Événements 2026 - 27 juillet 2026
Film Rédemptions - 27 juillet 2026

Rédemptions : un thriller humain où chaque choix laisse une empreinte
Sélectionné en compétition officielle au Festival du Film Francophone d'Angoulême, Rédemptions confirme une fois de plus le talent de Luc Picard, qui signe ici un film aussi captivant que profondément émouvant.
L'histoire débute chez Rosaire et nous plonge rapidement dans un univers où chaque décision entraîne des conséquences parfois irréversibles. Marcel, un tueur à gages qui a passé 20 ans derrière les barreaux, est forcé de reprendre du service pour rembourser une dette envers Benito, celui qui a pris soin de sa fille pendant son incarcération. Ce geste déclenche une série d'événements qui finiront par bouleverser plusieurs vies.
Au fil du récit, le film nous rappelle que le chemin vers la rédemption est rarement simple. Les thèmes de la culpabilité, du pardon, des liens familiaux et des secondes chances sont abordés avec beaucoup de sensibilité.
La musique originale, signée Alex Nevsky, accompagne chaque scène avec une justesse remarquable. Tantôt discrète, tantôt enveloppante, elle amplifie les émotions et contribue à créer une atmosphère aussi prenante que touchante.
J'ai été particulièrement marquée par une scène réunissant les personnages interprétés par Maxim Gaudette et le jeune Léopold Lafontaine. Sans en révéler davantage, leur échange est d'une force émotionnelle incroyable et nous rappelle à quel point un seul instant peut transformer notre regard sur la vie. C'est assurément l'un des moments les plus marquants du film.
Henri Picard et Kelly Depeault nous offrent de magnifiques moments remplis d'amour, de tendresse et d'une belle complicité. Leur relation apporte une lumière réconfortante au cœur d'une histoire où les émotions sont constamment mises à l'épreuve.
Dans leurs rôles respectifs, Sophie Desmarais et Charles-Aubey Houde viennent ajouter un équilibre parfait au récit. Leur présence enrichit l'ensemble et démontre la qualité de cette distribution, où chaque personnage trouve sa place.
J'aimerais également souligner les excellentes performances de Louise Coldefy et de Jean-Simon Leduc. Sans avoir besoin de longs dialogues, ils livrent une scène d'une intensité remarquable où toute la détresse, le choc et la vulnérabilité de leurs personnages transparaissent avec une grande justesse. Leur langage corporel, leurs regards et leur jeu tout en retenue parlent d'eux-mêmes et témoignent de l'immense talent de ces deux comédiens.
Et que dire de Luc Picard... Il est tout simplement exceptionnel. Son interprétation est d'une grande authenticité. Un regard, une expression ou un silence suffisent pour transmettre toute la douleur, les remords et l'humanité de Marcel. On ressent chacune de ses émotions.
Enfin, la scène finale est tout simplement bouleversante. Luc Picard et Kelly Depeault y livrent une prestation d'une intensité remarquable. C'est un moment d'une grande vérité qui m'a profondément touchée.
Sortez vos mouchoirs... pour ma part, j'en ai eu besoin.
Rédemptions est un film qui tient en haleine, qui fait réfléchir et qui touche droit au cœur. Luc Picard nous offre une œuvre humaine, portée par des interprètes remarquables et une histoire qui continue de nous habiter longtemps après le générique.
En salle dès le 29 juillet
Lyne LaRoche
Album photos cliquez
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Gala François Morency - 25 juillet 2026

François Morency signe un retour triomphal aux Galas Juste pour rire
Après dix ans d'absence, François Morency retrouvait enfin la scène des Galas Juste pour rire au Palais Montcalm, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce retour en valait largement l'attente.
Dès le début de la soirée, l'humoriste explique les deux raisons qui l'ont convaincu de revenir : parce que Québec, c'est chez lui… et parce qu'il célèbre cette année ses 60 ans. Avec son style bien à lui, il nous raconte avoir détesté être bébé, adoré avoir 10 ans, encore plus aimé sa vingtaine, sa trentaine, sa quarantaine et sa cinquantaine. À 60 ans, dit-il, il veut simplement moins de chicane, moins de stress… et même moins de mots! Un numéro d'ouverture extrêmement efficace qui a donné le ton à une soirée remplie de rires.
La première grande surprise est arrivée avec l'entrée sur scène de Marie-Ginette Guay et Vincent Bilodeau, les parents de l'émission Discussion avec mes parents. Leur apparition a été accueillie par une longue ovation du public. Fidèles à leurs personnages, ils ont offert un échange complètement savoureux. Sa « mère » raconte qu'à l'adolescence, François passait énormément de temps dans sa chambre, tandis que son « père » ajoute qu'il y avait tellement de Kleenex que sa chambre ressemblait à une soupe wonton! Avant de quitter, il lui lance une réplique qui a fait exploser la salle : « Un gala d'humour, mon gars, c'est comme une orgie… plusieurs regardent, mais un seul travaille! »
Daniel Grenier est ensuite monté sur scène. Les amateurs des Chick'n Swell auront apprécié de revoir les trois complices réunis, même s'il ne s'agissait pas d'un véritable retour du célèbre trio.
Eddy King a livré un numéro très efficace en expliquant que le prix de l'essence l'avait forcé à améliorer sa géographie. Il sait maintenant où se trouve le détroit d'Ormuz! Il s'est aussi amusé à commenter l'actualité et Donald Trump avec son regard toujours aussi percutant.

