec beaucoup d’aplomb et de charisme. Une idée vraiment intéressante d’intégrer le poète au spectacle puisque cela fait découvrir la magie de la poésie à un nouveau public.

Pour la partie principale de son spectacle, Perreau pouvait compter sur une formation de sept musiciens, un quatuor à corde (Mommies on the run), Ines Talbi et Claude Péloquin. Yann Perreau a livré tout le long du spectacle une performance énergique, sa voix portait, il souriait, bref ce fût une excellente soirée. La soirée s’est terminée en rappel par l’interprétation de Claude Péloquin de M. L’Indien et les chansons Le président danse autrement et Beau comme on s’aime.

Yann Perreau devrait revenir à Québec l’an prochain avec son spectacle, cela vaudra à coups sûr le déplacement, mais en attendant, il participera à la soirée Jeunes musiciens du monde le 23 novembre prochain.

http://www.yannperreau.com/

Valérie Côté




Daniel Lavoie - 31 janvier 2012

Daniel Lavoie – J’écoute la radio

Samedi soir, le grand Daniel Lavoie était au centre d’art La Chapelle pour présenter  en supplémentaire son spectacle inspiré de son 22e album : « J’écoute la radio».

C’est en force, avec Jours de plaine et Où la route te mène qu’il ouvre la soirée accompagné de quatre talentueux musiciens.   Mario Légaré à la basse, contrebasse et guitare acoustique, Andréanne Alain au piano et claviers, Justin Allard à la batterie et aux percussions et Marc Vallée aux guitares acoustiques et électriques, clarinette baryton et à la direction musicale.

Sur le ton de la confidence, Daniel Lavoie nous dit qu’il n’aurait pas dû être chanteur puisqu’il est de nature timide et solitaire, pourtant il a laissé sa marque en vendant plus de deux millions d’exemplaires du seul titre «Ils s’aiment».

Tout au long de la soirée, l'auteur-compositeur-interprète à la voix chaude et puissante, revisite quarante années de carrière.  Il  a donné une nouvelle vie à ses chansons en réactualisant les arrangements et souvent de façon majeure comme pour La danse du smatte et c’est très réussi.

Les succès s’enchaînent, J’ai quitté mon île, Docteur tendresse, Tension attention, Qui sait?, Je voudrais voir New-York.  Jusqu’à un passage apprécié dans l’univers de Notre-Dame-de-Paris avec Tu vas me détruire et Belle qui s’est vue décerner le titre de chanson du siècle en France.

La soirée est magique, le temps passe trop vite et déjà nous sommes au rappel. Le public est debout et en redemande.   Il est généreux Daniel Lavoie et revient sur scène à deux reprises le temps de quatre chansons.

En première partie,  Sophie Beaudet  nous a présenté quelques pièces de son premier album «Garçonne» paru en février.  La chanteuse à la voix douce a séduit le public de Daniel Lavoie.

Une mise en scène signé Denis Bouchard,

http://www.daniellavoie.ca/

Lucie Monaghan

 




Swingle singers - 31 janvier 2012

 (20 octobre 2012)

       SWINGLE SINGERS

Palais Montcalm

À plusieurs reprises pendant le spectacle l’illusion était parfaite. On se mettait à chercher les instruments de musique. C’était à s’y m’éprendre.

Sept virtuoses du chant a cappella composent la quatrième génération de cette formation née au début des années 60 à Paris. Depuis, s’étant fixé à Londre, les Swingle singers ont produit une cinquantaine d’albums et récolté plusieurs Grammys.

Sara Brimer soprano, Joanna Goldsmith-Eteson soprano, Clare Wheeler Alto, Oliver Griffiths ténor, Christopher Jay tenor, Kevin Fox baryton et Edward Randell basse nous font profiter de l’immense étendue de leurs remarquables talents respectifs et de leur savoir faire collectif.

Des interprétations exquises, aux arrangements originaux, agrémentés de chorégraphies simples et distrayantes enrobent des classiques comme Badinerie et Aria de J.S. Bach ou plus populaire comme Lady Madonna et Ticket to ride des Beatles. River man de Nick Drake, Woman in chains de Tears for fears, Libertango de Piazzolla et Amazing Grace étaient ravissants.

Une interprétation de la Diva dans le film le 5e élément m'a vraiment marqué, c'était vraiment ravissant.

Un septuor à voir mais surtout à entendre, tout simplement divin.

Louiselle Lavoie




PAOLO NOEL - 31 janvier 2012

Du Paolo Noel, tout simplement

Dimanche dernier au Centre d’Art La Chapelle, Paolo Noel  encore une fois a séduit les femmes et  il a fait réfléchir et rire les hommes. Avec ses 83 ans bien sonnés, le chanteur de charme connaît à fond son public. Sans artifices, sans flaflas et sans langue de bois, notre Paolo national reste toujours fidèles à lui-même.

Il chante l’amour depuis belle lurette et même si quelques-unes de ses chansons ont une soixantaine d’années, on peut dire qu’il nous interpelle à chaque fois. De ses interprétations, il nous amène à réfléchir, on finit par s’approprier  les textes et l’on s’aperçoit bien vite que l’amour en 1950 ou en 2012 reste toujours l’amour.

Entouré de ses deux musiciens Karyne et Daniel, Paolo s’amuse. C’est avec sa voix unique de grand charmeur, qu’il parcourt une partie du répertoire de celui qui a été une source d’inspiration pour lui son ami Tino Rossi.

Les medleys se succèdent et il nous fait découvrir la chanson qui lui a permis de mettre du pain sur la table ‘’Ma prière’’

Je ne peux passer sous silence le moment le plus touchant de la journée. Diane sa superbe épouse est venue le rejoindre sur scène pour interpréter une chanson. Ensemble depuis 45 ans, avec des hauts et des bas comme tous les couples, l’amour se voyait encore dans leurs yeux, c’était magnifique.

Naturellement, le spectacle n’aurait pas été complet sans Flip Flop Fly, Je m’appelle Paulette et la chanson qui a endormie, comme il s’amuse à le dire presque tous les enfants ‘’Le petit voilier’’

Paolo Noel, le premier chanteur de charme Québécois avec une guitare, est un artiste complet.

Malheureusement, cela aura pris plusieurs années avant que les gens de l’industrie réalisent à quel point, il est talentueux comme chanteur, conteur et comédien.

Paolo Noel, nous a fait rire et  pleurer, en jouant, en chantant et en parlant.

C’était du grand Noel, au Centre d’Art La Chapelle

Le troisième tome de son autobiographie ‘’ J’ai mordu dans la vie et la vie m’a mordue’’ de 1968 à 1982 est en vente dès maintenant.

Lyne Laroche




Michel Fugain - 31 janvier 2012

Michel Fugain, une énergie impressionnante

 

Avec près de 50 ans de carrière, Michel Fugain nous rendait visite le 22 octobre dernier à la Salle Albert-Rousseau.

Loin de s’essouffler malgré ses 70 ans, Fugain y est allé d’un véritable marathon avec plus de 35 chansons, certaines offertes en pot-pourri.

Amoureux du Québec, Fugain est toujours extrêmement heureux de se produire chez-nous. Il se dit avoir même des liens quasi fraternels avec les Québécois. D’ailleurs, sa fille Marie vit au Québec depuis quelques années et il ne manque pas une occasion de venir la visiter.

Dans une belle forme et accompagnés de 6 musiciens très talentueux, Fugain s’amusait à conter plein de réflexions personnelles et « moraliser un peu » le public conquis qui, de toute évidence, s’en régalait.

Pratiquement tous les grands succès datant d’aussi loin que les années 1970 (où Fugain évoluait avec le Big Bazar) nous ont été servis au plus grand plaisir du public ravi. Le grand homme a défilé ses hits dont ''Fais comme l’oiseau, Les gentils, les méchants, La fête, Bravo monsieur le monde''…mais une seule ombre au tableau, dans sa liste, l’absence de la chanson ''Comme un soleil''

Même pour les pièces moins connues du public, ce dernier était très attentif et littéralement charmé par cette icône de la musique française qui a su faire preuve d’une grande générosité.

Son nouvel album Bon an mal an est maintenant disponible au Québec et pour avoir plus de détails sur les dates de sa tournée

www.michelfugain.ca

Jean Deshaies




Angoisse cosmique - 31 janvier 2012

23 octobre 2012

ANGOISSE COSMIQUE OU LE JOUR OÙ BRAD PITT FUT ATTEINT DE PARANOÏA

Théâtre Périscope

Deux hommes et une femme, fin vingtaine, début trentaine. Ils regardent un reportage sur l’état inquiétant de la planète et se demandent ce qu’ils peuvent faire. Est-ce le temps de mettre des ampoules fluocompactes et de baisser son thermostat quand c’est l’apocalypse? Ou bien faut-il devenir écoterroriste sur un quelconque baleinier? Et puis surgit l’idée : Brad Pitt, lui, pourrait faire quelque chose. C’est un artiste engagé, il est connu internationalement; lui et Hollywood pourraient faire LE film qui éveillera les consciences : « Save the planet Earth! ».

Une pièce jeune et dynamique, malgré les sujets sérieux dont elle traite. Entre autres celui de l’environnement, les changements climatiques et la surconsommation. Un texte charnu et une mise en scène appuyée de multi-média.

En toile de fond, des écrans nous informant sur les résultats de recherches  scientifiques nous permettant de voir ou revoir nombre d’interviews de personnalités connues, d’astrophysicien, de philosophes et bien d’autres. Des extraits de chansons populaires nous amènent à ressentir les états d’âme dans lesquels les personnages sont, tout en rendant le jeu plus ludique.

Un texte qui sans être alarmiste pousse à la réflexion.

En modifiant quelques petites habitudes pourrions nous changer certaines choses de façon significative?

Pourquoi ne pas essayer et commencer dès aujourd’hui?

Une comédie féroce de l’auteur Christian Lollike, nommé meilleur dramaturge danois en 2009 (Prix Reumert) pour cette pièce, créée pour la première fois au Québec par le Théâtre Niveau Parking. Une mise en scène de Michel Nadeau, avec Claude Breton-Potvin, Hugues Frenette et Emmanuel Bédard.

Jusqu’au 17 novembre 2012.

Louiselle Lavoie




Mes Aieux - 31 janvier 2012

Il n’y en en pas deux…comme Mes Aieux

 

Après trois ans d’absence, (et même un passage dans la quarantaine pour certains membres du groupe, comme ils se plaisaient à nous dire avec humour), hier soir à la Salle Albert Rousseau, les membres de Mes Aieux nous ont  présenté leur tout nouveau spectacle "Le tour du printemps" afin de nous faire découvrir les nouvelles chansons de leur 6e opus " À l'aube du printemps". 

Le groupe, dont les membres sont composés de Stéphane Archambault (voix, mélodica), Marie-Hélène Fortin (Violon, percussions, voix), Frédéric Giroux (Guitares, basse, harmonica, glockenspiel, voix), Benoit Archambault (Claviers, trompette, accordéon, percussions, voix), Luc Lemire (Saxophone, glockenspiel, percussions), Marc-André Paquet (Batterie, percussions, basse, voix) ainsi que le nouveau venu de la formation, Simon Proulx (Basse, voix), nous a offert à travers ses chansons un survol de notre culture québécoise, tant actuelle que d'antan, encore un vrai délice auditif pour le public.

C'est avec poésie et humour qu'ils nous ont entraîné avec "Viens-t'en", "La fille du docteur Brochu" (qui n'apparaît sur aucun album), "Le deni de l'évidence", "Ton père est un croche" et la désormais célèbre "Dégénérations" qui fait maintenant partie des partys de famille partout en province (spécialement durant le temps des Fêtes qui arrive bientôt).

La mise en scène a été soigneusement faite, tant au son qu'aux éclairages. Les dialogues entre les chansons qui sont soit des tranches de vie, d'actualité ou d'histoire nous divertissent autant.

Au rappel, après presque deux heures, ils nous ont offert deux chansons, dont le nouvel extrait "Je danse avec toi".

Mes Aïeux nous a donné un très bon spectacle, nous démontrant leur grand talent de compositeurs, musiciens et raconteurs. Leur style est unique en son genre, il n'y en a pas deux comme Mes Aïeux! C'est sans doute pour cette raison que le groupe a récolté quatre nominations au Gala de l'ADISQ qui se tiendra le 28 octobre prochain, notamment dans les catégories "Album de l'année - Folk" et "Groupe de l'année".

Le tour du printemps a débuté le 15 septembre dernier et se poursuivra jusqu'au printemps 2013. Pour connaître les dates de spectacles je vous invite à consulter le site officiel de Mes Aïeux au

http://mesaieux.qc.ca/

Caroline Gagnon




Viande - 31 janvier 2012

VIANDE

 

Cette pièce de théâtre mettant en scène 3 comédiens, une jeune femme et deux hommes est complexe. Inspirée de faits vécus par la comédienne Noémie O' Farrell, la limite entre le témoignage et la fiction est parfois difficile à discerner.

L'histoire est bien ficelée. On croit d'abord à une histoire de jeune femme désespérée qui fait venir un homme qu'elle a rencontré dans un bar, sans qu'ils se connaissent. Juste pour une partie de jambes en l'air. Ensuite arrive le deuxième homme, qu'on prend pour son mac.... En fait ( et j'ai bien cru que cela allait arrêter là) le but est que la jeune femme séduise des hommes, les drogue, pour finalement avec l'aide du médecin ( qu'on prend donc pour le mac) les opérer pour leur prendre un rein.

Ça paraît assez énorme comme activité illégale. Bien sûr à ce moment-ci de la pièce, on se demande si cette partie de la pièce est inspirée... de faits vécus...

Les questionnements sont là. Ils durent du début de la pièce jusqu'à la fin. Peut-être est-ce un trait de caractère de l'âme humaine, de toujours savoir si c'est arrivé « pour vrai », comme nous sommes enclins à vouloir ancrer la fiction dans la réalité.

Mais le sujet de la pièce n'est pas là. En fait : Noémie vit dans un monde de mensonges. Pourquoi? Parce qu'elle souffre de Troubles Alimentaires. En fait, je dirais que c'est le sujet principal de la pièce.

Elle ment dans la pièce comme elle a menti dans sa maladie. Car c'est une maladie, et elle est grave. Mentir en disant qu'on a mangé, mentir en disant qu'on se s'est pas fait vomir, mentir en disant qu'on n'a pas faim, mentir en disant qu'on veut guérir, mentir en disant qu'on veut bien prendre du poids. Se mentir à soi-même aussi. L'anorexie et la boulimie sont de graves maladies mentales qui sont des dérivatifs à un mal-être extrêmement profond.

La pièce ne donne pas de solutions à ce problème majeur, mais questionne. Finalement l'actrice nous démontre qu'il ne suffit pas de manger ou de prendre du poids pour être guéri(e). Que se revendiquer anormale, et fière d'être différente est parfois un profond désir d'accéder à une vie libre, même pleine de clichés. Car l'anorexie est une prison. Prison dans la tête, prison dans les comportements.

La performance des acteurs est à souligner, surtout bien sûr celle de Noémie, pour qui ça ne doit pas être nécessairement évident de mettre en spectacle ses propres souffrances, et peut-être ses erreurs.

On est sensible au côté trash de la pièce, à son côté sombre. On espère que l'actrice principale va s'en sauver. Dans les deux sens du terme.

Si vous souhaitez voir de bons acteurs, des thèmes difficilement abordables au théâtre. Allez voir cette pièce, elle est d'excellente qualité et donne à réfléchir.

À l'affiche du 27 octobre au 10 novembre au Théâtre Premier Acte

Perrine Gruson




Les jeunes musiciens du monde - 31 janvier 2012

Les jeunes musiciens du monde ont besoins de vous!

Quand la musique change des destins!

Hier au Restaurant St-Amour, les médias étaient conviés à assister à la conférence de presse des jeunes musiciens du monde. Une invitation encore cette année à participer aux activités de cette organisme qui au fil du temps donne le sourire  à des jeunes et leur permet de s'épanouir grâce à la musique.

Jeunes musiciens du monde et son porte-parole le chanteur Yann Perreau vous invite à soutenir cette cause qui permet à plus de 600 jeunes provenant de différents milieux de vivre des expériences uniques dans cinq écoles de musique GRATUITES au Québec, soit les écoles Québec (quartier Saint-Sauveur), Montréal (HochelagaMaisonneuve), Kitcisakik (Abitibi-Témiscamingue) et Sherbrooke (quartier Ascot) et la Kalkeri Sangeet Vidyalaya en Inde.

Le 15 novembre à 18h au Musée national des beaux-arts du Québec, aura lieu un cocktail dînatoire où les convives pourront déguster de délicieuses bouchées préparées par certains des meilleurs restaurants et traiteurs de Québec. Il y aura aussi un encan d’ouvres d’art mené par Lacerte art comtemporain et plusieurs animations variées sont prévue dont les performances du Sticly Jazz Band, de la fanfare Monfarleau, Dj Saul B et des élèves de jeunes musiciens du monde. Le tout  sera animé par Guillaume Dumas de Radio Canada.

Le 23 novembre prochain à l’Impérial de Québec, le froupe Papagroove agira à titre de house band et sera rejoint sur scène par Bran Van 3000, Elisapie Isaac, Marco Calliari, Keit Kouna, Élage Diouf, Marc Déry, et des élèves de jeunes musiciens du monde. Patricia Tadros de la première chaîne de Radio Canada et Isabelle Guilbeault d’Espace musique animeront la soirée.

Il est important de vous rappeler que les activités-bénéfice sont la principale source de financement des jeunes musiciens du monde JMM.

Jeunes musiciens du monde est un organisme à vocation sociale fondé en 2001 à Québec et qui contribue à l'épanouissement des jeunes de milieux populaires en mettant sur pieds des écoles de musique gratuites, axées sur le patrimoine. Jeunes musiciens du monde est né de l'idée qu'un monde plus juste, solidaire et responsable est possible. Une conviction profonde, qui se concrétise en offrant aux jeunes l'opportunité de puiser dans leurs racines culturelles et sociales pour trouver force et inspiration.

Soirées Jeunes musiciens du monde 2012 
 

Spectacles 
 
Québec : vendredi 23 novembre à 20h30 
Impérial de Québec, 252 rue Saint-Joseph Est 

 
Montréal : Jeudi 8 novembre à 20h30 
Théâtre TELUS, 1280, rue Saint-Denis 
 
Prévente : 35$ Porte : 40$  
Cocktails dînatoires 
 
Québec : jeudi 15 novembre à 18h 
Musée national des beaux-arts du Québec, Parc des Champs-de-bataille 
 
Montréal : jeudi 8 novembre à 18h 
Théâtre TELUS, 1280, rue Saint-Denis 
 
Prix: 150 $ (reçu d'impôt de 100 $) 
 
Billets en vente sur le site sécurisé de Jeunes musiciens du monde 
ou sur le site de l'Impérial. 
 
www.jeunesmusiciensdumonde.org 
Quand la musique change des destins!

 




Cranbourne - 31 janvier 2012

Fabien Cloutier présente Cranbourne au Grand Théâtre

Fabien Cloutier présentait son spectacle Cranbourne à Québec, pour une seule représentation, le 24 octobre dernier au Grand Théâtre dans une salle Octave-Crémazie presque remplit de jeunes et de moins jeunes. Une prestation drôle, sentie, qui fait passer par toute la gamme des émotions. Son humour parfois vulgaire parfois touchant et surtout anti-conformiste jumelé à ses talents de conteur procurent une soirée des plus réussies.

Le spectacle est un mélange de monologue théâtral, de monologue humoristique et de conte ce qui en fait un amalgame qui procure des fous rires, beaucoup de fous rires. Ses jeux de mots comme faire le «chemin de Compostage» (Compostelle) ou de la «viande anale» (halal) sont bien exécutés et surtout tordants. Il y a des sacres, du joual, mais le personnage s’y prête bien et cela n’est nullement dérangeant.

Cranbourne est le deuxième volet des «aventures» du Chum à Chabot, après Scotstown écrit et mis en scène par. Fabien Cloutier. Ses grossièretés touchent parfois des points sensibles comme lorsqu’il s’attaque au fifi, aux gros, aux «islams», aux handicapés et aux nègres. Mais également, on rit à s’en décrocher les mâchoires dans sa visite dans le village de St-Magloire où il y a un concours pour savoir où la vache va chier ou lors de sa demande de mariage dans l’usine de gâteaux Vachon et de sa simulation réaliste de baise sur les sacs de coconut.

Fabien Cloutier a publié ce monologue chez Dramaturges Éditeurs si vous voulez lire ce qu’il fait. Il a d’ailleurs été mis en nomination pour le prix Michel-Tremblay pour ce texte.

Un spectacle vraiment drôle qui mérite le déplacement à coups sûrs. S’il revient à Québec, ne manquez surtout pas son spectacle.

Valérie Côté




Ariane Moffat - 31 janvier 2012

Ariane Moffatt

Un privilège

Elle a sûrement réveillé les anges de l'Anglicane

 

L’auteure-compositrice interprète Ariane Moffatt est de passage à la maison. Elle qui fait la navette entre ici et l’Europe est à Lévis, sa terre natale,  pour présenter son spectacle MA dans la chaleureuse Anglicane. MA, c’est son 4e et tout dernier disque qu’elle a écrit, produit et interprété. Un disque vraiment à son image. Un disque d’explorations à saveur électro-pop, où l’artiste ne se contente pas de repasser dans les sentiers balisés. Ariane Moffatt explore des sonorités et des textures musicales nouvelles sans jamais mettre de côté les émotions.

Des émotions, elle nous en fera vivre de très belles durant la soirée. Amorçant sa prestation en anglais, tout comme sur le disque bilingue, Moffatt met la table avec Walls of the world et In your body. Après nous avoir amené dans son univers qui flirt parfois avec celui de Depeche mode, elle nous transporte à l’Hôtel amour.  Elle livrera plusieurs des pièces de l’excellent MA.  L’homme dans l’automobile, Mon corps et Too late nous seront offertes dans une livraison parfaite où les quatre musiciens accompagneront Moffatt dans une qualité indéniable.  Les éclairages  étaient d’un soin et d’une beauté que l’on retrouve ordinairement dans de grandes salles. À travers les pièces de son dernier opus, elle insèrera notamment, Réverbère, Imparfait, seule au piano et Running up that hill de Kate Bush.

Ariane Moffatt est une artiste jusqu’au bout des doigts. Qu’elle frappe sur les touches de son clavier, qu’elle gratte les cordes de sa guitare ou qu’elle manie les baguettes, elle fait preuve d’un immense talent.  En plus, elle est drôle et sympathique dans ses interventions avec le public qui n’a cessé de lui lancer des « On t’aime Ariane » tout au cours de la soirée.

Elle finira en force avec entre-autres Je veux tout, Montréal et Point de mire qu’elle nous chantera au premier et deuxième rappel.

Vraiment, Ariane Moffatt est une grande artiste de calibre international. Nous avons été privilégié d’assister à ce spectacle d’envergure dans une petite salle aussi charmante.

Après un trop bref séjour au Québec, Ariane Moffatt s’envolera à nouveau vers l’Europe pour y  présenter une série de spectacles.  Pour nous, une version Remix de son album Ma, qui est en nomination dans la catégorie « album anglophone de l’année » au Gala de l’ADISQ de dimanche prochain,  sera disponible dès le six novembre prochain.

Claude Gignac




Tribunal de l'histoire - 31 janvier 2012

Tribunal de l’Histoire : Tremblements de terre

Palais Montcalm

Les colons français de Québec vivent un premier séisme en 1638. Un autre, en 1663, provoque une panique superstitieuse tandis que brillent trois soleils dans le ciel de Québec. La vallée du Saint-Laurent, deuxième zone sismique en importance au Canada, pourrait encore trembler. Qu’a-t-on retenu des secousses du passé?

Les changements dans la formule ont ajouté du rythme et de la clarté. Maintenant nous avons droit à deux experts (un historien et un scientifique) pour nous aider à mieux comprendre. Plus de citations latines (qui nous manquent énormément), plus de vote en direct, le juge est devenu coroner pour les besoins de la cause. Donc plusieurs changements mais pour le mieux.

La musique vient ponctuer l’action. Marc D’Anjou titulaire de l’orgue de la Basilique de Québec, nous a montré son savoir-faire en jouant de 3 instruments : l’orgue, le clavecin et le piano.

Un début de saison prometteur. Les comédiens étaient à l’aise dans leur rôle respectif, il n’y a pas eu de longueur, la mise en scène était fluide.

Le prochain Tribunal de l’Histoire aura lieu le lundi 19 novembre et aura comme sujet les épidémies.

Avec Paul Breton, Annick Fontaine, Sylvio Arriola, Jonathan Gagnon, Laurie-Ève Gagnon, Marc D’Anjou, Jean-Marie Lebel et Denis LeBoeuf.

Louiselle Lavoie




Adam Cohen - 31 janvier 2012

Adam Cohen

Tout en finesse

Venu au printemps dernier, Adam Cohen était de retour au Grand Théâtre de Québec ce vendredi.C’est dans une salle Louis-Fréchette trop peu remplie que l’auteur-compositeur-interprète a présenté son récital.  

En 2011, Adam Cohen, après avoir décidé de ne pas abandonner la chanson, a réalisé ce qui était probablement l’album de la dernière chance.

Après avoir complété le travail d’enregistrement, il est parti, disque en main, pour en déposer une copie sur le seuil de la porte de l’appartement de son célèbre père.  Le paternel a écouté le travail de son fils.  Il a beaucoup aimé. C’est Leonard qui lui a suggéré le titre de l’album.  Like a man sera, quelques mois plus tard, certifié disque d’or.  Après six ans de silence, Like a man marque un renouveau pour le chanteur, il a changé sa vie.  A tel point que Cohen ne retourne pratiquement pas fouiller dans son matériel précédent durant la soirée.

Ouvrant le spectacle avec Lie alone, il enchainera avec Sweet Dominique.  Comme pour son album, la soirée se déroule en douceur et en finesse. Les éclairages de David Rondeau sont particulièrement soignés et efficaces. La mise en scène l’est tout autant. Pour le troisième titre, Cohen décroche le combiné d’un téléphone pour livrer Matchbox, toujours tiré de Like a man.

Un récital à fleur de peu. La poésie du fils est descendante directe de celle du paternel.  Qu’il chante l’amour pour une femme ou pour son fils (Beautiful), Adam Cohen livre son œuvre avec émotion.  S’assumant pleinement, il se permettra même une immersion dans le répertoire du père en interprétant So long Marianne.  Il empruntera aussi Nothing compares to you à son idole Prince, pièce qui avait été popularisée par Sinéad O’Conner.

Pour l’occasion, il aura eu l’aide de sa violoncelliste Mai Bloomfield dans un sublime duo.  À ses côtés, on retrouvait aussi, le batteur Michael Chavez et un quatuor à cordes qui venait rehausser toute la beauté des arrangements.

De son propre aveu, lui qui revenait au Québec après une difficile tournée dans l’ouest Canadien conclura cette magnifique mais trop courte soirée dans un deuxième rappel sans micro ni ampli. Un fin bijou.

Claude Gignac




Andrée Watters - 31 janvier 2012

 

Andrée Watters électrise et country…tise

Hier soir au Centre d’Art La Chapelle, Andrée Watters a enfilé ses bottes de cowboys, son chapeau et sa guitare et a démontré au public que le country-rock, c’était sexy et électrisant.

La petite fille de Québec en a bien fait du chemin depuis 2004,  quand son premier album AW fût consacré l’album Rock de l’année au Gala de l’Adisq.

L’auteure-compositrice-interprète entouré de 5 musiciens a interprété plusieurs de ses succès revisités à la saveur Country Rock,  mais aussi ses chansons coups de cœur, qu’elle  s’est appropriée  parfaitement. Son interprétation de la chanson ‘’The first cut is the deepest’’ de Cats Steven était tout simplement magnifique.

Elle  a abordé le répertoire de Shery Crow, Dolly Parton, Shania Twin, Johnny Cash et en a même profité pour faire un clin d’œil à ses deux chanteuses préférées (quand elle était petite) avec ‘’Vivante’’ de France D’Amour et ‘’Tu m’as jeté un sort’’ de Laurence Jalbert. Sur scène, elle est énergique et on sent très bien, qu’elle est heureuse et à sa place. On peut sans l’ombre d’un doute dire que la belle est contagieuse.

Bref, un spectacle ou tous les ingrédients sont là pour passer une excellente soirée. Une country-girl belle et sexy, qui fait  un retour dans le passé avec des succès revisités et superbement bien interprétée.

À noter, qu'au gala de l'Adisq qui se tiendra ce dimanche sur les ondes de Radio Canada, son album Contry Rock est en nomination pour l'album de l'année Country et qu'elle est nominée pour l'interprète féminine de l'année

L'Album Country Rock Cover est en vente partout.

Pour savoir si Andrée s’arrêtera près de chez-vous dans le cadre de sa tournée

www.andreewatters.com

Lyne Laroche




Jamil - 31 janvier 2012

26 octobre 2012

T’ES PAS COMME MA MÈRE

Théâtre Petit Champlain

Après des mois de persévérance, de ténacité et de détermination Jamil est rentré sur scène fièrement avec sa guitare qu’il portait à bandoulière et sans canne.

Il nous a interprété Je pète au lit seul à la guitare. Un exploit qu’il n’avait pas réussi à faire lors de son dernier spectacle auquel j’ai assisté en février 2010. Pour le plus grand plaisir de la salle, Jamil est toujours aussi rebelle et lubrique. Il s’amuse à nous raconter des blagues plutôt croustillantes entre ses chansons souvent grivoises mais toujours savoureuses. Il jongle avec les mots avec aisance, subtilité et intelligence, impossible de résister. Il faut écouter Les pendules à l’heure, Comptine à la con ou Internet.  Il réussi aussi à être attendrissant avec Délivre-moi et C’est pas moi ça.

C’est accompagné de son complice LG Breton (guitare, basse et voix) qu’il reprend ses succès comme : Les moitiés, Des bébés partout et Pitié pour les femmes, ainsi que la majorité des chansons. La foule a été littéralement conquise.

Une soirée qui en a déridé plusieurs. Un beau retour en simplicité.

www.jamilxxx.net

Louiselle Lavoie




Oliver Jones - 31 janvier 2012

Samedi, le 27 octobre 2012

Dans le cadre du Festival de Jazz de Québec 

"Hommage à Oscar Peterson"

C’est au Centre d’Art La Chapelle dans une salle pleine à craquer que Monsieur Oliver Jones grand pianiste de renommée mondiale, nous a offert un spectacle inoubliable! 

Le légendaire jazzman nous a interprété plusieurs pièces de son défunt complice M. Oscar Peterson et il nous a fait découvrir  les chansons de son plus récent album. Il nous a démontré encore une fois, son immense talent. C’est en français et avec beaucoup d’humour, qu’il a débuté la soirée.

Accompagné sur scène de deux excellents musiciens dont l’extraordinaire contrebassiste" Éric Lagacé "et du jeune batteur "Jim Doxas", ils nous ont livré une soirée plus que mémorable.

Pour la première partie, l’hommage à M. Peterson était à l’honneur, dont " Sushi"," You look good to me", " Night Time" et "When Summer Comes" une très belle pièce joué tout en douceur, M. Jones la surnomme d’ailleurs " La Beautiful".  

Il a interprété sa pièce favorite " Place St-Henri" et il nous a révélé que c’est à cet endroit que lui et M. Peterson ont grandit. Et pour terminer la première partie, c’est avec " Someting for Chuck" pièce qu’il a écrit pour Chuck Peterson, le frère d’Oscar,  ce fût un moment très touchant.

Pour la 2e partie, le grand homme  nous avait réservé une belle surprise. Un panier d’osier avait été installé et le public pouvait y déposer ses demandes spéciales durant l’entracte. Naturellement les grands succès  ‘’Georgia" What a wonderful world" "Misty" " I wish you love" furent des  incontournables.

Vers la toute fin de la soirée, M.Jones a invité la grande pianiste de jazz Mme Lorraine Desmarais à le rejoindre sur scène pour interpréter en duo "All thing you are" écrite par M. Jones, ce fût un grand moment. Les deux complices ont eu droit à des applaudissements et à une grande ovation.

Après cette prestation M. Gino Ste-Marie a monté sur scène et a  remis le prix Gérard-Hébert du Festival de Jazz de Québec 2012 à M. Oliver Jones.

Il a terminé cette magnifique soirée avec un  rappel et nous a joué avec brio Hymn to Freedom" tout simplement fabuleux.

En résumé, c’est sur un plateau d’argent, qu’Oliver Jones nous a  livré un spectacle ou le jazz était  à son meilleur.

Selon lui, il devrait prendre sa retraite d’ici deux ans…passionné comme il est, le fera t’il?

Guylaine Rousseau




I'no - 31 janvier 2012

I’No au Théâtre Petit Champlain

 

Il y a des spectacles où l’on arrive sans rien s’attendre, car on ne connait pas le groupe, on n’a qu’entendu vaguement une chanson à la radio. C’est le cas du spectacle du groupe de Québec I’No le 2 novembre dernier au Théâtre Petit Champlain. Pourtant, ce fût de loin, un des meilleurs spectacles de ma vie. La voix envoûtante d’Amélie Nault, les sonorités pop et indie avec un petit côté folk, la prestance des musiciens sur scène et les textes de leur premier opus intitulé  Haunted hearts lancé au début de l’année 2012 m’ont séduites et m’ont fait passer une excellente soirée.

Le groupe I’No a connu un buzz sur le web à l’été 2010 avec la chanson Mon chéri et un vidéo qui a été vu à plus de 30 000 reprises jusqu’à maintenant. Par contre, ce qui fait que le spectacle est si intéressant, c’est l’amalgame de chacune des chansons qui vont droit au cœur, touchent et créent des émotions. Le jeu des lumières et la clarté du son ajoutent beaucoup de puissance aux paroles poétiques et entraînantes des textes écrits par Amélie Nault.

Pendant la soirée, le groupe composé d'Amélie Nault à la voix, d’Olivier Beaulieu aux percussions et à la batterie, d’Alexandre Blais à la basse et de Simon Pedneault aux guitares accompagné d’un autre guitariste ont présenté l’intégralité de l’album et en rappel une chanson de Bon Iver à capella assis sur le bord de la scène. Un groupe à découvrir, un album à écouter, un spectacle à voir et revoir, c’est certain.

Pierre Fortin en première partie

La première partie était assurée par Pierre Fortin qui présentait quelques chansons de son nouvel opus solo Mécanique d’hiver, lui qui joue notamment avec Galaxie et Les Dales Hawerchuck. Certaines de ses chansons sont plus douces, folk-rock et l’on peut même voir des ressemblances avec Fred Fortin ou avec le son des Colocs m’ont fait vibré, mais  certaines autres s’avoisinent plus du côté du rock décapant des Dales Hawerchuck et m’ont moins rejointes, mais il y en avait pour tous les goûts.

http://www.inotheband.com/

http://www.pierrefortin.mu/

Valérie Côté




Michel Barrette - 31 janvier 2012

Michel Barrette……et ses histoires

Toute une première hier soir, à la Salle Albert Rousseau pour notre Barrette National avec son tout nouveau spectacle le 10è en carrière ‘’Faut j’te raconte’’. Toujours égal à lui-même, sa fidèle source d’inspiration demeure les évènements de sa vie, qu’il raconte à sa façon, c’est-à-dire, toujours hilarante.

Après 30 ans de carrière, l’humoriste chouchou sait comment faire pour transformer ces mécaniques humaines en histoires loufoques. Pas besoin de grand décor, juste quelques lumières et une chaise berçante, et le voilà partit. Michel partage ses anecdotes naturellement, avec tout le talent qu’on lui connaît. Tout ce qui sort de sa bouche devient une histoire abracadabrante.

Il nous parle de son âge 55 ans bien sonnés, des enfants, de sexe, des autos, des motos, de la vie en générale. Le passé, le présent et l’avenir raconté à la façon Barrette, devient une source de divertissement incommensurable. On sent qu’il est heureux sur scène et qu’il a un très grand respect pour son public.

Bref, il est de ceux qui peuvent se prévaloir du titre ‘’humoriste préféré’’, car hier soir,  la tranche d’âge de son public était de 17 à 93 ans. Michel Barrette ne change pas, certains diront qu’il est drôle, rassembleur, divertissant, radoteur, moi je dirais qu’il est unique en son genre. Barrette, le gaillard nous amène à prendre la vie avec un grand H (humour)

Pour sa première partie, son fils Martin a interprété deux de ses compositions à la guitare  Hexagone amoureux et Moitié-moitié. Talentueux, je suis prête à parier que nous le reverrons sous peu, car la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre

Michel Barrette sera de retour à la salle Albert Rousseau le 26 mars 2013 mais pour plus d’informations

 http://www.spectacle.ca/michel-barrette/

Lyne Laroche




Martha Wainwright - 31 janvier 2012

Martha Wainwright...Mémorable

C’est dans un Petit Champlain remplit à pleine capacité que Martha Wainwright est venue présentée son nouvel opus Come Home To Mama le 6 novembre dernier. Elle a livré une performance à la fois énergique, mélancolique et ses interventions étaient très drôles. Une soirée mémorable avec une artiste exceptionnelle.

Dès les premières notes de I’m sorry, elle a su séduire le public avec son charisme. Elle a une voix claire et  bien maîtrisée. Entre deux chansons, elle raconte des histoires dont  celle où elle a confondu les verbes sucer et allaiter pour expliquer l'inscription «Rufus is a tit man» sur son chandail, qui était un cadeau de son père à sa mère quand cette dernière allaitait son frère le jeune Rufus. Ses chansons alliant rock et folk ont ensuite fait le reste du travail et le public en redemandait. L’émotion était à son comble et sa performance fût digne de mention. Elle se donnait corps et âme à son spectacle et cela donnait des frissons de plaisirs.

Après avoir chanté en français sur son album de reprises de Piaf, Martha Wainwright était heureuse de retrouver sa langue maternelle, l'anglais, pour présenter son album Come Home To Mama. Elle a présenté les différentes chansons de l’album dont la merveilleuse Can you believe it et l’énergique Radio star. Elle a aussi interprété Proserpina, une chanson écrite par Kate McGarrigle, qui a su emballer le public de Québec.

À la moitié du spectacle, elle a offert trois chansons en français, dont deux tirées de la trame sonore de Trauma, qu’elle vient d’enregistrer à la demande de Fabienne Larouche. Même si elle s’est servie d’un lutrin pour livrer Ayoye d’Offenbach, sa performance a été si convaincante et a procuré tant d’émotions qu’elle a su faire oublier le fait qu’elle n’avait fait cette chanson que lors de l’enregistrement de l’album. Elle a également livré Cette vie, traduction française de sa propre chanson This Life. Elle a conclu cet intermède en pigeant dans le répertoire de Piaf pour une interprétation sentie de Soudain une vallée. Elle n’a fait que peu de chansons de ses deux autres albums dont You Cheated Me et Ball & Chain.

La première partie était assurée par Familiars (Jared Samuel), le claviériste de Martha Wainwright.

Une belle soirée qui restera gravée dans ma tête. Une artiste à découvrir ou redécouvrir.

http://www.marthawainwright.com/

Valérie Côté




GUILLAUME WAGNER - 31 janvier 2012

Guillaume Wagner…sans filtres

Hier soir à la salle Albert Rousseau, Guillaume Wagner  a présenté son premier spectacle solo ‘’ Cinglant’’ devant un public presque conquis d’avance.

Le jeune humoriste  ne fait pas dans la dentelle, il est cru et ne passe pas par quatre chemins.

D’une aisance incroyable sur scène, il critique les jeunes de sa génération, commente les faits qui ont marqué l’actualité, analyse les relations de couple, s’attaque à l’homophobie. Il trouve à redire sur presque tout, à sa façon avec audace et aplomb. Il défrise, surprend et fait rire.

Son numéro sur la sexualité est vulgaire et direct il dit tout haut ce que l’on pense, mais que l’on n’oserait dire.

Arrogant, il égratigne plusieurs personnes sur son passage. Mais comme il le dit si bien, il a eu sa leçon et maintenant, il invente ses personnages.

Natif de Lac Beauport, Guillaume est revenu en force dans sa ville et à voir les applaudissements et les rires en continus, hier soir, c’était  comme si l’enfant prodigue revenait au bercail.

Si vous aimez les personnages qui ont de l’audace, qui sacrent et qui n’ont pas peur de leurs opinions et bien le show de Guillaume Wagner est pour vous.  Mais si vous avez les oreilles chastes et pures, veuillez vous abstenir!

www.guillaumewagner.com

Lyne Laroche




Chloé Lacasse - 31 janvier 2012

Chloé Lacasse et Maude au Théâtre Petit Champlain

 

Auteure-compositrice-interprète originaire de Québec, Chloé Lacasse proposait le 7 novembre dernier les chansons de son premier album éponyme ainsi que quelques nouvelles compositions qui devraient se retrouver sur un prochain album en chantier. Sa musique aux sonorités pop-rock est entraînante, fait réfléchir, sourire et même danser. Sa voix est claire, puissante et douce à la fois et ravit l’oreille.

Sacrée grande gagnante des Francouvertes 2011, ce qui lui a permis d’enregistrer son premier album réalisé par Antoine Gratton sorti le 27 septembre 2011, elle a aussi participé à l’été 2012 aux Francofolies de Spa en Belgique et au festival Pause guitare d’Albi en France. Cette expérience se voit sur scène alors qu’elle vit chacune de ses chansons et présente un spectacle énergique et qui groove.

Elle s’accompagne au piano et au synthétiseur et deux musiciens complètent la partie musique : Vincent Carré à la batterie et Marc-André Landry  à la guitare acoustique et à la basse. Dès les premières notes de Sans réponse, le public, trop peu nombreux à mon goût, embarquait dans le spectacle et découvrait cette artiste de talent qui mérite d’être connue. Elle a presque toutes fait les chansons de son album dont son premier extrait radio Tout va bien et son nouvel extrait Je voudrais l’être. Elle a également interprété magnifiquement la chanson Café Robinson de Marie-Jo Thério. Un spectacle d’une artiste talentueuse qui mérite d’être encouragée et découverte.

Maude en première partie

La première partie a été magnifiquement animée par l’auteure-compositrice-interprète également originaire de Québec Maude qui a présenté les chansons de son nouvel EP et des chansons qui se retrouveront sur son album en chantier qui sortira au printemps 2013. Une belle découverte d’une artiste folk, touchante et vibrante sur scène. À découvrir également.

http://www.chloelacasse.com/

http://chansonsdemaude.bandcamp.com/album/maude-ep

Valérie Côté




Pagliaro - 31 janvier 2012

Vendredi le 9 novembre 2012

 

“ Le Roi PAG”

 

Ce rocher entend toujours “frapper” et il a frappé fort au Centre d`art La Chapelle qui était pleine à craquer ce vendredi. Michel Pagliaro a livré une performance digne de ce qu’il est…Une vraie bête de scène.

Avec “PAG” pas de compromis.  Cette légende du rock québécois est tout simplement géniale.  C’est un rockeur authentique. La musique est un véritable besoin pour lui.

Derrière ses lunettes noires, on découvre un Pagliaro fougueux, énergique, éclatant, vivant, qui livre du bon rock comme dans le temps!

Il se paye un retour avec des classiques qui n’ont pas vieillis  ‘’J’ai marché pour une nation, Fou de toi, M’lady, Émeute dans la prison, Les Bombes, Dans la peau et bien entendu, celle qui a fait lever tout le public, frapper des mains et danser son grand  hit ‘’J’entends frapper’’.  Quelques succès anglophones donc  What the Hell I Got,  Rain-Showers, Ring-ring...  ainsi que quelques nouveautés toutes aussi puissantes, ont fait réagir les fans.

Accompagné de Fred Laberge (guitariste), Caroline Cameron (bassiste), Oliver St-Pierre (guitariste) et M. Richie (batterie) Michel Pagliaro et ses musiciens ont défoncés la baraque avec leur énergie devant un public  en “FEU”. Ils ont eu droit à plusieurs ovations durant la soirée. 

Pagliaro espère continuer d`être en santé pour pouvoir faire de la musique le plus longtemps possible!  D’ailleurs nous avons fêté ses 64 ans! Et oui c’était son anniversaire le 9 novembre, et il est toujours  en pleine forme, Un show de PAG faut que ça bouge,  que ça fasses du bruit, que ça décoiffe, il faut que ça rock.  On ne s’ennui pas, c’est certain!

En première partie, celle qui partage la vie de Pagliaro, l’auteure-compositrice-interprète Stephend  a interprétée quelques chansons ''Mes nuits, mes rêves, Donne-moi, Le cœur s’en va. Elle a une voix grave, remplie d’émotion.

Ce fut une soirée forte agréable, apprécié par un public aussi énergique que Pagliaro.  Un spectacle Rock à 100%, c'était impossible de rester clouer sur sa chaise!

Avec “Pagliaro” ...  Le public a eu droit à bon “Show”

Pour ses prochains spectacles, il sera à Québec au centre des congrès, le 10 novembre et à Montréal en janvier 2013,

Pour plus d`informations:

michelpagliaro.com

Guylaine Rousseau




Zachary Richard - 31 janvier 2012

Zachary Richard…Une belle folie

À peine un mois après la sortie de son vingtième album, intitulé Le fou, Zachary Richard était de passage au Grand Théâtre de Québec  ce samedi dans le cadre de sa toute nouvelle tournée.

Le fou, c’est peut-être lui mais c’est surtout le fou de bassan cet oiseau,  pas si fou, qui passe ses étés sur l’ile Bonaventure et retourne au sud pour l’hiver. Le fou,  c’est aussi la folie et la mélancolie, comme Zachary Richard sait si bien chanter.

En livrant pas moins d’une dizaine de pièces tirées de son dernier disque, la mélancolie, inspirée par les ouragans, les inondations et la souffrance était au rendez-vous. On pourrait croire à un spectacle lourd, pas du tout. Le côté festif du grand américain refait surface tôt ou tard. Sa musique profondément enracinée au cœur de la Louisiane, nous parle de l’homme et  de la nature, comme en font foi quelques titres offerts, que l’on retrouve sur Le fou (Laisse le vent souffler, La chansons du migrateur, Crevasse, Orignal ou caribou et La ballade de Jean Saint-Malo). Bien sûr, il inclura des classiques comme Lac Bijoux, Petit Codiac, Cap Enragé et La ballade de Jean le batailleur. Il mettra sa guitare de coté pour nous faire danser le Crawlfish. Il semblait en grande forme le grand!  Le public restera debout lorsqu’il s’armera de son accordéon pour partager le son cajun du sud des États-Unis.

Dans une mise en scène sobre, Zachary était entouré de Justin Allard à la batterie, Sylvain Quesnel aux guitares et à la basse et du français, Éric Sauviat à la guitare, lui que l’on a vu au côté de Francis Cabrel. Les quelques envolées nous auront permis d’apprécier le talent de ses musiciens.

Une prestation simple et efficace où la sensibilité des textes a fait place à l’humour  lors des interventions appréciées entre les chansons. Une belle folie.

C’est André Papanicolaou qui avait le mandat d’ouvrir la soirée. Il a rempli son rôle de belle façon. Celui que nous avons l’habitude de voir accompagner Vincent Vallières, Pascale Picard ou Daran, est venu nous livrer quelques une des ses chansons folks qui feront partie d’un premier album qui s’annonce fort intéressant et qui paraîtra en janvier prochain.

www.zacharyrichard.com

Claude Gignac




Rock Voisine - 31 janvier 2012

Un super party de sous-sol …avec Rock Voisine

Vendredi dernier, c’est au Théâtre Capitole que Rock Voisine a invité son public à prendre place dans son party de sous-sol. Après avoir vendus plus de 12 millions d’albums en 25 ans de carrière, on peut sans l’ombre d’un doute, dire que le beau Rock, comme tout le monde le baptise a toujours la cote du public.

Bien avant que la soirée commence,  on sentait bien que ce spectacle allait être différent. Pourquoi? À cause de l’ambiance, des meubles, de l’éclairage et du titre de son nouveau   spectacle Confidences

J’ai eu l’impression de retrouver un Rock Voisine, calme, heureux et d’une grande simplicité.

D’entrée de jeu, il s’est adressé au public en le remerciant d’avoir été aussi patient et d’être encore bien présent. Avec son petit sourire en coin, il a ajouté que même si le spectacle portait le nom de Confidences, malheureusement,  il n’y aurait rien de croustillant qui serait dévoilé dans la soirée.

Il a débuté avec quatre  chansons de son tout nouvel opus ‘’Confidences’’ tout en jouant de l’harmonica.  J’ai eu deux coups de cœur soit la balade qu’il a composé pour les papas divorcés ‘’Les p’tits loups’’ et Montréal-Québec qui parle de l’amour à distance. À voir ses yeux quand il regarde la belle Myriam, la chanson prend tout son sens.

Plus le temps passait, plus les succès se succédaient. Il nous a offert une belle rétrospective de ses 25 années de carrière. De  ‘’La légendre d'Oochigeas, en passant par Jean Johnny Jean, Laisse–là rêver, Deliver me, Kissing rain, Suspicious Minds, sans oublier la superbe chanson I’Il Always be there,  qu’il a interprété aussi en français, Rock Voisine a démontré encore une fois quel grand artiste, il est.

Dès que les premières notes de Darling se sont fait entendre, le party a levé.  Il a enchainé avec Avant de partir et tout le monde était debout, dansait et frappait des mains.

La soirée n’aurait sûrement pas été complète si Rock n’avait pas chanté ‘’Hélène’’ Quand il l’a interprété, on pouvait entendre une mouche volée. J’ai eu le sentiment qu’une grande dose d’amour profonde existait entre le chanteur et ses fans.

Pour clore la soirée, c’est avec la pièce qui raconte un peu sa vie Le chemin que Rock a salué son public.

Un spectacle de deux heures, où Rock Voisine nous fait voyager dans le temps en nous faisant passer du bon temps.

www.rockvoisine.com

Lyne Laroche




Les chaises - 31 janvier 2012

10 novembre 2012

Les chaises…des performances riches et intenses

Un couple de vieillards vivant isolé sur une île trompe sa solitude en se racontant inlassablement les mêmes histoires. Mais, ce jour-là, ils réunissent une foule d’invités afin de révéler un message universel que le vieil homme possède. Les gens, invisibles, s’entassent tout comme les chaises.

