REVOLUTION - 28 mars 2025

Révolution, Les étoiles, l’ultime tournée

Une galaxie d’émotions

Les passionnés et les amateurs de danse se sont encore agrippés à leur écran de télé l’automne dernier pour admirer les prouesses des danseurs et danseuses venus participer à Révolution, les étoiles. Une saison réunissant 24 des plus grands danseurs et danseuses des éditions précédentes de l’émission de TVA Révolution.

Les étoiles, l’ultime tournée est présentée au Théâtre Capitole de Québec. J’ai eu le grand bonheur d’assister à la première médiatique ce jeudi.

C’est toujours avec une belle fébrilité que les fans de danse et de l’émission se réunissent dans la belle salle de place d’Youville.  Les gens ont hâte de revoir, cette fois en chair et en os, Sam Cyr et Sean Wathen, les grands gagnants de l’ultime saison. Le duo formé par Yoherlandy Tejeiro Garcia et Yelda Del Carmen, les sœurs Ophélie et Ann-Florence Bégin, la troupe BAD ainsi que le trio composé de Gabrielle Boudreau, Jordan Raymond et Santiago Santamaria-Correa font partie de la distribution de ce spectacle.

La soirée commence en force. Dans le numéro d’ouverture, une caméra placée au-dessus de la scène capte des images de tous les danseurs couchés sur la scène. Ces images projetées sur l’immense écran mobile placé au-dessus de la scène donnent l’illusion que les danseurs évoluent en apesanteur. Pendant ce temps, de milliers de délicats faisceaux lumineux sont projetés au plafond et sur les murs du Capitole formant une imposante galaxie d’étoiles à l’image de celles que l’on retrouvera sur la scène tout au long de la soirée. La fin du numéro d’ouverture nous donnera droit aux premières envolées de Sean et Sam, l’époustouflant duo gagnant de la saison qui a couronné les étoiles des étoiles. Les danseurs viendront tour à tour nous présenter de courts mais tellement beaux numéros. La beauté, la grâce et le talent sont offerts dans un éblouissant amalgame dans une très belle mise en scène, qui a encore cette année, été confiée à la lumineuse danseuse, chorégraphe et juge de l’émission, Lydia Bouchard.

Des segments vidéo, qui nous font revivre des moments forts de l’émission, viennent s’insérer entre quelques numéros.

Trois apprentis juges, choisis parmi les spectateurs, viendront s’assoir sur scène derrière le lutrin à la manette à bascule pour déterminer qui sera le meilleur danseur ou la meilleure danseuse dans une amusante compétition où le chauvinisme des juges aura déterminé les gagnants.

Autre idée originale, celle de faire place aux danseurs locaux pour La chasse aux étoiles. Les écoles, les troupes et les danseurs amateurs du Québec sont invités à soumettre leur candidature. Lors de la première, ce sont les jeunes de la troupe des Studios Party time de Québec qui sont venus nous offrir une belle prestation.

Le sublime spectacle nous aura offert des numéros inédits. La seconde partie de la soirée nous aura permis de revoir des numéros présentés par les artistes lors de l’émission.  Sean et Sam nous auront livré Les révolutions, numéro présenté lors de la grande finale. Gabrielle, Jordan et Santi ont apporté leur placard sur scène pour leur numéro Wardrobe. Les soeurs Bégin nous ont offert L’audition. Yoherlandy et Yelda auront transporté leur gigantesque escalier pour nous présenter leur belle chorégraphie. La troupe Bad et leur auto nous a présenté la percutante et dérangeante chorégraphie sur l’alcool au volant et ses catastrophiques conséquences. 

Après que les sœurs Bégin nous eurent offert Bretelles, Jordan et Santiago nous ont transporté dans leur Métro. Gabrielle, gagnante de la précédente saison, nous a offert une danse avec La chaise.  Que ce soit en solo, en duo ou en groupe, chacun des numéros est un vrai bijou.

