EVÉNEMENTS 2025 - 21 décembre 2025
Bruno Pelletier Noel - 20 décembre 2025

Bruno Pelletier – Concert de Noël
La voix au cœur de la grandeur symphonique
Ce soir, Bruno Pelletier était de passage au Grand Théâtre de Québec afin de présenter son concert de Noël accompagné de l’Orchestre symphonique de Québec, sous la direction du chef Simon Leclerc.
La voix de Bruno se pose avec une justesse remarquable sur la musique de l’orchestre. Dès les premières mesures, l’émotion s’installe. Ce concert de Noël va bien au-delà d’une simple succession de chansons, il s’agit d’un moment profondément habité, où la musique et le message prennent toute la place.
Un spectacle né d’un désir de paix
Dans l’année qui a suivi les attaques du 11 septembre 2001, Bruno a créé un spectacle de Noël avec Simon Leclerc et l’Orchestre symphonique de Montréal. Une démarche empreinte d’un immense désir de paix, une intention qui traverse encore aujourd’hui ce concert et qui en constitue l’essence même.
Ce concert est une parenthèse douce et nécessaire dans le tourbillon du quotidien. Un rappel que Noël, au-delà des décorations et des traditions, demeure avant tout une question de cœur.
Chaque chanson devient un moment suspendu, porté par la sensibilité de l’interprète et la complicité évidente avec les musiciens.
Bruno interprète des chansons porteuses de sens, des chants de Noël, des chants sacrés et de grandes chansons de paix, livrés avec une sincérité touchante et une intensité maîtrisée.
Les arrangements symphoniques apportent une ampleur émotive qui élève chaque pièce.
Parmi les moments marquants :
Wonderful World, Imagine, Quand les hommes vivront d’amour auxquels s’ajoutent Sainte nuit, Minuit chrétien, Avec Maria et Adeste Fideles…
Avec générosité, humilité et une sincère émotion, Bruno partage ces chansons comme on partage un souvenir précieux. On sent l’homme, l’artiste, et surtout le respect immense qu’il porte à son public.
Un moment de grande douceur est également offert lorsque Simon Leclerc présente l’une de ses compositions, L’enfant roi. Une pièce tout en finesse, qui touche par sa simplicité et sa beauté.
Au rappel, l’émotion atteint son sommet avec Les cathédrales et La Manic. Tout au long du spectacle, le public, visiblement conquis, offre au petit gars de Québec plusieurs ovations bien senties, saluant autant la performance vocale que la générosité de l’artiste.
Bilan
Ce concert de Noël est une rencontre réussie entre la puissance d’une voix, la richesse d’un orchestre symphonique et un message profondément humain. Un moment grandiose, touchant et rassembleur, qui marque bien au-delà de la dernière note.
À noter : une supplémentaire est présentée demain au Grand Théâtre de Québec, une occasion à ne pas manquer pour vivre ou revivre ce moment musical empreint de paix et d’émotion.
Lyne LaRoche
Elvis - 18 décembre 2025
Elvis Expérience – Blue Christmas
Une tradition du temps des Fêtes qui ne se démode jamais
Hier soir, j’ai retrouvé Martin Fontaine au Théâtre Capitole avec Elvis Expérience – Blue Christmas. Même après avoir vu ce spectacle à plusieurs reprises, l’effet est toujours le même, dès qu’il arrive sur scène, on embarque. L’illusion est là, mais surtout, l’émotion.
Martin Fontaine ne fait pas qu’imiter Elvis. Il le respecte, il l’habite. Sa voix, son énergie et sa présence font en sorte qu’on oublie rapidement qu’on est devant un hommage. Les grands succès comme Teddy Bear, Don’t Be Cruel et Suspicious Minds soulèvent la salle, et on sent immédiatement le lien très fort qui existe entre l’artiste et son public.
Entouré de 8 choristes et d’une vingtaine de musiciens le spectacle prend une ampleur grandiose. La musique est puissante, précise et enveloppante. Les images projetées à l’écran ajoutent une belle touche de nostalgie et nous ramènent à l’époque des grands concerts d’Elvis, ceux qui ont marqué l’histoire.

La portion Blue Christmas est sans contredit l’un des moments les plus touchants de la soirée. Dans une ambiance féérique, Martin interprète les chansons de Noël avec douceur et sensibilité. Sa voix chaude donne à ces classiques une couleur émotive qui fait du bien, surtout en cette période de l’année.
Ayant vu ce spectacle au moins six fois, je suis toujours étonnée et touchée de constater que la magie opère encore. Les femmes, toujours aussi nombreuses, espèrent recevoir entre leurs mains le célèbre foulard imprégné de sueur ou un Teddy Bear. Preuve qu’Elvis, encore aujourd’hui, fait chavirer le cœur de la gent féminine
La soirée s’est terminée sur des notes puissantes avec Glory Alléluia et My Way, laissant le public debout, ému et reconnaissant.
Conclusion
Présenté sur la scène du Théâtre Capitole du 18 au 31 décembre, Elvis Expérience – Blue Christmas,c’est une tradition du temps des Fêtes, un rendez-vous musical qui traverse les générations et continue de faire rêver, année après année.
Pour plus d’informations
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/elvis-experience-blue-christmas-d%C3%A9cembre-2025/
Lyne LaRoche
Parapapam - 17 décembre 2025
Parapapam
Quand la magie de Noël prend toute la place
Pour cette quatrième édition de Parapapam, dès que le rideau s’est levé, la magie a opéré. L’orchestre de 35 musiciens, sous la direction de Marianne Trudel, accompagné de 150 choristes, a entonné L’enfant au tambour.
On se serait cru dans un film de Noël des années 60, où le charme de la nostalgie, la musique et les voix nous transportent dans un monde où seules existent l’amour, la paix et la simplicité. À cet instant précis, on n’aurait voulu être nulle part ailleurs.
Christian-Marc Gendron, Vladimir Kornéev, Mélissa Bédard et Manon Séguin ont amorcé la soirée avec Marie-Noël, donnant le ton à une soirée empreinte d’émotion et de douceur.
Moment particulièrement touchant quand Kara, la mignonne petite fille de Manon et Christian-Marc, est venue les rejoindre sur scène pour interpréter Mes douze Noël. Tous les regards étaient rivés sur elle, tant elle ressemble à sa maman et possède déjà la fougue de son papa.
Mélissa nous a ensuite offert Noël blanc et Amazing Grace, des chansons qui touchent l’âme dès qu’elle y dépose sa voix unique. En duo, Christian-Marc au piano et Mélissa ont livré un Blue Christmas absolument exceptionnel.
Autre moment suspendu dans le temps, le duo Mélissa et Vladimir sur Sainte nuit interprété en trois langues, allemand, anglais et français. On aurait pu entendre une mouche voler tant l’émotion était palpable.
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Le talentueux Christian-Marc a ensuite interprété quelques chansons à sa couleur, dans un style crooner, dont Le sentier de neige et Like Christmas. La première partie s’est conclue avec C’est l’hiver et Wonderful Time of the Year, dans une ambiance festive et chaleureuse.
La deuxième partie a débuté avec Venez divin Messie. Entendre 150 choristes chanter à l’unisson est tout simplement impressionnant.
Vladimir nous a ensuite charmés avec Je reviens chez nous en version bossa nova, quel talent et quelle originalité !
S’en est suivi un bloc plus traditionnel où Sébastien Savard, violoneux, est venu rejoindre Christian-Marc pour interpréter Le Père Noël c’t’un Québécois, Nos vieilles maisons et 23 décembre, pour ne nommer que celles-là.
Quand Manon a chanté Hallelujah, ce fut hallucinant. Un moment magique, rempli d’intensité et de grâce.
Autre grand moment, Minuit Chrétien, porté par la voix puissante de Vladimir, a donné des frissons à toute la salle.
Comme toujours, Mélissa excelle dans le gospel. Son Oh Happy Day était parfait, entraînant et lumineux.
Pour la finale, tous les artistes étaient réunis pour un Glory Alléluia unique et grandiose.
Même la petite Kara est revenue sur scène. La voir regarder son papa en tentant de lui faire comprendre que son micro ne fonctionnait pas, tout en continuant de chanter malgré tout, comme on dit The show must go on, c’était aussi touchant qu’adorable. Elle est déjà une vraie professionnelle.
La mise en scène imaginée par Guy Lévesque rend l'expérience tout simplement unique.
Parapapam, c’est l’essence même du temps des fêtes, le partage, l’amour, la musique, les émotions et la famille. Un spectacle livré par des artistes de grand talent, qui nous offrent le véritable esprit de Noël.
Je tiens aussi à préciser qu’il n’était pas question de tout vous dévoiler, puisque ce spectacle est rempli de surprises à découvrir en salle..
Parapapam sera présenté les 26-27 et 28 décembre à la maison symphonique de la Place des Arts
Pour plus d'informations
https://www.placedesarts.com/evenement/parapapam
Lyne LaRoche
En direct de l'univers - 14 décembre 2025

