EVÉNEMENTS 2025 - 26 août 2025
SuperFrancofête - 25 août 2025
Le Grand concert de la francophonie
La chanson francophone dans tous ses accents
Dans le cadre de la Super Francofête 2025, les organisateurs avaient convié, pour une 4e édition, près d’une centaine d’artisans représentant une dizaine de pays de la francophonie à un immense spectacle à l’Agora du port de Québec ce lundi.
Pour l’occasion, on nous promettait des numéros originaux ainsi que des rencontres musicales inédites en duos, en trios et en groupes.
Encore une fois, dame nature s’est montrée très collaboratrice. Une température parfaite pour une soirée prometteuse.
Cette soirée se voulait l’occasion de souligner le 75e anniversaire de naissance et les 50 ans de carrière du grand Jean-Jacques Goldman.
C’est à Garou et Cyril Féraud, qui anime Le Quiz des Champions et Tout le monde veut prendre sa place en France qui en était à sa première visite au Québec, qu’on a confié la tâche d’animer cette soirée qui a commencée sur les chapeaux de roues avec la présence sur scène de Garou, Natasha St-Pierre, le groupe Magic System, Julie Zenatti, Pierre Lapointe, Patrick Fiori, Michel Fugain, Mentissa, Bénabar, France D'Amour, Daniel Lavoie, Louis-Jean Cormier et Roch Voisine. Ils ont interprété À nos actes manqués, C’est ta chance, Quelque part quelqu’un, Elle a fait un bébé tout seul, La vie par procuration, Je marche seul et Il changeait la vie. Un numéro endiablé de plus de dix minutes où le plaisir d’être là a contaminé les spectateurs jusqu’aux derniers sièges.
L’Agora s’est transformée en « Big Bazar » alors que Michel Fugain, un premier monument de la chanson français a chanté Attention mesdames et messieurs en compagnie de Pierre Lapointe et Julie Zanetti ainsi que Viva la visa avec la complicité de Magic System. Le bonheur n’avait pas quitté la place. Après France D’Amour avec Que des mots, c’est au tour d’Adamo de venir nous livrer Tombe la neige dans une belle prestation avec Pierre Lapointe devant une scène habillée de flocons virtuels grâce à de magnifiques éclairages. Une ovation spontanée.
Bénabar a enchainé avec une touchante interprétation de Dis, quand reviendras-tu? de Barbara. Un autre très bon moment, cette fois, tout en douceur. Toujours en douceur, Pierre Lapointe sera de retour en duo avec Mentissa avec sa belle Toutes tes idoles. C’est un enchainement de succès et de grandes voix qui habitaient la scène de l’Agora.
Grâce à Gilbert Montagné avec Les sunlights des tropiques et On va s’aimer, popularisée au Québec par Martine St-Clair, les sièges de l’Agora sont devenus superflus. Tout le monde était debout pour danser. Impossible de se rassoir quand, dans la lignée de la Compagnie Créole, Magic system est venu prendre la relève.
Moins connu du public québécois, Dadju, qui offrira une prestation solo sur cette même scène mercredi soir, nous a offert Reine de sa voix chaude aux couleurs R`n B.
Les mots et la musique de Goldman ont parcouru la planète. Où chaque détour vous conduit vers un succès, on entendra aussi J’irai où tu iras, Dans un autre monde et Là-Bas, un moment où Mentissa nous a démontré un bref étendu de son talent.
Comme un immense Karaoké à ciel ouvert où les différents accents se chevauchent.
L'orchestre et les choristes, sous la direction de Scott Price ont encore fait un travail extraordinaire pour faire de chaque chanson, un bijou.
Après que Daniel Lavoie et Louis-Jean Cormier nous ait bercé avec Jours de plaine et Adamo avec Tournent les violons, les voix puissantes de Patrick Fiori et d’Anne Sila se sont unies pour Corsica, popularisée par Petru Guelfucci. La foule s’est encore levée, cette fois pour ovationner les interprètes.
Il y a des rencontres entre deux univers qui donnent d’incroyables résultats. Celui de Goldman et Céline Dion a donné naissance à Deux, l`album francophone le plus vendu de tous les temps avec plus de 10 millions d`exemplaires.
Louis-Jean Cormier et son don de réarranger les musiques a osé bousculer la magnifique Pour que tu m'aimes encore. Son interprétation avec Pierre Lapointe a certainement été un des grands moments de la soirée. Quelle belle appropriation par deux voix masculines. Un moment qu’on voudra réentendre pour pouvoir l'aimer encore.
Après ces grandes émotions, le spectacle de 2h30 s`est un peu essoufflé dans la dernière demi-heure.
Absent du spectacle, Jean-Jacques Goldman ne fera que quelques apparitions avec des extraits d’entrevues sur les écrans disposés de chaque côté de la scène sur lesquels il explique ne pas être une star.
Comme un hommage, le public s'est à nouveau levé quand Adamo s`est avancé pour interpréter C'est la vie. Monsieur Adamo avait l’air en forme du haut de ses 81 ans.
Après que Garou nous ait livré le mot de la fin, les artistes sont tous revenus sur scène pour boucler cette soirée en beauté avec Les derniers seront les premiers.
Cet événement, qui montre la langue française dans toute sa beauté, jumelée au décor carte-postal de la belle ville de Québec sera télédiffusé et rejoindra des millions de téléspectateurs dans le monde.
Il reste encore quelques spectacles à la présente édition de la Superfrancofête. Rendez-vous au https://www.superfrancofete.com/
Claude Gignac et Lucie Monaghan
Bien cuit Garou - 23 août 2025
Le Grand bien cuit de Garou
Des rôtisseurs en feu!
Hier soir, Juste pour rire Québec a clôturé son édition 2025 en beauté avec le dernier bien cuit de l’année, et c’est Garou qui s’est retrouvé dans le fauteuil. La soirée a été explosive, des flèches bien acérées, des fous rires en cascade et même quelques règlements de compte entre les invités eux-mêmes.
Dès le départ, le ton a été donné par Marie-Ève Janvier qui a animé cette soirée de main de maître : « Garou est riche, arrogant, et son chat dans la gorge c'est ben plus un lynx qu’autre chose! » On a vite compris que rien ne lui serait épargné.
Les moments forts
Voisine a fait rire tout le monde avec son anecdote d’un texto osé qu'il a reçu du roasté. Roch demandant pourquoi il avait reçu ça et Garou aurait répondu "c'était inscrit voisine"
Kathleen Rouleau a frappé fort avec son ironie : « Je suis honorée de roaster un hasbeen et un nobody. » et « T’as une belle voix c'est entre Mario Pelchat et un très gros roth. »
Mathieu Dufour a présenté sur écran géant une série de photos hilarantes de Garou prises au Festival des Montgolfières, prouvant une fois de plus son génie de l’absurde.
P.O. Forget a livré une prestation déjantée, allant jusqu’à comparer la carrière de Garou à « la sexualité de ses parents : , il y en avait, y en plus. Peut-être que je l'ai déjà entendu par certain mais ça m'intéresse fuck all. »
Yves Lambert est arrivé sur scène avec son harmonica, entonnant une chanson à répondre à saveur “Garou”, donnant une touche traditionnelle inattendue.
Émily Bégin n’a pas manqué de le piquer sur son âge et son rôle à Star Académie : « Ça prouve qu’y a pas juste dans les écoles qu’on manque de staff! »
Ludovic Bourgeois, véritable star de la soirée, a tout simplement volé le show. Ses blagues sur la cave à vin, le concours de beauté gagné contre son père et son fameux « pénis polyglotte » ont provoqué un tonnerre de rires et une ovation bien méritée.
Jean-Thomas Jobin a poussé l’absurde à fond en qualifiant Garou de « beige » et en l’interrogeant sur ses propres citations douteuses.