Voulant faire plaisir à leurs fans, les danseurs sont aller chercher quelques spectateurs et spectatrices dans la salle pour les inviter à monter sur scène le temps de quelques « stépettes » en compagnie des vedettes. On a eu droit à quelques prestations intéressantes.

Qui dit danse, dit musique. Cette musique, choisie avec minutie, transporte les artistes jusqu’à nous émouvoir. C’est au rythme de Comme d’habitude que Yoherlandy et Yelda reviendront une dernière fois tandis que Sean et Sam danseront sur Fix you de Cold Play.

Une soirée avec les étoiles de Révolution c’est un moment de grâce où l’art transporte les spectateurs dans une chorégraphie de bonheur.

Ce ne sont pas que des danseurs, ce sont des athlètes et des communicateurs de bonheur !...

Quelle soirée !

Révolution Les étoiles, l’ultime tournée est présentée au Théâtre Capitole jusqu’au 13 avril prochain.   Pour acheter vos billets ou pour plus de détails, rendez-vous au https://www.gestev.com/calendrier-evenements/lultime-tournee-revolution-les-etoiles/

Claude Gignac




Jelly Roll - 27 mars 2025

Jelly Roll : Tout simplement impeccable!

Hier soir, j'ai eu la chance d'assister au spectacle de Jelly Roll au Centre Vidéotron de Québec, dans le cadre de sa tournée « Beautifully Broken ».

Jelly Roll est arrivé sur le parterre serrant les mains du public, en se rendant à la petite scène située au fond de la salle. Avec une charpente de maison en flammes, il amorce la très populaire « I'm not ok ».

Étant donné que c'est la première fois qu'il vient en tournée au Canada, il en profite pour remercier le public d'écouter sa musique.

Après nous avoir chanté son 1er hit country sorti en 2003, « Son of a sinner ». Le chanteur nous raconte que c'est sa mère qui l'a initié à la musique country avec entre autres Johnny Cash, Dolly Parton , Alan Jackson, George Strait et c'est alors qu'il commence la très populaire chanson de Garth Brooks « Friends in low places ».

Il nous raconte que pour sa tournée canadienne, il voulait qu'un artiste canadien soit à l'affiche. C'est  Josh Ross, qui a assuré une des premières parties. Il célébrait d'ailleurs son anniversaire, tout le public lui a chanté « Happy birthday » il y avait même une choriste de Jelly Roll qui célébrait également ses 40 ans!

Jelly Roll, nous a confié qu'il aimait beaucoup la musique canadienne, nous avons eu droit à un medley composé de Nickelback, Alanis Morrissette et Tom Cochrane avec sa célèbre « Life is a highway » tout le monde chantait à tue-tête!

Parlant de la foule, elle était particulièrement enthousiaste et bruyante. L'ambiance était électrisante, tous les éléments y étaient réunis!

Le son est parfait et que dire du talent des musiciens et choristes! Il n'y a pas à dire, rien n'a été laissé au hasard, on assiste à un spectacle de très grande qualité.

Côté visuel, l'éclairage aux couleurs éclatantes, de la pyrotechnie, un chapelet lumineux pendant « Need a favor », un immense crâne. Pour couronner le tout, pendant la magnifique chanson « Save me », on a même eu de la pluie et de la neige!

Jelly Roll nous a donné un spectacle tout simplement extraordinaire! Côté vocal, c'est un sans faute! Il dit que la musique a du pouvoir, elle est médicinale. J'ai adoré goûter à sa médecine! Un vrai baume sur le cœur!

Josh Ross : Une deuxième visite fort appréciée!

 C'est le chanteur ontarien Josh Ross, qui a réchauffé la foule juste avant Jelly Roll. Pour ceux qui ont assisté au spectacle de Nickelback il y a deux ans au Centre Videotron, il avait assuré la première partie et le public avait très bien répondu. C'était encore le cas hier soir. Il a une belle énergie et beaucoup de talent!