La veillée du temps des fêtes
Une soirée magique, festive et profondément rassembleuse
Hier, le Grand Théâtre de Québec s’est transformé en immense salon familial où la musique, les souvenirs et la joie du temps des fêtes ont pris toute la place. La veillée du temps des fêtes, portée par l’Ensemble d’En direct de l’univers, a offert bien plus qu’un spectacle, c’est une véritable célébration collective, drôle, émouvante et résolument magique.
Le spectacle s’est amorcé tout en douceur avec un premier medley empreint de nostalgie et de tendresse. Marie Noël, En veillant sur le perron, What a Wonderful World, You’ve Got a Friend, Le sentier de neige et Je reviens chez nous ont installé une atmosphère feutrée, presque intime. Dès ces premières notes, on sentait la salle attentive, touchée, déjà conquise.
Puis, tranquillement… la magie a opéré.
Le rythme s’est accéléré et, sans qu’on s’en rende compte, tout le monde s’est levé. Impossible de rester assis tant l’énergie était contagieuse. Le medley festif a fait lever le Grand Théâtre avec La cuisinière, 23 décembre, La poule à Colin, Dans nos vieilles maisons.
C’était joyeux, rassembleur, vivant… le genre de moment où on se regarde entre inconnus en souriant, parce qu’on partage tous exactement la même chose.
La suite du spectacle s’est poursuivie avec une série de coups de cœur musicaux, où se sont succédé Samedi soir (St-Dilon), La bastringue, J’entends frapper, Des croissants de soleil, C’est dans le temps du jour de l’An, La dame en bleu, La tourtière, Chevaliers de la table ronde et Oh Happy Day.






Les ovations ont été nombreuses spontanées et pleinement méritées.
La grande finale a été à la hauteur de tout ce qui avait précédé, puissante et profondément émouvante.
So This Is Christmas, Tout va changer, Minuit, chrétien, Y’a une étoile pour vous et Hallelujah ont enveloppé la salle dans un moment suspendu.
90 minutes d’harmonies sublimes, des voix d’une grande justesse, et cette impression que le temps s’arrête… juste assez longtemps pour savourer.
Sous la direction musicale impeccable de Jean-Benoit Lasanté, les musiciens, Paul Brochu, Jean-François Groulx, Peter Kisilenko et Philippe Drolet ont livré une performance d’une grande richesse.
Les koristes, Virginie Cummins, Jason McNally, Roxane Filion, Émilie Janvier, Elsa Leblanc et Valérie Boulianne Lefrançois, ont été tout simplement remarquables, précis, vibrants, lumineux.
À la direction technique, Pat Tousignant a su créer un écrin visuel parfaitement en harmonie avec l’esprit des fêtes.
Ce qui ressort de La veillée du temps des fêtes, c’est ce sentiment rare d’avoir vécu quelque chose de vrai. Une soirée qui fait rire, qui émeut, qui rassemble. On en ressort des refrains plein la tête… et l’impression d’avoir déjà commencé le temps des fêtes, entouré de famille même quand on ne se connaissait pas.
Un spectacle généreux, festif et profondément humain. Un spectacle magique, tout simplement.
Pour en savoir plus
Lyne LaRoche
Les éternels pigistes - 10 décembre 2025
Les Éternels Pigistes
Flambant nue… et sans réponse
La troupe Les Éternels Pigistes est née en 1996. Mais Les Éternelles pigistes nous ont quelque peu délaissés, ne nous ayant pas offert de prestation depuis Pourquoi tu pleures… ? en 2016.
Ce mercredi, ils sont enfin revenus à Québec, cette fois pour nous offrir Flambant nue à la Salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre.
D’entrée de jeu, les quatre comparses se présentent à l’avant-scène pour intervenir à tour de rôle, s’interrogeant sur une tonne de questions existentielles. Qui suis-je? Où suis-je? Si une multitude de versions de nous existent, laquelle est la vraie? Quelle est notre place dans l'univers?
Si je suis moi, je pourrais aussi être un hamster ». Cette affirmation projettera les personnages dans un monde de hamsters un peu loufoque.
Ces questions nous feront rencontrer plusieurs tranches de notre société moderne aux travers qui nous font rire parfois de nous-même. Les quatre protagonistes se présenteront tour à tour chez leur psychologue, se plongeant au plus profond de questionnements lourds pour lesquels, bien que persuadé du contraire, le « patient » n’a que rarement une réponse songée.
« J’aurais peut-être pu faire une actrice. Les actrices sont habituées de passer d’un univers à un autre ».




Des questions lourdes et profondes traitées de façon complétement absurde, faisant rire le public tout au long de la soirée. Un public souvent incapable de répondre à ces profondes interrogations dans une caricature de notre monde actuel.
« J’ai l’angoisse qui ratisse large ». « Les divisions idéologiques où tu te situes dans la grande confusion du monde ». Le texte de Pierre-Michel Tremblay est rempli de bijoux qui pourraient faire partie du temple de la renommée du théâtre québécois. « Faut-il être monstrueux pour combattre les monstres? »
La pièce, présentée en une dizaine de sketchs, nous fera rencontrer un groupe d’environnementalistes, végétariens où la démocratie viendra à bout de leur désir de manifester contre les meurtres d’animaux non humain pour les manger.
Nous rencontrerons aussi un groupe de conspirationnistes aux idéaux qui prendront le bord quand la liberté recherchée les conduira à obliger une des membres du groupe à amener son enfant à la manifestation. « Laissez-moi aller faire mes commissions en pick-up ». Une description à peine caricaturale de ceux et celles qui revendique la « libarté!!! »
« On n’est pas contre les parcs, mais enlevez-moi pas mon parking ».
Antidote contre les longueurs, la mise en scène ultra dynamique de Cédrik Lapratte-Roy, fera de Flambant nue, une pièce drôle qui passe à la vitesse de l’éclair.
Que ce soit lors d’une session de réalité virtuelle ou dans le sketch sur la télévision, les rires chevauchent les questions sans réponse qui sont loin de mettre en valeur la culture des québécois. Une absurde auto-dérision.
Le public se bidonnera particulièrement dans le segment qui traite du vieillissement. À chaque phrase son trou de mémoire. Je pense que plusieurs personnes rassemblées dans la salle se sont sans doute reconnues et auraient pu monter sur scène.
Les quatre excellents comédiens et comédiennes ont du plaisir à jouer ensemble. Christian Bégin, Marie Charlebois, Isabelle Vincent et Pier Paquette livrent une superbe performance dans une pièce qui flirt parfois avec le théâtre expérimental. Aurons-nous assisté au dernier passage de Christian Bégin au théâtre? L’avenir nous le dira, le comédien ayant déjà mentionné son intention d’explorer de nouvelles avenues.
Mais les grandes questions de l’humanité devraient parfois rester sans réponse… «Qu’est-ce que ça te fait d’être nu dans l’univers? -C’est sûr que c’est frette pour la bizoune ». «Où est ma place dans l’univers? –Je l’sais pas, j’ai de la misère à me trouver une place de parking ».
Une soirée théâtre qui sort de l'ordinaire et ... où on finit tous par se reconnaître dans l'un ou l'autre des moments existentiels. Quel jeu d'acteurs!
Vous avez manqué Flambant nue, n’ayez crainte, ils seront à nouveau de passage au Grand Théâtre le 2 avril prochain. Acheter vite vos billets. Pour d’autres dates et d’autres lieux, rendez vous au https://eternelspigistes.com
Claude Gignac
Avenue 54 - 10 décembre 2025