Garou lui-même n’a pas été en reste. Il a conclu en roastant à son tour ses invités, prouvant qu’il pouvait donner aussi fort qu’il recevait. Avec son humour pince-sans-rire, il a terminé la soirée en lançant qu’il voulait bien faire le party avec sa gang… mais pas ce soir!
Verdict
Tous les invités ont brillé à leur façon, mais Marie-Ève Janvier et surtout Ludovic Bourgeois ont été les grandes révélations de ce bien cuit, s’imposant comme les stars incontestées de la soirée.
Ce dernier bien cuit de 2025 aura été à la hauteur de Juste pour rire Québec : mordant, festif et inoubliable. Une façon parfaite de clore un festival qui n’a pas manqué de faire rire et jaser.
C'est un rendez-vous pour 2026
Lyne LaRoche
Aimons-nous vivants - 22 août 2025
Aimons-nous vivants
Présenté en salle dès le 22 août 2025, Aimons-nous vivants est une comédie dramatique touchante qui nous rappelle, avec tendresse et humour, que l’amour surgit souvent là où on ne l’attend pas.
Synopsis
Victoire (Valérie Lemercier) s’est retrouvée en prison pour avoir braqué une bijouterie. Les services correctionnels acceptent néanmoins de la laisser sortir afin qu’elle puisse assister au mariage de sa fille.
Dans le train qui l’amène à destination, elle croise la route d’Antoine Toussaint (Gérard Darmon), un chanteur au parcours cabossé, sensible et un peu désabusé. Rien ne semblait les destiner à se rencontrer, et pourtant, leur lien improbable les entraîne dans une aventure pleine de rires, d’émotions et de surprises. À travers des moments à la fois drôles et bouleversants, ils découvriront qu’il n’est jamais trop tard pour aimer, ni pour se laisser surprendre par la vie.
Mon avis
Valérie Lemercier, véritable boule d’énergie, insuffle au film une légèreté contagieuse, une vraie bouffée d’air frais qui fait du bien. Elle parvient à nous faire passer par toute une gamme d’émotions. Face à elle, Gérard Darmon livre une performance tout en nuances, qui touche et fait réfléchir. Ensemble, ils forment un duo d’enfer : complice, attachant et d’une justesse remarquable.
J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux et je suis ressortie avec le cœur léger. Aimons-nous vivant prouve que l’amour, quand il frappe, a le pouvoir de nous faire bifurquer du chemin prévu pour nous ouvrir à de nouveaux horizons.
Un film à voir absolument!
Lyne LaRoche
Bien cuit Marina Orsini - 22 août 2025
Le Grand bien cuit de Marina Orsini
Hier soir, c’est Marina Orsini qui a eu droit à son tour au fauteuil du Grand bien cuit. Et quelle soirée! Sous la direction de Guillaume Pineault, qui a mis la table avec brio en rappelant que le prénom « Marina » vient de la mer en latin… et d’une « bonne femme fėlée qui accepte n’importe quoi » en algonquin, il venait de donner le ton, on allait rire, mais avec beaucoup d’affection.
Dès ses débuts à la télévision à 16 ans, Marina a conquis le public avec son authenticité. Hier, ses collègues et amis n’ont pas hésité à la taquiner, parfois avec férocité, mais toujours avec une tendresse palpable.
Maxim Martin a souligné leurs nombreux points communs. Avec l'humour grinçant qu'on lui connaît, d'emblée de jeu, il se demandait pourquoi on l'avait choisi pour roaster une fille que tout le monde aime.
Bob le chef s’est souvenu de leur collaboration en cuisine, non sans rappeler à quel point elle pouvait être « gossante »..
Billy Tellier, fidèle à son style mordant, a servi des punchs ravageurs en comparant son premier album à un avertissement climatique. Ovation immédiate, il a littéralement volé la vedette.
Michel Charette, avec son franc-parler légendaire, a lancé : « On a joué dans plein de séries mais on ne s’est jamais croisé. Criss, m’haïs-tu? »
Marc Messier, son complice de toujours, a ramené tout le monde aux grandes années de Lance et compte. Leur complicité de 40 ans a donné lieu à de beaux moments.
Michelle Desrochers a frappé dans le mille avec des blagues bien envoyées, au point de faire éclater la salle de rire.
Debbie Lynch-White a offert un angle plus sensible en évoquant la force tranquille de Marina, capable d’être dure mais toujours bienveillante.
José Gaudet a, lui aussi, rappelé qu’au-delà de la voix radiophonique, Marina est surtout « un cœur sur deux pattes ».
Oui svp Finalement, la grande vedette de la soirée a repris le micro pour répondre à ses « emmerdeurs » avec humour et aplomb, bouclant la boucle comme une vraie championne du rire et de l’autodérision.
Cette soirée a confirmé une fois de plus à quel point Marina Orsini est aimée, respectée et admirée. Rares sont celles qui peuvent être « bien cuites » de la sorte et en ressortir encore plus rayonnantes.
Lyne LaRoche
On ira - 21 août 2025
On ira d’Enya Baroux
Avec On ira, la réalisatrice Enya Baroux signe un premier long métrage sensible et lumineux qui aborde de front un sujet délicat : la fin de vie et le droit de choisir sa propre sortie. Plutôt que de verser dans le mélodrame ou la légèreté excessive, elle réussit à trouver un ton juste, empreint de pudeur, où l’humour et l’émotion se côtoient avec finesse.
Le récit suit Marie (Hélène Vincent), une octogénaire fatiguée de sa maladie, qui souhaite en secret partir en Suisse pour mettre fin à ses jours. Pour cacher ses intentions à son fils Bruno et à sa petite-fille Anna, elle invente une histoire d’héritage mystérieux et les embarque, avec l’aide inattendue d’un auxiliaire de vie (Pierre Lottin), dans un road trip familial qui changera tout le monde.
La grande force du film repose sur le jeu de ses interprètes. Hélène Vincent et Juliette Gasquet livrent des performances bouleversantes, justement récompensées par le Prix d’interprétation féminine au Festival de l’Alpe d’Huez 2025. Leur complicité et leur intensité donnent une profondeur rare à cette aventure humaine. Pierre Lottin complète avec justesse le quatuor, apportant chaleur et tendresse.
Sans jamais tomber dans l'excessif On ira réussit à ouvrir la discussion sur un sujet encore tabou, en mêlant rires, tendresse et réflexions universelles. Déjà encensé en France, avec plus de 500 000 spectateurs et une cote d’amour dépassant 4 étoiles, ce film touchant promet d’émouvoir le public québécois.
Une question se pose:
Peut on choisir quand il est temps de partir?
De partir avec dignité entouré d'amour et de tendresse. Moi je crois que oui. Quand tu n'as plus de qualité de vie que tu as du mal et que tu es encore lucide, alors c'est le temps de te choisir.
Avec ce premier long métrage, Enya Baroux confirme un talent à suivre. Elle signe une œuvre humaine et courageuse, qui fait autant réfléchir qu’elle touche droit au cœur.
On ira prend l’affiche dès le 22 août
Lyne LaRoche
Bien cuit Gildor Roy - 21 août 2025
Grand bien cuit...Gildor Roy à l’épreuve des sans-cœur
C’est Vincent Otis qui avait la lourde tâche d’animer le Grand bien cuit consacré à son grand ami Gildor Roy. Dès son entrée, il a donné le ton avec un humour pince-sans-rire : « Je suis forcé de faire ce bien cuit parce qu’on m’a généreusement payé ». Il a ensuite présenté les « sans-cœur » chargés de roaster Gildor, tout en soulignant l’effet indéniable que l’artiste a sur les gens : un roc, un pilier, un homme inspirant tant par sa carrière que par ses valeurs familiales. Sans oublier un savoureux clin d’œil à Revenu Québec et ses fameuses « 200 000 raisons » d’avoir accepté de jouer dans District 31.
