Amaluna - 31 janvier 2012

Amaluna du Cirque du Soleil
 
Il y a des spectacles qui marquent, qui restent en tête tellement ils nous ont fait vibré. Un spectacle tellement magnifique, tellement grandiose qu’il faudrait que tout le monde le voit et c’est le cas de Amaluna du Cirque du soleil. La 32ème production du Cirque du Soleil s’est installée hier soir sous le Grand Chapiteau jaune et bleu dans le Vieux-Port de Québec jusqu’au 26 août.
 
« Ama » pour mère et « luna » pour lune, raconte le passage à l’âge adulte de Miranda, une jeune princesse qui vit sur une île mystérieuse gouvernée par des déesses. Le rite de passage débute lorsqu’une tempête provoquée par la reine Prospéra entraîne l’arrivée d’une groupe de jeunes hommes sur l’île. Miranda fait alors la rencontre d’un prétendant. Mais leur amour doit traverser une série d’obstacles qui lui inculquent la force intérieure, la confiance ainsi que la compréhension de la fragilité de l’harmonie et de l’équilibre dans le monde.
 
Mis en scène par Diane Paulus, le spectacle Amaluna est extraordinaire, car en plus de posséder tous les essentiels d’un bon spectacle de cirque : clown, monocycles, barres asymétriques, numéros de jonglerie ou de funambulisme, la mise en scène est magnifique, colorée avec des personnages de lézards, de guerrières, de déesses ou de paons aux costumes grandioses réalisés par Mérédith Caron et aux maquillages sublimes. Les enchaînements sont bien fait, il n’y a pas de blanc dans le spectacle, tout est structuré au quart de tour afin de faire vivre une expérience théâtrale des plus réussies.
 
Tous les numéros ont des particularités, des séquences qui provoquent l’émerveillement. Voici la liste des prestations de la soirée qui ont su retenir mon attention. Il y a tout d’abord la déesse de la lune interprétée par la Québécoise Marie-Michelle Faber. Une prestation dans un cerceau d’acrobaties toutes plus gracieuses et sensuelles les unes que les autres, De plus, elle offre selon moi, la meilleure prestation vocale de la soirée. Ensuite, il y a Cali, le lézard avec la queue articulée interprété par Victor Kee. Son jeu de comédien surpasse son numéro de jonglerie, il sait jouer avec le public, jouant sur ses expressions faciales pour donner vie à son personnage. Il y a aussi Miranda interprétée par Luliia Mykhailova qui fait des acrobaties dans un bol d’eau ainsi que de merveilleux numéros d’équilibre sur les rebords du bol. Un autre numéro marquant est celui d’une troupe chinoise qui exécute diverses figures de gymnastiques avec cordes munies de bols à leurs extrémités. Un moment fort du spectacle. Il y a aussi les guerrières toutes de rouge vêtues qui offrent une sublime prestation sur les barres asymétriques. Les deux clowns avec leurs enfants (des ballons de football) offrent des moments empreints de rires et de sourires. Le numéro de monocycle impressionne également par son équilibre et ses prouesses sur leurs engins. Édouard Doye, le Roméo du spectacle, offre une merveilleuse prestation sur un mât chinois et il nous fait la démonstration de drapeau vivant et de pirouettes sur le mât se retrouvant à quelques centimètres du sol. Cependant, la prestation qui a le plus retenue mon attention est celle de la déesse de l’équilibre interprétée par Lara Jacobs. Un numéro à couper le souffle qui consiste à faire tenir en équilibre 13 nervures de feuilles de palmiers assemblées une à une dans un fantastique numéro d’équilibre et de concentration. Les musiciennes ont su agrémenter le spectacle d’une musique rock vraiment divertissante composée par Bob& Bill.
 
Bref, Amaluna est un spectacle grandiose, merveilleux qui vaut son pesant d’or et qui donne lieu à 2h30 de pur bonheur. Un spectacle à voir et revoir. Vous avez jusqu’au 26 août pour découvrir les prestations des artistes sous le chapiteau jaune et bleu dans le Vieux-Port de Québec.
 
Valérie Côté