Avenue 54
Quand tout le Capitole se lève pour danser!
Hier soir, Avenue 54 nous a offert exactement ce qu’on espérait, une grosse soirée de danse, de disco et de pur plaisir. Dès les premières minutes, c’était réglé impossible de rester assis. Toute la salle s’est levée… et on n’a pratiquement plus refait contact avec nos sièges de la soirée!
Sur scène, six musiciens, deux danseuses et trois chanteurs au talent incroyable, Gardy, Maëva et Julie ont mis le feu à la place avec une énergie contagieuse. On voyait qu’ils tripaient autant que nous.
Le répertoire? Une succession de classiques qui nous ramenaient directement à nos plus belles nuits sur la piste de danse, celles où on mettait nos sacoches au milieu du plancher et où personne ne retournait s’asseoir avant la fin.
En partant avec Knock on Wood, You Make Me Feel Like, puis Voulez-vous, Dancing Queen, Night Fever, I Will Survive, Disco Inferno, Let’s Dance… ce n’est qu’un aperçu de tout ce qu’on a eu droit!

À chaque début de chanson, la salle réagissait comme une vague, cris, rires, mains dans les airs. Tout le monde chantait, dansait, souriait. On aurait pu fermer les yeux et se croire en plein cœur des années disco.
La mise en scène est dynamique, les costumes scintillent juste comme il faut et les éclairages font briller chaque numéro. C’est beau, c’est festif, et surtout… c’est rempli de cœur. On sent que ce spectacle est fait pour rassembler les gens et leur rappeler à quel point danser fait du bien.
Avenue 54, ce n’est pas un show où on s’assoit et on regarde.
C’est un show où on participe, où on bouge, où on rit, où on se laisse porter par la musique qu’on connaît par cœur.
Une soirée qui fait du bien, tout simplement.
Présenté au Capitole de Québec du 10 au 14 décembre.
Courez-y si vous avez envie de décrocher, de danser et de vous sentir vivants.
Lyne LaRoche
Juste Xavier - 09 décembre 2025
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Juste Xavier
Un Noël tout sauf traditionnel, porté par une distribution vibrante
Ce soir au Cinéma Le Clap, j’ai assisté à la projection spéciale du film Juste Xavier, en présence de Rémy Girard, Alexis Comte et du réalisateur Stéphane E. Roy. Une comédie dramatique du temps des Fêtes qui prend tout son sens grâce à une histoire actuelle, touchante et profondément humaine.
Synopsis
Le film suit Xavier, un jeune avocat trans interprété avec une sensibilité remarquable par Alexis Comte qui retourne dans sa famille pour Noël pour la première fois depuis sa transition. C’est un point de départ délicat, mais le scénario signé Christiane Vien et Stéphane E Roy aborde le sujet avec justesse, humour et beaucoup d’empathie.
Entre un père (magnifiquement joué par Rémy Girard) qui redécouvre son fils avec enthousiasme, un flirt naissant avec Ariane (Chloé Barshee), des tensions encore vives avec sa mère (France Castel ) et ses sœurs (Isabelle Blais) Babette et (Marilyn Bastien) Sophie et l’incontournable chaos du réveillon
Le film nous entraîne dans une série de moments à la fois drôles, tendres et parfois crus, mais toujours vrais.
Ce qui frappe avec Juste Xavier, c’est la façon simple, touchante et absolument accessible dont le film aborde la réalité des personnes trans. On n’a pas besoin d’avoir quelqu’un de trans dans notre entourage pour comprendre, ce film nous ouvre doucement les yeux, nous fait réfléchir…et surtout nous fait accepter avec bienveillance.
C’est aussi une histoire de famille, avec ses tensions, ses maladresses, ses blessures mais aussi beaucoup d’amour. Et ce qui est spécial, c’est qu’en à peine deux heures, on apprend à aimer cette famille-là, avec toutes ses couleurs et ses imperfections. Quand le générique arrivé, on en voudrait encore et encore.
Le jeu des acteurs est tout simplement impressionnant.
Alexis Comte, qui tient la tête d’affiche, livre une performance d’une vérité bouleversante. Il incarne Xavier avec une profondeur et une sensibilité qui résonnent d’autant plus que son histoire personnelle rejoint celle de son personnage. Sa présence, son calme, sa justesse… il capte le cœur du public dès les premières scènes.
Autour de lui, toute la distribution brille.
Rémy Girard offre un père lumineux, maladroit mais sincère, qui redécouvre son fils avec une tendresse désarmante.
Chloé Barshee amène une douceur rafraîchissante dans le rôle d’Ariane.
Et France Castel comme toujours, illumine chacune de ses scènes par sa chaleur, son naturel, sa finesse et ses maladresses.
Alexandre Goyette, dans le rôle de Valentine, est drôle et touchant.
Isabelle Blais et Marilyn Bastien insufflent un réalisme touchant à ce qu’est une vraie famille.
Chacun apporte une nuance, une humanité qui rend cette famille crédible et terriblement attachante.
Sincèrement? Il y a matière à faire une suite. L’univers est riche, les personnages sont forts, et on sent qu’ils n’ont pas fini de nous émouvoir. Je le souhaite vraiment.
Bilan
Un film vibrant, moderne, inclusif et profondément touchant. Un réveillon imparfait… mais incroyablement humain, tout comme les nôtres.
En salle le 12 décembre.
Lyne LaRoche
Alexandre Poulin - 05 décembre 2025
Alexandre Poulin
La somme des êtres aimés
Comme des déclarations d’amour
Vendredi soir, je suis allée au Grand Théâtre de Québec à la rencontre d’Alexandre Poulin, qui est revenu nous raconter ses nouvelles histoires, celles de La somme des êtres aimés, tirées de son 6e album.
Les instruments déposés de façon rapprochée suggèrent un moment d’intimité. Poulin et ses trois complices déposeront les premières notes de La fin du love, extraite de son dernier album. Ils poursuivront avec Jolie Françoise du même enregistrement.
En saluant la foule, Alexandre Poulin nous a dit qu’il était content d’être à Québec, lui qui nous a avoué avoir été un fan des Nordiques.
Puis, après nous avoir raconté l’histoire de sa fille qui avait peur de demain, il enchainera avec Contrebande, de son avant dernier album. Les spectacles d’Alexandre Poulin n’existeraient pas sans ses longs monologues qui assurent fort habilement les enchainements entre ses chansons. Ses interventions parlées sont souvent des histoires. Des chansons sans musique.