Réjean Vallée et Nancy Bernier nous offrent un jeu des plus dynamiques. Un duo d’acteurs irrésistibles, qui réussit à nous attendrir tout autant qu’à nous faire esclaffer de rire.

Il faut voir et entendre Réjean Vallée lors de son monologue qui s’adresse à l’Empereur et Nancy Bernier lorsqu’elle offre des programmes et des friandises à l’assistance. Des performances riches et intenses, deux moments inoubliables.

Une mise en scène dépouillée de Bertrand Alain laisse toute la place aux émotions ambivalentes que le texte d’Ionesco suscite en nous.

Chapeau à Réjean Vallée qui a repris le rôle du « Vieux » dans la pièce d’Ionesco à pied levé, Jacques Leblanc étant en convalescence. J’aimerais en profiter pour souhaiter un prompt rétablissement à M. Leblanc.

À voir, jusqu’au 1er décembre 2012 au Théâtre de la Bordée.

www.bordee.qc.ca

Louiselle Lavoie




Burlestacular - 31 janvier 2012

Burlestacular autour du monde! à l’Impérial

 

La troupe Burlestacular de Québec présentait son nouveau spectacle Autour du monde à l’Impérial le 9 novembre dernier. Au programme de la soirée des plus réussies, la visite de destinations exotiques habilement mises en scène par des effeuilleuses de Québec. De l’effeuillage coquin, de l’humour et de la variété réalisés par plus de 40 artistes multidisciplinaires de la ville de Québec.

Depuis 2011, Burlestacular propose des spectacles burlesques en rendant hommage aux cabarets d’époque. On y présente des numéros d’effeuillage dans les règles de l’art, toujours avec élégance, coquinerie et bon goût.

Le public a pu ainsi découvrir la Nouvelle-Orléans avec la Tribu Nataraja & Fogorasto. Un des grands moments de la soirée a été la prestation de Goldie Champagne qui présentait la Russie. Un spectacle à la James Bond, à la fois sexy et qui avait beaucoup de caractère. Ensuite, Lara KandRoll nous faisait découvrir le Japon avec une prestation bien réussie en geisha. Un autre moment fort de la soirée a été la prestation de Nina Feather, qui était à sa première prestation dans un cabaret burlesque, qui a présentée l’Autriche tout en plumes, en glamour, de manière sexy et très coquin. Une belle performance. La dernière prestation avant l’entracte fut celle de Sweet Pavloma qui présentait le Mexique.

Au retour de la pause, Joannie Hébert, Christelle Cotnam, Stéphanie Gagnon et Jean-Mi Perrier présentait un numéro de flamenco représentant l’Espagne. Ensuite, Coco Volcano a présentée un numéro sur l’Allemagne. Mademoiselle Eiffel s’est déhanchée pour présenter la France. L’autre numéro marquant a été celui de Bambi Balboa qui présentait une Américaine qui visite Trinidad. Un numéro drôle, sexy et vraiment bien monté. La soirée a été animée par le Capitaine Johnny et Bonnie Mc30-Sous, l’hôtesse de l’air en chef, vraiment comique.

Burlestacular est un spectacle réussi qui a su promouvoir le talent burlesque de la Capitale. Ne manquez pas leur prochain spectacle.

Suivez-les sur facebook pour les prochains spectacles

Valérie Côté




Les femmes savantes - 31 janvier 2012

 (13 novembre)

LES FEMMES SAVANTES

Albert Rousseau

Que faire contre une mère entichée d’un pseudo-poète et qui veut, en plus, vous le faire épouser ? C’est le problème d’Henriette, que sa mère, l’impérieuse Philaminthe, veut marier à Trissotin, un vieux scribouilleur de sixième ordre vaguement repoussant. Henriette se sent perdue au sein des femmes de sa famille qui ont rejeté les bons plaisirs de la vie au profit de félicités intellectuelles de qualité douteuse. Car, en plus de sa mère, elle a contre elle sa soeur Armande et sa tante Bélise — une délirante fêlée qui ne veut rien savoir des hommes tout en étant persuadée qu’ils sont tous épris d’elle. Et Chrysale, son père, plutôt mou, a depuis longtemps baissé les bras… Fourberies, cocasseries, tartufferies, rien ne nous sera épargné !

La pièce débute au son du clavecin nous enveloppant dans l’ambiance du 17e siècle, mais le décor nous ramène à un temps plus moderne, les années ‘50. Le contraste se poursuit jusqu’à la toute fin. Les costumes sont du 20e siècle (mention spéciale à la robe de Sylvie Léonard) mais le langage du 17e. Il faut dire que dans les années ‘50 la femme était encore reléguée aux tâches ménagères. Cela démontre que l’évolution du statut de la femme n’a pas évolué aussi vite que les femmes le désiraient.

L’action se déroule devant un château et le décor avec un minimum d’accessoire nous fait bien sentir l’opulence de la famille. Les projections vidéo sur le grand écran du fond nous ramènent aux sentiments des jeunes protagonistes.

Les acteurs incarnent bien leurs personnages. Henri Chassé, Carl Béchard et Bruno Marcil tirent leur épingle du jeu. Les deux valets (Samuel Roy et Nicolas Boivin-Gravel) nous offrent deux performances de jongleries amusantes.

Une pièce accessible malgré les alexandrins. Une critique de la société qui nous rappelle l’importance d’être vigilant malgré tous nos acquis. Une performance remarquable de comédiens aguerris, à voir pour une soirée  agréable.

Louiselle Lavoie




Ouverture officielle La Base - 31 janvier 2012

Ouverture officielle de La Base, un nouveau centre de yoga et de Pilates à Québec

C’est le 15 novembre dernier que l’entrepreneure de Québec Linda Harrisson a ouvert officiellement les portes de La Base, un nouveau centre de yoga et de Pilates situé au 6e étage du 1280, boulevard Lebourgneuf, près des Galeries de la Capitale, avec une vue imprenable de la Ville de Québec grâce à ses murs vitrés. La Base devient l’un des seuls endroits à Québec à offrir un concept de salle chaude pour les cours de Hot yoga et de Hot Pilates, un entrainement qui gagne en popularité dans toutes les grandes villes du monde.

Le yoga est encore méconnu à Québec. Il permet de prendre du temps pour soi avec un certains côté méditatif. Il active le système et offre un volet thérapeutique. Il propose de se centrer sur notre respiration, sur notre état physique, sur l’état de notre système nerveux et notre posture afin de recentrer notre respiration et travailler le muscle qui nous permet de respirer.

La Base propose deux salles d’entraînement: une à la température de la pièce et l’autre chauffée à 28 degrés Celsius ou 40 degrés Celsius. Il ne faut par contre pas confondre ces degrés avec ceux vécus dans les grosses canicules d’été, ce sont des chaleurs agréables qui servent à activer le cardio lors des cours de yoga ou de Pilates. La salle chaude est recommandée pour aider ceux qui souffrent de l’arthrite, de l’ostéoporose, de problèmes avec leurs systèmes lymphatiques ou leurs systèmes immunitaires, car elle aide à favoriser une bonne circulation sanguine. Elle est excellente pour la gestion du système nerveux et elle aide à calmer le stress de la vie et soulage les symptômes de dépression. Par contre, elle est décommandée pour ceux qui souffrent d’hypertension ou de problèmes cardio-respiratoires.

 

Le centre La Base représentante un investissement de 250 000 $ et propose des installations entièrement neuves dans un décor des plus urbains, mélangeant habilement chaleur et modernité. Il offre également deux vestiaires, un pour hommes et un pour femmes, à l’ambiance zen et magnifiquement décoré avec casiers, séchoirs, douches en verre et douche de pieds, car tout part des pieds. Les planchers de la réception ont été faits de béton travaillé et peinturé par une artiste de Québec, Pamela Pinard.

 

Que vous soyez sédentaire, malade ou actif, le centre La Base peut vous proposer des cours adapté pour votre condition physique. Accessibles à tous, les cours offerts au centre La Base sont disponibles sous plusieurs formes : en groupe, en consultation privée, en atelier occasionnel et même en groupe corporatif. Des sections de cours prénataux, postnataux ou séniors sont également mises en place. Il est possible de suivre les cours à diverses heures, sur semaine et la fin de semaine, selon vos disponibilités quotidiennes et vos horaires changeants.De plus, Linda Harrisson offre des consultations privées afin d’offrir un service complémentaire aux autres spécialistes de la santé du complexe du boulevard Lebourgneuf.

Cumulant plus de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’activité physique, Linda Harrisson a mis sur pied l’entreprise Cardio Urbain en 1998, alors qu’elle oeuvrait à titre de directrice adjointe et responsable de la mise en forme du Studio Party Time. Ainsi l’entreprise est devenue la toute première à offrir des cours de cardio en plein air à Québec. Toujours à l’affût des nouvelles tendances en matière d’entrainement, elle quitte ses fonctions au sein de la célèbre école de danse afin de se consacrer à temps plein à sa passion pour la santé avec Cardio Urbain. Après plus de 15 ans à offrir des cours dans différents emplacements, Linda Harrisson réalise un grand rêve en ouvrant aujourd’hui son premier centre avec pignon sur rue, La Base.

Au cours des prochaines semaines, j’essayerai au Centre La Base, une séance de Hot yoga et je reviendrai vous donner mes impressions sur la séance.

www.cardiourbain.com

Valérie Côté




Kevin Parent - 31 janvier 2012

Kevin Parent

Des airs de répétitions

Après avoir donné dans le cinéma (Café de flore) Kevin Parent reprend sa guitare. C’est sur une scène garnie de façon minimaliste que Kevin Parent s’est présenté avec ses deux acolytes de la soirée. L’air complètement désorganisé et après avoir ajusté quelques équipements, l’auteur-compositeur-interprète gaspésien s’est adressé au public réuni dans la salle du Centre d’Art La Chapelle sur un ton frôlant l’arrogance. Heureusement, il s’est affairé à faire ce qu’il fait de mieux, chanter et jouer de la guitare.

Des chansons, Parent en a écrites de très bonnes.  Même si la soirée prend l’allure d’une répétition devant public, il replonge dans son répertoire de succès.  Après avoir ouvert la soirée avec  Besoin d’amour, Father on the go (part two) et Wongkytong, il enchainera les Seigneur, Fréquenter l’oubli, Ado maso,  Maudite jalousie et autres excellentes pièces.  Il incorporera quelques belles nouveautés anglophones à son tour de chant.

Entouré de son vieux complice Michel Roy à la batterie et d’un tout nouveau venu, Philippe Morissette à la basse, Kevin Parent, ce chanteur aux airs timides,  nous fait profiter de son talent d’interprète et de guitariste. Il partagera avec son public, parfois aussi indiscipliné que lui, des moments forts appréciés.

Après un entracte qui s’est éternisé, il est revenu nous offrir d’autres succès dont, Down in Mexico et Le petit roi que le public a chanté à sa place. Un rappel qui le retourne à ses premières amours nous a permis d’entendre Nomade sédentaire et Two minutes. Il a finalement répondu aux hyperactives assises au fond de la salle en chantant Café crème.

Kevin Parent, un talent fou, un talent brut, un diamant à polir.

Claude Gignac




Classic Albums live - 31 janvier 2012

Classic Albums Live…un projet réussi

 

Classic Albums Live est un audacieux projet regroupant environ 60 musiciens majoritairement originaires de l’Ontario. Près d’une dizaine de formations issues de ce regroupement présentent des concerts un peu partout mettant en vedette des albums de rock classique tels que les Rolling Stones, Supertramp, AC/DC, Pink Floyd, les Beatles, etc.

C’est au Grand Théâtre le 16 novembre dernier, que cinq de ces musiciens ont offert aux mordus de la grande région de Québec l’intégrale de l’album Led Zeppelin II.

Peu bavards, les cinq performers ont livré toute une prestation mettant en vedette toute l’énergie et le rock pur de Led Zeppelin.

La première partie était consacrée à l’album mentionné tandis qu’après l’entracte, le groupe a interprété les plus grands classiques de Led Zeppelin.

Avec une virtuosité sans pareille, des harmonies vocales des plus justes et une interprétation étonnamment fidèle, les spectateurs en ont eu pour leur argent et en redemandaient.

La voix de Robert Plant était à s’y méprendre (dans un registre pas toujours facile) et la guitare de Jimmy Page était tout simplement juste et percutante.

N’hésitez pas à consulter le site http://classicalbumslive.com/ pour savoir les dates des prochains spectacles,  car je vous conseille fortement d’assister à d’autres productions de ce projet qui seront présentées  prochainement à Québec.

Jean Deshaies




Les soirées palpitantes - 31 janvier 2012

Mardi le 10 avril 2012

 

Polyvalente de L`Ancienne-Lorette

 

 

La Tournée des finissants  de L`École nationale de l`humour

Cuvée 2012... Les étoiles montantes de l`humour!!!

Dans le cadre des soirées palpitantes c’est avec fierté  que la tournée des finissants de  L`École nationale de l`humour a clôturé sa 8è saison à la polyvalente de L`Ancienne-Lorette

Nous avons découvert  quinze humoristes très talentueux, drôles, touchants, imaginatifs, surprenants, passionnés venant d`un peu partout.  

Pour débuté la soirée, les 15 humoristes nous ont livrés un très beau numéro d`ouverture!  Danse, mime, comédie, le tout dans une très belle chorégraphie, le public était déjà conquis. 

Ce fut une soirée très diversifiée, tout d’abord nous avons eu droit au charmant Français (Benjamin Picaud), l`excitante explosive ( Jolène Ruest), le paraplégique délirant ( Serge-Yvan Bourque) un moment très apprécié du public, l`écologiste ( Anthony Proteau-Bélanger), la charmante  adorable  Miss Télé de Québec ( Laurie Desjardins-Dufresne), (MiKaël Dallaire) celui qui a fait un pacte avec sa mère depuis 10 ans, ( Alexandre Bisaillon) le roux très très drôle avec ses problèmes de santé, et pour finir la première partie et non le moindre , Zacharie le Magicien ( Simon Laroche) hilarant, tordant, le clown de la soirée, un des moments fort que le public a très  apprécié.

Après l`entracte , un autre numéro aussi merveilleux avec les 15 artistes, et pour continuer dans le même ton  La fin du monde avec ( Éric Trottier), le téléporteur, l`inventeur venant de la Belgique ( Christian Seradura) , le touchant Fêté solitaire, triste qui n’a pas d’amis ( Martin Boileau), celui qui fait des jeux de mots, des jokes une après l`autre ( Vincent Richer),  la très pétillante, drôle, enjouée qui nous fait ses confessions sur le bonhomme Carnaval , la très drôle ( Josiane Aubuchon), le charmant Arabe ( Rabii Rammai),  et pour terminer la soirée en beauté , nous racontant un film à sa façon très particulière très spécial, le public était crampé, le surprenant ( Shawn Langlais), dans une mise en scène de ( Yves Dagenais et Nathalie Lecompte).  

Quelle belle relève de l`humour!!!  Une soirée vraiment palpitante!!!   Pour ma part je n`ai pas vu le temps passé. Le public a découvert plusieurs talents qui étaient jusqu’à aujourd’hui encore cachés!

Après 2 ans de travail intensif les finissants entameront une tournée aux quatre coins du Québec, des Maritimes et de l`Ontario.  Cela va permettre aux diplômés d`aller  à la rencontre d`un public varié et de les motivés à devenir nos grands humoristes de demain!

Bravo à toute cette belle relève de l`humour aussi pationnée que talentueuse!!!

L`an prochain il y aura une 9e saison de l`humour  à la Polyvalente de l`Ancienne-Lorette, c`était d`ailleurs leur 50e spectacles qu`il présentait ce soir. L`École nationale de l`humour existe depuis 1988.

Un Concert-Bénéfice Leucan aura lieu prochainement.

Pour plus d`informations:

palpitantes@csdecou.qc.ca

www.csdecou.qc.ca/pal

facebook.com/soireespalpitantes

École Nationale de l`humour

humour@enh.qc.ca

Guylaine Rousseau

 




KAIN - 31 janvier 2012

(7 avril 2012)

LE VRAI MONDE

KAÏN

Impérial de Québec

Un samedi de Pâques festif. Dans un décor printanier de ruelle, le quatuor a fait lever la foule au rythme de ses compositions électrisantes.

En tournée depuis quelques mois pour présenter leur plus récent album : « Le vrai monde », Kaïn s’est arrêté à l’Impérial de Québec pour le plus grand plaisir d’une assistance multi-générationnelle et déchaînée. Devant une corde à linges sur laquelle était suspendu : une paire de jeans, un gilet des Canadiens épinglé à l’envers et un gilet des Nordiques à l’endroit, mais surtout un drap sur lequel des photos de famille ou de jeunesse étaient projetés, le groupe nous a interprété plus d’une vingtaine de ses chansons. Des succès qui n’ont plus besoin de présentation comme Embarque ma belle, Mexico, Adam et Eve ou Comme dans le temps en passant par ses toutes nouvelles mélodies : Ailleurs ou ici, La pédale au plancher, ou Le monde à mes yeux sans oublier Le vrai monde.

Visiblement très heureux d’être de retour sur scène, Steve Veilleux, Éric Maheu, Patrick Lemieux et Yanick Blanchette nous ont servi un spectacle enlevant, ponctué d’applaudissements et de cris aux limites du délire, audibles de l’extérieur du bâtiment.

Il y avait des très jeunes enfants (8-10 ans) avec leur parent et même des adultes de 50-60 ans. Le groupe avait vraiment l'air d'avoir un plaisir fou. Steve a même dit "M. Labaume grouillez vous!" en faisant allusion à l'amphithéâtre. 

Une soirée éclatée remplie d’énergie positive.

www.kain.ca

Louiselle Lavoie

 




Susie Arioli - 31 janvier 2012

Susie Arioli..Du plaisir jazzé

C’est dans un Théâtre Petit Champlain remplie à pleine capacité que Susie Arioli a présenté son nouveau spectacle, le 16 novembre dernier, tiré de son album All the way, qui a remporté le prix Album de l’année - jazz interprétation 2012 au dernier Gala de l’Adisq.

Accompagnée du virtuose guitariste Jordan Officer, de l’impressionnant saxophoniste Cameron Wallis, certainement mon musicien coup de cœur de la soirée par ses prestations empreintes d’émotions, du contrebassiste Bill Gossage et de Michel Berthiaume à la batterie, Susie Arioli a soulevé la foule de ses rythmes jazz mélancoliques et plus rythmés. Elle a aussi interprété un blues Here’s to the Loser et quelques chansons en français dont Un jour de différence. Elle a aussi livré plusieurs succès de son autre album solo Night lights dont la merveilleuse chanson Beyong the sea, une chanson qui m’a vraiment fait vibrer.

Dans le spectacle où l’éclairage feutré aux couleurs bleu-rouge et violet ajoutait beaucoup à l’ambiance de la salle, Susie Arioli interprète plusieurs reprises dont la très belle chanson Je bois de Boris Vian, une chanson qui reste en tête et fait sourire, et elle donne une seconde vie à de grands standards américains dont : My Funny Valentine, All The Way, la chanson titre de son album, It’s Always You, Come Rain or Come Shine, Looking For A Boy et Time After Time, pour ne nommer que celles-là.

Un spectacle qui vaut le déplacement. Que ce soit pour une soirée romantique, pour vivre une belle soirée à deux ou pour se détendre après une dure semaine, la musique enveloppante et réconfortante de Susie Arioli est un cadeau à se donner pour du plaisir jazzé garantie.

Elle sera de retour ce soir, le 17 novembre, au Théâtre Petit Champlain et en supplémentaire les 19 et 20 avril 2013 à 20h toujours au Théâtre Petit Champlain. Une artiste à découvrir.

http://susiearioli.com/fr

http://www.theatrepetitchamplain.com/

Valérie Côté




Dan Bigras - 31 janvier 2012

Dan Bigras….toujours aussi intense

C’est avec sensualité, amour et humour que Dan Bigras a encore une fois touché le public de la Salle Lebourgneuf à Québec.

Quand Dan Bigras ouvre la bouche que ce soit pour chanter ou parler ce n’est jamais banal. L’Auteur- compositeur- interprète n’en manque pas une, il sait quoi dire pour faire réfléchir. C’est en toute simplicité qu’il va chercher son public avec ses mots et sa musique, les gens écoutent, rient et restent captif du début à la fin.

D’entrée de jeu, il s’est installé derrière son piano et c’est avec la chanson ‘’Un homme ca pleure aussi’’ que la soirée a débutée.

Ses premières paroles ont été ’’J’aimerais vous dire que je suis content que vous soyez là, mais je vois rien’’… faisant référence à l’éclairage, ce qui a bien fait rigoler le public. On a vite compris que le spectacle  serait très intense mais en même temps très drôle. Il en a profité pour présenté  celle qui l‘accompagnerait tout au long du spectacle, sa blonde musicale stédé  comme il s’amuse à dire Marie-Anne Mathieu, toute une voix que nous allions découvrir tout au long de la soirée.

Entremêlant quelques-uns de ses grands succès revisités et de ses nouvelles chansons, c’est avec   ‘’Les soirs de scotch, Le vent bleu, Tue-moi, Le déserteur, Sarajevo, Ange animal, qu’il terminera la première partie. Après chaque interprétation, il conte et raconte, à sa façon l’amour, la joie, la peine, la guerre, le silence, la colère et l’ennui.

En deuxième partie, mêlant sa voix unique à Dan,  Lulu Hugues est venue le rejoindre sur scène avec la chanson Bagdad Café. Enfilant par la suite The Rose, Ne me quitte pas…

Les chansons humoristiques de Dan ont clôturés la soirée dont celle du petit Chaperon Rouge’’ Chez nous, chez vous et les trois petits cochons.

E n rappel, l’interprétation de Mes blues passent pu dans porte et Pourquoi veux-tu qu’on parle de moi était sublime. Et la toute dernière chanson, La Bohème par Dan Bigras seul, en souvenir de sa mère, quel beau moment.

Bref, un spectacle où l’harmonie des voix de Lulu Hugues, Marie-Anne Mathieu et de Dan est tout simplement exceptionnelle. Un show à voir et à revoir!

Je ne peux passer sous silence l’élégance de La scène Lebourgneuf. Dans un décor magnifique, une salle d’attente digne d’un château, 185 fauteuils des plus confortables, un accueil dans une ambiance chaleureuse et unique. Aucun problème de stationnement et à proximité de plusieurs restaurants.

Pour savoir les différents spectacles qui seront à l’affiche bientôt

www.lascenelebourgneuf.com

www.danbigras.com

www.refugedesjeunes.org

Lyne Laroche  




Guitar Night - 31 janvier 2012

17 novembre 2012

Guitar Night au Palais Montcalm

Dans ce lieu prédestiné à la diffusion de la musique, ces trois guitaristes d’exception ont envouté chacun des spectateurs présents. Individuellement, en duo ou en trio, ils ont su profiter d’une salle qui offre une sonorité d’une qualité exceptionnelle.

De renommée internationale, Brian Gore (San Francisco), fondateur d’International Guitar Night, Martin Taylor (Écosse) guitariste de jazz et Solorazaf (Madagascar) guitariste et chanteur ont partagé leur virtuosité, leur dextérité et leur passion. Brian Gore nous a fait découvrir des mélodies méditatives, contemplatives, romantiques ou nostalgiques. Martin Taylor, quant à lui, nous a fait entendre un Hymne à l’amour jazzé.  Une pièce plus rythmés Peace Tralala de Solorazaf, irrésistible. Et un Down at CocoMo’s avec ses rythmes chauds tout droit sortie des Caraïbes, on aurait voulu être à la plage.

Un plaisir pour tous les sens. Inoubliables.

En première partie, la formation québécoise Forestare constituée  de jeunes guitaristes classiques, a réchauffé la salle avec des pièces tirées de leur plus récent CD, Arauco. Après A Path To The Woods et Racines, ces talentueux musiciens nous ont fait découvrir une partie de l’œuvre du chilien Javier Farias, Arauco, qui décrit la rencontre entre les conquistadors espagnols et les Mapuches (peuple natif du Chili). Un groupe et une œuvre à découvrir. 

www.forestare.com

www.internationalguitarnight.com

Louiselle Lavoie




Le deuxième rôle de ta vie - 31 janvier 2012

 

Le deuxième rôle de ta vie

Rire et pleurer  avec François Léveillée

Ayant porté pendant plusieurs années le chapeau d’humoriste sans délaisser pour autant son amour pour la musique, l’auteur-compositeur-interprète François Léveillée a lancé son deuxième album ‘’Le rôle de ta vie’’ en novembre dernier.

Après 40 ans de carrière et les deux pieds dans la soixantaine, cet album est un cadeau qu’il s’offre et qu’il nous offre.

L’album compte dix chansons écrites et composées par lui. Il explore plusieurs facettes de la vie, et de l’amour, sérieusement mais aussi humoristiquement. Réalisé en collaboration avec Nicolas Guimont et Alexandre Blais, François Léveillée a réussi à faire un album varié rempli de bonnes intentions et surtout très réussi.

Rares sont les albums qui réussissent à la fois à faire rire et pleurer et ce qui m’est arrivé quand j’ai fais l’écoute de l’album.

Voici mes trois coups de cœur.

Isabelle, fait référence au phénomène Tanguy et quand enfin elle quitte la maison, les parents lui disent

Isabelle, si tu veux faire une visite surprise, donne-nous une heure précise, qu’on ait le temps de faire nos valises. Dans cette chanson, on reconnaît les bonnes vieilles signatures de François l’humoriste, j’ai vraiment rit.

Mon deuxième coup de cœur va à Arthur,  une chanson que j’aurais vraiment voulu écrire. Elle raconte l’histoire d’un enfant qui parle à son père. Un texte très émouvant.

Et ‘’J’ai jamais composé’’ une chanson d’amour que l’on connaissait déjà, car dans ses shows d’humour, François l’interprétait pour son épouse Michelle.

Ayant débuté sa carrière comme chanteur, c’est avec cet album que François Léveillée fait un retour aux sources, inspirés par des gens qui sont important dans sa vie. Le deuxième rôle de ta vie est l’album à se procurer, car il vous donnera du plaisir et vous fera réfléchir!

Je l’ai sincèrement adoré

www.francoisleveillee.com

Lyne Laroche




Les épidémies - 31 janvier 2012

 (19 novembre 2012)

Les épidémies….

Palais Montcalm

Variole, choléra, typhus, influenza, grippe espagnole… Les citoyens de Québec n’ont pas été épargnés par les grandes épidémies. Il en est de même pour des centaines  d’immigrants, stationnés à la Grosse Île à partir de 1832. Des épisodes plus récents nous rappellent que les épidémies sont indissociables  de l’aventure humaine.

Encore une fois une soirée très instructive. Les comédiens Maxime Perron et Marc Auger Gosselin ont ajouté une touche de comédie à la soirée tout en informant au sujet de la première épidémie. Leurs interventions occasionnelles ajoutaient une touche de légèreté dans un sujet plutôt sombre. Comme d’habitude, Réjean Lemoine a su rendre très accessible l’information historique. Beaucoup de renseignements donnés avec précision et clarté.

Le docteur Anne Fortin, chef d’unité scientifique à l’Institut national de santé publique du Québec, a fait un survol de l’histoire des maladies infectieuses au Québec et de l’évolution de la médecine qui traite ces maladies.

Les musiciens  Kattialine Painchaud  à la harpe et au violon et Richard Roberto à la flûte ont agrémenté la soirée de musique de différentes époques (en particulier le Reel de Ste-Anne).

Le prochain Tribunal de l’Histoire aura lieu le 17 décembre et aura pour thème les bombardements. Payez-vous un cadeau de Noël (et à vos proches) et profitez d’une soirée enrichissante et divertissante au Palais Montcalm..

Louiselle Lavoie




Sarah Toussaint-Léveillée - 31 janvier 2012

Sarah Toussaint-Léveillé au Centre d’art La Chapelle

L’auteure-compositrice-interprète Sarah Toussaint-Léveillé présentait les diverses chansons de son répertoire le 6 avril dernier au Centre d’art La Chapelle. Un spectacle « en processus » comme elle laissait entendre, mais qui montre l’incroyable talent de l’artiste. Elle y a interprété une vingtaine de chansons en français et en anglais avec des textes qui font sourires, qui touchent ou qui livrent les tourments des jeunes adultes.

 

La soirée a débuté avec la chanson Jalousie et déjà le style original, la poésie de l’écriture et la voix douce de l’auteure-compositrice-interprète donnait le ton au spectacle. Alternant des chansons en français avec des chansons en anglais, elle a étonné par son aisance sur scène et par ses textes d’une fraîcheur et d’une poésie extraordinaire. Elle était accompagnée à la contrebasse par Alex Blais et elle jouait de la guitare et de l’ukulélé. Elle a même fait un essai à la contrebasse pour la chanson Nobody cares. Elle s’accompagnait également de beat box et de sifflements ce qui laissait croire qu’elle était accompagnée d’un band.

 

Ses chansons sont à la fois humoristiques et touchantes. Écrites entre 15 et 21 ans, elles tracent son parcours de vie et dix d’entre-elles devraient voir le jour sur son premier album qui devrait sortir en octobre 2012. Plusieurs de ses chansons ont conquis mon cœur dont Chocottes, une chanson écrite dans un atelier au Festival de la chanson de Petite Vallée à partir d’une photographie. Également, la chanson Petite sœur, qu’elle dédiait à sa sœur Emma, est une magnifique ode aux sœurs. J’ai aussi apprécié la poésie de L’escargot, la musicalité de Ghost, l’originalité de Laideronne sous la pluie, mon coup de cœur de la soirée, et la magnifique interprétation de la chanson de Félix Leclerc Le petit bonheur. Elle a aussi brillamment repris une chanson de Lhasa de Sela. En rappel, elle a livré deux chansons dont une chanson magnifique composée il y a de ça seulement deux jours, La musique me glisse entre les doigts. Je l’ai fredonné tout le reste de la soirée.

 

Sarah Toussaint-Léveillé a de l’attitude, beaucoup de charisme, un sourire entraînant et des textes sublimes et malgré une certaine insécurité entre ses chansons, elle saura facilement conquérir le cœur des Québécois et elle a assurément conquis le mien. Son album sera assurément un must de l’automne. Une seule déception, on ne pourra retrouver les vingt merveilleuses chansons que l’on a entendues hier soir puisque seulement dix s’y retrouveront. Comme quoi, elle a de la matière pour durer longtemps dans le show business. Une artiste à découvrir.

En attendant son album, je vous invite à visiter son myspace pour entendre certains de ses titres : http://www.myspace.com/cupofmusic

www.centredartlachapelle.com/

Valérie Côté




Marie-Pierre Arthur - 31 janvier 2012

Marie-Pierre Arthur au Grand Théâtre

La salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec a vibré avec la musique vaporeuse, électronique, folk, remplit de joie de vivre et de réflexions sur la vie de Marie-Pierre Arthur qui venait présenter le 4 avril dernier son tout nouveau spectacle tiré de son nouvel album Aux alentours.

Dès les premières notes de Fil de soie, le public embarquait dans l’univers de Marie-Pierre Arthur. Elle a ainsi interprété quatre chansons de son deuxième album dont Si tu savais, le premier extrait radio. La musique prenait une grande place dans le spectacle, on voyait qu’elle vivait à travers sa basse et sa guitare. Sa passion se transmettait dans toute la salle. Cependant, c’est lorsqu’elle a débuté la chanson Déposer les armes, tirée de son premier album intitulé Marie-Pierre Arthur, que le public a commencé à chanter ses chansons. Une nouvelle énergie a alors soufflé sur la salle alors qu’elle livrait  trois autres extraits de son premier opus soit la magnifique chanson Elle, dont la personne à qui elle était destinée était dans la salle, Ma tête à off et Droit devant juste avant l’entracte. Il était intéressant de redécouvrir ces succès qu’elle avait revitalisé pour le plus grands plaisirs des spectateurs.

En deuxième partie, elle a interprété plusieurs chansons de son deuxième album dont Sans mémoire, mon coup de cœur de l’album. Un des moments forts du spectacle a été la présentation des musiciens puisque chacun chantait un morceau de la chanson Jaleous Guy de John Lennon. Les voix magnifiques de José Major (batterie), Joe Grass (guitares), François Lafontaine (claviers) et Guillaume Doiron (guitares). Elle a aussi livré une magnifique interprétation de la chanson qui l’a fait connaître Pourquoi. Un spectacle envoûtant, parfait et qui donne le sourire comme on en voit rarement. On sentait que l’on était dans son salon et qu’elle jouait devant des amis. Pour le rappel, elle a interprété le vent m’appelle par mon prénom et À partir presque A capella. Bref, un spectacle magnifique qu’il faut voir au moins une fois dans sa vie d’une artiste exceptionnelle.

www.mariepierrearthur.com/

www.grandtheatre.qc.ca/

Valérie Côté




L'aube rouge - 31 janvier 2012

L’AUBE ROUGE

 

Déjà ravagés par une crise économique d’ampleur mondiale et de l’incertitude politique, les États-Unis ne sont pas au bout de leurs peines. Leur cauchemar atteint un nouveau sommet lorsque des soldats de la Corée du Nord débarquent sur la côte Ouest américaine et qu’ils maintiennent la population en otage. Quelques jeunes hommes et femmes ont toutefois pu s’échapper et ils promettent de riposter. Mais avant tout, ils doivent trouver des armes, de la nourriture et un refuge. Grâce aux conseils et à l’entraînement de Jed, cette élite de civils appelée les Wolverine pourrait bien être l’unique espoir de leur pays.

Cette nouvelle version d’un film des années ’80 ayant comme interprètes auriginaux Patrick Swayze (Jed), Charlie Sheen (Matt) et Lea Thompson (Erica) avec Patrick Swayze (Jed), Charlie Sheen (Matt) et Lea Thompson (Erica) offre quelques modifications à celle d’origine. Ce sont, cette fois, les nord-coréens soutenus par l’armée russes qui envahissent la terre natale du groupe de jeunes patriotes qui feront tout pour libérer leurs concitoyens.

Ce film reste un bon divertissement malgré quelques invraisemblances et malgré le scénario qui n’amène rien de nouveau. Les amateurs de combats, de patriotisme, de confrontations, d’actions et de suspense y trouveront du plaisir.

Avec Chris Hemsworth (Thor), Jeffrey Dean Morgan (Watchmen), Isabel Lucas (Transformers 2), Josh Hutcherson (Voyage au centre de la terre 3D), Josh Peck, Adrianne Palicki (Wonder Woman) et Connor Cruise.

Sortie en salle le 21 novembre

Louiselle Lavoie




L'hiver dedans - 31 janvier 2012

L’hiver dedans ou quand la solitude nous emprisonne en nous-mêmes

La solitude et la peine d’amour sont les principaux thèmes présentés dans la première pièce de théâtre de Maryse Lapierre, récompensée par le prix Première œuvre de Première Ovation, L’hiver dedans à Premier Acte jusqu’au 7 décembre 2012 en collaboration avec le Théâtre de Passage. Une pièce riche en émotions, qui donne des frissons, non parce qu’elle traite de tempête de neige, mais bien par l’interprétation magistrale des comédiens.

La pièce nous présente deux solitudes de deux jeunes trentenaires habitant un à côté de l’autre. La pièce se passe lors d’une tempête de neige qui dure depuis 3 semaines et ne semble pas vouloir s’arrêter. D’un côté, il y a Marie (Catherine Hughes, brillante qui sait faire passer les émotions, on la sens détruite, hors d’elle-même), artiste visuelle, peintre et complètement à terre suite à sa séparation. Elle ne se relève pas d’une peine d’amour qui prend toute la place dans sa vie et l’aveugle en la rendant vide d’elle-même. Elle ressasse sans cesse cette journée d’octobre où son ex (Frédéric Bouffard qui est magistral dans ses rôles caricaturaux dont le propriétaire de galerie d’art ou l’homme Superman) lui a annoncé qu’il la quittait.

De l’autre côté, il y a un ingénieur civil (Jonathan Gagnon, offre une performance toute en nuance et en émotions), solitaire, qui élabore les structures des ponts qui finisse par se détruire. Il trouve sa vie vide de sens, il se sent seul, mais ne veut pas de femme dans sa vie. Il veut tout contrôler comme il contrôle ses présentations à son travail. Survient sa mère (Marie-Ginette Guay, fabuleuse dans son rôle de mère. Elle laisse transparaître les émotions et vit corps et âme son personnage de femme endeuillée) qui souffre encore de la mort de son mari et qui n’en peut plus de souffrir toute seule de la solitude chez elle et préfère venir passer quelques temps avec son fils.
 

La mise en scène de Maryse Lapierre est intéressante. Tout d’abord, il y a la neige à l’extérieur de Premier Acte avec un bonhomme de neige alors qu’il n’y a pas de neige encore à Québec. Ensuite, il y a le blanc du décor pour représenter le vide de l’existence des deux protagonistes. Il y a un bain, lieu de l’histoire de la femme et une table, celui de l’homme. Des projections vidéos et de diapositives viennent agrémentés la mise en scène. De la musique et des chansons ajoutent du sens à l’histoire. Les costumes sont bien représentatifs de ces températures d’hiver où tout suscite le froid.

Une pièce à la fois touchante et qui fait réfléchir à la solitude juste avant Noël. Une pièce à voir absolument.

Du 20 novembre au 7 décembre 2012 à 20 h, et le dernier samedi, 8 décembre à 15h

Texte et mise en scène de Maryse Lapierre
Assistance à la mise en scène: Mary-Lee Picknell
Conception des costumes: Geneviève Lapierre
Scénographie: Karine Mecteau Bouchard
Musique: UBERKO
Concepteur Vidéo: Jean-Philippe Côté
Distribution: Jonathan Gagnon, Marie-Ginette Guay, Catherine Hughes et Frédéric Bouffard 

http://www.premieracte.ca/

Valérie Côté




Michel Rivard - 31 janvier 2012

 (22 novembre2012)

MICHEL RIVARD

Centre d’Art La Chapelle

Un pur bonheur! Dans une ambiance à la fois enveloppante, intimiste et chaleureuse, l’auteur-compositeur interprète, guitariste, acteur et monologuiste Michel Rivard n’a fait qu’effleurer une carrière riche d’une quarantaine d’année.

Accompagné de son incontournable Flybin Band : Rick Haworth (guitare, mandoline, slide guitar…), Mario Légaré (basse) et Sylvain Clavette (batterie) et de ses deux choristes : Lana Carbonneau et Stéphanie Boulay, il nous a offert autant ses plus récentes compositions que ses plus « anciennes ». Ses œuvres s’écoutent comme de petits contes qui nous font voyager dans des univers très différents les uns des autres.  Michel nous berce de  textes touchants comme L’oubli et Schefferville, le dernier train ou plus romantique avec Elle a dit Nous deux, Ma belle brume ou encore ses plus connus La lune d’automne, Rive-Sud, Je voudrais voir la mer et Tout simplement jaloux. J’ai beaucoup apprécié son récit de Martin de la Chasse-galerie et celui de Paulo. De beaux petits bijoux.

Il a terminé la soirée au rappel avec Maudit bonheur et La complainte du phoque en Alaska que l’assistance a entonné en chœur. Les spectateurs n’en demandaient pas plus pour passer une soirée inoubliable. Parsemée d’anecdotes ou d’histoires drôles et touchantes devant un public comblé et conquis d’avance, cette soirée fût envoutante et mémorable.

Louiselle Lavoie




METRIC - 31 janvier 2012

Metric et Stars illuminent le Colisée

C’est avec des jeux de lumières impressionnants et l’énergie d’Emily Haines que le groupe canadien Metric a réussi à séduire le public trop peu nombreux d’un Colisée Pepsi presque vide. En effet, environ seulement 2500 personnes se seraient déplacées pour voir le groupe au Colisée alors que l’été dernier, il avait remplit le pigeonnier au Festival d’été.

Metric a débuté la soirée avec quelques pièces de l’album Synthetica, mais c’est lors de la chanson Empty que le spectacle a vraiment décollé alors qu’Emily Haines, un tambourin à la main, s’est mise à courir, sauter et animer la foule qui a commencé à embarquer dans le spectacle. Le groupe a ensuite joué les pièces Help I’m Alive, la chanson titre de leur dernier opus Synthetica, Clone, Breathing under water où le guitariste James Shaw a su captiver la foule, une version allongée de Dead Disco et Stadium love.

Entre les chansons, Emily Haines ne faisait que remercier le public et repartait une nouvelle pièce. Les musiciens étaient aussi un peu effacés, mais arrivaient bien à faire résonner le son de la musique du groupe.

L’éclairage a toutefois été l’élément vraiment impressionnant du spectacle. Des tableaux avec des spots intégrés et encadrés de lumières tirant parfois sur le blanc, le bleu ou le rouge. Une des grandes forces du spectacle.

Après la dernière chanson, un immense décompte de 2 minutes s’est allumé sur scène et après, Metric est revenu chanter trois chansons : Black sheep, Gold guns girls et une Gimme sympathy acoustique qui a été selon moi, la meilleure chanson du spectacle.

Les étoiles de Stars

Le groupe d’électro-pop montréalais Stars a assuré la première partie du spectacle. Les deux chanteurs du groupe Torquil Campbell et Amy Millan ont su réchauffer la salle timidement avec des pièces rythmées, mais que peu de personnes dans la salle semblaient connaître tirées de toute leur discographie dont leur tout dernier album The North, paru en septembre. Il serait intéressant de redécouvrir ce groupe dans une salle plus petite et plus intime comme le Cercle par exemple afin d’apprécier la profondeur des textes et les subtilités des deux voix.

Encore une fois, l’éclairage a été un aspect réussi du spectacle. Des grosses boules discos produisaient de multiples étoiles sur les murs et le plafond du Colisée, c’était vraiment de toute beauté.

http://ilovemetric.com/

http://www.myspace.com/stars

Valérie Côté




Gilberto Gil - 31 janvier 2012

Vent de chaleur sur Québec!

 

Décidemment, Québec est très prisée par les légendes vivantes. Au Palais Montcalm le 22 novembre dernier, le musicien brésilien le plus connu de la planète, nul autre que Gilberto Gil nous a servi une soirée des plus énergiques et festives.

Dès son arrivée, Gil a eu droit à une ovation debout et c’était le départ pour une soirée au rythme des vacances.

S’exprimant dans un très bon français, ce phénomène savait animer la foule qui se levait à multiples reprises. On a même pu apercevoir le drapeau brésilien qui laissait croire à une bonne délégation nationale qui était conquise par ce pilier de la musique sud-américaine.

Gilberto Gil est résolument un sympathique ambassadeur de son coin de pays (le nord-est plus précisément). Ayant même été ministre de la culture sous le règne de Lula Da Sylva de 2003 à 2008, ce monument célèbrera ses 50 ans de carrières ainsi que sa cinquantaine d’albums l’an prochain.

Pour son spectacle, ce dernier s’est surtout concentré sur le forro qui est typique de sa région. Par contre, très versatile, ces sept super musiciens nous ont même offert deux pièces du légendaire Bob Marley avec une voix des plus chaudes et des rythmes envoûtants.

Avec près de deux heures de spectacle sans entracte (j’ai hâte d’avoir 70 ans pour être dans une pareille forme!), la foule dansait partout dans les allées visiblement heureuse de chasser la grisaille de novembre le temps d’une soirée mémorable.

MUITO OBRIGADO GILBERTO!

Jean Deshaies




Marc Déry - 31 janvier 2012

Marc Déry

Simple et agréable

 

De la belle visite ce jeudi. Comme un vieux chum que l’on n’avait pas vu depuis un bon bout de temps, Marc Déry est venu nous voir à l’Anglicane de Lévis. Un peu comme si on l’avait reçu dans notre salon et qu’après s’être raconté des tranches de vie, de vieux souvenirs, il attrapait ma guitare pour nous chanter quelques chansons.

En réalité, il était là pour nous offrir le spectacle de sa tournée Libre. Libre c’est un amalgame entre les nouveautés et les souvenirs. Des pièces de son dernier album, Numéro 4, qui lui a valu une  nomination dans la catégorie album de l’année lors du dernier gala de l’ADISQ. Des pièces aussi de ses albums précédents. Dans une rétrospective de sa carrière, après les récentes Welcome et Le poète,  il nous ramène au tout début de sa relation avec la musique. Ses anecdotes autobiographiques sont présentées avec humour. Il nous rappelle l’époque de ses dix-sept ans, ses insuccès en Angleterre, son retour au Québec et ses premiers flirts avec le succès.

Marc Déry écrit des textes simples, des textes aux allures de dialogue, souvent conjugués à la deuxième personne du singulier, des textes qui viennent nous chercher.

Malgré qu’il était seul sur scène, il ne semblait pas souffrir de solitude. Il n’a cessé de multiplier les interactions avec le public présent.  Dans des arrangements utilisant des boucles d’échantillonnages et des « play back » l’habile guitariste a effectué une livraison plus que généreuse.  Avec l’aplomb du vieux routier, confortable sur la scène, il nous chantera son époque Zébulon (Job Steady, Les femmes préfèrent les ginos, R’viens pas trop tard, Y fait chaud et Adrénaline). Il pigera parmi ses albums solo (La cabane à Félix, Trois minutes, Ostie qu’y s’lève tard, T’es où ?, la très belle À la figure et bien d’autres) dans un spectacle de deux heures et demie.

Les chaleureuses retrouvailles se sont terminées avec le classique Marie-Louise. À la sortie, Marc Déry était déjà là à saluer les « amis » qui l’avaient accueilli.  Un homme fort sympathique que j’ai déjà hâte de revoir.

Claude Gignac




Daniel Boucher - 31 janvier 2012

Daniel Boucher – Sans artifice

Armé de sa guitare, sourire aux lèvres, Daniel Boucher gratte quelques accords, y ajoute son classique déhanchement, s’approche du micro, nous fait un fort «BOU» qui déclenche automatiquement un fou rire dans la salle.  Le contact est établi.  C’est comme ça que Daniel Boucher amorçait le spectacle vendredi soir au Centre d’Art La Chapelle.

Après une longue absence, c’est seul avec sa guitare, sur une scène dénudée que Daniel Boucher venait nous visiter.  Il attaque en force avec  Poète des temps gris et La patente. Dès la fin de la  deuxième chanson, les applaudissements sont soutenus et intenses.  On sent qu’il a manqué à ses fans qui ne se font pas prier pour unir leurs voix à la sienne.  Il puise dans ses albums et refait les chansons qu’on a envie d’entendre, Boules à mites, La vie comme une vue, Marcher, Deviens-tu c’que t’as voulu ? Et bien entendu, La désise.   Ce soir, il n’est pas là pour défendre un nouvel album.  Il nous dit qu’il travaille sur du nouveau matériel et quand on lui demande de nous en offrir, il nous confesse qu’il a de belles nouvelles musiques mais que les textes tardent à venir…

Daniel Boucher, c’est aussi des chansons qui s’étirent, des improvisations de mots au cœur d’une chanson, des phrases courtes pleines de sous-entendus et des messages politiques.  Un paradoxe.  Un bonhomme attachant.

En conclusion du spectacle, à sa façon habituelle, il nous a salué et remercié en nous chantant «Faites attention à vous autres, promettez, promettez».  Après un très brève sortie, il est revenu sur scène en interprétant La chanson du patriote de Félix Leclerc et en nous permettant  de choisir les pièces du rappel.  On a, en autres entendu,  Le nombril du monde, Sentir le vide et pour alléger l’atmosphère, Daniel Boucher tire une chaleureuse révérence avec Parc Laurier.

Lucie Monaghan




Georges Hamel - 31 janvier 2012

Georges Hamel…Ma vie en chanson

Ce dimanche, c’est au Centre d’Art La Chapelle dans une salle comble que le gentleman du Country Georges Hamel a présenté à ses fans son 45è albums.

Dès son arrivée sur scène, Georges Hamel a eu droit à une pluie d’applaudissement.

Il s’est assis sur son tabouret,  a pris sa guitare et il a interprété ‘’Une fleur à la boutonnière, Un coin du ciel, Au bout de tes rêves et bien d’autres.

En plus d’interpréter ses nombreux succès, le grand homme parle de sa maladie et de son combat contre le cancer.

Son dernier opus nous parle ce qu’il a vécut durant ses deux dernières années. Un album où  les textes sont émouvants et remplis d’espoir.

Une soirée de passion toute en émotion

www.georgeshamel.com

Benoît Proulx




Ils se sont aimés - 31 janvier 2012

Ils se sont aimés…comme dans la vraie vie

La comédie romantique, Ils se sont aimés, qui a connue un grand succès en France, a enfin foulé le sol québécois. Après plus de 600 000 billets vendus à Paris, la comédie à sketchs a été présentée à la Salle Albert-Rousseau ce mercredi. La version québécoise des auteurs Pierre Palmade et Muriel Robin présente Stéphane E. Roy dans le rôle de Martin et Annie Villeneuve dans celui d’Isabelle. Pour l’occasion, Jasmin Roy et Sylvie Boucher ont cosigné la mise en scène.

Stéphane E. Roy, mieux connu pour son rôle de Sylvain dans la populaire émission «Caméra café»  dont on a aussi l’habitude de voir brûler les planches sur la scène québécoise campe avec brio le personnage de Martin.  La réplique est surprenante de la part d’Annie Villeneuve.  Elle en est à sa première expérience théâtrale et joue avec le naturel d’une comédienne établie.

Ils se sont aimés, c’est Isabelle et Martin, un couple comme tant d’autres, avec les hauts et les bas du quotidien, les accrochages de la vie conjugale.  C’est une comédie légère, dans la lignée du théâtre d’été.  C’est une histoire prévisible, des textes amusants et des situations déjà vues. C’est aussi une brillante adaptation de Stéphane E. Roy avec de multiples références actuelles et québécoises.  Martin parle du hockey qui n’aurait pas nuit à leur couple cette année, de  la mémoire d’Isabelle comparable à celle de Claude Poirier et de «leur» chanson de Céline Dion... mais qu’il aurait préféré écouter Annie Villeneuve, une ligne qui nous a semblé subtilement improvisée et qui a drôlement déstabilisée Annie Villeneuve.  Un candide moment applaudi du public.