L'un des moments les plus touchants de la soirée est sans contredit venu de Mathieu Gratton et de son fils Benjamin. Dès son arrivée, Mathieu remercie le public pour son accueil, avant que Benjamin ne réplique spontanément : « Papa, c'est pour moi, pour mon rôle dans Stat! »
L'échange qui suit est rempli de sincérité et d'humour. Réalise-tu Benjamin tu es le premier autiste à faire un gala ! Benjamin répond: il y a Réal Béland, Coco Béliveau ... déclenchant les rires dans la salle. Son père reprend "Ce soir, tu deviens officiellement un humoriste, il faut maintenant que tu exagères les situations si tu veux faire rire et s'ensuit plusieurs exemples très drôles. Leur complicité est magnifique et ils ont reçu une autre longue ovation bien méritée.
Katherine Levac a ensuite offert un numéro à son image. Elle revient avec beaucoup d'autodérision sur sa séparation, sa vie de famille et les réalités de l'après-accouchement. Son humour franc et assumé fait toujours autant mouche.
En deuxième partie, François Morency revient avec un numéro aussi touchant qu'hilarant. Il aborde le vieillissement, les statistiques sur l'espérance de vie, puis raconte avec beaucoup de tendresse la réalité de ses parents, aujourd'hui atteints de démence. Malgré la délicatesse du sujet, il réussit à faire rire tout en émouvant profondément le public. Il réussit même à faire chanter toute la salle sur Salut les amoureux de Joe Dassin, un moment particulièrement rassembleur.
Le chouchou de Québec, P-A Méthot, a une fois de plus démontré pourquoi il est tant aimé. Entre les vieilles voitures de son père, son incapacité à imaginer devenir policier et sa voisine convaincue que son fils s'identifie à un chat, il enchaîne les éclats de rire avec une aisance remarquable.
Christophe Dupéré nous entraîne ensuite dans un voyage de golf en Floride avec sa bande de chums. Les anecdotes se succèdent à un rythme effréné et les fous rires aussi. Un excellent numéro.
Le duo formé de Jay Laliberté et Louis Girard-Bock propose un numéro complètement déjanté. En parlant les deux en même temps, sans dire la même chose, ils précisent d'entrée de jeu qu'ils ne sont ni Dominic et Martin, ni les 2Frères, ni Les Denis Drolet, mais simplement deux meilleurs amis qui partagent un même tatouage. Leur énergie contagieuse et leur complicité font franchement rire.
Rachelle Élie, humoriste franco-ontarienne, conclut la série d'invités avec un numéro savoureux inspiré de ses vacances dans une retraite silencieuse avec son premier amoureux. L'annonce inattendue de sa grossesse dans un contexte aussi particulier donne lieu à des situations complètement hilarantes.
Pour clore cette excellente soirée, François Morency réserve une dernière surprise au public. Ses célèbres insultes jazzées prennent vie grâce à la voix exceptionnelle de Bruno Pelletier, dont l'apparition a été chaudement applaudie.
Avec un rythme soutenu, des invités de grande qualité, plusieurs surprises et un équilibre parfait entre émotion et humour, François Morency signe un retour gagnant aux Galas Juste pour rire. Une soirée généreuse, drôle et profondément humaine qui a conquis le Palais Montcalm.
Demain soir, les Galas Juste pour rire se poursuivent avec Christian Marc Gendron et Pierre-Luc Pomerleau à l'animation du cinquième et dernier gala de la saison 2026.
Pour connaître la programmation complète :
Lyne LaRoche
Galerie de photos
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Gala Marthe et Philippe - 24 juillet 2026

Marthe Laverdière et Philippe Laprise livrent un gala complètement « sua coche »!
Le Palais Montcalm affichait encore complet pour la troisième représentation des Galas Juste pour rire, une soirée animée avec beaucoup de complicité par Marthe Laverdière et Philippe Laprise. Même Minou, complice de Marthe a fait une petite apparition sur scène.

Dès leur arrivée sur scène, les deux complices ont donné le ton. En parlant de leurs nombreux points communs, ils ont rapidement démontré cette belle chimie qui les unit. Leurs échanges naturels et leurs réparties spontanées ont conquis le public, qui riait déjà aux éclats.
Marthe Laverdière a lancé la soirée avec une anecdote complètement rocambolesque vécue lors d’un gala où elle a remporté le titre d’Horticultrice Passion Québec. Une histoire aussi improbable qu’hilarante qui représentait parfaitement son univers coloré.
Thomas Bédard a ensuite pris possession de la scène. Philippe nous a même confié qu’il pourrait presque être son fils tellement ils ont plusieurs points communs! Avec son humour bien à lui, Thomas nous a parlé de sa vieille voiture orange et rouillée surnommée « Donald », en référence à Donald Trump. Son numéro sur le service à la clientèle, où il compare un jeune employé à un baby-boomer, a été particulièrement efficace. Son choix final? Le baby-boomer, sans hésitation!
Dominic et Martin ont offert un numéro fidèle à leur réputation : un humour absurde, intelligent et parfaitement maîtrisé. Leur discussion complètement éclatée autour d’une personne convaincue que la Terre est plate a provoqué une véritable avalanche de rires. Leur complicité sur scène est toujours un plaisir à voir.
Puis déguisée en mystérieux petit garçon (Stuart-Beauséjour) avec un petit casque est apparue sur scène. Il nous a présenté la « ouananiche », son habitat, la façon de prononcer son nom et son supposé meilleur ami, le « Ouaouaron. Ce n’est qu’à la toute fin que l’on découvre qu’il s’agissait de Cathleen Rouleau. Une belle surprise!
Ouellet nous a ensuite démontré que sa grande sensibilité ne correspond pas toujours à son apparence. Son numéro sur l’épicerie, où il demande aux clients le code des bananes et que tous répondent spontanément « 4011 », alors que la jeune caissière ne comprend rien, était tout simplement irrésistible.