Le spectacle La somme des êtres aimés est teinté d’amour et de nostalgie. Des parcelles de vie sculptées par les émotions. Les mots entrelacent les silences et deviennent des phrases qui nous touchent droit au cœur.
Ce spectacle est comme une immense déclaration d’amour. Celle à son père, (Loverdose). Celle à sa première blonde (Jolie Françoise). Celle d’un jeune «tough » à son beau-père (Hochelaga). Celle d’un vieux couple (Entre chien et loup). Celle à sa fille qui a peur de demain.
Poulin et sa gang, nous offriront une sublime version de Couleurs Primaires. Dans des looks antistar, les musiciens et le chanteur portent fièrement l’uniforme « Big Bill » faisant honneur à papa Poulin.
Si Poulin sait parfois être drôle, il est toujours touchant. Celui qui a célébré ses 48 ans jeudi, nous frappe souvent en pleine poitrine. Le spectacle tourne autour de la mort de son père toujours avec une étincelle qui vient éclairer le moment de bonheur et d’espoir. Je
En début de deuxième partie, l’espace entre la scène et le publique est encore diminué. Les boys sont réunis autour d’un microphone ambiophonique pour nous offrir la très belle Blanc cassé.
Entre pensées philosophiques et introspections, il nous proposera Fernand, Comme des enfants en cavale avant de terminer avec Mauvais sang.
En bonus, il nous interprétera une autre déclaration d’amour, celle à Monsieur Désilets avec la toute belle L’écrivain qu’il a dédié à tous les professeurs qui mettent de la lumière dans les yeux des enfants.
L’ultime déclaration d’amour, il la réservera à son père en terminant avec Dire adieu.
Une soirée toute en sensibilité d’où l’on sort le cœur léger capable d’aimer encore et encore, touché par la poésie d’Alexandre Poulin.
La tournée de ce spectacle d’Alexandre Poulin s’achève. Il ne reste que quatre représentations. Il sera de retour à Québec, cette fois en formule solo au Théâtre du Petit Champlain pour deux représentations en mai prochain. Vous voulez en savoir plus sur les dates et endroits, rendez-vous https://www.alexandrepoulin.com
Claude Gignac
Ludovic Bourgeois l - 03 décembre 2025
Les BB par Ludovic Bourgeois
Nostalgie des Fêtes 90’ : une soirée vibrante, touchante et remplie de surprises
Ce soir, la Salle Albert-Rousseau vibrait au rythme de la nostalgie… et d’un talent qui n’a jamais été aussi éclatant. Ludovic Bourgeois, vêtu chic d’un habit noir et d’une chemise blanche impeccable, a fait son entrée sur scène avec une assurance lumineuse. Dès les premières secondes, il démontre l’étendue de son talent : une voix puissante, maîtrisée, plus riche que jamais. On ne l’avait jamais entendu chanter avec autant de profondeur.
En plus de sa voix, Ludovic est drôle, spontané et incroyablement attachant. Il partage avec plaisir son amour pour les crooners du Rat Pack avant d’offrir un superbe medley incluant Falling in Love, My Way, Fly Me to the Moon et New York, New York. Un vrai moment feutré, élégant et parfaitement livré.
Une chimie musicale palpable
Entouré de quatre musiciens chevronnés et d’une choriste exceptionnelle, la chimie est constante et palpable. La soirée est rythmée par des succès des BB et, dès les premières notes de Pourquoi t’es dans la lune, toute la salle s’est levée d’un même mouvement. Un vrai frisson collectif.

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Un moment fort
La surprise de la soirée : la présence d’Alain Lapointe, venu partager la scène pour interpréter quelques classiques inoubliables, dont Fais attention, Tu ne sauras jamais comme je t’aime et Donne-moi ma chance. Voir les BB chanter sur l’écran géant pendant que Ludovic et Alain livraient ces chansons en avant-scène, c’était magique, nostalgique et profondément beau.
L’esprit des Fêtes à son meilleur
Ludovic nous avoue qu’à partir du 1er novembre, les décorations de Noël envahissent sa maison. Il a donc offert les chansons qui figurent sur sa propre playlist des Fêtes : Christmas Blues, Let It Snow, Last Christmas, Jingle Bell Rock, Feliz Navidad, et même All I Want for Christmas Is You, magnifiquement interprétée par sa choriste Catherine Desrochers. Une voix incroyable qui a fait lever la salle.
Il souligne aussi que sa mère trippait sur les années 70 et en profite pour interpréter 23 décembre, un joli clin d’œil aux souvenirs d’enfance et aux traditions.
Émotion pure
L’un des moments les plus touchants de la soirée : Avec ceux que j’aime, une chanson qu’il a écrite en 2021. Une interprétation sincère, remplie d’émotion, livrée avec une vulnérabilité désarmante.
Une finale qui serre le cœur
Pour clore la soirée, il dédie Seul au combat à Alain, Frank… et à son père. Un hommage simple, mais extrêmement puissant. Une finale qui a ému toute la salle.
Bilan
Entre rires, frissons et clins d’œil aux BB, cette soirée est un vrai cadeau.
Ludovic brille plus que jamais et nous donne envie d’y retourner.
Courez réserver vos places : c’est un spectacle rare, généreux et absolument incontournable!
Il reste 7 représentations seulement à la Salle Albert-Rousseau.
Et bonne nouvelle pour les fans : Ludovic Bourgeois sera de retour le 27 octobre 2026 avec un grand party karaoké! Les billets sont déjà en vente.
https://www.sallealbertrousseau.com/
Lyne LaRoche
Noël une tradition en chanson - 30 novembre 2025
Noël une tradition en chanson – Un après-midi magique à l'Albert-Rousseau
Pour une huitième édition, Noël une tradition en chanson revient célébrer le temps des Fêtes en musique, encore une fois avec une formidable distribution et une énergie qui nous plonge immédiatement dans la magie de Noël.
Quel bonheur de retrouver cette grande tradition mise en scène par Joël Legendre, qui nous a offert un spectacle rempli de magie, d’émotion… et d’humour !
Dès les premières notes, on sent la magie des Fêtes s’installer. Les artistes arrivent sur scène avec une énergie contagieuse et une complicité qui fait du bien. Les classiques de Noël se mêlent aux surprises, aux moments rythmés et aux instants plus émouvants qui nous ramènent à nos plus beaux souvenirs.
Les voix sont solides, les harmonies magnifiques, et chaque tableau est pensé pour nous plonger encore plus dans l’ambiance des Fêtes. On rit, on chante, on a le cœur serré parfois… mais surtout, on en ressort avec un grand sourire et l’impression d’avoir passé la soirée dans un immense salon rempli d’amis

Chaque artiste a brillé :
Johanne Blouin, notre reine de Noël, a touché toute la salle avec L’enfant au tambour et nous a donné des frissons avec Si on pouvait chanter Noël à l’année.
David Latulippe a impressionné avec Le Noël blanc et un Minuit, chrétiens absolument magistral.
Steve Veilleux a mis l’ambiance avec À la bonne franquette et a fait chanter tout le monde avec Embarque ma belle.
Rita Tabbakh a fait sourire avec J’hais l’hiver, ému avec Un Noël à Jérusalem et ébloui toute la salle avec son Alléluia qui lui a valu une ovation.
Émily Bégin a offert une douce et lumineuse version de Marie Noël, puis un Santa Baby tout en charme et en clin d’œil.
Paul Daraîche, qui célèbre ses 60 ans de carrière, nous a ramenés dans nos souvenirs avec Ce Noël d’autrefois et 23 décembre.
Et que dire de Joël Legendre ? Un maître de cérémonie généreux, drôle et irrésistible, qui nous a fait pleurer de rire avec ses imitations : Denise Filiatrault, Céline Dion, Ginette Reno, René Simard, Michel Louvain… un pur bonheur !
Un moment hilarant :la soirée canadienne!
On a même eu droit à une soirée canadienne comme dans le bon vieux temps, un tableau aussi drôle que savoureux :
Paul en maire, avec manteau et chapeau de vison, Johanne en épouse du maire,Rita en religieuse, Steve en croque-mort, David en fermier et Émily en jeune fille.
Un segment décapant, joué avec un plaisir contagieux !
Tout au long du spectacle, on ressentait la chaleur, la camaraderie, la magie des Fêtes… et même le plaisir gourmand avec les petites bouchées offertes et quelques flûtes de champagne distribuées à des chanceux dans la salle.
On se serait cru dans un grand party de famille.
Bilan
Au fond, c’est quoi les ingrédients d’un party du temps des Fêtes réussi ?
Il faut de l’originalité, un décor qui met des étoiles dans les yeux et de la musique qui rassemble. Mais surtout, des artistes charismatiques qui n'ont qu'une seule idée en tête, que tout le monde soit comblé et ne manque de rien.
Noël une tradition en chanson, c’est exactement ça
Un grand party chaleureux, festif, touchant et rempli de talent… celui qu’on veut revivre année après année.
Pour connaître toutes les dates
https://productionsmartinleclerc.com/noel-une-tradition-en-chanson/
Nathalie Robert
Luc Langevin - 29 novembre 2025
Luc Langevin
Au cœur de sa magie. Là où l’impossible prend vie
Ce samedi, Luc Langevin était de retour à Québec pour nous offrir deux des trois représentations de son tout nouveau spectacle, Là où l’impossible prend vie.
En levée de rideau, on aperçoit une cage placée entre deux pièces que l’on comprendra être la chambre du jeune Luc. L’illusionniste s’assoira devant sa chambre et fixera l’écran qui laissera apparaitre le jeune Langevin dans des films d’archives familiales où on le voit faire ses premiers tours de magie. On le verra… ou ne le verra pas, se transporter d’une pièce à l’autre, parcourant l’espace qui sépare les deux parties de sa chambre grâce à la magie.
Dans le second numéro, issu de la foule, le jeune Logan essai de deviner où se trouve l’ourson en peluche. Vous devinerez que la tâche ne sera pas si facile. « C’est normal de ne pas tout comprendre »
Luc Langevin nous racontera sa vie, ses amours à l’aide d’un jeu de carte vraiment impressionnant.
Le numéro sur la photographie est tout aussi impressionnant. « Une photo fige ce que le temps emporte et que le cœur veut garder »