Devant une salle comble, le couple a su faire sourire et déclencher les rires du public.  Un sympathique moment de détente au cœur de la semaine. Les tourtereaux seront de retour à la salle Albert-Rousseau les 3 et 4 mars prochain.

Lucie Monaghan




Marc Hervieux - 31 janvier 2012

Comme dans l’bon vieux temps… avec Marc Hervieux

Hier soir, au théâtre Capitole entouré de sept musiciens le sympathique Marc Hervieux  a visiblement conquis le public avec son récital de Noel, Un air d’hiver.

D’entrée de jeu, c’est sur un ton humoristique que Marc s’est adressé au public en disant : Je suis content que vous soyez ici, on va passer une superbe soirée et j’espère que personne va me dire après le spectacle, Marc, il y avait beaucoup trop de chansons de Noel dans ton show….car ce soir, c’est le but.

Malgré un petit virus, le ténor était tout en voix, car son interprétation de  ‘’Ave Maria’’ était impeccable.

Ce qui nous frappe  le plus chez Marc Hervieux à part sa voix,c’est son authenticité. C'est un homme simple, drôle et attachant. Il raconte et se raconte.Toutes ses chansons sont entourées d’une petite anecdote, qui nous rappelle des souvenirs et qui nous fait sourire. 

De Venez Divin Messie en passant par Sainte Nuit, L’enfant au tambour, Les Anges dans nos campagnes, Noel Blanc, Marie-Noel, Vive le vent et plusieurs autres… Marc Hervieux a bercé son public, avec sa voix puissante et réconfortante.  Il a même dédié son Minuit Chrétiens à une spectatrice qui fêtait ses 103 ans, c’était vraiment touchant.

Bilan de la soirée

C’était une vraie soirée de Noel comme dans l’temps. En première partie, le public a accompagné Marc à la messe de minuit avec  les cantiques de Noel. Mais pour  la  deuxième partie, le party a levé avec les rigodons, les musiciens jouaient de la cuillère et les chansons à répondent se succédaient. A la toute fin, quand la visite est partie de beaux flocons de neige tombaient et le Capitole était tout illuminé, c’était de toute beauté. Ce fût une soirée magique!

Marc Hervieux sera de retour sur la scène du Théâtre Capitole demain et vendredi  les 29 & 30 novembre.

Pour informations

www.marchervieux.com

Lyne Laroche




Angèle Dubeau - 31 janvier 2012

 (28 novembre 2012)

Angèle Dubeau et la Pietà ...Un incontournable

Violons d’enfer

Hier soir au Palais Montcalm, Belzébuth nous a accueillis par la voix chaude et rauque de Mario St-Amand qui récitait la poésie de Michel Rivard. La première pièce fut la danse macabre de Saint Saëns qui annonçait une soirée endiablée. Angèle Dubeau nous est revenue avec ce spectacle qu’elle nous avait offert il y a douze ans. Et croyez-moi, ce concert n’a pas pris une ride. Un plaisir même pas coupable.

De Dompierre aux Rolling Stones en passant par de la musique d’Ennio Morricone, chaque pièce nous transportait dans un univers différent. Nous avons même eu droit à de la musique de jeux vidéo provenant de son 37e album : Musique de jeux vidéo.

Chaque spectacle d’Angèle Dubeau est un enchantement pour les oreilles. Même un reel devient une pièce pleine de finesse et de classe. C’est ‘’une coche au-dessus’’ comme dirait les jeunes aujourd’hui. 

L’ensemble de la Pietà est incontournable et donne un souffle aux différentes interprétations. Le plaisir évident que les musiciennes démontraient était communicatif. Le plaisir de la musique était dans la salle autant que sur scène. Un spectacle à voir et à revoir et si vous n’avez jamais vu un spectacle d’Angèle Dubeau et de la Pietà, empressez-vous de vous acheter des billets pour son prochain spectacle lorsqu’elle reviendra à Québec.

www.angeledubeau.com

Louiselle Lavoie




France D'amour - 31 janvier 2012

1 décembre 2012

France D’Amour…La pétillante

C’est en toute intimité sur la merveilleuse scène du  Centre D’Art La Chapelle que France D’Amour a bercé son public samedi dernier, avec un spectacle rempli d’amour, d’émotion et d’humour. Toujours aussi énergique, l’auteure compositrice interprète a offert au public un amalgame de vieux succès et de chansons tirées de son dernier opus.

Elle a débuté la soirée avec Please open the door, Dress to kill, Sorry I’m happy et What the world needs now is love, de superbes pièces que nous pouvons retrouver sur son plus récent album Bubble bath & champagne. En passant, si vous ne l’avez pas encore, je vous le suggère fortement.

Elle a enchaîné avec un medley de chansons tirées du répertoire de jazz, que nous croyons (à tort) ne pas bien connaître. Elle nous a prouvés que le jazz nous a donnés de grands classiques que nous connaissons tous, What a wonderful world, Summer time, Under my skin et My way en duo avec le chanteur Jason Lang, c’était remarquable.

Tout au long de la soirée,  France D’Amour s’est payé gentiment la tête de ses musiciens, Samuel Harrison (batteur), Philippe Turcotte (clavier) et Fréderick Beauséjour (basse) qui remplaçait Patrick Lavergne. Tous ont un plaisir évident sur scène avec ce spectacle bien rodé, et les spectateurs ont grandement apprécié cette soirée des plus agréables.

Bien entendu, France ne pouvait pas s’en tirer sans nous faire à sa façon la merveilleuse chanson de Plume Rideau Pour terminer cette soirée « feel good », et en rappel J’entends ta voix, Unforgettable et My Funny Valentine, quel moment magique.

Ce fût une soirée parsemée d’humour, d’émotion et de douceur avec la complicité d’une France D’amour unique en son genre. Elle est une bouffée d’air frais, c’est pour cela qu’on l’aime tant.

Pour une courte première partie du spectacle,  Jason Lang seul sur scène avec sa guitare, a interprété deux chansons dont Nothing from nothing de Billy Preston qui était très entraînante et qui a fait l’unanimité dans la salle. Un artiste à découvrir!

Pour plus d’informations  visitez le www.francedamour.ca

Louiselle Lavoie




Maxime Landry - 31 janvier 2012

En toute simplicité, Maxime continu à séduire

Après avoir tout simplement  renversé le public mais aussi le jury avec sa voix magnifique, Maxime Landry continu de séduire.

Le chouchou du public,  était de retour sur la scène de la salle Albert Rousseau avec son deuxième spectacle ‘’L’avenir entre nous’’  

Il a interprété plusieurs chansons de son nouvel opus dont  Le veilleur, Ma terre, Tu n’es pas revenu  et  La remplaçante, une chanson touchante qui parle de la belle-mère, celle qui n’est pas la vraie mère mais qui s’en occupe comme si…

Comme la grande dame de la chanson ne peut le suivre partout, dès les premières notes Des soleils par millions nous pouvions apercevoir  Ginette qui chantait à travers le chandail de Maxime comme si elle était en lui. Et tout à coup, un grand rideau blanc est tombé et Madame Reno était là en vidéo accompagnant Maxime tout au long de la chanson, un pur délice à voir et à entendre.

Le quatuor vocal QW4RTZ  est venu mettre le  party sur scène avec Maxime. Grâce à leur voix et leur fougue David, Xavier, Louis Alexandre et François ont offert  toute une performance  a cappella.

Maxime  a aussi fait un retour en arrière avec ses incontournables dont Cache-Cache qu’il a interprété, cette fois-ci avec comme seule musique le violoncelle. Dieu que c’était touchant, on pouvait apercevoir les gens qui sortaient leurs mouchoirs, entre vous et moi, j’ai même sortie le mien. Une ovation bien méritée pour Maxime!

La charmante Amélie Veille était aussi de la partie. Seule fille sur scène, on peut dire qu’elle déplace de l’air. Elle a interprété en duo avec Maxime Fuir le bonheur et le public a  pu apprécier sa superbe voix.

Bilan de la soirée

Avec une superbe mise en scène de Serge Postigo, je qualifierais ce spectacle comme un petit bijou.

Un show rempli de surprises où on y découvre un jeune homme  avec un brin de folie, une douce malice, et un amalgame de peine  et de bonheur au fond des yeux.  Quand il  chante nous saisissons  vraiment le sens des mots grâce à ses interprétations bien senties.

Maxime Landry c’est beaucoup plus qu’un chanteur à voix, car même sans éclairage, il illumine la scène, il a,  ce je ne sais quoi au dessus de lui, qui nous ensorcelle.

La preuve, avant même la grande première de ce soir à la salle Albert Rousseau, une supplémentaire le 5 décembre prochain  venait tout juste d’être ajoutée

Pour connaître toutes les dates consultez le site officiel  www.maximelandry.ca

Lyne Laroche




Loco Locass - 31 janvier 2012

Québec a bougé leurs «joufflus» pour Loco Locass au Petit Champlain

Même après un silence de près de huit ans, le groupe Loco Locass a montré au Théâtre Petit Champlain qu’il était encore bien vivant et était là pour rester. Enchaînant les chansons de leur nouvel opus Le Québec est mort, vive le Québec! paru en juin dernier, Chafiik, Biz et Batlam ont fait bouger le «joufflu» et danser une salle remplit à pleine capacité. Un spectacle mémorable, tout simplement.

 

Entouré de quatre musiciens et de deux choristes, Loco Locass a débuté la soirée avec une puissante interprétation de la pièce WI qui ouvre leur dernier album. Le groupe a également souligné le Printemps érable et la cause des étudiants avec l'excellente chanson Tous les jours dédiée à ceux qui sont «montés aux barricades», avec La bataille des murailles, inspirée à l'origine du Sommet des Amériques de 2001 et Secondaire, une de mes préférées de la soirée.

Ils ont aussi revisités un pot-pourri de chanson tiré de l'album Manifestif, sorti en 2000, ainsi que Wendigo interprétée avec le fils de Biz et La Perle avec la fille de Batlam. Le public s’est levé au balcon afin d’accompagné le parterre qui était déjà debout et a dansé lors de l’interprétation de Du joufflu, une chanson qui parle de l’effet de la musique sur le déhanchement des fesses.

Cependant, le spectacle a vraiment levé lors de l’interprétation de Bonzaïon en rappel alors que le groupe a fait circuler un joint dans la salle et que plusieurs autres spectateurs en ont profité pour faire de même. Il y avait de la boucane dans la salle et ce n’était pas pour agrémenter le spectacle. Le groupe a toutefois fini le spectacle en force en proclamant son amour de la Capitale (d'où Biz et Batlam sont originaires avec l'Hymne à Québec qui a carrément déchaîné la foule du Petit Champlain.

Loco Locass reviendra au Théâtre Petit Champlain le 23 mars pour une supplémentaire.

http://www.audiogram.com/fr/artiste/loco-locass

http://www.theatrepetitchamplain.com/

Valérie Côté




Daran - 31 janvier 2012

Daran

Des guitares douces, des guitares énergiques, des guitares puissantes

En ce premier décembre, de la belle visite s’amenait au Petit Champlain. Daran était de passage à Québec. D’entrée de jeu, je dois passer aux aveux, je suis un fan fini de Daran. Pour l’occasion, il était accompagné des ses  potes habituels. Une exception, le guitariste André Papanicolaou, retenu au chevet de sa blonde qui venait de mettre au monde la petite Sofia, pour qui Daran a dédié le spectacle. L’absence du guitariste ne s’est pas trop fait ressentir. Alexis (dont j’ai malheureusement oublié le nom de famille) a effectué un travail remarquable en relève. Les frères Marc (batterie) et Guillaume Chartrain (basse) étaient là pour nous faire profiter de leur très grand talent de musicien.

Fidèle à ses habitudes, les guitares ont fait sentir leur présence sur scène. Des guitares douces, des guitares énergiques, des guitares puissantes. Une musique qui appui à merveille les textes des auteurs qui prêtent leurs mots à Daran. 

Sur la scène, un sofa et des lampes pour marquer la convivialité. Comme pour son dernier album, L’homme dont les bras sont des branches, il ouvre la soirée avec Il y a un animal. Il parcourra ensuite quelques un de ses disques précédents en nous offrant entre autres, Trous noirs, Augustin et Anita et bien entendu, Dormir dehors.  Il nous livre une version adoucie et épurée que Louis-Jean Cormier (Karkwa) aura faite de  Une sorte d’église. Surprenant mais très agréable.

Qu’elles soient pour ses chansons ou pour celles des autres, ses musiques sont fort appréciées, qu’elles soient douces ou rocks.  À preuve, ses collaborations avec Johnny Halliday ou Michel Sardou. Elles savent rendre l’esprit des textes.

Au rappel, il nous interprètera deux de mes préférées, Le vent des marées et Le hall de l’hôtel. Des histoires d’amour manquées.

Mise à part pour le chauffage de nos maisons qui lui donne des problèmes de gorges, Daran semble en symbiose avec le Québec. Il nous confi que le Petit Champlain reste sa salle préférée sur sa terre d’adoption.

En quittant, Daran a remercié son public de lui avoir permis d’écrire un nouvelle page de l’histoire des souvenirs. Daran et sa gang prennent une pause pour le temps des fêtes, reprenant le boulot dès le 18 janvier prochain.

La première partie nous aura fait découvrir ou redécouvrir l’auteur-compositeur-interprète Sébastien Lacombe. Un très bon début de soirée en compagnie de celui qui a profité d’un séjour prolongé en Afrique pour écrire son plus récent album Ter-ritoires. Son passage sur scène a été fort  apprécié du public.

Claude Gignac




Éermergences chorégraphiques - 31 janvier 2012

Émergences chorégraphiques 2012 : Les corps nous parlent

Émergences chorégraphiques est en fait la présentation des œuvres chorégraphiques des personnes soutenues par la mesure Première Ovation volet danse pour les moins de 35 ans de la région de Québec et une œuvre provenant de Tangente de Montréal. Présenté jusqu’au 1er décembre au Studio d’essai de Méduse, le spectacle propose six chorégraphies originales d’artistes émergents : Rewind, Le jour bleu, Alliage composite, Des montagnes et des corps, À la recherche de Barbarellus et 2.__ pour une durée totale d’environ une heure et vingt minutes.

 

Dans Rewind de Roxanne Laporte, la scène s’ouvre sur l’entrée d’une femme portant un manteau de fourrure, des cassettes vidéo sont déposées sur le sol. Elle en fait tomber une et l’effet domino fait tomber les autres. Deux danseuses viennent la rejoindre.

Dans Le jour bleu de Marilou Castonguay, une femme habillée d’une longue robe bleue danse de manière saccadée comme si elle était un pantin contrôlé de l’extérieur. Les émotions se lisent sur son visage et les font passer facilement au public.

Dans Alliage composite de Philippe Poirier et Élise Bergeron, le tandem chorégraphes et danseurs de Montréal, une femme et un homme s’attirent et se repoussent. Ils se tirent un vers l’autre comme une danse de l’amour moderne.

Dans Des montagnes et des corps de Fabien Piché, deux femmes et un homme performent sur scène. Des corps qui vibrent comme pris de spasmes. L’homme se déshabille et une des femmes le rhabille à répétition.

Dans À la recherche de Barbarellus de Brice Noeser, un homme seul est sur scène. Il cherche autrui, mais semble seul au monde. Son corps bouge de manière fluide. Une des danses qui m’a le plus impressionnée de la soirée. Brice Noeser se laisse porter par la musique et fait vibrer le public.

Finalement, dans 2.__ d’Annie Gagnon, Isabelle Gagnon et Mélanie Therrien entrent en scène et produisent une danse très synchronisée. Leurs mouvements sont gracieux. Elles offrent une performance digne de mention et ce numéro est certes mon préféré de la soirée.

Le spectacle a été produit par la Rotonde et Mario Veillette, chorégraphe et enseignant, les a accompagnés dans leur création en agissant à titre de mentor. Un spectacle qui vaut le déplacement pour découvrir des chorégraphes de grands talents.

Interprètes : Isabelle Gagnon, Mélanie Therrien, Tania Jean, Josiane Bernier, Marilou Castonguay, Maryse Damecour, Fabien Piché, Brice Noeser, Élise Bergeron, Philippe Poirier.

http://www.larotonde.qc.ca/

http://www.meduse.org

Valérie Côté




Étienne Langevin - 31 janvier 2012

Étienne Langevin… et  ses aventures paternelles

Ce soir à la Scène Lebourgneuf, Étienne Langevin a livré un spectacle rafraichissant en nous racontant  ses mésaventures paternelles abracadabrantes.

Mis en scène par François Chénier, le spectacle  ‘’Les mésaventures d’un père espiègle’’ met en valeur les talents de l’humoriste à travers  ses histoires de père en comparant les péripéties de sa fille et de son fils et de sa vie de couple. Il réussit à glorifier le rôle des parents et tenons-nous le pour dit, il n’a pas la langue de bois.

En couple depuis 15 ans, Étienne en a des choses à raconter et il le fait sans pudeur. Les femmes, les hauts et les bas de la vie de couple et tout ce qu’un homme doit faire et ne pas faire sont des sujets où il patauge avec brio. Il parle des préjugés que les êtres humains ont et ses exemples sont cocasses.

Les punchs sont bien choisis et le gaillard campe bien son rôle de gars dans la trentaine avec ses envies et ses fantasmes. Un des moments forts de la soirée c’est quand  il  raconte une des soirées romantiques avec sa femme, où ils ont décidé de jouer au malade et à l’infirmière..’’Elle l’a mis sur une liste d’attente’’ c’était hilarant.

Malgré quelques petites longueurs, les gens ont rit de bon cœur.  C’est un spectacle qui s’adresse à tous en autant que vous ne soyez pas propriétaire d’une paires d’oreilles chastes et pures.

www.etiennelangevin.com

Lyne Laroche




Réveillon - 31 janvier 2012

3décembre 2012

Réveillon…Pour rire un bon coup

Salle Albert Rousseau

Le Maire sans opposition depuis 37 ans de la petite municipalité de Saint-Mathieu-de-Gonzague, Gérard Campagnat fête une fois de plus le jour de l’an à la salle paroissiale avec ses employés de l’Hôtel de Ville et leurs familles, c’est-à-dire, presque tout le village. Tout va pour le mieux, jusqu’à ce qu’il apprenne qu’il aura, pour la prochaine élection, un adversaire de taille! Comment réagira-t-il?

Réveillon est une pièce à sketchs qui réjouit le cœur. Un plaisir coupable car il n’y a pas de grandes envolées lyriques et nous sommes bien loin des alexandrins. Mais la chimie est là! On rit du début à la fin. On se bidonne!

La mise en scène est digne d’un vaudeville. Les chorégraphies sont réglées au quart de tour, le rythme de l’action roule à  un train d’enfer. Il n’y a  aucun temps mort. Plusieurs changements de costume pour Jeff Boudreault et Martin Héroux. Ils font le village au complet à eux deux. Du curé en passant par la maîtresse d’école, du garagiste au facteur, Don Juan du village, et plusieurs autres personnages loufoques sont tous interprétés par nos deux comparses.

Plusieurs numéros d’acteur y sont joués et on sent que Michel Charette prend plaisir à regarder ses acolytes se démener, il rit souvent de bon cœur. Pierrette Robitaille tire son épingle du jeu dans deux personnages aux extrêmes, tout aussi caricatural l’un que l’autre.

Les textes et la mise en scène sont de Michel Charrette et de François Chénier. Réveillon est une pièce à ne pas manquer, lorsqu’elle reviendra à Québec. Pour oublier les petits comme les grands tracas, voir à l'oeuvre des comédiens de grands talents et  pour rire un bon coup.

Louiselle Lavoie




La famille Dion - 31 janvier 2012

Une passion contagieuse chez les Dion

C’est sur la scène de la Scène Lebourgneuf  samedi dernier, que  Claudette, Liette et Daniel Dion ont partagé leur histoire de famille et leur passion pour la musique.

Les Dion, c’est une famille ordinaire, qui ressemble à la nôtre et à la vôtre, à part le fait qu’il y a 14 enfants,  dont une qui est la plus grande chanteuse au monde. Alors je n’ai pas besoin de vous dire à quel point le spectacle est rempli d’anecdotes  qui font bien rire, mais aussi de souvenirs chargés d’émotions.

D’entrée de jeu,  c’est avec  Le ranch à Willy, et River Blue, que le show  a débuté, ce qui a donné le ton à la soirée. Par la suite, ils ont interprétés la merveilleuse chanson de Zachary Richard ‘’Le lac bijou’’ en harmonie,  quel beau moment.

Tout à tour, ils sont venus sur scène interpréter à leur façon, des chansons issues d’un répertoire apprécié du public. Un amalgame de vieux et de récents  succès  dont : Embarque ma belle chanté par Liette, Crazy par Claudette et Le cœur d’une maman par Daniel.

Un des moments touchants de la soirée fût quand Liette a interprété ‘’Je me battrai’’ car il faut se rappeler que Liette est la maman de Karyne qui est décédée de la Fibrose Kystique, il y a quelques années.

 J’ai remarqué quelque chose et j’ai le goût de vous le partager. Quand Claudette est apparue  sur scène, elle arrivait à peine de Paris et ses yeux étaient fatigués. Mais quand elle s’est mise à faire le medley des chansons d’Édith Piaf, on aurait dit qu’elle entrait dans sa bulle et que les traits de son visage changeaient. Pour le restant de la soirée, ses yeux n’étaient plus les mêmes, ils étaient rieurs.  Est-ce à cause de la fatigue du voyage et que ca lui a pris un petit moment pour embarquer complètement, ou c’est quand elle entre dans le personnage d’Édith Piaf, elle est heureuse et bien, probablement  que les deux réponses sont bonnes. Elle a interprété de façon remarquable Mon Dieu, Je ne regrette rien, La vie en rose,  Dieu réuni ceux qui s’aiment, bref,  elle était  magnifique.

Un enchaînement de Laisse-moi t’aimer, Tous les garçons et les filles de mon âge, et  Que c’est beau la vie a ouvert le bal à un medley soleil avec les succès comme Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, Hello le soleil brille, Comme un soleil, OH soleil, soleil, et Ca fait rire les oiseaux, tout le monde chantait et frappait dans les mains.

Pour la deuxième partie, piano et violons étaient à l’honneur, Daniel a même sorti son accordéon pour un reel du temps des fêtes. Un air  de country s’est installé avec Mille après mille, On est fait l’un pour l’autre et Jambalay, interprété par Liette. Et Claudette a enchainé avec un medley des plus grands succès  de Connie Francis, comme dans l’bon  temps ou les plains (slows) étaient à la mode.

Naturellement, le spectacle n’aurait pas été complet, s’il n’y avait pas eu un bon mot pour Maman Thérèse. D’après Claudette, Maman Thérèse va bien, elle prépare des poches pour les pauvres, elle a déjà fait ses tourtières, elle n’arrête pas. Elle nous a rappelé que le premier grand succès de Céline avait été écrit par Maman Dion Ce n’était qu’un rêve. Alors, ils lui ont demandés  ‘’Maman, comme t’as écris une chanson  pour Céline, tu peux bien nous en écrire une et c’est ce qu’elle a fait.  Le titre est La neige de mon pays et c’est avec fierté que le trio nous l’a fait découvrir.

Pour la finale, c’était impossible de ne pas parler D’Adémar, le papa décédé il y a neuf ans.  Et les souvenirs ont refaits surface. Claudette avec tout son cœur, nous a raconté qu’après avoir dit à leur père  tout ce qu’ils avaient à lui dire, quand les gens du salon funéraire sont venus pour fermer le cercueil, ils se sont dis ‘’Qu’est-ce qu’on pourrait bien lui dire de plus’’ Comme la chanson préférée de leur père était  ‘La voix du bon Dieu’’ Toute la famille lui a chanté et c’est avec émotion qu’ils nous ont interprétés cette superbes chansons.

Bref, ce fût  une soirée comme si nous étions invités à regarder avec bonheur un gros album de famille. C’était pétillant et chaud  à la fois. Une famille colorée qui sait faire passer tant par le chant que par les anecdotes toute une palette de sentiments. Une famille comme la nôtre et comme la vôtre, tout simplement.

Lyne Laroche




Loreena McKenneth - 31 janvier 2012

Une savoureuse soirée celtique

 

Encore une fois, Québec est choyé au niveau des spectacles incontournables. Cette fois-ci, nulle autre que Loreena McKennitt nous rendait visite après une absence de cinq ans.

D’emblée, la table était mise pour une soirée riche en musique d’inspiration celte. L’ambiance sobre mais feutrée, agrémentée de chandeliers et d’un vieux lampadaire, a tout de suite donné le ton à un rendez-vous intime, mystique et envoûtant.

C’est une dame toute charmante, souriante et en pleine possession de ses moyens qui est apparue sans artifice avec ses cinq excellents musiciens. Elle est vraie et authentique et a vraiment l’âme de sa musique inspirée d’Irlande et des Pays de Galles. Elle est fière de ses racines et le partage bien avec son public en admiration.

Devant une salle affichant complète pour les deux soirs au Grand Théâtre de Québec, la chanteuse a su charmer un public fidèle et attentif avec sa voix pure, forte et puissante bien solide sur un son impeccable à tous les niveaux. Les années n’ont aucun effet sur cette voix et la sonorité riche agrémentée de plusieurs instruments traditionnels donnant le caractère unique qu’on lui connait.

En plus de nous faire part de son immense talent, nous avons fait la connaissance d’une conteuse très intéressante mettant en lumière plusieurs de ses aventures allant de ses modestes débuts au marché St-Lawrence de Toronto où elle jouait sur la place publique jusqu’aux rencontres qui ont marqué sa vie et sa carrière surtout en Amérique et en Europe.

Originaire de Morden (banlieue de Winnipeg) au Manitoba et née de parents irlandais et écossais, McKennitt demeure à Stratford en Ontario depuis plus de 30 ans. Elle a fondé sa maison de production, Quinlan Road, en 1985 lors de la sortie de son premier album, Elemental, qui s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires.

Après une quinzaine d’albums vendus à 14 millions d’exemplaires partout dans le monde, cette incarnation canadienne de la musique celtique a promis, entre deux rappels et en recevant humblement une gerbe de fleurs d’un spectateur, qu’elle serait de retour bientôt.

Du pur bonheur pour les yeux et les oreilles

Jean Deshaies




Danse Lhasa - 31 janvier 2012

Danse Lhasa Danse au Grand Théâtre ou quand la danse propulse la musique ailleurs.

 

En tout début de spectacle, le concepteur et metteur en scène Pierre-Paul Savoie a affirmé qu’un «ange va passer» et avec l’ambiance planante et solennelle d’une salle Octave-Crémazie remplit à pleine capacité qui vibrait au rythme des chansons de la regrettée Lhasa de Sela, il est certain que cet ange a passé au cœur des gens du public. Une soirée mémorable, une grâce pour les yeux, les oreilles et le cœur.

Le spectacle rendait hommage à Lhasa de Sela, cette artiste qui s’est éteinte, à 37 ans, le 1er janvier 2010, après avoir perdu son combat contre le cancer du sein. La soirée a compté sur le talent brut et indéniable des quatre chanteurs participants : Alexandre Désilets, dont la prestance et la voix sont sublimes, envoutantes et même ensorcelantes, Geneviève Toupin, au piano ou juste devant un micro qui touche par sa voix si claire, Karen Young, qui a de la prestance, presque qu’une aura nous faisant magnifiquement revivre Lhasa de Sela et Alejandra Ribera, ma découverte et mon coup de cœur de la soirée avec sa voix chaude, puissante, une prestation saisissante.

La soirée s’est appuyée également sur les prestations renversantes des sept danseurs, tous plus impressionnants les uns que les autres. Myriam Allard et son flamenco envoûtant, mais aussi Jocelyne Montpetit, Thomas Casey, Roxanne Duchesne-Roy, Sarah Harton, David Rancourt et Jean-Daniel Bouchard qui ont offert des prestations passant de duos classiques à la danse moderne tout cela au rythme de la musique. D’ailleurs, le spectacle n’aurait pas été aussi merveilleux sans les prestations essentielles et magnifiquement bien interprétées de José Major à la batterie, Frédéric Darveau à la contrebasse, Sheila Hannigan au violoncelle, mon coup de cœur musical de la soirée tant son violoncelle semblait vibrer et même planer lors de ses prestations, Jocelyn Y. Tellier à la guitare et Denis Faucher aux claviers et à la direction.

Réalisé en coproduction entre les Coups de coeur francophones et PPS Danse, la soirée a présenté 14 chansons tirées des trois albums de Lhasa de Sela dont Love Came Here, I'm Going In et Soon This Place Will Be Too Small, interprétée de manière touchante par Karen Young. Une soirée empreinte de nostalgie qui méritait son déplacement.

Une deuxième tournée devrait avoir lieu en 2013. À leurs passages à Québec, je vous suggère fortement de venir voir cette œuvre magnifique rempli d’artistes talentueux.

http://www.grandtheatre.qc.ca/

Valérie Côté




Star Académie de Noel - 31 janvier 2012

Le party de Noel de Star Académie…Une réussite totale

La  magie des fêtes s’est installé hier soir au Théâtre Capitole de Québec avec la venue des 14 enfants chéris de l’édition 2012 de Star Académie.

Dès notre arrivée, le tapis rouge était déroulé. Les paillettes et la bonne humeur de tous, nous a embarqué véritablement dans la frénésie du temps des fêtes.

Dès les premières minutes du spectacle, le public s’est fait envelopper par les superbes voix de Mélissa et d’Andrée-Anne L avec ‘’La plus belle nuit du monde’’.

C’était tout simplement féérique. La qualité des arrangements, des éclairages, du décor, des chorégraphies et bien sûr le talent des académiciens nous en a mis plein les yeux et les oreilles, c’était magnifique.

Le 23 décembre par François, Sainte Nuit interprété par  Jean –Marc, Jolis sapins par la petite poupée rouge Sarah May, ont donné le ton à ce qui allait être une soirée de Noel inoubliable.

Le party a levé quand Mélissa a demandé aux gens ‘’Êtes-vous prêts à faire le party ou tout le monde danse et tout le monde chante? Alors bienvenu au party de bureau de Star Académie’’. Et c’est à ce moment-là  que le vrai party a commencé avec un medley qui a fait bouger tout le monde.

Jason et Jean-Marc ont débuté  avec Sweet Child O’ Mine, Mélissa et Joannie avec Happy Day, Carole-Anne et Simon ont enchainé avec I gotta feeling, Brian et François avec Dégénération, Sophie, Dans la prison de Londres, Mike Lee, Ces soirées-là, Simon, François et Jean-Marc avec Long Train Running, les 7 filles avec We are family et La danse à St-Dilon avec Andréanne A. accompagné de Bryan et François à la cuillère. Pour terminer cette première partie électrisante, c’est avec Happy Day, qu’ils nous ont laissé, ont en aurait pris encore et encore.

En deuxième partie, le Joyeux Noel et Douces nuits de Noel d’Olivier, ont donnés des frissons. Mes trois coups de cœur vont à  Andrée-Anne L et Jean-Marc avec leur interprétation de La prière, Du Hallelujah de Mélissa et du Minuit Chrétien de Jason et Carole-Anne.

Un autre doux moment de la soirée est celui ou Andréanne A. assise tout en haut avec sa guitare chante Mes Noel d’avant. On aurait pu entendre une mouche volée tellement les gens étaient suspendus à ces lèvres pour écouter les paroles de cette merveilleuse chanson, c’était très émouvant.

Le party s’est terminé avec un medley des chansons qui ont été un succès en 2012 Au  rappel Sophie avec sa voix unique a interprété avec toute la puissance qu’on lui connaît Happy Xmas  entourée et appuyée par les voix de nos 14 étoiles. C’était un incontournable de ne pas terminer cette soirée avec la chanson qui les a propulsé dans nos foyer en 2012 Toi + Moi version Noel.

Ce qui accroche l’oeil ne touche pas toujours le cœur, mais le spectacle de Noel des 14 académiciens vient nous chercher au plus haut point. C’est un spectacle pétillant comme un champagne, électrisant comme un Red bull mais surtout réconfortant, car on y retrouve un peu notre famille. Le party de Noel de Star Académie est une réussite totale, je leur donne la note de 14 étoiles.

Jusqu’au 31 décembre, le spectacle de Noel sera présenté 34 fois au Théâtre Capitole, c’est un show à ne pas manquer.

www.lecapitole.com

Lyne Laroche




Ingrid St-Pierre - 31 janvier 2012

Ingrid St-Pierre au Grand Théâtre

Il y a des spectacles où on sort grandit et changée tellement l’artiste nous a fait vivre des émotions, tellement les frissons ont parcouru notre corps et le spectacle d’Ingrid St-Pierre en est un de ceux là. Un spectacle magnifique, à la fois doux et envoûtant, drôle et divertissant. Une soirée mémorable avec une artiste au grand cœur.

 

Même si son nouvel album L’escapade n’est sorti que depuis la fin d’octobre, Ingrid St-Pierre a déjà intégré les chansons de son nouvel opus au spectacle. En fait, elle réussit à faire en spectacle la majorité des chansons de cet album et de son premier, Ma petite mam'zelle de chemin. Accompagnée de mains de maître par le quatuor Quatr'Ailes composé de Camille Paquette-Roy, Sarah Martineau, Shonna Angers et Édith Fitzgerald, Ingrid St-Pierre séduit par son authenticité autant dans chacune de ses chansons, mais également dans ses interactions avec le public. Ainsi, on découvre quelques gaffes qu’elle a commises, elle explique l’origine de l’écriture de Coin Livernoche ou de Les froufrous blancs ou raconte une ascension au Saguenay. Devant toutes ces confessions, on se sent presque ses amis proches et cela nous fait chaud au cœur.

La soirée a débuté tout en douceur avec la pièce instrumentale L’escapade. Elle alternait ensuite entre ses deux albums livrant, entre autres, les merveilleuses chansons : La chocolaterie, Mercure au chrome et p’tits pansements, Pâtes au basilic, une chanson que j’adore et qui me fait toujours sourire, la magnifique pièce Feu de bengale, le magnifique hommage aux petites sœurs La courte échelle et à la fin du spectacle, ma chanson préférée de son album L’escapade : La planque à libellules et ma chanson préférée de son album Ma petite mam'zelle de chemin : Ficelles, qui parle de la maladie d’Alzheimer dont souffre sa grand-mère, un moment touchant du spectacle.

Le décor sobre composé de lanternes chinoises comme sur la pochette de son disque L’escapade, nous aidait à se concentrer sur la poésie de ses textes et les subtilités de sa voix. Pour le rappel, elle a interprété Les avalanches et un medley des artistes dont elle cite dans ses chansons dont : L’amitié de Françoise Hardy et Tu m’aimes-tu de Richard Desjardins. Une soirée exceptionnelle, magique, qui restera longtemps gravée dans mon cœur.

Si vous ne la connaissez pas, laissez-vous charmer par son charisme et sa voix. En espérant qu’elle revienne dans la Capitale très bientôt.

www.ingridstpierre.com

Valérie Côté




Blind Boys ALABAMA - 31 janvier 2012

(6 décembre 2012)

BLIND BOYS OF ALABAMA

Go Tell It On The Mountain

Palais Montcalm

À leur dernier passage à Québec, au Festival d’été en 2008, le légendaire groupe Blind Boys of Alabama n’était pas passé inaperçue. Jeudi, ces récipiendaires de 5 Grammys, nous ont offerts un spectacle hors de l’ordinaire avec des reprises concoctées à la saveur « Blind Boys », qui ont littéralement soulevées la salle. 

Ils ont ouvert avec  People get ready avant de nous interpréter un Spirit in the sky méconnaissable, endiablé et irrésistible. Le public a embarqué dans leur délicieuse et douce folie en frappant des mains, en tapant des pieds ou en hochant de la tête. Bien entendu ils nous ont interprétés plusieurs chansons de Noël dont Christmas in Dixie, White Christmas, Silent night et Go tell it on the mountain. Cette dernière était splendide avec de magnifiques harmonies. Jimmy Carter, Bishop Billy Bowers, Ben Moore sous la direction de Joey Williams (guitare et voix) et accompagnés de trois musiciens de grand talent, nous ont fait vivre une soirée riche en émotions.

Fougueux, dynamique et difficile à retenir, Bishop Billy Bowers n’a pas résisté à prendre un bain de foule en chantant et en serrant les mains des spectateurs sur les rythmes de Look where He brought me from. Enlevante, Last month of the year fût leur dernière interprétation de la soirée. Une institution du gospel, un groupe incontournable à voir, à entendre et surtout une expérience à vivre.

Louiselle Lavoie




Gille sGirard - 31 janvier 2012

Gilles Girard…Souvent imité, mais jamais égalé

Samedi dernier, malgré une conjonctivite et ses 70 ans bien sonné,  Gilles Girard surnommé avec humour par plusieurs Le petit gros des Classels  a donné son spectacle haut en couleur au Centre d’Art la Chapelle.  Après avoir été imité des centaines de fois par nos humoristes québécois avec la chanson ‘’’Ton amour a changé ma vie’’ on peut dire que Gilles Girard a encore de l’énergie et surtout de la voix.

Tout de blanc vêtu et à grands coups de génuflexions, ce qui a toujours été sa marque de commerce, Gilles Girard et ses musiciens nous ont fait font revivre la frénésie des années 60. De ‘’Et maintenant, Qu’est devenu notre passé, Le sentier de neige, Les 3 cloches, Exodus et Avant de me dire Adieu, Gilles Girard a raconté ses mésaventures cocasses sans filtres, ce qui a bien fait rire son public.

Pour les plus jeunes voici  un petit aperçu de la carrière des Classels.

Dans les années 1963-1971, les  Classels ont vendus 1M de disques. Gilles Girard était le soliste. Tout le groupe portait des perruques blanches et ils étaient tous vêtu d’habits blancs. À  l’époque la mode, c’était les salles de danse et les cabarets. Les Classels ont même chanté aux  USA. Malgré la dissolution, Gilles a toujours continué d’exercer son métier. On a pu l’entendre dans divers festivals, il était aussi de la distribution Les Grandes voix chantent Noel, du Retour de nos idoles et cette année,  il a chanté avec Simple Plan à l’émission Fidèle au poste. Ses albums se vendent encore et il est en super forme.

Ce soir, ce fût un spectacle qui nous a fait revivre cette belle époque. On a chanté de vieux succès, on a bien rit mais avant tout on a apprécié le talent vocal de cet icône de la chanson qu’est  Gilles Girard.

Lyne Laroche




Rock Lounge - 31 janvier 2012

Jean Ravel…Un tout

Vendredi dernier, Jean Ravel était de passage pour la deuxième fois au Centre d’Art La Chapelle avec son spectacle Rock Lounge, en toute intimité.

Tout d’abord, je pense sincèrement que Jean Ravel est encore trop méconnu du public. C’est un petit gars de chez-nous, qui roule sa bosse depuis des années,  il a une voix puissante, il est beau et sa passion du Rock est contagieuse.

Il met en valeur le rock des années 70-80 avec sa touche personnelle. Son répertoire est fabriqué des grands hits, qui nous ont  tous un jour ou l’autre fait danser ou chanter. Jean s’attaque aux succès d’Elton John, Hall & Oates, Vannelli, Supertramps, Mc Cartney and Wings, Phil Collins, Billy Joël  et bien d’autres de façon remarquable. Il est selon moi, une des plus belles voix du Québec.

La complicité entre Jean et ses musiciens est palpable. C’est  une vraie famille, ils s’amusent et trippent vraiment. Le batteur et violoniste Denis Lavigne  et le claviériste Benoit Côté (clone de Phil Collins) ont aussi des voix magnifiques. Joël Thibault donne des frissons avec son saxophone.  Christian Genest (guitare) et Bruno Bélanger (basses) donnent le ton avec brio pour que la soirée soit parfaite.

Bref, je suis certaine que plusieurs d’entre vous, n’ont jamais assisté à un spectacle de Jean Ravel. Et bien, c’est certainement quelque chose qui manque à votre culture. Lui et sa bande vous feront passer à coup sûr une soirée que vous n’êtes pas près d’oublier.  C’est assurément un show que je vous suggère, vous ne pourrez pas rester insensible à son talent, sa beauté et son déhanchement. Et ne vous attendez pas à rester assis car même avec toute la volonté du monde, vous n’y arriverez pas.

Lyne Laroche




Marco Calliari - 31 janvier 2012

Marco Calliari met le paquet

Avec toute l’énergie et la fougue qu’on lui connaît, Marco Calliari a mis le paquet  hier soir au Cercle, alors qu’il présentait son dernier spectacle Al Faro Est pour sa toute dernière fois.

Comme on le sait déjà, la famille et les traditions sont importantes pour les Italiens et le chanteur ne fait pas exception à la règle. Comme le premier spectacle de sa tournée avait débuté en 2010 ici au Grand Théâtre, et bien Marco voulait boucler la boucle nul part ailleurs qu'ici à Québec. Et pour ce dernier show, même les familles des musiciens ont débarqué pour mettre le party dans la place. La tante de Marco a même fait danser les gens sur un Continental.

Dynamique et énergique, c’était un véritable plaisir de voir et d’entendre Marco Calliari et ses cinq musiciens complices, enchaîner les chansons de son dernier Album Al Faro Est en plus d’y ajouter  quelques surprises.

Dès les premières notes, il a su mettre le party dans la place. C’était une ambiance des plus festives. Tout le monde dansait, chantait, tapait des mains, les gens baignaient dans la sauce italienne avec plaisir et joie de vivre. Il y avait tous les ingrédients nécessaires pour que sa recette soit une réussite totale.

Bref, un simple mot me viens en tête, contagion. Marco Calliari et sa belle bande ont réussi à immortaliser  ce dernier spectacle en offrant au public un party  décapant, qui nous a fait voyager un peu partout, laissant un souvenir dans nos têtes et dans nos cœurs, demain matin à la levée mais  aussi pour toujours.

Je suis prête à parier, que notre chanteur québecois aux racines Italienne va sûrement nous revenir prochainement, car sa drogue est la musique, elle lui fait du bien et à nous aussi.

Je m’en voudrais de passer sous silence le talent de sa joyeuse bande de musiciens,  Isabelle Verville (trompétiste), Frédéric Pelloquin (accordéon), Yann Brochu (guitare),  Carlos Araya (batterie) et la dernière et non la moindre Julie Houle au tuba.

Chapeau  à tous!

Lyne Laroche




Programmation 2012 2013 - 31 janvier 2012

DÉVOILEMENT DE LA NOUVELLE IMAGE ET DE LA PROGRAMMATION 2012-2013 DU PÉRISCOPE

Théâtre Périscope

Frédéric Dubois, coordonateur artistique du Périscope était fébrile au moment du dévoilement de la nouvelle image du théâtre. Un « P » qui s’ouvre sur le monde, sur l’univers, sur les créateurs. Un « P » qui pourra changer d’habits ou de fonds d’écrans, au gré des aspirations ou des inspirations, aux moments opportuns.

« Accueillir et mettre entre les mains des créateurs »

Un leitmotiv auquel Frédéric Dubois tient par-dessus tout. Accueillir des compagnies de théâtre ou des créateurs qui cherchent un toit, où ils pourront laisser libre court à leurs impulsions, leurs influences, leurs textes ou leurs œuvres.

La saison 2012-2013 débutera avec QUÉBEC-BARCELONA de Mercè Sarrias dans une mise en scène de Philippe Soldevila.

Deux cousines éloignées se croisent au-dessus de l’Atlantique. L’une vient de Québec; l’autre, de Barcelone. Anne poursuit le fantôme d’un grand-oncle que l’amour a gardé  en terre espagnole; Laïa fuit vers le pays des ours et du froid. Pour quelques jours, quelques semaines, elles échangent leurs maisons…  et leurs amis. Dans ces déroutants espaces de liberté, chacune apprendra la différence qui existe entre l’exotisme, les illusions et les idéaux.

Du 25 septembre au 14 octobre 2012.

Suivra, ANGOISSE COSMIQUE OU LE JOUR OÙ BRAD PITT FUT ATTEINT DE PARANOÏA de Christian Lollike dans une mise en scène de Michel Nadeau.

Deux hommes et une femme, fin vingtaine, début trentaine. Ils regardent un reportage sur l’état inquiétant de la planète et se demandent ce qu’ils peuvent faire. Est-ce le temps de mettre des ampoules fluocompactes et de baisser son thermostat quand c’est l’apocalypse ? Ou bien faut-il devenir écoterroriste sur un quelconque baleinier? Et puis surgit l’idée : Brad Pitt, lui, pourrait faire quelque chose. C’est un artiste engagé, il est connu internationalement; lui et Hollywood pourraient faire LE film qui éveillera les consciences : « Save the planet Earth! ».

Du 23 octobre au 17 novembre 2012.

BIGGER THAN JESUS de Rick Miller et Daniel Brooks dans une mise en scène de Daniel Brooks.

Même les catholiques pratiquants l’admettront : la messe peut être ennuyante. Mais quand le prêtre qui l’officie troque la sacristie pour la scène, le calice pour la caméra et les paraboles pour les marionnettes, faisant d’un même souffle rire et réfléchir, même les athées les plus endurcis se convertissent.

Acclamé par le public lors de son passage au Carrefour international de théâtre en 2007, attirant les foules aux États-Unis, en Europe comme ne Australie et encensé partout où il passe, Bigger Than Jesus a notamment remporté le très convoité Dora Award de la meilleure production canadienne.

Du 27 novembre au 8 décembre 2012.

En 2013, LE « K » BUSTER de Raphaël Posadas nous accueillera avec une mise en scène de Raphaël Posadas ainsi que les comédiens et créateurs du spectacle.

Francis est comédien. Voilà qu’aujourd’hui il réalise son vœu le plus cher : présenter son spectacle dédié à Buster Keaton, le petit géant comique du cinéma muet. Mais quelques heures avant la première, il s’effondre. Le spectacle n’aura pas lieu… Francis se réveille à l’hôpital, où l’on cherche à comprendre quel est son mal. Perdu entre le monde réel et celui de ses rêves et de ses hallucinations, il croisera son idole, lui aussi coincé dans cette chambre d’hôpital.

Le « K » Buster a été nommé Meilleur spectacle de la relève 2009 par Première Ovation et a obtenu le Prix de la meilleure conception musicale aux Prix d’excellence des arts et de la culture.

Du 22 janvier au 9 février 2013.

L’AFFICHE de Philippe Ducros dans une mise en scène de Philippe Ducros.

En Palestine, lorsque quelqu’un meurt d’une cause reliée directement à l’occupation, des factions s’approprient sa mort, font une affiche avec la photo du martyr et en tapissent les murs du pays.

Abou Salem est imprimeur d’affiches de martyrs. Un jour, il se retrouve à imprimer celle de son seul fils, Salem. La famille se dégrade; la colère, la haine et la souffrance ne laissent plus de place à l’humanité. De son côté, Itzhak, le soldat responsable de la mort de Salem, se retrouve submergé par la violence de son geste. Aura-t-il le luxe de se remettre en question?

Production coup de poing qui fit très forte impression lors de sa création en 2009, à Montréal, L’Affiche a remporté de nombreux prix dont Spectacle de l’année 2009-2010 décerné par l’Association québécoise des critiques de théâtre.

Du 19 février au 2 mars 2013

SEMBLANCE d’une équipe de création québécoise dans une mise en scène de Jean-Philippe Joubert.

Charlot travaille sur un projet d’exposition photo. À travers son obturateur, il cherche à entrer en contact avec l’autre, à fixer ce moment où les regards se croisent. Au fil des rencontres, sur sa pellicule se révèlent des visages, des corps, des vies. Peu à peu, les murs de son atelier se tapissent de photos : un orphelin cherchant désespérément une famille, une jeune femme idéaliste qui retouche sa vie avec Photoshop, un acteur pour qui tout est faux, une femme inconsolable à la suite de l’accident de son amoureux, une voisine timide refusant de se montrer… Mais jusqu’à quel point l’image de l’autre nous permet-elle de le connaître?

Du 19 mars au 7 avril 2013.

Pour terminer la saison en grande CHANGING ROOM d’Alexandre Fecteau en collaboration avec Raymond Poirier dans une mise en scène d’Alexandre Fecteau.

Vous avez manqué La Goglue, Praline, Délice, Rosy et Jewel lors de leur passage au Périscope au printemps 2011? Elles sont de retour! Pendant que sur scène les drag-queens présentent de flamboyantes chorégraphies et de provocants numéros d’animation, une caméra s’immisce en coulisse et capture l’intimité et les confidences des artistes lors de leur préparation. Avec franchise, ils partagent leurs joies, les difficultés de leur métier, les préjugés auxquels ils font face mais aussi leur délicat choix identitaire.

Du 16 au 27 avril 2013.

Le Périscope accueillera le 2e festival du « Jamais Lu » qui prendra la relève d’ « Impressions d’ici » du 21 au 24 novembre 2012. Au bar L’Agitée ou au Théâtre Périscope, une ouverture sur la nouvelles dramaturgie. www.jamaislu.com

Pour plus d’informations sur les dates et les heures des représentations, sur les pièces ou les forfaits d’abonnement avantageux, simples et souples, vous pouvez visiter le site :

http://www.theatreperiscope.qc.ca/programmation/

Pour découvrir de nouveaux auteurs, des artistes d’ici, mais aussi de Belgique, du Burkina-Faso, de Barcelone, de France…  Des pièces divertissantes, de belles soirées en perspectives.

Il ne faut pas oublier la grande soirée bénéfice – Le Cabaret Décadent parrainée par le chanteur et comédien Sébastien Ricard. Le 29 avril 2012 dès 17h, les gens seront invités à déguster de délicieuses bouchées, à boire du vin et à assister au spectacle inédit et exclusif de L’Orchestre d’Hommes-Orchestres. L’argent amassé permettra de soutenir les créateurs d’ici et de les accompagner dans leurs démarches artistiques.

Louiselle Lavoie




Intimidation - 31 janvier 2012

  Intimidation (Bully)

Je sors à l’instant de la projection de ce film qui m’a complètement bouleversée.

Est-ce que vous saviez qu’aux États-Unis 13 millions d’adolescents se font intimider?

Dans le documentaire du new-yorkais Lee Hirsch, on y voit des jeunes adolescents victimes d’intimidation qui, contre leur gré, doivent gérer l’intimidation au quotidien. Ils perdent leur estime de soi et certains plus que de penser au suicide, se suicident!

