Événements 2026 - 19 avril 2026

Alexandre Barrette  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5788
Bruno Pelletier  
Chantal Lamarre https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5789
Christian Marc Gendron  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5798
Chris DeBurgh  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5787

Chriss Klafford 

https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5794
Entrevue Dave Gaudet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5790
Entrevue Ouellet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5796
Entrevue Rose-Marie Boivin https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5795

Entrevue

Verdict2

https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5771
Entrevue Véronic Dicaire https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5792
Dominic Paquet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5783
   
Disco Fever 2.0 https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5772
Disney sur glace  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5776
Dumas https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5766
Evangeline https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5782
Dave Gaudet https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5791
Glass Tiger  
Les Boys https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5765
Garou  
Marc Dupré  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5775
Maude Landry https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5797
Michel Fugain https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5801
Mike Ward https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5786
Northern Trails https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5761
Olivier Martineau   
Ouellet  
Richardson Zephir  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5777
Roch Voisine   
Simon Gouache https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5769
Sinatra https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5770
Sylvie Desgroseillers  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5785
TAG Carting https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5774
Tire le Coyote https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5778
Tommy Néron  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5784
Trois Accords https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5799
Verdict2  https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5793
Visite Macbeth https://destinationvilledequebec.com/blog/critique?id=5779

 




Michel Fugain - 18 avril 2026

Michel Fugain 

 C’est une belle histoire

L`image est forte.  Une bande de jeunes en quête de liberté, habillés de toutes les couleurs pour faire la fête et chanter, comme si tu devais mourir demain. 

C’est l’image de la pochette du 33 tours de Michel Fugain et le Big Bazar qui était appuyée sur le tourne-disque à la maison. Pourtant, plus de 50 ans plus tard, Michel Fugain chante encore. 

Il est venu chanter pour nous ce samedi sur les planches de la salle Louis-Fréchette du Grand-Théâtre. Signe de son attachement au Québec, tous les musiciens qui  l’accompagnent sur scène sont québécois. 

Pour moi, Michel Fugain, c’est la musique et la joie de vivre.  Son spectacle ne me fait pas mentir. Il entre seul sur scène, s'avance vers le public en commençant à chanter Chante, la vie chante pendant que les musiciens viennent le rejoindre.

« Cette salle est inspirante pour moi ». Il enchaine avec Soleil, C’est de la musique et La rue du temps qui passe. Il nous confiera « ma vie a commencé quand j’ai rencontré la musique ».

Toute ces chansons ont été composées avant le Big Bazar. Comme s’il nous présentait une rétrospective de sa longue carrière, les pièces sont toutes présentées en respect avec la chronologie de leur création. 

Puis il a fait une rencontre déterminante dans sa carrière. Il a croisé le chef de tous les faiseurs de textes. Le grand parolier Pierre Delanoé à qui il a soumis une mélodie, il lui aura offert Je n’aurai pas le temps, malgré ses jeunes 25 ans. 

Delanoé lui a dit, « donnes-moi des mélodies et je t’écrirai des textes ». Un jour, Fugain a présenté onze mélodies à Delanoé. Deux jours plus tard, il est revenu avec Attention mesdames et messieurs. Une première chanson pour un spectacle qui n’existait pas, pour un groupe qui n’existait pas. À l’époque, les disques avaient toujours 12 chansons. Fugain a fait écouter un 45 tours d’une chanson qu’il avait entendue au Brésil. Avec les mots de Delanoé, la pièce est devenue Fais comme l’oiseau. Et voilà, le premier disque du Big Bazar était prêt. 

Il nous parlera d’un autre complice auteur, Maurice Vidalin avec qui ils ont notamment créé C’est la fête.

Michel Fugain est aussi un excellent compteur. Il nous racontera de succulentes anecdotes sur les années 70. Il n’hésitera pas à nous raconter la genèse de plusieurs chansons dont celle de Les gentils, les méchants, écrite suite à une demande spéciale d’un certain Pierre Richard un peu amoché. 

Fugain a toujours su bien s’entourer sur scène. C’est encore le cas avec sa conjointe, Sanda-Alexandru-Fugain qui l’appui admirablement bien aux voix. Ils se permettront quelques pas de danse qui nous rappellent les chorégraphies du Big Bazar. Ils sont beaux à voir. Une belle complicité. 

Simon Blouin derrière la batterie, Mark Hébert à la basse, Vincent Réhel aux claviers, Jocelyn Tellier et Daniel Lacoste aux guitares formeront un band de très haut niveau. La formation sera complétée par l’excellent Paul Picard qui ajoutera son immense talent aux pièces aux sonorités souvent Bossa nova.

Un jour d’enregistrement, Fugain avait oublié de coller un texte à une des ses musiques. Il a contacté son sauveur qui lui a pondu un texte en moins d’une heure et demie. Bravo monsieur le monde est devenue, plus de 30 ans après sa sortie, la chanson officielle de l’Exposition universelle de Nagoya au Japon. Que dire de sa rencontre avec Robert Charlebois de qui il dit qu’il a peur du vide… des verres vides.

Après Laissez danser, interprétée par sa femme, Sanda Alexandru-Fugain, Michel Fugain se moque des idiots, des intégristes, des complotistes et des platistes, qui ont le droit de vote. Il se moque, sans subtilité, des américains qui ont voté pour l’homme carotte. Un long et hilarant préambule à la chansons Les Bourrins. 

De la musique, des mots, des pas de danse, une voix sans faille, des rires à profusion et de multiples ovations.

Il terminera cette magnifique soirée qui a fait rajeunir même les plus vieux spectateurs en nous offrant, à nouveau, Chante, la vie chante qui nous suivra jusqu’à la maison et peut-être pour quelques jours encore.