Dans un beau témoignage, il rendra hommage au grand Houdini, le maitre de l’évasion. Avec la participation de Marie-Eve, une spectatrice qui deviendra gardienne du temps, Langevin saura-t-il s’extirper d’un sarcophage juste avant que l’acide fluorhydrique ne vienne faire fondre le mécanisme qui retient des tiges métalliques qui pourraient lui transpercer la peau.
Lors de la conception de la mise en scène, Josélito Michaud souhaitait ajouter une touche de sensibilité au spectacle. Langevin a su exploiter ce désire du metteur en scène avec une grande justesse. À plusieurs occasions, on a senti Langevin ému et là, il n’a pas pu nous berner. Le son de sa respiration, les silences et les interactions avec le public ajoutent cette touche d’humanisme à une technique qui se doit d’être constamment parfaite. La musique choisie avec minutie, vient aussi ajouter une belle théâtralité et une douce sensibilité au spectacle de celui qui était assurément heureux de revenir dans sa ville natale devant ses parents.
Que ce soit en micro magie ou dans les numéros à plus grand déploiement, Luc Langevin nous laisse sans mot. On le sent au sommet de son art.
Il sera encore impressionnant dans le numéro sur l’équilibre et la loi de la gravité dans lequel il disposera table, chaise, échelle et autres items dans un point d’équilibre parfait. Hallucinant de voir Langevin se déplacer avec cette lourde empilade qui ne tient qu`à un fil. « Même quand ça semble impossible, il existe toujours un point d’équilibre ».
Ce spectacle, sans faille, de Luc Langevin c’est de l’étonnement, de la stupéfaction, de l’incompréhension, de l’incrédulité. C’est sans contredit du pur bonheur.
Il fera participer tous les spectateurs venus remplir la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec avec une numéro qui donnera un résultat étonnant.
Tout au cours de la soirée, Luc Langevin nous aura laissé transpercer sa carapace d’illusionniste en nous transportant au cœur de sa carrière, au cœur de sa vie, au cœur de sa magie. Avec le dernier numéro du spectacle, il nous fera voyager dans le temps jusqu’à son tout premier numéro devant public. « Quand quelque chose semble impossible, c’est une illusion ».
Il nous a partagé, avec grande émotion, le moment où il a assisté au spectacle de David Copperfield, dans cette même salle, avec son papa. Il ajoutera, le trémolo dans la voix « Ce soir mon père est dans la salle ».
Là où l’impossible prend vie, nous amène dans un fantastique monde d’illusions grâce à l’immense talent de Luc Langevin et de son complice Stéphane Bourgoin. Mais, dans ses citations philosophiques, l’illusionniste nous démontre aussi, en toute sincérité, qu’il faut croire en ses rêves.
Quatre représentations sont prévues en mars prochain à Québec. Ce spectacle fera le tour du Québec et le tour du monde. Pour en savoir plus sur la tournée de l’illusionniste, visitez le https://luclangevin.com
Claude Gignac
Sam Breton - 27 novembre 2025

SAM BRETON – GA-LÉ ALLER
Un retour puissant, vrai et franchement libérateur!
Ce soir à la salle Albert-Rousseau, Sam Breton a prouvé qu’il n’était pas seulement de retour… il est revenu plus fort que jamais! Dès son entrée sur scène, on a retrouvé le Sam qu’on aime : énergique, spontané, coloré, capable de remplir la salle juste avec son regard espiègle et son débit mitraillette.
Ga-lé aller, c’est Sam qui nous ouvre la porte sur son cheminement des dernières années. Il parle d’épuisement, de recul, de reconstruction… mais toujours à sa façon, avec humour, autodérision et une sincérité désarmante. On rit, oui, mais on sent aussi qu’il dit quelque chose de vrai, de profondément humain.
Les anecdotes sont savoureuses, les images sont fortes, et chaque histoire devient un petit film dans nos têtes. La salle riait du début à la fin, et entre deux éclats de rire, on touchait à de vraies émotions. Un bel équilibre qu’on n’avait jamais vu aussi clairement chez lui.
Sam maîtrise son art comme jamais, présence scénique impeccable, gestuelle expressive, timing parfait… et cette façon unique de nous parler comme si on était autour de la table de cuisine avec lui.
Bref, un spectacle drôle, généreux et lumineux qui fait autant de bien qu’il fait rire. Sam Breton signe un retour éclatant, rempli de maturité, d’humanité et d’un plaisir contagieux. Une soirée franchement réussie, avec un Sam plus vrai, plus libre et plus drôle que jamais, la salle capotait!
Sam Breton a signé un retour grandiose, comme dirait sa grand mère, un vrai moment de “Ga-lé aller”!
En première partie, Charle Pellerin a tout de suite charmé la salle avec son autodérision hilarante surtout quand il parle de son absence de poils! et une belle touche d’émotion en évoquant sa grand-mère atteinte d’Alzheimer. Un mélange touchant et franchement efficace.
Il sera de retour à l’Albert-Rousseau et ça se remplit à vitesse folle :
• 27 novembre : COMPLET
• 8-9 janvier : COMPLET
• 6 mars : quelques billets au balcon
• 7 mars : COMPLET
Déjà plus de 40 000 billets vendus… et ça continue! Les billets s’envolent, alors si vous voulez y être : dépêchez-vous!
Pour plus d'informations visitez
https://www.charlespellerin.com/
Lyne LaRoche
Abba Célébration - 27 novembre 2025
C'est rare que je donne un 10 sur 10… mais ABBA Célébration, c’est un 10 sur 10!
ABBA CELEBRATION – UNE FÊTE INOUBLIABLE AU CAPITOLE!
Hier soir, au Théâtre Capitole, j’ai eu le grand plaisir d’assister à Abba Celebration, et quelle soirée incroyable! Dès les premiers accords, les plus grands succès d’ABBA, Dancing Queen, SOS, Super Trouper, Take a Chance on Me, Mamma Mia et Waterloo nous transportent dans un univers euphorique où la musique, les paillettes et la mythologie grecque se rencontrent dans une ambiance complètement magique.
Les chanteurs et chanteuses sont tout simplement exceptionnels des voix solides, une justesse impeccable et une complicité lumineuse. Ils font briller chaque chanson avec une énergie contagieuse. Les harmonies, les solos et les moments interactifs donnent l’impression que tout le monde participe à la fête… et traversent la salle!
Redgee Bellamy une présence irrésistible et une voix qui passe du puissant au fragile en un clin d’œil. Son duo The Winner Takes It All avec Lunou Zucchini m’a donné des frissons.
Lunou Zucchini : tellement à l’aise! Elle chante avec une facilité déconcertante et dégage un naturel qui fait du bien.
Camélia Zaki : douce, précise, et capable d’apporter un punch surprenant dans les moments plus rythmés.
Raphaël Gagnon : un vrai feu d’artifice! Il chante, il danse, il bouge comme si la musique passait directement dans ses veines.