La présentation du film se fait par Jasmin Roy dont le nom est associé depuis quelques années à contrer l’intimidation.

Le film débute par l’histoire de Tyler, un jeune américain de la Géorgie qui s’est suicidé après avoir été victime de violence psychologique à l’école. On y voit sa famille encore sous le choc qui, malgré leur douleur, met en œuvre des actions afin d’arrêter l’intimidation dans les écoles de leur entourage. Plusieurs personnes qui les accompagnent sont apathiques à leur cause. Par contre, les autorités policières et l’administration des écoles semblent dépassées voir même incompétentes pour railler ce fléau.

Il y a aussi Tyler de l’Iowa, très nerveux à l’idée d’aller à l’école. On comprend vite le pourquoi seulement à le voir attendre l’autobus. Durant une année scolaire, l’équipe le filme à l’école et dans l’autobus scolaire. On assiste impuissant à la victimisation de ce jeune. Pour des raisons hors de notre compréhension, il est devenu la tête de turc de l’école. Ah oui, il est peut-être différent. Après quelques séquences, l’équipe qui réalise le film décide de montrer les images  aux parents et autorités de l’école car l’équipe considère que Tyler pourrait être en danger. Ses parents ne s’attendaient pas à voir leur fils vivre de l’intimidation comme ça. Ils rencontrent la directrice adjointe de l’école qui elle comprend mais sans avoir les outils (ou compétences nécessaires) à contrer l’intimidation.

Kelby, d’une petite ville de l’Oklahoma, sort du placard. Et oui, elle est lesbienne mais bien entourée par sa famille et ses amis. Malgré ce soutien, elle est victime d’intimidation autant à l’école que dans sa communauté..

Ja’meya 14 ans d’une petite ville du Mississipi, décide de se faire justice après avoir été victime d’intimidation. Elle prend l’autobus avec l’arme de sa mère et le pointe sur d’autres élèves qui l’intimident encore. 

Le film se conclut avec la présentation de Debout pour les silencieux qui nous demande de faire la différence. Cette association américaine garde en mémoire les jeunes qui ses sont suicidés et lutte contre l’intimidation.

Après ce film, je m’avoue chanceuse de ne pas avoir vécu d’intimidation durant mon enfance. Bien au contraire j’étais l’élève chouchou à l’école.

Par contre, arrivée sur le marché de travail, j’ai dû faire face au fameux « bullying ». Malgré le fait d’avoir réussi à développer une excellente estime de soi, j’ai vécu (et vis encore!) cette intimidation de la part de mes collègues de façon extrêmement difficile. Donc, l’intimidation peut se vivre à tout âge.

Il faut que tous soient conscients qu’il faut arrêter et faire arrêter toutes formes d’intimidation. Principalement pour les enfants qui n’ont pas encore eu la chance de développer une estime de soi assez bonne pour être capable d’aller chercher l’aide appropriée. Il y a des implications personnelles mais aussi sociales à ce fléau. Les coûts (non seulement financiers!) sont énormes pour notre société. Certaines personnes vont trainer les séquelles de l’intimidation pour plusieurs années de leur vie voire même toutes leur vie sans oublier que certaines d’entre elles vont poser la geste fatidique.

Nous sommes tous impliqués pour arrêter l’intimidation. Il faut pratiquer la tolérance zéro pour toute forme de violence. Comme présenté par une mère à son enfant dans le film : Tes amis doivent te faire sentir bien. Présentement, il y a d’excellentes ressources pour aider quiconque. Elles sont à l’écoute et peuvent aider les victimes à s’en sortir avec des outils appropriés. La personne victime doit absolument sortir de ce rôle.

L’an dernier, j’ai été responsable d’un programme contre l’intimidation à l’école. Ce programme était chapeauté par l’équivalent de notre CLSC. Nous avons vu des résultats immédiats pour les jeunes. En plus de grandir, ils ont démontré une certaine forme de civisme et l’arrêt de l’intimidation s’est fait rapidement.

Par la suite, ces jeunes ont pu mettre leurs énergies dans leurs études et performer au-delà des attentes prescrites.

Ce film est à voir avec vos enfants afin d’arrêter une fois pour tout ce cercle vicieux de l’intimidation. Apporter des mouchoirs. Il est probable que vous aller en avoir besoin!

 

Distribué par Alliance Vivafilm, INTIMIDATION (BULLY) prendra l’affiche le 13 avril à Montréal et à Québec. 

Pour en savoir plus sur la Fondation Jasmin Roy, visitez le http://fondationjasminroy.com/

 

Christine Lévesque

           

 




Les quatre filles du docteur March - 31 janvier 2012

 

 (11 décembre)

Les 4 du docteur March…Une histoire qui fait rire et rêver

Basé sur le roman de Louisa May Alcott (1869), cette œuvre se déroule principalement à Concord, Massachusetts, alors que le père des quatre soeurs March prend part à la guerre civile américaine et que la mère, Marmee, se retrouve seule pour élever ses enfants. L’histoire est centrée sur les quatre sœurs March, mais tout particulièrement sur Jo, qui aspire à une grande carrière d’écrivaine. On la suit dans ses tribulations à New-York, alors qu’elle bûche pour qu’un journal ou un éditeur accepte de publier ses histoires.

Cette comédie musicale a été adaptée en français par l’auteure et comédienne Joëlle Bond, qui signe la version francophone de la pièce. Robert Marien, signe une mise en scène originale et dynamique. Il nous transmet sa passion et son amour pour le genre musical.

La distribution est composée de Geneviève Charest (Marmee), Élise Cormer (Jo), Tanya Brideau (Meg), Mary Lee Picknell (Beth), Joêlle Boudon (Amy), ainsi que 5 autres acteurs aux nombreux et grands talents.  Ils réussissent, à certains moments, à nous faire rire ou à nous faire rêver. De très belles voix, un jeu assuré et convainquant. Élise Cormier a dû revêtir le costume de Jo March à quelques jours seulement de la première, puisque Marie-Pierre de Brienne qui devait interpréter le rôle, s’est blessée et doit rester au repos pour les trois prochaines semaines. Elle sera de retour le 23 décembre, si son état de santé lui permet. En attendant, Élise Cormier s’en tire magistralement. Personne ne pouvait se douter de ce revirement de situation.

Une très belle idée de sortie pendant les vacances des Fêtes en famille ou entre amis.

Une codiffusion du Théâtre de la Bordée et des Productions Salon Vert. Les quatre filles du Docteur March jusqu’au 6 janvier 2013 au Théâtre de la Bordée.

Louiselle Lavoie




Patrice Michaud - 31 janvier 2012

Patrice Michaud au Théâtre Petit Champlain

La plus belle fin du monde de ma vie

 

Le spectacle a eu le 12 décembre 2012, la supposée fin du monde et Patrice Michaud l’affirme dès le début du spectacle. Pour l’occasion, l’auteur-compositeur-interprète et conteur, Patrice Michaud, a offert une prestation qui aurait été une magnifique façon de terminer notre existence tant ses chansons étaient bien rôdées, ses histoires très drôles et son charisme tout simplement magnétique. Dix-huit mois après la sortie de son album Le triangle des Bermudes et plus de 140 spectacles, le chanteur de Cap Chat en Gaspésie peut célébrer les fêtes en disant : mission réussie.

Le spectacle a débuté par une chanson de circonstance Les bombes, Zoé, une chanson d’amour et de fin du monde. S’en est suivi les chansons de son album dont la magnifique et touchante Mille et toi et Cahier Canada, une chanson sur l’écriture et l’adolescence qui me rappelle beaucoup de souvenirs. Justement, ce qui est intéressant avec Patrice Michaud, c’est qu’il nous replonge dans les souvenirs de notre jeunesse : les visites de la madame Avon, la réception des catalogues Sears, les abonnements à Musique Colombia, etc. Ces bons comme moins bons souvenirs sont maintenant immortalisés grâce à des chansons drôles et touchantes et des histoires croustillantes et captivantes.

En effet, entre chacune de ses chansons, Patrice Michaud raconte une histoire, celle du Jésus de Cap-au-Renard qui force quand les gens sacrent, ou celle de la plate-forme Deepwater_Horizon qui a déversé son essence dans l’océan. Il est engagé, il est authentique et ses chansons touchent assurément. Ses musiciens, comme de véritables amis, l’accompagnent magnifiquement dans ses prestations : David Brunet (claviers), André Lavergne (guitares), Simon Blouin (batterie) et Richard Lavergne (basse).

Déjà récipiendaire de trois prix au Festival en chanson de Petite Vallée en 2008 (Prix du Public, Prix de la chanson Socan, Prix du Grand 8), grand gagnant du Festival international de la chanson de Granby en 2009, récipiendaire de 2 prix au Roseq d’automne 2010 et plus récemment du Prix des diffuseurs européens à la Bourse Rideau 2011, du prix Les entrées en scène Loto-Québec 2011 et du prix André «Dédé» Fortin remis par la SPACQ, sa dernière prestation à Québec en juillet dernier lui a aussi valu le Prix Miroir Auteur-compositeur-interprète –décerné par le Festival International d’été de Québec. Il a également reçu quatre nominations au Gala de l’Adisq 2012 et est ressorti grand gagnant en recevant cette année deux Félix pour «scripteur de spectacle de l’année » et pour «réalisation de l’album » pour David Brunet pour Triangle des Bermudes.

Nous avons eu la chance d’entendre une chanson magnifique, Loin de Disneyland, qui présage un prochain album riche en émotions. Patrice Michaud, un artiste à surveiller.

http://www.theatrepetitchamplain.com/

http://patricemichaud.ca/

Valérie Côté




Le Hobbit - 31 janvier 2012

(14 décembre 2012)

Le Hobbit : Un voyage innatendu

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L’aventure tombe sur lui comme la foudre quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d’expédition périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le grand dragon Smaug, car Bilbo partira avec eux! Il traversera les Terres Solitaires et la forêt de Mirkwood dont il ne faut pas quitter le sentier, sera capturé par les trolls qui se repaissent de chair humaine, entraîné par les gobelins dans les entrailles de la terre, contraint à un concours d’énigmes par le sinistre Gollum….

Nombreux attendaient la sortie de Bilbo le Hobbit avec impatience et fébrilité. Nous aurons droit pas à un mais à trois films. Pour certains il y aura des longueurs et pour d’autres personnes, ils en prendraient plus et attendront la suite avec encore plus d’impatience. Je l’avoue, je fais partie du deuxième groupe.

Dans cette première partie de la trilogie, nous retrouvons Bilbo lorsqu’il commence à écrire le récit de sa première expédition à l’extérieur de La Comté, pour Fredon. Il nous raconte l’arrivée des 13 nains qui s’imposent et envahissent sa maison, vident son garde-manger et perturbent son quotidien habituellement anodin, voir banal. Un début rempli d’humour, pas toujours fin, mais qui contient plusieurs moments festifs et joyeux.  L’incurtion des nains, comme le moment du concours d’énigmes m’ont ramenés le souvenir de la lecture de Bilbo le Hobbit. Martin Freeman est magnifique dans le rôle de Bilbo jeune.

Le film se termine sur l’œil menaçant du dragon Smaug qui garde les richesses qui appartenaient jadis aux nains. Une fin qui laisse présager une suite toute aussi palpitante, des combats épiques et des images grandioses, des effets spéciaux magnifiques avec l’aide des dernières technologies de pointes que ce plus récent film de Peter Jackson nous offre.

La première partie de l’adaptation en trois épisodes du roman Bilbo Le Hobbit en ravira plus d’un. À voir au IMAX dès le 14 décembre

Louiselle Lavoie




André Philippe Gagnon - 31 janvier 2012

André-Philippe Gagnon est un réseau social…Un feu roulant

Au début des années 80, André-Philippe Gagnon s’est fait connaitre des Québécois grâce à son Homme-sax. En 1985, il est invité à présenter sa version de « We Are the World » sur le plateau du Tonight Show de Johnny Carson. Une tribune de 15 millions de téléspectateurs américains qui lui ouvrira les portes du pays de l’oncle Sam et du monde entier. Le petit gars de Loretteville est de retour au bercail pour deux représentations à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.  André-Philippe Gagnon est un réseau social, est une  production, spécialement conçue pour le Québec. Encore une fois, il aura recours à son complice de toujours Stéphane Laporte qui signe les textes et la conception du spectacle.

Sur la trame de Streets have no name de U-2, André-Philippe Gagnon entre en scène pour nous présenter son premier numéro sur les problèmes routiers. Dans ce segment très Montréalais, l’imitateur nous présente la qualité de notre réseau. Dès le départ, l’implication de Stéphane Laporte est sentie dans des adaptations de chansons dont le succès de Vincent Vallières qui devient, On va sécher encore.

Des routes, on passe au chialage sur le hockey. Bien entendu, plusieurs personnages sont invités à donner leur point de vue sur notre sport national.  Michel Bergeron, Georges, Laraque, Mario Tremblay, Ron Fournier défilent en écorchant le Canadien. Un  Jean Perron particulièrement drôle est venu nous faire part de nombreux Péronismes.  Par la suite, une brève biographie de Michael Jackson avant de passer au palmarès de l’actualité. Des nouvelles, entrecoupées de chansons nous ont donné droit à des imitations plus réussies que d’autres, dont celles de Stefie Shock,  Cœur de pirate ou Michel Louvain dans une chanson des Trois accords.

Histoire de parler de Québec, André-Philippe nous présente un petit maire dans une imitation un peu moins précise mais compensée par une mise en scène cocasse et un propos hilarant. La mise en scène, les éclairages et les effets spéciaux auront aussi contribué à la qualité du spectacle.

La seconde partie sera tout en musique avec l’histoire du rock ‘n roll. Soixante ans de musique en trente minutes. De Bil Healy à The black Eyed Peas en passant par Elvis, The Beatles et bien d’autres vedettes. Une rétrospective animée de main de maître par Elvis Gratton. S’adaptant à la technologie moderne, il invitera une personne à venir sélectionner quelques chansons sur son Apod.  Il imitera par la suite un spectateur déterminé au hasard. Dans les imitations les plus appréciées, notons celle de Barry White et sa voix caverneuse qui passe rapidement aux notes plus aigues des Bee Gees. La soirée ne pouvait se terminer sans la présence de L’homme-Sax. Une soirée amusante en humour et en musique. Un spectacle où l’on a pu sentir le talent et le grand professionnalisme du duo Gagnon-Laporte. Un feu roulant de plus de deux heures.

www.andrephilippegagnon.com

Claude Gignac




Diane Dufresne - 31 janvier 2012

 (15 décembre 2012)

Diane Dufresne et les Violons du Roy…Une soirée envoutante

Samedi dernier au Grand Théâtre de Québec, Diane Dufresne et les Violons du Roy nous ont donné rendez-vous pour une soirée envoutante sous les thèmes de l’amour, la folie, la peur, et l’environnement. Une prestation émouvante à la fois musicalement et théâtralement comme seule cette grande dame peut le faire. 

Le chef d’orchestre, Simon Leclerc a fait son entrée, cigarette aux lèvres et a traversé la scène pour s’installer au piano pour quelques notes. Rapidement, il est rejoint par dix-huit musiciens : violonistes, violoncellistes, bassiste des Violons du Roi et Olivier Godin au piano. Puis c’est la voix grandiose de Diane Dufresne qui se fait entendre avec Madame Rêve d’Alain Bashung. Elle fera son apparition physique sur scène avec Partager les Anges. Elle s’avancera jusqu’au bord de la scène à plusieurs reprises pour saluer et bien voir ses fans avant de se retourner vers l’orchestre pour s’imprégner de nouveau de la musique et poursuivre sa chanson.

De magnifiques arrangements sur Que, Je suis un homme de Zazie, On tourne en rond de Luc Plamondon et François Cousineau ainsi que L’hymne à la beauté du monde et Oxygène. Simon Leclerc a réussi à donner un souffle de fraicheur et de jeunesse à ces chansons qui frôlent la quarantaine. Richard Langevin a fait un choix judicieux des images projetées et le travail remarquable de scénographie qui ont accompagné les artistes tout au long du spectacle.

Les Violons du Roy nous ont enchantés aux intermèdes pendant lesquels la Diva en a profité pour ajouter un ou plusieurs accessoires à sa splendide robe de scène (une création de Marie St-Pierre).

En rappel elle nous a interprété la très jolie chanson de Michel Jonasz Je voulais te dire que je t’attends une fin magnifique. Nous avons eu droit à une Diane Dufresne en pleine forme, toujours aussi exubérante et démonstrative, avec son registre de voix toujours aussi grand et puissant. Un spectacle à voir et à revoir.

Louiselle Lavoie




Les bombardements - 31 janvier 2012

Tribunal de l’Histoire …Les bombardements

La guerre de Sept Ans fait rage à l’été 1759. Les artilleurs britanniques bombardent Québec sans relâche.  Les tirs, dirigés vers les bâtiments civils, laissent la capitale de la Nouvelle-France en ruine. Heureusement épargnée par les conflits contemporains, la Ville de Québec demeure néanmoins un important lieu stratégique.

Paul Breton et Jean-Marie Lebel ont bien animé la soirée par leur complicité et jeux de questions-réponses. Monsieur Lebel a, comme toujours, remis les pendules à l’heure au sujet de différentes événements soit omis ou cachés par les livres d’histoire.  Karl-Patrice Dupuis en comte de Frontenac a tiré son épingle du jeu avec flamboyance. Édith Patenaude en sergent Gilberte Tessier représentait l’armée lors de la seconde guerre mondiale, nous a renseigné sur les consignes de sécurité en vigueur lors de ce conflit. Très instructif.

La Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec nous a montré tout son talent par diverses chansons de différentes époques. 

Le témoin expert, Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité et en espionnage international, nous a donné une bonne dose de réalité en nous expliquant de façon  très compréhensible les dangers et enjeux du terrorisme aujourd’hui.

Comme toujours, une mine d’information bien vulgarisée à la portée de tous. Ne manqué pas celui du 18 février sur les incendies à Québec. Un bon moyen de connaitre l’histoire de notre ville et quand on sait d’où on vient, on peut mieux choisir ou l’on va...

http://www.palaismontcalm.ca/programmation/tribunal-histoire-916

Louiselle Lavoie




Antoine Gratton - 31 janvier 2012

Antoine Gratton et Tremblay au Théâtre Petit Champlain

Les confessions d’une bête de scène

Antoine Gratton a enflammé le Théâtre Petit Champlain le 19 décembre dernier lors d’un spectacle haut en couleur où l’énergie sur scène était à son comble. Il a ainsi présenté des chansons tirées de son album La défense du titre paru à l’automne 2011.

Habillé d’un ensemble en vinyle blanc et bleu avec des franges et de sa classique étoile peinte sur son visage, il a sorti de la foule pour monter sur le stage et commencer une performance scénique incroyable. Il se donne corps et âme sur scène. Il danse, saute, ses mains volent sur son piano décoré de multiples petits miroirs.

Antoine Gratton a aussi le don de faire embarquer le public dans ses chansons : en les faisant chanter bien sûr, mais aussi sauter, danser, jouer de la musique ou dire leurs impressions. Le public se sent proche de l’artiste comme si on le connaissait personnellement et lui aussi se sent à l’aise avec son public. Le public a ainsi pu entendre notamment : Tes chaleurs, Let Go Let Go et  New-York City.

Alternant agréablement ses chansons tirées de son nouvel opus et ceux de ses titres précédents, il a su combler les fans présents dans la salle. Il a aussi préconisé l’improvisation dans le spectacle autant dans le choix de ses chansons que dans ses confessions entre les morceaux. Il fait rire, improvise et diverti, un excellent spectacle. D’ailleurs, un des grands moments du spectacle a été l’interprétation de trois chansons demandées par le public dont Dans les yeux de Françoise, version banjo acoustique, que le public chantait ave lui et Tous les jours avec laquelle il a su créer un chœur dans le public. Il était accompagné tout en énergie et sourires par Vincent Carré et Max Bellavance aux batteries, Louis Lalancette à la  basse et de Gabriel Gratton aux guitares. Un spectacle qui nous a fait vibrer et bouger.

Tremblay ou une première partie qui impressionne

La première partie a été interprétée de mains de maître par Tremblay ou plus connu comme l’acteur et comédien Maxime Desbiens-Tremblay, qui a notamment performé dans les films À vos marques…party ! 1 et 2 et il joué le rôle de Manolo dans la série télévisée jeunesse Ramdam. Il a ainsi présenté des chansons tirées de son premier album  intitulé Ça va ça va paru en septembre 2012. Des chansons folk et pop où l’intimité et les émotions se côtoient magnifiquement. Une révélation tout simplement. Il a magnifiquement été accompagné à la guitare par Dédé Lavergne. Ses textes touchent, font vibrer, un artiste à découvrir assurément. Il reviendra au Théâtre Petit Champlain le 15 mars 2013 en première partie de Clément Jacques. À ne pas manquer.

http://www.spheremusique.com/antoinegratton/

http://www.spheremusique.com/tremblay/

http://www.theatrepetitchamplain.com/.

Valérie Côté




Nadja et Mario Pelchat - 31 janvier 2012

Une  ambiance magique grâce à deux grandes voix

Quand le temps des fêtes arrive, nous sommes bombardés de tous bords et de tous côtés en spectacles de Noel. Ce soir, c’était mon sixième, alors je me suis dis avant de franchir les portes de la Salle Albert Rousseau ‘’Bon encore un autre’’. J’avais oublié un petit détail. La réunion sur scène de deux des plus belles voix  du Québec, celle de Nadja et de Mario Pelchat.

Le rideau s’est levé et Nadja a fait son entrée sur scène en interprétant  Its the most wonderful time of the years et Mario a enchaîné avec  C’est l’hiver (Let it snow).Dès les premières notes, je me suis sentie imprégné d’une ambiance magique dégagée par les voix de Nadja et de Mario Pelchat.

Quand un spectacle arrive à nous faire rêver, c’est mission accomplie. Nadja et Mario ont déployés sous nos yeux, la palette de tout ce qui peut être un spectacle de Noel réussi. Toutes les traditions ont été respectées.  Le rouge, le vert, l’argent et l’or, les cadeaux, les boules de Noel, l’esprit religieux de la fête, l’hiver, les chants, le Gospel, les violons, les décorations, les sapins, les lumières, les robes scintillantes, le cœur à la fête et les flocons de neige. Il ne manquait que le petit train qui tourne, le père Noel et la dinde, mais en fermant nos yeux, on n’arrivait à voir tout cela grâce au talent des deux artistes.

Ils ont interprétés de façon magistrale, les classique de Noel comme L’enfant au tambour, Les enfants oubliés, Happy christmas,Winter Wonderland, Adeste Fideles et bien d’autres.

Il y eu plusieurs grands moments  dans la soirée dont l’ovation que Nadja a reçue après son interprétation du Glory Alleluia, qu’elle a revisité avec la collaboration de son mari et pianiste Taurey Butler, c’était grandiose.  Mario en a profité pour dédier  à sa grand-mère aujourd’hui décédée la magnifique chanson Noel à Jérusalem, car c’était sa chanson préférée. Une prestation à en couper le souffle ce qui lui a value aussi une ovation.

Nadja a fait danser le public sur la musique de Jingle Bells et le Ave Maria chanté en duo a donné des frissons à tout le monde.

Pour terminer la soirée, un chœur de chant vêtu de rouge a appuyé la voix de Mario dans un  Minuit Chrétiens qui a donné un sens divin à cette soirée féérique.

Alors, j’ai compris que l’esprit de Noel reste toujours présent en nous, même après que les lumières de Noel se soient éteintes. Car même si  la fête de Noel est réservée aux enfants, heureusement il y a encore un enfant en dedans de nous. Nadja et Mario ont su faire ressortir, de beaux souvenirs qui s’étaient enfouis très loin. Ce fût, une soirée inoubliable!

Ils seront en spectacle

Le 21 décembre à L’Assomption

Le 23 décembre à Brossard

www.mariopelchat.com

www.nadja.mu

Lyne Laroche




CHICK COREA - 31 janvier 2012

De la très grande visite pour les amateurs de piano

 

La légende Chick Corea a comblé une salle bondée de connaisseurs lundi soir le 2 avril dernier au Palais MontcalmCorea, dans toute sa candeur, nous a offert une prestation mémorable et une leçon de piano comme il est rarement permis d’en voir.

 

Originaire de Chelsea au Massachusetts et résidant en Floride, ce pianiste virtuose roule sa bosse depuis plus de 45 ans. Gagnant de 15 Grammy Awards, Corea a joué avec une pléiade de grosses pointures dont Al Di Meola, Al Jarreau, Miles Davis, Herbie Hancock, Pat Metheny et Bobby McFerrin pour ne nommer que ceux-ci.

 

Comptant plus d’une centaine d’albums (il en a déjà produit 9 dans la même année!), Corea avait l’embarras du choix pour délecter ses fans.

 

Le public a d’ailleurs offert une ovation debout à l’arrivée du célèbre pianiste humblement vêtu et d’une simplicité désarmante.

 

D’emblée, Corea nous a fait partager ses influences tant jazz, classique que flamenco. Seul avec son piano (fait plutôt rare récemment), après s’être excusé de ne pas pouvoir converser en français, il a d’abord offert une pièce de son 2e album paru en 1967. Devant son public attentif, il lui demande un peu de temps pour apprivoiser le piano qu’il ne connait pas. Il improvise avec son style unique et, en un rien de temps, réussit à « hypnotiser » ses admirateurs par un son impeccable à la hauteur de la réputation du Palais Montcalm.

 

Il enchaîne ensuite, tout en nuances, avec la pièce « Past Time Paradise » de son vieil ami Stevie Wonder.

 

Continuant parmi ses influences, il nous sert une pièce du pianiste new-yorkais des années 1960, Thelonious Monk qui fut un des musiciens l’ayant le plus marqué selon lui. Sans trop attendre, il y va d’un pot-pourri de nombreux jazzmen bien connu avant de prendre une pause bien méritée.

 

Au retour, blaguant sur le fait que tout le monde soit resté pour la 2e partie, il y va d’une de ses compositions influencée par sa découverte du flamenco.

Puis, ce fut le tour du style classique avec quelques pièces des Bagatelles de Bartok. Par la suite, il enchaîne avec plusieurs petites compositions légères de son répertoire nommé « Children Songs » où il reçoit une ovation debout tant le charme opère.

 

Pour son rappel, il met la foule à contribution en séparant la salle en cinq sections ou chacune d’elles devait fredonner une note bien précise. En un rien de temps, sa prestation s’est transformée en une « chanson à répondre sans paroles » où tous et chacun ont été littéralement charmés par cette prestation pour conclure une soirée unique par un maître du piano qui a généreusement servi un menu des plus raffinés et variés.

 

Jean Deshaies




Salomé Leclerc - 31 janvier 2012

 (22 décembre)

SALOMÉ LECLERC

Petit Champlain

Une soirée planante, toute en douceur avec quelques moments électrisants, avec des rythmes plus pesées, aux percussions plus en avant plan et d’autres moments surlignés au trombone qui ont donné une couleur plus mélancolique.

Salomé Leclerc était accompagnée de deux musiciens qui nous ont épatés par leur talent; Philippe Brault à la basse et aux percutions et Benoit Rocheleau au trombone, à la trompette, à la cymbale au clavier et même au torse…. L’auteure-compositrice nous a interprétés les pièces de son album Sous les arbres. Ses compositions nous font vivre de petites histoires tantôt nostalgiques, tristes, remplies d’espoir et même très imagés comme Caméléon et Dans la prairie. En plus d’avoir fait ses compositions les plus connues, Partir ensemble, Tourne encore, elle nous a interprétés La Gaspésie de Félix Leclerc, La vie d’factrie de Clémence DesRochers et Le vent nous portera version de Sophie Hunger, qui elle, l’a reprise de Noir Désir. Ses arrangements sont si captivants qu’on aurait pu entendre voler une mouche tellement les gens étaient attentifs.

Une soirée magnifique en très bonne compagnie. À découvrir absolument pour les amateurs de folk-rock.

En première partie Maude une jeune auteure-compositrice-interprète a réchauffé la salle et par la même occasion nous a permis de découvrir une artiste qui promet. De jolies compositions accompagnées de percussions toutes en douceurs. Baiser chinois a été fort apprécié du public.

Louiselle Lavoie




Marie=Pierre Arthur - 31 janvier 2012

Marie-Pierre Arthur au Théâtre petit Champlain

 

Marie-Pierre Arthur présentait, le 20 décembre dernier, son nouveau spectacle tiré de son deuxième album Aux alentours au théâtre Petit Champlain. Une soirée énergique qui a fait vibrer le public. Une belle soirée avec une artiste accomplie.

 

Elle a débuté la soirée avec la très belle chanson Fil de soie. Elle a enchainé avec Pour une fois et Si tu savais. Durant la soirée, Marie-Pierre Arthur a présenté les chansons de son nouvel opus, mais également cinq chansons tirées de son premier album éponyme : Déposer les armes, Elle, Ma tête à off, Droit devant et la chanson qui l’a fait connaître Pourquoi. Elle a aussi livré un vibrant hommage à un ami décédé avec Chanson pour Dan, un moment riche en émotions.

 

Marie-Pierre Arthur est une fille de gang, elle vit de musique et sa passion transparait. Elle a d’ailleurs invité sa sœur pour venir l’accompagner comme choriste pour trois chansons. L’ambiance était à la fête. À un moment donné, il y avait les musiciens de la première partie, sa sœur, une choriste soit Erika Angell du groupe montréalais Thus :Owls et le band de Marie-Pierre Arthur soit plus de 12 personnes sur le stage du Petit Champlain.

 

Elle a présenté un spectacle énergique qui a su réchauffer les cœurs et les sens. Une artiste à surveiller, à découvrir ou redécouvrir. Sa tournée continue en 2013, il faudra surveiller son prochain passage dans la Capitale, une soirée à ne pas manquer.

 

Une première partie signée Joe Grass

Le guitariste accompagnant Marie-Pierre Arthur pour son spectacle, Joe Grass, a présenté ses compositions en anglais afin de réchauffer la salle du Petit Champlain en première partie pendant près de 60 minutes. Accompagné d’un contrebassiste, d’un violon et d’une batterie, sa musique est vaporeuse, on s’y laisser bercer tout simplement. Par contre, il aurait été mieux de découvrir cet artiste dans un autre contexte, car sa musique est plus douce et détonnait un peu avec l’énergique spectacle de Marie-Pierre Arthur. Un artiste à surveiller tout de même.

http://www.mariepierrearthur.com/

http://www.joegrass.com/

http://www.theatrepetitchamplain.com/

Valérie Côté




Maxime le conteux - 31 janvier 2012

Spectacle du conteux Maxime Plamondon

Découvrir l’histoire fantastique de Stoneham

Les Voûtes de la Maison Chevalier de Québec ont vibré au rythme des histoires de Maxime Plamondon, conteux de Stoneham et de la grande région de la Jacques-Cartier, les 30 et 31 mars derniers avec le spectacle Le Grand livre. Déjà avec le programme, le public pouvait découvrir le talent et l’imagination du jeune conteur, on pouvait y lire : «Diplômé d’une maîtrise en parlure ancestrale à l’Université de Stoneham, archéologue des histoires de grand-mères et docteur ès de la tradition, il use les vieux contes, mais il sait aussi leur donner une nouvelle vie en les modernisant, façon Plamondon !». Une belle entrée en matière pour une soirée de contes de plus de deux heures.

 

Le public a ainsi pu découvrir des personnages du village de Stoneham tous plus colorés les uns que les autres. Il y a Jos, l'opticien du village, qui assassine le ciel sous le coût de la boisson, il y a Alcide Leduc, peintureux national qui réalise la plus grande de ses toiles ainsi que la Mère Nature qui devra sacrifier ses yeux avec des pupilles de 12 pouces de long pour le bien du village. Maxime Plamondon a une facilité à conter des histoires, il embarque le public dans son monde et les tient en haleine jusqu’à la fin de la soirée. Toutes les histoires ont été tirées du Grand livre de Stoneham, un livre en bois qui retrace les rêves et les espoirs des villageois de l’époque. Un spectacle à la fois drôle et touchant, Maxime Plamondon est un conteur au verbe facile qui saura charmer le public de tous âges. À découvrir, un artiste des mots de la relève à surveiller.

www.maximeplamondon.com

Valérie Côté

 




L'esprit de famille - 31 janvier 2012

(1 avril 2012)

L’ESPRIT DE FAMILLE

Salle Albert Rousseau

Trois frères dînent ensemble à l’occasion d’une pendaison de crémaillère en compagnie de leurs charmantes épouses quand surgit une ravissante demoiselle que les trois complices ont mieux que bien connue. C’est immédiatement la suspicion chez les femmes et la panique chez les hommes.

Un divertissement léger comme un nuage. Des personnages à la fois bien campés et très caricaturés. Le couple de professionnels est guindé à souhait. Les répliques assassines de l’enseignante (Linda Sorgini) tombent à pic. Elles allient sarcasme et ironie. Le plaidoyer du pauvre mari avocat (Roger La Rue) est savoureux et je suis certaine que bien des hommes aimeraient avoir sa verve et ses arguments.

Bien que tous les acteurs s’en donne à cœur joie, Catherine Anne Toupin se démarque par son rôle de simplette. Son jeu très physique ajoutait une dimension à son personnage naïf mais pas imbécile.

Anne Casabonne tire elle aussi son épingle du jeu. Son rôle de femme superficielle et en plus trompée lui permet quelques tirades assez jouissives.

Dans un décor assez élaboré, une belle maison cossue de campagne avec l'aperçu d’un jardin qu’on imaginait facilement luxuriant. On se sentait en pleine nature.

Un avant-goût des pièces à l’affiche l’été  dans les théâtres estivaux. Pour un plaisir assuré sans complication, une comédie qui vaut le détour.

Pour plus d’informations sur les futures représentations : www.ovation.qc.ca

Louiselle Lavoie




Richard Desjardins - 31 janvier 2012

Richard Desjardins au Grand Théâtre

Poésie, environnement et politique

Richard Desjardins présentait les 30 et 31 mars derniers, son nouveau spectacle, L'existoire devant un Grand Théâtre à guichets fermés. Un spectacle où la poésie et les mots côtoyaient l’engagement social, la politique et l’environnement dans un spectacle engagé. Arborant avec ses musiciens le carré rouge en appui aux étudiants en grève, l'auteur-compositeur-interprète a su charmer par ses textes remplient d’émotions et sa voix particulière.

Richard Desjardins a interprété la majorité des chansons de son album L'existoire, paru l’an dernier. Entre ses chansons, il défendait ses opinions en écorchant au passage le gouvernement conservateur, en défendant la cause de l’Action Boréale, dont il est le vice-président et qui avait deux kiosques dans le hall du Grand Théâtre ou en soutenant les étudiants contre les hausses de frais de scolarité. En plus des chansons de L'existoire qui côtoient différents styles passant de l’instrumental sur Elvira en passant par humour avec Roger Guntacker ou par son monologue cinglant Provigo. Richard Desjardins est un artiste complet s’accompagnant parfois à la guitare parfois au piano, il a livré une merveilleuse performance qui a duré deux heures. Il a aussi interprété quelques classiques dont Boum boum qu'il a choisi pour ouvrir le spectacle, Bon gars qui a soulevé les foules au Grand Théâtre et Tu m'aimes-tu et Quand j'aime une fois... qu’il a exécuté en rappel devant un public debout et excité.

Marjolaine Beauchamps

En première partie, Marjolaine Beauchamp, poète et slameuse, a interprété plusieurs slams qui l’ont amené à représenter le Québec aux Mondiaux de slam en France, il y a deux ans. Elle a aussi présenté des textes de son recueil de poésie Aux plexus aux Éditions de l’Écrou. Debout au centre de la scène, les mots et la sensibilité de la poète ont envoûté la salle. Une performance sentie, un coup de cœur pour cette jeune artiste de la parole. Rarement, une poète a autant conquis le public et elle a réussit haut la main. Elle est à surveiller.

Les musiciens :

Richard Desjardins, voix, guitare et piano
Claude Fradette, guitares
Tommy Gauthier, violon, mandoline et batterie
Mélanie Auclair, violoncelle, banjo et voix
Jean-Denis Levasseur, saxophones, clarinette et flûtes
Karl Surprenant, basse électrique et contrebasse acoustique

www.richarddesjardins.com

www.actionboreale.org

www.grandtheatre.qc.ca

Valérie Côté




La colère des titans - 31 janvier 2012

 (29 mars 2012)

LA COLÈRE DES TITANS

IMAX

Dix ans après avoir sauvé l’humanité une première fois, Persée est devenu un simple pêcheur et vit maintenant seul avec son fils Hélios. Il refuse d’accompagner son père Zeus au Tartare, où ce dernier est capturé par son frère Hadès, et Arès aussi l’un des fils de Zeus. Ils comptent se servir de lui pour ressusciter Cronos et empêcher la destruction des dieux, affaiblis par la perte de foi des Hommes envers eux. Afin d’empêcher la destruction du monde, Persée s’adjoint Andromède et Agénor, fils de Poséidon, pour affronter les nouveaux ennemis de l’humanité. Pour les vaincre, ils devront se rendre au cœur des enfers.

Le film Le Choc des Titans, n’avait pas récolté d’éloges de la part des critiques de film. Mais les cinéphiles et amateurs du genre « péplum » étaient quand même nombreux a y avoir assisté et a apprécié. Il a généré près de 500 millions au box-office mondial. Cette fois, pour la suite de ce dernier, en plus d’avoir tout ce dont le genre demande (des dieux, l’époque Antique, de l’histoire, de la mythologie et des invraisemblances) La Colère des Titans est amélioré d’effets spéciaux et IMAX 3D qui l’avantagent grandement. Le Tartare (prison des Titans) construit comme un labyrinthe, le cheval Pégase, les chimères à deux têtes, ainsi que les cyclopes géants sont une réussite.

Liam Neeson et Ralph Fiennes y reprennent leur rôle respectif soit les dieux Zeus et Hadès, ainsi que Sam Worthingon reprend Persée, sous l’œil d’un nouveau réalisateur, Jonathan Liebesman.

Un bon divertissement, des explosions, des batailles et des combats épiques à volonté, pour les amateurs du genre.

Louiselle Lavoie

 




Entrevue Maxime Plamondon - 31 janvier 2012

Entrevue avec le conteux Maxime Plamondon

 

Le conteux Maxime Plamondon présentera son spectacle « Le Grand Livre » les 30 et 31 mars prochains à partir de 20h00 aux Voûtes de la Maison Chevalier. Étudiant en Arts et Lettres au Cégep de Limoilou, conteur, auteur et comédien de la relève, Maxime Plamondon a développé son talent de conteur dès sa plus tendre enfance. Originaire de Stoneham, il a débuté à l’école primaire où, confie-t-il, les éducatrices de la garderie lui demandaient de raconter des histoires pour calmer « les plus tannants », il pouvait ainsi les tenir sages pendant une heure à une heure et demie.

Son amour pour la langue française et pour la communication l’a aussi mené vers le conte. «Le conte à mon avis est le seul art qui permet un rapprochement aussi étroit et intense entre le public et l'artiste. C'est l'idéal de la communication, un art qui subsiste depuis la nuit des temps et qui ne mourra jamais, selon moi. Le conte est également une des rares disciplines artistiques qui ne s'encombre pas de conventions liées à la création ou à l'interprétation. Le conteur est totalement libre, tant au niveau de son approche créative que de sa manière de l'interpréter. Il n'y a pas de «méthode» à laquelle il faut se cantonner. C'est ce qui m'attire aussi, dans le conte, cette liberté. C'est également un pivot d'une grande importance pour la diffusion et la promotion de la langue française», explique-t-il.

Remarqué en 2011 pour ses prestations de contes dans le cadre des Conteries de Charlevoix lors de la Journée mondiale du conte à Baie Saint-Paul, ainsi que dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France l’été dernier puis des tours guidés des Promenades Fantômes (spécial Halloween) de Québec en octobre, il a créé ses histoires sur le village de Stoneham grâce à son père qui lui parlait des légendes de Stoneham en 2 ou 3 minutes, mais quand il voulait en savoir plus, personne ne pouvait lui donner des réponses, il a alors eu l’idée de créer les réponses à ses nombreuses questions.

Son spectacle « Le Grand Livre » parle de son village Stoneham et vise à développer l’attrait de la région de la rivière Jacques-Cartier. «Je me monte un village, je me bâtis une région avec les histoires que j’imagine et j’espère que ces histoires attireront les gens dans mon coin de pays», explique-t-il. Son spectacle est un voyage en paroles et en musique entre le village de Stoneham et l’univers tout entier. «Tout a commencé par le grand livre de la municipalité de Stoneham, ce soir-là le ciel a été assassiné et vous découvrirez ce qui s’est réellement passé», explique-t-il. Ajoutez à cela le sacrifice de la Mère Nature et la quête personnelle d’un professeur de la légendaire Université de Stoneham, et vous n’aurez qu’une petite idée de ce que vous réserve le spectacle de contes « Le Grand Livre ». Le public pourra faire la connaissance de personnages hauts en couleurs comme Jos, l'opticien du village, Alcide Leduc, notre peintureux national ainsi que la Mère Nature. Le tout sur un fond de musique aux accents de blues, de jazz et de folk du compositeur et interprète Gabriel St-Onge. Voici quelques artistes littéraires et musicaux qui lui ont aidé à façonner son univers : Fred Pellerin, Gabriel Garcia Marquez, Gaston Miron, Yann Tiersen, Philip Glass, Jethro Tull et André Mathieu.

C’est donc un rendez-vous les 30 et 31 mars prochains à partir de 20h00 aux Voûtes de la Maison Chevalier pour le spectacle« Le Grand Livre» du conteux Maxime Plamondon.

www.maximeplamondon.com

Valérie Côté




Sarah Toussaint-Léveillée - 31 janvier 2012

Entrevue avec Sarah Toussaint-Léveillée

 

Sarah Toussaint-Léveillée est une auteure-compositrice-interprète qui commence à faire sa place sur la scène émergente de la musique francophone et anglophone du Québec.

Bilingue, elle chante aisément dans les deux langues. Fille de l’humoriste François Léveillée, elle a débuté en musique grâce à son père qui était chansonnier dans son enfance. Elle a alors décidé d’apprendre la batterie, car le rythme l’attirait. Elle a écrit sa première chanson à 10 ans, mais c’est à 17 ans, qu’elle a goûté à la scène. Elle a fait Cégep en spectacle et s’est mérité, en 2008, la première place à la Finale Nationale.

Depuis quatre ans, elle assure les premières parties des spectacles de son père. «Ça m’a permis de prendre de l’expérience sur scène. La scène, c’est intense, il ne faut pas prendre le public pour acquis», explique-t-elle. Elle a également remporté la Médaille d’or aux Jeux de la Francophonie Canadienne en 2008, le Prix Socan, Prix participation festival de Tadoussac, de 5000$ en équipement de scène, au Festival de St-Ambroise 2011 et le deuxième prix au concours Fondation Do-mi-sol 2011.

Son style mélange plusieurs genres : folk, rap, jazz, hip-hop et reggae. L’artiste qui la rejoint le plus selon elle est Camille, car elle a beaucoup de folie et de liberté et ne se censure pas et c’est ce que Sarah Toussaint-Léveillée essaie de faire avec ses compositions. D’ailleurs, juste le titre de certaines de ses compositions montre bien cette liberté et cette folie qu’elle veut utiliser : Une laideronne sous la pluie et La Mal lunée.

Sarah Toussaint-Léveillée travaille présentement sur son premier album qui sortira avant la fin de l’automne 2012. Elle travaille notamment avec les gars des Nomades de Québec afin de donner une cohésion à son album qui comptera sept chansons en français et trois en anglais qu’elle a composé entre 15 et 20 ans sur le thème de l’amour-haine.

Le 6 avril prochain, à 20h, elle présentera un spectacle au Centre d’Art La Chapelle où elle présentera ses compositions ainsi que deux covers : une de Lsasa De Sela et l’autre de Félix Leclerc qu’elle interprétera à la guitare, à l’ukulélé et peut-être même à la contrebasse, son nouvel instrument de prédilection.

Bref, un spectacle à ne pas manquer, une artiste à surveiller et un album qui saura sûrement étonner. En attendant, vous pouvez visiter son myspace :

http://www.myspace.com/cupofmusic

Pour plus d'informations Centre d'Art la Chapelle

Valérie Côté




Le dindon - 31 janvier 2012

LE DINDON

Salle Albert-Rousseau

Pontagnac- tout comme le jeune Rédillon- court après toutes les femmes, dont Lucienne, qui se laisserait bien attraper par l’un ou l’autre, si son Vatelin de mari avait au moins l’intelligente initiative d’être le premier à la tromper. Il y aurait alors l’imparable excuse de la vengeance et tout le monde serait content. Mais comme on est chez Feydeau, la tromperie, en dépit des tribulations et des tripotages, ne triomphe jamais!

Le rideau s’est levé sur un magnifique décor de Jean Bard. Des lampadaires chapeautant le salon de Mme et M. Vatelin. Une causeuse à guillotine et un pouf sur roulettes qui donne du mouvement à certaines scènes. Les costumes de Suzanne Harel sont hauts en couleurs et en fantaisie.

Toujours aussi précise et réglée au quart de tour, la mise en scène de Normand Chouinard ne manque pas d’originalité. Avec son amour inconditionnel des comédies, des vaudevilles, des auteurs tels que Molière ou dans ce cas-ci Feydeau, il mène ses pairs à la manière d’un chef d’orchestre. Sous sa baguette experte, pas moins de seize comédiens nous présentent une chorégraphie sans faux pas. Rémy Girard, Véronique Le Flaguais, Alain Zouvi, Linda Sorgini, Roger La Rue, Violette Chauveau, Jean-Pierre Chartrand, Carl Béchard, Marie-Pier Labrecque et Danièle Panneton ne sont qu’une partie de la troupe qui offre une performance magistrale.

Le spectateur rit à gorge déployée tout au long du spectacle. Au tout début, lorsque Pontagnac découvre que la dame qu’il suivait dans les rues de Paris est nul autre que la femme d’un ami. Au deuxième acte avec le chassé-croisé des personnages dans une chambre d’hôtel. Jusqu’à la toute fin avec un placement de produit (le chocolat Menier) qui sera  un running gag du début jusqu’à la fin de la pièce.

Une nouvelle réussite pour Normand Chouinard et son complice de toujours, Rémy Girard. Un divertissement des plus ludiques à ne pas

Louiselle Lavoie




Une bouteille dans la mer de Gaza - 31 janvier 2012

Une bouteille dans la mer de Gaza

Un film d’une grande intensité

 

Adapté du roman de Valérie Zenatti, Une bouteille à la mer de Gaza, c’est l’histoire de Tal  (Agathe Bonitzer), une jeune Française installée à Jérusalem avec sa famille. A dix-sept ans, elle a l’âge des premières fois : premier piercing, première cigarette, premier amour. Et premier attentat, aussi. Après l’explosion d’un kamikaze dans un café de son quartier, elle écrit une lettre à un Palestinien imaginaire où elle exprime ses interrogations et son refus d’admettre que seule la haine peut régner entre les deux peuples. Elle glisse la lettre dans une bouteille qu’elle confie à son frère pour qu’il la jette à la mer, près de Gaza, où il fait son service militaire. Quelques semaines plus tard, Tal reçoit une réponse d’un mystérieux « Gazaman » (Mahmoud Shalaby). Va alors débuter un échange de courriels d’abord constitués de doutes, de reproches, d’incompréhension, mais qui va finalement les mener sur le chemin d’une liberté et d’une réconciliation apriori impossibles grâce à la langue française.

 

Le film Une bouteille dans la mer de Gaza est un film d’espoir, de paix et de partage qui montre que les mots peuvent vaincre la cruauté de la guerre. On y voit le quotidien de jeunes Israéliens et de jeunes Palestiniens qui se battent pour survivre dans cette guerre qui tue les gens qu’ils aiment, mais on voit surtout des gens qui aiment, qui veulent que les temps changent et que la vie soit plus douce près de chez eux. Un film bouleversant de réalisme, qui fait passer de la peur au doute en passant par le rire ou la passion. La merveilleuse réalisation de Thierry Binisti en coproduction Canada-Israël et France est fantastique. Un bijou cinématographique qui a déjà remporté les éloges dont le prix du meilleur film à Saint-Jean-de-Luz et la mention spéciale du jury au Festival du film de Rouyn-Noranda.

 

Agathe Bonitzer, à la fois sérieuse et enfantine, donne une belle maturité de son jeune personnage et, face à elle, Mahmoud Shalaby est bouleversant d’une douceur, d’une beauté tranquille et d’une rage mêlées. De grandes interprétations pour un grand film qui verra bientôt encore d’autres prestiges lui tomber dessus. Un film à voir absolument.

Le film est en salle depuis le 23 mars au Cinéma Le Clap.

Valérie Côté




Le chœur Les Rhapsodes - 31 janvier 2012

Le chœur Les Rhapsodes présente

Carmina Burana de Carl Orff

 

C’est dans un Palais Montcalm à guichets fermés que le chœur Les Rhapsodes célébrait ses 50 ans avec la présentation de Carmina Burana de Carl Orff et la rencontre de la marimbiste Anne-Julie Caron le tout dirigé par David Rompré. Accompagné des solistes : Aline Kutan (soprano), Jean-François Daignault (contre-ténor), Dominique Côté (baryton) et de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec, le chœur des Rhapsodes a souligné son anniversaire en grand. Moments magiques.

La première partie était composée de pièces pour marimba. Le marimba est un instrument de percussion, qui ressemble à un gros xylophone, répandu dans l’Amérique latine. Anne-Julie Caron, marimbiste à quatre baguettes de réputation internationale, accompagnait pour la première fois le chœur Les Rhapsodes. Les moments forts des rencontres entre eux ont certes été sur Romancero Gitaro Opus 152 (1951) de Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968) sur des poèmes de Federico Garcia Lorca soit : Baladilla de los tres rios, Memento et Cròtalo.

