Événements 2026 - 19 octobre 2026

Patrick Nathalie et Jukebox https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5857
Amphithéâtre Cogeco/Jean Leloup https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5829
Alexandre Barrette  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5788
Bobby Bazini https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5874
Brigitte Boisjoli  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5821
Bruno Pelletier https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5804
Chantal Lamarre https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5789
Christian Marc Gendron  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5798
Chris DeBurgh  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5787

Chriss Klafford 

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Entrevue Dave Gaudet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5790
Entrevue Dominique Hudson https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5822
Entrevue France D'Amour https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5813
Entrevue François Léveillee  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5870
Entrevue Gill Projet Cabrel  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5861
Entrevue Marie-Elaine Thibert  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5819
Entrevue Martin Levac https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5863
Entrevue Ouellet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5796
Entrevue Parapapam https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5882

Entrevue

Petitom

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Entrevue Philippe Laprise https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5868
Entrevue Rose-Marie Boivin https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5795
Entrevue Steeve Diamond https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5871

Entrevue

Verdict2

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Entrevue Véronic Dicaire https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5792

Dévoilement Petit Champlain

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Dévoilement

St-Jean

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Dominic Paquet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5783
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Génération 60

SteeveMatthews

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Dumas https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5766
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Fiori https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5869
France D'Amour https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5812
Francis De Grandpré  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5878
Gala François Morency https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5843
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Gala Christian Marc & Pierre Luc https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5845
GALA Laurent Paquin  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5839
Gala Marthe et Philippe https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5841
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Peter Pan https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5856
PhilippeLaprise Au sommet https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5877
PO Forget https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5866
Projet Cabrel https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5864
Roast Marie Mai  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5847
Roast Mario Jean https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5853
Roast Patrice Bélanger  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5850
Théâtre Massage sectet https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5827
Théâtre Rupture à domicile  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5826
Théâtre La pièce qui tourne mal https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5831
Richardson Zephir  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5777
Théâtre Sirop de poteau https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5824
Théâtre Quelle famille https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5823
Simon Gouache https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5769
Sinatra https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5770
Steeve Diamond spectacle  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5881
Sylvie Desgroseillers  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5785
TAG Carting https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5774
The Queens of music  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5810
Tire le Coyote https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5778
Tommy Néron  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5784
Trois Accords https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5799
Verdict2  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5793
Une soirée avec Vé  https://www.destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5859
Visite Macbeth https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5779
ZAZ https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5815

 




Entrevue Parapapam - 19 octobre 2026

Jasette Parapapam avec Mélissa Bédard, Christian-Marc Gendron, Patrick Norman et Nathalie Lord

Cette semaine, je suis allée à leur rencontre pour piquer une jasette avec eux et parler de leur spectacle Parapapam, qui sera présenté le 20 décembre prochain à 15 h au Grand Théâtre de Québec.

Comme il s’agit d’un spectacle de Noël, je me suis permise de leur poser quelques questions sur leurs traditions, leurs souvenirs, leurs chansons incontournables, mais aussi sur ce qu’ils aimeraient offrir au public au-delà de la musique.

Et vous me connaissez, j’aime bien sortir un peu des sentiers battus! Alors, entre les confidences, les éclats de rire et quelques questions qui les ont peut-être pris un peu par surprise, j’ai découvert quatre personnes généreuses, passionnées et profondément humaines.

Mélissa et Christian-Marc, qu’est-ce qui vous a donné envie de replonger dans cette belle aventure pour une deuxième fois?

Mélissa me confie qu’elle est une fille d’équipe. Elle aime être entourée, partager, rire et vivre des émotions avec les autres. Pour elle, Parapapam, c’est tout ça à la fois : des amis, de la chaleur humaine, des histoires et du partage.

Christian-Marc, de son côté, m’explique que cette tournée leur avait fait énormément de bien, à lui et à sa conjointe, Manon. 

Chanter avec autant de musiciens dans une salle prestigieuse, c’est une aventure qui ne se présente pas tous les jours!

J’ai aussi voulu savoir si l’émotion était différente lorsqu’ils interprétaient une chanson de Noël qui les touchait particulièrement.

Christian-Marc m’explique qu’il y a parfois quelque chose de difficile à décrire. Certaines chansons viennent chercher une émotion particulière, quelque chose de plus profond.

Quant à Mélissa, dès qu’on parle de Noël, on dirait qu’elle retrouve son cœur d’enfant. Christian-Marc me fait remarquer à quel point elle devient une véritable gamine lorsqu’elle parle de cette période de l’année!

Et quand on parle de gospel, on s’entend : Mélissa a la voix pour nous faire vibrer!

J’en ai profité pour demander à Christian-Marc si nous aurions la chance de le voir jouer du piano cette année. Il m’a confirmé que oui, mais qu’il ne savait pas encore exactement dans quelles pièces. Il faudra donc garder une petite part de surprise!

De son côté, Nathalie m’explique qu’elle et Patrick ont l’habitude de se produire ensemble avec deux guitares et deux voix. Se retrouver au milieu d’autant de musiciens et d’amis représente donc quelque chose de tout à fait différent.

Elle me fait remarquer à quel point le moment que nous venions de vivre était beau.  Christian-Marc s’est installé au piano, Mélissa, Patrick et Nathalie se sont réunis autour de lui  et ils ont chanté  ensemble. C’était la première fois qu’ils chantaient tous les quatre, puisque les répétitions n’ont même pas encore commencé.

Et je peux vous dire que la magie s’est  installée naturellement.

Patrick ajoute que ce qui rend cette aventure si spéciale, c’est que la musique passe avant tout. On ne pense pas seulement au spectacle ou au fait d’être sur scène. On se laisse porter par la musique, on partage des idées et on se retrouve sur la même longueur d’onde.

Et comme le souligne Christian-Marc, cette aventure est courte : pour le moment, seulement une représentation à Québec, deux à Montréal et deux à Sherbrooke. Il faut donc en profiter!

Christian-Marc tient également à souligner le travail des sœurs Luce et Lucie Rozon, des Productions Les Agents Doubles, qui sont derrière cette grande production.

En tant que producteur lui-même, il sait très bien ce que représente un spectacle d’une telle envergure, avec autant d’artistes et de musiciens. Il admire leur travail et sait combien les coûts peuvent rapidement grimper lorsqu’on veut offrir une production de cette qualité.

L’année dernière, les artistes avaient été particulièrement gâtés, par la production, elles sont très généreuses. Christian-Marc et Mélissa gardent un excellent souvenir de cette expérience.

Pour Mélissa, ce qui l’a particulièrement marqué c’est ce sentiment de retrouver une époque où le show-business avait une classe bien à lui. Une époque où aller voir un spectacle était un véritable événement, où les gens prenaient plaisir à se mettre beaux et où l’on sentait que tout le monde partageait quelque chose de spécial.

Noël, ça représente quoi pour vous?

Pour Patrick, le temps des Fêtes représente avant tout le calme et la quiétude.

Après une année passée à travailler, à voyager et à se retrouver sous les projecteurs, Noël permet de ralentir et de revenir à l’essentiel : la famille.

Il me rappelle qu’en tant qu’artiste, on est souvent en représentation, toujours en mouvement. Pendant les Fêtes, c’est le moment de se retrouver avec les siens et de profiter de ces instants précieux.

Pour Nathalie, cette année aura une saveur toute particulière. Avec ses deux petits-fils, Noël prend une nouvelle dimension. Elle a tellement hâte de vivre cette magie à travers leurs yeux et de retrouver elle-même un peu de son cœur d’enfant.

Et pour Patrick, il y a aussi Gabriel, son petit-fils de deux ans.

Il me confie avec émotion que lorsque ses propres enfants étaient petits, son métier l’amenait souvent ailleurs. Il a vécu de très beaux moments, mais il sait aussi qu’il en a manqué plusieurs.

Aujourd’hui, il a l’impression d’avoir une deuxième chance.

Quand Gabriel voit son grand-papa, il crie « PAPI! », et à partir de ce moment-là, il n’y a plus personne d’autre qui compte! Patrick me raconte qu’ils se roulent par terre ensemble.

Cette image m’a fait sourire. Derrière le chanteur qu’on connaît depuis tant d’années, il y a un grand-papa qui savoure pleinement ces moments avec son petit-fils.

Christian-Marc, lui, me parle de sa fille Kara, qui croit encore un peu au père Noël. Elle commence toutefois à se poser des questions : comment se fait-il qu’il y ait encore des pères Noël dans les centres commerciaux? Ah, la magie de Noël et les petites questions des enfants! Il faut en profiter tant qu’elle est là!

Je me suis ensuite permise de poser une question à Patrick et Nathalie. Puisqu’ils sont en couple et qu’ils font aussi des spectacles ensemble, arrivent-ils à décrocher une fois à la maison?

La réponse de Nathalie m’a bien fait rire : ils ont un peu de difficulté!

Il suffit qu’une chanson leur passe par la tête pour que les idées de spectacles recommencent à circuler. Ce n’est pas rare que Nathalie fasse la vaisselle pendant que Patrick joue de la guitare. Puis, tout naturellement, ils se mettent à chanter.

Patrick ajoute en riant que parfois, lui joue de la guitare pendant que Nathalie passe la balayeuse!

Et il arrive aussi que Nathalie abandonne son lavage pour aller prendre la guitare.