84 ans dans quelques semaines, 25 chansons et des anecdotes qui nous font rire et qui nous accrochent pendant les deux heures vingt minutes d’un spectacle qui ravivent des souvenirs et provoquent des sourires qui ne semblent pas vieillir. Simplement incroyable.

Dire qu’il y a 50 ans, dans cette même salle, plusieurs spectateurs, maintenant coiffés de gris, portaient la tunique et les pantalons à pattes d’éléphant, chantaient et dansaient comme ils l’ont fait samedi soir. Nostalgie et pur bonheur.

Michel Fugain poursuit sa tournée au Québec jusqu’au 3 mai. Il sera de retour dans cette même salle le 10 avril 2027. 

Vous voulez en savoir plus sur ce monument de la chanson française, tapez le. https://michelfugain.fr

Claude Gignac




Les trois Accords - 17 avril 2026

 

Les trois accords

Toujours les vacances… Une belle et folle expédition

En janvier dernier, Les trois accords lançaient leur huitième tournée Toujours les vacances. La réponse du public a été fulgurante.  Plusieurs spectacles affichent déjà complet.  C’est le cas pour Québec où les musiciens de Drummondville se produisent pour deux soirs à l’Impérial Bell.  

J’ai assisté vendredi soir à la première médiatique de Québec. Partir en vacances avec ces joyeux lurons risque de provoquer de belles et drôles d’émotions.

La bande à Simon Proulx a débuté la soirée en force, enchainant Stéphanie, tirée de leur dernier album, Hawaïenne, et Les amoureux qui s’aiment avec ses ho ho ho !!! qui résonnent dans les murs du vieux théâtre de la rue St-Joseph.

Pour la quatrième pièce, Les trois accords avaient une invitée spéciale. Cœur de pirate, qui a chanté avec eux sur la pièce Toujours les vacances. Elle était présente, au grand plaisir des spectateurs qui foulaient la salle. Malheureusement, Béatrice est tellement timide qu’elle a décidé de rester dans la tente installée sur la scène.  Vous comprendrez que cette mise en scène qui a une touche absurde assaisonnée aux Trois accords, a permis d’insérer la voix de la chanteuse comme dans la version originale. 

« C’est toujours cool d’être à Québec » Après Ouvre tes yeux Simon, le chanteur a dédié la prochaine chanson à tout ceux à qui s’est malheureusement arrivé.  Tout nu sur la plage

Simon Proulx, Alexandre Parr, Pierre-Luc Boisvert et Charles Dubreuil étaient appuyés par l’excellente Mélissa Lavergne aux percussions et par le claviériste Gabriel Gratton. Ces talentueux musiciens ont secoué la poussière grâce au rock des Trois accords. 

Les trois accords, ce sont des hits à la tonne. Dans mon corps de jeune fille, Elle s’appelait Serge, Vraiment beau et son solo de gazou. Des vers d’oreille qu’ils nous ont enchainés sans répit. 

Seul à la guitare, assis sur un élément scénique hors de l’ordinaire Simon nous a introduit Les dauphins et les licornes. Cet élément extraordinaire n’était, en fait qu’un ordinaire tabouret. 

Dans un volet dit participatif, le public a été appelé à chanter les la, la, la de Caméra vidéo.

Un spectacle des trois accords, c’est un remède à la morosité, un antidépresseur en Fa majeur.

On a levé les mains dans les airs pour J’aime ta grand-mère et on a sauté pour conclure la soirée avec Grand champion et sa musique aux accents punk.

Pour ce spectacle, Les trois accords ont choisi de ne pas puiser dans leurs pièces avec plus d’émotion. Dommage, j’aurais bien apprécié entendre Le bureau du médecin ou repartir en me chantant encore et encore Pâté chinois.

Ce n’est pas pour rien que Les trois accords connaissent tant de succès depuis déjà près de trente ans.  Ils sont drôles et font de l’excellente musique. Leurs guitares nous rentrent dedans comme celles de plus grands groupes rock anglais ou américains. Ils sont de vraies machines à succès. Leurs chansons nous restent dans la tête, que l’on soit au travail ou en vacances. 

Simon Proulx et sa gang étaient débordant d’énergie. Au rappel, ils ont dansé et nous ont fait danser avec Corinne et Marrakech avant de terminer cette très belle soirée avec Saskatchewan.

Vous avez réservé trop tard pour ces vacances avec Les trois accords?  Ne vous en faites-pas.  Après ce road trip qui les conduira dans plusieurs villes du Québec et même à Vancouver ce printemps et un été fort occupé à se produire dans de nombreux festivals, ils repasseront par Québec en s’arrêtant au Centre Vidéotron dans un an, jour pour jour.

Vous voulez en savoir plus :  https://lestroisaccords.com

Claude Gignac




Christian Marc Gendron - 16 avril 2026

TRILOGIE : une soirée de musique, d’émotion et de complicité signée Christian Marc Gendron

C’est au Théâtre Capitole de Québec que j’ai assisté à la première médiatique du tout nouveau spectacle TRILOGIE de Christian Marc Gendron.
Un retour sur scène attendu pour un artiste qui, au fil des années, a su bâtir un lien fort avec son public grâce à ses spectacles Piano Man Expérience, Piano Man 2 et Piano Man 3.
Avec TRILOGIE, il propose une formule qui revisite les grands moments de ses trois tournées, tout en ajoutant de nouvelles touches et quelques surprises bien dosées.
Le concept est clair c'est d'offrir au public ce qu’il aime déjà, tout en lui faisant vivre une nouvelle expérience musicale.