Pour terminer la première partie, Marthe est revenue avec une chronique d’horticulture sur la petite abeille, ce précieux pollinisateur. Philippe et Sylvi Tourigny ont ensuite fait leur entrée déguisés en fleurs. Un moment complètement absurde qui a déclenché une explosion de rires dans la salle.
Après l’entracte, les animateurs ont pris un moment pour rappeler l’importance de profiter de chaque instant. Philippe a raconté que depuis son aventure dans Sortez-moi d’ici!, il savoure encore davantage chaque moment, ajoutant avec humour qu’on pouvait maintenant l’appeler « le Georges St-Pierre de la jungle ».
Il nous a ensuite partagé son incroyable expérience au Panama, où il a dû marcher sur un fil suspendu entre deux édifices au 53e étage. Sa plus grande peur? Que le fil casse… et de se retrouver dans une situation très embarrassante! Encore une fois, Philippe a démontré son immense talent de conteur.
Nic Audet a offert un numéro très efficace sur son célibat et sa relation avec l’amour. En affirmant avec humour être un « baiseur olympique » qui ne pratique ce sport qu’aux quatre ans, il a fait rire toute la salle.
Mélanie Couture a été, pour moi, l’une des grandes révélations de la soirée. Ses anecdotes sur la préménopause, les chaleurs nocturnes et sa façon bien particulière de profiter de la machine pour l’apnée du sommeil de son conjoint afin d’avoir une petite brise ont été absolument savoureuses. Elle mérite assurément une mention spéciale tellement elle est drôle!
Jey Fournier, qui deviendra bientôt papa d’une petite fille, a parlé avec beaucoup d’autodérision de la grossesse de sa conjointe. Selon lui, si les hommes devaient accoucher, ce serait certainement un sport diffusé à la télévision! Ses inquiétudes concernant les futurs petits garçons mal élevés ont également fait beaucoup rire.
Sam Vigneault a conclu les prestations avec une ambiance festive grâce à son accordéon. Originaire d’une famille de cinq enfants de Plessisville, il nous a raconté sa vie à la ferme, les vaches auxquelles il chante « Bonne fête » et une fameuse dégustation de saucisses préparée par sa mère. La nouvelle recette était tellement mauvaise que toute la famille l’a recrachée… et même le chien n’a pas apprécié! Une finale complètement désopilante.
Pour terminer le gala en beauté, Philippe est revenu sur scène en robe de chambre afin de démystifier le personnage de Marthe. Cette dernière, qui affirme être massothérapeute, lui a offert un massage absolument épouvantable. Un numéro final complètement déjanté qui a laissé le public en fou rire.
Encore une fois, Juste pour rire nous offre un gala de grande qualité, rempli d’humoristes talentueux et de numéros variés.
Marthe Laverdière et Philippe Laprise forment un duo complice, généreux et extrêmement efficace. Leur énergie contagieuse a accompagné les spectateurs du premier au dernier numéro.
Un gala « sua coche » où les rires étaient au rendez-vous tout au long de la soirée!
Ce soir, ce sera au tour de François Morency de prendre les commandes du quatrième gala.
Pour plus d’informations : http://www.hahaha.com
Lyne LaRoche
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Gala Coco et Liliane - 23 juillet 2026

Gala de Liliane Blanco-Binette et Coco Béliveau : une soirée éclatée, drôle et remplie de belles découvertes
Ce soir, j'ai assisté au gala animé par Liliane Blanco-Binette et Coco Béliveau dans le cadre du Festival Juste pour rire Québec, présenté au Palais Montcalm.
Même si ce n'était pas nécessairement mon genre d'humour ni ma génération, je me suis beaucoup amusée. Les deux animatrices ont livré un gala dynamique, en se présentant l'une l'autre avec beaucoup d'autodérision. Leur complicité et leurs multiples talents ont donné le ton à une soirée aussi originale que divertissante.
Erika Suarez ouvre le bal avec un numéro où elle aborde le fait qu'à 32 ans, elle commence à vieillir. Elle raconte avec beaucoup d'humour ses nombreuses anxiétés et son côté hypocondriaque, même sous la douche.
Guillaume Wagner raconte qu'il n'était pas remonté sur scène depuis deux ans... et que personne ne l'a vraiment remarqué! Avec son humour bien à lui, il revisite même l'histoire du Petit Chaperon rouge et aborde la pression qui pousse souvent les hommes à faire semblant que tout va bien.
Anne-Sarah Charbonneau est une véritable tornade d'énergie. Colorée, assumée et rafraîchissante, elle raconte que son coming out lui a pris sept ans. Elle parle aussi, avec beaucoup d'autodérision, de la sexualité de ses parents et affirme ne pas avoir hérité de leurs « gènes sexuels ». Une très belle découverte pour moi.
Katherine Levac arrive sur scène pour un numéro complètement déjanté où Liliane semble possédée par un vieux dégueulasse. Katherine lui lance un liquide au visage et, comme par magie, Liliane redevient elle-même. Un moment complètement éclaté.
Josiane Aubuchon, qui vient tout juste d'avoir 40 ans, raconte avec énormément d'énergie les situations complètement folles qui lui arrivent. Son numéro est si entraînant que toute la salle s'est mise à chanter La Vallée de Dana. Une performance ahurissante qui lui a valu une chaleureuse ovation debout.