Voilà donc un aperçu de la vie chez les Norman-Lord! La musique fait tellement partie de leur quotidien qu’elle ne s’arrête pas lorsque le spectacle est terminé.

Je leur ai ensuite demandé quelle chanson de Noël ils devaient absolument interpréter lorsqu’ils participent à un spectacle du temps des Fêtes.

Pour Christian-Marc, c’est It's Beginning to Look a Lot Like Christmas. Avec son côté crooner, cette chanson lui va comme un gant!

Pour Patrick, c’est Ave Maria, une pièce chargée d’émotion.

Nathalie, quant à elle, a choisi Joyeux Noël.

Et pour Mélissa Bédard, c’est Minuit, chrétiens.

Cette dernière chanson mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde.

Christian-Marc m’explique que Minuit, chrétiens est une chanson qui bouleverse. Elle nous ramène immédiatement aux personnes que nous avons perdues, à celles que nous ne voyons plus et à tous ces souvenirs qui reviennent particulièrement pendant les Fêtes.

Il me dit que certaines interprétations sont solides, mais que d’autres sont véritablement connectées. Et lorsqu’un artiste arrive à établir ce lien avec la chanson, quelque chose de très fort se produit.

Le public attend le Minuit chrétiens, mais il l’appréhende aussi un peu, parce qu’on ne sait jamais exactement comment elle va être interprété.

C’est un don qui ne s’explique pas toujours avec des mots.

Il y a des chansons qui nous font chanter, d’autres qui nous font sourire, et certaines qui nous arrêtent complètement le temps d’un instant. Minuit, chrétiens fait partie de celles-là.

Je leur ai demandé ce que les spectateurs pouvaient espérer vivre lors de cette cinquième édition de Parapapam.

La réponse est unanime : des frissons, des rires, du plaisir et beaucoup d’émotions!

Pour Christian-Marc, Parapapam est aussi une merveilleuse occasion de découvrir l’univers d’un orchestre symphonique.

Il me raconte que, lorsqu’il était petit, il allait voir l’orchestre symphonique deux fois par mois. Cette expérience a profondément marqué sa vie.

Il croit que, pour les personnes qui n’ont jamais assisté à un spectacle symphonique, Parapapam constitue une magnifique porte d’entrée, un véritable baptême. Les chansons sont accessibles, et les entendre accompagnées d’un grand orchestre est une expérience enveloppante.

C’est du velours pour les oreilles!

Ils tiennent également à souligner le talent de Marianne Trudel, qui dirige l’orchestre. Ils la décrivent comme une passionnée qui n’hésite pas à communiquer son enthousiasme aux artistes. Elle leur adresse des regards complices, des petits clins d’œil et les encourage tout au long du spectacle.

Ils apprécient cette proximité et cette énergie qui rendent l’expérience encore plus vivante.

Et je crois que c’est justement ce qui fait la force de Parapapam : ce n’est pas seulement une succession de chansons de Noël. C’est une rencontre entre des voix, des musiciens et un public qui vient partager un moment unique.

Voilà la question que je leur ai posée pour les prendre un peu au dépourvu!

Je voulais savoir quel cadeau ils aimeraient que les spectateurs emportent avec eux en quittant la salle, au-delà des chansons et des souvenirs de la soirée.

Les réponses m’ont particulièrement touchée.

Pour Christian-Marc, ce serait le temps.

Il m’explique qu’après les spectacles, il aime aller à la rencontre des gens, les prendre dans ses bras et leur offrir un peu de son temps.

Pour lui, donner un spectacle ne s’arrête pas aux dernières notes. Sa mission, c’est aussi de créer un lien avec le public.

Il pense notamment aux personnes pour qui le temps des Fêtes est plus difficile, celles qui ont perdu un être cher et qui ressentent davantage son absence pendant cette période.

Pour ces personnes, un geste de tendresse peut faire toute la différence.

Pour Nathalie, ce serait la paix.

Elle pense à ses petits-enfants et à ces moments où toute la famille est réunie, dans une atmosphère de calme et de bonheur.

Elle souhaite que les gens puissent retrouver cette paix pendant les Fêtes, qu’ils puissent la vivre avec leurs proches et, surtout, que cette paix existe partout dans le monde.

Pour Patrick, ce serait l’amour.

Tout simplement, l’amour sous toutes ses formes. L’amour qu’on donne, celui qu’on reçoit, celui qu’on partage avec sa famille, ses amis et les gens qui croisent notre chemin.

Et pour Mélissa, ce serait la réparation.

Sa réponse m’a beaucoup touchée.

Elle aimerait que le spectacle donne envie aux gens de renouer avec quelqu’un. Peut-être une amie qu’on n’a pas appelée depuis longtemps, une personne avec qui on a perdu contact ou quelqu’un à qui on aimerait faire un petit signe.

Elle espère que les gens ressortiront tellement émerveillés qu’ils auront envie de prendre leur téléphone et de faire le premier pas.

Parfois, une chanson, un moment de bonheur ou une émotion partagée suffit à nous rappeler ce qui compte vraiment.

Le temps, la paix, l’amour et la réparation.

Patrick résume ces quatre réponses avec humour : « On vient de trouver une chanson! »

Et moi, je me dis que ces quatre mots résument merveilleusement bien l’esprit de Noël.

Avant de terminer, j’ai envie de vous parler de ce que cette rencontre représente pour moi personnellement. 

Parce que derrière mon travail pour Destination Ville de Québec, il y a aussi un respect immense pour les artistes, leurs parcours et les personnes qu’ils sont dans la vraie vie.

Christian-Marc, je le suis depuis ses débuts. Je l’ai vu évoluer, grandir et prendre sa place. Aujourd’hui, ses salles sont pleines et le public l’aime énormément. C’est un bonheur de voir tout le talent de cet homme reconnu à sa juste valeur.

C’est un gars sympathique, généreux et attachant. Sa conjointe, Manon, possède elle aussi une voix extraordinaire. Ensemble, ils forment un couple incroyable.  Et puis, il y a leur petite Kara, que nous avons eu le plaisir de voir grandir et qui participe souvent à leurs spectacles.

La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre! Avec deux parents aussi talentueux, la petite a de qui tenir!

Mélissa, elle, est ma chouchoute depuis ses débuts à Star Académie. Je suis tombée en amour avec sa voix dès la première fois que je l’ai entendue chanter. Elle vient chercher en moi une émotion que j’ai parfois du mal à expliquer.

J’ai attendu très longtemps avant d’avoir enfin la chance de la rencontrer pour une entrevue. Notre première rencontre a eu lieu l’année dernière, justement dans le cadre de Parapapam.

Et je n’ai pas été déçue!

Vous savez, parfois, on admire tellement un artiste qu’on a peur d’être déçu lorsqu’on le rencontre en personne. Mais avec Mélissa, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.

Ce que vous voyez à la télévision, c’est ce que vous retrouvez dans la vraie vie. Elle est drôle, spontanée, sympathique et elle aime sincèrement les gens. Avec elle, les échanges se font naturellement, sans tabou et sans détour.

Et sa voix… que dire de sa voix? Ses interprétations ne laissent personne indifférent. Pour moi, pouvoir la côtoyer est un immense cadeau.

Quant à Patrick, cet homme a bercé mon adolescence.Ses chansons ont accompagné tellement de moments de ma vie. Quand j’étais plus jeune, j’étais en amour avec lui! Et aujourd’hui, me retrouver assise à côté de lui, pouvoir lui parler de Noël, de sa vie et de son parcours, c’est quelque chose que je n’aurais jamais imaginé à l’époque.

Il y a des artistes dont les chansons deviennent les souvenirs d’une génération. Patrick fait partie de ceux-là.

Et à ses côtés, il y a Nathalie, une femme d’une douceur et d’une gentillesse remarquables. J’ai beaucoup aimé pouvoir échanger avec eux, découvrir leur belle complicité et entendre parler de leur famille, de leur amour et de ce que Noël représente pour eux.

Je me suis d’ailleurs permis de les remercier sincèrement d’avoir pris le temps de partager tout cela avec moi.

Je me suis sentie privilégiée d’être assise avec ces quatre artistes et de pouvoir découvrir un peu plus leur univers, leurs émotions et leurs grands cœurs et de vous le partager aujourd'hui.

Alors c’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Le spectacle Parapapam sera présenté le 20 décembre prochain à 15 h au Grand Théâtre de Québec, avec Mélissa Bédard, Christian-Marc Gendron, Patrick Norman et Nathalie Lord, accompagnés d’un orchestre symphonique, avec la participation de Manon Séguin et, qui sait, peut-être celle de la magnifique Kara!

Si vous cherchez une belle sortie à faire en famille, si vous avez envie de vous offrir un moment magique ou si vous cherchez une idée de cadeau de Noël qui sort de l’ordinaire!

Pourquoi ne pas offrir des billets à votre mère, à votre grand-mère, à votre conjoint ou à une personne qui vous est chère? C’est une belle façon de se créer des souvenirs ensemble.

Quatre artistes, quatre grandes voix, un orchestre symphonique et toute la magie de Noël réunis sur une même scène. Ça promet des frissons, des rires, des émotions et, je l’espère, beaucoup d’amour.

Moi, j’y serai!

Et j’espère sincèrement vous y retrouver aussi.

Dépêchez-vous, les billets sont en vente dès maintenant!