En deuxième partie, le chœur Les Rhapsodes présentait Carmina Burana de Carl Orff. La chanson la plus connue a été magnifiquement interprété au tout début et à la toute fin soit : O Fortuna. Les pièces de chœur était entrecoupées de pièces interprétées par Aline Kutan (soprano), Jean-François Daignault (contre-ténor), Dominique Côté (baryton) et par de la Maîtrise des Petits Chanteurs de Québec. La superposition des différentes voix avec celle du chœur Les Rhapsodes apportait un souffle vraiment intéressant à la musique et la plongeait dans un univers presque féérique. On se sentait transporter par les voix magnifiques qui faisaient vivre cet opéra remplit d’émotions et de frissons.

Après une ovation debout qui a duré plusieurs minutes, le chœur Les Rhapsodes est venu interpréter un avant goût de leur prochaine soirée intitulée La musique des mots avec Le vaisseau d’or, magnifique adaptation du célèbre poème de Émile Nelligan. Ce spectacle qui présente des pièces de la Renaissance à Lionel Daunais en passant par Nelligan et Saint-Denys Garneau sera présenté le samedi 26 mai prochain au Palais Montcalm.

www.lesrhapsodes.com

Valérie Côté




Les Charbonniers de l’enfer - 31 janvier 2012

(23 mars 2012)

NOUVELLES FRÉQUENTATIONS

Les Charbonniers de l’enfer

Anglicane

Cinq micros, deux chaises sur des planches qui serviront à la podorythmie et cinq cadres rectangulaires suspendus qui réfléchiront des éclairages rouges, donnant une ambiance diabolique ou sanguinolente le moment venu, sont les seules accessoires. Et point besoin d’artifices de scène pour que Les Charbonniers nous entraînent dans leur univers.

Michel Faubert, André Marchand, Jean-Claude Mirandette, Normand Miron et Michel Bordeleau savent conter leurs anecdotes de façon à garder l’attention et captiver l’assistance. Depuis 18 ans qu’ils chantent a capella, on sent la maîtrise et un flair ou plutôt une oreille, une inspiration et un instinct indiscutable.

Leur répertoire est très varié : d’un hommage à Dédé Fortin on passe à Félix, puis une chanson de Plume est suivie d’une complainte traditionnelle.

Un des moments savoureux de la soirée fût le clin d’œil à Claude Poirier : « Le lys du Canal 10, le lilas des médias ». La suite « Allo Police » a grandement amusé la salle.

Jours de plaines de Daniel Lavoie nous a démontré un autre facette de leurs talents d’arrangeurs, il fût un moment marquant de la soirée.

Un plaisir renouvelé, un bonheur pour l’oreille. Ceux qui ne connaissent pas Les Charbonniers de l’Enfer doivent à tout prix entendre leur plus récent CD ou encore mieux, les voir en spectacle. Du plaisir et de l’agrément garanti.

Louiselle Lavoie




Harmonium - 31 janvier 2012

Premier Ciel présente Harmonium

Une oeuvre qui nous ramène dans le temps

Plusieurs ingrédients doivent être réunis afin de faire un spectacle hommage réussi.  Douze cordes et trois accords nous aurons vite transportés à l’époque où les hommes portaient les cheveux longs. 

Vendredi soir, dans la grande salle du Grand-Théâtre de Québec,  le chanteur Mathieu Grégoire avait réuni autour de lui, six excellents musiciens afin de nous présenter Premier Ciel, un hommage à Harmonium.  Le spectacle autorisé par Serge Fiori nous fait revivre l’œuvre du groupe culte Québécois. 

En cinq petites années d’existence, Harmonium n’aura fait paraitre que trois albums studio. Un premier disque éponyme en  1974, Si on avait besoins d’une cinquième saison en 1975 et finalement  L’Heptade en 1976. Ces vinyles,  écoutés par des milliers de Québécois auront laissé plusieurs trésors dans l’héritage musical francophone de notre ère.

Lors de ce spectacle Premier Ciel aura fait le tour de la discographie de l’œuvre de Fiori et son groupe.  Si doucement, Vielle courroie, Aujourd’hui je dis bonjour à la vie, Pour un instant et Dixie, bref, la totalité des pièces du premier album du groupe en plus de flirter avec les autres opus.  Si la première partie a été constituée de pièces qui ont été plus commerciales, la seconde partie a fait place à des pièces aux longues envolées musicales, signature des années soixante-dix. Cette deuxième partie du spectacle nous aura entre-autres offert La pièce Premier ciel. Au rappel, le groupe aura donné l’occasion au public de chanter le refrain connu de Un musicien parmi tant d’autres.  « Où est allé tout ce monde qui avait quelque chose à raconter… ».  On dirait bien que cette phrase est toujours d’actualité…

La voix de Mathieu Grégoire se rapproche grandement de celle de Fiori, surtout dans les notes plus basses.  Le jeu de ses complices est aussi une œuvre de précision qui nous ramène efficacement dans le temps.  Bien qu’ils se disaient nerveux, les membres de Premier ciel nous auront livré Harmonium dans un parcours presque sans faute. Ils auront très bien rendu ces chansons qui refusent de mourir. Premier ciel c’est : Mathieu Grégoire : voix, guitares et flûte, Sébastien Cloutier : guitares et voix, Julie Valois : voix, Rhodes, clavier et accordéon, Richard Lanthier : basse, Moog Taurus et voix, Bob St-Laurent : batterie, guitare, mandoline et voix, Michel Dubeau : vents et Guillaume Marchand : claviers.

Premier ciel poursuit sa tournée au Québec. Un spectacle à voir pour revivre ou découvrir l’histoire d’Harmonium.

http://premierciel.com/

Claude Gignac




Laurence Anyways - 31 janvier 2012

Laurence Anyways

L’amour peut-il survivre à tout?

Y a des films qui nous surprennent, captent notre attention, font brasser des émotions du sourire aux larmes, fracassent nos conventions et ébranlent nos convictions avec un message coup de poing et le film Laurence Anyways de Xavier Dolan est un de ceux-là.

Présenté à Cannes hors compétition dans la section «Un certain regard», Laurence Anyways raconte l’histoire d’amour entre Laurence Alia (Melvil Poupaud), professeur de littérature et auteur d’un roman et d’un recueil de poésie, et son amoureuse Fred (Suzanne Clément).

Mais cette histoire d’amour sera ébranlée par l’annonce de Laurence de son désir de changer de sexe afin de corriger l’erreur de la nature et vivre enfin sa vraie identité. On retrace alors le parcours de ce couple sur dix ans, de 1989 à 1999, avec les difficultés, les jugements des autres, les regards et tous les renoncements qu’ils essayeront de traverser au fils des ans.

Deux scènes sont particulièrement percutantes : la scène de la révélation le jour de l’anniversaire de Laurence dans un lave-auto et la scène dans un restaurent où une serveuse (Denise Filiatrault) posera pleins de questions remplient de préjugés et que Fred répondra par un monologue coup de point sur le respect.

Les comédiens du film sont tout à fait exceptionnels. Cependant, Suzanne Clément qui interprète Fred est ahurissante de vérités, on voit ses émotions, ses réactions avec force et avec une performance digne d’un oscar. Cette actrice québécoise se démarque par sa fougue et ses regards et offre de grands moments au film. Melvil Poupaud interprète pour sa part une Laurence remplit de retenues, mais avec beaucoup de féminité qui rappelle bien les transsexuelles d’aujourd’hui. Monia Chokri, Nathalie Baye et Sophie Faucher tirent aussi habilement leur épingle du jeu dans les rôles périphériques.

Xavier Dolan signe un troisième long métrage qui ne traite pas de la transsexualité sous un angle théorique ou racoleur, mais plutôt sous l’angle de l’épreuve du changement de sexe dans une relation amoureuse hétérosexuelle. On y voit les questionnements de la famille, des amis, mais aussi les conséquences difficiles comme la perte de son emploi, la distance qui se crée entre les deux amoureux, malgré l’amour qui les uni. D’une durée de 2h39, ce film est tout simplement magnifique et retrace bien ce parcours difficile que doivent emprunter les personnes qui décident de changer de sexe pour survivre ou pour enfin vivre dans ce monde qui souvent a trop de préjugés.

Le film Laurence Anyways est à l’affiche au cinéma Le Clap depuis le 18 mai. Un incontournable de l’été à voir absolument.

Valérie Côté




Martine St-Clair - 31 janvier 2012

Martine St-Clair au Grand Théâtre de Québec

C’est dans une salle Octave-Crémazie clairsemée qu’avait lieu le spectacle de l’auteure-compositrice-interprète québécoise, Martine St-Clair. Elle a interprété des vieux succès du cinéma tirés de son album Martine fait son cinéma.

Le public a donc redécouvert l’interprète de Laver, laver dans des classiques du cinéma comme Miss SarajevoDiamonds are forever ou la très belle chanson Calling you. Sa voix cristalline résonnait dans la salle et revisitait ces classiques.

La première partie du spectacle semblait plus en retenus, mais en seconde partie, elle dansait et habitait chacune des paroles surtout lors de son medley de chansons de l’époque disco. Une soirée nostalgie qui aurait certes été améliorée si elle avait chanté ses classiques personnels à la fin du spectacle.

Les violons, le violoncelle, le piano et la contrebasse se mariaient agréablement avec sa voix. Elle a interprété autant du Elvis Presley que du Marilyn Monroe en passant par Alys Roby et les Bee gees. Une belle soirée qui rappelle des souvenirs.

Une artiste québécoise à redécouvrir afin de revisiter les succès du cinéma.

Pour plus d'informations

www.martinestclair.com/

Valérie Côté




Michael Jackson - 31 janvier 2012

Immortel

Bien sûr, on a annoncé la mort de Michael Jackson il y a déjà quelques années. Le Cirque du Soleil, grâce à sa puissance et sa magie, a le pouvoir de le rendre immortel.

Michael Jackson Immortal World Tour s’arrête à Québec le temps de deux représentations au Colisée Pepsi les 24 et 25 mars.

Pour ce spectacle, basé sur l’œuvre de celui que l’on a surnommé le Roi de la Pop, la mise en scène a été confiée à Jamie King, un des metteurs en scène les plus en vue dans le domaine du spectacle de musique en ce moment. King a collaboré avec plusieurs gros noms de la musique. Madonna, Christina Aguilera, Britney Spears, Elton John, Céline Dion et plusieurs autres vedettes de la musique pop ont profité de ses talents. La direction de la création est l’œuvre de Chantal Tremblay, une fille de Shawinigan qui travaille avec le cirque depuis longtemps. La partie musicale est assurée par d’excellents musiciens et chanteurs sous la direction de Greg Phillinganes.

Michael Jackson Immortal World Tour  c’est le monde imaginaire de Jackson, celui auquel il rêvait, celui dans lequel il vivait. Ceux qui s’attendaient à de grands numéros d’acrobatie ou de haute voltige ont peut-être été déçus. La troupe de Guy Laliberté a créé un spectacle où la musique et la danse sont mises en avant plan, tout comme le faisait si bien le chanteur.

Dans un début assez lent avec des éclairages qui enlevaient parfois la magie du cirque, le spectacle a tardé à lever.  Il aura fallu attendre le huitième plateau pour que le spectacle prenne réellement son envol avec une spectaculaire présentation de Smooth Criminal. Des écrans immenses et ultra performants viennent mettre en images l’univers de Michael Jackson.  Un peu plus tard, la pièce Human nature aura servi de trame de fond à un magnifique ballet où les acrobates-danseurs étaient couverts de plusieurs petites étoiles lumineuses. C’était magnifique. Le spectacle se poursuit avec des chauves-souris venues du ciel et les morts vivants de Thriller ont dansé pour clore la première partie.

En deuxième moitié, la puissance inventive du Cirque du Soleil a vraiment été au service de la musique.  Dans un super duel, la sublime Tina Guo, armée de son violoncelle électrique, est venue terminer les hostilités de Beat it. Des images fortes pour They don’t care about us où des images simples mais bien choisies pour I’ll be there. Le point culminant fut sans aucun doute le medley regroupant Can you feel it,  Don’t stop till you get enough, Billie Jean et Black or white où les danseurs étaient vêtus de très spectaculaires costumes lumineux.  Wow!!

Ce n’est peut-être pas le meilleur spectacle que nous aura offert le Cirque du Soleil. Reste que la magie a opéré encore ce soir. Il faut dire que le Cirque « made in Québec » a mis la barre haute

Michael Jackson Immortal World Tour, comme pour achever This is it, cette tournée qui n’a jamais vu le jour et qui s’est éteinte avec le décès trop rapide du Roi Jackson le 25 juin 2009.

Michael Jackson Immortal World Tour se poursuit dans trente villes au Canada et au États-Unis avant de traverser en Europe à l’automne prochain. Notons qu’en plus de la représentation de dimanche à 18 heures, des supplémentaires sont déjà annoncées pour Québec les 19 et 20 mai prochain.

Claude Gignac




Anie Blanchard - 31 janvier 2012

Vendredi 23 mars 2012

 

 Une  vraie belle Acadienne authentique!

 

Le Centre d’Art  La chapelle, renommé  pour son cachet particulier, autant pour la sonorisation que pour la proximité que l’artiste a avec son public,  a accueilli,  hier soir la toute belle Annie Blanchard. Avec sa voix douce, son bel accent Acadien et son visage angélique, Annie a partagé ses histoires et a prouvée à son public  à quel point elle était une amoureuse de la vie!

 

Un petit retour dans le passé.

C’est en 2005, dans la cuvée du 3è  Star Académie que le grand public est tombé sous le charme d’Annie Blanchard avec son interprétation de la chanson Évangéline. Après SA elle a fait  les  premières parties du spectacle de Mario Pelchat et  elle fut de la distribution du spectacle Quand le country dit Bonjour.

C`est avec détermination, patience, et persévérance qu’Annie Blanchard  a fait son petit bonhomme de chemin et qu’elle a conquis tout le Québec. Sur scène, elle est solide et parfaitement en contrôle, c’est une raconteuse née. Passionnée des mots et de la musique, elle raconte sa vie, ses souvenirs d’enfance, ses anecdotes sans barrière, elle s’ouvre complètement.

Le public voyage dans son univers à travers les chansons de ses deux albums, Sur l’autre rive et Marcher vers le nord, mais elle interprète aussi quelques chansons qui l‘ont marqué tout au long de sa vie.

Accompagnée de ses deux musiciens Louis Philippe Quesnel à la basse et aux voix, ainsi que Jean Philippe Lagueux à la guitare, aux voix et à la direction musicale, la complicité entres eux est palpable, ils s'amusent sur scène.

C`est dans un univers country folk rock et fidèles à ses racines acadiennes qu’elle a interprété “ Mille Détours”, “Sur l`autre rive”, “Il était là” (pour son père écrite par Jean-François Breau et Wilfrid Lebouthiller) “Je suis bien ici” “ Amarrée” (qui raconte son histoire), “ T`es tout ce que j`ai” Je vais à Londres et “ Aide-moi à passer la nuit” que le public a chanté du début à la fin à la demande de la chanteuse.

Naturellement pour la finale,  elle ne pouvait passer à côté  de l’incontournable Évangéline  ce qui lui a value une ovation et elle a terminé avec Marcher vers le nord qu’elle interprète en duo sur son album avec Laurence Jalbert.

Confidences

L’attachante Annie Blanchard  a confié que son père lui a donné l’amour de la musique, que plus jeune on disait d’elle,  quelle était la petite fille à son papa. Et bien déjà 5 ans, que la petite  a quitté son Acadie pour venir s`installer au Québec,  mais ses racines restent encrées pour toujours.

Je dirais: Une Annie Blanchard,  telle qu’elle, fidèle à elle même, une Acadienne dans l`âme, une fille attachante!

Bref, une soirée appréciée  de  tous

Pour plus d`informations sur ses prochains spectacles et sur ses albums:

www.annieblanchard.com

Guylaine Rousseau




Ma sœur Alice à la salle Multi de Méduse - 31 janvier 2012

Ma sœur Alice à la salle Multi de Méduse

 

Il y a des spectacles qui marquent, qui restent ancrés en nous et nous font réfléchir. Le spectacle Ma soeur Alice de la compagnie Code universel chorégraphié par Daniel Bélanger en est un de ceux-là. De la danse énergique où les corps s’attirent et se repoussent, les scènes sont intenses voire quelques fois violentes, mais toujours livrés avec réalisme comme si des couples se construisaient et éclataient devant nous.

Le spectacle commence par un décompte puis les danseurs se mettent à faire un défilé de mode avec des chandails à capuchons, des allers-retours sur la scène jusqu’à ce qu’un des membres pousse un autre qui dansera individuellement avant de se rattacher au groupe. L’intensité de leurs regards donnera déjà le ton à la soirée. S’en suivent une série de tableaux où les danseurs se poussent, s’étreignent, se soulèvent, bref interagissent en démontrant les hauts et les bas d’une vie de couple, de famille ou d’amitié.

 

Les six danseurs : Jean-François Duke, Charlotte Lebossé, Fabien Piché, Eve Rousseau-Cyr, Mélanie Therrien et Ariane Voineau, sont presque tous issus de la relève de la ville de Québec, mais leurs performances battent de loin beaucoup de spectacles de danseurs renommés. Chacun apporte sa couleur au spectacle, ils nous font passer par toute la gamme des émotions. Mentions spéciales à Mélanie Therrien qui impressionne par son intensité, sa grâce et l’émotivité de sa performance et aussi à Ariane Voineau qui se démarque dans ses expressions, ses mouvements et également son intensité.

Ce qui rend le spectacle encore plus intéressant, c’est l’utilisation d’un guitariste, Jonathan Bélanger, d’un percussionniste, Steve Hamel, et d’un VJ et technicien vidéo, Philippe Lessard-Drolet qui apporte le spectacle dans une autre dimension. Que ce soit en filmant les danseurs, en jouant une musique à la fois rock et électronique ou en utilisant un tambour et une cymbale à même la scène, ils apportent beaucoup à l’émotion que véhiculent les danseurs. De plus, même les musiciens deviennent danseurs à un certain moment du spectacle.

Bref, le spectacle Ma soeur Alice est un grand spectacle de danse avec des interprètes exceptionnels. Il est à l’affiche encore ce soir à la salle Multi de Méduse à 20h. C’est à ne pas manquer.

Valérie Côté




Angèle Dubeau et La Pietà - 31 janvier 2012

SILENCE, ON JOUE!

Angèle Dubeau et La Pietà

Palais Montcalm

La Pietà c’est dix violonistes, trois  violoncellistes, une contrebassiste, une pianiste et une harpiste qui entouraient Angèle Dubeau, nous faisant vivre une gamme d’émotions de la tristesse à la joie en passant par le rire.  

Elles ont ouvert le concert en nous interprétant Danse Macabre de Camille Saint Saëns avec une énergie et une vigueur débordantes. Puis elles nous ont charmés avec Convento Di Sant’Anna (Le Patient Anglais), A Time For Us (Roméo et Juliette) et Two socks-The Wolf Theme (Danse Avec Les Loups) d’une douceur, d’une légèreté, c’était enchanteur. Quel ravissement d’entendre Por una cabeza (Le Temps d’un week-end). Elles arrivent à nous faire oublier les images du film en nous enveloppant de notes toutes plus mélodieuses les unes, que les autres.

Bien entendu, qui dit musique de film dit John Williams (Mémoire d’une Geisha/Horizon Lointains) et Ennio Morricone (Mon Nom Est Personne/Cinéma Paradiso). Et comme si ce n’était pas suffisant, elles nous ont offerts un extrait de l’opéra de Carmen. L’émotion était à son comble lorsqu’elles ont interprété Smile (Charlie Chaplin) puis My Heart will Go On (Titanic) aux rappels (il y en a eu deux, elle est très généreuse).

Un plaisir palpable sur scène, qui se ressentait jusqu’au plus profond de la salle dans chacun des spectateurs, tous ravis de la performance grandiose à laquelle ils ont eu droit. Plusieurs de ces pièces étaient tirées de leur plus récent album Silence, on joue! Une soirée mémorable.

La Pietà célébrera ses 15 ans, le mercredi 18 avril 2012 à 20h avec Concertos Per Archi dans la nouvelle salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal. Pour plus d’information ou pour les prochaines dates de concerts vous pouvez visiter le site : www.angeledubeau.com

Louiselle Lavoie




La Bordée - 31 janvier 2012

 (27 mars 2012)

LANCEMENT DE LA SAISON 2012-2013

LA VIE ET RIEN D’AUTRE

Théâtre de la Bordée

Monsieur Jacques Leblanc, directeur artistique du Théâtre de la Bordée n’était pas peu fier de la réussite de la 35e saison qui se terminera bientôt avec Le Misanthrope de Molière du 10 avril au 5 mai 2012. Il l’était tout autant du choix des pièces pour la saison à venir. Il nous a présenté la future saison sur un plateau d’argent, le même jour que la Journée mondiale du théâtre.

La vie et rien d’autre nous promet une gamme des plus variée d’émotions. Des pièces qui vous feront réfléchir,  pleurer, rire et sourire ou qui vous laisseront songeurs. 

La première pièce, Félicité un texte d’Olivier Choinière : Des employés d’un Walmart cherchent les motifs qui ont poussé leur idole, une star internationale de la chanson, à prendre une pause dans sa carrière. Leur quête devient alors un tourbillon morbide où s’engouffre la vie désespérée d’une fan de la vedette.

Une coproduction avec le Théâtre Niveau Parking du 18 septembre 2012 au 13 octobre 2012. Une mise en scène de Michel Nadeau.

La suivante sera Les chaises : Un couple de vieillards vit isolé sur une île et trompe sa solitude en se racontant inlassablement les mêmes histoires. Mais, ce jour-là, ils réunissent une foule d’invités afin de révéler un message universel que le vieil homme possède. Les gens, invisibles, s’entassent tout comme les chaises. L’auteur, Eugène Ionesco allie admirablement humour et abîme.

Une mise en scène de Bertrand Alain. Du 6 novembre au 1er décembre 2012.

Britannicus : Par des jeux de pouvoir, Néron, fils d’Agrippine, succède à Claude à la tête de l’Empire romain, En plus d’avoir usurpé la place de son demi-frère Britannicus, il tente par tous les moyens de lui ravir l’amour de la douce Junie. Ambition et jalousie, pouvoir et jeux de coulisses s’entremêlent jusqu’à la mort dans ce chef-d’œuvre de Racine.

Une mise en scène de Jean-Philippe Joubert. Du 22 janvier au 16 février 2013.

Scalpée : Cette pièce met en lumière le parcours d’une femme face à la perte et à toutes les petites morts qu’elle a subies. En ligne directe avec Gros et détail et Annette, Scalpée, la nouvelle création d’Anne-Marie Olivier est profonde, tendre et teintée d’humour.

Une mise en scène de Véronique Côté. Du 5 au 30 mars 2013.

Hamlet : Le jeune prince Hamlet ne supporte pas le mariage de sa mère avec le frère de son père mort un mois plus tôt. Un soir, il fait la rencontre du spectre de son père qui lui révèle les circonstances réelles de son décès. Hamlet s’engage alors dans un combat qui le mènera inéluctablement vers la mort.

Une mise en scène de Marie-Josée Bastien. Du 16 avril au 11 mai 2013.

Il ne faut pas oublier notre cadeau du temps des fêtes. Une comédie musicale pour toute la famille, Les 4 filles du docteur March. Basée sur le roman semi-autobiographique de Louisa May Alcott (1869), la comédie musicale se déroule principalement à Concord, Massachussetts, alors que le père des quatre filles prend part à la Guerre Civile américaine et que la mère, Marmee, se retrouve seule pour élever ses enfants.

Une histoire familiale touchante menée par la force et la détermination de femmes vraies et inspirantes. Une belle suggestion de cadeau à offrir pour Noël.

Une mise en scène de Robert Marien du 8 décembre 2012 au 6 janvier 2013.

Vous devez téléphoner ou visiter leur site web et vous renseigner pour un abonnement. On ne doit pas se priver, vous serez agréablement surpris des tarifs accessibles pour tous. Sans oublier les spectacles du soir qui débuteront dorénavant à 19h30 du mardi au samedi, vous n’avez plus l’excuse d’une soirée qui se termine tardivement.

La nouvelle mouture du Théâtre de la Bordée s’annonce captivante, éblouissante et passionnante. Il y en aura pour tous les goûts avec des auteurs québécois, roumain, français, anglais, des classiques, du moderne jusqu’au contemporain.

Pour plus d’informations http://www.bordee.qc.ca/ ou 418-694-9721.

Louiselle Lavoie




Série Découverttes - 31 janvier 2012

 (28 mars 2012)

VITRINE SUR LA RELÈVE

Palais Montcalm

La deuxième édition de la Série Découvertes a démarré en grand, dans la chaleureuse Salle d’Youville du Palais Montcalm, animé par Matthieu Dugal (animateur de l’émissionLa Sphère et chroniqueur à Ça me dit de prendre le temps à la Radio de Radio-Canada). Cinq auteurs-compositeurs-interprètes nous ont fait passer une soirée remplie d’émotions. De très belles voix, des mélodies irrésistibles ont charmé l’auditoire.

Parrainé par Vitrines sur la relève, Pascal Perreault originaire de Québec a brisé la glace avec Laisse-moi pas une composition empreinte de douceur et de passion. L’artiste sera présent aux deux autres soirées pour nous présenter de nouvelles compositions inspirées de thèmes suggérés par les spectateurs présents à cette première représentation.

Carufel nous a offert six de ses compositions.  Certaines entraînantes, d’autres nostalgiques ou romantiques, ses paroles et sa musique nous touchent, nous font réfléchir ou nous font rêver. À surveiller son deuxième album à paraître fin 2012.

Myspace.com/sylvaincarufel

Peyo entouré de trois de ses amis, nous a servi un moment des plus électrisants. D’une énergie débordante, ses compositions sont enflammées. Un rock très agréable. Un artiste à découvrir et à suivre.

Peyomusic.com

Chantal Archambault est une artiste qui a déjà été découverte par une grande dame de chez nous puisqu’une de ses compositions a été reprise par Renée Martel sur son dernier album. Une voix douce, elle nous enveloppe de ses mots, de ses compositions inondées de romantisme, de bonheur de délicatesse. Elle était accompagnée de Guillaume Bourque à la « slide guitar » et au banjo. Surveiller en première partie de Caracol en avril et un album fin 2012.

Chantalarchambault.com

Jérome Charlebois d’une grande générosité, a repris J’aime ses défauts, Mon petit côté français et Maurice Richard qu’on peut trouver sur son deuxième CD Jérômanimé,mais aussi Mon divorce et Mon père que nous pourrons retrouver sur un album qui nous offrira très bientôt.

Jeromecharlebois.com

Tous des artistes de talent à découvrir. Il ne faut pas bouder votre plaisir, vous devez assister à ces soirées de Découvertes. Vous ne serez pas déçu. Prochaine soirée le 25 avril et 23 mai 2012.

Plus d’informations sur http://www.vitrinessurlareleve.com/artistes

Louiselle Lavoie




LE SCANDALE DES CULOTTES À VAUTRIN - 31 janvier 2012

LE SCANDALE DES CULOTTES À  VAUTRIN

Palais Montcalm

Irénée Vautrin, ancien ministre du gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau, est accusé en 1936 d’avoir subtilisé  des fonds de son ministère pour s’acheter un pantalon. En tournée  électorale dans la province, Maurice Duplessis fera ses choux gras des « culottes à Vautrin ».

Ce soir le Tribunal de l’Histoire était perturbé par des émanations solaires permettant de faire plusieurs allers-retours dans le temps. Le Juge et La Jurée ont donc décidé d’y retourner de façon progressive de 1978 jusqu’à 193.

Le premier arrêt : Irénée Vautrin (Vincent Champoux) est ramené devant un téléviseur pour voir la mini-série « Duplessis » diffusée en 1978 et nous entendons ses commentaires. Monsieur Vautrin est scandalisé d’y entendre des faussetés à propos d’évènements discutés pendant la commission du comité des comptes publics de l’Assemblée législative de 1936. Il n’en faut pas plus pour que Le Juge et La Jurée si retrouvent, en compagnie de Maurice Duplessis (Frédéric Bouffard), Louis-Arthur Richard, un partisan de l’Union nationale (Raphaël Posadas) et bien entendu Irénée Vautrin une quarantaine d’années plus jeunes.

Après quelques altercations et plusieurs railleries de Duplessis à Vautrin,  le Tribunal a invité le témoin expert de la soirée, M. Réjean Lemoine, historien à ajouter des précisions et des faits, sur la politique et l’époque où c’est déroulé cette saga.

Une soirée parsemée de savoureuses répliques sarcastiques, comme savait si bien le faire « Maurice Duplessis ». Sans oublier les magnifiques intermèdes musicaux de Sabrina Ferland, soprano qui était accompagnée pour l’occasion de Jean-François Lambert au piano et à l’accordéon.

La question de la soirée : Irénée Vautrin méritait-il le sort que lui a réservé l’Histoire? Un jury composé de 12 personnes ont voté huit contre quatre pour en faveur de Vautrin. Les spectateurs ont jusqu’au 15 avril 2012 pour voter sur le site de la Commission de la Capitale Nationale.

À ne pas manquer, le prochain et dernier Tribunal de l’Histoire de la saison, présenté le 16 avril 2012 : Le scandaleux comportement du Prince Édouard. Avec comme témoin expert Jean-Marie Lebel, historien.

Louiselle Lavoie




La date - 31 janvier 2012

La date à Premier Acte : potins, relations et jalousie.

Le collectif Nous sommes ici innove encore avec la présentation de sa toute nouvelle création La Date au Théâtre Premier Acte, à mi-chemin entre le documentaire et la fiction. Le public est invité à souper chez Sophie Thibeault pour une soirée entre amis pimentée de confidences, histoires croustillantes, moqueries et couteaux dans le dos. Pantoufles aux pieds, le public prend place dans un loft moderne avec divans, coussins, chaises droites ou tout simplement dans les estrades. Il est suggérer d’apporter votre vin, bière ou même eau Perrier. Comme le dit si bien Maxime Robin : «C’est une pièce qui s’apprécie un peu saoul».

Maxime Robin est le maître de cérémonie de la soirée. Il fait la biographie de chacun des participants, qui ont gardé leurs propres noms, et repasse en revue leurs parcours affectifs. On y rencontre par la suite, une série d’histoires sur des relations passées des divers comédiens. Le public embarque dans le jeu, puisque les comédiens amènent des spectateurs à partager leur table et même à faire partie intégrante d’une histoire amoureuse assez trouble. On y décèle la vision de la génération Y, les frustrations, la jalousie, les malaises profonds, les histoires de sexe ou d’amour. Que ce soit les amours hétérosexuels ou homosexuels, le public se sent interpellé. On s’identifie aux comédiens, on sourit, on est avec eux, on partage leurs confidences.

Avec La Date, le collectif Nous sommes ici a réussi un tour de force. Avec des jeux magnifiques des divers comédiens de la pièce : Alexandre Fecteau, Maxime Robin, Frédérique Bradet, Jean-Michel Dery et Sophie Thibault en plus d’une mise en scène inventive et originale d’Alexandre Fecteau, le public peut être certain de passer une excellent soirée. Leurs capacités d’adaptation aux imprévus est hallucinante, ils jouent avec le public et brodent magnifiquement du texte à l’improvisation. L’utilisation de vidéo projetée sur des écrans ajoute une autre dimension au spectacle. On y décèle souvent les secrets livrés derrière la porte close comme si on était témoin du drame qui se joue. La technologie sert magnifiquement bien la pièce : ipod, ipad, ordinateur, tout y joue un rôle aussi crucial que dans nos vies quotidiennes.

La Date permet de se défouler, rire et de se questionner sur nos propres relations, mais surtout de passer une excellente soirée avec des amis. Ne manquer pas cette pièce qui est présentée jusqu’au 7 avril à Premier Acte, elle en vaut vraiment le détour.

Valérie Côté




Hunger games - 31 janvier 2012

Hunger games, lutter pour sa survie

Véritable phénomène de la littérature pour jeunes adultes, les livres Hunger games de Suzanne Collins voient le premier volet se convertir en film magnifiquement par Gary Ross. Un film enlevant remplit de scènes d’actions et de moments qui vont droit au cœur. On sourit, on est ému, on a peur, on est stressé, bref on vit avec les personnages du film. Une grande réussite.

 

On y découvre l'histoire de Katniss Everdeen, une jeune adolescente de 16 ans, qui vit dans une Amérique post-apocalyptique, connue sous le nom de Panem. Un puissant gouvernement répressif, le Capitole, qui s'est formé après une période de troubles et de destruction, contrôle les treize districts qui forment le Panem. Après la rébellion du 13e district, qui sera complètement rasé, le Capitole crée un jeu télévisé appelé Hunger Games, qui consiste à choisir deux enfants entre 12 et 18 ans dans chacun des 12 districts (soit 24 participants) et de les faire se battre à mort dans une arène, une île complètement contrôler par ordinateur, où il ne peut y avoir qu'un seul gagnant. Lors de la 74e édition, la jeune sœur de Katniss, Primrose est choisie pour participer aux Hunger Games. Mais Katniss se porte volontaire afin de la sauver. Elle sera accompagnée de Peeta Mellark, le fils d’un boulanger âgé de 16 ans. Ensemble, ils tenteront de survivre contre plusieurs jeunes entraînés pour tuer depuis leurs enfances.

Katniss Everdeen est joué magnifiquement par Jennifer Lawrence. Son personnage est à la fois rebelle et sensible, on s’attache à elle, on veut qu’elle survive. Elle livre une performance qui devrait lui faire mériter des prix puisque sa fragilité et sa soif de survie transperce l’écran. Son jeu surpasse ceux d’acteurs plus connus dont Stanley Tucci, Donald Sutherland et Lenny Kravitz.

Un film enlevant à voir absolument, le film du printemps. On attend déjà le second volet pour connaître la suite des aventures de Katniss. La série littéraire Hunger games compte trois livres, mais il est annoncé déjà qu’il y aura 4 films, reste à voir où le réalisateur décidera de sectionner le livre en deux.

En salles le 23 mars, partout au Québec et au Canada

Valérie Côté




Lost Fingers - 31 janvier 2012

The Lost Fingers

La Marquise

 

La Marquise, c’est le nom d’un bar laitier.  C’est aussi le titre du 4e album du groupe The Lost Fingers.

 Après plus de 400 000 albums vendus à travers le monde, Les Lost Fingers nous ont invités à venir découvrir leur tout nouvel enregistrement "La Marquise", dans le magnifique décor du lounge au Bar St-Laurent du Château Frontenac.

The lost Fingers, c’est toujours, Alex Morissette, Christian Roberge et Byron Mikaloff. Pour l’occasion, le sympathique trio de Québec utilise toujours la recette qui leur a value tant de succès. Des hits, cette fois francophones, empruntés au répertoire Français et Québécois, servis à la sauce jazz manouche. Portant fièrement des espadrilles Stan Smith, commandités par Adidas et de beaux nœuds papillons en céramique, les virtuoses nous ont donné un avant-goût du disque qui débarque sur les tablettes.

Pour cette première présentation, The Lost Fingers nous aura offert cinq plats savoureux. Ils ont « osé » reprendre le succès « électro » de Stromae Alors on danse. On se retrouve à des années lumières des arrangements originaux.  Pourtant, ça reste bon. Ils nous ont aussi offert J’ai vu, Les bêtises, Vertige de l’amour et Cargo de nuit. En plus de ces pièces interprétées avec brio devant quelques centaines de convives, Les Fingers enchainent sur l’album, les succès de Vanessa Paradis, Jean Leloup et en pièce cachée, un souvenir du fou chantant.  Au total, treize titres figurent sur ce nouvel opus.

Comme toujours, certaines versions nous accrochent d’avantage. Je vous laisse le plaisir de découvrir vos parfums préférés.

Une musique rafraîchissante tout comme la bonne crème glacée servie au bar laitier La Marquise. À déguster sans modération avec la venue du temps plus chaud.

Claude Gignac




Luc De Larochellière - 31 janvier 2012

Luc De Larochellière

Beauté retrouvée

Ce vendredi, Luc de Larochellière revenait à Québec nous a présenté son spectacle Un toi dans ma tête. L’album du même titre, paru en 2009 était propice à une tournée solo. 

Comme à ses premières années, l’auteur-compositeur-interprète était seul sur scène. Seul pour nous livrer ses observations de la vie et ses états d’âme.

Chaudement accueilli par le public réuni au Centre d'Art La Chapelle, il nous a d’abord livré Cash city et Six pieds sous terre, deux chansons tirées de Sauvez mon âme sortie en 1990. Par la suite, assis confortablement derrière sa guitare, il a aligné, dans l’ordre, les chansons de son très bel album Un toi dans ma tête qui contient plusieurs petits bijoux.  Des textes sur l’amour non réciproque, sur l’amour passé, sur l’amour déchu, sur l’amour déçu. Des textes plus introvertis que par le passé. Il nous raconte « ces courtes histoires qui durent longtemps ». Fidèle à son habitude, il présente la petite histoire de ses chansons avec une touche de folie qui ne manquent pas de nous faire rire.

De Larochellière peut dénoncer (Amère America, J’ai vu  ou Monsieur D) mais il sait nous toucher par la beauté et la fragilité des ses mots (Beauté perdue, Un toi dans ma tête, Si j’te disais reviens).  Pouvait-il nous laisser aller sans nous interpréter la superbe Si fragile? Bien sure que non.

Sa rupture a fait naître son dernier album.  En fin de spectacle, il nous a offert deux nouvelles chansons qu’on a déjà envie de réentendre.  Elles nous portent  à croire qu’il a renoué avec l’amour.   Elles sont gages d’un prochain enregistrement prometteur et peut être moins nostalgique.

Le public de Québec est encore une fois retourné ravi de ce rendez-vous intime avec un grand de la chanson Québécoise.

Claude Gignac




Le dîner de cons au Capitole - 31 janvier 2012

Le dîner de cons au Capitole

 

Rires contagieux assurés

 

C’est dans un Capitole de Québec remplit à craquer que les comédiens de la troupe du Théâtre Voix d’accès présentait la pièce Le dîner de cons, celle qui franchira bientôt le cap des 200 représentations depuis bientôt six ans. Du théâtre d’été en cette fin d’hiver, quelle bonne idée pour nous donner le sourire et surtout pour nous dilater la rate. Rires assurés.

Voici l’histoire de ce classique de Francis Veber devenu film culte. Tous les mercredis, Pierre Brochant, un éditeur, et ses amis organisent un dîner où chacun doit amener un con. C’est une compétition, celui qui trouvera le con le plus drôle et unique remportera la palme. Ce mercredi là, Brochant est assuré de gagner, car il a trouvé un con de classe supérieure en la personne de François Pignon, un comptable du ministère des finances et passionné de modèles réduits faits à partir d’allumettes. Mais juste avant que Pignon arrive, il se fait un tour de reins en ramassant un savon dans sa douche. Pignon arrive tout de même à son appartement et déclenchera de multiples catastrophes : le départ de sa femme, le retour d’une ancienne maîtresse ésotérique et même un contrôle de l’impôt.

La mise en scène de Renaud Paradis est savoureuse. Il utilise des clips un peu à la manière cartoon pour égayer la pièce comme par exemple quand Brochant parle qu’il est tombé sur le savon, on entend le bruit de quelqu’un qui tombe sur un savon. Le décor aussi est bien réussi, on se croirait vraiment dans un appartement assez riche avec bibelots, tableaux et même une porte qui sort du décor pour l’arrivée d’un personnage et retourne former le mur.

Cependant, il faut noter l’incroyable duo d’Emmanuel Bédard dans le rôle de Pierre Brochant et Nicolas Létourneau dans le rôle de François Pignon. Les mimiques des deux comédiens entraînent des rires en effusion. Les deux comédiens livrent d’excellentes performances à la fois drôles et senties. Les autres comédiens : Martin Boily dans son personnage de Juste Leblanc, Pierre-Yves Charbonneau avec son personnage de Cheval le contrôleur d’impôt, et Chantal Dupuis, dans les rôles de la femme et la maitresse de Brochant, ont su aussi décrocher plusieurs rires dans la foule.

Une pièce à voir absolument, il vous reste ce soir pour vous régaler au Capitole avec la pièce Le Diner de cons.

http://www.theatrevoixdacces.com

http://www.lecapitole.com/fr

 

Valérie Côté




Marjorie Fiset - 31 janvier 2012

Spectacle-lancement de l’album Janvier achève de Marjorie Fiset

Le Cercle a vibré hier avec les rythmes jazz, pop et folk de Marjorie Fiset qui nous présentait sont tout premier album solo intitulé Janvier achève. Un album à la fois touchant et envoûtant qui propose six compositions et six arrangements de chansons. Un album qui représente les questionnements par rapport à sa vie de la mi-vingtaine de l’auteure-compositrice-interprète. On y décèle une peine d’amour, une remise en question sur sa carrière et même la douleur de la perte d’un ami par le suicide avec la chanson Se moquer du froid.

 

Dès les premières notes de Respirer, le public était conquis par la voix et le charisme de Marjorie Fiset. Ses textes remplient d’émotions faisaient passer des frissons, on ne pouvait que se sentir interpellés par ses questionnements, ses réflexions. «Souvent avec la nouvelle année, on a le moral à zéro et on se pose beaucoup de questions. Durant la saison froide, on s’isole pour réfléchir et c’est ce qui transparaît dans Janvier achève», explique Marjorie Fiset en entrevue.

 

Native de Québec, c’est dans la vieille Capitale que Marjorie Fiset fait ses débuts en musique notamment par le passage dans le programme Chant Jazz de l’Université Laval. Elle se produit alors dans plusieurs festivals dont le Festival Le Tremplin de Dégelis où elle remporte le premier prix dans la catégorie Interprète 18 ans et plus en 2005. L'année suivante, elle fait partie d’une vitrine sur la relève musicale, la troisième édition de « 5x5» au Théâtre Petit Champlain. C’est là que je découvre son charisme, sa joie de vivre et sa voix magnifique. Elle participera ensuite aux Festivals de La Chanson de Tadoussac et de St-Siméon. En 2006, elle déménage à Montréal pour finir son Bac en interprétation jazz à l'Université de Montréal. Elle aura alors la chance de faire des spectacles avec la chanteuse canadienne Carol Welsman ainsi qu'une prestation pour Charles Aznavour. Elle se joint alors au groupe JMC Project dont le premier album, Making a Statement, voit le jour au printemps 2009. Le collectif est alors nominé au Gala SOBA 2010 en tant que « Révélation Anglophone de l'Année ». Depuis, elle a joué sur la scène Bell du Festival International de Jazz de Montréal, avec son groupe Marjorie Fiset quintet et a reçu la deuxième place du concours « Mon Accès à La Scène » en 2011 pour ses talents d’arrangeuse.

 

L’album Janvier achève a été enregistré en une seule semaine de studio en novembre 2011. Réalisé par Gabriel Vinuela-Pelletier, qui l’accompagne également au piano, Rhodes, Wurlitzer et synthétiseurs, elle s’est entourée également de la choriste Christianne Kearns, de Philippe Leduc à la contrebasse, d’Alain Bourgeois à la batterie, vibraphone et Cajón. Pour le spectacle au Cercle, elle était accompagnée de Simon Pagé à la basse. Elle a également fait des capsules vidéos sur Internet afin de faire de la promotion de son album, elle son accessible sur son site.

Autant dans ses compositions que ses reprises, Marjorie Fiset donne un souffle à sa musique qui fait réfléchir et qui touche les cœurs. Ses deux compostions Respirer et Janvier achève sont venues me chercher jusque dans mes trippes, mais également sa magnifique adaptation de la pièce d’Indochine J’ai demandé à la lune qui m’a ému encore plus que l’originale. Un album magnifique d’une auteure-compositrice-interprète à surveiller.

Elle sera en spectacle à Québec le 3 mai prochain à l’Agitée. À ne pas manquer.

www.marjoriefiset.net

 

Valérie Côté




Touters nos envies - 31 janvier 2012

Toutes nos envies

 

Ce film de Philippe Lioret est inspiré du livre d'Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne.

Synopsis : Claire, une jeune juge spécialisée dans le surendettement et mère de deux  jeunes enfants se retrouve avec un cas dont la personne est la mère de l’amie de sa fille. Cette femme la trouble au point qu’elle est prête à remuer le système juridique afin de l’aider.  Ce qui ne sera pas facile. Elle aura au moins l’aide d’un confrère Stéphane aussi justicier qu’elle dans l’âme. En parallèle, Claire apprend qu’elle est malade. 

Tout au long de ce film, on ressent une grande tendresse. Les rapports humains sont simples et altruistes. Claire (Marie Gillain nomination à la 37e Cérémonie des Césars dans la catégorie meilleure actrice), dans toute sa naïveté nous fait croire que le monde peut devenir meilleur lorsque nous y apportons un peu de compassion. 

Stéphane (Vincent Lindon), en magistrat qui semble désabusé reprend vie au côté de sa consœur. Les quatre enfants jouant dans le film apportent une certaine légèreté malgré la lourdeur des propos du film.

À L’AFFICHE LE 16 MARS 2012

 

Christine Lévesque




Beatles Forever - 31 janvier 2012

Beatles Forever…..des passionnés

 

Samedi dernier au Centre d’art La Chapelle, le groupe Beatles Forever a recréé avec fougue et passion l’ambiance survoltée des années Beatles.

 

Dès les premières notes  A hard day’s night, le public était conquis et prêt à se lever pour se faire aller le popotin. Tout y était, les habits, les perruques, les guitares et même les amplificateurs, que l'on aurait dit presque d’origine.

Enfilant les Please, please me, Roll over Beethoven, I want to hold your hand, She loves you, Help, Eight day’s a week, Twist & shout,  Back in you SSR, Revolution, Get back, Come together et plus encore,  les quatres musiciens-chanteurs  ont réussis à faire lever la foule.

Pour  mettre encore plus de piquant, Paul a demandé à la foule de crier comme à l’époque et le public ne s’est pas fait prier. Plusieurs fois durant  la soirée on pouvait entendre ‘’On t’aime Paul’’

Il faut dire que sur scène, il y avait un cinquième musicien au piano, ce qui a rappelé pour ceux qui ont suivis l’histoire des Beatles, qu’il y en a déjà eu un cinquième qui adorait jammer avec les Beatles mais qui a préféré  l’amour à la vie de tournée.

Bilan de la soirée

Les gars de Beatles Forever ne lésinent sur rien. Ils nous partagent leur passion pour la musique des Beatles et ils sont contagieux. Ils nous offrent  un spectacle rempli  

de grands classiques, donc qu’importe notre âge, c’est assurément un show à voir, pour les plus jeunes à découvrir et pour les plus vieux quels bons souvenirs!

Lyne Laroche




Marie Hélène Thinert - 31 janvier 2012

Plus naturelle que jamais

Après 9 ans de carrière, quatre albums à son actif et un curriculum bien garni, Marie-Hélène Thibert a fait craquer le public et les murs de la salle Albert Rousseau avec son charisme, sa douceur et sa puissante voix.

Plus naturelle que jamais,  la jeune femme revient en force avec un spectacle à son image.

Nous somme bien loin de la jeune fille timide du temps de Star Académie.  Déterminée, dynamique, lookée, et plus sexye, elle habite la scène complètement.

Pour commencer la soirée, on a eu droit à toute une surprise.  Marie-Hélène s'est transformée en chanteuse de Jazz avec la chanson ''All That Jazz'' et pour venir appuyer davantage sa performance, le costume était de mise et dès le début on a sentie qu'elle était bien différente et surtout bien sûre d'elle.

Une soirée tout en surprise, même Étienne Drapeau est venu partager une chanson ''Qui a eu tort'' avec la toute belle, un duo formidable, deux voix qui se marient parfaitement.

Elle nous a partagé les chansons de son nouvel opus ''Je suis'', et ses incontournables dont Le papillon bleu, Pour cet amour, Dans tes yeux, Dans chacuns de nos silences et ''La quête''

La preuve est  faite,son inaccessible étoile l’a suit encore, elle a l'étoffe d'une Star!

Elle sera en supplémentaire à la salle Albert Rousseau le 30 septembre 2012

Pour les autres dates cliquez ici

Lyne Laroche


 




Marie-Denise Pelletier - 31 janvier 2012

Samedi 10 mars 2012

 

Marie Denise Pelletier...  une voix pure et une femme toute entière!

C`est au théâtre Petit Champlain que l’interprète de grand talent Marie Denise Pelletier s’est arrêté dans le cadre de sa toute nouvelle tournée. Cette grande artiste a déjà remporté un Félix (meilleur album populaire) ainsi que deux disque d`or! 

Il a fallu attendre 15 ans comme elle nous le mentionne si bien durant le spectacle pour acquérir ce bijou. Composé de chansons originales, son tout dernier opus lancé en mai 2011, en valait le coût.  

C`est pour souligné ses 25 ans de carrière quelle a su s’entourer des meilleurs auteurs et compositeurs.  Entre autre nous retrouvons Luc Plamondon, Luc De Larochelière, Marc chabot, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Marc Dupré et Sylvie Paquette.  Marie Denise a cosignée la musique de trois chansons sur l`album.  Son 12e en carrière!

Un album tout à fait à son image, toutes ses chansons ont une histoire et elle vient nous les interprétées magnifiquement. Elle s’approprie les mots des autres afin qu'ils deviennent les siens. 

C’est dans cette salle intime du Petit Champlain ou l`on se croirait dans notre salon, qu’elle nous a interprété  dix chansons de son dernier album entre autre Et si tu m`aimesJ’ai flâné en cheminLe temps d`exister et Qu’aurions-nous laissé, une magnifique ballade, quelle partage en duo sur son album avec nul autre que Mario Pelchat.  Mais comme elle ne peut trainer M. Pelchat  dans une petite valise avec elle partout, dit si bien Marie Denise, c’est  M. Jean Ravel qui nous a fait  l`honneur de nous l’interpréter  et il est revenu nous faire une deuxième chanson en deuxième partie.  Ce fut un très beau moment de la soirée,  le public a vraiment apprécié.

Il y a d`ailleurs eu plusieurs moments forts!  Marie Denise nous a livré une performance extraordinaire avec la chanson de Pink Floyd  Great gig in the sky avec sa voix riche et puissante ce  qui lui a value une très belle ovation.

Aussi nous avons eu droit à Lettre à Marie  très belle chanson écrite pour sa filleule L’amour aura sauvé l’amour, très touchante chanson d`amour d`une fille à sa mère.  Sans oublié plusieurs de ses grands succès dont Crazy, À 17 ansTous les cris des SOS Pour une histoire d’un soir

Elle raconte aussi une anecdote donc elle est très fière.  Normand Racicot a  composé une chanson pour Ginette Reno, mais finalement c’est Marie Denise qui a eu le privilège de l`interprété Manquer d’amour.