Korine Côté à été là première à casser la glace avec son humour tranchant, elle a rappelé avoir rencontré Gildor lors de l’émission En direct de l’univers. Elle a été invitée à parler de son univers musical… « un univers dont personne n’a jamais vraiment voulu parler », a-t-elle lancé en riant. Punch après punch, elle a charmé la salle, concluant que c’était un honneur de participer à ce bien cuit, surtout parce que si Gildor était présent ce soir, c’est qu’il n’était pas en train de travailler sur un nouvel album.
D’entrée de jeu, Sonia Vachon a annoncé « Je ne suis pas une habituée des bien cuits, moi je mange saignant ». Le ton était donné. Elle a rappelé que dans les années 80, Gildor était vu comme un sex-symbol et un séducteur. « Moi j’ai joué dans Les Belles-Sœurs… lui est entré dans plein de belles sœurs », a-t-elle lancé, récoltant une ovation bien sentie du public.
Plus corrosif, Dominique Sillon a admis être venu pour régler ses comptes, tout en ajoutant que ce n’était pas dans les habitudes de Gildor de « payer ses comptes ». Il a souligné ses tics d’intervieweur commençant toujours avec les mêmes trois questions avant de décocher une flèche particulièrement mordante en parlant de la fratrie Roy. Son numéro ahurissant a fait réagir la salle avec intensité.
Sur écran géant, le journaliste Paul Arcand est apparu pour rappeler, avec une pointe de sarcasme Gildor quand j'ai entendu tes chansons dont Tu montes su’à tête et Une autre chambre d’hôtel. « Je me suis dit que tu irais loin », a-t-il ajouté, déclenchant un fou rire général.
La petite sœur de Gildor Maxim est venue livrer un témoignage à la fois touchant et hilarant. Elle a rappelé qu’à la maison, on l’appelait Junior et a lancé quelques révélations croustillantes, notamment sur ses deux orteils collés et sa perte de virginité tardive. Anecdotes après anecdotes, elle a conquis la salle entière, offrant un moment aussi complice qu’irrésistible.
Quand je l’ai rencontré la première fois, je l’ai tellement aimé que j’ai commencé à l’appeler mon Gildo à lancé Sylvie Tourigny. Gildor n’est pas sur les réseaux sociaux, mais des fans lui ont créé une page Facebook… et Sylvie n’a pas manqué de montrer des photos et des questions franchement hilarantes.
José Gaudet en à profité pour dire non« Maxime et Gildor, on est loin des jumeaux identiques, on dirait plutôt le bébé et le placenta », a-t-il lancé. José a raconté avoir connu Gildor au tout début de leur carrière : « Esti qu’il était frais chié ». Puis, évoquant trois semaines passées ensemble à La Havane, il a ajouté : « Je peux vous dire que c’est un estie de bon acteur, parce qu’en personne y’est plate en tabarnac ». Les rires fusaient de partout.
Ami de longue date, Michel Barrette a replongé dans ses souvenirs : « On se connaît, ça fait plus de 30 ans ». Il a raconté qu’un jour, Gildor lui avait promis d’aller à Old Orchard avec lui… et finalement ça ne s'est jamais passé. Barrette a cartonné avec son style de raconteur inimitable.
La riposte de Gildor
Pour la grande finale, c’est Gildor lui-même qui a pris la parole. Il a rincé comme il faut les « sans-cœur » qui l’avaient roaster, défendant son honneur avec courage tout en étant baveux à souhait. Drôle comme un singe, il a prouvé une fois de plus qu’il était aussi capable de donner que d’en prendre.
Conclusion
Au final, ce Grand bien cuit aura été à l’image de Gildor Roy généreux, sans filtre et redoutablement divertissant. Les « sans-cœur » ont eu beau le malmener avec férocité, il a su leur renvoyer la monnaie de leur pièce avec un aplomb désarmant.
Entre blagues assassines, anecdotes savoureuses et tendres coups de griffe, la soirée a prouvé une chose : même rôti sur la broche, Gildor reste un sacré morceau.
Lyne LaRoche
Notre Dame de Paris - 20 août 2025
Notre-Dame de Paris 25 ans d’émotions
Sans costume et cent frissons
Dans le cadre de la Super Franco Fête 2025, l’Agora du Port de Québec a pris des allures de Paris avec le spectacle Notre-Dame de Paris, 25 ans d’émotions. En plus de célébrer cette œuvre musicale magistrale, dont la première présentation remonte déjà à un quart de siècle, le spectacle coïncide avec le premier anniversaire de la réouverture de Notre-Dame de Paris, qui, on se souvient tous, a été dévasté par un incendie qui a éclaté le 15 avril 2019.
Afin de célébrer à sa juste valeur, l’œuvre de Luc Plamondon et Richard Cocciante les artistes de la version originale avaient été conviés à la fête. C’était l’occasion unique de revoir Garou, Patrick Fiori, Julie Zenatti, Bruno Pelletier, Hélène Ségara et Daniel Lavoie.
À tout Seigneur, tout honneur. C’est l’entrée dans l’Agora des deux créateurs, Luc Plamondon et Richard Cocciante, accueillis chaleureusement par le public, qui a marqué le coup d’envoi de cette soirée attendue par les gens qui occupaient l’enceinte à pleine capacité.
Et ce public sera vite comblé. Devant un décor virtuel rappelant Notre-Dame-de-Paris qu’une vingtaine de danseurs et danseuses de la troupe DM Nation entouraient Bruno Pelletier au son de la guitare de cet hymne de la comédie musicale Le temps des Cathédrale. Rapidement, ils seront rejoints sur scène par Patrick Fiori, Daniel Lavoie, Hélène Ségara, Garou et Julie Zanetti, tous de l’édition originale du spectacle tiré de l’oeuvre de Victor Hugo.
C’est la première fois qu’ils sont réunis sur scène depuis longtemps et il était évident qu’ils en étaient très heureux.
Accompagnée d’Hélène Ségara et de Julie Zanetti, Nathasha St-Pierre, qui a elle aussi faite partie de la distribution de la pièce, viendra interpréter Vivre, pendant que deux acrobates se produiront dans une poétique chorégraphie de main à main.
Notre-Dame de Paris, 25 ans d’émotions est non seulement une soirée pour célébrer cette grande œuvre mais aussi pour célébrer ses créateurs et artisans.
Les interprètes défileront pour chanter les mots de Plamondon. En point culminant, Bruno Pelletier qui viendra, comme il sait si bien le faire, chanter Le Blues du business man avec sa voix puissante et solide.
Dans Notre-Dame-de-Paris, les chansons deviennent des prières. Patrick Fiori supporté par DM Nation nous montre la douleur de l’homme, il livre un Déchiré senti, qui entraine des applaudissements soutenus.
La soirée aura aussi été le moment où quelques artistes nous ont présenté un succès personnel.
Notre-Dame-de-Paris c’est aussi Belle. Ce méga succès qui a été numéro un en France durant soixante semaines. Nous aurons eu l’immense privilège de l’entendre par les trois chanteurs orignaux quand Garou, Daniel Lavoie et Patrick Fiori l’ont interprété pour la première fois depuis 15 ans au grand bonheur du public.
Malgré son quart de siècle, Notre-Dame-de-Paris reste actuelle. NDP parle de liberté, d’inclusion et d’injustice.
Trois membres de la nouvelle mouture viendront nous chanter Les sans-papiers. La relève est aussi débordante de talent.