Pour les billets : https://grandtheatre.qc.ca/programmation/parapapam/

Pour toutes les dates

https://www.agentsdoubles.ca/spectacles/parapapam-2026

Lyne LaRoche 




Steeve Diamond - 18 octobre 2026

Steeve Diamond et Sylvie Fortin : deux grandes voix, mille émotions avec Bocelli & Friends 2-De Céline à Bocelli

Quand les grandes voix se rencontrent, la magie opère… et le public en redemande!

Il y a des spectacles qui nous divertissent, d’autres qui nous émeuvent, et puis il y a ceux qui nous donnent des frissons et nous font vivre toute une gamme d’émotions. C’est exactement ce que nous propose Steeve Diamond avec Bocelli & Friends 2 – De Céline à Bocelli, accompagné de la talentueuse Sylvie Fortin.

Dès les premières notes de O Sole Mio, le voyage musical est lancé! Et quel voyage! Pendant toute la soirée, les grandes voix qui ont marqué l’histoire de la chanson se rencontrent dans des interprétations impressionnantes, des duos inattendus et quelques clins d’œil humoristiques qui viennent ajouter une belle touche de légèreté.

Des rencontres musicales à couper le souffle!

Steeve  et Sylvie ont livré une performance magistrale. Entourés de Pierre Verrette au piano et de Gabrielle Préfontaine au violoncelle, ils nous transportent d’un univers musical à l’autre avec une aisance remarquable.

Imaginez Pavarotti et Lara Fabian réunis autour de Caruso, ou encore Édith Piaf, Gerry Boulet et Bocelli qui se rencontrent dans L’Hymne à l’amour. Des moments qui nous rappellent toute la puissance des grandes chansons et la place qu’elles occupent dans nos souvenirs.

Pavarotti, Louis Armstrong, Joe Cocker, Ginette Reno, Maria Callas, Céline Dion, Gerry Boulet, Isabelle Boulay, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois, Éric Lapointe et Andrea Bocelli… les légendes défilent et les surprises s’enchaînent!

De What a Wonderful World à You Are So Beautiful, en passant par Bésame Mucho, Hallelujah, Je ne suis qu’une chanson, Cette voix, All by Myself, Ordinaire et Une chance qu’on s’a, le répertoire nous fait voyager entre les styles, les époques et les émotions.

Mon moment le plus intense 

S’il y a un moment qui m’a particulièrement marquée, c’est bien celui où les premières notes de You Raise Me Up ont résonné dans la salle.

Le public au grand complet s’est transformé en choriste. Entendre toutes ces voix s’unir dans une même chanson, c’était tout simplement magnifique! Un instant de communion où la musique rassemble et où l’émotion prend toute la place.

C’est aussi ça, la magie du spectacle vivant : ces moments uniques qui nous donnent des frissons et que l’on garde longtemps en mémoire.

Parce qu’un tel spectacle ne serait pas complet sans quelques surprises, Steeve nous offre de petits clins d’œil savoureux en imitant notamment Yvon Deschamps et Stéphane Rousseau. De son côté, Sylvie nous fait sourire en nous parlant à la manière de Céline Dion.

Ces touches d’humour viennent équilibrer les grandes envolées vocales et donnent au spectacle une belle complicité.

Et Steeve Diamond, c’est bien plus qu’une voix! C’est un artiste généreux qui sait divertir, surprendre et nous entraîner dans son univers. Quant à Sylvie Fortin, quelle découverte! Une voix à découvrir absolument. Wow!

Steeve a également profité de l’occasion pour saluer la présence dans la salle de Freddy Duffour, un jeune artiste du Lac-Saint-Jean qui présente un spectacle hommage au défunt roi de la pop, Michael Jackson.

Une finale qui nous fait retenir notre souffle!

Pour terminer cette soirée en beauté, Steeve et Sylvie nous ont offert Con te partirò. Un moment où, dans la salle, on retenait presque notre souffle, tellement on ne voulait manquer aucune note!

Une finale à la hauteur de cette grande célébration musicale, qui nous laisse avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de spécial.

Et la suite?

La bonne nouvelle, c’est que Steeve Diamond et Sylvie Fortin seront de retour à Québec le 14 novembre 2027 avec leur nouveau spectacle Diva & Maestro.

Au programme : d’autres performances vocales, de l’humour et un hommage à nos chanteurs français. Les billets seront en vente dès demain, selon l’annonce faite lors du spectacle.

Pour connaître toutes les dates et les détails : .

http://www.steevediamond.com

Mon verdict

Bocelli & Friends 2 – De Céline à Bocelli, c’est une rencontre entre deux grandes voix, un répertoire riche en chansons inoubliables, des performances vocales incroyables et juste ce qu’il faut d’humour pour nous faire passer une soirée mémorable.

Le duo nous fait. voyager à travers les plus belles chansons, tout en nous rappelant pourquoi certaines voix et certaines mélodies traversent les générations.

Un spectacle qui nous fait rire, nous émeut et nous donne des frissons. Et quand toute une salle chante à l’unisson, on comprend que la musique possède un pouvoir extraordinaire : celui de nous rassembler!

Lyne LaRoche 




Francis Degrandpre - 15 octobre 2026

Francis De Grandpré

Si j’avais su

L’étoile montante du New-Country québécois Francis Degrandpré était au Théâtre Capitole de Québec ce jeudi pour y présenter les toutes nouvelles chansons de son 3e album, Si j’avais su.

Après Montréal, s’était au tour de Québec de pouvoir assister au 2e lancement de son dernier enregistrement. 

Devant une foule debout devant la scène, Degrandpré a ouvert la soirée en interprétant Course de chaloupe, premier titre de son dernier album. Il a poursuivi avec Si j’avais su, pièce titre du même projet. Le premier segment de la soirée a d’ailleurs servi à présenter la majorité de ses nouveaux titres, enchainant aussi Besoin de s’perdre, Mes racines, et À deux.

« Il y a 5 ans, je chantais mes tounes autour d’un feu de camps. Ce soir, je commence ma troisième tournée ». Visiblement, Degrandpré est heureux et fier de performer devant tous ces fans. Ses interactions avec la foule sont fréquentes, sympathiques et efficaces. 

Celui qui compte plus de 20 millions d'écoutes sur les plateformes numériques et plus de 6 millions de vues sur ses vidéos en moins de trois ans, se comporte comme un vétéran sur scène. Il a la gueule, la voix et l’attitude pour la new-country. Barbe, casquette et tatouages font aussi partie du «package » . Énergique, il se déplace sur scène à travers les rayons de projecteurs et les éléments de pyrotechnie. 

Au cours de la soirée, un segment acoustique et deux medleys de reprises anglophones, viendront compléter cette soirée où l’artiste pigera aussi dans ses précédents albums. 

C’est un bonheur d’avoir des artistes de la jeune génération qui osent écrire en français. Ses textes sont matures et pertinents. Comme c’est souvent le cas, les guitares de sa new-country flirtent souvent habilement avec le rock. 

Les membres du Blue Ridge band viendront se joindre au souriant auteur-compositeur-interprète pour nous offrir une solide version de Rien pour m’arrêter. 

Ses fans connaissent ses chansons et ils ne se laissent pas prier pour chanter avec lui. 

On n’a pas fini de voir Francis Degranpré sur les scènes du Québec. 

Francis Degrandpré revient à Québec dans quelques semaines. Il se produira cette fois sur la scène la Chapelle Spectacle le 5 novembre prochain. Il sera aussi de retour à Québec le 6 février prochain dans le cadre du Carnaval de Québec. 

Pour plus d’informations :https://www.fdegrandpre.com/

Claude Gignac




Francis Degrandpre - 15 octobre 2026

Francis De Grandpré

Si j’avais su

L’étoile montante du New-Country québécois Francis Degrandpré était au Théâtre Capitole de Québec ce jeudi pour y présenter les toutes nouvelles chansons de son 3e album, Si j’avais su.

Après Montréal, s’était au tour de Québec de pouvoir assister au 2e lancement de son dernier enregistrement. 

Devant une foule debout devant la scène, Degrandpré a ouvert la soirée en interprétant Course de chaloupe, premier titre de son dernier album. Il a poursuivi avec Si j’avais su, pièce titre du même projet. Le premier segment de la soirée a d’ailleurs servi à présenter la majorité de ses nouveaux titres, enchainant aussi Besoin de s’perdre, Mes racines, et À deux.

« Il y a 5 ans, je chantais mes tounes autour d’un feu de camps. Ce soir, je commence ma troisième tournée ». Visiblement, Degrandpré est heureux et fier de performer devant tous ces fans. Ses interactions avec la foule sont fréquentes, sympathiques et efficaces. 

Celui qui compte plus de 20 millions d'écoutes sur les plateformes numériques et plus de 6 millions de vues sur ses vidéos en moins de trois ans, se comporte comme un vétéran sur scène. Il a la gueule, la voix et l’attitude pour la new-country. Barbe, casquette et tatouages font aussi partie du «package » . Énergique, il se déplace sur scène à travers les rayons de projecteurs et les éléments de pyrotechnie. 

Au cours de la soirée, un segment acoustique et deux medleys de reprises anglophones, viendront compléter cette soirée où l’artiste pigera aussi dans ses précédents albums. 

C’est un bonheur d’avoir des artistes de la jeune génération qui osent écrire en français. Ses textes sont matures et pertinents. Comme c’est souvent le cas, les guitares de sa new-country flirtent souvent habilement avec le rock. 