Sur scène, ils sont 10 artistes, entourant Christian Marc dans une ambiance à la fois festive et chaleureuse. Pour lui, c’est primordial de travailler avec des gens qu’il aime : ses amis, sa conjointe et sa famille. Il le dit lui-même, il s’entoure toujours de bonnes personnes… et ça se ressent sur scène.
Moment touchant et rempli de fierté : la présence de la mignonne Kara, la fille de Manon et de Christian Marc. Très à l’aise, elle danse avec énergie et assurance, pas gênée du tout! Elle a clairement hérité du talent de ses parents.

Le spectacle s’inscrit aussi dans un moment important de sa carrière, alors qu’il célèbre plus de 160 000 billets vendus depuis ses débuts, en plus de souligner ses 50 ans d'âge et des 30 ans de parcours musical avec la sortie de son nouvel album Piano Bar.

Christian Marc Gendron confirme encore une fois qu'il est un showman hors pair. Pas pour rien qu'on le surnomme le Piano Man. Il a cette capacité bien à lui de tenir la salle , de créer une énergie constante et de rendre chaque moment vivant et chaleureux. Sur scène, tout semble fluide, naturel et il est très généreux envers son public. 

Pianiste exceptionnel, imitateur impressionant doté d'une voix magnifique, il captive du début à la fin.

Ses imitations de Charlebois, Mario Pelchat, Éric Lapointe, Garou, Claude Dubois et Pierre Lapointe font réagir et ajoutent une belle touche d’humour et de variété au spectacle.

À ses côtés, sa conjointe Manon Séguin impressionne toujours autant. Elle possède l’une des plus belles voix du milieu, capable autant de puissance que de grande sensibilité. Leur complicité est indéniable, et leur duo sur Time of My Life offre un moment tout simplement magique… frissons garantis.

Parmi mes coups de cœur de la soirée :
Hit The Road Jack (Ray Charles), Just Wanna Stop (Gino Vannelli), Honesty (Billy Joel) et I’m Still Standing (Elton John).

Un medley country vient aussi mettre le feu à la salle, alors que les choristes Julie, Marie-Josée et Manon brillent chacune à leur façon, interprétant :
Crazy (Marie-Josée), Nine to Five (Julie), et From This Moment, interprétée par Manon,  trois grandes voix qui se démarquent.

On a également droit à quelques chansons tirées de son nouvel album Piano Bar, dont Fly Away, Ce que l’amour a fait de mieux et Le vent, des pièces plus personnelles qui viennent toucher une autre corde chez l’artiste. La chanson Piano Bar, qui raconte son parcours, ajoute une belle dimension intime au spectacle.

La soirée se termine sur une note émotive avec une finale en solo, où il rend hommage à Rodger Brulotte, en interprétant la dernière chanson que ce dernier avait chantée sur scène avec lui.

TRILOGIE, c’est un spectacle incroyablement bon : généreux, rassembleur, électrisant de musique, riche en émotions et rempli d’une complicité contagieuse.

Une soirée marquante, réconfortante qui fait du bien et qui confirme, encore une fois, tout l'immense talent de Christian Marc Gendron.

Il a eu droit à plusieurs ovations bien méritées.

Le spectacle TRILOGIE est présenté jusqu’au 18 avril sur la scène du Capitole et sera de retour les 9 et 10 octobre.

Procurez-vous son album Piano Bar — c’est un petit bijou.
Pour plus d’informations :

https://www.christianmarc.ca/

Crédit : Mathieu Bélanger

Lyne LaRoche




Maude Landry - 13 avril 2026

Maude Landry : être soi-même, c’est peut-être ça êtretrop cool

C’est dans une belle ambiance que j’ai assisté à la première médiatique du deuxième one-woman-show de Maude Landry, Trop cool, à la salle Albert-Rousseau.

Après un premier spectacle qui l’avait bien fait connaître, elle revient avec quelque chose de plus personnel, tout en restant fidèle à ce qui fait sa couleur.

Rapidement, on comprend que Maude ne cherche pas à impressionner ni à jouer un personnage. Elle se présente telle qu’elle est, avec ses malaises, ses doutes et ses petites insécurités du quotidien… et c’est exactement ce qui la rend aussi attachante.

Elle aborde avec beaucoup d’autodérision ces moments où l’on essaie d’être “cool”… sans trop savoir comment y arriver.

Son humour passe d’un registre léger et bon enfant à des réflexions plus profondes, notamment sur la pression qu’on se met pour plaire aux autres. Elle lance d’ailleurs des phrases qui frappent juste, comme lorsqu’elle affirme qu’« on est hypocrite pour ne pas se faire haïr » ou encore que « faut être hypocrite pour être polie ». Des observations simples, mais dans lesquelles plusieurs se reconnaissent.

Elle enchaîne aussi avec des situations du quotidien savoureuses, comme ce fameux collant « nouveau conducteur, soyez patients » qu’elle a mis sur son auto, ou encore ses réflexions sur le fait que « les gens cools nous disent d’être soi-même »… pas toujours si simple à appliquer !

Avec humour, elle aborde également le temps qui passe, lançant avec franchise qu’elle commence déjà à avoir des rides à 34 ans, ce qui provoque à la fois des rires et un petit effet miroir dans la salle.

On sent aussi qu’elle est rendue ailleurs dans sa démarche. Le spectacle est bien construit, les blagues arrivent naturellement et plusieurs moments viennent vraiment surprendre, avec une touche d’absurde qui lui va si bien.

Maude Landry n’est peut-être pas la plus éclatante sur scène au sens traditionnel, mais son authenticité fait toute la différence. Elle réussit à créer un lien sincère avec le public, sans artifices.

Avec Trop cool, elle nous rappelle que vouloir trop être “cool”, c’est souvent là qu’on l’est le moins… et qu’au fond, être soi-même, c’est probablement la meilleure option.

En première partie, l’humoriste Alex Lévesque a su bien réchauffer la salle avec un style atypique et original, donnant le ton à une soirée déjà très réussie.