Et je dois le dire : les danseurs sont exceptionnels eux aussi! Ils débordent d’énergie, bougent avec une précision incroyable et nous donnent tout un show. À chaque numéro, ils se donnent à 100 %, et ça ajoute encore plus de rythme, de folie et de paillettes au spectacle
On retrouve aussi David-Alexandre Després comme maître de cérémonie qui ajoute une couleur au spectacle.
La mise en scène de Geneviève Dorion-Coupal est un véritable bijou : décor immersif, statues grecques animées, néons éclatants, costumes scintillants… On se croirait dans une immense boule disco posée sur une île magique! Les treize artistes sur scène débordent de talent et de passion.
Le repas-spectacle complète l’expérience à merveille : un délicieux souper dès 17h30, et avant même que le show commence, les musiciens nous offrent déjà un avant-goût du spectacle! Ils jouent quelques pièces, mettent l’ambiance et donnent tout de suite le ton à la soirée. Il y avait même de l’animation pendant le souper, ce qui rend l’attente encore plus festive et immersive. Ensuite, on plonge directement dans cette ambiance où le vintage, la modernité et les paillettes se marient parfaitement.
Bref : Abba Celebration, c’est plus qu’un spectacle. C’est un voyage musical, visuel et sensoriel qui vous fera chanter, danser et sourire du début à la fin.
À ne pas manquer jusqu’au 7 décembre!
Et je tiens à dire un immense merci à M. Jean Pilote pour cette magnifique expérience. Merci pour l’invitation, il ne fait jamais les choses à moitié. Il sait recevoir, et chaque détail est pensé pour faire vivre aux invités une soirée exceptionnelle.
Pour plus d'informations
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/abba-celebration-decembre-noel-2025/
Lyne LaRoche
Les Furies - 26 novembre 2025

LES FURIES – Une comédie sportive féminine qui fait du bien!
Ce soir, j’ai assisté à l’avant-première du film LES FURIES au Cinéma Odéon de Beauport, et je suis ressortie de la salle le sourire fendu jusqu’aux oreilles! Enfin une comédie sportive 100 % québécoise qui met les femmes au centre de l’action… et qui nous fait autant rire que réfléchir.
Le film, réalisé par Mélanie Charbonneau et scénarisé par Gabrielle Côté, raconte l’histoire de Mélissa, une jeune mère un peu explosive, obligée de faire des travaux communautaires après un dérapage de trop. Elle se retrouve dans le sous-sol de l’église de Waterloo avec le Cercle des fermières un groupe qui, disons-le, n’a rien pour calmer son agressivité jusqu’à ce qu’elle croise Yvette, incarnée par une France Castel magistrale.
Et là, tout décolle!
Yvette, ancienne championne canadienne de roller derby, a l’idée complètement folle (et géniale!) de former une équipe clandestine pour canaliser la rage de Mélissa. Rapidement, une gang aussi imparfaite qu’attachante se forme autour d’elle. Elles ne sont pas très bonnes au début, mais elles persévèrent, elles se soudent, elles se découvrent… et elles nous font vibrer.
Le film réussit un mariage parfait entre humour et émotion.
On rit, on s’attache, on s’émeut, et surtout, on se reconnaît à travers ces femmes qui essaient de reprendre leur place dans un monde qui les pousse souvent de côté.
La distribution est solide et généreuse : Gabrielle Côté, Anne-Élisabeth Bossé, Juliette Gosselin, Aurélia Arandi-Longpré, Debbie Lynch-White, Lyraël Dauphin, Ximena Ferrer, Nathalie Doummar, Sandrine Bisson, Samantha Fins, Thérèse Perreault, Carmen Sylvestre, Florence Boulé-Moineau, chaque actrice apporte une couleur unique à cette équipe qu’on aimerait vraiment rejoindre.
Et que dire de France Castel!
Elle brille, tout simplement. Elle nous fait éclater de rire, puis deux minutes plus tard, elle nous serre le cœur avec sa nostalgie et ses moments d’oubli liés à l’Alzheimer. Ses scènes sont remplies d’humanité, de douceur et d’une force incroyable.
À cette belle distribution viennent s'ajouter Louis Carrière, Antoine Pilon, Maxime de Cotret et Antoine Bertrand.
C’est un film inspirant, divertissant, coloré, et surtout profondément rassembleur.
On ressort de là avec l’impression d’avoir vu quelque chose de frais, de nécessaire et de tellement bon pour l’âme. Et j’ai particulièrement aimé le message sur la place des femmes et des personnes LGBTQ+ dans le sport. C’est beau, c’est fort, c’est assumé.
Ne manquez pas la sortie en salle le 28 novembre.
Les Furies, c’est le genre de film qui fait du bien. Et on en avait vraiment besoin
Nathalie Robert
Silvi Tourigny - 25 novembre 2025
Silvi Tourigny : Un spectacle EN FEU du début à la fin!
Mardi soir, à la salle Albert-Rousseau, l'humoriste Silvi Tourigny est débarquée avec son spectacle “En feu”… et pour vrai, elle porte ce titre-là comme personne! Dès les premières secondes, on sent qu’on embarque dans un tourbillon où les rires vont fuser sans arrêt.
Pour ouvrir le bal, on a eu droit à la charmante Carole, qui a réchauffé la salle de manière explosive avec son fameux col roulé beige et son attitude inimitable. Ça part fort, et ça nous plonge tout de suite dans l’univers éclaté de Silvi.
Elle arrive sur scène comme une boule d’énergie sur deux pattes, ça bouge, ça se déhanche, ça gesticule… Silvi, c’est un feu d’artifice qui n’arrête jamais.
Quand elle prend la parole, c’est simple, ça part, et ça n’arrête plus. Pendant 90 minutes, elle nous bombarde de « une ligne, un punch », sans temps mort, sans reprendre son souffle. C’est dégourdi, assumé, rentre-dedans… et franchement hilarant.