Savannah Dexter et Brabo Gator brisent la glace!

C'est le duo composé de Savannah Dexter et son conjoint  Brabo Gator, qui ont diverti le public en tout début de soirée, chantant des covers comme Shania Twain ou encore Carrie Underwood, la chanteuse accompagnée du DJ, amis de Jelly Roll, ont la chance de faire leur première tournée en amphithéâtre!

Caroline Gagnon

www.centrevideotron.ca

https://jellyroll615.com

www.joshrossmusic.com

 




Led Zeppelin symphonic - 22 mars 2025

Led Zeppelin symphonic

Des vestes de cuir et des toxedos

Au même titre que les Beatles dans les années 60, Led Zeppelin a été « le » groupe des années 70. Comme pour le groupe de Liverpool, Led Zeppelin n’a pas gâté les québécois par ses présences. Ils ne sont jamais venus à Québec. Ils n’ont été de passage à Montréal qu’à trois reprises soit en 1970, 1972 et 1975.

Histoire de se faire pardonner, la production londonienne City Lights Entertainement nous revient cette année après son passage fracassant de 2023. Après des arrêts à Montréal, Gatineau et Sherbrooke, c’est au Grand Théâtre de Québec, en collaboration avec les Productions Martin Leclerc, que les membres de la production britannique ont foulé les planches de la grande scène de la salle Louis-Fréchette pour nous offrir, ce vendredi, Led Zeppelin symphonic.

C’est après avoir laissé les violons et autres instruments de l’orchestre symphonique prendre leur envol que les guitares se sont entremêlées aux archets pour livrer Communication breackdown et Dazed and confused, toutes deux tirées du premier album éponyme sortie en 1969.

Nous aurons aussi la chance d’entendre Babe, I’m gonna leave you de ce même album. Les deux chanteurs et la chanteuse de la production se succéderont pour nous chanter des pièces paraissant sur la majorité des albums studio de Zeppelin. Bien que la première partie nous ait entre autres offert Ramble on et Black dog, c’est dans la seconde moitié du spectacle que les fans de longue date du groupe britannique seront comblés et manifesteront leur joie.

Ce second segment débutera sur les chapeaux de roues avec Immigrant song et Heartbreaker.

Malgré la présence d’une trentaine de musiciens de l’orchestre symphonique formé de musiciens québécois, ceux-ci ont parfois de la difficulté à prendre toute la place que nous aurions pu nous attendre d‘une version symphonique. Dans des arrangements du chef Richard Sidwell, celui-là même qu’on a pu voir avec ses chanteurs et son guitariste dans la production Queen symphonic, l’orchestre symphonique était souvent en appui aux quatre excellents musiciens rock. Nous aurons la chance de sentir d’avantage leur présence avec The rain song. Dans un français plus qu’acceptable, un des deux chanteurs à la longue chevelure nous dira, en pointant les membres de l’orchestre symphonique « Ces gars sont mes préférés à l’échelle mondial ».

Un des chanteurs racontera l’immense bonheur qu’il a eu de croiser Jimmy Page dans un train et de discuter de son amour pour le Blues.

Le mariage entre le rock et le symphonique sera toutefois parfait lors de l’interprétation de  Kashmir. Cette pièce, où le classique et le rock ne forment qu’un, aura expulsé de leur fauteuil tous les fans qui remplissaient la salle dans une longue et soutenue ovation. Un mariage magique entre le bum et la bourgeoise.

L’incontournable et sublime Stairway to heaven, qualifiée de chanson d’espoir, viendra clore la soirée.

Que serait un rendez-vous avec le rock sans un bon solo de drum. Nous aurons droit à une excellente prestation lors de Rock and roll offerte au rappel. Cette belle soirée toute en nostalgie se terminera avec le riff de guitare de Whole Lotta love. Des guitares fortes, une batterie puissante et trois belles voix, le tout jumelé à un orchestre symphonique. Tous les ingrédients étaient réunis pour une recette qui a régalé le public.