Les membres du Blue Ridge band viendront se joindre au souriant auteur-compositeur-interprète pour nous offrir une solide version de Rien pour m’arrêter. 

Ses fans connaissent ses chansons et ils ne se laissent pas prier pour chanter avec lui. 

On n’a pas fini de voir Francis Degranpré sur les scènes du Québec. 

Francis Degrandpré revient à Québec dans quelques semaines. Il se produira cette fois sur la scène la Chapelle Spectacle le 5 novembre prochain. Il sera aussi de retour à Québec le 6 février prochain dans le cadre du Carnaval de Québec. 

Pour plus d’informations :https://www.fdegrandpre.com/

Claude Gignac




Philippe Laprise Au sommet - 13 octobre 2026

Philippe Laprise au sommet… et le public aux éclats de rire! Un show qui frappe fort!

C’était la première médiatique du nouveau spectacle de Philippe Laprise, Au sommet, ce soir à la salle Albert-Rousseau. Dans une salle comble, les rires ont fusé de partout tout au long de la soirée!

Un cinquième one-man-show, 25 ans de carrière et 50 ans de vie… Philippe a de quoi être fier! Quand on pense aux humoristes qui ont su se tailler une place de choix au Québec, son nom nous vient facilement en tête. Et après avoir vu Au sommet, je peux vous dire qu’il porte très bien son titre!

Pour ce spectacle, Philippe s’est lancé un défi bien particulier : l’écrire comme si c’était le dernier. Et franchement, à mes yeux, c’est son meilleur spectacle à ce jour!

Laprise est vraiment drôle! Ses mimiques sont incroyables et sa façon de raconter les choses nous embarque complètement dans son univers. Il possède ce talent de transformer des situations du quotidien en moments hilarants. Avec Au sommet, il nous offre un rendez-vous humoristique aussi audacieux qu’hilarant.

Pour ceux qui ne le savent pas encore (si ça se peut!), Philippe Laprise vit avec un TDAH, une réalité qui contribue à son regard bien particulier sur le monde.

À 50 ans, l’humoriste s’accorde maintenant le droit de faire des choix, de laisser tomber certaines choses et de se libérer de ce qui ne répond plus à ses besoins.

Il nous parle notamment de sa fameuse liste des choses qu’il a abandonnées. La marche et le compost font partie des choses qu’il déteste. Alors, pourquoi se les imposer?

Il nous parle aussi de ses petits plaisirs, de ces choses qui font du bien et qui prennent toute leur importance dans la vie.

C’est justement ce que j’aime de ce spectacle : on rit, mais on se reconnaît aussi dans ce qu’il raconte. Qui n’a jamais eu envie de laisser tomber une obligation ou deux pour profiter davantage de la vie?

Celui qui partage sa vie depuis 25 ans avec sa conjointe possède cette expérience qui lui permet de regarder le quotidien autrement, avec un mélange d’autodérision, de spontanéité et d’humanité.

Et je vous le confirme : tous ses numéros sont su’a coche! Il n’y a pas de temps mort. Les idées sont bien amenées et Philippe sait comment nous surprendre. On sent qu’il avait des choses à dire à son public et qu’avec ce spectacle, il a décidé de ne plus se retenir.

Seize ans dans ses tiroirs… et 30 minutes qui décoiffent!

Impossible de passer sous silence le dernier numéro du spectacle, qui dure environ 30 minutes.

Philippe nous confie qu’il a écrit ce numéro il y a 16 ans, mais qu’il n’avait jamais osé le concrétiser, notamment à cause du personnage qu’il avait développé dans Vrak la vie. Cette fois, il a décidé de se lancer et de s’offrir cette liberté.

Et quelle idée!

Disons simplement qu’il nous surprend au plus haut point en prenant une direction très, très efficace. Je n’en dirai pas davantage, car ce serait vous dévoiler un punch qu’il faut absolument découvrir par soi-même.Disons que ça valait la peine de le sortir des tiroirs!

C’est ahurissant, franchement hilarant et porté par un sens du rythme qui nous garde accrochés jusqu’au bout!

La seule chose que je vous dévoilerai, c’est que Philippe avoue être jaloux de certaines choses ou de certains objets que les femmes peuvent avoir. Voilà, je n’en dis pas plus! Je tiens à vous laisser le plaisir de découvrir ce numéro par vous-mêmes.

Mon verdict

J’ai sincèrement adoré ce spectacle! Philippe Laprise nous prouve qu’après 25 ans de carrière, il a encore l’audace de se renouveler et de repousser ses propres limites. Il ose, il surprend et il nous fait rire aux éclats.

Avec Au sommet, il nous rappelle qu’à 50 ans, on peut choisir de faire les choses autrement, de laisser derrière soi ce qui ne nous convient plus et de se donner enfin la permission d’être pleinement soi-même.

Mais surtout, il a parfaitement compris ce que son public recherche : rire, décrocher du quotidien et passer une excellente soirée!

Ses mimiques, son énergie, ses trouvailles et son audace font de cette soirée un rendez-vous que je recommande sans hésitation.

Alors, si vous avez envie de rire et de passer un bon moment, vous savez quoi faire!

TRÈS IMPORTANT 

Avec Au sommet, on a intérêt à bien préparer ses joues!

Bravo Philippe!

À ne pas manquer!

Philippe Laprise sera de retour dans la Capitale-Nationale les 6 mars et 21 avril 2027.

Pour tous les détails et les dates de spectacle :

www.philippelaprise.com

Lyne LaRoche




Hommage symphonique à Renaud - 11 octobre 2026

Hommage symphonique à Renaud… 50 ans de carrière

L’histoire d’un rebel au cœur tendre, un moment d’anthologie.

50 ans de carrière ce n’est pas rien. Ce dimanche, j’ai eu le privilège d’assister, pour Destination Ville de Québec, à la grande soirée Hommage symphonique à Renaud qui se tenait au Grand Théâtre de Québec. Une version québécoise du spectacle présenté à Paris en mai dernier qui réunissait plusieurs grands de la musique française.

Un spectacle pour lequel j’avais de grandes attentes…  Et j’avais bien raison.

Les noms d’Isabelle Boulay, Émile Bourgault, Betty Bonifassi, Daniel Boucher, Émile Bourgault, Édith Butler, France Castel, Luc De Larochellière, Diane Dufresne, Gaële, Antoine Gratton, Keith Kouna, Yann Perreau, Marie-Jo Thério, Mara Tremblay et Édouard Tremblay-Grenier étaient inscrits sur l’affiche. Tous ces artistes, accompagnés de l’Orchestre national de jazz et de ses 35 musiciens, sous la direction musicale d’Antoine Gratton, réunis pour célébrer l’immense œuvre de Renaud, ce rebel au cœur tendre. 

Yann Perreau, qui assurait la mise en scène de ce grand spectacle est venu ouvrir la soirée. Pour l’occasion, les artistes invités étaient réunis dans une « guingette », une sorte de cabaret populaire de Paris.

Signe que les chansons de Renaud traversent le temps, ce sont les jeunes Émile Bourgault et Édouard Tremblay-Grenier qui ont ouvert la soirée en compagnie de Daniel Boucher pour interpréter Je suis une bande de jeunes. Keith Kouna s’est ensuite avancé pour livrer Laisse béton dans des intonations propres à Renaud. Émile Bourgault chantera Société humaine avant que Luc De Larochelière interprète la touchante Morts les enfants. 

Les textes de Renaud sont revendicateurs. Ils dénoncent l’injustice et la folie des décideurs. Ses chansons sont aussi touchantes. Mara Tremblay nous a livré un vibrant témoignage disant que Manu, la chanson qu’elle s’apprêtait à chanter, c’était un peu elle. 

Yann Perreau, assis derrière le piano du bar, nous a offert Chanson pour Pierrot. 

Antoine Gratton, chef d’orchestre de la soirée, a réarrangé les pièces de Renaud comme un artiste restaure des œuvres au musée. Un travail impeccable. Il a su actualiser l’oeuvre de Renaud en lui donnant souvent un ton plus combatif à la musique sans toutefois la dénaturer. Mais Antoine Gratton s’est aussi fait plaisir. En fait, il nous a fait plaisir en chantant En cloque, tout en continuant de diriger l’orchestre. Le public s’est levé d’un trait à la fin de sa chanson. Des ovations, il y en aura d’autres. 

Daniel Boucher a habilement interprété la magnifique Morgan de toi, Lolita était fièrement inscrit au dos de sa veste de jeans. Chaque artiste a mis sa touche personnelle, sa signature dans la livraison de sa chanson. 

La soirée a été ponctuée de plusieurs moments d’anthologie. Des artistes établis depuis des décennies sont montés sur scène pour chanter l’immense œuvre de Renaud. Edith Butler (La mère à Titi), Betty Bonifassi (Écoutez-moi les gavroches) et Isabelle Boulay (Boucan d’enfer). À la fin de la prestation, elle nous lira une phrase que Renaud, comme d’autres artistes, a écrit sur la porte d’une loge du Grand Théâtre de Québec. Un mot qui a marqué la chanteuse. « Je ne suis peut-être pas le meilleur chanteur français mais tous les artistes sont jaloux car c’est moi qui ai le meilleur public ».