Marie-Denise  était accompagnée sur scène de quatre musiciens très talentueux, dont le  pianiste Benoit Sarrasin qui l`accompagne depuis ses débuts,

“ TOYO” Mario Chagnon à la guitare et aux voix (qui a une très belle voix en passant), Dan Hubert à la basse et Steve Bucci à la batterie,  tous de très grands musiciens.

En rappel elle nous a livré une très touchante chanson qui parle de la perte d`un enfant Berceuse pour un ange, OUF!!! Comme dernière pièce, N`insistez pas, rentrez chez vous à découvrir, car elle très drôle!

Bilan de la soirée

Une soirée riche en émotion.  Marie-Denise Pelletier est une de nos grandes interprètes. Elle possède une des plus belles voix au Québec!

Un spectacle à ne pas manquer!

C`était son 3e spectacle quelle nous offrait de sa nouvelle tournée qui se poursuit un peu partout, elle fera une petite pause cet été pour reprendre à l`automne.

Pour plus d`informations:

www.mariedenisepelletier.com

Guylaine Rousseau




L’Empire Bossé - 31 janvier 2012

L’Empire Bossé: Recette du succès???

 

“Les gens ne lisent pas les pages économiques du journal.  Et de toute façon, la population finit toujours par oublier après six mois », dixit Bernard Bossé, le riche homme d’affaire joué par Guy A. Lepage dans L’Empire Bossé, la nouvelle comédie de Claude Desrosiers qui nous avait offert « Dans une galaxie près de chez vous ».  Écrit par le même trio que « Camping sauvage », l’Empire Bossé s’écoute un peu comme un « docu-fiction ».  On suit la vie de Bernard Bossé, avec témoignages et narration, enfant pauvre qui deviendra un des hommes les plus riches du Québec grâce à sa bosse des affaires, ses magouilles (surtout) et son meilleur ami un peu nono, Coco.  On suit donc les hauts et les bas de Bernard, ses amours, ses affaires, avec des témoignages (fictifs) de gens qui l’ont côtoyé, tel George Hébert-Germain, son biographe, Lise Watier, Marcel Aubut et quelques autres qui « témoignent » de la réussite de l’homme d’affaire.

L’Empire Bossé se veut une satire des magouilles et des passes croches des dernières années au Québec.  Sur ce point, à certains moments, on mise juste dans le film avec des scènes qui sont à peine exagérées de la réalité.  Par contre, le plaisir est gâché un peu tout le long du film avec des gags vraiment trop gros : Les chirurgies de la femme de Bossé, le personnage de Coco (Claude Legault) qui est tellement niaiseux, les enfants de Bossé…  Autant les magouilles économiques des différents personnages sont intéressantes à voir, autant le gros crémage qu’on a mis autour vient un peu gâcher le gâteau.

Malgré le fait que le scénario a plusieurs faiblesses, on y retrouve un certain plaisir dans ce film, surtout grâce aux acteurs et à la réalisation.  Je dois avouer que pour ce film, j’ai apprécié le jeu de Guy A. Lepage, dont le personnage est vraiment intéressant.  Après sa piètre performance dans l’Appât, on se réconcilie un peu avec l’acteur qu’il aimerait être.  Bien aimé aussi James Hyndman dans le rôle du rival de Bossé.  Claude Legault y est, pour une très rare fois, un peu décevant dans le rôle quelque peu inutile de Coco et Valérie Blais, qui joue Lise Bossé, est beaucoup trop caricaturale et à la limite, vient un peu taper sur les nerfs.

Bref, l’Empire Bossé ne sera pas la comédie de l’année au Québec.  Agréable?  Certes, surtout si on suit un peu l’actualité.  Mais on sort du film en restant un peu sur notre appétit, se disant que la recette aurait pourtant pu être meilleure…

L’Empire Bossé prend l’affiche le 16 mars.

Marie Lefebvre




Brit Floyd - 31 janvier 2012

Brit  Floyd

Les meilleurs par le meilleur.

Encore un autre hommage à Pink Floyd direz-vous? Encore le meilleur groupe qui fait du Pink Floyd?  Je ne sais pas si Brit Floyd est le meilleur, cependant je peux affirmer sans le moindre doute qu’ils sont excellents. Le groupe Anglais, de passage au Québec pour la première fois, est venu nous présenter le spectacle «A Foot In the Door», soulignant ainsi la sortie du nouveau «Best Of» de Pink Floyd.

Les titres offerts lors de ce concert ont été chois par les membres de Pink Floyd eux-mêmes. Toutes les époques de Floyd y sont passées. De Shine On You Crazy Diamond   See Emily play, Wish you were here, Time, Money, Another brick in the Wall, Echoes, Learning to fly, The Fletcher memorial Home, The great gig in the sky, Hey you, Is there anybody out there, Nobody home, Vera, jusqu’à Comfortably numb. Au total le groupe nous aura livré vingt-neuf pièces durant les trois heures du spectacle.

La salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec était remplie d’inconditionnels du groupe Britannique. Ils auront manifesté leur joie tout au long de la soirée, en offrant des ovations debout à pas moins de trois reprises. La livraison de Pigs (Three Different Ones) et la magnifique interprétation de The Great Gig in the Sky, par la choriste Ola Bienkowska auront fait bondir le public.

 

 

Pour résumer le plus simplement, on peut parler d’intégralité. Tout y était.  Le classique écran circulaire, sur lequel des images d’époques lointaines et plus récentes, a servi à ajouter une touche plus documentaire à la soirée. Un son puissant et impeccable, grâce à l’acoustique de la salle et à l’équilibrage digne d’une version studio. Des éclairages sophistiqués et soignés dans une mise en scène fort réussie. Des musiciens qui ont joué… comme les grands.

Souvent les groupes hommage s’affairent tellement à s’approcher de l’original que l’émotion n’est pas toujours au rendez-vous. Ce n’a pas été le cas vendredi soir à Québec. Brit Floyd nous aura présenté un spectacle sans faille. Toute une soirée.

Une deuxième représentation du spectacle est prévu ce samedi, 10 mars, toujours au Grand Théâtre.

Claude Gignac




Ariane Moffatt - 31 janvier 2012

Ariane Moffatt à l’Impérial

Énergie communicative et passion au rendez-vous

C’est devant un public survolté majoritairement féminin qu’Ariane Moffatt a présenté à l’Impérial les chansons de son nouvel opus MA. Des chansons énergiques qui ont fait vibrer le public du premier au dernier. Dès les premières notes de Walls of the world, le public était gagné, criait et Ariane Moffatt était tout sourire et lançait son assaut d’énergie qui ferait embarquer même les plus sceptiques qui lui reprochaient un peu le bilinguisme de son nouvel album.

 

Il y a de ces artistes qu’on aime, leurs disques qui tournent en boucle sur notre ipod, leurs chansons qui nous ont suivies dans notre vie, Ariane Moffatt est pour moi une de ceux-ci, mais ce soir, son spectacle était si enlevant que même si je ne la connaîtrais que de nom, elle aurait assurément conquis mon cœur et mon ipod. Son nouvel album est certes un de ces meilleurs, cette artiste au grand talent s’est merveilleusement bien se renouveler afin de donner un spectacle d’une qualité supérieure.

Le spectacle de l’Impérial s’est déroulé en trois parties. En première partie, l’auteur-compositeur-interprète David Giguère est venu réchauffer la salle de quelques-unes des pièces tirées de son premier album Hisser haut. Une belle découverte avec des textes sensibles qui restent en tête. Il a interprété cinq chansons, accompagné de trois musiciens dont la choriste Camille Poliquin dont la voix feutrée accompagnait magnifiquement bien celle de David. La très belle chanson Encore a su séduire le public, mais avec Permettez-moi, la foule était conquise et en aurait pris encore pendant deux autres heures, mais il devait laisser sa place à Ariane Moffatt.

À son arrivée sur scène, Ariane Moffatt a salué le public, sourire aux lèvres, et une ambiance de fête s’est installée. Elle a alors interprété chacune des pièces de son nouvel album, une après l’autre, dans le même sens que l’écoute de l’album. Malgré quelques problèmes techniques de son avec son synthétiseur, qui se sont réglés seulement au milieu de la cinquième chanson, Ariane Moffatt a su faire vibrer la foule, la faire danser et chanter sur les rythmes de son nouvel opus qui est un merveilleux prétexte à la fête. Elle vivait chacune de ses paroles, son visage exprimait ses émotions, son corps parlaient de chacune de ses vibrations, elle était fébrile de présenter son album MA et ça se sentait, le public a embarqué sans compromis dans son univers. Elle se donne tellement dans chacune de ses pièces qu’elle a brisé une baguette de drum, mais cela ne donnait qu’encore plus de puissance à ses compositions.

Après un court entracte, elle est revenue avec un medley des chansons tirées de ses autres albums. Dès les premières notes d’Hiver Mile End, le public chantait les paroles avec elle, mais c’est vraiment avec Be my baby qu’elle a demandé au public de chanter avec elle. L’énergie du spectacle a atteint son paroxysme avec les deux dernières chansons Montréal et Réverbère, le public criait, sautait partout, moments de pur plaisir, inoubliables. Pour le rappel, elle a choisit d’interpréter Je veux tout qu’elle a débuté seule à la guitare puis ses musiciens sont venus la rejoindre : Serge Pelletier (guitare), Jonathan Dauphinais (basse), Patrick Sayers (batterie) et Lisa Iwanycki (claviers). Avec les éclairages créatifs de Mathieu Roy, son nouveau matériel présenté hier rodé au quart de tour.

Il était également intéressant de voir l’incroyable diversité de ses produits dérivés en vente à la fin du spectacle : tabliers, tuques, tapis, etc. Elle s’est associé au studio Schematik pour développer ses produits dérivés avec cinq designers québécois : Raplapla, CouperCroiser, Lalayeah, Lyn et Ève Gravel. Un merveilleux concept.

On en ressort le cœur booster de bonheur, le sourire gravé sur le visage et sa musique qui envahit notre tête et nos oreilles. Un spectacle extraordinaire d’une artiste accomplie. Si vous avez l’occasion d’aller la voir, ne manquez surtout pas cette chance unique de découvrir ou redécouvrir cette artiste au talent indéniable.

www.arianemoffatt.com/

Valérie Côté




Ben Wilkins - 31 janvier 2012

Soir de découvertes 

Une soirée où l’air printanier qui soufflait sur la vielle capitale nous amenait de nouveaux amis dans le quartier du Petit Champlain.

Nous avons d’abord eu le plaisir de faire la connaissance de David Myles, un « grand » gars du Nouveau-Brunswick qui assurait la première partie du spectacle présenté au Théâtre du Petit-Champlain mercredi soir. Au look d’un Woody Allen des années soixante,  lunettes,  complet et  cravate, Myles est rapidement entré en interaction avec le public, le charmant de ses interventions amusantes. Seul avec sa guitare, il nous a présenté des pièces de son dernier album Turn time off, faisant aussi des incursions parmi ses quatre précédents disques.  Les versions dénudées nous ont permis d’admirer la qualité de ses textes. Notons que David Myles sera de l’émission Belle et Bum du 17 mars prochain.

Au menu principal, l’Ontarien d’origine,  Ben Wilkins, maintenant établi à Montréal, était là pour la toute première fois au Québec pour nous faire entendre sa pop intelligente.  Pianiste de talent, il nous présente une musique un peu hors des sentiers empruntés actuellement par ses confrères. Sur scène, Wilkins est accompagné d’un quatuor à cordes, du batteur William Côté, au jeu fin et habile et du bassiste Alex Lefebvre. Ses mélodies rythmées d’un style qui s’apparente parfois à ceux de Paul McCartney ou de Bruce Hornsby sont assaisonnées aux arômes de jazz.

En plus de nous présenter les pièces de son seul et unique album éponyme, dont les premiers extraits Back of my head et Through to you, Wilkins nous a offert Close to you des Carpenters . Pour une toute première fois, il s’est permis une chanson en français en nous interprétant Tout simplement jaloux de Beau Dommage. Le peu d’interaction avec le public venu l’entendre n’aura pas permis à l’artiste d’établir un lien intime avec eux, contrairement à son prédécesseur.

Dans les deux cas, leur public Québécois n’est appelé qu’à grandir.

Claude Gignac




Réminiscence au Périscope - 31 janvier 2012

Réminiscence au Périscope

 

Avec «Réminiscence», Jean-Philippe Joubert, de la compagnie Nuage en pantalon, concluait son trio de spectacles du Projet EAU pour souligner les dix ans de la compagnie. Il avait été débuté par« Le chant de la mer », destiné aux enfants et suivi par « L’ivresse des profondeurs » destiné aux adolescents. Un spectacle à la limite de la dance, de la performance et de l’installation où les corps immergés prennent toute la place. Un spectacle audacieux où la nudité artistique prend une place importante.

Le décor, un grand bassin d’eau qui couvre toute la scène, est la base de la création. Les sept comédiens se roulent ainsi dans l’eau, s’embrassent, se dénudent, se chamaillent, se repoussent. Tous les accessoires de la valise aux vêtements en passant par les souliers et les brosses à cheveux se retrouvent dans l’eau qui est l’essence de la pièce.

La performance des comédiens est très corporelle. Ils se contractent, s’étirent, dansent et font divers tableaux entrecoupés de black out de lumières. Ces tableaux où les corps nus s’exposent dans diverses positions sont les moments les plus intéressants du spectacle. À noter, la merveilleuse performance sentie de Laurie-Ève Gagnon, qui vit chaque séquence du spectacle à la perfection et qui réussit à nous faire vivre des émotions. Il y a aussi le tableau où Sonia Montminy danse sur un drap où les autres comédiens produisent des vagues : les éclats d’eau, la fluidité de ses mouvements et le tableau en général sont d’une grande beauté.

La musique prend aussi une grande place dans la pièce. Mathieu Campagna performe à l’accordéon sur plusieurs tableaux ce qui leurs procurent force émotionnelle et crée une atmosphère sentie. Par contre, l’utilisation de la guitare rend l’atmosphère des tableaux plus froids, on ne ressent plus autant les émotions véhiculées.

Réminiscence surprend par ses tableaux où les corps se dévoilent, par contre le texte du début de la pièce n’est pas tout à fait à la hauteur du travail des corps. Une bonne pièce dans son ensemble qui déstabilise et qui fait réfléchir à la portée de notre corps et à notre vie.

Reminiscence

Écriture et mise en scène
Jean-Philippe Joubert et l’équipe de création
Distribution et création
Danièle Belley, Mathieu Campagna, Laurie-Ève Gagnon, Jean-Philippe Joubert, Valérie Laroche Sonia Montminy et Olivier Normand
Concepteurs
Michelle Bouchard, Mathieu Campagna, Claudia Gendreau, Jean-Philippe Joubert et Julie Morel

L’intégrale du Projet EAU sera présenté les samedis 17 et 24 mars à 19 h
Durée : 4 heures, incluant deux entractes

Réminiscence à l’affiche jusqu’au 24 mars au Périscope.

http://www.nuagesenpantalon.qc.ca/

http://theatreperiscope.qc.ca/

Valérie Côté




Simple Plan - 31 janvier 2012

Simple Plan et These Silent Waves au Festivent de Lévis

Un spectacle qui ROCK

Y a des spectacles tellement mémorables que l’on voudrait crier sur tous les toits : j’étais là. C’est ce qui s’est passé le 4 août dernier au Festivent de Lévis alors que la formation montréalaise Simple Plan a livré une performance dynamite devant un public qui sautait, criait, chantait et vivait aux rythmes des succès propulsés en rafale.

 

Simple Plan a débuté le spectacle avec Shut Up de l’album Still Not Getting Any… et déjà la foule était conquise. Le groupe poursuit avec Can’t Keep My Hand Off You et les «?ho ho ho ho?» repris par la foule. Le groupe a même fait sauter le public à plusieurs reprises en commençant par la merveilleuse chanson Jump.

Le bassiste David Desrosier était en feu tout au long du spectacle, il dansait, faisait faire des tours à sa basse et sautait dans toutes les directions. Il s’est également adressé au public en disant qu’il s’agissait d’une belle soirée et qu’il sentait le «feeling dans ses pantalons», ils ont alors enchaîné avec un bout de I Got A Feeling. Sébastien Lefebvre (guitare), Jeff Stinco (guitare) et Chuck Comeau (batterie) ont su magnifiquement accompagné le chanteur Pierre Bouvier dans son entrain et son énergie.

Le groupe a ensuite enchaîné les succès : When I’m Gone, Your Love is a Lie, un medley des succès de l’été : Moves Like Jagger de Maroon 5 et Dynamite et Sexy and I Know It de LMFAO, Jet Lag, un des moments forts de la soirée par l’absence de Marie-Mai, Summer Paradise, Welcome to My Life et I’d do anything. En rappel, le groupe a été avec une généreuse prestation de quatre chansons soit : Loser of the Year, I’m Just a Kid, leur plus ancien succès qui date de 2002, Crazy et la merveilleuse chanson Perfect.

Une soirée parfaite avec un groupe aux chansons entraînantes, aux sourires accrocheurs et avec de l’énergie. Un spectacle enlevant du début à la fin.

These Silent Waves

Le groupe de Québec These Silent Waves a réchauffé la foule avec des chansons qui rock et déjà, le public criait et chantait avec eux. La formation qui a lancé sont album The longest ride en mai 2012 a interprété plusieurs extraits de cet album ainsi que des nouvelles chansons qui devraient sortir sur leur deuxième opus dans les prochains mois. Ils ont interprété leurs deux succès radio : Never look back ainsi que Keep it up. Une belle découverte d’un groupe rock qui m’a véritablement conquis avec ses paroles accrocheuses, sa musique qui fait danser et son énergie sur scène contagieuse. Le groupe formé de Sylvain Roy (batterie), David Savard (basse), Yannick Couture (voix), Guillaume Laroche (guitare et voix) et Charles Picard (guitare et voix) est un groupe à suivre, une formation à découvrir si vous ne les connaissez pas.

www.simpleplan.com

http://www.thesesilentwaves.com/

Valérie Côté




Les Intouchables - 31 janvier 2012

 

INTOUCHABLES

Cinéplex Odéon Beauport

À la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement. Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra? Intouchables.

Un film qui aurait pu tomber dans le mélodrame mais le réalisateur a su le rendre plus léger. Par exemple, une seule scène où un ami lui dit ses craintes face à son nouveau thérapeute suffit pour nous faire comprendre les préjugés de son entourage face à Driss. Plutôt que de nous montrer encore et encore des scènes où Philippe doit justifier son choix, on a choisi plutôt de nous montrer pourquoi il a pris une décision aussi inattendue.

C’est l’histoire d’une amitié entre deux hommes qui n’aurait pas pu exister en d’autres circonstances mais qui lorsque les chemins se sont croisés une amitié indestructible s’est développer.

Deux êtres qui ont chacun leur vérité devront s’ouvrir au monde de l’autre. Une histoire banale mais racontée avec une originalité et une délicatesse qui sort des sentiers battus. On ne surligne pas au crayon gras les malheurs et les difficultés des protagonistes, on joue plutôt sur leurs différences et leurs similitudes. Par exemple : ils aiment la musique et ils cherchent tous les deux à se sortir de leur milieu car ils sont prisonniers de leur éducation et de leur classe sociale. Mais ils sont à des années lumières dans d’autres sphères de la vie. Un aime le danger, l’autre cherche la sécurité à tous prix, Driss extériorise ses sentiments facilement alors que Philippe est plus réservé.

On se doute de la fin du film mais le chemin pour y arrivé est tellement jouissif que ça vaut le détour.  Les deux comédiens offrent une performance digne d’un César (qu’Omar Sy a d’ailleurs reçu). Une heure cinquante-deux minutes sans aucune longueur, que du plaisir. Les émotions sont multiples : ont ri, on est touché, on réfléchit.

Un film à voir absolument pour se changer des films à grands déploiements avec de nombreux effets  spéciaux. Juste une belle et bonne histoire.

En salle dès le 13 avril 2012.

Lyne Laroche




ABEL ET CORNELIU - 31 janvier 2012

Richard Abel et Corneliu Montano (4 mars 2012)

 

Salle Albert-Rousseau

Sur scène, six violonistes, deux cuivres et un claviériste accompagnaient Richard Abel et Corneliu Montano. Tous des musiciens de talent et de qualité, on sentait leur l’expérience et la précision de l’exécution était d’un professionnalisme consommé. Les musiciens se laissaient entrainer au rythme de la musique lorsqu’ils ne jouaient pas. Leur amour de la musique était palpable. Deux danseurs qui, visiblement heureux de danser et d’être, ont ajouté une touche de romantisme et d’élégance au spectacle.

Un choix éclectique de pièces à permis de plaire au plus grand nombre. De Tchaikovsky en passant par Bryan Adams, de Pétula Clark à des airs napolitains, une programmation variée a fait l’unanimité.

Le chanteur Corneliu Montano a chanté quelques chansons de son plus récent CD, Influences, dont plusieurs en duos avec Meggie Lagacé. Il faut donner à César ce qui revient à César : Il possède une voix magnifique. Les chansons qu’il a interprétées mettaient en valeur cette voix chaude et puissante. Meggie qui possède elle aussi une belle voix, était un complément de douceur lors des duos.

Richard Abel est un professionnel jusqu’au bout des doigts. Les présentations des pièces étaient pertinentes, remplies d’anecdotes savoureuses et de souvenirs touchants. Il est bien sur une scène et on le sent. Mais, il laisse aussi une grande place à ceux qui l’entourent. Il sait être discret pour laisser la place à Julie Lapierre, une violoniste ou à Corneliu. Compatissant avec son directeur technique malade, il a su lui offrir les remerciements et les encouragements mérités.

Une soirée sous le signe de la musique, du charme, du romantisme et de l’élégance. Il ne faut pas bouder son plaisir et se laisser porter par ces mélodies et ces chansons intemporelles.

En supplémentaire le 7 octobre 2012.

Louiselle Lavoie




Katee Julien chante Piaf - 31 janvier 2012

Un vibrant hommage, pour Piaf de Katee Julien

Vendredi dernier, au Cabaret du Capitole Katee Julien a raconté et chanté Piaf  simplement,  avec passion, fierté et amour de façon magistrale.

En 2007, après avoir chanté au Casino de Paris, Katee a eu l’idée de visiter le musée d’Édith Piaf.  Se promenant dans les rues, elle s’attendait à une grande affiche disant ici Musée d’Édith Piaf et à sa grande surprise, l’écriteau  était sur une toute petite plaque.

Juste en haut de la sonnette était inscrit ‘’Sur rendez-vous seulement’’ mais comme elle n’avait pas beaucoup de temps,  elle décida de sonner et une voix lui répond, que puis-je faire pour vous? Katee explique qu’elle ne pourra pas revenir, qu’elle vient de Québec, qu’elle veut absolument visiter le musée. Selon ses dires, l’homme  a adoré son accent québécois et lui dit : Je vais faire quelque chose pour vous, je vous ouvre la porte et je vous donne une heure, vous n’avez pas le droit de prendre de photos, est-ce que cela vous convient? Et la porte s’ouvrit, elle raconte s’être sentie comme une enfant qui entre dans un TOYS ‘’R’’ US. Tout y était, de la robe noire, aux gants de boxe de son ancien amant Marcel Cerdan, des lettres d’amour, des trophées, des peintures et une tonne de correspondances. Seule avec autour d’elle, tout ce qui avait appartenue à la grande Édith Piaf, elle a sentie qu’elle devait faire quelque chose et regardant  au ciel elle dit’’ D’accord Édith, je vais te le faire ton hommage’’

 

Tout au long de la soirée, on aurait dit que Piaf était présente dans la salle. Sur écran géant, des photos et des vidéos, qui défilaient démontrant les  hauts et les bas  de la vie d’Édith ou l’amour a toujours eu une place de choix.

Accompagnée de quatre musiciens, dans sa robe noire, Katee a prêté sa superbe voix aux immenses succès de Piaf,   Padam, Padam, Que reste-t-il de nos amours, La vie en rose, L’hymne à l’amour, Formidable, Milord, Mon Dieu et  la magnifique chanson que Claude Léveilée a écrite pour elle  Frédéric.  Durant la soirée, les paroles des chansons de Piaf ont prise tout leur sens grâce à la présentation et l’interprétation que Katee a offerte au public.

Petite biographie

Originaire de Québec,  elle a trempé dans la sauce dès son très jeune âge, étant la fille du célèbre Roland Martel, Katee n’en ai pas à ses premières armes. Elle a chanté à Paris, en Bosnie, au Liban, en Égypte aux États-Unis bref un peu  partout sur la boule. Elle a trois albums à son actif, elle a participé à plusieurs comédies musicales dont ‘’Les fous du Rock and roll, Roméo et Juliette, Les Misérables...et elle est aussi coach vocale pour différents groupes et chanteurs.

Bilan de la soirée

Elle  n’imite pas Piaf, elle lui rend un hommage tellement vibrant,  qu’elle la fait renaître.

Si la reine de la chanson était toujours vivante,  elle dirait sûrement :

Grâce à son amour pour la musique et à son incroyable voix, elle vient nous toucher tellement, qu’on en frisonne. Katee Julien est une artiste complète, et je lui prédis une belle et longue carrière. C’était toute une soirée, Non, je ne regrette rien…la môme

www.myspace.com/kateejulien

Lyne Laroche




STOMP - 31 janvier 2012

Stomp au Capitole

Quand on le veut, ça ne coûte pas cher faire de la musique

 

Le Capitole a vibré au rythme des percussions de Stomp hier. Cependant, ce ne furent pas des tambours ou des cymbales qui composaient les percussions, mais bien des balais, des sacs de papiers et de plastiques, des briquets, des chambres à air et des poubelles et barils de diverses formes. La troupe de Stomp a débuté dans la rue à Brighton, en Angleterre, en 1991 et a visité plus de 36 pays et 350 villes à travers le monde.

Dès l’entrée des spectateurs, le décor capte l’attention : un stage sur deux étages avec des barils multicolores, des murs en métal ondulés, des panneaux de signalisation, deux grosse portes et deux échelles forment le décor qui a un aspect de bidonville comme si on se retrouvait dans le décor d’un film qui se déroule dans le Bronx. Mais c’est à l’arrivée d’un gars qui passe le balai que tout commence. Les autres performeurs arrivent alors sur scène avec lui et ensemble, ils forment un concert magnifique avec ces simples balais de bois. Et le public embarque haut la main dans le spectacle. D’abord en frappant dans les mains, mais aussi grâce à la mise en scène remplie d’humour du spectacle réalisée de mains de maître par Luke Cresswell et Steve McNicholas. Le public rit, crie, frappe dans ses mains, claque des doigts, bref, Stomp est un spectacle des plus interactifs.

Stomp est un spectacle saisissant qui donne le sourire et fait rire de bon cœur. On a du plaisir à découvrir les huit performeurs qui proviennent de divers milieux dont la danse de rue ou le théâtre. Dans la soirée, nous avons pu voir : un concert fait avec des sacs de papiers et de plastiques, des couvercles de poubelles utilisés comme des cymbales, du rythme fait avec des boîtes d’allumettes en métal, des chambres à air, des poubelles, des barils, de grandes baguettes de bois qu’ils cognent ensemble comme dans les arts martiaux, des ballons de basketball, des tuyaux de caoutchoucs, une paille dans un verre, des pots de peinture et même avec des journaux. Cependant, les deux numéros les plus impressionnants ont été réalisés avec des éviers que les quatre performeurs avaient attachés au cou et dont il faisait de la musique avec des chaudrons, des tasses et des gants de vaisselles, un peu délice pour les yeux, un moment des plus loufoques du spectacle et le tout vraiment agréable pour les oreilles et le deuxième avec des briquets, un concert à la fois de musique et de lumière, magnifique tout simplement.

Bref, Stomp est un spectacle à voir, un moment musical original, qui fait rire et qui saura vous procurer une superbe soirée.

http://www.stomponline.com/show.php

http://www.lecapitole.com/fr/

Valérie Côté




UN LÉGER DÉSIR DE ROUGE - 31 janvier 2012

Un léger désir de rouge d’Hélène Lépine

 

Le roman Un léger désir de rouge d’Hélène Lépine publié dans la collection Hamac des Éditions Septentrion séduit tout d’abord par la poésie de son titre, mais c’est à la lecture que l’on découvre une écriture sensible, à la fois douce et bouleversante, empreinte d’images fortes, de la douceur de la nature et d’émotions de toutes sortes.

Les prémisses de l’histoire sont magnifiquement décrites dès les premières lignes de l’histoire :

« Moumbala, je ne te connais pas, tu es un nom qui m’est resté d’un rêve. Je t’imagine là-bas, au Sénégal. Tu as peut-être vu le jour sur la rive du fleuve Casamance ou sur celle du Siné-Saloum. Je me nomme Toulouse. Mon frère Delhi disait Toulouse-born-to-lose, sans savoir qu’à vingt-huit ans j’aurais perdu un sein, mes ailes de trapéziste, et Odilon mon amour. »

Ainsi, l’histoire du roman se déroule comme si Toulouse, chaque enfant de la famille porte le nom du pays où il a été conçu, écrivait des lettres à cette Moumbala imaginaire. Elle y raconte sa peine d’amour d’avoir perdu son Odilon à la suite de l’ablation de son sein, de son incapacité de faire maintenant le métier qu’elle affectionnait tant : trapéziste, de sa famille où la folie est parfois très présente, de sa solitude qui la talonne à chaque instant et du mal qui la ronge de l’intérieur comme un écureuil noir qui la grugerait. On sent la douleur, les blessures du rejet et celles d’une enfance solitaire, mais également le goût de se rattacher à cette vie si fragile, à apprécier chaque moment et à se toucher à ces instants de bonheur, comme pour elle la lecture de lettres d’un de ses ancêtres François-Marie. Il y a ce goût de l’évasion, de l’exotique, on voyage à travers son esprit vers l’Afrique que l’on découvre peu à peu par ses mots.

Un léger désir de rouge est un livre d’espoir, que malgré tous les obstacles que la vie met sur notre chemin, nous pouvons trouver notre voie et être heureux. L’écriture poétique d’Hélène Lépine est magnifique avec des images recherchées et douces à la fois. On y voit la vie avec la nature, dans le merveilleux espace de l’Île d’Orléan. C’est un roman touchant qui nous happe jusqu’au trippes, on a toute une amie ou une connaissance qui a vécu avec le cancer du sein et ce roman nous plonge dans leurs peaux comme si nous entendions ce qu’elles veulent garder au fond d’elles-mêmes. Après la lecture, nous avons juste le goût de serrer les membres de notre famille dans nos bras, leurs dire que nous les aimons, car ce roman nous indique que la vie est fragile et que tout peut chambouler du jour au lendemain. Un bijou de littérature à lire absolument.

Je donne 5/5 à ce livre poétique et touchant.

Un léger désir de rouge d’Hélène Lépine

Les éditions Septentrion, collection Hamac

163 pages

ISBN : 9782894486849

Valérie Côté




Richard Séguin - 31 janvier 2012

De colère et d’espoir

Au cours de sa longue et prolifique carrière, Richard Séguin nous aura livré de belles et de très belles chansons. Quoi de mieux que de revenir aux origines de la création de l’œuvre, guitares et voix pour admirer toute la beauté et la profondeur d’une chanson. Il faut dire que le ‘’naturel’’ lui va plutôt bien, Sa voix,  toujours aussi chaude, vient livrer des paroles profondes enrobées de mélodies parfois mélancoliques.

Dans le cadres de sa tournée ‘De colère et d’espoir, Richard Séguin s’est installé, pour trois autres soirs au théâtre du Petit Champlain,  endroit qu’il avoue affectionner.

Pour l’aider à livrer son message, Séguin est accompagné d’Hugo Perreault, qui le suit déjà depuis quelques années et de Simon Godin. Ils sont chargés d’une douzaine de compagnons de bois aux cheveux d’acier. Les guitares sont tantôt douces (Pour retrouver le monde et l’amour, Besoin du Nord), tantôt appuyées (Protest song, La maison brûle, La route ouverte) mais toujours belles et pertinentes. Il nous chante ses mots mais ceux aussi de Gaston Miron de Charly Bouchara et ceux de l’excellent auteur de Québec, Marc Chabot.

Des interprétations bien senties entrecoupées de belles présentations. Un sourire de fierté s’est dessiné sur le visage du chanteur quand les gens l’ont accompagné pour les refrains de Sous les cheminées. Il a fait résonner une des harmonicas portées à la courroie de sa guitare pour introduire On the road again un texte écrit pas Chabot, il y a maintenant vingt-cinq ans. Tout au long de la soirée, il dénonce l’injustice et il crie la douleur et la colère. Il chante aussi ses inquiétudes (Qu’est-ce qu’on leur laisse)Tout au long de la soirée par ses histoires, ses reconnaissances et son deuxième rappel, il nous démontre son côté généreux.

Après une telle soirée, facile de comprendre pourquoi il demeure aussi présent dans le coeur du public Québécois et pourquoi il aura donné sept représentations de colère et d’espoir dans les derniers mois à Québec.

Claude Gignac




Piano Man - 31 janvier 2012

PIANO MEN

Albert Rousseau

Des artistes d’ici et des musiciens aux talents fous, nous ont fait véritablement voyager dans le temps sous un déferlement des plus beaux airs connus de tous.

Du souffle plus qu’il n’en faut et l’arrogance d’interpréter de ces chansons parmi les plus difficiles avec ce qui semblait être une simplicité déconcertante. De Tchaïkovski en passant par Barry Manilow, Burt Bacharach, Billy Joel jusqu’à Elton John, ils n’ont surtout pas oublié nos grands compositeurs : André Gagnon, Claude Léveillé, Michel Legrand…. Ils ont interprété For the longest time de Billy Joel a cappella, une performance étonnante.

Leur secret semblait résider dans le nombre, tant de voix excellentes que dans celui des pianos, qui à tour de rôle, nous ont fait entendre des chansons de différentes époques. Des harmonies qui ont su charmer les spectateurs, qui étaient déjà conquis dès les premières interprétations.

Il faut mentionner que Gendron a produit un premier CD dont il nous a interprété quelques pièces originales. N’ayant pas eu l’occasion de l’écouter dans sa totalité, je suis prête à parier qu’il constituera un bon achat.

Un feu roulant de succès plus entraînant les uns que les autres. Christian Marc Gendron, Don Campbell, Jonathan Cayer, Stéphane Ménard, Yoland Sirard aux pianos étaient merveilleusement bien entourés de trois choristes, trois cuivres, une batterie, deux guitaristes et un claviériste qui formaient un ensemble dont émanait une énergie et un plaisir contagieux.

Un spectacle à ne pas manquer!

8 mars 2012 à Trois-Rivières

13 mars 2012 à Joliette

15 avril 2012 à Granby

20 avril 2012 à St-Hyacinthe

Louiselle Lavoie

 




jocaste - 31 janvier 2012

Jocaste reine à la Bordée

C’était tout un soir de première hier pour la présentation de la pièce Jocaste reine à la Bordée. Tout d’abord, parce qu’il s'agissait de la première nord-américaine de la pièce de Nancy Huston et de la première coproduction entre le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) et la Bordée, mais également parce que pour une fois, le public de Québec assistait à une pièce un an avant Montréal. Cependant, ce qui a rendu la soirée des plus exceptionnelles, ce sont les interprétations senties, la mise en scène impeccable de Lorraine Pintal et le décor sublime. Bref, un grand moment de théâtre.

La pièce Jocaste reine raconte l’histoire de la reine Jocaste et d’Œdipe, reprise notamment par Anouilh, Bauchau et Sophocle. Cependant, Nancy Huston y insère plusieurs éléments contemporains qui ajoutent une nouvelle vision de cette histoire. Dans une Thèbes décimée par la peste, Jocaste (prodigieuse Louise Marleau) prodigue des soins à son peuple. Mais avant tout, elle donne son amour à son époux Œdipe, qui est aussi son fils, (Jean-Sébastien Ouellette) et à ses quatre autres enfants : Antigone la rebelle (intense Marianne Marceau), la douce Ismène (Maryse Lapierre), Étéocle (Hubert Proulx) et Polynice (Éric Robidoux). Quand les secrets de la famille éclateront, le drame s’emparera de la fille royale, laissant ses membres morts. Ce qui a été ajouté par Nancy Huston, ce sont pleins de petits clins d’œil : ici nous voyons Œdipe jouer aux devinettes avec ses deux filles. On chante et on danse, on parle de clitoris et des premières règles d’Ismène. Jocaste évoque même un auteur qui n’existera que dans les vingt-trois siècles à venir soit Tolstoï et « ses romans fleuves ». Mais elle ira encore plus loin en nous avouant avoir détesté Laïos, son premier époux, qui n’aimait que les beaux éphèbes et en nous apprenant qu’il était complètement stérile. Voilà que d’un coup sec, Œdipe devient un enfant bâtard qu’elle aurait conçu avec un domestique.

La mise en scène de Lorraine Pintal permet de bien centrer l’attention sur le drame qui se joue. Au départ, la scène est dépouillée, seul un petit rectangle d’eau en avant de la scène pour permettre aux enfants de se rafraichir. Plus le drame se construit, plus le plancher se défait et dévoile un grand étendu d’eau sous la scène, lieu de batailles comme à la guerre entre Polynice et Étéocle. Chapeau à Jean Hazel pour la confection de ce décor magnifique. L’utilisation de costumes parfois blancs parfois noirs pour tisser l’intrigue donne encore plus de prestances aux personnages. Tous les comédiens sont intenses dans leurs rôles. De plus, la musique et le chant de Claire Gignac apporte suspense et ajoute à l’intensité des personnages. Vraiment une pièce magnifique à voir absolument.

 

JOCASTE REINE
Coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde
Texte : Nancy Huston
Mise en scène : Lorraine Pintal
Assistée de : Bethzaïda Thomas
Distribution : Louise Marleau, Jean-Sébastien Ouellette, Éric Robidoux, Hubert Proulx, Marianne Marceau, Maryse Lapierre, Monique Mercure et Hugues Frenette
Conception : Jean Hazel, Sébastien Dionne, Denis Guérette, Claire Gignac et Estelle Clareton.

Au Théâtre de la Bordée jusqu’au 24 mars.

Une pièce à ne pas manquer.

Valérie Côté




« Hora » de la Batsheva Dance Company - 31 janvier 2012

« Hora » de la Batsheva Dance Company  au Grand Théâtre

 

C’est sur une scène dépouillée aux murs peints de vert lime que la troupe d’Israël Batsheva Danse Compagny est venue présenter à la salle Louis Fréchette du Grand Théâtre de Québec son nouveau spectacle intitulé Hora. Un spectacle de danse où les corps se déplacent et vivent au rythme de la musique

Sur le rythme de différentes musiques passant de 2001, l’odyssée de l’espace à Strauss en passant par Star Wars et Debussy, les onze danseurs et danseuses ont livré des prestations superbes, des mouvements fluides et gracieux et des jeux de pieds et de bras à couper le souffle. Chacun faisait un numéro et on ne savait plus où regarder tant chacun des danseurs étaient impressionnants.

À l’arrière de la scène, un banc qui traverse toute la scène permet aux danseurs qui ne performent pas de s’asseoir. Les vêtements noirs et la luminosité des murs permettent de mieux voir chacun des mouvements, en fixant bras et jambes qui s’activent dans l’espace. Une des parties la plus intéressante est celle où les danseurs forment des couples qui virevoltent, s’attirent et se repoussent avec élégance et grâce.

Même si chaque danseur a vraiment donné une prestation sublime, on en ressort déstabilisé puisque la chorégraphie de Ohad Naharin ne ressemble pas vraiment à une histoire, mais plutôt à un univers où des électrons libres danseraient sur de la musique.

Hora de la Batsheva Dance Company

Chorégraphe : Ohad Naharin

Musique arrangée et jouée : Isao Tomita (sauf Ryoji Ikeda pour Data Matrix)

Avec : Shahar Biniamini, Matan David, Iyar Elezra, La’ara Moses, Chen-Wei Lee, Doug Letheren, Rachael Osborne, Shamel Pitts, Ian Robinson, Bobbi Smith et Adi Zlatin.

Lumière, décor : Avi Yona Bueno (Bambi)

Costumes : Anna Mirkin

Son, édition : Maxim Waratt

Design du banc : Amir Raveh

Valérie Côté




Michael Rancourt - 31 janvier 2012

Sa voix, dans la voix des autres

Samedi soir, Michael Rancourt était de passage au Cabaret du Capitole avec son spectacle  La voix des autres. Le sympathique imitateur était visiblement heureux de partager avec le public de Québec deux heures de spectacle bien rôdé.

Originaire de Charny, Michael a fait ses classes dans les années 80 dans les cabarets de la Ville de Québec. C’était l’époque des brasseries et je me souviens d’avoir été une adepte de la brasserie chinoise de Charlesbourg, quand j’ai entendue pour la première fois Michael Rancourt.

Déjà, il avait son public, les gens lui demandaient des demandes spéciales en quantité industrielle.  Je me souviens en autre, de son  interprétation de la chanson Mexico qui épatait toujours, car il faut souligner, qu’au fil des ans, Michael a prit la voix des autres, mais il aurait pu faire carrière avec la sienne, qui est superbe.

Le spectacle ‘’La voix des autres’’ nous fait voyager à travers différentes époques. Un retour dans nos souvenirs et non dans le passé, car pour Michael les souvenirs et le passé ont des connotations bien différentes. Par  exemple,  la naissance son fils est un beau souvenir mais son mariage,  c’est du passé.

Le spectacle débute avec Only you, et Diana  qui réchauffe en partant le public. De jeunesse d’aujourd’hui avec la voix de Pierre Lalonde, en passant par  Willy Lamothe, Marie King, Garou, Dubois, Éric Lapointe, Jean-Pierre Ferland, Johnny Cash, Mario Pelchat ….il insert des capsules imitant les Guy A Lepage, Peter MacLeod  Pierre Légaré, François Pérusse, et Boucar Diouf  de façon magistrale.

Plusieurs moments forts dans la soirée,  dont un hommage aux grands de ce monde qui sont disparus. Assis au piano, Michael interprète Aimes-tu la vie comme moi (Boule Noire) Bozo(Félix Leclerc) Le temps qu’il nous reste (Fernand Gignac) Frédéric(Claude Léveillée)L’hymne à l’amour(Gerry Boulet) très émouvant.

Il s’attaque aux thèmes de films, Les Boys, Brillantine, Mon fantôme d’amour, Danse lassive, Titanic et Le garde du corps avec la chanson de Whitney Houston All always love you qu’il  interprète fabuleusement.

Un des numéros hyper drôle et d’actualité Michael chante la chanson Les vieux mariés, comme si aujourd’hui ce serait un couple de personnes âgées habitant dans un foyer et qui désirent passer le mot à leurs enfants. Voici ce que ça donnerait : On vient de nous placer au foyer, tous nos enfants sont désormais heureux sans nous, ce soir il me vient une idée, si on changeait notre testament’’ ce qui déclenche des rires partout dans la salle.

Je m’en voudrais de passer sous silence sa personnification du boxeur  Stéphane Ouellet qui change de métier pour devenir ‘’pouète’’ tout à fait hilarant

Il termine la soirée avec un numéro qu’il appelle Le Blues de ma gueule’’ car tout est fait avec sa bouche la guitare éclectique, l’harmonica et le saxophone.

Bilan de la soirée

Selon moi, malgré ses 24 années de carrière, Michael Rancourt est un artiste de grands talents qui demeure inconnu. Il maîtrise à la perfection les voix de ses personnages, il surprend. Après chaque prestation, les gens dans la salle se regardent et la phrase qui ressort le plus c’est ‘’Maudit qu’il est bon’’ Un spectacle de variété qui ne laisse personne indifférent, tout le monde en aurait pris encore!

Un spectacle à voir absolument!

Pour plus d’informations : www.michaelrancourt.com

 




Taylor Made Fable - 31 janvier 2012

Taylor Made Fable

En émergences

Ils font de la musique rock. Ils sont originaires de la Beauce. Le groupe s’appelle Tailor Made Fable.

Tailor Made Fable c’est Rémi Chassé, Mike Normand, Matt Boulanger, Hubert Maheux et P.E. Beaudoin. En poche un premier album, All these questions paru en 2009. Dans les mains, un second tout chaud intitulé Emerge and see. Avec un pareil titre, on peut deviner leur désir urgent de se faire connaitre partout. Forts d’une tournée qui les a conduits un peu partout aux pays de l’oncle Sam, ils reviennent à Québec pour débuter leur nouvelle tournée. Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons simplement que Tailor Made Fable s’est produit au Hard Rock café d’Hollywood en septembre dernier dans le cadre de l’événement Québec in Hollywood ainsi qu’au légendaire Whisky à Go-Go toujours l’automne dernier. Soulignons qu’ils ont été le premier groupe Québécois à jouer sur la scène du non moins prestigieux The Cavern Club de Liverpool.

Des jeunes solides, forts de belles expériences se sont présentés sur la scène du Cabaret du Capitole pour nous livrer un rock parfois teinté de pop (All these questions, Climb back to heaven) mais parfois plus solide (Freze this night). Dans la belle salle qui sera malheureusement bientôt démolie, les gars de la Beauce nous auront présenté, dans une mise en scène soignée, des pièces de leurs deux albums, dont la belle reprise de You got it de Roy Orbison. Chassé et sa bande font preuve d’une belle maturité qui ne vient pas nuire à leur fougue. La qualité des harmonies vocales n’est pas en reste. Les gars ont de belles voix… Ils sont simplement bons.

Un détour vers du rock arena nous a conduit dans l’univers de Brian Adams, de Bon Jovi et de Michael Jackson avant de faire place un peu plus tard à un Whole Lotta love de Led Zepplin qui a fait lever la foule.

Le spectacle de la tournée Emerge and see est taillé sur mesure pour le public de Québec. Et ce n’est pas une légende… TMF annoncera sous peu les dates de cette tournée.

Claude Gignac




Alexandre Barrette - 31 janvier 2012

Un rêve réalisé pour Alexandre Barrette…et personne d’autre

 

Découverte de l’année en 2007 au gala des Oliviers, animateur des émissions  Taxi payant et  Atomes crochus, colocs  principal dans la série Colocs.tv à MusiquePlus, collaborateur à l’émission Midi Morency à CKOI-FM et chroniqueur dans l’émission Pour le plaisir, le petit gars de Charlesbourg  était de passage, hier soir à la salle Albert Rousseau pour son premier One- man show.

 

Dix ans après l’École National de l’humour, on peut dire qu’Alexandre Barrette était prêt à relever ce défi. Désirant s’imposer  comme humoriste, il a pris son temps pour mettre au monde son spectacle Alexandre Barrette… et personne d’autre.

Nerveux mais fier, Alexandre est arrivé sur scène avec en main un spectacle bien rôdé, bien écrit  et rempli d’originalité. Il démontre comment la vie est perçue par un jeune homme dans la trentaine célibataire,  ce qui a fait réagir les demoiselles dans la salle.

Il aborde différents sujets à sa manière, il parle de sa famille, son neveu, la pêche, son voyage en Australie avec son frère. Il avoue même être porteur des sept péchés capitaux.  Il revendique le droit de rester un enfant, car il a encore besoin de ses parents, sinon où pourrait-il laisser ses pneus? 

Il se transporte dans l’avenir en réalisant live un vidéo où il parle à ses trois enfants pas encore nés, et filme les spectateurs en disant regardez les enfants,  le 22 février  2012,  j’ai fais mon premier one-man show à la salle Albert Rousseau et 1300 personnes m’ont acclamées! Du stand up comique comme on l’aime!

Bilan de la soirée

Grâce à sa feuille de route bien remplie et à son aisance sur scène, ce soir,  Alexandre Barrette  a réussi avec brio à  se tailler une place comme humoriste.  Comment ne pas être séduite par quelqu’un qui vous étonne et en plus vous fait rire?

 PS En passant, non il n’est pas le fils de Michel Barrette.

Alexandre est de retour ce soir à la salle Albert Rousseau et des supplémentaires sont ajoutées le 9 mars et le 7 avril  prochain

Salle Albert Rousseau 418 659 6710

www.ovation.qc.ca

www.alexandrebarrette.com

 Lyne Laroche




Tango passion - 31 janvier 2012

Tango Pasión au Palais Montcalm

 

Le Palais Montcalm a vibré le 22 février dernier lors du passage de la célèbre troupe Tango Pasión, composée des 12 meilleurs danseurs de Buenos Aires sous la direction du chorégraphe Hector Zaraspe. Un spectacle de danse où la sensualité et la théâtralité étaient au rendez-vous. Les pas de danse et les jeux de jambes étaient éblouissants, on se laissait entraîner dans un jeu de séduction entre hommes et femmes comme un jeu de chat et de souris avec la danse comme terrain d’entente. Les danseurs évoluaient sur la musique vivifiante de Juan Carlos Zunini, brillamment interprétée par le Tango Pasión Sexteto composé de deux accordéonistes, une contrebassiste, un violoniste, un pianiste, un batteur et d’une chanteuse qui transmettait la passion en espagnol.

Certains des danseurs se démarquaient par des portés ahurissants et des jeux de pieds à grande vitesse. Les costumes étaient magnifiques et différents pour presque chacune des danses de la soirée. Mention spéciale aux robes des femmes qui étaient sexy sans être trop osées. Un show de danse esthétique et poétique à la fois avec de petites histoires comme des jeux de masques pour représenter un bal masqué. Le numéro qui m’a le plus marqué est certes celui où les hommes dansaient avec des bâtons de billard faisant pirouettes et cabrioles avec les bâtons. Vraiment magnifique. Une grande majorité du spectacle, on ne savait plus où regarder puisque les six couples dansaient en même temps et chacun de démarquait par leurs particularités.

En plus de spectacle de danse, plusieurs activités se déroulaient au Palais Montcalm pour les amateurs de tango : expositions de photos, de costumes de l’Argentine, dégustation de vins argentins et suivant le spectacle, la salle d’Youville se transformait en piste de danse  et devenait piste de tango animé par l’Association Tango Québec.