Vous voulez tout connaitre sur Les Productions Martin Leclerc et ses spectacles, rendez-vous au https://productionsmartinleclerc.com

Claude Gignac




Flashback to the 80's - 16 mars 2025

 

Flashback to the 80's : Retour dans la plus flamboyante des décennies!

Hier soir, j'ai assisté au spectacle « Flashback to the 80's » au Théâtre Capitole de Québec.

Tout débute par deux jeunes hommes qui arrivent à côté d'un gros guetto blaster lumineux qui joue des extraits de chansons de Huey Lewis and the news, dont les chansons d'un des films les plus marquants dans les années 80 soient « Back in time »  et « Power of love » de Back to the Future.

C'est alors qu'apparaît sur scène Jules, Leticia et Aly entourés de huit danseurs, le bal s'est amorcé sur un survol musical d'une des décennies les plus éclatées.

Sur les trames musicales originales, les chanteurs ont présenté à tour de rôle, des blocs d'extraits de chansons pour couvrir le maximum de hits possibles, tellement il y en a eu pendant cette période.

Les danseurs étaient vêtus en fluorescent, dentelles et jupes en tulle pour les filles et  jeans délavés pour les garçons. C'est avec Dead or Alive et « You spin me Round » que la foule majoritairement de la génération X, dont certains arborant des lunettes fluo lumineuses, était  prête à chanter et à danser sur la trame sonore qui a constitué leur jeunesse. Dans cette décennie haute en couleurs, plusieurs artistes ont été très marquants, comme Wham!, Tears for fears, Culture Club...

Tout le public a pu y trouver son compte, dont un segment spécialement pour les filles, avec Madonna, Belinda Carlisle et Cyndi Lauper. Ils ont même pensé à Tiffany et Debbie Gisbon qui ont marqué la fin de la décennie.

La danse était omniprésente, que se soit sur « All night Long » de Lionel Ritchie ou « Physical » d'Olivia Newton-John.

Nous avons eu droit à une excellente performance vocale de Jules Charbonneau avec « Purple Rain » de Prince.

Le trio a clôturé la soirée en interprétant 《Billie Jean》et《Bad》succès du roi de la Pop Michael Jackson.

Ce fût une belle soirée, mais je pense qu'ils auraient pu pousser encore plus le concept au niveau visuel, créer les segments plus chronologiques et peut-être avec de vrais musiciens, la dynamique aurait été différente mais somme toute,  c'était réussi.

Il est clair que le public s'est beaucoup amusé ! Nul doute que leur prochaine revue musicale « Flashback to the 80's rock »  déplacera  les foules!

Caroline Gagnon

www.theatrecapitole.com




ELLES - 09 mars 2025

Elles

Trois femmes, une passion

Jean-Marie Zucchini, le conjoint de Luce Dufault, a une brillante idée en concevant un spectacle où, le talent, la passion et l’amitié étaient réunis sur une même scène.

Elles, ce sont trois femmes. Elles, ce sont trois amies. Elles, ce sont trois interprètes extrêmement talentueuses aux voix exceptionnelles. Elles, ce sont des chansons de femmes. Elles, ce sont Luce Dufault, Lulu Hughes et Kim Richardson. Elles sont réunies sur une même scène pour nous offrir des chansons qui ont marqué leurs carrières respectives.

C’est après avoir entendu l’insistante alarme incendie de la salle Albert-Rousseau (heureusement une fausse alerte) que les trois interprètes, portant des bottes de cuir et vêtues de jolies robes noires, se sont avancées sur la scène, ce dimanche.