Marie-Jo Thério est venu livrer It is not because you are avec toute la théâtralité qu’on lui connait. Mara Tremblay a uni sa voix à celle de son fils Édourad pour nous proposer Manhatta-Kaboul dans un autre beau moment.

Les acadiennes Edith Butler et Mari-Jo Thério s’uniront à leur tour à Yann Perreau pour la chanson de marin Dès que le vent soufflera.

Comme je le disais, les chansons de Renaud sont intemporelles. La sublime France Castel formera un magnifique duo avec Gaël et Les Petits chanteurs du Mont-Royal monteront sur scène pour livrer, de leurs voix d’enfants, une très belle version de la magnifique et nostalgique Mistral gagnant. Un moment magique où Renaud, lui-même s’est joint aux jeunes artistes pour terminer la chanson. 

Une dernière invitée, mais non la moindre. La grande Diane Dufresne est montée sur scène pour terminer cette soirée inoubliable dans un duo tout en tendresse avec Renaud. 

Il restait malheureusement quelques sièges vides dans la grande salle de spectacle. Plusieurs regretteront de ne pas y être allé. 

Né le 11 mai 1952 à Paris, Renaud Séchant est l’un des chanteurs les plus populaires de France, avec une vingtaine d’albums totalisant près de 20 millions d’exemplaires. Il se souvient encore de son premier passage à Québec, au Pigeonnier en 1984 devant 10 000 à 15 000 personnes « C’était la folie ». Grâce à l’amour, Renaud a retrouvé la sobriété il y a maintenant 4 ans. Ça fait aussi 3 ans qu’il ne fume plus. Il écrit encore. Quelques chansons sont prêtes en vue d’un prochain album. Il nous promet de revenir nous les présenter au Québec.

Vous êtes intrigués de connaitre la suite. Suivez-le via le https://www.renaud-lesite.fr/

https://www.agentsdoubles.ca/

Claude Gignac

GALERIE DE PHOTOS 

Ici https://www.destinationvilledequebec.com/blog/evenement?id=5876




Bobby Bazini - 10 octobre 2026

Bobby Bazini

Concert intime

Au cours de la dernière année, Bobby Bazini a lancé deux tournées. Une avec un groupe complet et l’autre en formule acoustique dans un concert intime.

C’est avec cette formule qu’il s’est installé pour deux soirs au Théâtre Petit Champlain en compagnie de sa complice Odessa Pagé. Bazini n’en est pas à sa première visite dans la mythique salle de Québec. C’est là où il s’est produit à Québec pour la première fois, il y a déjà seize ans.

Les premiers disques de Bobby Bazini ont toujours proposé des chansons en anglais. En septembre 2025, il nous a offert un premier disque complètement enregistré dans sa langue maternelle. À la première écoute de Seul au cinéma, son 2e album autoproduit, la proche parenté avec l’œuvre de Daniel Bélanger est frappante, ce qui est loin d’être un défaut. À preuve, Seul au cinéma se retrouve en nomination à l’Adisq pour album de l’année dans la catégorie Adulte contemporain.

Après avoir pigé dans son plus vieux répertoire anglophone pour ouvrir la soirée, Bazini est plongé dans son dernier album pour nous offrir la très accrocheuse Rouler en août. 

Camouflé sous sa casquette, dont l’ombre lui cache les yeux, le timide auteur-compositeur, interprète s’adresse au public qui avait rempli la chaleureuse salle de spectacle. « Je suis full gêné ». Il sortira de sa zone de confort pour s’adresser au public plus souvent que dans ses précédents spectacles. Ses interventions sont toujours sympathiques et appréciées.

Il visitera l’ensemble de sa discographie en nous présentant plusieurs pièces de ses premiers enregistrements mais en y incorporant adroitement les chansons francophones de Seul au cinéma. Du lot, il nous offrira Partir (avant la fin) et la très belle, Élégante solitude.

Les meilleures recettes ne sont pas nécessairement les plus compliquées. Les grands chefs utilisent souvent que trois ingrédients pour confectionner leurs plats. Bazini applique cette simplicité avec ce concert intime. Des guitares, des belles voix et quelques projecteurs ont suffit à nous faire passer une très belle soirée enveloppante. On a juste le goût d’être bien.

La superbe voix de son acolyte et conjointe Odessa Pagé vient se marier à merveille à la voix chaude et envoutante qui confère une identité soul à Bobby Bazini. Ses percussions doucement percussives viennent délicatement assaisonner les chansons de Bazini. 

Bien sûr, il nous offrira plusieurs pièces de sa discographie anglophone. On entendra la pièce titre de son 3e album Pearl, réalisé en Californie. On entendra aussi Bubblegum et une version revisitée de son tout premier succès I Wonder. Il nous offrira la très belle Leonard Cohen, un hommage à ce grand qui l’a beaucoup inspiré.

Celui qui a appris ses premiers accords de son grand-père sur une première guitare que sa grand-mère lui a offert, recevra quelques suggestions de son public pour le rappel. Il nous aura finalement chanté Summer is gone avant de clore cette belle soirée avec C’est la vie.

Vous voulez voir et entendre Bobby Bazini? Pour plus de détails sur les deux tournées qui s’entrecroisent, rendez-vous au : https://bobbybazini.com

Claude Gignac




LoveU2 - 09 octobre 2026

LOVEU2 : L'Hommage à ne pas manquer pour les fans de U2!

Hier soir, j'ai assisté au spectacle LOVEU2 – The U2 Experience, au Palais Montcalm de Québec. C'était la première fois que je voyais ce spectacle et pour être franche, il était temps!

La salle Raoul-Jobin était pleine hier et l'ambiance était à la fête. Dès que le groupe est monté sur scène, une sorte de magie s'est emparée des lieux. 

Les musiciens partent le bal avec « Blackout », « Even better than the real thing » et « Vertigo »,la table est mise pour ce qui s'annonce être une grosse soirée.

Se succèdent les unes après les autres « Beautiful day », « I will follow » le public est debout, chante et danse, même une femme est monté sur scène pour danser aux côtés du chanteur pendant « Mysterious ways ».

Quand le public demande de monter le son, c'est à ce moment que l'on réalise à quel point la voix du chanteur Marco Lemerise est exceptionnelle. Non seulement sa voix est très similaire à celle de Bono, mais on en constate toute sa puissance. 

Pour créer l'illusion parfaite, il ne faut pas passer sous silence les excellents musiciens du groupe, Denis Germain à la basse, Jean Paquet à la batterie et Benoit Bolduc à la guitare et clavier.

Juste avant l'entracte, question de nous garder en haleine, quoi de mieux que « New year's day » et « Where the streets have no name ».

La deuxième partie ne fût pas moins intense, car il y a tant de matériel à survoler dans l'immense répertoire du groupe irlandais.

Nous avons tout d'abord eu un segment accoustique avec entre autre « Ordinary love » et « The sweetest thing ».

Ensuite, petit à petit, ils ont sorti l'artillerie lourde avec les méga hits « Sunday bloody sunday », « Pride (in the name of love) », et « With or without you ».

Pour clore le spectacle, ils ont terminé en force avec « Elevation » et « Still haven't found  what i'm looking for ».

Si je dois vous résumer la soirée en une phrase, je vous dirais que c'était incroyable, l'illusion était parfaite, le son, les voix, tout était d'un professionnalisme sans égal!

Le groupe se prépare pour une tournée de 19 dates en Suisse et en France, mais lorsqu'ils seront de nouveau de passage dans votre région, c'est un spectacle à ne pas manquer!

Caroline Gagnon

https://loveu2.ca

https://gestev.com

https://www.palaismontcalm.ca




JF Otis - 05 octobre 2026

JF Otis : une rock star du rire est née!

Ce soir, la Salle Albert-Rousseau était pleine d’une belle fébrilité pour accueillir la première du tout premier one-man-show de JF Otis, Avec plaisir. Et dès les premières secondes, on pouvait sentir que le public avait bien hâte de découvrir son univers. 

JF Otis a fait son entrée sous une véritable ovation, accueilli avec énormément d’enthousiasme par une salle qui était clairement prête à rire!

Et je dois vous dire que je comprends pourquoi!

JF Otis nous entraîne rapidement dans son univers avec des anecdotes aussi personnelles que savoureuses. Il nous parle notamment de ses pierres aux reins, des sites de rencontres, des bidets, d’un voyage au Mexique avec sa grand-mère, et de plusieurs autres situations pour le moins particulières!

Mais ce qui m’a particulièrement frappée chez JF Otis, c’est sa façon de raconter.

Parce qu’il ne fait pas que nous raconter ses histoires… il nous les fait voir!

Pendant qu’il nous raconte ses anecdotes, on arrive facilement à imaginer les scènes dans notre tête. On voit les personnages, les situations, les réactions… et c’est là que l’on réalise à quel point JF Otis possède un véritable talent de raconteur.

Il a ce don de prendre une situation parfois banale et de la transformer en histoire qui nous accroche jusqu’à la chute. Son naturel, ses expressions et sa façon de nous amener tranquillement vers le punch font vraiment la différence.

Et je vais même oser une comparaison : JF Otis est de la trempe de Michel Barrette et de Jean-Marc Parent, mais dans une nouvelle génération. Comme eux, il possède cette capacité de nous embarquer dans ses histoires au point où on a presque l’impression d’être assis à côté de lui pendant que tout se déroule.