La foule s’est levée d’un trait pour accueillir Richard Cocciante. Il prendra place derrière un piano pour nous interpréter Le coup de soleil entouré de Lavoie, St-Pierre, Fiori et Garou.
Un hommage à Notre-Dame-de-Paris, c’est un enchainement de moments de grâce vécus par les artistes. Des moments qui se transportent jusque dans le cœur du public.
Le chef Scott Price et ses talentueux complices ont parfaitement retransmis la musique de Cocciante qui crée des images avec ses mélodies.
Avec la complicité d’Hubert Gagnon à la Conception scénographique et aux éclairages, le metteur en scène et réalisateur Jean-François Blais a réussi à maintenir l’intérêt des spectateurs durant plus de deux heures trente du spectacle. Des apparitions bien choisies d’artistes de cirque (main à main et roue Cyr) et l’excellent travail de la troupe DM Nation ont contribuées à faire de cette soirée un autre moment inoubliable.
Quand les talents se mettent ensemble, auteur, compositeur et interprètes, ils sont à leur tour, générateurs d’émotions et de frissons. Ce fut le cas très souvent au cours de la soirée notamment lorsqu’Hélène Ségara et la chorale d'une quinzaine de voix a interprété Ave Maria païens
Les artistes qui ont participé à cet hommage, qu’ils soient de l’édition originale ou de la plus récente mouture ont tous de très grandes voix. Mais à ce chapitre, une voix se distingue, celle de Bruno Pelletier. L’étoile des étoiles possède une voix qui pourrait faire trembler les murs de pierres de la cathédrale. Il nous a bouleversé dans Lune, La complainte de Quasimodo.
Quand Cocciante revient s’assoir au piano pour nous chanter Dieu que le monde est injuste avec Garou et Angelo Del Vecchio un autre frisson nous a transpercé.
Cet hommage n’était pas le spectacle avec les costumes et ses décors gothiques mais la puissance des textes de Plamondon, jumelés aux mélodies de Cocciante, le tout, mélangé à la force des artistes ont quand-même rendu ces retrouvailles mémorables.
Garou a clos le spectacle tout en douceur avec Danse Mon Esmeralda pendant que des colonnes de lumières ont transpercé le ciel de Québec, un clin d’œil aux clochers de Notre-Dame.
Ce rendez-vous unique et exceptionnel a fait l’objet d’une captation télé. Cela permettra à des millions de téléspectateurs à travers le monde de revivre, depuis la magnifique ville de Québec, l’histoire, la musique et la magie de Notre-Dame de Paris.
Il reste encore d’excellents spectacles à être présentés dans le cadre de la Super Francofête qui se termine le 28 août. Faites vite, rendez-vous au https://www.superfrancofete.com/
Claude Gignac et Lucie Monaghan
Bien cuit Patrice L'Ecuyer - 20 août 2025
Le grand bien cuit de Patrice L’Écuyer
Il encaisse les flèches avec classe, avant de riposter avec brio!
Hier soir, au Grand bien cuit de Patrice L’Écuyer, les rires ont fusé et les couteaux ont volé bas, pour le plus grand plaisir du public. Sous l’animation de Virginie Fortin, mordante et hilarante, la soirée s’est révélée un véritable festin d’humour, de tendresse et de piques bien aiguisées.
Dès le départ, Virginie a donné le ton avec une anecdote savoureuse : enfant, elle s’était déjà endormie dans son spaghetti en écoutant parler Patrice à la télé. Une belle façon de rappeler que l’homme qu’on fêtait hier soir fait partie du paysage télévisuel québécois depuis près de 40 ans.
Les invités se sont succédé sur scène, chacun y allant de sa flèche. Gaston Lepage a brillé avec un numéro drôle et touchant sur leur amitié de 37 ans, qu’il s’est amusé à “briser” devant le public. “Il m’a volé plein de rôles, mais aussi notre date de naissance. On est des jumeaux cosmiques”, a-t-il lancé sous les éclats de rire.
Anne-Élyzabeth Bossé, avec son sens de la répartie, a offert un portrait drôle et rigoureux de Patrice, rappelant qu’il l’avait encouragée à faire son one-woman show, avant de conclure ironiquement qu’il ne lui avait jamais rien apporté de bon… sauf son affection sincère.
Un moment marquant fut la vidéo de Guy Jodoin, décrivant Patrice comme “un chevalier et un bonbon qu’on veut sucer le plus longtemps possible”, suivi d’une entrée-surprise où il a feint de s’être trompé de Patrice… avant de quitter la scène. Hilarant!
Le duo Dominique et Martin, fidèle à lui-même, a décoché des flèches percutantes. Ils ont rappelé qu’au début de leur carrière, Patrice les avait fait gunner un ancien premier ministre : “Avec du recul, c’est lui qu’on aurait dû gunner à la place de Pierre Marc Johnson.”
Véronique Claveau ne s’est pas gênée pour se foutre de la gueule de Patrice. Elle a projeté des vidéos d’anciens Bye Bye, dont celui où il imitait la femme de François Legault, pour rappeler que sa meilleure imitation, c’était quand… il ne disait rien! Elle a ensuite fait éclater de rire la salle avec une imitation de râteau, avant d’impressionner tout le monde par une performance musicale qui a littéralement soulevé le public.
Jean-François Mercier, fidèle à son humour cru et déstabilisant, a comparé Patrice à “un zucchini de l’humour, sans goût”. Il en a profité pour raconter une anecdote savoureuse : Patrice est le seul homme qu’il a frenché, pour un gala, ce qui avait entraîné une avalanche de répétitions.
La relève était aussi bien représentée avec Sam Vigneault, qui a cartonné. Le plus jeune humoriste de la soirée a livré des blagues efficaces, avouant que malgré son âge, sans sa casquette, il avait l’air plus vieux que Patrice. Son authenticité et son aisance ont conquis le public. Et ce n’est qu’un début : Sam fera bientôt la première partie du one-man show de Patrice L’Écuyer, une belle reconnaissance de son talent et de son potentiel.
Quant à Guylaine Tremblay, elle a décoché un roast mémorable, racontant qu’on avait appelé plein de gens pour participer… mais que tous avaient dit non. Elle, elle s’est fait pogner : elle était au lave-auto quand elle a compris qu’on lui demandait de roaster… Patrice Bélanger!
Et enfin, ce fut au tour de Patrice L’Écuyer lui-même de répondre. Avec un sens du timing parfait, il a renvoyé les flèches reçues avec panache, prouvant une fois de plus que son humour est toujours aussi vif et que sa répartie n’a rien perdu de son éclat.
Verdict
Ce grand bien cuit fut un succès total – drôle, rythmé, rempli d’anecdotes croustillantes et de moments mémorables. Patrice L’Écuyer, pilier de notre télévision, a démontré qu’il pouvait encaisser les blagues les plus corsées avec le sourire… et surtout, riposter avec brio.
Lyne LaRoche
Phénix - 19 août 2025
Phénix
Présenté hier soir en avant-première au Clap en présence des acteurs principaux, Phénix de Jonathan Beaulieu-Cyr plonge le spectateur au cœur d’un drame humain à la fois sensible et lumineux, directement inspiré de l’histoire familiale du cinéaste.
L’action se déroule au milieu des années 2000. Joël Girard, soldat charismatique et aimé de tous, se prépare à être déployé en Afghanistan. Sa femme Michelle et son fils Jacob doivent apprendre à composer avec cette absence qui menace de bouleverser leur quotidien. Conscient de s’éloigner de son fils, Joël décide de tendre un pont inattendu : devenir entraîneur de l’équipe de soccer locale, les Phénix. Une équipe qui n’a jamais gagné et qui se dit elle-même « pas bonne ». Joël convainc alors Jacob de chausser les crampons, espérant se rapprocher de lui à travers cette aventure père-fils.