Pour dessiner le plan de la soirée, l’ouverture se fait dans un amalgame de douceur et de danse avec No More Tears (Enough is Enough) popularisée par Barbra Streisand et Donna Summer il y a déjà… quelques décennies. Restant dans la nostalgie, dans un retour au calme, les trois filles s’entrecroiseront dans un medley nous proposant At last, The weight, I feel the earth move, Try, Think et Natural woman. Toutes trois d’origines anglophones, les chanteuses nous offriront un répertoire majoritairement en anglais. Elles reviendront aux origines de leurs carrières dans des sélections de pièces douces mais aussi blues, rhythm-and-blues, folk et rock.

Les filles nous ont chanté quelques pièces qu’elles ont eu la chance de graver sur un enregistrement. C’est le cas de Damn your eyes, I’ve got the music in me, et Both sides now pour Luce Dufault.

Les moments forts et les ovations se sont répétés tout au long du spectacle. L’hommage à la grande Diane Dufresne nous aura permis d’entendre Chanson pour Elvis, la préférée de la mère de Lulu. Kim nous chantera Un souvenir heureux qu’elle a déjà fait paraître sur son disque Mes amours. Luce nous a arraché le cœur avec la dérangeante mais tellement belle Le parc Belmont qu’elle interprète de façon magistrale. À en tirer quelques larmes. Que dire de l’interprétation d’Il était une fois dans l’ouest par Lulu Hughes. Un gros wow!

Les fans qui ont rempli la salle du CEGEP Ste-Foy à pleine capacité, vivront toutes sortes d’émotions dans cette soirée à la sonorisation impeccable dont la belle et dynamique mise en scène avait été confiée à Michel Poirier. Après avoir été bouleversés, les fans seront attendris. On aura même vu Lulu s’essuyer quelques larmes. Ils danseront au rythme des chansons originalement interprétées par Stevie Nicks, Tina Turner, Annie Lennox, The Pointer Sisters et Toulouse. Que dire de Master Blaster que Kim a déjà chanté dans un bar de Toronto avec nul autre que son auteur-compositeur, le grand Stevie Wonder.

En cette période morose, le spectacle des trois chanteuses a gravé des sourires sur le visage de tous les spectateurs et spectatrices, majoritairement des Baby-boomers, venus pour les entendre.

Des voix qui donnent des frissons et les larmes aux yeux...  Quel super après-midi en compagnie d'ELLES!!

Le spectacle Elles sillonnera les routes du Québec jusqu’en mars 2026.  Rendez-vous sur le site des productions Martin Leclerc au https://productionsmartinleclerc.com/elles/ pour connaitre les dates et lieux des spectacles.

Claude Gignac




Joe Bocan - 06 mars 2025

Joe Bocan

Insoumise, authentique et magnifiquement démesurée

Joe Bocan a fait paraitre un tout nouveau disque à l’automne dernier. Insoumise, un titre qui lui colle à la peau. Ce jeudi, dans le cadre de son spectacle Démesurée, elle est venue nous offrir le fruit de son dernier enregistrement dans la belle salle du Théâtre du Petit Champlain. Ce retour sur scène en solo, après une trop longue absence, marque aussi ses 40 ans de carrière.

On le sait, Joe Bocan est très théâtrale. Pour le début de son spectacle, la chanteuse ne fait pas mentir sa réputation. Elle, et son alter ego, défilent sur la scène dans une enchainement de jeux d’ombres et de lumières dans des costumes excentriques et flamboyants.

Puis s’avanceront les trois musiciens, trois jeunes hommes au look homogène qu’elle ne tardera pas à présenter. Elle interprétera Malgré tout et La bande tirées de sa dernière création. Elle nous interprétera une très belle chanson biographique écrite de la magnifique plume de Michel Tremblay dont la musique a été composée par Pierre Flynn. Histoire de retourner à ses tout débuts, elle nous livrera Breakin’ away from sanity, popularisée par Kim Carnes, la première chanson qu’elle a interprété devant public. Cette chanson a chamboulé sa carrière, la faisant passer de comédienne à chanteuse.