Procurez-vous des billets, vous allez rire et vous reconnaître tout au long du spectacle !

Pour connaître toutes les dates :
https://maudelandry.com/

Lyne LaRoche




Chris Kläfford - 10 avril 2026

Chris Kläfford

Le tendre viking

En 2017, il a été découvert par ses compatriotes grâce à ses prestations à l’émission Swedish Idol. C’est sur la scène d’America’s Got Talent qu’il a ému le public américain et les juges pas toujours indulgents. Ce vendredi c’est sur la scène de la Salle Albert-Rosseau que Chris Kläfford est venu à la rencontre du public de Québec dans le cadre de sa tournée Sinners tour.

Dès qu’il a mis les pieds sur scène, le public qui remplissait la salle, s’est mis à lui chanter Happy birthday to you. Le grand viking semblait déjà touché au cœur. 

Il aura tôt fait de nous retourner cet amour que lui a lancé ses fans de Québec en pleine face avec un «Merci beaucoup» et à grand coup de chansons. 

Juste avant de nous interpréter Small town ghost, il nous a lancé un « Tabarnak » avec un large sourire. Celui qui a l’habitude des tournées solo a accueilli sur scène l’excellente pianiste Julie Lamontagne qui viendra l’accompagner tout au long de la soirée.

Ensemble, ils poursuivront avec Moonshine, une pièce aux racines blues tirée de son plus récent enregistrement What I’m running from, paru en février 2025.

Le charismatique chanteur s’adressera au public à de nombreuses reprises au cours du spectacle. 

Si vous vous rendez sur You Tube, vous pourrez découvrir plusieurs pièces enregistrées dans le cadre de sa Kitchen session que sa blonde a eu l’idée de mettre sur pieds. Il a même poussé le concept jusqu’à se rendre dans la cuisine d’un autre. C’est là qu’il a repris le méga succès de Lewis Capaldi Bedford tout go et qu’il nous a interprété pour notre plus grand plaisir.

Dans un décor dénué de tout artifice avec de très beaux éclairages ajoutant à l’ambiance feutrée, Chris Kläfford nous offrira plusieurs de ses chansons qui parlent d’amour et des relation interpersonnelles pas toujours faciles. Il nous a bien fait rire quand il nous a raconté comment il a dit « je t’aime » à son père.

Une rencontre avec Chris Kläfford, c’est comme de rencontrer pour la première fois, quelqu’un qui deviendra votre nouveau meilleur ami.

Il nous offrira plusieurs de ses propres chansons comme les très belles What I’m Running From et A Sinner’s Life Il nous proposera aussi quelques délicieuses reprises dont celle d’Amos Lee, de qui il dit qu’il l’a inspiré à écrire des chansons. La belle Arm of a woman était dédiée à sa copine qui partage sa vie depuis treize ans. Il nous offrira aussi une superbe version de Wiked game de Chris Isaak. Le piano ou le « B3 » de Julie Lamontagne collent admirablement bien aux chansons de Kläfford. 

Chris Kläfford a une voix basse qui vous transperce le corps jusqu’au cœur et qui monte jusqu’à vous fendre l’âme.

Se disant un peu paresseux à 37 ans, il est resté confortablement assis sur son tabouret évitant la sortie clichée pour revenir pour un rappel. 

Il nous a offert Tennessee Whiskey , un classique.de son idole Chris Stapleton avec qui il a déjà été confondu, sans doute à cause de la chevelure et de la barbe.

Oups!!! Petite surprise. Julie Lamontagne a pris le contrôle du spectacle en s’adressant au public de Québec pour nous demander de chanter « Gens du pays » de Gilles Vigneault pour souligner à nouveau l’anniversaire de l’artiste .  Il semblait surpris et touché en entendant la chanson et en voyant le gâteau scintiller pour ses trente-sept ans.

Des gens de Québec ont connu Chris Kläfford lorsqu’il a fait la première partie de Stapleton. Pour ma part, c’est grâce à la vidéo de sa prestation à America’s Got Talent, où il a fait pleurer les juges et les spectateurs, que je l’ai connu grâce à son interprétation magistrale de Imagine de John Lennon. Il ne nous a pas laissé en reste. Que d’émotions en entendant sa sublime version. Wow!!!

Je vous invite d’ailleurs à voir cette prestation sur You tube.

Chris Kläfford donnera samedi une autre prestation, cette fois dans la magnifique petite salle du Magasin Général Lebrun qui affiche déjà complet. Je dois vous avouer que je suis un peu jaloux. Il reviendra sillonner les routes du Québec l’automne prochain pour partager sa musique dans une dizaine de salles. Il sera de retour à Québec le 9 décembre prochain, toujours a la salle Albert-Rousseau.  Ne tardez pas si vous souhaitez aussi rencontrer le viking. Vous pourrez vous procurer vos billets en accédant au site des Productions 6e sens au https://www.sixiemesens.ca/spectacle/chris-klafford. Ou sur le site de la salle Albert-Rousseau. Vous  pouvez aussi vous rendre sur son site Facebook ou sur You tube pour entendre ou découvrir cet artiste au grand talent.

Tack tack Chris Kläfford !!

Claude Gignac




Entrevue Rose-Marie Boivin - 09 avril 2026

Rosemarie Boivin : une voix, une sensibilité, une authenticité qui ont conquis le Québec

Le Québec a choisi sa nouvelle voix… et c’est celle de Rosemarie Boivin, 23 ans, de Saint-Augustin-de-Desmaures. Candidate de l’équipe de Roxane Bruneau, elle a su toucher droit au cœur avec sa sincérité, sa fragilité assumée et une force intérieure qui ne laisse personne indifférent.