Deuxième partie
Liliane et Coco reviennent sur scène en expliquant qu'on leur a dit que leur gala devait plaire à tout le monde. Elles ont donc demandé à ChatGPT de leur écrire un numéro qui plairait à tous. La conclusion est simple : lorsqu'on essaie de plaire à tout le monde, on ne plaît finalement à personne. Une excellente réflexion livrée avec beaucoup d'humour.
Véronique Isabel Fillion propose un numéro à la fois drôle, sensible et très près de ses émotions. Pour gagner sa vie, elle fait de l'humour... et fabrique aussi des savons artisanaux. Résultat : elle n'a toujours pas de maison! Une autre très belle découverte.
Charlie Morin, originaire du Saguenay, parle de sa voix, de son style, de son célibat de trois ans et de son nouveau chum qui vient de Chibougamou. Il raconte également que son conjoint et lui portent le même nom de famille. Un numéro sympathique et authentique, très drôle.
PB Rivard avoue acheter des livres uniquement pour décorer sa bibliothèque. Il aborde ensuite son anxiété, les antidépresseurs et leur effet sur sa libido avec beaucoup d'autodérision. Son humour intelligent fait mouche.
Pascale Marineau démontre une fois de plus qu'elle peut tout faire. À 35 ans, elle réalise qu'elle a enfin atteint l'âge des héroïnes romantiques des films des années 1990 et 2000... mais constate que tout ce qu'on lui avait fait croire n'était finalement que mensonges et balivernes.
Simon Boisvert, un hétéro passionné de golf, affirme que la première impression n'est pas son point fort. Il parle de son prénom et de sa guitare qu'il considère comme un véritable outil de séduction. Il enchaîne les blagues avec beaucoup d'efficacité.
Pour conclure, Liliane Blanco-Binette et Coco Béliveau ont rappelé que ce gala n'était présenté que pour une seule soirée. Elles poursuivent toutefois chacune leur tournée partout au Québec.
Pour connaître leurs spectacles et vous procurer des billets :
Liliane Blanco-Binette : https://lilianeblancobinette.com/
Coco Béliveau : https://cocobeliveau.com
Demain soir, ce sera au tour du gala de Marthe Laverdière et Philippe Laprise.
Pour toute la programmation du Festival
Juste pour rire Québec : www.hahaha.com
Lyne LaRoche
Gala Laurent Paquin - 22 juillet 2026

Laurent Paquin lance le bal des Galas Juste pour rire Québec avec une soirée magistrale
C'est dans un Palais Montcalm rempli de bonne humeur que s'est ouvert le tout premier Gala de Juste pour rire Québec, présenté du 22 juillet au 9 août.
Pour une 23e année consécutive, Laurent Paquin était à la barre de l'événement et il démontre, une fois de plus, pourquoi il est l'un des meilleurs animateurs de galas au Québec.
Dès son numéro d'ouverture sur l'empathie, le ton est donné. Laurent Paquin frappe fort avec un texte intelligent, bien construit et ponctué de réparties qui font mouche. Son aisance, son sens du rythme et sa capacité à créer un lien avec le public font de lui un maître de cérémonie exceptionnel.


Il accueille d'abord son vieux complice Sylvain Larocque, qui raconte avec beaucoup d'autodérision sa nouvelle vie amoureuse avec Josée et son achat d'une « swing chair ». Un numéro livré avec toute l'assurance qu'on lui connaît.
Le Suisse Thomas Wiesel offre ensuite un regard aussi mordant qu'hilarant sur le Québec. Entre la politique, les débats, les alertes AMBER et notre passion pour les potins, il réussit à nous faire rire… de nous-mêmes.Très belle découverte!
Selon Laurent, on ne voit pas assez souvent Alex Roy, et il a bien raison. Son numéro sur ses jumeaux, sa mère, sa vie de couple, ses ronflements et ses claquements de dents est savoureux et déclenche de nombreux éclats de rire.
Léa Stréliski, mère de trois enfants, affirme avec humour qu'elle mérite une médaille. Son sens de l'observation et son naturel séduisent rapidement le public.
Puis vient Billy Tellier, qui raconte que sa conjointe souhaitait avoir une chanson pour souligner leurs 13 ans de vie commune. En demandant à Andy St-Louis d'en écrire une, il donne naissance à un moment complètement irrésistible.
La première partie se conclut avec un numéro délirant réunissant René Simard et Laurent Paquin, complices sur scène depuis trois ans dans Le dîner de cons. L’interprétation du Petit pouding Laura Secord, reprise par toute la salle, crée un magnifique moment de communion.
En deuxième partie, Laurent Paquin revient avec un excellent numéro sur... le silence. Il explique avec beaucoup d'humour à quel point les silences peuvent devenir malaisants selon les situations, affirmant que « le bruit des uns est souvent le silence des autres ». Une réflexion aussi drôle qu'intelligente.
Le public découvre ensuite Mat Lévesque, fier Bleuet du Lac-Saint-Jean qui participait à son premier gala. Son récit sur son côté festif hérité de son père est tout simplement tordant et lui vaut son premier standing ovation.
La star montante Jessica Chartrand confirme tout le bien qu'on dit d'elle. Ancienne gérante chez St-Hubert, elle puise dans son expérience du service à la clientèle et aborde également les dépendances avec un regard à la fois drôle et pertinent.
Invité fidèle de Laurent depuis plusieurs années, Simon Delisle, qui célèbre 15 ans de carrière à temps plein, fait rire avec ses souvenirs d'un pénible party de bureau des Fêtes présenté dans un restaurant Giorgio. Il profite également de l'occasion pour rendre un hommage à Laurent Paquin, un moment aussi touchant, drôle et sincère.
Charles-Antoine Des Granges démontre qu'il a trouvé sa couleur. Son récit de son passage à Hors réseau : l'expérience, notamment sa réflexion sur les ours, fait éclater de rire toute la salle.