Trois grandes questions traversent le film et tiennent le spectateur en haleine :
Joël réussira-t-il à renouer avec son fils?
Les Phénix connaîtront-ils enfin la victoire?
Et surtout, le soldat partira-t-il en mission… et reviendra-t-il indemne?
Au-delà du récit sportif et familial, Phénix prend racine dans une histoire profondément personnelle. Jonathan Beaulieu-Cyr, fils de militaire, a puisé dans son vécu pour offrir une œuvre empreinte de sincérité et d’émotion.
À noter que la production a eu l’autorisation exceptionnelle de tourner dans les habitations militaires de la base de Valcartier, à Shannon, ce qui ajoute une authenticité particulière au récit.
Le film amène une réflexion importante : ces missions ont eu des impacts profonds sur les familles de militaires. Plusieurs soldats reviennent marqués par des chocs post-traumatiques. Derrière l’uniforme et les sourires, il y a souvent des blessures invisibles, que ce film nous invite à regarder en face.
Côté interprétation, la distribution est remarquable :
Évelyne Brochu incarne avec justesse une femme et une mère remplie d’amour et de tendresse, mais aussi de force et de courage. Sa grande intelligence émotionnelle transparaît à chaque scène.
Aksel Leblanc (Jacob) perce l’écran avec son intensité et son regard habité.
Maxime Genois, bouleversant, transmet à merveille le dilemme intérieur de son personnage, déchiré entre rester et partir. On s’attache immédiatement à lui.
En somme, Phénix c'est un film québécois touchant, rempli d’émotion, qui parle de famille, de résilience et de ces liens qui nous gardent debout malgré l’incertitude
En salle dès le 22 août
Lyne LaRoche
Hubblo:Saisir le chaos - 18 août 2025
Hurtubise : Saisir le chaos
Ce matin, j’ai eu le privilège de plonger dans l’univers éclaté et coloré du grand peintre Jacques Hurtubise. Installée sous le dôme immersif du Grand Théâtre de Québec, j’ai vécu une expérience multisensorielle unique grâce à Hubblo.
Imaginez un ciel de 360 degrés où les toiles de Hurtubise prennent vie, s’animent et se transforment au rythme d’une musique psychédélique envoûtante. Les images et les sons se répondent, s’inspirent l’un de l’autre et finissent par nous transporter ailleurs.
Les images sont d’une force incroyable ,c’est comme si l’on regardait une toile blanche à laquelle on enlève couche après couche… et plus on avance, plus les couleurs deviennent impressionnantes.
Né en 1939, Jacques Hurtubise a marqué l’histoire de l’art québécois par son style vibrant, éclaté et libre. Avec Saisir le chaos, ses œuvres ne se contentent pas d’être admirées, elles se vivent. C’est un hommage éclatant qui rend l’art contemporain accessible à tous, dans un langage universel de couleurs et de sons.
Une réalisation signée Normal Studio et Hippie Hourrah, co-produite par Simone Records, qui réussit à faire dialoguer peinture et musique dans une odyssée sensorielle absolument mémorable.
En sortant du dôme, j’ai réalisé que Jacques Hurtubise m’avait ouvert une petite porte vers son univers vibrant et chaotique, mais tellement lumineux.
Sincèrement ce serait aussi une merveilleuse expérience pour une sortie scolaire.
Présenté du 21 août 2025, avec 9 représentations supplémentaires 27 $ (taxes et frais inclus)
Sous le dôme immersif du Grand Théâtre de Québec
https://grandtheatre.qc.ca/serie-le-dome/programmation/
Lyne LaRoche
Gala Claude Legault - 16 août 2025
Gala de Claude Legault
Une mission spatiale réussie!
Accueilli comme une véritable rock star, Claude Legault a fait une entrée remarquée au Grand Théâtre pour son tout premier Gala Juste pour rire.
Dès le départ, il a parlé de sa carrière avec humour, comparant son passage de « sandwich aux œufs » à « osso buco », en glissant au passage que vieillir n’est pas de tout repos. Il a aussi confié que c’était sa première expérience comme animateur de gala et qu’avec ses invités, il allait tout donner pour offrir un spectacle mémorable. Mission accomplie!
La soirée a été marquée par une belle variété de numéros :
Sylvain Larocque, toujours aussi efficace, a raconté avec ironie qu'il avait décidé d'être plus social mais que sa face ne va pas dans ce sens. Avec ses 58 ans bien assumés il a livré une réflexion savoureuse sur l’importance de garder le Québec francophone.
Kathleen Rouleau a fait crouler de rire la salle avec une anecdote bien particulière vécue sur le plateau de À propos d’Antoine — une histoire de chocolat chaud et de lait qui ne lui a pas pardonné… un numéro à ne pas dévoiler, tant le punch était hilarant!
Un moment fort d’impro a ensuite pris vie avec Michel Charette, Véronique Claveau, Katherine Levac et Claude Legault, dans une joute sportive entre les Boys et le National. Surprise de taille : Chantal Machabée est venue les rappeler à l’ordre, chandail d’arbitre sur le dos, dans un sketch aussi drôle qu’original.
Martin Petit a fait rire avec son humour bien tranchant sur la parentalité, allant de la tequila aux enfants(ados) jusqu’aux incertitudes pour leur l’avenir…mais que de toute façon, il y a une chance sur deux qu'ils finissent en télétravail!
Claude Legault et Katherine Levac se sont ensuite lancés dans un échange hilarant où ils se demandaient s’ils pourraient former un couple. La complicité entre les deux et leurs répliques bien placées ont provoqué un tonnerre de rires dans la salle.
La relève n’était pas en reste : Erickson Alisme, Steve Biko, Jerry Tremblay, Alex Lévesque et PB Rivard ont démontré avec brio que l’humour québécois a encore de belles années devant lui.
Et pour clore la soirée, une finale digne des plus grandes surprises : Claude Legault et Guy Jodoin ont replongé le public dans l’univers culte de Dans une galaxie près de chez vous. Habillés en cosmonautes, ils ont eu droit à une ovation monstre quand Mélanie Ménard, Stéphane Crête, Sylvie Moreau, Didier Lucien et Réal Bossé sont apparus à leur tour. La salle était en délire devant ces retrouvailles tant attendues.
Pour un premier gala, Claude Legault a livré une performance à la hauteur des attentes : drôle, généreux et inoubliable. Une soirée qui restera marquée dans l’histoire de Juste pour rire Québec.
Lyne LaRoche
L'été de mes chansons - 15 août 2025
L'été de mes chansons
Comme une passation de pouvoir
Suite au succès Plaines de chansons en 2024, les organisateurs de La Super Franco Fête réitèrent et présentent L’été de mes chansons. Cette ode à la chansons québécoise et francophone, présentée ce vendredi sur la scène de l’Agora du Port de Québec se voulait une célébration de cinquante ans de musique en réunissant plus de cinquante artistes sur scène. Une sorte de machine à remonter dans le temps à travers tous ces artistes qui sont ou qui ont été, il y a quelques hiers, des artistes émergents. Des artistes qui ont forgé, qui forgent ou qui forgeront l’identité culturelle du Québec. Pour l’occasion, les jeunes Ariane Roy, Lou-Adriane Cassidy, Lydia Képinski, Naomi, Les Louanges, Pierre Kwenders, Mon Doux Seigneur, Rau_ze, Matiu et Hubert Lenoir étaient entourés des désormais vétérans Michel Rivard, Mara Tremblay, Damien Robitaille, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe qui, grâce à leurs succès, ont déjà gravé leur nom dans notre patrimoine musical.
Avant l’arrivée de ces artistes, la DJ Montana s’est bien chargée de divertir les gens qui remplissait la place, grâce à son judicieux choix musical.