J’ai eu le bonheur de m’entretenir avec elle, quelques jours après sa grande victoire à La Voix 2026.

Une victoire qu’elle n’osait pas imaginer

Dès le départ, Rosemarie le dit avec une touchante honnêteté :
« Moi à la base c'était de participer à La Voix… plus j'avancais, plus je voyais la possibilité de gagner. Mais on dirait que je ne l’assumais pas. J’avais peur d’être déçue. »

Encouragée par sa coach Roxane Bruneau, elle a appris à se permettre d’y croire :

« Elle m’a dit qu’il faudrait que j’apprenne à espérer sans être déçue, pour vivre le moment. Finalement je l’ai fait… et je me suis mise dans l’idée que ça se pouvait que je gagne. »

Une aventure marquée par les humains

Parmi ses plus beaux souvenirs, elle en  retient trois  

Avant tout les liens créés :
« Les moments avec les candidats dans la loge… on avait tous une belle chimie. »

Mais aussi les rencontres artistiques qui ont changé sa perception du métier :
« J’ai été vraiment inspirée par leur humilité. Je pensais qu’être un artiste, tu finissais par devenir un peu “snob”… mais ceux que j’ai rencontrés m’ont prouvé qu’ils étaient restés eux-mêmes. »

Et bien sûr, ce moment marquant :
« Quand je suis entrée sur scène la première fois et que j’ai vu les 4 chaises rouges… puis qu’elles se sont retournées… c’est là que j'ai  réalisé que tout ce que j'avais  rêvé pouvait se réaliser. »

Une chanson, un moment de vérité

Son interprétation de Ton départ de Marc Dupré restera gravée dans la mémoire du public.
« Quand ils m’ont fait écouter cette chanson-là, j’ai tellement pleuré… je la trouvais vraie. »

Elle explique à quel point ce choix était chargé de sens pour elle :
« Comme mon père m’a toujours encouragée, pour moi je devais faire cette chanson. Ça raconte ce que tu ressens quand tu perds quelqu’un… mais avec le côté j’accepte, je comprends et j’avance. »

L’émotion était bien réelle :
« Le plus difficile, ce n’était pas d’apprendre les paroles, mais mon émotion… les premières journées, je devais prendre des pauses. »

Roxane, plus qu’une coach

On sent une relation forte entre elle et Roxane Bruneau :

« Roxane, c’est comme ma grande sœur. Elle s’assurait toujours qu’on aille bien… elle me donnait confiance. »

Une artiste en devenirmais déjà alignée

Malgré les 50 000 $, le contrat avec Musicor et les nouvelles opportunités, elle garde les deux pieds sur terre :

« Je vis vraiment une étape à la fois…J'ai rencontré les gens de Musicor, ils sont gentils et ils ont tellement d'expérience  qu'ils ont même ciblé mon style de musique alors que moi je ne l'ai pas trouvé encore. »

Elle souhaite écrire des chansons mais reste ouverte :

« J’écris et j’aime ça… mais si une chanson me touche, je serais vraiment contente de l’interpréter. »
Le country l’attire particulièrement, avec un rêve bien clair :
« J’aimerais faire des festivals. »

La musique, une histoire de cœur

Sa passion est née dans les moments les plus simples :
« Mes meilleurs moments, c’était dans le salon… faire de la musique avec mon père. »
Un souvenir qui prend tout son sens aujourd’hui.

Apprendre à accueillir la lumière

La popularité, elle l’accueille avec réflexion :
« Je me disais que je ne pourrais jamais être chanteuse parce que je ne voulais pas être connue… mais je me suis posé la question Est-ce que ça apporte quelque chose aux gens?  J'ai réalisé que finalement, ça fait du bien aux gens. Tu peux les inspirer, les rendre heureux. »

Une force tranquille

Son parcours de vie lui a forgé quelque chose de solide :
« Ces événements-là ont fait en sorte que maintenant j’ai l’armure pour pouvoir profiter de la vie sans avoir peur de retomber. »

Une voixmais surtout une âme

Rosemarie Boivin n’est pas seulement la gagnante de La Voix 2026.
Elle est une artiste vraie, profondément humaine, qui chante avec son cœur et qui avance avec une lucidité rare.
Et si le Québec l’a choisie… c’est peut-être justement pour ça.

Ce qu’elle souhaite pour la suite

Sa réponse est simple… et révélatrice :
« Garder ce que j’ai en ce moment… mon authenticité, mes amis, mes élèves. »
Et elle tient à rassurer ceux qui font partie de son quotidien 
« Mes élèves restent restent ma priorité… je ne pourrais pas vivre sans eux. »

Rosemarie est une jeune femme déjà bien enracinée

En dehors de la musique, Rosemarie mène une vie bien remplie :
« J’ai un centre équestre… je m’occupe des employés, des clients. J’adore ça, c’est ma famille, ma vie. » Chez-nous tout le monde dit que Cheval Défi c'est notre deuxième famille. 

Un projet qui lui tient profondément à cœur :
« Cheval Défi, c’est un centre équestre adapté pour les débutants  et les jeunes à partir de 3 ans. Nos valeurs, c’est de permettre à tout le monde de vivre cette expérience-là. »

L'album de La Voix 2026 est proposé dans une formule exclusive, ensaché avec une édition spéciale du magazine 7 Jours, offrant aux fans un contenu inédit et un regard privilégié sur les coulisses de l’émission. Rosemarie interprète deux chansons Hallelujah qui pour elle représente beaucoup et Ton départ , qu'elle affectionne particulièrement.

http://www.chevaldefi.com

Lyne LaRoche




Entrevue Ouellet - 08 avril 2026

Entrevue avec Ouellet, juste Ouellet

Ouellet : un premier one-man-show attendu et assumé
Humoriste bien présent sur les réseaux sociaux, Ouellet trace sa route à sa façon, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité. Je me suis entretenue avec lui par téléphone à quelques jours seulement de la première médiatique de son tout premier one-man-show.