Pour terminer, Laurent Paquin propose un concept original en invitant Guy Jodoin et Jean-Michel Anctil à relever un défi complètement inusité : partager... un moment de silence. Les trois humoristes, assis sur un divan, transforment l'absence de paroles en un numéro aussi absurde qu'hilarant. Il fallait y penser!

Impossible de passer sous silence l'excellent travail de Maxime Charbonneau, animateur de foule, qui a su maintenir l'énergie du public tout au long de la soirée. En prime, toute la salle lui a chanté « Bonne fête », un moment spontané et chaleureux qui a ajouté à l'ambiance festive.
Bilan
Laurent Paquin est une véritable machine. Un as de l'animation qui maîtrise parfaitement le rythme d'un gala, met généreusement ses invités en valeur et enchaîne les numéros avec une aisance remarquable. Grâce à une programmation solide, une foule réceptive et plusieurs moments mémorables, ce premier Gala Juste pour rire Québec lance le festival de la plus belle des façons.
Demain soir, place au Gala de Liliane Blanco-Binette et Coco Belliveau.
Pour toute l'information et la programmation complète : www.hahaha.com
Lyne LaRoche
La pièce qui tourne mal - 17 juillet 2026

La pièce qui tourne mal : un chaos parfaitement maîtrisé qui nous fait rire du début à la fin!
Il y a des spectacles où tout semble vouloir déraper… et c’est exactement ce qui fait notre bonheur! La pièce qui tourne mal porte très bien son nom, car dès les premières minutes, le public comprend que rien ne se déroulera comme prévu. Et c’est justement dans ce joyeux désordre que se trouve toute la magie de cette comédie.
Cette adaptation québécoise de la populaire pièce britannique The Play That Goes Wrong nous transporte dans l’univers d’une troupe de théâtre amateur qui tente de présenter une pièce policière. Mais entre les imprévus, les problèmes techniques, les décors qui donnent l’impression de vouloir leur compliquer la vie et les situations complètement absurdes, la représentation devient rapidement un véritable feu roulant de péripéties.
L’adaptation québécoise de Normand Chouinard et la mise en scène d’André Robitaille sont une grande réussite. Ce qui semble être un immense chaos est en réalité un spectacle d’une précision impressionnante. Chaque mouvement, chaque gag et chaque effet sont réglés au quart de tour. Derrière cette folie se cache un travail colossal.
La distribution est tout simplement remarquable. Fabien Cloutier, LeLouis Courchesne, Pierre-François Legendre, Stéphane Breton, Olivia Palacci, Rémi-Pierre Paquin, Julie Ringuette et Jonathan Roberge nous offrent des performances où l’énergie et l’engagement physique sont impressionnants.






Ce qui m’a particulièrement impressionnée, ce sontles nombreuses chutes et les scènes physiques qui demandent énormément de maîtrise. À plusieurs reprises, je me suis demandé comment les comédiens réussissaient à enchaîner autant de prouesses tout en continuant à nous faire rire. Il faut une concentration exceptionnelle, une grande complicité entre les artistes et un talent immense pour livrer un spectacle de cette intensité.
Le public embarque rapidement dans cette folie et les rires se succèdent tout au long de la soirée. On vient pour se divertir, mais on repart aussi avec beaucoup d’admiration pour ces artistes qui repoussent les limites de leur métier.
Ma note : 9,5/10
Une chose est certaine : ça prend énormément de talent pour être comédien ou comédienne dans La pièce qui tourne mal. Réussir à transformer autant de catastrophes en moments de pur bonheur pour le public est un véritable exploit. Chapeau à toute la distribution!
Présentée à la salle Albert Rousseau jusqu'au 26 juillet.
Pour connaître toutes les dates
https://monarqueproductions.com/spectacles/la-piece-qui-tourne-mal/#dates
Lyne LaRoche
Cirque du soleil/ Jean Leloup - 15 juillet 2026