Elle plonge dans tous les sujets sans gêne : sa jalousie excessive envers Carole qui lui a valu quelques séances de psychologue pour enfin accepter la présence du personnage , la vie de famille (et l’éducation pendant la COVID), ses parents hauts en couleur, les animaux, la moto, la danse, les hommes (et la vasectomie!), les clubs échangistes, les danseuses… bref, elle n’a aucune limite, et c’est justement ce qui rend son univers aussi savoureux. Elle est vraiment très drôle.
Avis aux âmes sensibles et oreilles chastes : vous êtes prévenus!
Ce qui frappe le plus, au-delà des jokes crues et des sacres parfaitement assumés, c’est son rythme. Silvi est articulée, vive, brillante dans sa folie. C’est une artiste en plein contrôle, avec un show rodé au quart de tour.
Au final, En Feu porte son nom à merveille, c’est drôle, c’est pimenté et ça vous prend par surprise du début à la fin.
Une soirée où on rit pour vrai, fort et longtemps. Silvi Tourigny, c’est de la dynamite!
J’ai adoré chaque instant de ce merveilleux spectacle.
Je le recommande vivement.
Quel beau cadeau à offrir pour Noël!
Un spectacle à la hauteur de son titre : EN FEU.
Elle sera de retour en 2026 à la salle Albert-Rousseau,
les 13 février et 6 mai, les billets sont en vente maintenant.
Pour savoir quand Carole et Sylvie passeront dans votre coin, visitez :
https://silvitourigny.ca/dates-de-spectacle/
Nathalie Robert
Nathalie Simard - 23 novembre 2025
Mon Noël, un spectacle tendre au cœur de nos souvenirs
Ce soir, au Capitole, j’ai retrouvé une Nathalie Simard lumineuse, généreuse et profondément connectée à notre mémoire collective. Mon Noël, ce n’est pas seulement un spectacle, c’est un retour dans le temps, un baume pour le cœur et un vrai party du temps des Fêtes, comme seule Nathalie sait en créer.
Dès les premières notes, on sent sa fierté et son bonheur d’être là. Elle nous accueille comme si on entrait dans son propre salon : chaleureusement, sincèrement, avec cette douceur qui lui est propre… mais aussi une énergie tellement contagieuse!
Elle reprend plusieurs chansons-thèmes qui ont marqué nos jeunes années, un véritable hommage à notre culture. Quand elle a interprété Goldorak, Maya la petite abeille, Franfreluche, Chibouki (avec son petit chien dans ses bras!) et bien sûr L’amour a pris son temps, qui lui a valu une ovation bien méritée, toute la salle est retombée en enfance. Un pur plaisir, un clin d’œil irrésistible à nos plus beaux souvenirs.
Musicalement, c’est un mélange parfait de classiques incontournables, Mariah Carey, John Lennon et de grandes œuvres du patrimoine québécois comme Harmonium, Kaïn ou encore Plume Latraverse. Nathalie rend hommage aux artistes d’ici avec respect, amour et beaucoup de cœur.
Elle a aussi enflammé la salle avec Remède miracle de Mes Aïeux, un pur moment de bonheur.
Et que dire de ses anecdotes sur la ménopause… à la fois drôles, vraies et touchantes!
Nous avons également eu droit à deux chansons de son nouvel album Par les temps qui courent, aux sonorités country très prometteuses.

Mon idole de jeunesse était tout simplement resplendissante dans ses deux tenues de scène : d’abord une magnifique robe rouge, puis une sublime robe blanche qui s’est transformée en jupe avec la complicité de son lutin. Un moment magique! Et quelle performance, du début à la fin!
Et que dire de Minuit chrétien, interprété avec une puissance et une émotion qui ont donné des frissons à toute la salle…
Nathalie livre un spectacle rempli de bonheur, de rires, de partage et de douceur. Une soirée lumineuse qui nous rappelle pourquoi on l’aime tant.
C’est une artiste d’un talent immense, d’une générosité rare et d’une authenticité désarmante.
Je suis encore sous le choc de cette soirée magique.
Nathalie poursuit sa tournée de spectacles Visitez https://www.nathaliesimard.ca/spectacles
Nathalie Robert
Gowan - 23 novembre 2025
Gowan
Un étrange animal qui ne vieilli pas
Moi qui n’ai pas la mémoire des dates, je peux vous affirmer avec certitude où je me trouvais dans la soirée du 11 novembre 1985. J’étais au CEGEP Ste-Foy en compagnie d’un copain de travail pour assister au spectacle Strange animal de l’auteur-compositeur et pianiste Canado-Écossais Gowan.
Ce dimanche, c’est dans la même salle Albert-Rousseau que Lawrence Gowan nous avait donné rendez-vous, 40 ans plus tard, presque jour pour jour, pour nous faire revivre ce moment mémorable.
Juste avant que la vedette de la soirée n’entre en scène, Relax de Frankie Goes to Hollywood faisait vibrer les caisses de son pour nous propulser directement dans les années 80.
Après avoir entendu quelques notes de Strange Animal, Gowan et ses complices ont pris d’assaut la scène de la salle Albert-Rousseau en interprétant Awake the giant, les amplis à 10, faisant résonner les guitares comme dans le temps. Il a poursuivi avec One Shining moment. Gowan s’est adressé à la foule, en français s’il vous plait. « Nous avons joué ici il y a quarante ans. Maintenant, vous êtes vieux, c’est pas ma faute ». Le souriant et charismatique chanteur fera d’ailleurs toutes ses interventions en français.
La foule, qui remplissait la salle, semblait transportée par l’énergie contagieuse de Gowan. Il poursuivra avec Dancing on my own ground, tirée de son 5e album … But you can call me Larry paru en 1994. La foule était déjà conquise et vice versa. “Québec, vous êtes formidables”.
Après avoir navigué à travers son répertoire, il est plongé directement dans l’album dont il célébrait la quatrième décennie. «On a joué Strange Animal pour la première fois sur cet étage il y a 40 ans »… et j’y étais. Portant fièrement le kilt, devenu un peu sa marque de commerce, il arbore sur son veston des écussons rappelant qu’il a grandi au Canada, notamment le logo bleu poudre de la soirée du hockey.






L’excellente Cosmetics, suivie de Keep the tension on, City of Angels, Walking on air et Desperate s’aligneront sans donner de répit aux spectateurs. Tout comme le niveau sonore, les éclairages définis nous ramèneront aux années 80. À voir Gowan bouger et danser, ont dirait que les années ne l’on pas atteint, une vraie bête de scène.
En plus d’en jouer magnifiquement, il se sert de son piano pivotant comme d’un manège, dansant autour et grimpant dessus, au grand plaisir des fans.
Gowan descendra dans la foule durant l’interprétation de Guerilla Soldier, une autre excellente pièce de l’album jubilaire.
Trois excellents musiciens de Peter Gabriel, le bassiste Tony Levin, le batteur Jerry Marotta et le guitariste David Rhodes ont participé à la création de Strange Animal. Gowan ne nous a pas négligé pour la tournée du 40e anniversaire de l’album. Dans des allures de party de famille, il a réuni sur scène son fils Dylan à la batterie et son frère Terry, nouveau membre de Styx, à la basse. Le claviériste Ryan Bovaird et le guitariste Derek Sharpe, ancien chanteur des Guess Who et conjoint de Sass Jordan, complètent la formation.
Le bonheur d’être sur la scène à Québec est palpable. Sa voix puissante est toujours au rendez-vous.
Il fera exploser la salle avec Strange Animal. Puis, seul au piano, la mélodie de A criminal mind viendra faire tomber les murs de la salle. Une pièce magnifiquement intense qui fait désormais partie des spectacles de Styx. Un gros wow!!!
Au rappel, il nous confiera que « Le lien entre nous est plus fort que jamais ».
Il interprétera un autre de ses succès avec Moonligth desires.
Pour terminer la soirée en beauté, il chantera en français en rendant hommage à Serge Fiori en interprétant une superbe version Gowan de Pour un instant.
Quel bonheur de retrouver, l’histoire de quelques heures, ses 20 ans.
La portion québécoise de la tournée 40e anniversaire de l’album Strange Animal de Gowan qui s’est arrêtée à Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec s’arrêtera à Montréal, Sainte-Agathe, Drummondville, et Gatineau dans les prochains jours.
Pour tout savoir sur Gowan, rendez vous sur son site au https://lawrencegowan.com
Claude Gignac
Martin Levac - 21 novembre 2025