Le spectacle s’est amorcé de bien drôle de façon avec Damien Robitaille qui nous a interprété une nouvelle chanson; Paruline, Paruline. Entouré de danseurs, danseuses et choristes, Mon doux Seigneur est venu nous livrer une belle version de Chante encore de Daniel Bélanger.
Après La montagne de Mon doux Seigneur, Mara Tremblay s’avancera pour Tu n’es pas libre. Michel Rivard nous interprétera Un trou dans les nuages, sortie en 1987 avant d’accueillir l’artiste Innu Matiu pour interpréter en duo, Jack Monoloy.
Le duo formé de Rau_ze et d’Ariane Moffatt nous livrera Fracture du crâne ultra dynamique dans une belle complicité entre les deux filles. C’est à partir de ce moment que la nostalgie a fait place à la danse. Naomie, Pierre Kwenders, Ariane Roy et Lou-Adriane Cassidy ont électrifié l’Agora avec leur musique actuelle et dansante.
Parlant de nostalgie, un karaoké regroupant quatre anciens succès a laissé chanter les spectateurs venus assister gratuitement à ce magnifique spectacle. Nous aurons droit à une second segment similaire un peu plus tard dans la soirée.
Pierre Lapointe, toujours aussi élégant, viendra remettre un peu de douceur dans cette soirée en venant nous chanter ses très belles Hymne pour ceux qui ne s’excusent pas et Maman, papa.
Comme si une tante était sortie avec ses deux nièces pour partager sa passion pour la musique, Mara Tremblay, accompagnée d’Ariane Roy et de Lou-Adriane Cassidy nous ont offert Le printemps des amants alors que la magnifique « matante » a dicté le chemin, armée de sa guitare électrique. Wow! Quel moment extraordinaire, comme une passation de pouvoir. Et ce pouvoir, Ariane Roy l’a ensuite exercé pour nous envouter avec Agneau, accompagnée de huit danseurs et danseuses.
Les Louanges est venu faire honneur à la rive-sud de Québec avec La nuit est une panthère. Il ne semblait pas peu fier d’entendre le public chanter le refrain avec lui. Dans un autre moment fort, Lou-Adriane est apparue au milieu de la foule fébrile, vêtue d’un t-shirt fleurdelisé pour nous chanter Journal d’un loup garou. Parlant du loup, Les Louanges, Mon doux Seigneur et Mara ont souligné la contribution d’un autre phare de la musique québécoise en interprétant Le Dôme de Jean LeLoup.
Sorti de son studio où il se terre depuis trois ans, Hubert Lenoir est venu mettre le feu avec sa Fille de personne.
Cette soirée électrisante et exaltante a retrouvé un rythme plus doux et plus introspectif quand Michel Rivard a chanté son succès Je voudrais voir la mer, entouré des très belles voix féminines du spectacle. L’été de mes chansons nous fait agréablement voyager à travers cinq décennies de musique québécoise. Les arrangements d’Alex McMahon, à qui on a confié la direction musicale, y est pour quelque chose. Que ce soit avec le quatuor à cordes qui accompagne Michel Rivard qu’avec des séquences plus « électros », les chansons sont, sans exception, un bijou. La mise en scène de Benoit Landry, mariée à la conception scénographie et aux éclairages d’Hubert Gagnon transportent ce spectacle en direction de l’excellence. Si les projecteurs rendent invisibles les perséides qui tapissent le ciel au-dessus de l’Agora, ils éclairent les étoiles qui se retrouvent sur la scène qui, à leur tour, font briller les chansons.
Un spectacle où l’on célèbre la chanson québécoise ne pouvait se terminer sans un hommage à Serge Fiori. Son ami Rivard a dit : « Cette chanson est de toi et est pour toi ». Accompagné de l’artiste de cirque Angelica Bongiovonni et sa roue Cyrs et de tous ces magnifiques artistes, Michel Rivard a tiré le rideau sur cette belle soirée en interprétant une touchante version de Depuis l’automne d’Harmonium.
Le Québec a aimé et on aime encore Harmonium, Beau Dommage, Richard Séguin, Richard Desjardins mais la musique et la culture québécoise ne s’éteint pas. À en croire ce spectacle, la musique en français est entre bonnes mains. Entre les mains d’artistes d’aujourd’hui et de demain qui sauront faire résonner les notes et les mots d’ici pour encore longtemps.
La Super Franco Fête ne fait que commencer. Elle se poursuit jusqu’au 28 août. Pour en savoir plus et pour la programmation complète, rendez-vous au https://www.superfrancofete.com
Claude Gignac
Chicago - 12 août 2025
Chicago – Le crime, le jazz et le glamour débarquent au Capitole
Du 9 au 31 août 2025, le Théâtre Capitole accueille Chicago, l’une des comédies musicales les plus célèbres de Broadway. Mêlant meurtres, intrigues judiciaires et numéros de danse enflammés, ce spectacle plonge le public dans le Chicago des années 1920, à l’époque où le jazz, les cabarets et la corruption régnaient en maître.
La distribution est prestigieuse :
Véronic DiCaire incarne une Roxie Hart aussi espiègle qu’ambitieuse, prête à tout pour sa place sous les projecteurs. Elle est hallucinante!
Terra Ciccotosto MacLeod campe une Velma Kelly athlétique, charismatique et féline.
Michaël Girard interprète Billy Flynn, l’avocat vedette aussi charmeur que rusé.
Mélissa Bédard prête sa voix puissante à Mama Morton, matrone de prison aux règles bien à elle.
Bryan Audet livre un Amos Hart touchant et délicieusement comique.
Ils partagent la scène avec plus de quinze danseurs-chanteurs aux multiples talents, appuyés par un orchestre live de quatorze musiciens qui fait vibrer chaque note. Présenté entièrement en français, Chicago s’impose déjà comme l’un des grands rendez-vous culturels de l’été 2025.
La musique jazz enveloppe les chorégraphies inspirées du cancan et du charleston, créant une ambiance à la fois pétillante et sophistiquée. Avec ses costumes étincelants et ses chansons cultes comme All That Jazz ou Cell Block Tango, cette production offre une soirée électrisante où se mêlent humour noir, sensualité et rythme endiablé.
En résumé, Chicago est un cocktail parfait de musique, danse, humour et intrigues. Une production qui mérite 9,5/10 d’appréciation.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de comédies musicales et de jazz !
Un spectacle rassembleur produit par Juste pour rire!
Pour informations :
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/chicago-la-comedie-musicale-ete-2025/
Lyne Laroche
Gala Laurent Paquin - 09 août 2025
Laurent Paquin
L’As de la dégaine… et de l’improvisation
Hier soir, dans le cadre de Juste pour rire, le maître incontesté de l’humour nous a offert un gala unique en son genre, mêlant rires, émotions et surprises. Avec son franc-parler sur les petites choses de la vie, ses mauvaises habitudes qu’il tente de laisser derrière lui, et sa présence scénique impeccable, il a conquis la salle sans jamais perdre son souffle, même face à un problème technique.
Entre les numéros, Laurent nous a chanté quelques petites chansons, comme il sait si bien le faire, ajoutant une touche personnelle et rigolote au spectacle.
Les invités ont tous apporté leur touche spéciale : Simon Delisle et son humour sur la colère, Eddy King et ses punchs sur la forme physique, Michèle Desrochers et son amour pour les spas, Mathieu Pepper et ses gags inattendus sur la mort et les sextos, Thomas Bédard et sa critique des jeunes à l’ère TikTok, sans oublier Mélissa Désormeaux-Poulin, venue lui donner la réplique.
Le cabaret burlesque avec Sylvie Tourigny, le passage drôle de Claude Crest, la visite éclair de Guy Jodoin, ainsi que la collaboration bien pensée avec Normand D’Amours, ont ajouté une belle variété.