Une belle soirée qui nous a donné le goût de découvrir le tango. Je vous laisse méditer sur cette citation tirée de l’exposition :

« Le tango est une pensée triste qui se danse. » Enrique Santos Discépolo

Valérie Côté




Lancement de l’album de Christian Jacques - 31 janvier 2012

Lancement de l’album de Christian Jacques

 

Le premier étage de la Ninkasi était bondé pour le lancement Boréale du premier album solo de l’auteur-compositeur-interprète Christian Jacques intitulé Participez au chaos. Un album engagé et humoristique d’un style folk-punk avec des chansons qui dénoncent les injustices et les préjugés. Christian Jacques est également professeur de littérature et cet amour de la langue de Molière se traduit par des textes bien ficelés qui réussissent  à faire passer leurs messages facilement.

Issu de la scène punk grâce à sa participation au défunt groupe Map et maintenant au groupe Achigan, Christian Jacques a aussi collaboré au groupe traditionnelle Mauvais sort. C’est d’ailleurs son passage au sein du groupe qui lui a permis de signer son nouvel opus à la maison de disque NG productions, la maison de disque de Nicolas Geoffroy, chanteur du célèbre groupe traditionnel.

Influencé notamment par les Colocs et les Cowboys fringants, Christian Jacques a voulu avec son album Participez au chaos réussir à rejoindre un plus large public. Il se qualifie de « justicier de la chanson », car ses chansons s’inspirent souvent de moments de déception et veulent dénoncer les injustices de ce monde en misant sur des textes humoristiques et son charisme inné et son sourire. Son passage dans la scène punk lui a instauré une certaine déformation culturelle : au lieu que ses textes soient poétiques et très lyriques, Christian Jacques a préféré écrire des textes le plus simple possible afin que le message passe peu importe le public.

L’album Participez au chaos compte 14 chansons entrainantes qui donnent le sourire aux lèvres. La chanson Merci qui se veut revendicatrice contre les préjugés envers les homosexuels, ou ceux qui ne le sont pas, mais qui s’habillent bien, ont des amis de filles, etc,  est magnifiquement interprétée et drôle à la fois. Un coup de cœur. Plusieurs autres chansons captent l’attention notamment Giffard, où le mot con prend un tout autre sens.

Il nous explique magnifiquement bien chacune de ses pièces :

1- Comptoir des viandes : Cette pièce allégorique relate la prise de conscience de Christian concernant la pertinence de sa présence dans les discothèques.

2- Bouché : Certaines philosophies de l’apprentissage prétendent que le cerveau est un ordinateur. Ici, on prétend qu’il fonctionne comme un réseau de tuyaux et qu’il est très désagréable de le savoir bouché.

3- Merci (Fif) : La chanson raconte l’immense ratage de cible qu’amène l’utilisation du mot «fif» comme insulte.

4- Je travaille trop : Christian est un ancien col bleu travaillant de la Ville de Québec. Il raconte ici son sentiment d’insuffisance comme déneigeur devant la force de la nature.

5- Participer au chaos : Il est question de l’émeute de la Saint-Jean-Baptiste en 1996, et ce, à travers les yeux d’un personnage amoureux pas très participatif.

6- Arnaud le chicot : Réécriture critique de la biographie d’Arnold Schwarzenegger qui a dû compenser sa petitesse originelle par un grand désir de pouvoir.

7- Giffard : Il s’agit d’un personnage qui choisit de mettre fin à son voyage au pays des grandes gueules et du faux.

8- Vieux fossile : Cette pièce raconte l’entrée au foyer du grand-père rieur de Christian.

9- Son chum : Cendrillon s’est trompée d’histoire, elle se prend pour Juliette et le prince charmant mange son avoine pendant que Roméo se bombe le torse.

10- Les endormis : Christian dépeint ici ceux qui sont les endormis éveillés. Heureusement, ce type de sommeil n’est pas donné à tous.

11- Vivre dans une bulle : L’emprise de certaines oeuvres de fiction sur les gens est fascinante. Dans cette pièce, la réalité rattrape cette admiratrice de l’excellent Daniel Bélanger.

12- Laisse conduire ta haine : Ce morceau vous met dans la peau d’un passager enragé mené par un chauffeur tout aussi enragé. Où vont-ils? Probablement en enfer!

13- Autodestructeur : À la fin de sa vie, Saint-Denys Garneau a compris que le langage est un échec. Il s’est reclus dans sa maison de campagne et a cessé d’écrire. Christian le comprend.

14- Minouche-moi : Souvent forcé d’avoir l’air fort et efficace, Christian verbalise difficilement, ici en innu, son besoin de passer aussi par des moments fragiles. «Minouche» signifie «chat» en innu.

Son album est magnifique, une œuvre d’art en elle-même, autant la pochette avec la tête de Christian Jacques et des monstres qui lui sortent des cheveux, que le livret coloré avec des citations à chaque chanson toutes plus intéressantes les unes que les autres. Le graphisme a été réalisé par Dièse / solutions visuelles & design.

Il s’est entouré d’excellents musiciens : Mathieu Dion au clavier et aux arrangements de cordes, Alex Morissette à la basse (membre de Lost Fingers) et Fred Drouin à la batterie (percussionniste pour Mauvais Sort et batteur de studio pour de nombreux projets).

Bref, Participez au chaos de Christian Jacques, un album à se procurer en vente dans tous les bons disquaires.

Spectacles à venir :

3 mars : Rimouski – Le bien Le malt

16 mars : Joliette – Bar l’Univers Rock

17 mars : Gatineau – Bar Le Troquet

30 mars : Rimouski – Cactus Show Bar

31 mars : Matane – La Mansarde

21 avril : Chicoutimi – Sous-bois

En espérant qu’il viendra bientôt faire un spectacle dans la Vieille Capitale. 

http://www.christianjacques.ca

Valérie Côté




Iphigénie en auto - 31 janvier 2012

Iphigénie en auto à Premier Acte

Comme le dit Lynda Lemay dans sa chanson Pas de mot : « Quand on perd ses parents, on s’appelle orphelin, quand on perd son mari, on s’appelle veuve, mais quand on perd son petit, c’est évident, il n’y a pas de mot », la pièce Iphigénie en auto de Maxime Robin présentée à Premier Acte jusqu’au 10 mars traite de cette perte d’un enfant et de l’éclatement de la famille.

C’est sur une scène dépouillée avec un grand tapis de circuit d’autos pour enfants et des caisses de lait que la pièce Iphigénie en auto se construit. Pour sa première création, Maxime Robin a choisi d’adapter la pièce l'Orestie d'Eschyle en se basant sur un fait divers : un père de famille qui oublie son bébé dans son siège d’auto. Ainsi la pièce raconte le drame de cet oubli qui cause la mort par Agamemnon (Nicolas Létourneau), ses remords qui le poussent à partir à la guerre pour défendre son pays en abandonnant sa famille : sa femme Clytemnestre (Catherine Hughes) qui s'enfonce dans la dépression, incapable de lui pardonner et ses autres enfants, Électre (Jeanne Gionet-Lavigne) et Oreste (Lucien Ratio) qui se sentent abandonnés entre une mère absente psychologiquement et un père absent physiquement.

La mise en scène de Maxime Robin, assisté de Jean-Michel Girouard, est vraiment originale puisqu’ils utilisent plusieurs éléments de la vie quotidienne pour recréer des éléments sur scène, ainsi la pluie est évoquée par le passage d’un personnage avec un parapluie alors que les autres vident des bouteilles d’eau sur le parapluie. Tous les accidents de voitures sont recréés par les voitures en jouet et les jeux de lumières agrémentent la pièce. À noter aussi, l’intégration de plusieurs chansons dans la pièce avec les voix magnifiques des deux comédiens : Lucien Ratio et Noémie O'farrell et les autres qui forment un chœur.

Les comédiens, issus de la relève de Québec, livrent ici une performance marquante, mention spéciale à Catherine Hugues pour les émotions qu’elle a su faire passer et à Lucien Ratio pour avoir su recréer la rage et la fureur de son personnage. Cependant, tous les comédiens méritent une ovation pour leur jeu, un moment de théâtre des plus intéressants. Certes, Iphigénie en auto est une pièce touchante, qui laisse sa marque dans nos cœurs, une première création qui laisse présager une brillante carrière à Maxime Robin.

À voir absolument à Premier Acte jusqu’au 10 mars.

Valérie Côté




Ben & Jarrod - 31 janvier 2012

L’univers de Ben & Jarrod, une stimulation réussie!

Hier soir, le spectacle qui devait débuter à 20h a été devancé, le fun était pris dans le hall d’entrée car nos deux gaillards Ben & Jarrod ont décidé de stimuler le public avant qu’il ne prenne place dans la salle. Une première initiative réussie!

Les gars se glissent dans la peau de 18 personnages tous plus loufoques les uns des autres à la vitesse de l’éclair.

 

Deux rapeurs, dont un qui trippe sur l’Ozonol, un agent de sécurité asthmatique qui fait du karaté, deux mafiosos pas trop habiles complètement disjonctés, un placier qui bégaie, deux gars de la construction en burnout.

Le duo présente aussi Brigitte qui  veut mettre du piquant dans son couple, mais son conjoint Christian a une certaine retenue. Il doit y faire un poème, mais il n’est pas romantique pour cinq cents ‘’Tu es sexy comme une Kitkat,  car tu craque quand tu t’écarte’’

Deux pingouins, un qui veut aller à Pitsburg pour faire des millions, l’autre qui veut aller à Maryland. Les deux sommeliers Richard et Sylvain, qui en sont à leur septième conférences de la journée, donc soûls, mais tellement proche de la réalité, un bijou de sketch.

Que dire des frères McUntun de Longueuil qui miment, c’est hilarant! Greg et Stu Much qui ne vivent que pour le country et les marchés aux puces, essoufflant! Tout ça avec comme seul décor, des cylindres qui changent de couleurs, laissant la place au talent de Ben & Jarrod.

Bilan de la soirée

De la variété et de la nouveauté dosée à la perfection

Ben & Jarrod amènent un vent nouveau dans l’humour, tout le monde embarque, qu’importe l’âge des spectateurs. Les gars ont fait leur classe, le spectacle est bien rôder. Ils manient leurs personnages parfaitement et on rit du début à la fin. J'ai adorée.

Ils seront de retour à la salle Albert Rousseau les 2 et 3 novembre prochain

www.benetjarrod.ca

Lyne Laroche




UN MONSTRE À PARIS - 31 janvier 2012

Un monstre à Paris (20 février)

UN MONSTRE À PARIS

Cinéplex Odéon Beauport

Dans le Paris inondé de 1910, un monstre sème la panique. Traqué sans relâche par le redoutable préfet Maynott, il demeure introuvable… Et si la meilleure cachette était sous les feux de « L’Oiseau Rare », un cabaret où chante Lucille, la star de Montmartre au caractère bien trempé?

Comme au début du cinéma, un film d’actualité de l’année 1910 nous montre Paris inondé. Puis le film commence. Émile le projectionniste au cinéma du quartier, Raoul le livreur avec Catherine sa camionnette, Lucille une chanteuse de cabaret et Francoeur le monstre nous entraine dans leurs aventures. Plusieurs personnages secondaires ajoutent de la fantaisie au film.

Une aventure rocambolesque qui nous parle d’amitié, de la différence et de persévérance. Sans être moralisateur, ce film nous démontre que l’amitié  nous aide à traverser les déboires de la vie. Toutes les émotions sont présentes dans le film : on a peur, on rit, on est ému.

Visuellement, ce film est splendide. Les couleurs, les dessins, l’atmosphère nous transporte vers le Paris de 1910. Pas besoin de vert fluo ou de rouge flamboyant pour capter l’attention. Les couleurs utilisées sont toutes en douceur comme l’histoire. Le choix d’utiliser une facture très artistique change de l’habituelle orgie de couleur et amène le spectateur à savourer les images pour leur esthétisme.

La musique n’est pas enfantine. Les rythmes sont entrainants, mélancoliques parfois. La musique de Matthieu Chedid, Patrice Renson et de Vanessa Paradis est intemporelle. Le duo de Vanessa Paradis et de M est bien assorti. Pas de voix puissantes mais des voix qui rendent très bien les sentiments des personnages.

Un formidable film. À voir absolument pour voir une autre facette des dessins animés : la poésie et l’évasion du quotidien est assuré par ce film qui sort des sentiers battus.

En salle dès le 24 février

Louiselle Lavoie




Le scandale de l’asile de Beauport - 31 janvier 2012

 (lundi 20 fvrier)

Le scandale de l’asile de Beauport.

Tribunal de l’histoire

Palais Montcalm

Joseph-Édouard Cauchon, député à l’assemblée législative, est accusé  en 1871 d’être le véritable propriétaire de l’asile de Beauport. Grand défenseur des subventions reçues par cet établissement privé, il possède une fortune qui éveille les soupçons. L’asile de Beauport : un scandale avant tout médical ou politique?

Un rire qui semblait provenir des cellules du vieil asile nous mettait dans l’ambiance dès l’arrivée. Une vieille cuisinière du temps de l’hôpital général nous raconte les conditions de vie des patients et leur déménagement à l’asile de Beauport. Puis nous nous retrouvons dans un salon plus chic ou le docteur Roy et monsieur Cauchon sont en grande discussion. Nous apprenons comment ils ont détourné les fonds du gouvernement.

Jean-Marie Lebel est toujours aussi intéressant et pertinent dans ses propos. Il nous a entretenu des traitements de la maladie mentale du début de la colonie jusqu’en 1871 environ. Puis un portrait peu flatteur de monsieur Cauchon qui nous a permis de mieux connaître sa vision des gens et de l’argent. Il a repris plusieurs citations d’historiens toutes plus savoureuses les unes que les autres.

La pianiste Isabelle Mathieu a joué des pièces moins connues mais très à  propos : La valse de l’asile de W. Boudreau par exemple.

Dur de rester insensible face à ce qui nous était raconté sur scène. Dans l’asile, on organisait des bals pendant que les malades étaient affamés,  vêtus inadéquatement et qu'on leur prodiguaient des soins presqu’inexistants. Ce fut très instructif.

Une seule ombre au tableau. Aucune citation latine…

Louiselle Lavoie




THE RAT PACK IS BACK - 31 janvier 2012

Las Vegas au Capitole!

 

Petite mise en contexte historique avant de commencer.

En 1960, Dean Martin, Sammy Davis Jr, Franck Sinatra et Joey Bishop se retrouvent à Las Vegas pour tourner un film. D’un commun accord, tant qu’à être là, les gars décident de monter un spectacle à l’hôtel Sands. Pendant deux mois,  soirs après soirs, ce fut  salle comble et de là est venu le surnom du groupe THE RAT PACK IS BACK

Vendredi dernier au Capitole de Québec, l’hommage aux trois  légendes de la chanson américaine  THE RAT PACK IS BACK a fait revivre l’ambiance feutrée des clubs des  années 60.

D'entrée de jeu, Mickey Joseph dans le rôle de Joey Bishop a essayé de dégeler la foule avec ses blagues grivoises en anglais naturellement. Ce fut  un peu long, mais c’était un incontournable pour débuter la soirée, comme autrefois.

Verres à la main, cigarettes aux becs  les personnificateurs  de Dean Martin(Drew Anthony), Frank Sinatra(Brian Duprey), Sammy Davis Jr (Kenny Jones)entourés de 12 musiciens ont su recréer à la perfection les souvenirs d’antan.

Que l’on pense à Volaré, Fly me to the moon, Old black magic, New York, New York et tout de suite les vieux clichés dont le mélange louche de Las Vegas, de gangstérisme, l’argent, les soirées boucanées et bien arrosées nous viennent tout de suite en tête.

La plupart des gens présents lors de cette soirée connaissaient bien le show business d’autrefois qui était  bien différent d’aujourd’hui. Dans les années 60, on n’était très loin de la chorégraphie et de la perfection, car à l’époque, le chanteur avait du charisme, la chanson était bonne et c’était le succès assuré. THE RAT PACK IS BACK en est la preuve, puisqu’il n’y avait rien de parfait sur la scène, mais c’était magique.

Mon bilan pour cette soirée

Les gars ont fait revivre Frank, Sammy, Joey et Dean parfaitement  La participation du public comme choriste était de toute beauté. C’est avec la chanson My way que le spectacle s’est terminé, que les lumières se sont allumées et que la réalité d’aujourd’hui est revenue, laissant en nous,  la nostalgie d’un monde imparfait,  mais combien attachant.

Lyne Laroche




Sans antécédents de Sophie Bérubé - 31 janvier 2012

Critique littéraire

 

Sans antécédents de Sophie Bérubé

 

Sans antécédents raconte une histoire d’amour où la maladie mentale prend le dessus. Le roman est séparé en deux, la version de Thomas, un libraire, slammeur et quelques peu fêtard et celle de Roxanne, une avocate, plus sage et conventionnelle. On y lit alors leur rencontre, le coup de foudre qu’a éprouvé Thomas pour Roxanne et l’amour qui s’est plutôt développé au fil des jours pour Roxanne. Un couple avec deux personnes assez contraires, mais les contraires s’attirent comme dit le dicton. Pourtant, même si tout semble être normal, en arrière plan, on découvre la face cachée de chacun des protagonistes et on sombre alors dans l’envers de la romance. Un livre qui se lit comme un roman policier tant on reste passionné par l’action déployé et que l’on veut découvrir ce qui arrivera aux deux amoureux et surtout qui dit la vérité entre les deux versions de la même histoire.

 

Dans son premier roman Sans antécédents, Sophie Bérubé propose une réflexion sur les relations homme-femme et y dresse les enjeux des maladies mentales dans les couples québécois. On y décèle non seulement la dépendance affective, voire même la fusion entre deux êtres, mais aussi la manipulation et la violence psychologique. L’histoire est divisée en quatre parties, il y a les deux versions des amoureux comme mentionné plus haut, mais aussi un rapport et un épilogue qui viennent expliquer les conclusions cachées des différentes versions des deux comparses. On entre dans l’action du roman avec tant de fougue que l’on ne peut décrocher des pages. Un excellent premier roman qui présage une auteure au talent indéniable. L’écriture de Sophie Bérubé présente de manière fluide et vraiment bien imagée les plongés dans les affres de la violence et dans les sillons de la maladie mentale. Un bijou de littérature. On y pense des jours durant même après avoir terminé le livre, puisque l’histoire nous reste en tête…et si l’histoire nous arrivait…

 

Un roman à lire absolument

 

Je donne 4.5/5 à ce livre fantastique.

 

Sans antécédents de Sophie Bérubé

 

Les Éditions Goélettes

 

320 pages

 

ISBN : 9782896901067

 

Valérie Côté

 




El12 de la Otra Orilla - 31 janvier 2012

El12 de la Otra Orilla (16 février 2012)

Le flamenco contemporain

 

La Rotonde présentait pour la toute première fois un spectacle dans la salle du Théâtre de la Bordée en 15 années d’existence, mais le choix d’y présenter El12 de la compagnie de flamenco montréalaise Otra Orilla a été une merveilleuse idée. Le public a vibré grâce à la danse flamenco de Myriam Allard et le chant de Hedi Graja. Accompagnés d’une vidéaste et de musiciens chevronnés, la soirée a été un réel succès.

La danse interprétée de mains de maître par Myriam Allard s’inspire des 12 temps du flamenco. La danseuse part de vidéos (mécanismes d’horloge, jeu de marelle, gramophone, etc) magnifiquement réalisés par Geneviève Allard, du chant de Hedi Graja et de la musique de Caroline Planté à la guitare, e Robert Benson à la basse, D’Éric Breton aux percussions pour recréer un univers où le corps se déplace de manière douce ou saccadé avec la force et la sensualité du flamenco.

La danse nous transforme grâce à l’énergie de la danseuse, les émotions qui nous assaillent, on en ressort transformé. Le spectacle est encore présenté ce soir, je vous garantie un 70 minutes remplit d’émotions.

Valérie Côté




Ingrid St-Pierre - 31 janvier 2012

Ingrid St-Pierre au Grand Théâtre (15 février 2012)

 

Un vent de fraicheur et de bonheur

 

L’auteure-compositeur-interprète Ingrid St-Pierre a littéralement chaviré les cœurs d’une salle Octave-Crémazie presque remplie et pendue à ses lèvres. La fraicheur de ses textes à la fois drôles, doux, presque murmurés aux oreilles et sa voix feutrée, pure, si belle et si tendre, a plongé les spectateurs sous le charme d’Ingrid St-Pierre. Une découverte, une perle à découvrir une chanson à la fois.

Elle a débuté avec Desjardins, une chanson hommage à un de ses auteurs-compositeurs-interprètes préférés et tirée de Ma petite mam’zelle de chemin, son premier album paru au printemps dernier. Elle a ensuite interprété Tsé, en expliquant au public que c’était la première fois qu’elle se produisait devant une salle remplie d’aussi grosse capacité qui ne contenait pas seulement sa famille. Cependant, c’est lorsque qu’elle a livré Mercure au chrome et p’tits pansements, que le public a vraiment embarqué avec elle et partagé sa joie d’être là.

Mon moment fort de la soirée, deux chansons parodies vraiment drôles et surtout très entrainantes soient : Pâtes au basilic ( où elle tente de tuer par tous les moyens ses chums comme une menthe religieuse) et Coin Livernoche, une nouvelle composition, (où elle livre les pensées d’une femme qui se fait cruiser dans un café par un gars qui se pense le nombril du monde).

Ce qui est vraiment intéressant dans son spectacle, c’est qu’elle a livré toutes les chansons de son album, mais également huit nouvelles compositions, toutes plus fabuleuses les unes que les autres, ce qui laisse présager un excellent deuxième album en préparation, en plus d’un medley de chansons populaires chantées à la manière Ingrid St-Pierre dont Nothing else matters de Metallica et Toxic de Britney Spears.

Bref, le spectacle, qui dure une heure trente de pur bonheur, aurait pu continuer toute la nuit tant sa voix était reposante, duce et vibrante à la fois. Elle était magnifiquement accompagnée du quatuor à cordes Quatr’ailes composé de : Camille Paquette-Roy (violoncelle), Edith Fitzgerald (violon), Sarah Martineau (alto) et Sarah Anger (violon).

Si vous avez manqué son spectacle, sachez qu’elle sera de retour à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre le 6 décembre 2012. À ne pas manquer.

Valérie Côté




LE 2E VOYAGE : L’ÎLE MYSTÉRIEUSE - 31 janvier 2012

LE 2E VOYAGE : L’ÎLE MYSTÉRIEUSE

IMAX

Le nouveau voyage débute quand le jeune aventurier Sean reçoit un signal de détresse codé provenant d’une mystérieuse île où, il ne devrait y avoir aucune île. Un endroit débordant d’étranges formes de vie, de montagnes d’or, de volcans meurtriers et de plusieurs incroyables secrets. Incapable d’empêcher Sean de se rendre sur place, son beau-père se joint à l’aventure. Appuyés par un pilote d’hélicoptère et sa belle et obstinée fille, le duo participera en mission afin de trouver l’île, de sauver son seul habitant et de quitter les lieux avant que sévissent de fortes ondes sismiques qui menacent de plonger l’île dans la mer et d’enterrer ses trésors pour l’éternité.

Un bon divertissement pour toute la famille. On y retrouve plusieurs blagues et moments amusants. Les grands comme les petits ne pourront retenir leur rire. Filmé  en grande partie sur l’île d’Hawaï, les images sont fabuleuses et la flore somptueuse.  

L’effet tridimensionnel est d’un réalisme prenant. De nombreux cinéphiles ont détourné le regard, levé les mains ou simplement fermé les yeux pour se protéger. Il faut voir et entendre le talent caché de Dwayne Johnson qui chante et joue de l’ukulélé. Un moment à la fois charmant et amusant.

On peut présumer que ce film, inspiré de trois grands auteurs : Jules Verne (L’île mystérieuse), Jonathan Swift (Les voyages de Gulliver) et Robert Luis Stevenson (L’île au trésor), donnera le goût à nos jeunes de découvrir ces incontournables classiques.

À voir au IMAX des Galeries de la Capitale dès le 10 février 2012.

Louiselle Lavoie




Paule-Andrée Cassidy - 31 janvier 2012

Paule-Andrée Cassidy

C’est le visage à demi éclairé, que Paule-Andrée Cassidy est venue nous livrer les premières notes de son spectacle «Ombres et lumières».

La talentueuse interprète est comme à la maison au Théâtre du Petit Champlain. Qu’elle livre le drame de Barbara, la folie de Daniel Boucher ou la fantaisie de Sophie Anctil ou de Stéphane Robitaille, Paule Andrée Cassidy affiche toujours la même justesse vocale. Forte d’un passage au Conservatoire d'art dramatique de Québec et avec une capacité d’interprétation hors du commun, elle nous transporte au cœur de son univers.  Un univers qui depuis le froid de Kangiqsujuaq passe par la France avant de faire un long arrêt sous le chaud soleil de Buenos Aires.

Accompagnée de Denis Plante au bandonéon, la chanteuse nous charme à plus d’une reprise au rythme du Tango qui plane tout au long la soirée. Les mots sont chantés en français, en portugais et en anglais dans une superbe interprétation de Dance me to the end of love de Leonard Cohen. Poétique, elle nous dira : Le silence des absents est vacarme assourdissant, faisant référence à la mort de sont conjoint et accompagnateur Bruno Fecteau, mort il y a un peu plus d’un an déjà.

Une interprète de Québec au grand talent qui a su captiver son public.

Claude Gignac




Chantal Pary Claude Barzotti - 31 janvier 2012

Une explosion de souvenirs remplie d’amour, quand Madame Pary rencontre le rital Barzotti

Vendredi dernier, sur la scène du Théâtre Capitole, Chantal Pary et Claude Barzotti ont présenté le premier des deux spectacles prévus pour la Ville de Québec.

Après avoir fait la tournée de la première édition du retour de nos idoles, après avoir retrouvé leur public, les deux artistes ont décidé de partager la scène pour une série de spectacles.

 

Sous un éclairage tamisé, tout de noir vêtue, la  toute belle Chantal Pary,  du haut de ses 61 ans (incroyable) est apparue sur scène illuminant la salle avec  son sourire et sa voix. Durant presqu’une heure, enfilant quelques uns de ses grands succès dont ‘’  J’attendais ton appel, J’suis ton ami, Pour vivre ensemble, Mélanie, Je m’ennuie de toi ... la chanteuse a partagé  en toute simplicité,  entre chacune de ses interprétations, ses états d’âme comme si  elle  retrouvait des amis de longues dates.

Plusieurs fois durant la soirée,  elle a remercié son public de lui être resté  fidèle et d’être encore au rendez-vous. Et elle avait tout à fait raison, car des ‘’On t’aime Chantal’’ ont retentis  à plusieurs reprises.

Pour la deuxième partie, sous les applaudissements le rital Barzotti, est apparu. Comme un gamin, il s’est excusé d’avoir été aussi longtemps absent de la scène québécoise en y faisant la promesse  d’être revenu pour y rester.

C’est avec la chanson ‘’Je reviens d’un long voyage’’ que M. Barzotti  a débuté son tour de chant  allignant ses incontournables.  De ‘’Prend bien soin d’elle, en passant par ‘’Je ne t’écrirai  plus, sans oublier Le rital. 

Qui ne se souvient pas du grand succès Aime-moi, qu’à l’époque Claude interprétait en duo avec sa choriste Estelle Esse. Et bien, je m’en voudrais de passer sous silence la performance de la choriste de la soirée Dominique,  qui a redonné vie à cette chanson avec sa superbe voix.

À la toute fin, le duo Pary, Barzotti a interprété la chanson  ‘’Est-ce  qu’on s’aime encore’’ écrite par M.Barzotti., Imaginez deux grands de la chanson qui se rencontrent sur scène, elle avec sa voix puissante, lui avec sa voix déraillée, dans une touchante et belle chanson d’amour, cela  donne un moment inoubliable.

Croyant que le spectacle était terminé, Barzotti est revenu en force avec une finale à en couper le souffle. C’est en chantant qu’il a remercié ses musiciens, ses éclairagistes, ses techniciens de son, et le public de lui avoir  consacré durant cette soirée, un peu de temps, bref une finale spectaculaire, unique à la hauteur de Claude Barzotti.

Deux heures d’amour, de tendresse, et de souvenirs, Pary-Barzotti, un tandem parfait!

Ils seront de retour demain soir au Théâtre Capitole et pour plus d’informations sur les autres dates de spectacle rendez-vous au

www.pary-barzotti.com

Lyne Laroche




Ana Moura - 31 janvier 2012

Ana Moura au Palais Montcalm (8 février 2012)

Une voix touchante et sensuelle

 

La chanteuse portugaise Ana Moura était de passage à Québec le 8 février dernier afin de présenter son spectacle, elle qui est associée à la renaissance du fado depuis quelques année.

Le fado est en fait un genre musical portugais qui prend la forme d'un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées (dans le cas d’Ana Moura : guitare, guitare portugaise et basse. La chanteuse de fado ou fadiste (fadista) exploite en général des thèmes récurrents : la saudade, l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil. Ce chant fut d'abord chanté dans les quartiers mal famés avant d'atteindre la bourgeoisie. Le fado fut le chant national du Portugal à l'époque du dictateur Salazar. Le mot fado vient du latin fatum, qui signifie « destin ».

 

Elle a interprété des chansons tirées de son album sorti il y a deux ans, Leva - Me Aos Fados, ainsi que deux chansons en anglais qu’elle a enregistré avec Mick Jagger des Rolling Stones soit : No Expectations et Brown sugar. Même si on ne maîtrise pas la langue portugaise, la voix d’Ana Moura, ses expressions et ses gestes nous permettent de ressentir les émotions qui se passent dans ses chansons. Elle nous touche, nous fait sourire, on s’aurait presque cru envolé au Portugal le temps d’une soirée. L’acoustique du Palais Montcalm rendait encore plus puissante la voix merveilleuse de cette jeune chanteuse qui s’est également fait remarquée par le chanteur Prince. Elle a même essayé de parler en français et a lancé un « Bonsoir Québec » dans le style fado, ce qui a produit de multiples applaudissements de la foule. Un merveilleux spectacle, une artiste à découvrir qui sera à surveiller dans les prochaines années. D’ailleurs, Ana Moura doit entrer en studio en avril et espère pouvoir sortir son album à la fin 2012. À surveiller.

Valérie Côté




Bruce Cockburn - 31 janvier 2012

Bruce Cockburn enfin de retour

Attendu de pied ferme, les amateurs de folk ont été gâtés par la prestation de Bruce Cockburn après plusieurs années d’absence.

En effet, ce dernier avait dû annuler une douzaine de concerts à l’automne 2010 et il avait bien promis de revenir en force.

Originaire d’Ottawa, ce virtuose de la guitare, qui compte plus de 20 albums, était dans une forme resplendissante et a enchaîné les pièces de toutes les époques de sa carrière qui s’étend sur plus de 4 décennies.

Un décor sobre, un son pur et parfait, un public conquis d’avance et une ambiance feutrée, que demander de plus?

Seul sur scène avec ses guitares et son environnement sonore, Cockburn a envouté son auditoire grâce à un son riche mais épuré dans une salle faite sur mesure pour sa prestation. En effet, la qualité sonore du Palais Montcalm a permis de combler les admirateurs venus très nombreux pour ce concert intimiste.

Cockburn a aussi fait preuve d’une grande générosité avec ses multiples rappels pour ensuite inviter la foule à le rencontrer pour une séance d’autographes qui a ravi les inconditionnels du folk.

De la belle visite, très appréciée et encore une fois, attendue pour un prochain rendez-vous!

Jean Deshaies




La liste - 31 janvier 2012

 

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Dans la pièce La Liste, on fait  la rencontre d’une mère au foyer de trois garçons en bas âge, habitant en campagne. Son quotidien n’est que longues listes de tâches à accomplir. Donc, toute ordonnée et coordonnée, cette femme réalise sans agréments les multiples travaux  d’un ennui et d’un éternel recommencement. Ce récit se veut la confession de la responsabilité de la mort de sa voisine.  

En premier lieu, il faut l’avouer, je partais conquise d’avance. Mes préjugés étaient même trop favorables. Je connaissais peu le texte mais juste de savoir que Sylvie Drapeau interprétait seule cette pièce et que la mise en scène était de Marie-Thérèse Fortin, c’était alors pour moi plus que suffisant. 

Au-delà de mes attentes, La Liste est remarquablement bien interprétée par Sylvie Drapeau qui est criante de vérité. Son jeu d’actrice est magistral. Ses émotions transcendent son personnage. Elle n’interprète pas la mère de famille. Elle est la mère de famille. 

Les textes de Jennifer Tremblay sont puissants et ils sont livrés avec une grande crédibilité. Ils savent vous chavirer par l’interprétation de l’actrice mais aussi dans leur renvoi à notre propre quotidien.

À retenir à la fin de cette pièce: les tâches nous éloignent trop souvent de l’essentiel. On ne peut que faire une remise en question de notre quotidien et surtout de nos priorités.

En terminant, on aime tout de cette pièce: l’actrice, la mise en scène, les textes, les remises en question, la durée, le choix stratégique et la forte symbolique des objets utilisés, … 

Il y a fort longtemps que je n’ai pas assisté à une telle performance d’acteur.

Cette pièce est formidable. Il faut la voir.

Au Périscope du 7 au 25 février 2012

Christine Lévesque




Charles Dubé - 31 janvier 2012

Charles Dubé (3 février 2012)

 

Un baume sur le cœur, un sourire aux lèvres

 

Après quatre ans sans spectacle à Québec, l’auteur-compositeur-interprète Charles Dubé, qui est aussi psychologue, a réussi un tour de force avec son nouveau spectacle III. Un spectacle où son charisme et ses textes ont su réchauffer le cœur des spectateurs et leurs graver un sourire aux lèvres.

Dès les premières notes de la chanson Que pour toi tirée de son troisième opus, le public était conquis. Il a ensuite interprété La marée et tous ont été touchés. Charles Dubé a offert un spectacle chaleureux qui combinait les succès de ses trois albums en un parfait dosage afin de combler les attentes des fans.

Plusieurs spectateurs savaient par cœur les paroles du chanteur et les chantaient en même temps, il régnait une harmonie, on se sentait bien, peu importe comment avait été notre journée.

Certes, les chansons que le public semblait le plus connaitre étaient tirées de sont premier album Réverbère paru en 2004 soit : Dans mon orgueil, Réverbère, La fête, J’m’ennuie, Passerelles et la chanson qui l’a fait connaître Un ciel pour le soleil. Le rappel a été constitué de deux très belles chansons : Un vent se lève et Aimons-nous.

Un spectacle à voir. Les chansons de Charles Dubé sont une excellente façon de retrouver le sourire, si vous ne les connaissez pas, je vous invite fortement à les découvrir.

Valérie Côté




Salomé - 31 janvier 2012

Une solide fragilité

Dans ce qu’elle a appelé son premier spectacle officiel, la jeune auteure-compositrice-interprète Salomé Leclerc  est venue présenter les pièces de son album Sous les arbres au public de Québec.

Un album enregistré à Paris.  Une voix à la fois douce et solide, une prestation rafraichissante et mature. Elle a une belle poésie toute en fragilité, une douce mélancolie et une voix signée aux accents de nos cousins. Salomé Leclerc se donne parfois des aires d’une Françoise Hardy moderne. Malgré son jeune âge, elle n’a que vingt-cinq ans, malgré qu’elle n’en soit qu’à son premier propre spectacle, Salomé Leclerc s’est présentée sur la scène du Théâtre du Petit Champlain avec un bel aplomb. La jeune femme a fait ses classes dans plusieurs écoles. Elle a  remporté le prix Sodec à CEGEP en spectacle en 2006 et aussi participé aux Rencontres d’Astaffort au pays de Cabrel.

D’entrée de jeu, une très belle Nous marcherons, ne figurant pas sur son album. Puis, s’enchaineront Dans la prairie, Partir ensemble et la pièce titre, la très belle Sous les arbres. Deux solides musiciens, Philippe Brault et Benoit Rocheleau viennent habiller les compositions de Salomé Leclerc grâce à de soigneux arrangements parsemés de claviers, de trombone, de guitares et d’une basse. Le vent nous portera, une belle pièce de Noir désir vient s’insérer dans le répertoire de la Québécoise. Elle nous a aussi livré une interprétation intime de Garde-moi collée, qu’elle a co-écrite en compagnie de Philippe B.

Quelques trop rares pièces au rythme plus soutenu (Caméléon, Ne reviens pas) viennent agrémenter la soirée. Au rappel, l’excellente Volcan vient achever cette belle prestation.

La première partie nous a permis de rencontrer William Sévigny qui avait déjà foulé les planches du Théâtre du Petit Champlain avec 5 X 5..  Ce jeune auteur-compositeur-interprète nous a présenté quelques chansons d’un album à paraître au printemps prochain  dont l’originale Boule de neige.  Un jeune fort prometteur.

Salomé Leclerc de même que William Sévigny  sauront certainement faire leur place dans le paysage Québécois avant longtemps.

Claude Gignac




La fille du puisantier - 31 janvier 2012

LA FILLE DU PUISATIER

Cinéplex Odéon Beauport

En 1939, Patricia, la fille du puisatier se retrouve enceinte de Jacques Mazel, un jeune aviateur, fils de bonne famille. Or, celui-ci est mobilisé et ses parents refusent de reconnaître l’enfant. Amoretti chasse sa fille de la maison. Peu après, Jaques Mazel est porté disparu, son avion s’étant écrasé en flammes derrière les lignes allemandes. Puis survient l’armistice et les Mazel tentent maladroitement de renouer avec Amoretti dans l’espoir de retrouver un peu de leur fils dans l’enfant qu’ils ont si bassement repoussé.

Daniel Auteuil signe son premier film en tant que réalisateur avec son adaptation du film de Marcel Pagnol sortie en 1940. Malgré la trame mélodramatique de l’histoire, la photographie des décors naturels est lumineuse, ensoleillée. Les dialogues sont aussi parsemés de petits moments d’humour savoureux, irrésistibles.

Les explosions que nous pouvons compter sur les doigts d’une main, ne sont pas pour faire sauter une voiture, un immeuble ou un avion, mais plutôt pour creuser un trou pour y puiser de l’eau. Voilà entre autre, le travail d’un puisatier. On déteste la mère de l’aviateur (Sabine Azéma), qui est hautaine, possessive et égoïste. L’aide-puisatier (Kad Merad) est valeureux, bienveillant et Patricia, la fille du puisatier (Astrid Bergès-Frisbey) naïve et candide à souhait. Le langage provençal est un peu difficile à suivre au début, mais l’oreille s’habitue rapidement comme avec une pièce de théâtre en alexandrin.

Pour ceux que les films français ne rebutent pas, celui-ci est à voir. Sortie en salle le 3 février. 

Louiselle Lavoie




Carnaval chinois - 31 janvier 2012

Carnaval du Nouvel An chinois 2012 (1er février 2012)

Magnifique voyage au cœur de la Chine

Acrobates, jongleur, magicienne, musiciens, chanteurs, contorsionnistes, calligraphe, peintre et danseur de la Troupe Artistique Nationale de Chine se sont réunis sur scène le temps de célébrer l’arrivée de l’année du Dragon au Grand Théâtre le 1er février dernier.

Plusieurs des artistes primés de la scène culturelle chinoise étaient en effet de passage dans la Capitale pour le bonheur des yeux et des oreilles. En l’espace d’une soirée, les numéros du Carnaval du Nouvel An chinois ont réussis non seulement à nous divertir, mais aussi à nous faire voyager au cœur de la culture et des valeurs chinoises.

On sort du spectacle le sourire aux lèvres, fascinée par le talent et la grâce de ces 65 artistes chinois qui visitent Québec pour la toute première fois. Dix-sept numéros ont été présentés et chacun d’eux avaient sa particularité, sa couleur. L’animation de la soirée a été confiée à Jiang Ping et Jiang Xiaohan, une célèbre actrice et un réalisateur chinois et traduit en français simultanément.

La soirée a débuté par une danse intitulée Hommages, le dépaysement était total et les danseurs étaient à la fois gracieux et athlétiques. Ensuite, le numéro de danse Bambous bercés par la brise nous présentait un danseur en solo. Mais c’est à l’arrivée des deux jeunes contorsionnistes, Wei Wei et Zhang Haolan, qui prennent toutes sortes de positions en tenant des monticules de verres que mes premiers Oh! et Wow! sont arrivés. Elles étaient tout simplement magnifiquement habiles et juste leur numéro aurait valu le coût du billet de la soirée, mais il y avait d’autres bijoux de numéro.

Par la suite, Les danseurs de la compagnie ont exécuté une danse inspirée de la recherche spirituelle du peuple chinois intitulée Le lotus blanc. La magicienne Wei Yi a par la suite réussie à nous faire sourire et réalisant plusieurs tours de transformations et de disparitions. À la fois charismatique et drôle, elle a magnifiquement diverti le public. Pour les trois autres numéros avant l’entracte, le public a eu droit à un orchestre de renommé international, China Broadcasting Orchestra qui jouent avec des instruments traditionnels chinois, du bonheur pour les oreilles agrémenté de danses et d’opéra. Le morceau La saison des amours du peuple A’xi, était tout à fait sublime, entrainant et joyeux, un beau moment de la soirée surtout grâce au flûtiste Hou Changqing, un musicien tout à fait exceptionnel.

Après l’entracte, les danseurs sont revenus nous interpréter Envol vers le ciel, qui illustre les murales des caves de Dunhuang. Le numéro Un pinceau entre la musique et la danse nous présentait à la fois musiciens, danseur, calligraphe et peintre, il y avait tellement de choses à voir que nos yeux ne savaient plus où regarder. Par la suite, le chanteur Abdulla Abduréhim est venu interpréter La chanson des Dolans, pour quelques instants, on aurait cru être déplacé à la frontière du Moyen Orient. Le jongleur Liu Siwei a été également un de mes coups de cœur de la soirée. Souriant et jouant avec le public, il réussissait à jongler et faire des numéros sur un stage avec non seulement trois balles, mais jusqu’à 10 balles qui virevoltaient, un numéro sublime. Ensuite, les danseurs de la troupe ont présenté La nuit de la moisson, une danse pour célébrer l’amour et les récoltes. De tous les numéros de la soirée, celui qui m’a le plus impressionné est certes celui des acrobates Mou Qiang et Yang Gang qui allient grâce, flexibilité et force, un numéro digne du cirque, tout à fait prodigieux.

Par la suite, le danseur Wang Di a habité la chanson L’impromptu de Chopin. Les deux derniers numéros de la soirée ont été celui de la musicienne Jiang Kemei et la danse de clôture.

Bref, ce fût un spectacle grandiose, époustouflant, une réussite. En espérant que la troupe reviendra l’année prochaine célébrer l’année du serpent.

Valérie Côté

Destination Ville de Québec.com




Premier Acte - 31 janvier 2012

En attendant Gaudreault précédé de Ta yeule Kathleen (31 janvier 2012)

Crier sa solitude

Les trois personnages de la pièce En attendant Gaudreault sont déjà installés sur scène dès l’arrivée des spectateurs. À l’extinction des lumières, deux d’entre eux vont s’asseoir pendant le monologue de Marie-Hélène Gosselin qui interprète Lynn, la mère monoparentale qui en a assez d’entendre sa Kathleen âgée de 2 mois brailler continuellement dans la première courte pièce Ta yeule Kathleen. On entre ainsi dans son univers où elle crie contre son bébé qui l’empêche de vivre sa vie. Elle n’en peut plus et décide, après une recherche de gardienne infructueuse, de partir en laissant Kathleen seule à la maison afin d’aller veiller dans un bar jusqu’à ce qu’elle réalise que c’est son bébé la personne la plus importante dans sa vie. Les émotions se bousculent, on oscille entre rire et pleurer tant le mal de vivre et la douleur émerge de cette mère qui n’a jamais voulu avoir d’enfant.

            La deuxième courte pièce présente William le junkie (Sébastien David), Monique l'amoureuse recluse (Marie-Hélène Gosselin) et Dédé le petit de la construction dont son frère vient de mourir d’une overdose (Frédéric Côté) qui livre leurs solitudes, leur mal de vivre et crient en un seul souffle la difficulté de vivre dans un Montréal de la fin des années 1990 entre la mort de Marie-Soleil Tougas et le bug de l’an 2000. Les trois personnages attendent Gaudreault, un « pusher », qui les manipulent par son absence les trois à la fois. La pièce, mise en scène sobrement par son auteur Sébastien David, avec seulement pour accessoires des chaises sur la scène, met l’accent sur les mots et la détresse des personnages. Même si la pièce est une référence explicite au classique de Samuel Beckett, En attendant Godot, les personnages sont campés dans le mal de vivre qui frappe les Québécois contemporain. Même si parfois certaines répliques semblaient plus récitées que jouées, l’émotion était toujours au rendez-vous et les trois comédiens ont su nous toucher et nous faire réfléchir.

La toute première version de la pièce En attendant Gaudreault a vu le jour en 2008, au Théâtre Prospero, dans le cadre de l’événement Rallye Midi-Minuit. Elle est reprise par le même événement en 2009, présentée lors du festival OFFTA en 2010, à la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujourd’hui en 2011 et à Québec, pour la première fois, à premier Acte.

Présentée à Premier Acte jusqu’au 11 février 2012.

Valérie Côté




La boite à chansons - 31 janvier 2012

La boite à chansons

Devant le mur de pierre du Théâtre du Petit Champlain, c’est le décor de La boite à chansons La Butte, garnie de filet de pêcheurs, de fanaux, de chaises de bois et de guitares acoustiques que nous avaient convié trois vieux routiers de la chanson Québécoise. À eux s’était jointe pour l’occasion une interprète à la voix sublime.

Encore une fois, Pierre Létourneau, Pierre Calvé et Jean-Guy Moreau sont revenus nous présenter le spectacle La boite à chansons.  Claire Pelletier s’est ajoutée pour l’occasion en remplacement deClaude Gauthier.

Accompagnés de Michel Donato à la contrebasse et de Michel Robidoux à la guitare, ils ont tour à tour interprété des pièces phares de la chanson Québécoise et Française. En plus des chansons des auteurs-compositeurs présents, on a pu retourner à l’époque où une voix, une guitare ou un piano pouvaient nous raconter de belles histoires dans une atmosphère chaleureuse et souvent intime.

Nul autre que René Lévesque, bien entendu personnifié par Jean-Guy Moreau, est venu ouvrir la soirée. La voix magnifique de Claire Pelletier nous a chanté Félix Leclerc et La belle vie de factrie deClémence Desrochers. Jean-Guy Moreau a quant-à lui, ramené sur scène les Raymond Lévesque, Claude Dubois, Gilles Vigneault, Richard Desjardins, Georges Brassens et bien d’autres. Pierre Létourneau, auteur de Maurice Richard, et Tous les jours de la semaine nous a replongé dans son répertoire après être reculé jusqu’aux premiers pas des chansonniers Québécois en chantant une pièce duSoldat LebrunPierre Calvé nous a fait vaguer avec Quand les bateaux s’en vont et Veracruz.

C’était une époque où souvent, les voix et les musiques ne faisaient qu’accompagner des textes souvent très beaux et poétiques.

Une belle soirée, un beau retour en arrière dans une douce nostalgie.

Claude Gignac




Le temps d'un vol - 31 janvier 2012

 

LE TEMPS D’UN VOL

Un ancien policier, qui est maintenant un fugitif recherché, se tient sur la corniche d’un immeuble de plusieurs étages et s’apprête à sauter dans le vide. Une négociatrice d’expérience tente de lui faire entendre raison, mais plus leur discussion tarde à se conclure, plus la conciliatrice a des soupçons sur les véritables intentions du suicidaire.

Les prises de vue sont vertigineuses. Perché sur une corniche au vingt-et-unième étage du Roosevelt Hotel à New York, je vous mets au défi de ne pas avoir, à un moment ou à un autre, un petit frisson. Pour les comédiens et l’équipe technique, la hauteur a surement représenté un grand défi, puisqu’une grande partie du tournage a vraiment eu lieu à près de soixante mètres du sol (environ deux cents pieds).

Un suspense bien soutenu. À plusieurs moments les cinéphiles étaient sur le bout de leur siège. Vous aurez compris qu’il ne faut pas s’attendre à un film du genre intello. Il y a quelques invraisemblances du genre « mission impossible », mais ça fonctionne. Les amateurs de films d’action vont assurément apprécier malgré la fin prévisible. 1h42 de pur divertissement.

Un film à voir d’Asger Leth avec Sam Worthington, Elizabeth Banks, Jamie Bell, Genesis Rodriguez, Edward Burns, Anthony Mackie.

En salle dès le 27 janvier

Louiselle Lavoie




SALON CHALETS & MAISON DE QUÉBEC - 31 janvier 2012

C’est un départ pour le ‘’7è ciel

C’est aujourd’hui que le 7è Salon Chalets & Maisons de Québec  a ouvert ses portes sous le thème  Le 7`ciel, ca existe,  avec  comme porte parole François Léveillée pour une septième année consécutive.

Avec plus de 200 exposants, le Salon est le plus grand rassemblement de constructeurs et spécialistes de résidences secondaires de l’Est du Québec.

Tout est là pour faire rêver,  des maisons et chalets aménagés et paysagés merveilleusement bien, de superbes décors, des cuisines d’été qui donnent l’eau à la bouche, un salon vert  et même un lac d’une dimension de 50 x 15 en plein cœur de la salle.

Plusieurs  conférences  sont également prévues durant l’évènement abordant différents thèmes comme la construction, des trucs en décoration, des astuces pour un relooking parfait. Bref, de tout pour tous les budgets.

Du 19 au 22 février  au Centre des congrès de Québec, visitez le 7`salon Chalets & Maison de Québec et les visiteurs qui participeront  au Rallye du Salon seront admissibles à des prix totalisant une valeur de 5 000$.

Pour en savoir plus: www.salonchaletquebec.com

Lyne Laroche




FIN DE PARTIE - 31 janvier 2012

Fin de partie (18 janvier 2012)

Le monde va à la dérive

 

La pièce Fin de partie de Samuel Beckett présente la fin de vie de Hamm (remarquable Jacques Leblanc), un aveugle paralysé qui rend la vie difficile à son domestique Clov (drôle et touchant Hugues Frenette) (en fait son fils adoptif) et ses parents, Nagg (Roland Lepage) et Nell (Paule Savard), deux vieillards qui ont perdu leurs jambes et qui vivent dans des poubelles. Dans un monde futuriste où il n’y a plus de nature, plus de faune ni de flore, ces quatre éclopés de la vie dresse un bilan à la fois philosophique et absurde de la vie et de la mort.