Le Cirque du Soleil
Série Hommage
Jean Leoup, Paradis perdus
Mercredi soir, c’était soir de première et soirée d’anniversaire à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières. En plus de célébrer le 10 anniversaire de sa série Hommage, Le Cirque du Soleil présentait la grande première du spectacle Jean Leloup, Paradis perdu.
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Connaissant l’univers déjantée du roi Ponpon, on peut déjà s’attendre à un spectacle unique dans un monde onirique tout en couleur.
Fidèle à ses habitudes, le Cirque du Soleil a accueilli artistes et personnalités politiques qui ont bien voulu déambuler sur le tapis rouge avant la représentation.
Ce fut l’occasion de voir entre-autres, la Première Ministre Christine Fréchette ainsi que les ministres Lebel, Boulet et Duranceau. La grande Francine Grimaldi, fidèle à son habitude, est venue fouler le tapis qui était mauve pour ce monde de Leloup. Émilie Bibeau, Vincent Leclerc, Rémi-Pierre Paquin, Nathalie Simard, Jessica Parker, Lili Francke-Robitaille et plusieurs autres membres de la colonie artistique ont défilé devant caméras et projecteurs.
Rendant aussi hommage au public, le cirque a invité près de 80 personnes à prendre place au cœur de la scène. Ces personnes, vêtues de noir ou de blanc, ont choisi un billet VIP. Elles vivront l’expérience dans le dôme et deviendront Les Cents toucans en vivant ce spectacle de l’intérieur.
Jean Leloup, c’est Jean Leclerc qui a grandi à Ste-Foy d’une mère je ne sais quoi… Il aussi grandi au Togo et en Algérie, faisant d’une partie du monde, son terrain de jeu. C’est 40 ans de carrière et 9 albums de chansons originales.
Le spectacle commence avec l’entrée des Toucans qui se dirigent vers la scène après que les consignes habituelles adressées au public étaient entrecoupées de phrases de Leloup qui bonifiaient le message.
Un personnificateur de Jean Leloup, armé de sa guitare s’avance sur scène pour accompagner le premier numéro d’agiles acrobates aux notes de Dans la jungle maudite.
Son immense succès 1990 accompagne un autre numéro d’acrobaties dynamiques.
Un surprenant jongleur à trois mains viendra émerveiller le public incrédule.
La musique de Jean Leloup colle à la peau du Cirque du Soleil. Les liens entre les numéros sont souvent constitués de pertinents enregistrements parlés du chanteur.
Les arrangements musicaux de Jean-Phi Concalves, un habitué de cette série hommage, qui sont présentés dans un son impeccable, sont simplement magnifiques. Il a su donner tout l’espace à la poésie de Jean Leloup en assurant un mariage parfait avec l’art circassien sans s’éloigner de l’émotion des versions originales des pièces.
Jean Leloup est omniprésent tout au long du spectacle. Parfois deux Jean Leloup se retrouvent sur scène en même temps, évoquant les différentes personnalités de chanteur.
La première partie nous a offert quelques numéros d’équilibristes comme une sorte de métaphore qui suggère la fragilité de l’équilibre du génie qu’est Leloup.
Le Cirque du Soleil a vraiment rendu hommage à l’œuvre de Jean Leloup. Tous ces gros titres y défilent. Parfois dans des versions collées à l’original, parfois revisitées très habilement ou même parfois par de simples phrases ou de très courts extraits.
La mise en scène de Marie-Eve Milot et le travail de Daniel Ross, directeur de création frappent dans le mille. Une auto patrouille, gyrophares allumés, servira de percussion pendant l’interprétation d’I lost my baby.
Que dire du mystérieux numéro de cerceau volant. Tout simplement magique. Il n’y a pas de temps mort dans ce spectacle.
Avec Paradis perdu, le Cirque du Soleil a relevé avec brio un défi de taille, celui de transposer sur scène l'univers éclaté, poétique et imprévisible de Jean Leloup. Le public a chaleureusement acclamé le spectacle et Jean Leloup qui est humblement monté sur scène pour le salut final.
Ce spectacle est sans aucun doute le meilleur de la série Hommage depuis celui soulignant le monde des Colocs. Un spectacle qui procure de puissantes émotions. Un paradis perdu, un spectacle à ne pas manquer.
Arrivez tôt et profitez du panorama que vous offre l’Amphithéâtre Cogeco au rythme de la musique du DJ Danick Bastine qui sera sur la scène de la terrasse.
Pour en savoir d’avantage ou pour vous procurer des billets pour l’une des représentations de ce spectacle présenté jusqu’au 15 août prochain, rendez-vous au :
https://www.amphitheatrecogeco.com/spectacles/cirque-du-soleil-jean-leloup-trois-rivieres
Claude Gignac
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125 rue des Malaises - 13 juillet 2026
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125, rue des Malaises : un film qui nous fait entrer dans une famille... comme si on en faisait partie
Il y a des films qui racontent une histoire... et il y en a d'autres qui nous donnent l'impression d'être assis dans le salon des personnages, à vivre chaque moment avec eux. 125, rue des Malaises fait définitivement partie de cette deuxième catégorie.
Tout se passe dans ce chalet au toît rouge
Le film nous présente Laurent, un père de famille qui réunit sa fille Marie-Claude dans son chalet pour lui annoncer qu'il a pris une décision qui bouleversera leur vie : il a demandé l'aide médicale à mourir. Comme si cette nouvelle n'était pas déjà assez difficile à encaisser, d'autres révélations viendront chambouler l'équilibre familial, faisant remonter à la surface des secrets, des mensonges, des jalousies, des blessures... mais aussi beaucoup d'amour.