Originaire de la Gaspésie, son parcours n’a rien d’un long fleuve tranquille.

« J’ai passé des auditions pour l’École nationale de l’humour et j’ai été refusé quelques fois. Finalement, j’ai rencontré Jean-François Avard qui m’a dit : “Tu ne fites pas dans le concept, mais viens-t’en à Montréal, tu as ce qu’il faut.” »
Un conseil qu’il prend au sérieux : il met tout dans sa voiture et part pour Montréal. De rencontres en auditions, il se fait tranquillement une place, jusqu’à participer au gala de Philippe Laprise et faire plus de cent premières parties de Jean-Michel Anctil. Puis viennent la pandémie, un divorce… et une relance marquée grâce aux réseaux sociaux.

Un rêve qui devient réalité
Présenter son premier one-man-show, c’est bien plus qu’un simple projet.
« C’est un rêve. La scène, c’est ma passion. Partir en tournée avec mon show, c’est l’accomplissement d’un grand rêve. »

Ouellet, juste Ouellet
Ouellet… pas besoin de prénom!
« Par chez nous, on dit : j’vais prendre une bière chez Breton, j’vais manger chez Tremblay… ben là, vous allez venir voir le show à Ouellet! »

Sa première médiatique à Montréal approche à grands pas, entouré de gens de confiance.

« Je me sens super bien appuyé. Jean-Michel Anctil s’est impliqué à tous les niveaux, et mon gérant Guy Lévesque a accompagné plusieurs grands noms. Ça enlève de la pression. »

Un spectacle qui fait rireet réfléchir
Son spectacle, Dans l’temps qu’on riait, propose une réflexion bien actuelle.
« Je compare une époque où ça n’avait pas de bon sens à aujourd’hui, pour montrer à quel point on a évolué… mais aussi qu’il reste du travail à faire. »
Il aborde entre autres :
la santé mentale
le respect
la condition féminine
le langage et l’éducation
Le tout avec une touche bien à lui :
« C’est un message positif… une petite tape dans le dos pour dire qu’on a quand même évolué. »

Un humour assumé
Son spectacle ne laisse pas indifférent.
« Je vais dans des zones plus pointues… je demande un certain effort au public, mais en échange, j’ai travaillé fort. Ce qui en ressort, c’est un gros défoulement collectif. »
Très structuré, son show laisse peu de place à l’improvisation :
« Je ne peux pas me permettre d’improviser, car mes propos doivent être clairs. »

Un spectacle construit avec le public
Ouellet accorde une grande importance aux réactions du public.
« J’ai écrit ce show-là avec les commentaires du public. »
Certains échanges l’ont même amené à ajuster son matériel, preuve d’un humoriste à l’écoute.

Un moment à ne pas manquer
Sa première montréalaise aura lieu le 14 avril au Gesù, et il sera de passage à Québec le 22 avril au Petit Champlain.
Petite confidence à quelques jours de monter sur scène :
« La semaine passée, j’ai dit à Jean-Michel que je ne savais même pas si j’allais me rendre à ma première… »

Une fébrilité bien humaine pour un artiste qui s’apprête à réaliser un rêve.

Pour toutes les dates :
https://www.ouellethumoriste.com/

À suivre sur les réseaux sociaux :
Ouellet humoriste

Lyne LaRoche




Verdict 2 - 06 avril 2026


 

Verdict 2 : Une pièce forte qui nous place face à nos propres jugements

Hier soir, j’étais de passage à la salle Albert-Rousseau pour assister à Verdict 2… et quelle soirée !
On entre dans cet univers comme dans une salle de cour : sérieux, chargé d’émotions… mais surtout profondément humain. Inspirée de véritables causes judiciaires du Québec, la pièce nous amène à réfléchir, à se questionner… et honnêtement, ça brasse.

On revisite entre autres des dossiers qui ont marqué le Québec : la saga judiciaire entre Sophie Chiasson et Jeff Fillion autour de la diffamation et là, je vous le dis, c’est clair comme de l’eau de roche. On sursaute, on réagit, on trouve ça carrément épouvantable .

Le deuxième procès du caporal Denis Lortie, un dossier lourd de conséquences dans notre histoire, ainsi que l’histoire bouleversante de Michel Cadotte et de sa conjointe atteinte d’Alzheimer.

Des causes différentes, mais toutes chargées d’émotions et de questions difficiles.
Trois histoires, trois réalités, trois dilemmes. Liberté d’expression, santé mentale, compassion… rien n’est noir ou blanc. Et c’est justement là toute la force de ce spectacle : nous rappeler qu’il y a toujours deux côtés à une médaille.

Et en deuxième partie… là, ça devient encore plus prenant.
Après l’entracte, on n’est plus juste spectateur… on devient un peu juré nous aussi. Les comédiens viennent nous parler directement, nous impliquent, nous font réfléchir à une cause marquante où une femme a posé un geste irréversible dans un contexte de violence conjugale.

Et là, la vraie question arrive : on se positionne comment, nous ? Victime… ou coupable ? Je vous le dis, ça travaille longtemps dans la tête.

Et parlons-en des comédiens… WOW.
Sonia Vachon et Paul Doucet sont tout simplement incroyables. Sérieusement, quel travail de texte ! C’est du solide, du précis, du senti. Ils portent ces plaidoiries avec une intensité et une justesse qui nous tiennent accrochés du début à la fin. On les écoute… comme un jury suspendu à chaque mot. Apprendre un texte comme celui-là, c’est tout un exploit… et ils le livrent avec brio.
Ce n’est pas une pièce “légère”, mais c’est une pièce importante. Une pièce qui fait du bien parce qu’elle nous force à réfléchir… et à écouter. Des pièces comme celle-là, il devrait y en avoir plus. Parce qu’on entend des choses qu’on n’avait jamais entendues… et ça, ça vient nous chercher autrement.