La soirée s’est clôturée en beauté avec Renée Wilkin et sa puissante interprétation de la chanson grivoise Père Thibodeau, entourée d’une chorale.
On peut dire que c'est un sans faute.
On a tellement ri que c'est inexplicable.
Un show à ne pas manquer lorsqu’il sera télévisé !
Aussi, je m'en voudrais de passer sous silence la collaboration de l'animateur de foule Maxime Charbonneau qui a gardé l’ambiance bien vivante, continuant de faire rire et d’amuser le public durant les pauses.
Lyne LaRoche
Céline en humour et en paillettes - 08 août 2025
Place Georges V en fête
Une ode éclatante à Céline Dion
Grâce à Juste pour rire, hier soir, la Place Georges V s’est transformée en un vibrant hommage à Céline Dion, alliant humour, émotion et énergie contagieuse. Aux commandes, Mathieu Dufour, animateur survolté et admirateur assumé de la diva, a mené cette soirée comme un poisson dans l’eau.
Dès les premières minutes, Bobépine a lancé les festivités avec un I Drove All Night électrisant, donnant le ton à une série de prestations qui ont couvert toutes les époques de la carrière de Céline.
Les grandes voix étaient au rendez-vous : Marie-Ève Janvier, Jennyfer Lee Dupuy et Krystèle Mongeau ont impressionné par leur puissance et leur justesse donnant aux chansons de Céline leurs lettre de noblesse. Alexandre Da Costa a fait vibré son violon tandis que Barnev Valsaint et Élise Duguay, véritables choristes de Céline, ont apporté une authenticité unique au spectacle.
Moment de grâce : Véronique Claveau, qui incarnera à nouveau en 2026 Céline dans la comédie musicale Titanique est apparue sur scène sccompagnée de sa magnifique petite fille Agathe.Tout au long de la prestation de Véronique qui a livré une interprétation bouleversante de My Heart Will Go On, Agathe regardait sa mère avec des yeux remplis d'admiration.
Les drag queens, hautes en couleur, ont ajouté leur touche excentrique à l’ensemble. Barbada a déclenché les fous rires avec Céline et la pas fine, un conte revisitant la rivalité avec Mariah Carey dans un duel fictif hautement divertissant tandis que les danseurs, impeccables, donnaient à la mise en scène signée Joël Legendre l’ampleur d’un spectacle de grande envergure.
Les académiciens de la cohorte 2025, Marc Antoine Delage, Katrine Sansregret, Laurence Libersan, Albert Asselin et la grande gagnante Mia Tinayre ont brillé sur scène avec des performances remarquables, confirmant qu’ils font véritablement partie de la relève musicale.
Les clins d’œil se sont multipliés dont un segment spécial La Fureur, animé par Élyse Marquis, a fait chanter toute la foule.
Parmi les moments marquants, l’apparition émouvante de Claudette Dion, interprétant L’Hymne à l’amour avec une sincérité bouleversante, a figé le temps et provoqué une pluie d’applaudissements et une vibrante ovation.
De la lumière des projecteurs aux éclairages dorés et scintillants, chaque détail visuel a contribué à magnifier les artistes et à célébrer l’icône québécoise. La soirée s’est conclue dans un moment magique avec une mer de cellulaires illuminés, comme un dernier salut collectif à Céline, absente physiquement, mais plus que jamais présente dans les cœurs.
L'assistance au grand complet a chanté et dansé sur les plus grands succès de Céline, prouvant l’amour inconditionnel qu’on a pour notre Céline et son répertoire musical.
Lyne LaRoche
XXXplosion d'humour - 07 août 2025
XXXplosion d’humour avec Rachelle Elie
Hier soir au ComediHa! Club, c’est Rachelle Elie qui a pris possession de la scène avec son spectacle XXXplosion d’humour. Artiste audacieuse et sans filtre, elle livre un humour cru mais toujours intelligent, jonglant avec les tabous et les vérités qui piquent pour mieux faire rire.
L'humoriste maîtrise l’art de créer une proximité immédiate avec le public. Son énergie débordante, ses anecdotes délicieuses et ses observations sur la vie, l’amour et la sexualité en font une soirée où l’on rit, parfois jaune, souvent à gorge déployée.
En plus de Rachelle Elie, cinq jeunes humoristes de la relève, Alex Hamel, Laurianne Lalonde, Jean-François Bouchard Otis, Marie-Christine Chartier et Radi sont montés sur scène. Chacun a livré une belle performance en ajoutant sa touche personnelle à la soirée. Rappelons que c’était un show d’humour XXX, donc définitivement pas pour les oreilles chastes et pures mais parfait pour les amateurs de rires crus et décomplexés.
Disons-le franchement ce show-là n'est pas pour tout le monde mais les humoristes assument pleinement leurs blagues salaces et irrévérencieuses.
XXXplosion d’humour, c’est un spectacle qui s’adresse aux esprits ouverts, prêts à se laisser surprendre et à repousser les limites du politiquement correct tout en passant un moment franchement hilarant.
Attendez-vous à une véritable déflagration comique, où Rachelle Elie démontre une fois de plus qu’elle n’a peur de rien, surtout pas de faire rire fort.
Prochaine représentation
Xxxplosion d'humour
dimanche, 10 août 2025
22:30
ComediHa! Club, Québec
https://comedihaclub.com/programmation/
Lyne LaRoche
Amour Apocalypse - 05 août 2025
Amour Apocalypse...Une fresque humaine entre lumière, chaos, amour et éclats de rire
Présenté en avant-première au Clap de Québec, Amour Apocalypse est un drame poignant qui nous entraîne dans les méandres d’un amour en ruine, d’un homme en chute libre qui tombe en amour avec une voix et d’un monde intérieur en conflit. Patrick Hivon livre ici une performance bouleversante dans le rôle d’Adam, un homme complexe et intense, constamment en lutte contre lui-même et les autres.
Le film repose sur des émotions brutes, et Hivon réussit à les transmettre avec une justesse remarquable. Chaque regard et chaque silence deviennent porteur de sens.
Certaines scènes marquent notamment celle dans le bain où Tina (interprétée par Piper Perabo) rince les cheveux de son mari, un geste à la fois tendre mais douloureux.
Une autre scène inoubliable survient lorsqu’Adam est pris dans les bras de son père, joué par un Gilles Renaud tout en retenue et en puissance.
Mais Amour Apocalypse, c’est aussi des moments de légèreté inattendus. À plusieurs reprises, des scènes surprenantes ont provoqué des éclats de rire spontanés dans la salle. Entre autres celle de Romy, interprétée par Elizabeth Mageten.
L’humour, parfois subtil, parfois grinçant, agit comme un contrepoids aux tensions émotionnelles du film. On rit, on est surpris… et ça fait du bien.
La sensualité est également au cœur du récit, avec une scène forte entre Adam et Tina, filmée avec beaucoup de pudeur et d’intensité. Le désir y devient un langage, un refuge, mais aussi un champ de tension.
Chacunes des relations d'Adam deviennent un nouveau nœud d’émotions contradictoires. Elles sont à la fois électriques et fragiles.
La trame sonore, choisie avec soin, soutient parfaitement le ton du film. Chaque morceau semble faire écho à l’état émotionnel des personnages, accentuant l’atmosphère souvent lourde, mais toujours humaine.
Mais ce qui rend le film d’Anne Émond encore plus percutant, c’est la toile de fond sur laquelle il s’inscrit, la crise climatique. C’est un sujet qu’on préfère souvent éviter. Un malaise collectif qu’on balaie du revers de la main. Et pourtant, il devient ici un décor omniprésent, pesant, mais discret.
