L'humour en 2018 - 17 février 2018

L'humour en 2018
Anthony Kavanagh Martin Matte Katherine Levac Jean-Marc Parent
François Bellefeuille Lise Dion  

 

JEUNESSE-THÉÂTRE

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MUSIQUE
   

 




Piano Man Christian Marc Gendron - 17 février 2018

Piano Man super bon, du début à la fin

Hier soir, le talentueux Christian Marc Gendron était de passage au Centre d’art la Chapelle afin de présenter son spectacle Piano Man Experience.

Maintes fois on a vu l’auteur-compositeur-interprète Christian Marc accompagné nos vedettes dont France D’amour, Brigitte Boisjoli, Mario Pelchat…mais cette fois-ci assis en arrière de son piano à queue orange, il est la tête d’affiche et ça donne un spectacle fabuleux.

Entouré de trois musiciens chevronnés : Frédéric Beauséjour à la basse, Gordon Wood à la batterie et le légendaire Toyo à la guitare, il maitrise son art à la perfection. Appuyé par une des plus belles voix du Québec son épouse Manon Séguin, c’est à travers différents medleys qu’il nous a fait voyager dans un univers musical apprécié de tous. Ce qui nous a donné par le fait même la chance de découvrir qu’en plus d’être un excellent musicien, il a une voix exceptionnelle.

Dès les tous débuts du spectacle, on se sent projeté dans les années 30 directement dans l’époque des pianos bars. Il nous sert un cocktail de chansons qui nous enivre tellement qu’on en veut encore plus et il nous en donne. De Jerry Lee Lewis en passant par Ray Charles, Elton John, Billy Joel pour ne nommer que ceux-ci, Christian Marc performe en interprétant les gros titres dont ‘’Georgia On My Mind, Hit The Road, Jack Jambalaya, Great Balls Of Fire, Let The Good Time Roll, Mess Around, Ain’t That A Shame, Tutti Frutti, New York, New York et Imagine du grand John Lennon.

Comme il est un amoureux de la musique et des mots, il nous a offert aussi un volet francophone ou il a mis son talent d’imitateur à profit. Tout le monde est resté surpris quand il a interprété des Pleurs dans la pluie (Mario Pelchat), Une chance qu’on s’a (Jean-Pierre Ferland) et N’importe quoi (Éric Lapointe). Ses imitations étaient tellement sur la coche qu’on avait l’impression que Mario, Jean-Pierre et Éric étaient sur la scène si on se fermait les yeux. Par la suite il a enchainé avec Frédéric (Claude Léveillée) et Je voudrais voir New-York (Daniel Lavoie) qui lui a mérité une ovation.

Comme Christian Marc aime les gens et adore être proche d’eux, c’est avec un mini piano à queue accroché autour de son cou qu’il est descendu dans la salle afin de continuer le spectacle.

Le contact entre lui et le public se fait directement. Son immense talent, sa simplicité, son énergie, et sa volonté de partager sa musique le temps d’une soirée nous comble de bonheur.

En deuxième partie, il invite ses musiciens à s’installer avec lui près du piano, dans le but de nous faire découvrir les talents de chanteurs de ses trois comparses. Frédéric a donné des frissons avec L’escalier de Paul Piché, Toyo a lui aussi performé avec son succès Angelie et Cold and Ice de Foreigner et Gordon nous a bien rire avec son N’importe quoi en version très très courte. Tout le monde a repris sa place sur les airs d’un des succès de Christian Marc La Plus Belle Chose, l’une des chansons préférées de Véronique Cloutier.

La sublime voix puissante de Manon Séguin interprétant, Je ne suis qu’une chanson de Ginette Reno, Angel de Sarah Mclachlan, Hello d’Adele et la magnifique chanson de Léonard Cohen Hallelujah lui a valu un tonnerre d’applaudissements.

Pour la finale, tout le monde était debout sur les airs de The Song, Rocket Man, Crocodile Rock, Uptown Girl, Honesty et bien entendu le clou de la soirée Piano Man.

Bilan

Si vous êtes un amoureux de la musique et que vous désirez passer une soirée inoubliable Piano Man Experience, c’est le show à voir absolument. J’ose même dire qu’une fois c’est pas assez.