Mon verdict ? Une soirée intelligente, percutante et portée par deux comédiens au sommet de leur art.

En tournée jusqu'en septembre 2026

Verdict 2 sera de retour à la salle Albert Rousseau 

Pour connaître toutes les dates

https://www.agentsdoubles.ca/ad/verdict-2-2/

Lyne LaRoche




Entrevue Véronic Dicaire - 02 avril 2026

Rencontre avec
Hier, j’avais rendez-vous avec Véronic Dicaire au Il Teatro du Capitole pour piquer une jasette avec elle. Au menu : sa carrière, son parcours… et bien sûr, son tout nouveau spectacle Une soirée avec Vé, présenté les 3 et 4 avril à Québec.

D’entrée de jeu, je lui lance :
« Oui, t’es une championne des imitations… mais ta plus belle voix, c’est la tienne. »
Un compliment que je lui avais déjà fait… et que je répète sans hésiter.
Elle me répond, sourire en coin :
« Ma voix s’est vraiment déployée grâce aux imitations. Ça m’a libérée. Aujourd’hui, quand je chante avec ma propre voix, je suis vraiment contente. »

Un nouveau spectacle
Après un Félix pour son dernier spectacle, je lui demande si la pression est au rendez-vous?
« À chaque nouveau show, je veux éviter le réchauffé. Avec Josée Fortier, on repart toujours à zéro, page blanche. Le dernier spectacle était à grand déploiement… on avait tout donné. Cette fois-ci, on a fait un bilan. Je vais avoir 50 ans en décembre ,ça fait 35 ans que je chante… alors on s’est dit : pourquoi ne pas se raconter? »

Un spectacle plus intime, plus vraià son image.
Une Véro différente?
Je lui rappelle notre dernière rencontre, il y a 7 ans, au même endroit. Est-elle la même?
Le regard complice de son conjoint et manager, Rémon, en dit long.
« Oui et non… aujourd’hui, je suis beaucoup plus relaxe, plus posée. Avant, je me mettais énormément de pression. Là, j’ai les pieds sur terre, je connais le beat d’une tournée… je suis moins stressée. Mais je veux toujours donner le meilleur de moi-même. »
L’expérience parle.
Un spectacle chargé d’émotions
Pourquoi ce virage plus émotif?
« Parce que les chansons racontent ma vie. Mes débuts dans les chorales, mes années comme chanteuse de noces, ma relation avec Rémon… Il y a même une chanson que j’écoute seule dans ma loge. »
Rémon ajoute :
« Pour la première fois, on a construit le spectacle autour de Véronic. Avant, on partait des chansons… maintenant, on part d’elle. »
Et petitesurprises :
« Il y a une nouvelle voix cette année… celle de Véronic elle-même. » Et elle se gâte en interprétant une chanson de Heart dont je ne vous dévoilerai pas le titre.

Une soirée avec
Sur scène : élégance, complicité et proximité.
« On est tous très chics, mais sans prétention. C’est un spectacle d’anecdotes, de souvenirs… et d’émotions. »
Elle confie même :
« Je l’aime ben, mon show… je suis ben contente. C’est un show d’équipe : après chaque représentation, on fait un débriefing et chacun donne son opinion. »

Ce qu’elle veut laisser au public
Avant, elle voulait entendre : “Wow, quel show!”
Aujourd’hui, c’est différent.
« Je veux que les gens repartent en se disant : elle nous a fait voyager dans ses souvenirs… et dans les nôtres. »
Elle ajoute, touchante :
« Si ça peut faire repenser les couples à leur chanson de noces… mission accomplie. » Elle racontera même des anecdotes qui viennent de Las Vegas, que le public ne sait pas.

Une artiste passionnée
« Véro, c’est une artiste passionnée », ajoute Rémon.
Même après des centaines de spectacles, rien n’est laissé au hasard.
« On continue de peaufiner. Par respect pour le public. Ils méritent le meilleur. »
Et ça se sent. Pour Véronic, monter sur scène reste un privilège.

Et la suite?
Une tournée en France est dans les plans, avec une formule adaptée pour garder cette proximité qu’elle aime tant.

Et pour la première fois :
Une chanson originale, écrite pour elle, viendra clore le spectacle.Au moment où on se parle, elle a déjà 9 spectacles de présenté et paraîtrait -il que Remon doit chuchoter quand il lui parle dans l'oreille car on peut entendre une mouche voler, tellement les gens écoutent avec attention.

Questions en rafale
Ton passage à Star Académie?

« J’ai adoré! On était là pour partager notre expérience, même si parfois on était directs. Je me voyais comme une passeuse de savoir. Et je prenais ça très au sérieux : je passais des heures à préparer mes cours. Ayant la chance d’avoir des beaux-parents enseignants, je me suis fait coacher par eux pour préparer mes plans de cours. »
Tu as gardé contact avec les académiciens?
« Oui! J’en reçois encore qui m’écrivent pour me demander conseil… et ça me touche beaucoup. »

Referais-tu une comédie musicale comme Chicago?
« Probablement, j’ai adoré! Mais les horaires sont très exigeants. »

Une dans la vraie vie
Curieuse, authentique, profondément humaine.
« J’aime savoir comment les gens vont… où ils en sont dans leur vie. Je pose beaucoup de questions. Je suis allée visiter mes parents au camping et j’ai passé mon temps à poser des questions à tout le monde. Avec mes nièces, je suis “ma tante Vé” qui veut tout savoir : comment tu vas? qu’est-ce qui se passe dans ta vie? » Elle veut que tout son monde soit bien.