Pour un premier one-man-show, JF Otis peut certainement être fier de son Avec plaisir. Il nous fait rire, il nous surprend et surtout, il nous donne envie de continuer à l’écouter raconter ses aventures.

Et quand un humoriste réussit à nous faire voir ses histoires dans notre tête, c’est qu’il possède quelque chose de précieux : le talent d’un véritable raconteur.

Deux belles premières parties

Avant de découvrir JF Otis, le public a également eu droit à deux premières parties.

Mat Lévesque a ouvert la soirée avec son énergie et son univers, une belle façon de mettre la salle dans l’ambiance et de lancer la soirée sur une bonne note.

Puis Dave Gaudet a pris le relais avec son expérience et sa personnalité, poursuivant le travail et gardant le public bien prêt pour l’arrivée de JF Otis.

Deux humoristes qui ont chacun apporté leur couleur à cette soirée et qui ont contribué à bien préparer le terrain pour le spectacle principal.

Mais ce soir, c’était surtout la grande première de JF Otis… et une chose est certaine : Avec plaisir, le public de Québec a découvert un humoriste qui a beaucoup à raconter.

Et moi, comme tout le monde, j’ai passé une très belle soirée! Un show à voir assurément!

Pour connaître toutes les dates de sa tournée 

www.jfotis.ca

www.davegaudet.com

www.mat-levesque.com

Lyne LaRoche




Entrevue Steeve Diamond - 05 octobre 2026

Steeve Diamond : une voix, mille visages et toujours l’envie de surprendre

On ne voit pas Steeve Diamond aussi souvent qu’avant sur nos écrans, mais l’artiste n’a certainement pas chômé pour autant! Chanteur, Imitateur, humoriste et producteur, celui qui s’est fait connaître par ses nombreuses voix et son talent pour nous faire voyager d’un artiste à l’autre a vécu une carrière pour le moins étonnante.

Après avoir sillonné le Québec, le Canada, les États-Unis et l’Europe, Steeve s’est même retiré pendant quelques années de la scène québécoise pour aller explorer d’autres avenues. C’est finalement en Europe qu’une nouvelle aventure allait commencer, une aventure qui allait durer cinq ans.

Aujourd’hui, il revient avec de nouveaux projets et surtout avec cette envie de créer des spectacles différents, où les grandes voix se rencontrent… parfois même celles qui n’ont jamais eu la chance de chanter ensemble!

J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec lui par téléphone pour prendre de ses nouvelles et parler de son parcours, de ses projets et de ce qui l’habite encore après toutes ces années.

Steeve, tu as terminé la tournée de ton dernier one-man-show en 2007. Qu’est-ce qui t’a donné envie de prendre un autre chemin à ce moment-là?

À cette époque-là, je voulais me renouveler. Je me suis retiré de la scène québécoise et je suis allé dans le corporatif. Je travaillais au Canada anglais et aux États-Unis.

C’était l’époque où les vieux bands revenaient à la mode : Scorpions, Van Halen, Aerosmith… J’avais donc ressorti toutes ces imitations-là et j’ai fait un sacré bout avec ça dans mes spectacles. Les gens voulaient entendre les vieux bands qui revenaient.

Et c’est finalement l’Europe qui t’a offert une nouvelle aventure?

Oui. En 2012, Sylvain Parent-Bédard m’a parlé de trois imitateurs qui travaillaient en Europe, dont un Belge, un Francais et un Suisse, qui voulaient avoir un imitateur québécois avec eux.

Et comme j’imitais notamment Pavarotti et Bocelli, ça les intéressait beaucoup.

Je leur ai dit : « Je vais aller faire un spectacle avec vous autres et voir si on s’accorde bien. »

Cette grande histoire-là a finalement duré cinq ans! J’ai parcouru la Suisse, la Belgique et la France, surtout le sud de la France et la Bretagne.

Et maintenant comment le public européen réagit-il à tes spectacles?

C’est drôle parce que là-bas, j’ai la chance d’imiter Bocelli et Pavarotti. Il y a beaucoup de spectateurs qui viennent me voir après le spectacle et qui me disent : « Ah! Tu m’as fait chialer! »

Mais pour eux, « chialer », ça veut dire pleurer! Alors oui, il y a vraiment un grand intérêt pour mes spectacles là-bas. C’est pour ça que certains producteurs veulent m’avoir chez eux!

Après cinq années en Europe, tu es revenu au Québec en 2018. Tu avais déjà en tête un nouveau spectacle?

Oui. En 2018, je travaillais sur un nouveau one-man-show que je voulais présenter. Et puis la pandémie est arrivée, alors on a tout mis ça de côté.

Dans la vraie vie, je suis aussi professeur d’anglais. Je suis donc retourné enseigner.

Et c’est pendant la pandémie qu’une nouvelle idée allait finalement voir le jour…

Comment est née l’idée de Bocelli & Friends?

Durant la pandémie, j’ai animé des spectacles romantiques pour les Hôtels JARO. Les gens pouvaient les regarder dans leur chambre, sur leur écran de télévision.

C’est là que j’ai eu l’idée de Bocelli & Friends, qui a connu un succès incroyable.

Par la suite, il y a eu Bocelli & Friends 2 avec Sylvie Fortin, qui est une chanteuse incroyable. Elle chante et elle imite. Ça a aussi été un très gros succès.

D’ailleurs, comment Sylvie est-elle arrivée dans ton aventure?

J’ai appelé mon professeur de chant, un Italien qui habite à Trois-Rivières et qui possède un petit bistro. Je lui ai dit que je cherchais une chanteuse et il m’a répondu : « Viens voir cette fille-là. Elle s’appelle Sylvie Fortin et je te dis qu’elle chante vraiment bien. »

Quand je suis arrivé là, j’ai fait : « Wow! »

Après le spectacle, je suis allé la voir et je lui ai dit : « T’as fini de chanter dans les bars, tu t’en viens avec moi! »

Depuis 2020, on est tous les deux sur scène. Et oui, je la garde avec moi pour mon prochain spectacle!

Et tu ne comptes pas t’arrêter là!

Non! Je suis présentement en train d’écrire la suite. Le prochain spectacle va s’appeler Diva et Maestro.

C’est un peu la suite de Bocelli & Friends, mais les artistes qu’on va retrouver seront différents. Sylvie va notamment imiter Édith Piaf, Dalida et Barbra Streisand. Moi, je vais évidemment faire Bocelli, Sinatra…

On est vraiment en train de monter quelque chose qui sort de l’ordinaire. On imagine même Bocelli chanter avec Freddie Mercury!

Et tu as aussi un autre projet qui t’amène du côté des États-Unis avec Martin Dubé?
Oui. J’ai un spectacle que j’ai écrit avec Martin Dubé. Martin a communiqué avec moi pour faire un spectacle qui sera présenté au Québec, mais surtout aux États-Unis.
Ça fonctionne beaucoup aux États-Unis. On s’en va d’ailleurs en Iowa à la fin octobre et on va faire beaucoup de spectacles là-bas avec ce projet.
C’est un gros, gros show. Il y a beaucoup de performance vocale, mais c’est très différent de Bocelli & Friends. Ça n’a rien à voir.

Et Bocelli & Friends 2, que vous présenterez au Palais Montcalm le 18 octobre, est justement un spectacle qui semble aller bien au-delà de la simple imitation?

Absolument. C’est vraiment un spectacle d’émotions.

On fait chanter Bocelli avec Isabelle Boulay et plusieurs autres grandes voix. Moi, j’aime ça mélanger les styles et imaginer des rencontres qui n’auraient jamais pu avoir lieu autrement.

Mais j’imagine qu’on retrouve aussi la petite touche d’humour à laquelle ton public est habitué?

Oui, il y a toujours une touche d’humour. Il y a certains artistes qu’on ne peut pas laisser de côté, dont Ginette Reno et Yvon Deschamps.

Après toutes ces années et toutes les voix que tu as interprétées, y en a-t-il une que tu préfères particulièrement?

Assurément, Bocelli.

Après plus de 30 ans de carrière, pensais-tu que ton parcours serait aussi long?

Moi, je n’aime pas être seul sur scène. J’aime les concerts et partager la scène avec d’autres artistes. C’est d’ailleurs pour ça qu’à l’époque, j’avais pensé aux 3 Ténors de l’humour. On a fait 350 représentations! Et cette envie de partager la scène est toujours là aujourd’hui.

Pour ceux qui pourraient penser que Steeve Diamond a ralenti ou que sa carrière est derrière lui, détrompez-vous! Il n’a jamais autant travaillé.

Ses spectacles combinent l’amour, l’émotion et les performances vocales, et il continue de créer des rencontres musicales qui sortent de l’ordinaire.

Bocelli & Friends 2 : De Céline à Bocelli est présenté le 18 octobre à 15 h au Palais Montcalm. Il reste seulement quelques billets.

Pour connaître toutes les dates de spectacles au Québec, en Europe et aux États-Unis  visitez www.stevediamond.com

Lyne LaRoche




Entrevue François Léveillee - 03 octobre 2026

François Léveillée se lance dans le roman avec La loi de Saint-Égaré

J’ai eu le plaisir de rencontrer François Léveillée à la Brûlerie de Limoilou pour parler de son tout premier roman, La loi de Saint-Égaré, qu’il a mis cinq ans à écrire.

Après une longue carrière comme chanteur, humoriste et comédien, François se lance maintenant dans le roman policier… et quelle belle surprise!