Au cours du spectacle, Bocan multipliera les changements de costumes. Avec sa grande robe rouge, elle nous fera la touchante L’accordéoniste d’Édith Piaf.

Joe Bocan signe sa superbe mise en scène. Entre ses costumes et les éclairages soignés, son décor fait de voilages et de meubles suspendues, elle arpente la scène, interagissant avec ses talentueux musiciens Éliot Légaré à la direction musicale, Thomas Saulnier et Louis-Julien Dursot à qui elle laissera la scène, le temps d’une chanson

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Bocan saura incorporer neuf des dix pièces d’Insoumise. Le public n’en a vraiment pas souffert.

Elle nous offrira une succession de succès en enchainant Le baiser, On parle des yeux, Paradoxal et Déranger. La jeunesse de ses musiciens donne une belle touche de modernité à ses chansons.

Engagée et avant-gardiste ses chansons restent « malheureusement » d’actualité. « Je rêve du jour où cette chanson sera complètement démodée », Apocalypso.

Laissant la place aux mots, elle aura dépouillé de tout artifice Ces femmes voilées en l’interprétant piano-voix au nom de toutes les femmes de l’Iran, de l’Afghanistan et d’ici qui sont en quête de liberté. Joe Bocan est une artiste insoumise et authentique dont la belle démesure comble son public.

Joe Bocan demeure authentique, sexy et audacieuse. Elle reste fidèle à son image qui est actuelle sans s’être fait dépasser par le temps qui file.

Elle finira la soirée entourée de ses trois jeunes complices en interprétant Repartir à zéro, comme un héritage à une jeunesse qui peut bâtir le futur.

Vous avez manqué ce beau rendez-vous? Ne soyez pas trop dure avec vous.  Vous aurez la chance de vous reprendre lors de son passage à l’Anglicane de Lévis le 21 mars et à la Chapelle Spectacle le 23 mai prochain.

Pour plus de détails https://www.joebocan.ca/

Claude Gignac




Jonathan Roy - 02 mars 2025

Symphony of Doubts - Album by Jonathan Roy | Spotify

Symphony of Doubts de Jonathan Roy : un spectacle d’énergie brute du début à la fin, à ne pas manquer! » 

Hier soir, le Grand Théâtre de Québec a accueilli en grande pompe le tout nouveau spectacle de Jonathan Roy, intitulé "Symphony of Doubts", suivant la sortie de son album du même titre, le 28 février dernier. L'événement a fait salle comble, réunissant des fans enthousiastes venus découvrir les nouvelles compositions de l'artiste.

Jonathan Roy est un auteur-compositeur-interprète qui a su se démarquer sur la scène musicale canadienne. Fils du légendaire gardien de but Patrick Roy, Jonathan a d'abord suivi les traces de son père au hockey. Cependant, en 2007, il décide de se consacrer pleinement à sa passion pour la musique. Au cours des dernières années, sa carrière a pris un envol remarquable, avec des tournées en Amérique du Nord et en Europe. En 2023, il a remporté un Félix dans la catégorie "Spectacle de l'année anglophone", consolidant ainsi sa place dans l'industrie musicale.

Le spectacle a débuté en force avec "Waiting for a Call", plongeant immédiatement le public dans l'univers de l'artiste. Les morceaux se sont ensuite enchaînés, dévoilant la vulnérabilité et l'émotion caractéristiques de Jonathan Roy. Des titres comme "Nice to Meet You", "I Know a Place" et "Will You Be Back Someday" ont résonné avec intensité, chaque chanson racontant une histoire, une émotion. L'artiste a également pris le temps d'interpréter ses succès d’albums précédents, tels que "Keeping Me Alive" et "Hate That I Love You", ravivant l'énergie dans la salle à chaque fois.