Et c'est vrai car à la fin de l'entrevue, elle voulait savoir comment j'allais moi et j'ai eu droit à plusieurs questions. Elle est très attentionnée.

Une chose est certaine :
Une soirée avec , c’est bien plus qu’un spectacle
c’est un voyage dans une vie, dans une voix et dans nos propres souvenirs.

À Québec les 3 et 4 avril
De retour au Capitole les 2 et 3 septembre
Pour toutes les dates :
https://veronicdicaire.com/tournee/

Merci VÉ et Rémon pour ce beau moment…
et promis, on ne laissera pas passer 7 ans avant la prochaine jasette 😉

Lyne LaRoche




Entrevue Dave Gaudet - 01 avril 2026

Une jasette pas piquée des vers avec Dave Gaudet 

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec l’humoriste Dave Gaudet au restaurant L’Atelier sur Grande Allée… et quelle rencontre!

Même s’il est dans le métier depuis plusieurs années, je n’avais encore jamais eu la chance de le rencontrer. Et disons que derrière l’énergie débordante, il y a un parcours vraiment touchant.

Né à Edmonton en Alberta en 1983, il a eu une enfance difficile, qui l’a poussé à vouloir donner de l’amour… et surtout faire rire les gens.
Il monte sur scène pour la première fois à seulement 13 ans. Il étudie en théâtre, rêve en grand en regardant les grandes remises de prix, même s’il vit à l’époque dans un petit 1 et demi avec sa mère. C’est là qu’il se dit : « moi aussi, je veux cette vie-là ».
Inspiré par Jim Carrey et Robin Williams, il comprend qu’il veut devenir humoriste… acteur.
À 16 ans, il commence déjà à faire des shows dans les bars (même s’il fallait avoir 18…). Son prof d’art dramatique allait le voir performer et l’a beaucoup aidé à croire en lui.
Vers 18-19 ans, il débarque à Montréal pour Just for laughs… et il n’est jamais reparti.

Au début, il faisait de l’humour en anglais, avant de finalement choisir le français. Il a même travaillé comme gars de son dans des soirées d’humour ce fût une façon pour lui d’observer, d’apprendre et de comprendre la mécanique du métier.
Et oui… son premier numéro? Un numéro de danse! Parce que Dave Gaudet, c’est aussi un danseur et chorégraphe.

Il a participé à l'émission Canada's Got Talent en 2012, se classant dans le Top 50.

Avec les années, il produit lui-même ses spectacles, investit toutes ses économies, et finit par marquer un grand coup avec « La Légende », devenant l’un des premiers humoristes à remplir la Place Bell.
Puis arrive la pandémie.
Le lendemain de son dernier show, il se retrouve à travailler chez Canadian Tire pendant un an. Une période qui, selon lui, lui a apporté une certaine stabilité, une structure… et surtout une grande dose d’authenticité.
Aujourd’hui, papa d’une petite fille, il veut lui laisser de beaux souvenirs et lui prouver que quand on veut, on peut.

Je lui ai demandé ce qu’il voulait que le public retienne de son nouveau spectacle « IA » :
« Je veux qu’ils soient stimulés. Que ce soit la première fois qu’ils voient un show comme ça. Et qu’ils se disent que je suis créatif… et tenace. »
Et LA question que je ne pouvais pas éviter 
Si l’intelligence artificielle recréait Dave Gaudet… serait-elle capable de suivre son énergie?
Sa réponse :
« Même pas! Je la déjouerais solide! ChatGPT est toujours d’accord… moi, je veux me faire challenger! »

Ce soir, j’assiste à la première de « IA » à la salle Albert-Rousseau… et j’ai vraiment hâte de découvrir cette bibitte aussi attachante qu’imprévisible!

Je vous en reparle!

Lyne LaRoche
 




IA Dave Gaudet - 01 avril 2026

Dave Gaudet en mode survolté : impossible de reprendre son souffle !

Ce soir, j’avais rendez-vous avec l’humoriste Dave Gaudet qui présentait à la salle Albert Rousseau. son nouveau spectacle IA … et quelle soirée !

Dès le début, on comprend qu’on ne vivra pas un spectacle comme les autres. La scène est entourée et tapissée d’écrans, avec des images créées par l’intelligence artificielle qui viennent appuyer chaque moment. C’est original, actuel et franchement impressionnant.

Dave nous amène dans son univers avec une facilité déconcertante. Il aborde, à sa façon bien à lui :
Le monde qui tombe en amour avec l’IA
La réalité de sa petite fille de 4 ans et demi
L’utilisation de ChatGPT

Et là… moment aussi drôle qu’inattendu : il crée devant nous sa première blonde virtuelle, Tatiana Bélanger de St-Eustache ! Juste ça, ça vaut le détour 

Son numéro sur les dettes m’a complètement jetée à terre : vraiment cinglant, mais tellement drôle !

On passe aussi par les salons de bronzage, avec des observations savoureuses, et il nous surprend avec quelques petits pas de danse et même des bouts de chansons.
Sérieusement, on avait de la misère à reprendre notre souffle. Entre chaque rire, il en rajoute… encore et encore. C’est une vraie boule d’énergie, du début à la fin !
Et j’ai beaucoup aimé le moment où il prend une pause pour dire merci au public. Un petit moment vrai, simple, qui fait du bien : « Merci de m’encourager à vivre mes rêves ». 


Bilan : Gaudet présente un spectacle complètement éclaté où l'humour et l'intelligence artificielle se rencontrent avec brio. Doté d'une énergie contagieuse, il enchaîne des numéros actuels qui déclenchent les rires à tous coups.

Pour plus d'informations 

https://www.davegaudet.com/

Lyne LaRoche