Une idée née d’une conversation

L’idée du roman est née en partie d’une conversation avec Jacques Michel, alors qu’ils partageaient une loge à la Chapelle de Vanier. Jacques Michel lui racontait qu’après avoir habité 25 ans dans le même village, quelqu’un lui avait dit lors d’une réunion municipale : « Toi, t’as pas un mot à dire, tu viens pas d’ici. »

Cette phrase a fait réfléchir François et lui a donné l’idée de cette petite communauté où, même après 25 ans, certains peuvent encore vous considérer comme un étranger.

Synopsis 

Dans Saint-Égaré-des-Pas-Perdus, tout commence avec un accident de tracteur qui n’en est peut-être pas un. L’enquêteur Lacasse découvre rapidement que plusieurs personnes pourraient avoir un intérêt à faire disparaître la victime. Secrets, magouilles, vieilles rancunes et hypocrisie sont au rendez-vous!

Et François a eu énormément de plaisir à écrire les dialogues. Son humour est bien présent, mais sans jamais prendre le dessus sur l’intrigue.

Une inspiration venue de son enfance

Ses parents avaient une maison de campagne à Saint-Étienne-de-Lauzon. Lorsqu’il était jeune, François se souvient que la messe du dimanche était presque le rendez-vous officiel pour connaître les nouvelles du village.

Sur le perron de l’église, tout le monde racontait ce qui s’était passé durant la semaine. 

Dans son roman, le resto chez Loulou joue un peu ce rôle, avec Loulou comme«rapporteuse officielle»!

Des anecdotes de ses débuts de carriere

François m’a raconté qu’au début de sa carrière, il voulait emprunter 1 000 $ pour s’acheter une voiture. Il se présente à la Caisse populaire de Saint-Sacrement, mais on refuse de lui prêter l’argent parce qu’il est chanteur.

On lui explique même qu’on pourrait prêter 1 000 $ à Madame Blancheville, qui faisait de la publicité pour Spic and Span et avait un contrat à long terme… mais pas à un chanteur!

Quelques mois plus tard, un journaliste lui consacre deux pages complètes dans le journal de l’époque L’Action Catholique.

François retourne à la Caisse avec son article sous le bras.

Un autre agent le reconnaît : « Ah oui, je vous ai vu dans le journal en fin de semaine! »

Et cette fois… le fameux 1 000 $ lui est accordé! 

Une anecdote qui démontre bien comment le regard des gens peut changer rapidement.

Et Jean Leloup… le hasard fait bien les choses!

Le jour même où j’ai fait mon entrevue avec François, quelques minutes avant celui-ci était à Sainte-Foy pour faire des entrevues. Il s’est arrêté dans un petit resto et, à la table juste à côté, se trouvait Jean Leloup.

Ça lui a rappelé une histoire assez savoureuse.

À l’époque, François avait mis ses guitares en consignation sur la rue Saint-Jean, et c’est Jean Leloup qui l avait acheté.

François lui a  demandé s’il a encore sa Gibson 

Jean Leloup lu ai demande comment il sait ça.

François lui répond : « C’est moi qui te l’ai vendue! » 

Quel drôle de hasard de les voir se retrouver côte à côte le jour même de notre entrevue!

Et Yvon Deschamps…

François considère Yvon Deschamps comme un grand, depuis ses débuts et encore aujourd’hui. Au fil des années, ils sont devenus amis.

Et pour les 90 ans d’Yvon, celui-ci a invité 90 de ses amis pour célébrer son anniversaire.

François faisait partie des invités.

Un immense privilège dont il est très fier. 

François est loin d’avoir terminé!

Il m’a aussi parlé de son expérience dans la comédie musicale Waitress. C’était une première pour lu une comédie musicalei. Il a trouvé ça vraiment difficile et exigeant, mais il a trippé sa vie et considère cette expérience comme extrêmement enrichissante.

Puis il y a eu STAT. Il avait été appelé pour normalement faire un seul épisode dans le rôle du bougonneux M. Poirier.

Finalement, on l’a rappelé… et il a eu quatre épisodes supplémentaires. Encore une fois, il a adoré son expérience!

Et ce n’est pas fini!

François travaille déjà sur la suite de La loi de Saint- Egaré qu’il aimerait écrire en environ deux ans.

Il poursuit également ses mémoires en trois tomes, dont le premier est presque terminé et devrait être publié prochainement.

J'ai eu le privilège d'en apprendre plus sur ses débuts de carrière, de son enfance car il perdu son père à l'âge de 4 ans. Il m'avoue même qu'il a cherché une figure paternelle toute sa vie. Il m'a aussi raconté pleins d'anecdotes que vous allez adorer tout comme moi. Avec François, j'ai ri mais j'ai aussi eu la larme à l'oeil.

Même s’il parle de retraite, François est loin d’avoir terminé! Il me dit être heureux, bien dans sa vie, et ça se sent.

Et moi, je peux vous dire une chose : j’ai lu La loi de Saint-Égaré et j’ai vraiment aimé! 

C’est facile à lire, les chapitres sont courts, l’histoire avance bien et on a envie de savoir ce qui va arriver. J’ai particulièrement aimé suivre l’enquêteur Lacasse.

J’ai donc très hâte de lire la suite et j’espère que Lacasse sera encore au rendez-vous! 

Et, je me permet de vous dire que ça ferait une excellente série télévisée.

La loi de Saint-Égaré est disponible sur Amazon.

François sera à la Librairie La Liberté le 7 octobre, de 17 h à 19 h, pour une séance de dédicaces. Allez le rencontrer, 

Vous pouvez aussi suivre François sur sa page Facebook François Léveillée.

Merci François pour cette belle rencontre et cette belle discussion!  Et surtout… continue de nous surprendre! 

Merci à Julie d'avoir immortalisé cette belle rencontre. En 2014 et 2026

 Lyne LaRoche




Entrevue Philippe Laprise - 01 octobre 2026

Philippe Laprise atteint un nouveau sommet : « À 50 ans, je sais davantage ce que je veux »

Pour son cinquième one-man-show, Au sommet, Philippe Laprise célèbre 25 ans de carrière avec un spectacle plus personnel, plus assumé et rempli de surprises. À quelques jours de sa première à Québec, l’humoriste nous ouvre la porte sur son univers, son parcours et cette nouvelle liberté qu’il savoure maintenant qu’il a 50 ans.

J’ai eu le plaisir de le retrouver pour une bonne jasette et visiblement, nous avions beaucoup de choses à nous raconter!

Cinquième one-man-show, 50 ans, 25 ans de carrière et 25 ans avec sa blonde… On s’est donc amusés à constater que le chiffre 5 pourrait bien être son chiffre chanceux, comme notre Céline!

Mais derrière les chiffres se cache surtout un Philippe Laprise qui semble avoir franchi un véritable sommet personnel.

« Ce show-là, c’est comme la fête », me dit Philippe lorsqu’il parle d’Au sommet.

Après des années à travailler à 200 milles à l’heure, il a pris un peu de recul pour regarder tout ce qu’il a accompli.

Pour écrire ce cinquième spectacle, Philippe a adopté une approche assez particulière : il s’est imaginé qu’il s’agissait de son dernier.

« Mais ce n’est pas mon dernier », me dit-il en riant!

« Je me suis demandé qu’est-ce que je veux vraiment dire au monde? De quoi je veux vraiment parler? Quelles sont les affaires que je n’ai jamais faites? C’est quoi que je hais le plus? »

Cette réflexion lui a permis d’aller dans des endroits qu’il n’avait jamais osé explorer auparavant.

« Les gens qui sont habitués de me suivre, qui me connaissent, vont me retrouver, c’est certain. Mais ils vont s’apercevoir que j’ose aller à des places que je n’osais pas pantoute avant. »

À 50 ans, Philippe ose davantage

L’âge apporte aussi une certaine liberté.

Il a longtemps été associé à Vrak la vie, alors qu’il était encore un jeune humoriste. À cette époque, il ne pouvait évidemment pas aborder certains sujets de la même façon.

Aujourd’hui, le public qui le suivait à cette époque a grandi. À 50 ans, Philippe assume davantage ses choix et veut faire ce dont il a envie.

Il raconte d’ailleurs un numéro qu’il introduit sur scène en disant essentiellement au public : « Je ne suis jamais allé là, mais à soir, j’y vais. Bonne chance à tous! »

La première fois qu’il l’a présenté, il était très nerveux. Puis la réaction du public l’a rassuré.

« Je me suis rendu compte que ça passait bien, puis je me suis dit : j’aurais dû faire ça avant! »

Quand les petites frustrations du quotidien deviennent de l’humour

Mais s’il y a une chose que Philippe ne veut surtout pas dévoiler, c’est le dernier numéro du spectacle.

Et celui-là a une histoire particulière.

« Le dernier numéro de ce show-là, c’est un numéro que j’avais écrit en 2016 et que je n’ai jamais fait. Il traînait depuis longtemps. »

Il s’était retenu de le présenter, notamment en  raison de son travail auprès du jeune public. Aujourd’hui, il a décidé de le sortir.

Et ce numéro dure… 30 minutes!

« Je parle d’une frustration que j’ai, qui surprend. Et honnêtement, je pense sérieusement que quand les gens vont se souvenir de moi dans leur vie, ça va être avec ce numéro-là. »

Et il a tellement hâte de le faire qu’il pense déjà à ce moment pendant le spectacle.