Le film pose une question troublante, comment continuer à aimer, à espérer, à désirer… quand tout autour de nous semble sur le point de s’effondrer?
Bref, Amour Apocalypse n’est pas un film qui se regarde distraitement, il se vit, il s’imprègne, il nous heurte par moments, nous surprend souvent, et nous laisse surtout avec des questions sur l’amour, la perte, la loyauté… et sur les traces que laissent ceux qu’on aime, même quand tout s’écroule.
C’est une proposition audacieuse, originale, qui divisera sans doute le public… mais qui a le mérite de faire réfléchir, sourire et parfois même… sursauter.
J'ai beaucoup aimé car au cœur même de l’Apocalypse, une chose demeure, l’amour finit toujours par gagner.
En salle dès le 8 août
Lyne LaRoche
À bicyclette - 03 août 2025
À bicyclette...Un voyage bouleversant entre deuil et lumière
Inspiré d’une histoire vraie, À bicyclette de Mathias Mlekuz n’est pas qu’un simple road trip. C’est une traversée de l’âme, une quête d’apaisement et d’amour au-delà du chagrin.
Synopsis
Lorsque Mathias, endeuillé par le suicide de son fils Youri à l’âge de 28 ans, décide de refaire à vélo le périple que celui-ci avait entrepris quelques années auparavant, c’est tout un monde de souvenirs, de rencontres et de silences qui se met en mouvement.
Accompagné de son meilleur ami Philippe, il pédale de l’Atlantique à la mer Noire, à la recherche d’un sens, d’un souffle, d’un lien encore possible avec son fils disparu.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la pudeur et l’authenticité du film. Mlekuz tisse une œuvre empreinte de délicatesse, portée par une amitié sincère et par la beauté des paysages traversés.
Chaque étape est une occasion de rencontre avec les autres, mais surtout avec soi-même. L’humour n’est jamais loin non plus, apportant un contrepoint lumineux à la douleur.
À plusieurs reprises, des clins d’œil bien sentis et des répliques décalées souvent livrées par l’inimitable Philippe Rebbot font éclater de rire l’assistance. Ces moments d’humour, parfaitement dosés, viennent alléger l’atmosphère et rendent le film encore plus humain.
Les images, simples et vraies, capturent le quotidien du voyage, les moments d’épuisement, les fous rires inattendus, les silences qui disent tout.
Le récit est ponctué de flashbacks et de confidences, qui permettent de mieux comprendre l’histoire de Youri et son amour pour Marzy, cette jeune Iranienne à qui il a écrit « Je t’aime » dans son dernier message.
Plus qu’un hommage à son fils, À bicyclette devient un message universel sur le deuil, la résilience et la force de l’amour parental. C’est un film qui touche profondément, qui fait réfléchir et qui donne surtout envie de dire aux êtres chers qu’on les aime, maintenant.
En salle le 15 août
Lyne LaRoche
Katy Perry - 01 août 2025
Katy Perry : Sensationnelle à tout point de vue!
C'est hier soir, que la très populaire chanteuse Katy Perry, était de passage au Centre Vidéotron de Québec, pour nous présenter le spectacle sa tournée « Lifetimes ».
Il n'y a pas à dire, les gens de Québec étaient plus que prêts pour cette soirée qui s'annonçait inoubliable. Des gens de tous âges, mais la plupart de trente et moins, avaient mis le paquet en revêtant paillettes, motif léopard et fleurs, même certaines avaient des costumes avec des cupcakes dessus, afin de s'approprier le look de leur chanteuse préférée.
Avec un visuel de jeu vidéo, tout commence par une animation sur écran, avant que Katy Perry apparaisse s'élevant dans les airs dans une cage lumineuse au centre de la scène. Elle nous chante alors Chained to the rhythm, Teary Eyes et Dark Horse.
Le deuxième segment, elle nous enchaîne plusieurs hits, dont California Gurls, Teenage Dream, Hot n Cold, Last Friday Nignt (T.G.I.F) et I Kissed a Girl. La foule chante très fort, la chanteuse se promène partout sur sa scène en forme de huit (qui représente qu'elle en est à sa huitième année de tournée mondiale), ce qui fait que tout le monde voit bien la chanteuse, que nous soyons à l'avant, à l'arrière et même là-haut!
L'ambiance est survolté, tout le monde participe à la fête. Les danseurs, les musiciens, on en a plein les yeux! Plusieurs changements de costumes, acrobaties, chaque tableau est absolument magnifique et captivant!
Katy Perry a même sélectionné des fans au hasard dans l'assistance pour la rejoindre sur scène, le temps d'une chanson, bien sur accompagné d'un selfie avec elle.
Au bouquet final, la chanteuse nous a fait la chanson Roar en survolant le public sur un papillon géant, pour ensuite terminer avec Fireworks sous une pluie de confettis.
Fidèle à elle-même, Katy Perry nous a montré qu'elle ne fait pas les choses à moitié. Elle est spectaculaire, électrisante, charmante, nous en donne toujours plus!
Cheat Codes : Parfaits pour chauffer le plancher de danse!
Cheat Codes a très bien tiré leur épingle du jeu avec différents rythmes électros, dont leur single Sex, qui repend le hit des années 90, Let's talk about sex de Salt-N-Pepa. Le parterre avait des allures de club, rien de mieux comme entrée en matière!
Caroline Gagnon
Flashback to the 80 Rock - 01 août 2025
Flashback to the 80 Rock...Quelle soirée explosive!
Signée Productions Bohème
Le spectacle Flashback to the 80 Rock a littéralement enflammé la scène et fait vibrer le public au rythme des plus grands succès des années 80.
Bon Jovi, Billy Idol, Van Halen, Journey, Queen, Duran Duran, Pat Benatar, Tina Turner, David Bowie… et plus encore! Chaque chanson était un véritable hit, ravivant les souvenirs d’une époque marquée par les solos de guitares flamboyantes et les refrains inoubliables.
Sur scène, la formation était composée de cinq musiciens survoltés, deux danseuses sexy et dynamiques, et de deux voix puissantes qui ont marqué la soirée.
Le chanteur Jawny Sparklez a livré une performance solide et électrisante, ponctuée d’un hommage touchant à Ozzy Osbourne, décédé plus tôt cette semaine. Avec respect et intensité, il a interprété l’un des grands succès du Prince des ténèbres, créant un moment d’émotion partagée dans la salle.
La chanteuse régulière du groupe, Maggie Lacasse, était absente au début du spectacle en raison de problèmes de santé, mais elle est tout de même montée sur scène en cours de soirée pour interpréter quelques chansons et quelle voix! Puissante, riche et pleine d’émotion.
En son absence, c’est Chloé Mc Neil qui assurait le remplacement, et elle a littéralement volé la vedette. Sa voix puissante, son aisance sur scène et son charisme ont conquis la foule dès les premières notes.
Le point fort? Le duo Chloé/Maggie. Ensemble, elles ont livré des harmonies incroyables. Leur complicité vocale et leur énergie partagée donnent au spectacle une richesse musicale qu’on ne voit pas souvent. Honnêtement, on espère que le groupe les gardera toutes les deux car elles forment un duo à couper le souffle.
Avec une mise en scène dynamique, des looks rétro, une ambiance festive et un public conquis, Flashback to the 80 Rock n’est pas qu’un simple hommage
C'est une célébration totale de cette décennie mythique.
Bonne nouvelle , la formation sera de retour au Capitole demain soir (samedi 2 août)!
Si vous avez envie de revivre l’ambiance survoltée des années 80, foncez!
Vous ne le regretterez pas.
Billets disponibles ici
https://lecapitole.com/spectacles/flashback-to-the-80-rock
Et vous, quelle chanson des années 80 vous donne encore envie de danser quand personne vous regarde?
Lyne LaRoche