La mise en scène de Lorraine Côté est tout simplement sublime. Le décor est constitué d’un repère avec deux fenêtres, une donne sur la terre, l’autre sur la mer, une échelle pour y gravir et y regarder avec une longue vue ce qui se passe à l’extérieur : rien, rien et encore rien et il y a Hamm, dans une chaise en bois sur une plate-forme à roulettes dans le centre de la pièce. Elle réussit magnifiquement à créer un univers où l’interaction entre les comédiens devient la seule chose qui est en vie. L’utilisation d’une trame sonore et de projections vidéo d’arbres apporte une autre couleur à la pièce. Un excellent moment de théâtre.

Jacques Leblanc interprète un tyran dévasté par la vie où la noirceur de ses yeux se reflète sur celle de son cœur. Un personnage magnifiquement interprété, un jeu sans faille qui touche. Hugues Frenette livre, pour sa part, un Clov comique et attachant. Un jeu digne de récompenses.

Bref, Fin de partie mérite vraiment d’être vue, une pièce hors du commun interprétée par des comédiens exceptionnels. À voir au Théâtre de La Bordée jusqu’au 11 février 2012.

Valérie Côté




Annette - 31 janvier 2012

 (17 janvier 2012)

ANNETTE

Théâtre le Périscope

En pleine soirée référendaire, Annette Rochette plonge dans le coma et voit le fil de sa vie se rembobiner. Dans la tête de cette passionnée de tricot, des fils se touchent et retissent ses souvenirs. Les moments les plus intenses de son existence lui apparaissent dans un match de hockey ultime où son coup de patin croisera celui de l’histoire du Québec de 1950 à 1980. Annette un solo tricoté serré par l’attachante Anne-Marie Olivier accompagnée sur scène par le musicien Mathieu Girard.

La mise en scène de Pierre-Philippe Guay est originale. Le plancher de la scène est recouvert d’une glace synthétique sur laquelle Anne-Marie Olivier patine pendant presque toute la durée de la pièce. Dans un coin de la patinoire se dresse une « cabane » qui abrite les différents instruments de musique (clavier, caisse claire, sifflet…) mais aussi des accessoires de scène dont Annette aura besoin pour la dernière joute de sa vie (bâtons de hockey et surtout des balles de laine). Mathieu Girard si retrouve aussi comme musicien et bruiteur, en plus de ses courtes et multiples interprétations efficaces sur scène.

Anne-Marie Olivier est débordante d’énergie. On croit à la naïveté, à la jeunesse, à l’amour inconditionnelle de son personnage pour la vie, son quartier et ses habitants. Son écriture est à la fois poétique, haletante et captivante.

Il faut souligner la contribution de l’historien Jean Provencher, qui a mis son grain de sel pour situer certain passages importants du récit dans le temps. Des références historiques qui ponctuent le texte ensoleillé de l’auteur.

À ne pas manquer, jusqu’au 28 janvier 2012 au Périscope.

Louiselle Lavoie




Piégé - 31 janvier 2012

Mallory Kane travaille pour une agence privée qui est au service du gouvernement américain. Elle est chargée de plusieurs missions complexes à travers le monde. Lors de sa dernière mission à Barcelone, elle fut trahie par ses collaborateurs et décida de se faire justice.

Dans ce long métrage, tous les ingrédients sont réunis pour satisfaire le public avide de sensations fortes. Notons que le film est brillamment réalisé par Steven Soderbergh. Ce dernier nous a donné la trilogie mettant en vedette les aventures de Dany Ocean (Ocean’s Eleven, Ocean’s Twelve et Ocean’s Thirteen), Traffic, Erin Brockovich pour ne nommer que ceux-ci. Vous pouvez donc vous attendre à beaucoup d’action, de cascades et de rebondissements.

La championne d’arts martiaux mixtes Gina Carano porte le film sur ses épaules. Elle se produit dans toutes les scènes d’action sans doublure ni effets spéciaux et démontre son art de façon magistrale. On peut constater qu’elle se bat comme un homme malgré sa féminité évidente. Il est inhabituel mais agréable de voir ce type de modèle féminin.

Cette dernière est entourée d’une brochette d’acteurs des plus impressionnantes (et non les moins laids). Antonio Banderas, Michael Douglas, Michael Fassbender, Ewan McGregor, Bill Paxton et Channing Tatum lui donne la réplique d’une façon très efficace. Ils ont même eu à se battre réellement avec elle.

Ce film est à voir si vous aimez les films d’action bruts.

Piégé prend l’affiche sur nos écrans le 20 janvier prochain. 
 
 Christine Lévesque




Boucar Diouf - 31 janvier 2012

Boucar Diouf (14 janvier)

BOUCAR DIOUF

L’AFRICASSÉ-E

Anglicane

Une soirée à saveur d’épices empruntées au Bas du fleuve, à Québec, au Sénégal et à Montréal avec toute sa diversité culturelle. Docteur en océanographie, professeur de sciences, vulgarisateur scientifique, co-animateur, chroniqueur à la télé, conteur, auteur, humoriste (et j’en passe), Boucar Diouf a autant de cordes à son arc qu’une harpe peut en avoir.

Ce grand conteur nous a accueilli avec « Entrez mesdames, entrez messieurs » avant de nous décrire sa rencontre avec celle qu’il surnomme affectueusement sa « Bouclette ». Puis il nous raconte  l’histoire de son immigration, son entrée à l’université de Rimouski avec son ami Abdoul en 1991, bien entendu saupoudré généreusement d’anecdotes savoureuses.

Il nous a même mis au défi de reconnaître des classiques québécois qu’il a interprété en wolof. Il a fait un clin d’œil à la commission Bouchard-Taylor avec sa « Commission Boucar » et ses dix raccommodements raisonnables qui nous ont bien fait rire, mais portent aussi à réflexion.

Grand orateur, poète, humaniste, philosophe et jongleur d’expressions, de maximes et de proverbes, Boucar nous a fait chanter, nous a fait réfléchir et surtout rire. Il a même réussi à me bouleverser à la toute fin lorsqu’il nous a parlé de son tout dernier livre « Le brunissement de la baleine blanche », un conte pour enfants et du sort de nos aînés que nous délaissons.

Surveillez son passage près de chez-vous, c’est un spectacle à voir!

www.boucar-diouf.com

Louiselle Lavoie




Les Zapartistes - 31 janvier 2012

2011…Une rétrospective mordante et décapante, à la saveur des Zapartistes

C’est au Théâtre Capitole que les Zapartistes ont partagé leurs idées et décortiqué les faits marquants de l’année 2011 et ils ont prouvé hors de tout doute que le ridicule n’a tué personne en 2011.

Et pourtant, l’année fût  riche en évènements de toutes sortes,  la collusion, les commissions d’enquête, le fin du Madrid, les inondations, l’échec du Bloc Québécois, la montée du NPD,  la popularité de Pauline Marois, l’audace de notre p’tit frisé Jean Charest et notre petit roi Régis Labeaume et son amphithéâtre.

Sans oublier  la question qui tue, Pourquoi Harper? HAR PEUR!

En remplacement de François Parenteau, cette année deux nouvelles recrues ont pris place aux côtés des habitués soit Jean-François Nadeau et Vincent Bolduc, qui disons-le, ont relevés le défi avec brio. De l’humour tantôt cinglant, tantôt bouillant…

Un des moments touchants de la soirée,, l’équipe a rendue hommage aux  personnalités qui nous ont quittées en 2011, Lady Alice Roby, Pierre Falardeau et Jack Layton. Car que l’on soit de gauche ou de droite, l’homme nous a tous touché à un moment ou l’autre.

Les Zapartistes  s’opposent et bombardent,  ridiculisent et  rendent hommage, font rire et réfléchir.  Ils  font mal aux absents, tout en faisant du bien au public présent!

Leur tournée se poursuit dans différentes villes du Québec pour plus d’informations

www.leszapartistes.com

 Lyne Laroche




Jay Sewall - 31 janvier 2012

 

Vendredi 13 janvier 2012
 
Centre d`art La Chapelle
VooDoo Blues, Jay Sewall Power Trio
 
Jay Sewall…Un passionné de l`harmonica,  jusqu`au bout des doigts!
 
Jay Sewall Power Trio ouvrait la nouvelle saison au centre d`art La Chapelle pour une quatrième année.  C`est sous le thème de la musique Voodoo de la Louisiane qui se prêtait très bien pour  un vendredi 13 que ce musicien  auteur-compositeur-interprète a su réchauffer la salle avec sa musique enivrante.
 
Du Blues de la Nouvelle-Orléans, en passant par du Roots américain, du gospel, du funk et du Boogie Woogie,  faisant escale avec quelques unes de ses compositions  (I Put A Spell On You, Hoochie Coochie Man, Got My Mojo Workin, Be Bop Beluga...), Jay Sewall, a offert à son public, un spectacle  bilingue, très varié.
 
Accompagné de deux musiciens choristes chevronnés, dont le  guitariste Paul Hinton et le batteur Barry Nameth, le trio en a profité pour raconter quelques histoires Voodoo  et certaines anecdotes  vécues.
 
Pour ma part, c’est  la première fois qu’ un joueur d`harmonica m’impressionne autant!  Il  hypnotise  son public et se donne à 100%!
Une soirée très chaleureuse, envoûtante qui fut très apprécié du public. Incontestablement,  Jay Sewall  sait très bien comment faire bouger et chanter son monde,  il a même fait  monter  trois personnes sur  scène  pour jouer de la planche à laver avec toute la gang,un moment fort apprécié!
 
Fait à noter, le bluesman a gagné le Lys Blues Hommage 2008 au Québec, et a été honoré pour l’ensemble de sa carrière. Son  5è opus est dédié au Blues et à l’harmonica.
 
Avec son allure  d`Indiana Jones et son accent irrésistible, Jay a su charmer l’assistance.
Le trio très attachant est à découvrir, mélangeant l’humour à la musique, les gars chassent tous les mauvais sorts!!!
 
Pour cette soirée, un quatrième invité s’est joint à eux, le grand magicien des percussions et des sons,  VooDoo Daddy ( Fred) a donné du piquant à la soirée!  Un personnage très coloré et talentueux!
 
www.jaysewall.com
 
Guylaine Rousseau



La dame de fer - 31 janvier 2012

La dame de fer raconte les 17 jours avant la Guerre des Malouines en 1982 qui donnèrent entre autre le nom de Dame de fer à Margaret Thatcher, la première femme (et seule!) première ministre britannique de 1979 à 1990.

Au début et tout au long du film, on voit une Margaret (Meryl Streep) atteinte de démence vasculaire. Ceci lui occasionne des pertes de mémoire en plus d’hallucinations. Très vite dans le film, on comprend son grand attachement à son mari Denis Thatcher (Jim Broadbent qui est excellent) et on la sent heureuse avec sa famille. Il est aussi clair rapidement que Margaret Robert (de son nom de jeune fille) n’est pas une fille-femme comme les autres de son époque. Elle a d’autres aspirations que de rester à la maison pour les tâches domestiques.

Dans les différentes scènes qui déterminent une grande partie de sa carrière, on découvre une femme forte et intransigeante qui gère son pays d’une main de maître. Lorsque son médecin lui demande comment elle va, elle lui explique que penser est plus important qu’avoir des sentiments. Elle prône aussi l’action. Elle trouve aussi que maintenant, les gens prennent plus de temps d’être que de faire.

Meryl Streep offre ici une performance digne d’un Oscar. Est-ce que ce sera sa 17e nomination ? Je crois bien que oui.

La ressemblance de Meryl Streep avec Margaret Thatcher est étonnante. C’est tout simplement à s’y méprendre autant par son physique, ses mimiques que par son accent. À mon avis, il faut voir le film en anglais.

On dit que derrière chaque grand homme il y a une femme. Ici, on peut dire que derrière chaque grande femme, il y a 2 hommes (le père de Margaret qui l’a influencée lorsqu’elle était jeune et son mari qui l’a appuyée durant toute sa carrière).

La Dame de fer est à voir pour découvrir (et redécouvrir) le talent de Meryl Streep ainsi que la femme et première ministre que fut Margaret Thatcher.

Christine Lévesque




Loin - 31 janvier 2012

Loin à  Premier Acte (11 janvier)

Hitchcock au théâtre

La pièce Loin, écrite par Thomas Gionet-Lavigne et mis en scène par Hugo Lamarre, présente trois courtes pièces qui évoque le célèbre cinéaste, Alfred Hitchcock. Un spectacle de près de quatre heures haut en émotions et surtout en interprétations sublimes et touchantes.

Trois pièces comme autant d’histoires avec des univers propres à trois personnes qui ont marqué le cinéma d’hier : Alfred Hitchcock, bien sûr, mais aussi, Matthias Müller et David Lynch.

Alfred Hitchcoch

La première pièce met en scène Alfred. Un jeune homme timide qui voit le monde et essaie de le décortiquer en prenant des notes dans un cahier. Il tente de trouver l’énigme qui se cache dans cette vision du monde et son projet personnel, il le nomme Loin. Deux comédiens se démarquent dans cette première pièce : Jonathan Gagnon, qui joue un Alfred tout en nuances, à la fois touchant et différent, et Jean-Nicolas Marquis, qui joue l’oncle Alfred, un personnage tourmenté et attachant à la fois. Deux interprétations sublimes.

Matthias Müller

La deuxième histoire est certes la plus réussie des trois. Matthias, un cinéaste expérimental, crée une installation intitulée Loin à partir des textes d’Hitchcock. Éliot Laprise arrive magnifiquement à rendre le personnage de Matthias à la fois tourmenté et touchant. On y découvre aussi son côté fêtard avec sexe, alcool et peu de sommeil. Mais c’est surtout l’incroyable jeu des comédiens qui donnent à cette pièce toute sa substance. Éliot Laprise est certes un nom à retenir, vraiment un jeu qui mériterait des récompenses ou des mentions du milieu théâtral.

David Lynch

Finalement, la dernière pièce est une rencontre entre le réalisateur David Lynch et Madeleine, une femme qui fait une audition pour jouer dans le dernier film de Lynch, Loin. À noter la touchante interprétation de David par Thomas Gionet-Lavigne. Malgré certaines longueurs, la dernière pièce joue sur les émotions et la perte et c’est ce qui rejoint le plus le spectateur.

Bref, Loin est une pièce touchante, dans un décor simple : quelques chaises, quelques meubles, mais un jeu des comédiens digne de mention magnifiquement dirigé par le metteur en scène Hugo Lamarre.

À noter que, parallèlement à la pièce, le Cinéma Cartier présentera une programmation de films d’Hitchcock, du 27 janvier au 2 février.

Loin, une pièce à voir absolument jusqu’au 28 janvier à premier Acte.

Valérie Côté




Tribunal de l'histoire - 31 janvier 2012

(16 avril 2012)

LE SCANDALEUX COMPORTEMENT DU PRINCE ÉDOUARD

Palais Montcalm

En 1791, les rumeurs courent à Québec à  propos du prince Édouard, quatrième fils du roi George III. Installé  rue Saint-Louis avec sa maîtresse, Madame de Saint-Laurent, le prince et futur père de la reine Victoria aurait eu plusieurs enfants illégitimes. Québec, ville puritaine, est scandalisée.

Nous aimons les potins de tout ce qui touche de près ou de loin la monarchie royale encore aujourd’hui (on a qu’à penser à Kate et William). Nous avons été bien servis ce soir. Nous avons eu droit à une belle performance du prince Édouard (Martin Perreault) et madame St-Laurent ((Sophie Martin). 

Toujours aussi captivant, Jean-Marie Lebel, historien et témoin expert de la soirée, nous a brossé un tableau passionnant et très instructif des mœurs et de la société du temps de la fin du 18e, début 19e siècle.

Les musiciens alternaient reels et musique plus romantique selon les états d’âme des personnages.

Àmon humble avis, ce Tribunal de l’Histoire était le meilleur de la saison 2011-2012. L’an prochain le Tribunal sera de retour avec un nouveau thème : les catastrophes éprouvéees par la ville de Québec. Courez acheter vos billets pour la prochaine saison qui promet de beaux moments.

http://www.palaismontcalm.ca

Louiselle Lavoie




Salon du livre - 31 janvier 2012

(du 11 au 15 avril 2012)

SALON INTERNATIONAL DU LIVRE DE QUÉBEC

Centre des Congrès de Québec

Le salon international du livre de Québec s’est ouvert, comme à l’habitude, dans un déferlement de jeunes gens venant de différentes écoles de Québec et de ses environs. Ces derniers sont rois au pays des éditeurs.

Ils ont même trois endroits où ils peuvent entendre des contes ou assister à des animations créées précisément pour eux. Comment écrire des textes de chansons (Espace jeunesse Desjardins), inventer des personnages de bandes-dessinées ou remplir des phylactères à partir d’un dessin fait devant eux. J’ai assisté aux ateliers animés par Julien Paré-Sorel (Le Front T. 5, Front froid) au Café-rencontre BD. Les jeunes qui y assistaient étaient captivés par les talents du jeune illustrateur, caricaturiste et auteur de bande dessinée. L’attention et l’intérêt des jeunes gens grandissaient avec chacune des interventions et des coups de crayons, composant une œuvre collective dont le résultat fût un personnage étrange.

Toujours dans le cadre du 25e Festival de la BD francophone de Québec, nous pouvions avoir le témoignage d’un artiste qui désire être publié avec tous les péripéties et les obstacles que cela comportent. Entre autre, celui de Luca Jalbert auteur des Aventures de Fonck et Ponck avec le personnage Doc Labroche inspiré de Marc Labrèche et son tome 5 : Les voyageurs du Graal sortie en septembre 2011.

Entre les murs d’Espace Auto-édition nous pouvions découvrir des artistes persévérants et déterminés. J’ai fait la rencontre d’une petite équipe : Nicolas Morin président de Nekoraï Studios, Audrey Deschênes coloriste et Jean-François April (Avary) auteur et illustrateur de Les Zoranges Mécaniques et Les Vandoos dont trois tomes déjà parus. À l’occasion du SILQ et du FBDFQ, Avary et ses Frères Cosaques ont fait le lancement du premier tome de Triple Wars. Une bande dessinée, une fiction parsemée de références historiques en sous texte, qui donne un avant goût du jeu vidéo, en production. « Trois jeux d’arcade en un! Un jeu de survie en tank, un danmaku ou jeu de tir intense en avion et un simulateur de guerre sous-marine.» Une version démo complète du jeu sera bientôt disponible. Mais en attendant, les illustrations deTriple Wars tome 1 sont magnifiques et la mise en page originale. À découvrir.

Vous connaissez déjà ma passion pour les enfants et le bénévolat. Au SILQ on y trouve aussi un kiosque qui abrite Lire et Faire Lire.Fondée en France en 1999, l’association est implantée au Québec depuis 2002. Les deux objectifs recherchés sont : premièrement susciter le plaisir de la lecture et le goût des livres aux enfants, et deuxièmement de favoriser les liens entre les générations. Les bénévoles (âgés de 50 ans et plus) se rendent dans les écoles pour lire des histoires aux enfants de la maternelle, de la 1re ou de la 2eannée. Une merveilleuse idée, on a la chance d’offrir des contes, des documentaires, des illustrations, mais surtout de faire travailler l’imaginaire de jeunes qui a grandement besoin d’être stimulé et qui éventuellement facilitera l’apprentissage. Pour plus d’information,

www.lireetfairelire.qc.ca

Les séances de dédicaces sont toujours aussi prisées auprès des jeunes et moins jeunes lecteurs de tous les genres de publications. De Brian Perro (Amos d’Aragon), Yoann (Sirou et Fantasio), Jade Bérudé (Nikki Pop), Alain Bergeron (Capitaine Static), Josée diStasio, Danielle Dumais (Les 5 Derniers Dragons) les files de fans étaient au rendez-vous pour échanger avec les écrivains disponibles pour eux.

Pour rencontrer des auteurs, des illustrateurs, des artistes, pour vous procurer des livres de tous les genres, pour assister à des émissions de radio en direct ou pour une sortie en famille stimulante, c’est un rendez-vous l’année prochaine du 10 au 14 avril 2013.

Plus d’infos au http://silq.ca/

Louiselle Lavoie


 




Montréal Guitar Trio - 31 janvier 2012

(14 avril 2012)

MONTRÉAL GUITAR TRIO & CALIFORNIA GUITAR TRIO

Palais Montcalm

Si vous voulez voir six gars qui sont heureux et qui aiment ce qu’ils font, allez voir ces guitaristes. Ils sont à  l’aise sur une scène et nous transmettent leur plaisir. Des guitaristes hors pair, une dextérité hors du commun, un choix de pièces du reel au rock en passant par le classique, tous les genres y passent.

En tournée ensemble depuis trois ans, on sent la justesse d’exécution et ils ont même joué une pièce en première mondiale spécialement composé pour le sextet. La salle était conquise d’avance. Les fans ont applaudi généreusement, plusieurs ovations. On se serait cru parfois dans l’auditorium d’une polyvalente car les sifflements de mâles un peu adolescents nous ramenaient à notre adolescence perdue.

La première partie du spectacle le California Guitar Trio (CGT) nous ont démontré leur talent dans une variété de pièce mais surtout, lors de l’interprétation d’une pièce de Jean Sébastian Bach. De toute beauté, un moment suspendu dans le temps. Puis le Montreal Guitar Trio(MG3) a commencé en lion avec Il était une fois dans l’ouest en medley qui se terminera par une chanson du grand Félix Leclerc. Quelques anecdotes savoureuses et rigolotes on fait les liens entre les morceaux de musique.

En rappel, leur incontournable interprétation de Bohemian Rhapsody de Queen. Du pur bonheur! Pas besoin d’être un spécialiste (ou d’être l’émule de Jimmy Hendrix) pour aller voir ce spectacle. Juste avoir envie d’écouter de la musique qui sort des sentiers battus tout en étant très familière. Ils reviendront au Palais Montcalm, ils nous l’ont promis… Surveillez la programmation et allez-y!

http://www.mg3.ca

Louiselle Lavoie




Le vent du nord - 31 janvier 2012

(13 avril 2012)

LE VENT DU NORD

SPECTACLE-LANCEMENT DU NOUVEL ALBUM

TROMPER LE TEMPS

Anglicane

Après avoir fait danser nos cousins d’Europe, le quatuor a choisi Lévis pour le pré-lancement de leur 7e album « Tromper le temps ». Un vendredi 13, ce n’est pas une mince affaire. Il ne faut pas être superstitieux. Mais la réussite et l’engouement étaient au rendez-vous.

Un incident a fait que le début du spectacle a été  retardé de 30 minutes (avec le consentement de la formation et du public), pour attendre les spectateurs qui étaient malencontreusement coincés dans le trafic. Nous n’étions pas en reste puisqu’ils ont été très généreux, en nous offrant non seulement leurs nouveautés, mais aussi plusieurs interprétations de leurs précédents albums, ainsi quatre chansons en rappel.

Le quatuor formé de Réjean Brunet, de Simon Beaudry, d’Olivier Demers et de Nicolas Boulerice, nous a donné un aperçu de leur CD, ainsi que le privilège de se le procurer une dizaine de jours avant sa sortie officielle en magasin. Nicolas Boulerice est spectaculaire à la vielle à roue. Olivier Demers est inépuisable au violon et à la podorythmie. Leur voix et leur énergie sont à entendre et à voir en spectacle. Ils déclenchent un enthousiasme contagieux et une ambiance festive. Personne ne peut résister à leurs rythmes endiablés.

Surveillez la sortie officielle du 7e album, Tromper le temps, marquant les 10 ans de carrière du groupe, le 24 avril 2012 en magasin ou en ligne. Pour plus d’information :

www.leventdunord.com

Louiselle Lavoie




Maurane - 31 janvier 2012

Maurane

Maurane, l’interprète Belge à la voix de velours et d’or est de passage à Québec pour y présenter son spectacle Fais-moi une fleur. À sa deuxième visite au Théâtre du Petit Champlain, Maurane est venue nous présenter les chansons de son tout dernier album. Sur Fais-moi une fleur collaborent des « faiseurs de chansons » prestigieux comme Julien Clerc, Brigitte Fontaine, Juliette,  Pierre-Yves Lebert et Daran. Ils ont fourni la matière première dans un enrobage coréalisé par Gil Coldstein.

D’entrée de jeu, elle nous promet de revenir l’an prochain. Jamais deux sans trois, disait celle qui est venue au Québec pour la première fois il y déjà plus de trente ans. Maurane, c’est une voix chaude et puissante. Maurane c’est un peu de folie.   Comme pour ses albums précédents, qu’elle revisitera tout au long de la soirée,Fais-moi une fleur a des sonorités jazz, swing et bossa nova, des rythmes ensoleillés et des chansons plus profondes. La chanson titre de l’album est l’œuvre du duo Daran-Lebert. Pas belle, raconte la vie d’une jeune femme (qui lui rappelle sa fille Lou). Opus en si bel homme majeur est un hommage à son homme tandis que son plaisir de la vie est exprimé dans Le diable dans la bouteille. 

Bien sure, elle insert des plus vieilles chansons, comme les incontournables Pas gaie la pagailleToutes les mamasSur un prélude de BachDanser, avant de terminer le concert avec Différente quand je chante.

Maurane est charmante. Si charmante que rapidement on a l’impression d’être son ami. Elle est drôle. Elle est même capable de rendre un blanc de mémoire agréable et cocasse en improvisant. Elle empruntera l’accent Québécois et quelques mots non recommandés pour encore une fois faire rire ses fans. 

Maurane n’a pas traversé l’Atlantique en solitaire.  Sur scène, elle est accompagnée de quatre excellents musiciens dont Louis Winsberg à la guitare et son homme, José « Pépito » Montéalegre qui ajoute sa touche à la voix et à la guitare.

Avant la tombée du rideau, elle aura pris soins de tirer quelques clichés du public réuni dans la petite salle. Une bien belle soirée avec celle qui se produit à nouveau sur la scène du Théâtre du Petit Champlain vendredi soir.

Claude Gignac 

 




Charles Aznavour - 31 janvier 2012

Des  retrouvailles  intenses!

Après avoir annulé son spectacle jeudi dernier,du à la perte de sa voix, c’est un Charles Aznavour en forme plus que jamais qui est monté sur la scène du Capitole pour le plus grand plaisir de ses fans qui se sont déplacés deux fois plutôt qu’une.

L’ icône de la chanson française qui aura 88 ans bientôt a pris les devants en s’adressant au public :Je dois vous avertir il y a certaines notes que je vais faire en bas parce que ca va mieux pour moi et d’autres que je vais faire plus hautes pour la même raison. 

Ce qui a déclenché  les rires, il en a échappé quelques-unes  dans la soirée mais bon est-ce si important? À voir la réaction des gens, tout était parfait.

Le grand Aznavour a commencé le spectacle avec les chansons de son dernier opus  pour faire place ensuite à ses incontournables. Les plaisirs démodés, Amène-moi , La Bohème, Hier encore,  que de beaux souvenirs, c’était un pur délice!

Pour ceux qui se le demandent, non, il n’est pas encore prêt pour la retraite,  car il a encore cette  fougue  d’antan, qui est surprenante, quand il est sur scène.

Bilan de la soirée

Si je n’avais pas assisté au spectacle de ce grand homme, je m’en serais voulu.

Car Charles Aznavour est unique, il faut le voir une fois pour comprendre le lien privilégié qu’il a avec les mots et la musique.  Dès que le rideau s’est levé, que le micro s’est ouvert, Monsieur Aznavour a donné une dose d’amour incommensurable à son public que personne n’est prêt à oublier

Lyne Laroche




Marie-Ève & Jean-Francois - 31 janvier 2012

Un  party de famille, rempli d’originalité

 

Le couple chéri des Québécois Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau était de passage  au Capitole de Québec pour présenter leur spectacle ‘’La vie à deux’’ mis en scène par Dominick Trudeau qui était également de la tournée précédente.

C’est en étant témoin de leur énergie sur scène que l’on comprend pourquoi, Marie et JF sont aimés autant du public. Tout d’abord, les mots, simplicité, générosité, complicité prennent tout leur sens. Les deux complices nous amènent dans leur univers musical en racontant des anecdotes, drôles et touchantes à la fois.

Entouré de musiciens chevronnés sous la direction musicale de Toyo, le couple s’en donne à cœur joie, il chante, il joue, il s’amuse et  le public est gagnant.

Le spectacle ‘’La vie à deux ‘’ se veut un hymne à l’amour avec ses hauts et ses bas comme dans la vie de tous les jours, avec certains rebondissements.

Quand le rideau se lève, Marie-Ève dans sa robe à crinoline des années 50 parle au téléphone et Jean-François papillon au cou est assis confortablement en lisant le livre ‘’L’épouse parfaite’’ Durant la soirée, JF se fera un plaisir d’en lire quelques passages à sa douce en espérant qu’elle comprenne que tout ce qui est écrit dans ce livre, rend véritablement l’homme heureux.

À titre d’exemple, quand le mari arrive de travailler, le laisser parler de sa journée, car les femmes ont rarement quelque chose d’intelligent à dire. Et après une journée de travail, ce n’est pas nécessaire de lui infliger nos états d’âme!!! D’après vous, est-ce Marie-Ève adhèrera à ce mode de vie des années 50? Vous devez voir ses mimiques!!!!

Tout comme la parodie que Jean-François s’amuse à faire de Marie-Ève quand elle anime l’émission ‘’L’amour est dans le pré’’  c’est hilarant.

En musique, naturellement nous avons eu droit aux incontournables dont ‘’J’ai un problème, La vie à deux, Donner pour donner, Changer… et pour pimenter la soirée,  un medley d’Elvis interprété de façon  sublime par nos deux chouchous.  Je suis certaine qu’Elvis a dût se réveiller en voyant  la jolie Marie-Ève, foulard au cou dans son petit kit noir!!!

En deuxième partie, encore de la variété musical et un survol des grands duos, Jerry et Marjo ‘’Les yeux du cœur’’   ‘’T’es mon amour, t’es ma maitresse’’ avec une imitation de Jean-Pierre Ferlant par JF qui est tordante et plusieurs autres que je ne vous dévoilerai pas car faut les voir pour y croire!

Bilan de la soirée

Le Capitole de Québec s’est transformé en immense salon ou deux grandes voix se sont rencontrées pour une soirée remplie de variétés et d’originalité, dans une ambiance festive et familiale, car même  Maggy leur chienne a terminé la soirée sur scène..

Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau ont tout pour êtres heureux, ils sont amoureux, ils sont beaux, ils sont drôles, et  ils sont bourrés de talents. 

Bref, c’est le show à voir!

Pour plus d’informations sur les dates de la tournée

www.marieeveetjeanfrancois.com

Lyne Laroche




Amours écureuils - 31 janvier 2012

AMOURS ÉCUREUILS

Premier Acte

Par un soir de printemps, Alex retourne chez Agathe son ex-copine. Il entre dans son appartement, puis dans sa chambre alors qu’elle est endormie. Du moins, c’est ce qu’il croit. Mais Agathe ne dort pas, elle fait semblant. Alex profitera de ces quelques heures avant l’aube pour lui raconter une histoire. La sienne. La leur. Au fil des anecdotes, des souvenirs et des confessions, Alex tentera de faire la paix avec Agathe. Se réconcilier avec lui-même pour enfin faire taire l’Écureuil. Une histoire d’amour sur fond de poésie, de hockey et de rongeurs.

Dans un décor composé de trois lits doubles, trois tables de chevets sur lesquelles on retrouve trois lampes et trois téléphones, un couple traverse trois plateaux, suspendus dans trois espaces-temps différents. Au tout début de leur union, avec des yeux débordant de tendresse, d’admiration et d’amour, puis sur le deuxième plateau lorsque la routine commence à miner le couple et le troisième sera le témoin de leur séparation. La mise en scène de Vincent Champoux nous transporte au milieu de l’hiver avec des éclairages bleutés puis, sous l’eau avec des éclairages gris-verts.

Les protagonistes passent d’un état d’esprit à un autre, d’une émotion à l’autre avec une facilité  déconcertante. Jean-Michel Girouard est génial et intense lorsqu’il décrit un match de hockey. Marie-Hélène Gendreau est remarquable lorsqu’elle saute de l’amour passion, à la tristesse, jusqu’au désarroi. Ils nous communiquent très bien leurs émotions.

L’auteur nous révèle l’embarras que ressentent les couples d’aujourd’hui à faire des compromis, des concessions ou à communiquer à cœur ouvert, malaise typique de cette société de consommation, de posséder sans délai et sans efforts.

Parsemée de poésie, de tendresse et de rudesse sportive, cette pièce moderne saura plaire autant à la génération Y, qu’à la génération X. Plaisante et touchante à la fois, cette pièce saura ravir jeunes et moins jeunes.

Une production de Théâtre, Shakespeare et Caroline,jusqu’au 5 mai 2012, à Premier Acte.

Louiselle Lavoie

 




Le vrai monde - 31 janvier 2012

Le vrai monde? de Michel Tremblay

 

La troupe Le théâtre l’Essence des mots a voulu rendre hommage aux 25 années de création de la pièce Le vrai monde? de Michel Tremblay jouée pour la première fois en 1987 au Centre national des arts et c’est un pari réussi. Les comédiens de la Troupe ont su transmettre toutes l’émotion de la création de Michel Tremblay et nous bouleverser au plus haut point.

 

Même 25 ans après sa création, cette pièce qui raconte l’histoire de Claude qui rêve de devenir écrivain est toujours autant d’actualité. Sa première pièce met en scène des personnages qui portent les noms de sa mère, de son père et de sa sœur. Ses personnages prennent alors vie et côtoient leurs modèles en diverses confrontations jusqu’à essayer de savoir qui dit vrai et qui ment, où est réellement le vrai monde dans toutes ces réalités?

 

La question au centre de la pièce fait réfléchir : jusqu’à quelle point un écrivain peut-il détruire son entourage pour créer une œuvre? Cette pièce percutante a magnifiquement été mise en scène par Laura Comeau. Le décor est simple, un divan qui se fractionne en deux afin de montrer les deux réalités : celle de la famille de Claude et celle des personnages de la pièce. Les comédiens ont aussi brillamment interprété leurs rôles. Mentions spéciales à Marc-André Thibault qui a su donné au personnage de Claude une dualité d’émotions passant de la culpabilité à l’assurance. Les deux Madeleine, la mère, interprétées par Carole Muller et Danielle Drolet ont été jouées avec sensibilité et m’ont touchées avec leurs intensités. Malgré son plu petit rôle, l’interprétation de la deuxième Mariette par Erika Soucy m’a bouleversé par son réalisme et les émotions véhiculées. L’autre Mariette a été interprétée par Guylaine Jacob et les deux Alex, le père, par Christian Morin et Karl-Patrice Dupuis.

 

 Présentée du 18 au 22 avril et du 25 au 28 avril à l’Expo-Théâtre de la visitation au 814, route de l’Église, la pièce Le vrai monde? est à voir et à revoir. Pour informations, 418-704-0976.

 

Valérie Côté




Festinaval de la BD - 31 janvier 2012

Festival de la BD francophone de Québec

 

La 25ème édition du Festival de la bande dessinée francophone de Québec (FBDFQ) a été couronnée de succès. De nombreux bédéistes sont venus discuter de la bande dessinée et dédicacer leurs œuvres dans un Salon du Livre de Québec où plus de 66 000 visiteurs ont franchi l’entrée. Destination ville de Québec a rencontré quelques bédéistes reconnus et de la relève afin de vous présenter leurs bandes dessinées.

 

Tout d’abord, Yoann, dessinateur des bandes dessinées Spirou et Fantasio était de passage à Québec. Après avoir œuvré sur près de 20 bandes dessinées dont Toto l'ornithorynque et La voleuse du père-fauteuil, il se joint à Fabien Vehlmann afin de réaliser depuis 2009, les nouvelles BDs de Spirou et Fantasio. «J’ai toujours été un fan de Franquin qui réalisait à l’époque les Spirou et Fantasio. En fait, c’est Spirou et Fantasio qui m’ont donné envie de faire de la BD. Spirou et Fantasio dure depuis 75 ans et c’est toujours contemporain, car ça traite de sujets d’actualité comme la pollution, la torture, la manipulation. En fait, le but est de faire passer un message aux enfants avec humour, les sensibiliser à des choses importantes dans ce monde », explique-t-il.

 

J’ai aussi rencontré Delaf et Dubuc, le couple derrière les bandes dessinées Les nombrils. Delaf, Marc Delafontaine, est issu du monde du dessin et a toujours lu de la BD alors que Dubuc, Maryse Dubuc, est issue du monde de l’écriture et ne connaissait que Lucky Luke et les Schtroumpfs. Avant leurs Bds, Dubuc écrivait des romans jeunesses et Delaf se chargeait des couvertures. Ils ont voulu un jour faire une histoire avec beaucoup d’humour et c’est comme cela que Les nombrils sont nés. «Les nombrils raconte l’histoire de deux jolies filles qui sont copines avec une moche et lui en font baver. Un jour, la moche décide de se rebeller. C’est un humour souvent méchant, pas de filtre. Pour nous, c’est un défouloir. On peut traiter de la société en général, de l’adolescence avec un ton de légèreté et des gros gags. Notre truc, c’est que nous n’avons jamais cherché à viser les adolescents, on est notre propre public, si on on rit des blagues, on va savoir que ça plait autant à une fille qu’à un garçon», expliquent-ils. Le sixième tome des Nombrils devrait être en librairie dans la première moitié de 2013.

Rappelons qu’à l’occasion de sa 25e présentation, le Festival de la bande dessinée francophone de Québec a remis le 13 avril dernier, à la galerie du Palais Montcalm, ses prix

Bédéis Causa en présence de nombreux invités et représentants du 9e art. Le lauréat du Grand prix de la Ville de Québec, décerné au meilleur album de langue française publié au Québec, est Jean-Paul Eid, pour son album Le fond du trou. Publié par l’éditeur montréalais La Pastèque, cet album marque le retour du personnage Jérôme Bigras, qui a fait ses premières apparitions dans le magazine Croc. «Ça fait 25 ans que je fais de la Bd. Avec Le fond du trou, j’ai voulu reprendre le personnage de Jérôme Bigras, un banlieusard dont l’animal de compagnie est une tondeuse à gazon, et jouer sur le médium de la BD. Ainsi, le personnage voyage dans le temps grâce à l’album troué. Le personnage va d’une page à l’autre à travers un trou à même l’album. Mais pourquoi ce trou, c’est ce que les lecteurs découvriront à la fin de l’album.».

 

Iris et Ziane était en séance de signatures pour leurs BDs L’Ostie d’chat. Écrites et dessinées en collaboration, les bds sont le fruit de leur première collaboration. « On avait un projet de fanzine ensemble,mais c’est plutôt la BD L’Ostie d’chat qui en est sorti. On faisait chacune 5 à 6 pages et on changeait de personnages. Jasmin est dessiné par Iris et Jean-Seb par Ziane. Au début, on improvisait, mais plus on avançait plus le scénario se développait. On inventait leurs passés, leurs psychologies, puis je crois que l’on a bien réussit, car des gars nous disent souvent que nos personnages sont vraiment gars, c’est bon quand c’est deux filles qui les dessinent et écrivent le scénario. L’histoire est simple, c’est une série d’anecdotes sur la vie quotidienne de deux gars avec leurs défauts, leurs ambitions, en fait le lecteur côtoie les personnages dans leur quotidien», expliquent-elles.

Il y a aussi les nouveaux venus dans l’univers de la Bd. C’est le cas d’Ian Fortin, qui présente Boni, le bout de la carotte. «C’est ma première expérience de BD à vie. Tout a commencé à mon anniversaire. J’ai eu l’idée d’un lapin avec un gros nez rose, je suis allé dans la cuisine et j’ai dessiné jusqu’à 4h am. Ce fût le début de Boni. En fait, la bande dessinée se divise en différents sujets avec des gags.»

 

Il y a aussi Nicolas Morin, propriétaire du Studio Nekoraï. Présentée au kiosque de l’auto-édition, cette BD intitulée Triple Wars tome 1 a été réalisée en une semaine. «Le studio Nekoraï fait du jeu 2D rétro. Nous avons eu l’idée de promouvoir notre prochain jeu grâce à une Bd. Nous l’avons terminée en une semaine avec près de 80 heures de travail collectif. En fait, la Bd tout comme le jeu traite de guerre. Il y a l’armée de terre, des airs et de mer. En tout, neuf personnages de style arcade combattent pour sauver l’univers. Il n’y a pas de date pour la sortie du jeu sur pc, mais la bande dessinée est disponible au nekoraistudios@live.ca .

 

Des critiques de ces bandes dessinées suivront dans les prochains mois.

 

http://www.fbdfq.com/

 

Valérie Côté




Michel Rivard - 31 janvier 2012

Michel Rivard, hier, aujourd’hui et demain

Icône de la musique Québécoise, il est déjà membre du temple de la renommée de la chanson francophone d’ici. C’est dans le cadre d’une mini-tournée qui le mène dans sept villes que l’auteur-compositeur-interprète Michel Rivard s’est présenté sur la scène du Théâtre du Petit Champlain ce mercredi. Dans ses bagages, 40 ans de chansons. Compagnons de ce bref voyage, ses amis de longue date du Flybin Band Mario Légaré (basse), Sylvain Clavette (batterie) et Rick Haworth (guitare).  L’accompagnent aussi,  sa fille Adèle Trottier-Rivard et Lana Carbonneau (chœurs).

 

Assister à un spectacle de Michel Rivard, c’est un peu assister à un cours d’histoire du Québec. Il nous présente sa grande ville avec son béton et son asphalte. Il nous parle de la neige, des nuits d’hiver. Il nous chante la Rive-sud, les chemins de gravelles et nous raconte même la petite histoire de sa virginité. C’est aussi visiter Sept-Îles, Schefferville ou l’entendre nous chanter ses amours  au motel mon repos ou dans un motel dans l’bout d’Sorel…   Michel Rivard, c’est une voix familière qui me rappelle quelques soirées à écouter Beau Dommage chez ma grande sœur alors que je débutais mon adolescence.

 

Le jeu simple mais efficace de Clavette, la chaude basse de Légaré et le doigté pertinent d’Haworth livrent finement la musique de Rivard. Toutes ces notes sont discrètement mais adroitement appuyées par les harmonies des deux choristes.  Les textes souvent écrits dans un langage populaire nous font découvrir des personnages attachants comme Paulo et des histoires touchantes dont celle de L’oubli. Le temps de deux chansons, il nous fera revivre l’histoire d’amour d’Émilie et d’Ovila des Filles de Caleb. Souvenons-nous que Rivard a écrit et composé les trente-six chansons de l’Opéra Folk des romans à succès d’Arlette Cousture.

 

Ses talents de comédien refont surface dans ses interventions parlées. Il nous présentera Martin de la Chasse-Galerie sans musique. La deuxième partie du spectacle sera marquée par des accents country et un peu plus rock où le plaisir de jouer et la vieille complicité des Flybin resurgissent.  Au rappel, il nous livre ses monuments Ginette, Je voudrais voir la mer et même La complainte du phoque en Alaska que les spectateurs ont doucement chantée en chœur.

 

Michel Rivard c’est un passé digne des grands, un présent encore apprécié et un demain à en redemander. En ce sens, vous aurez la chance d’en redemander demain, jeudi toujours au Petit Champlain.

Claude Gignac




ARCTIQUE 3D - 31 janvier 2012

Arctique 3D

 

Dès les premières images de ce documentaire sur l’Arctique, le public est saisi par la beauté des paysages : aurores boréales, immenses glaciers avec des chutes d’eau, des animaux en liberté qui courent et se prélassent, mais, à quelques jours du Jour de la terre le 22 avril prochain, on apprend que cet univers est de plus en plus chamboulé par le réchauffement climatique et l’effet de serre.

 

Le film Arctique 3D, présenté au Imax des Galeries de la Capitale, raconte en fait le désir de survie d’une maman ourse polaire et de ses deux rejetons. On les suit à travers leur périple pour trouver de la nourriture qui se fait de plus en plus rare. La petite famille doit même se protéger des prédateurs, les ours polaires mâles, qui, affamés, essaient de manger les petits ours sans défense. On voit également le pèlerinage des caribous pour que les femelles accouchent en paix qui est plus loin qu’à l’accoutumé. On découvre un troupeau de morses à la recherche de nourriture pour satisfaire leurs besoins. Dans un décor époustouflant, avec des images magnifiques de l’Arctique, le documentaire expose la problématique de la fonte des glaces et les conséquences sur les animaux et même sur les Inuits. On voit même que si tout continue à ce rythme, en 2050, il ne restera plus de glace en Arctique l’été.

 

 

Warner Bros. Pictures et IMAX Filmed Entertainment présentent ce film de MacGillivray Freeman, une présentation One World One Ocean, réalisée par le cinéaste candidat à deux reprises aux Academy Award Greg MacGillivray (« Mer sans frontières », « Dauphins »). Arctique 3D est scénarisé et monté par Stephen Judson (« Everest ») et produit par Shaun MacGillivray (« Grand Canyon – Fleuve en péril »).Avec la voix de

Meryl Streep pour la version anglaise et les chansons de Paul McCartney, ce film est une exploration magnifique dans l’univers de l’Arctique et des ours polaire.

 

Arctique 3Dprésenté par l'aquarium du Québec, sera à l'affiche tout l'été au IMAX des Galeries de la Capitale dès ce vendredi 20 avril 2012. La version originale anglaise sera présentée le mardi à 20 h 10. Les billets sont en vente sur la billetterie en ligne au www.imaxquebec.com ou directement sur place. Et si vous voulez voir des ours blancs après le film, vous pouvez visiter l’Aquarium de Québec.

 

Valérie Côté




Ganas de vivir - 31 janvier 2012

Ganas de vivir

 

Il y a des spectacles qui s’impriment en nous et nous transforment grâce à leurs beautés et aux réflexions qu’ils suscitent, c’est le cas de Ganas de vivir (envie de vivre), un spectacle où la danse, le théâtre, la musique et la performance se combinent afin de s’entretenir sur la vie et la mort. La chorégraphie puissante et saisissante d’Élodie Lombardo, une des membres des sœurs Schmutt, interpellent sur le sens de la vie, on en ressort transformé.

 

Présenté dans le cadre du festival Québec Juntos ensemble, l’événement actuel au carrefour des cultures latino-américaine et québécoise, Ganas de vivir est une merveilleuse occasion de découvrir des interprètes latino-américains en collaboration avec des québécois. Cette danse moderne joue entre l’ironie et le drame en empruntant le français tout comme l’espagnol. Avec de l’accordéon, de la guitare et des percussions faits à partir de simples cuves de métal, ce spectacle saisi par sa beauté esthétique des corps en mouvement et sa poésie sonore.

 

Les interprètes sont tous autant talentueux les uns que les autres, mais Myriam Tremblay se démarque par ses expressions faciales, ses mouvements quand elle fait la morte et ses pas de danse à la fois gracieux et sexy. Autant quand elle se loge au fond d’une boîte de bois qui sert de cercueil ou qu’elle roule sur le sol, elle impressionne par ses prouesses. Il faut aussi mentionner Frédéric Gagnon, qui joue la mort à la fois loufoque et épeurante avec son maquillage blanc et noir et sa robe mauve. Il y a aussi Cristóbal Barreto Heredia, Sonia Bustos Segura, Jean-François Légaré, Séverine Lombardo, Georgina Navarro Núñez et Némo Venba.

 

Un spectacle qui mérite amplement le déplacement. Il est présenté jusqu’au 21 avril à 20h à la Sall Multi de Méduse.

Ganas de vivir a été créée en 2008 en collaboration avec les Sœurs Schmutt, la Compañia de Danza y Arte Escénico de Colima et Danse-Cité. La pièce est d’une durée de 70 minutes sans entracte.

Production: Les sœurs Schmutt

Chorégraphe et directrice du projet: Élodie Lombardo

Interprètes: Cristóbal Barreto Heredia, Sonia Bustos Segura, Frédéric Gagnon, Jean-François Légaré, Séverine Lombardo, Georgina Navarro Núñez, Myriam Tremblay et Némo Venba

Compositeur musique: Guido Del Fabbro

Scénographie et costumes: Marie-Ève Lemieux

Création lumière et direction technique: Lucie Bazzo

Répétitrice: Ève Lalonde 

http://danse-cite.org/fr/spectacles/ganas-de-vivir

http://www.larotonde.qc.ca/

http://www.meduse.org/fr/ :

Valérie Côté




Vivaldi - 31 janvier 2012

Vivaldi à la cour de Dresde

 

Les Violons du Roy présentaient le 20 avril dernier le spectacle Vivaldi à la cour de Dresde à 20h dans le cadre de la série Baroque avant tout. Pour la première fois comme chef invité, le directeur artistique du Festival International de Musique Baroque de Lamèque, Mathieu Lussier, qui collabore depuis plus de dix ans avec Les Violons du Roy comme bassoniste, a dirigé de main de maître, avec élégance et vivacité, en vivant la musique de tous son corps, l’orchestre et les solistes dont coviolon solo et membre fondateur des Violons du Roy, Nicole Trotier, qui a livré une performance musicale haute en couleur.

 

Mathieu Lussier a su présenter chacune des pièces avec beaucoup d’aisance ce qui permettait d’apprécier encore plus l’incroyable génie de Vivaldi, mais aussi de découvrir deux autres compositeurs de talent : Johann David Heinichen et Johann Friedrich Fasch. Le public a même eu un petit cours d’histoire puisqu’il a expliqué qu’au XVIIIe siècle, la cour de Dresde était l’une des plus brillantes d’Allemagne et même d’Europe grâce, notamment, à la qualité des musiciens, compositeurs et instrumentistes de haut niveau qui y travaillaient. Certains d’entre eux, fascinés par le phénomène Vivaldi, ont séjourné à Venise dans le but de se perfectionner, mais aussi pour découvrir la musique du « prêtre roux ».

La soirée s’est ouverte avec le Concerto en fa majeur de Johann D