La voix de Jonathan Roy est un mélange subtil de puissance brute et de douceur, dotée d'un grain reconnaissable entre tous. Sur scène, son énergie est palpable. Il accorde une place importante aux artistes qui l'accompagnent, qu'il s'agisse des musiciens ou des choristes. L'alchimie du groupe est évidente, la complicité se manifestant à chaque interaction. Parmi eux, on note la présence de Raphaëlle Roy, qui a participé à l'émission "La Voix" en 2019, apportant une dimension supplémentaire aux harmonies vocales.

La première partie du spectacle a été assurée par Forrest Blakk. Seul sur scène pendant 30 minutes, il a su captiver par sa chaleur, sa proximité avec le public et sa transparence émotionnelle. Sa courte, mais intense prestation, a permis aux spectateurs de s'imprégner de ses compositions. Il a clôturé sa performance avec son titre le plus connu, "If You Love Her", offrant un moment poignant qui a résonné profondément auprès de l'auditoire.

En somme, "Symphony of Doubts" est une réussite éclatante, témoignant de la maturité artistique de Jonathan Roy. Entouré de talents exceptionnels, il a offert une soirée mémorable aux spectateurs du Grand Théâtre de Québec, confirmant ainsi sa place parmi les artistes incontournables de la scène musicale actuelle.

Judith Bourgoin




Disney - 01 mars 2025

 

Disney sur Glace : Dansons! – Une expérience magique à partager en famille

Disney sur Glace est de retour avec un tout nouveau spectacle, "Dansons!", une célébration magique où la musique et la danse sont au cœur de l’aventure. Cette année, Mickey, Minnie, Donald et Dingo tiennent encore une fois le rôle d’animateurs et invitent le public à les suivre dans un voyage féérique.

Dès les premières minutes, le spectacle nous transporte dans l’univers enchanteur de Wish : Asha et la bonne étoile, dernier-né des studios Disney. On y découvre Asha, une jeune fille au grand cœur qui fait un vœu puissant exaucé par une petite étoile magique, l’entraînant dans une aventure fascinante contre un roi qui contrôle les souhaits de son royaume. L’émotion continue avec La Reine des Neiges 2, une nouveauté dans l’univers de Disney sur Glace, où Elsa et Anna, accompagnées d’Olaf et Kristoff, nous emmènent dans une quête touchante et envoûtante. Puis, place à Le Roi Lion, un grand moment de nostalgie pour les adultes, qui retrouvent avec plaisir les mélodies inoubliables de leur enfance, tandis que les plus jeunes découvrent l’histoire intemporelle de Simba, Nala, Timon et Pumbaa à travers une mise en scène grandiose où les animaux de la savane prennent vie sur la glace.

Après l’entracte, nous rencontrons Stitch, le personnage espiègle tant adoré des enfants, ce qui déclenche des cris de joie et une énergie débordante dans la salle. La magie se poursuit ensuite avec l’univers aquatique de La Petite Sirène et de Moana, où les personnages principaux illuminent la patinoire avec leurs mélodies emblématiques et leur esprit d’aventure.

Cette nouvelle édition de Disney sur Glace repousse encore les limites de l’immersion et de la féérie, notamment par l’ajout d’un écran géant projetant des scènes emblématiques tout au long du spectacle, plongeant le public au cœur des histoires. Un écran circulaire suspendu diffuse les paroles des chansons les plus populaires. Les effets lumineux fluorescents, les costumes détaillés et les prouesses techniques des patineurs ajoutent une touche spectaculaire à chaque tableau, rendant cette expérience encore plus magique.

Ne manquez pas cette aventure féérique en famille ! Disney sur Glace : Dansons! s’installe au Centre Vidéotron du 28 février au 3 mars 2025. Il reste encore des billets pour les représentations du samedi, dimanche et lundi. Réservez dès maintenant sur le site officiel :  https://www.lecentrevideotron.ca/fr/2024/11/07/disney-sur-glace--dansons et laissez-vous emporter par la magie de Disney sur glace !

Judith Bourgoin