Ce qui rend ce film si particulier, c'est sa façon d'avoir été créé. La productrice Denise Robert a offert aux comédiens une structure, une histoire à respecter, mais leur a laissé une immense liberté. Résultat : le long métrage est composé à près de 98 % d'improvisation, et ça se ressent à chaque scène.
Les dialogues sonnent vrais, les réactions sont naturelles et on oublie rapidement qu'on regarde un film.
J'ai vraiment aimé cette brochette de cinq acteurs qui livrent tous une performance remarquable.
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La scène qui m'a le plus bouleversée est sans contredit celle où Marie-Claude annonce à son père qu'elle est enceinte. Rémy Girard et Geneviève Schmidt y sont tout simplement extraordinaires. L'émotion est palpable, sincère et profondément touchante.

Guylaine Tremblay, dans son rôle de notaire, apporte exactement la touche d'humour qu'il faut. Elle est drôle, efficace et son personnage fait un bien fou dans cette histoire remplie d'émotions.
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Claude Legault, dans la peau du voisin, est tout simplement parfait. Le voisin qu'on aimerait tous avoir : présent, bienveillant et toujours au bon moment.

Et que dire de Pier-Luc Funk! Ses mimiques, son naturel et ses répliques sont absolument délicieuses. Il apporte beaucoup de fraîcheur au film.
Ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est cette impression de faire partie de leur famille. J'avais l'impression d'être assise dans leur salon, de partager leurs joies, leurs peines, leurs non-dits, leurs envies, leurs « je m'en crisse », leurs mensonges et leurs réconciliations.
Rarement un film m'a donné ce sentiment de proximité.
125, rue des Malaises réussit à nous faire rire, nous émouvoir et nous faire réfléchir, sans jamais tomber dans le mélodrame. C'est un film profondément humain, porté par cinq comédiens au sommet de leur art et une façon de raconter l'histoire qui lui donne une authenticité remarquable.
125, rue des Malaises prend l'affiche partout au Québec dès le 16 juillet 2026.
Si vous aimez les films où les personnages semblent vrais et où les émotions sont au rendez-vous, je vous le recommande sans hésitation.
Lyne LaRoche
Massage secret - 11 juillet 2026

Massage secret : une dose de rire et de folie pour une soirée parfaite à La Roche à Veillon
S'il y a un endroit où j'aime toujours revenir durant la saison estivale, c'est bien La Roche à Veillon, à Saint-Jean-Port-Joli. On y retrouve tout ce qu'il faut pour passer une excellente soirée : un bon repas, une ambiance chaleureuse et un théâtre d'été qui fait rire le public depuis plus de 60 ans.
Cette année, c'est avec la comédie Massage secret, écrite par Claude Montminy et mise en scène par Sébastien Dorval, que le public est invité à décrocher du quotidien et à profiter d'un bon moment de divertissement.
Dès le début de la pièce, on comprend que rien ne se déroulera comme prévu! Jean et Patrick, deux anciens mécaniciens devenus restaurateurs, se retrouvent dans une situation complètement invraisemblable après un incident pour le moins malheureux.
Pour éviter les ennuis, ils doivent changer de vie et se retrouvent à travailler dans un centre de massothérapie... un domaine où ils n'ont absolument aucune expérience.
Imaginez deux hommes habitués à réparer des moteurs qui doivent maintenant apprendre à donner des massages! Les situations cocasses, les malentendus et les surprises s'enchaînent pour le plus grand plaisir des spectateurs.
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Samuel Bouchard et Jocelyn Paré forment un duo très complice qui fait mouche. Nathalie Séguin apporte beaucoup de naturel à son personnage, tandis qu'Emmanuel Pelletier-Michaud campe un Cougar aussi imposant qu'amusant. Toute la distribution contribue au plaisir du public et à l'excellente énergie qui règne sur scène.
Ce que j'aime particulièrement dans les comédies d'été, c'est cette capacité de nous faire oublier, pendant quelques heures, le rythme effréné du quotidien. Massage secret remplit parfaitement cette mission en offrant une histoire légère, des personnages attachants et une bonne dose d'humour.
Mais une soirée à La Roche à Veillon, ce n'est pas seulement du théâtre. C'est une expérience complète! Le repas succulent, l'accueil chaleureux, l'ambiance conviviale et le plaisir de se retrouver dans ce magnifique coin de pays font partie du charme de l'endroit.
Que vous soyez un habitué du théâtre d'été ou que vous découvriez La Roche à Veillon pour la première fois, Massage secret est une belle occasion de sortir, de rire et de profiter d'une soirée mémorable.
Alors, pourquoi ne pas vous offrir une petite escapade à Saint-Jean-Port-Joli?
Massage secret est présenté à La Roche à Veillon jusqu'au 6 septembre 2026. Une belle sortie estivale à inscrire à votre agenda!
Lyne LaRoche
Rupture - 10 juillet 2026

Rupture à domicile : le remède parfait pour une soirée de fous rires!
Présentée jusqu'au 15 août au Théâtre Petit Champlain
Il y a des soirées où l'on entre dans une salle avec l'envie de se divertir... et où l'on en ressort avec le sourire aux lèvres. C'est exactement ce que m'a fait vivre Rupture à domicile, une excellente comédie présentée au Théâtre Petit Champlain.
Pendant 90 minutes, sans entracte, je n'ai pas vu le temps passer. Les éclats de rire se succédaient sans arrêt et je n'étais certainement pas la seule à avoir autant de plaisir. Tout au long de la représentation, la salle riait de bon cœur. L'ambiance était tout simplement contagieuse.
Le concept est original et sort de l'ordinaire. Un homme décide de mettre fin à sa relation, mais plutôt que de le faire lui-même, il engage un professionnel dont le métier est d'annoncer les ruptures amoureuses à la place de ses clients. Évidemment, rien ne se passe comme prévu et les quiproquos s'enchaînent à un rythme effréné, pour le plus grand bonheur des spectateurs.