« Je sais que j’ai 58 minutes à faire, puis qu’après ça, ça va être ce numéro-là. Fait que là, j’ai hâte d’arriver pour le livrer. »

Je vais donc me garder une petite gêne et surtout ne pas vous dévoiler le sujet. Parce que Philippe veut que le public découvre lui-même ce fameux numéro!

Sa participation à Sortez-moi d’ici! a également joué un rôle important dans cette nouvelle façon de voir la vie.

En plus de le sortir de sa zone de confort, il n’a plus peur des hauteurs. Mais ce n’est pas seulement cette peur qu’il a laissée derrière lui.

« Des fois, on est encrassé dans ce qu’on vit, dans ce qu’on a, dans nos patterns. Sortez-moi d’ici!, ça a été se casser en dedans et se briser en dedans. »

Après cette expérience, il a changé ses habitudes pour créer autrement. Cette volonté de sortir de sa zone de confort s’est également manifestée dans la création du spectacle.

Philippe travaille notamment avec Guillaume Lonergan, réalisateur de la série Empathie, qu’il connaissait depuis l’époque de Vrak la vie.

« Je suis allé le chercher. Il n’avait jamais fait de la scène, mais j’avais le goût d’aller le chercher justement pour voir c’est quoi sa vision, complètement différente. » Une collaboration qui lui a permis de « scraper » certaines de ses habitudes.

Pour Philippe, l’objectif premier d’un spectacle d’humour demeure toutefois très simple : faire du bien.

« Lyne, il faut que tu comprennes que les gens ne vont pas réfléchir à mon show, ils vont s’amuser. »

Puis il me lance une phrase qui lui ressemble parfaitement :

« Il y a assez de malheurs dans le monde! Alors pas question de compliquer les choses. Le public vient décrocher, rire et passer un bon moment.»

Après avoir « rodé » son spectacle quatre-vingts fois, Philippe affirme qu’Au sommet est maintenant officiellement prêt. Le spectacle dure environ 1 h 28.

Et comme toujours lorsqu’un humoriste crée un nouveau spectacle, Philippe affirme qu’il l’aime encore plus que le précédent parce qu’il y a une belle  évolution.

La grande première d’Au sommet aura lieu à Québec, à la salle Albert-Rousseau, le 13 octobre, avant un passage à Montréal le 27 octobre.

Philippe est particulièrement heureux de commencer sa tournée à Québec.

« Faire une première à Albert-Rousseau, c’est tellement une belle salle et  le monde de Québec est tellement willing! »

Et il n’hésite pas à vanter la réputation du public québécois et de l’humour d’ici.

Il y a 25 ans, Philippe aurait-il imaginé que sa carrière durerait aussi longtemps?

Il savait qu’il voulait devenir humoriste, mais il ne pouvait évidemment pas prévoir tout ce qui allait suivre.

« J’ai été éducateur spécialisé, mais j’avais vraiment dans la tête que mon avenir, c’était d’être humoriste. Les dix premières années, j’avais deux jobs. Je travaillais comme un fou. »

Et lorsqu’il regarde le chemin parcouru, il a de quoi être fier. Puis il revient sur l’enfant qu’il était.

«Le petit cul du Saguenay–Lac-Saint-Jean de quatre ans qui avait un TDAH, je peux te dire qu’il ne savait pas où il s’en allait en tabarnouche  »

Tout au long de notre conversation, une chose revient constamment : Philippe semble avoir atteint une nouvelle forme de liberté.

« Avec ce show-là, je me suis dit : je vais tout faire ce que j’ai envie de faire. Le lâcher-prise de la cinquantaine m’a emmené là. On dirait que je suis comme un nouvel homme. Avec l’âge, on apprend aussi à faire le ménage. Veux, veux pas, tu te poses la question : “J’ai-tu besoin de ça dans ma vie?” Non? Ben on tasse. »

Même après 25 ans de carrière, Philippe n’est pas complètement débarrassé du trac.

« Je suis nerveux cinq minutes avant. Pas juste à la première, mais à tous les shows, car c’est toujours un nouveau public. Puis les gens qui sont assis dans la salle, ils m’ont choisi. »

Une fois sur scène, cependant, il sait maintenant comment gérer cette nervosité.

Et la télé-réalité?

Après avoir vécu l’aventure de Sortez-moi d’ici!, je ne pouvais évidemment pas m’empêcher de lui demander s’il serait prêt à participer à une autre télé-réalité.

La réponse est oui… mais pas à n’importe laquelle.

Son expérience dans Sortez-moi d’ici! lui a cependant laissé quelque chose de précieux,   la certitude qu’il peut repousser ses propres limites.

Avant de terminer notre jasette, je lui ai demandé pourquoi les gens devraient venir voir Au sommet.

Sa réponse est sans détour, comme lui.

« Je pense qu’ils devraient venir me voir parce qu’ils vont passer un criss de bon moment. Ils vont rire et ils vont se reconnaître. »

Une chose est certaine : Philippe Laprise est toujours aussi sympathique, généreux et authentique. Il se livre comme un livre ouvert et, avec Au sommet, il semble avoir décidé de ne plus se mettre beaucoup de limites.

Ce cinquième spectacle est à la fois une célébration de ses 25 ans de carrière, une réflexion sur le chemin parcouru et une occasion de rire de tout ce qui compose sa vie.

Et surtout, il y a ce fameux dernier numéro de 30 minutes dont Philippe parle avec tellement d’enthousiasme qu’on ne peut qu’avoir envie de découvrir ce qu’il nous réserve.

Alors, rendez-vous le 13 octobre à la salle Albert-Rousseau pour la première.

Pour connaître toutes les dates de la tournée :

www.philippelaprise.com

Lyne LaRoche




Seul Ensemble Fiori - 01 octobre 2026

Le cirque Éloize-Seul ensemble

L’âme de Serge Fiori

Le décès de Serge Fiori survenu le 24 juin 2025 a provoqué un tsunami d’amour et de gratitude pour celui qui est dorénavant considéré comme un immortel de la musique et de la culture québécoise. 

Pour rendre hommage à la musique de ce grand québécois, le Cirque Éloize crée en 2019 le spectacle Seul ensemble. Plus de 70 000 spectateurs ont vu la version originale avant qu’elle ne soit brusquement interrompue par la pandémie. Fiori avait émis le souhait que cet oeuvre soit à nouveau présentée. Ce jeudi, j’ai assisté à la version 2.0 de Seul ensemble au Théâtre Capitole.

Il suffit de se rappeler que les nouveaux arrangements des pièces que Serge Fiori lui-même avaient approuvés, avaient été confiées aux très talentueux Louis-Jean Cormier, Alex McMahon  et Guillaume Chartrain. 

La soirée débute dans le noir alors qu’on entend Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie avant que le rideau se lève sur le premier tableau avec Vert alors que les artistes émergent d’une alcôve. Le second tableau nous proposera Comme un fou avec un athlète qui court et vol parmi les gens.

J’ai l’habitude de vous parler des moments forts d’un spectacle. Si c’était le cas avec Seul ensemble, je devrais vous parler des 19 tableaux du spectacle tellement il n’y a pas de moments creux. 

Que ce soit en danse ou en acrobatie, chaque mouvement est pertinent et parfaitement jumelé à la musique de Fiori, nous procurant frissons et émerveillement.

La mise en scène de Benoit Landry est à la fois discrète et puissante. Les éclairages sont sublimes et nous projettent souvent dans les nuages. À quelques reprises, on voit le visage de Serge Fiori apparaitre sur écran comme s’il était spectateur de sa propre vie à partir de l’au-delà.

La qualité sonore est impeccable et fait honneur à la musique de Fiori et aux magnifiques arrangements du trio dirigé par Cormier.

Quelques enregistrements d’archives nous font entendre Fiori avec entre autres, l’anecdote où il nous raconte comment il est tombé en amour avec la guitare 12 cordes dans un magasin de musique.  Il nous parle aussi des harmoniques jouées sur son balcon derrière des cris d’enfants en introduisant Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie.

Le cirque Éloize réussi habilement à construire un amalgame entre les chorégraphies dansées et les numéros acrobatiques. De nouvelles séquences artistiques viendront enrichir la version 2.0 de Seul ensemble, notamment grâce à l’intégration de Kwe! le dernier projet musical de Fiori regroupant les 11 communautés autochtones du Québec. 

Tous les numéros sont de très haut niveau mais celui de la planche coréenne, celui du duo de trapèze et de slackline suspendu par les cheveux sont très impressionnants. 

La beauté poétique du numéro de roue Cyr, auquel s’ajoute les danseurs, est magnifique. Que dire du numéro d’équilibre main à main sur Chanson noire. En fait, tous les numéros sont beaux, touchants et parfaitement fignolés. 

Depuis la présentation initiale, la disparition de Serge Fiori vient ajouter une couche d’émotion au spectacle. Une soirée incroyable où les artistes du Cirque Éloize, en osmose avec les danseurs et danseuses, performent dans une chorégraphie qui nous plonge en poésie dans l’âme de Serge Fiori.

Pour en savoir plus sur Seul ensemble ou sur les autres spectacles du Cirque Éloize, rendez-vous au https://cirque-eloize.com ou au https://cirque-eloize.com/creation/serge-fiori-seul-ensemble

Claude Gignac