Christian Marc et son équipe seront de retour à Québec du 22 au 25 août en résidence au Théâtre Petit Champlain.

Pour connaître les prochaines dates de la tournée : www.christianmarc.ca

Information :

L’hyper élétrosensibilité vous connaissez?

Selon Statistiques Canada 170 000 québécois souffriraient d’hyper sensibilité environnementale dû à une surexposition aux champs électromagnétiques provenant des lignes électriques, des cellulaires, des ordinateurs, des wifi, des Bluetooth...Christian Marc est de ceux qui souffre de cette maladie. Il doit faire attention à tout ce qu’il mange car plus il fait de l’acidité, plus il est conducteur d’électricité, plus il est souffrant. En plus de sa diète alcaline, Christian Marc doit s’entraîner chaque jour. Pour plus d’informations sur L’hyper sensibilité environnementale

www.electrosensibilitequebec.com

Lyne LaRoche




Jose Gonzalez - 11 février 2018

 

 

José González, Voyager léger

Avec un carnet de route garni de trois albums et de plusieurs collaborations José González visitait Québec dimanche pour une toute première fois. Un concert à guichets fermés au Grand Théâtre pour cet artiste pourtant peu connu du grand public.

Mais qui est-il? Son nom à consonance espagnole ne laisse pas présager qu’il est suédois. Il doit son nom aux origines argentines de ses parents qui ont migré en Suède pour fuir la guerre. Pour ma part, j’ai découvert González par l’entremise de l’excellente trame sonore du film La vie secrète de Walter Mitty, sur laquelle on pouvait entendre trois de ses titres.

Sa carrière solo s’est amorcée dix ans avant avec la parution de Veneer, son premier album. In Our Nature en 2007 et Vestiges and Claws en 2015 suivront, entremêlés de plusieurs collaborations.

Sur la scène, un micro, une chaise et deux guitares laissaient présager à une soirée en toute intimité. D’entrée de jeu, il a commis un petit lapsus amusant en nous lançant un « Bonsoir Montréal ». Il s’est vite repris en saluant Québec. Heureusement que les fans remplissant la salle n’ont, pour la plupart, pas connu la rivalité Canadiens-Nordiques. Certains maniaques étaient prêts à parcourir beaucoup de Km pour entendre celui qui ne traverse pas souvent l’Atlantique pour nous partager sa musique. Sous la pluie verglaçante qui s’abattait sur Québec, j’ai croisé un couple du Maine qui s’est spécialement déplacé pour voir et entendre Gonzàlez.

Ouvrant avec With the ink of a ghost il a enchainé avec Stay in the shade sous des éclairages discrets, qui seront, tout au long de la soirée, souvent à contrejour, laissant planer un certain mystère sur l’artiste.

Avec sa belle voix et son habile jeu de guitare, il puisera dans l’ensemble de son répertoire pour nous livrer une soirée dynamique malgré un répertoire folk et une ambiance minimaliste. Ses interactions avec le public sont courtes et rares mais ça ne compromet pas le résultat final.

Les deux « cases » de guitare déposés sur la scène nous suggèrent que Québec est une halte dans son voyage. Il poursuivra d’ailleurs sa route vers l’Australie après s’être arrêté à Toronto lundi soir. Down the line, Every age et Line of fire, de son époque avec Junip, viendront garnir la soirée. La silhouette de montagnes, formée sur le rideau arrière, viendra subtilement nous ramener sur le parcours de Walter Mitty pour Far away. Une flutiste se joindra à l’auteur-compositeur pour former un duo le temps de The Forest. González nous chantera The blackbird emprunté aux Beatles non sans avoir échappé quelques lignes. Au rappel, Teardrop de Massive Attack viendra conclure une très belle soirée où José Gonzàlez, avec sa sonorité bien à lui, a sans aucun doute fait plaisir à ses fans.

Je m’en voudrais de ne pas souligner la présence de Bedoine en début de soirée. Grâce à sa voix chaude et à un folk tout en douceur, la chanteuse d’origine syrienne aura habillement jeté les bases de cette soirée.

Vous pouvez suivre les activités de José González sur son site au www.jose-gonzalez.com

Claude Gignac