Ce qui rend cette pièce aussi efficace, c'est d'abord la qualité de son texte, mais également l'excellent jeu des comédiens. Emmanuel Bédard, Valérie Laroche et Olivier Normand forment un trio remarquable. Leur complicité est évidente, les dialogues sont dynamiques et les répliques font mouche. Chacun apporte sa couleur à son personnage et contribue à faire monter les rires tout au long de la soirée.
La mise en scène de Marie-Hélène Lalande est parfaitement maîtrisée. Le rythme est soutenu, les scènes s'enchaînent avec fluidité et il n'y a aucun temps mort. On se laisse porter par l'histoire du début jusqu'à la fin.
J'ai également beaucoup apprécié les clins d'œil à notre réalité québécoise. Ces références créent une belle complicité avec le public et ajoutent encore plus de saveur à cette production.
Au-delà de l'humour, Rupture à domicile nous rappelle avec beaucoup de finesse que les relations amoureuses ne sont jamais aussi simples qu'elles en ont l'air. Derrière les rires se cachent aussi des émotions, des non-dits et des remises en question, le tout présenté avec intelligence et légèreté.
Et que dire de la finale? Je n'en dévoilerai rien, car je préfère vous laisser le plaisir de la découvrir. Une chose est certaine, elle apporte une magnifique conclusion à cette histoire et réserve une surprise que je n'avais absolument pas vue venir. Une belle façon de terminer cette excellente comédie!
Pour ma part, j'ai adoré cette soirée. J'ai ri du début à la fin, tout comme les spectateurs autour de moi.
C'est exactement le genre de théâtre d'été que l'on souhaite voir: une comédie intelligente, rafraîchissante, bien joué et terriblement efficace.
Si vous êtes à la recherche d'une belle sortie cet été, Rupture à domicile est un excellent choix. Une soirée remplie de rires, de rebondissements et de plaisir vous attend au Théâtre Petit Champlain, jusqu'au 15 août.
Ma note : 9,5/10.
Lyne LaRoche
Sirop de poteau - 03 juillet 2026

Sirop de poteau
Nouveau Théâtre de l'Île
C'est dans le décor enchanteur de Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans que j'ai assisté à la comédie Sirop de poteau, une création d'Alex Desmarais, qui signe également le texte et la mise en scène.
Avant même que le spectacle débute, le charme opère. L'Île d'Orléans est un véritable joyau de notre patrimoine et le Nouveau Théâtre de l'Île est un endroit des plus accueillants. Les fauteuils sont très confortables, la salle est climatisée – un gros plus pendant les chaudes soirées d'été – et tout est réuni pour passer un agréable moment.


L'histoire se déroule dans une cabane à sucre où les personnages se retrouvent au cœur d'une intrigue remplie de rebondissements, de traditions québécoises et de situations cocasses.

Dès les premières minutes, Catherine Simard, dans le rôle de Kim Bussières, donne le ton en lançant une chanson à répondre qui entraîne immédiatement le public dans l'ambiance. Elle est tout simplement excellente dans son rôle. Kim a profondément à cœur la cabane à sucre qu'elle a héritée de son papy. Pour elle, ses racines, son patrimoine et les traditions québécoises sont précieux, et Catherine Simard transmet cet attachement avec beaucoup de conviction et de sensibilité.
Clément Desbiens est particulièrement amusant dans le rôle de Philémon L'Espérance. Chaque fois qu'il lance son fameux « Ma chérie au miel », il arrache de beaux sourires à la salle. Il change complètement de registre en incarnant également Damien « Diamonds » Duval, un influenceur au comportement caricatural qu'il interprète avec beaucoup d'énergie et de conviction.

Eva Daigle est excellente dans le rôle d'Anne-Marie Létourneau, une ancienne vedette qui rêve de relancer sa carrière. Son personnage est attachant et elle le défend avec beaucoup de justesse.
De son côté, Joanie Lehoux apporte beaucoup de caractère à Gabrielle Langelier. Son personnage a du mordant, une volonté de fer et est prête à tout pour atteindre son objectif.
Sirop de poteau célèbre les traditions québécoises, le folklore et le plaisir de se rassembler. C'est exactement ce que l'on recherche dans un théâtre d'été : rire, décrocher du quotidien et passer une belle soirée dans une ambiance conviviale.
Personnellement, il m'a manqué un petit quelque chose pour être complètement conquise. Je serais toutefois bien incapable de dire quoi exactement. Cela n'enlève rien au texte et au talent des comédiens, qui offrent des performances sincères et généreuses, ni au plaisir de découvrir cette création dans un lieu aussi charmant.
Et puis, après tout… la perfection n'existe pas.
Si vous prévoyez une escapade sur la magnifique Île d'Orléans, je vous invite à faire un arrêt au Nouveau Théâtre de l'Île. Vous y passerez une soirée agréable dans un cadre exceptionnel, en compagnie d'artistes passionnés qui prennent visiblement plaisir à monter sur scène.
Sirop de poteau est présenté jusqu'au 30 août. Une belle occasion d'ajouter une sortie théâtre à votre été et de profiter du charme incomparable de l'Île d'Orléans.
Pour informations :
https://nouveautheatredelile.com/tarifs/
Lyne LaRoche