MARTIN LEVAC : UN HOMMAGE GRANDIOSE À PHIL COLLINS QUI FAIT VIBRER LE CAPITOLE
Hier soir, j’ai assisté au spectacle de Martin Levac au Capitole… et je suis encore sous le choc! Quelle performance! Cet artiste d’un talent exceptionnel a littéralement tout donné pour nous offrir un show inoubliable. Son énergie est époustouflante et la complicité qu’il partage avec ses musiciens est palpable du début à la fin.
D’entrée de jeu, Martin nous fait rire en sondant ironiquement la tranche d’âge du public : « Fernand Gignac ou Michel Louvain? », lance-t-il avant d’interpréter quelques lignes de Donnez-moi des roses. Une entrée en matière savoureuse qui ouvre la voie à ce qu’il fait de mieux depuis 35 ans : un hommage absolument renversant à son idole de jeunesse, Phil Collins, ainsi qu’à l’univers de Genesis.
Et quel hommage! Martin ne se contente pas de chanter les grands succès… il nous transporte littéralement sur scène avec la légende elle-même. Sa justesse vocale est tellement impressionnante qu’on se surprend parfois à oublier qu’il ne s’agit pas du vrai Phil Collins. La puissance, le grain, l’intention : tout y est.
Accompagné de ses musiciens chevronnés, il nous fait danser, chanter et surtout replonger dans une foule de souvenirs. La soirée est rodée au quart de tour, digne d’un spectacle international. Aucun temps mort, aucune faille : seulement du pur plaisir.
Tous les grands hits y sont passés :
In the Air Tonight, One More Night, Easy Lover, I Can’t Dance, Take Me Home, Against All Odds, That’s All, Invisible Touch, Sussudio… et bien d’autres encore.
À la fin du spectacle, Martin nous parle avec sa générosité habituelle de sa biographie Musicographie d’un imposteur, dont une partie des ventes est remise à la prévention du suicide. Il mentionne aussi avec fierté que la représentation du 20 novembre a permis d’amasser 18 000 $ pour cette cause qui lui tient à cœur. Un geste qui en dit long sur l’homme derrière l’artiste.
Bonne nouvelle , Martin Levac sera de retour au Capitole demain soir. et en novembre 2026.
En mars, il présentera Collin Gabriel au Vieux Bureau de poste et à La Chapelle spectacles.
Il se promènera partout, pour connaître toutes les dates
http://www.martinlevac.com/spectacles
Croyez-moi, mettez une date à votre agenda immédiatement!
Merci à nos artistes québécois de nous faire vivre de si grands moments.
Nathalie Robert
Pierre Lapointe - 20 novembre 2025
Pierre Lapointe
10 chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé
Le titre plus prétentieux aurait pu facilement être 10 magnifiques chansons indémodables tellement elles sont belles et intemporelles.
Ce magnifique album aura mérité à Pierre Lapointe le Félix de l’album de l'année dans la catégorie Adulte contemporain et le prestigieux Félix pour l’Artiste masculin de l'année au dernier gala de l’ADISQ.
À la première écoute de ce disque, j’ai senti une influence de Charles Aznavour et d’autres grands interprètes de la chanson française.
Ce jeudi, il s’est présenté au Grand Théâtre de Québec, accompagné d’Amélie Fortin et Marie-Christine Poirier au piano et d’un quatuor à cordes pour nous offrir sa version épurée de son magnifique album et bien d’autres pièces de son répertoire.
Dès la levée du rideau, on est impressionné par la scène surplombée de 25 immenses ballons.
Le secret, avec de nouveaux arrangements a ouvert la soirée. Il a ensuite poursuivi avec Toutes tes idoles, aussi tirée de son dernier enregistrement avant d’enchainer avec Les étoiles guides les âmes et Dans nos veines, du même album.
Pierre Lapointe rentrait à peine de Paris. Le décalage horaire a fait quelque peu son effet mais son public ne lui en n’a pas tenue rigueur.



Les magnifiques textes de Lapointe sont, selon son propre aveu, parfois « dépressifs » mais tellement touchants. Heureusement, ses interventions entre les pièces sont drôles. Il détend l’atmosphère un peu comme un comédien qui fait des conneries après avoir joué une scène intense. Il fait rire les gens même lorsqu’il dit que 20 des 1800 personnes présentes dans la salle seront mortes dans la prochaine année. « Il y a au moins 40 personnes dans la salle qui se font chier ce soir en accompagnant leur chum ou leur blonde ». J’avoue que j’étais un peu de ceux-là la première fois que j’ai assisté à un de ses spectacles. Mais il m’a eu. Je suis tombé sous le charme de l’auteur-compositeur interprète sensible et intelligent.
Pierre Lapointe est un homme raffiné. Ça se reflète dans tous les aspects de son spectacle. Le décor, la disposition scénique, la mise en scène, les éclairages, rien n’est négligé rien n’est laissé au hasard. L’ordre des chansons nous transporte dans un crescendo d’émotions qui nous amène jusqu’à la mort, jusqu’à l’oubli avec les superbes et touchantes Madame, bonsoir et Où irons nos souvenirs.
Oui, Pierre Lapointe nous touche avec ses chansons qui vont droit au cœur. Mais Pierre Lapointe nous a fait rire avec ses histoires d’amour avec un conard et l’histoire de son filleul qui est aussi le frère du filleul de l’astronaute David St-Jacques.
La neige, aperçue à son arrivée à Québec, lui aura suggéré d’interpréter une chanson de noël alors que les ballons au-dessus de lui sont devenues rouges. Ils étaient alignés comme de belles vieilles boules de noël déposées dans leur boite.
Le Duo Fortin-Poirier fait un excellent travail avec leur piano à quatre mains. Lapointe leur a lancé un défi qu’elles ont relevé avec brio en jouant Tico-Tico avec une habilité qui leur a valu une ovation du public.
Les éclairages sont sublimes. Ils transpercent le très beau plafond de ballons géants pour éclairer judicieusement le chanteur et ses musiciennes ajoutant une couche supplémentaire de chaleur et d’émotion au spectacle.
Au rappel, il nous interprétera Deux par deux rassemblés qui est, bien malgré lui, sa chanson la plus écoutée. Tout le monde a bien ri quand il a oublié ses paroles, certainement affecté par ce vilain décalage horaire.
10 chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abimé. Un spectacle à ne pas manquer lorsqu’il sera de retour les 7 et 8 avril 2026, cette fois dans la salle Octave-Crémazie, la petite salle du Grand-Théâtre de Québec.
Pour tous les détails et sur sa tournée, dirigez-vous vers le https://pierrelapointe.com/#spectacles ou sur son compte Facebook ou Instagram.
Claude Gignac
George Canyon et Aaron Pritchett - 19 novembre 2025
George Canyon et Aaron Pritchett : « Un chaleureux noël country! »
C'est hier soir, que j'ai assisté au spectacle « Country Christmas » des chanteurs country canadiens George Canyon et Aaron Pritchett, au Confessionnal de Québec.
Le spectacle devait avoir lieu au Théâtre Capitole, mais le lieu a été changé pour le Confessionnal et c'était encore mieux! Cette salle était plus que parfaite pour accueillir ce genre de spectacle. L'ambiance était cozy, dans ce décor avec murs de briques lustres au plafond et décorations de Noël.
La salle était pleine, mais on se sentait bien, c'était intime. George Canyon et Aaron Pritchett sont arrivés sur scène avec un troisième guitariste et un bassiste. Même les chanteurs ont dit que c'était la grandeur parfaite pour une salle de spectacle.
Ils nous ont parlé que leurs cours de français à l'école dataient de très loin.Malgré cela, ils ont fait un effort de dire quelques mots. Les deux chanteurs, se qualifient de presque jumeaux car ils ont la même âge, 55 ans, à quelques semaines près.
Durant la soirée composée de deux sets, les deux chanteurs nous ont chanté des chansons de leur répertoire respectif, des reprises comme « Rhinestone cowboy » ou « Ring of fire » et bien entendu des chansons de Noël, telles que « Rudolph the red nose reindeer », « Deck the Halls » et « Winter Wonderland » et bien d'autres.
Ce que le public a apprécié, c'est que les deux artistes sont restés dans la salle à l'entracte afin de rencontrer le public, signer des autographes ou prendre des photos. Ils sont vraiment sympathiques et accessibles.
La partie du spectacle que j'ai le plus aimé, c'est quand les deux chanteurs nous ont raconté leur voyage au Ghana en Afrique qu'ils viennent de faire en octobre dernier. Cette tournée amasse des fonds pour l'Oeuvre de charité « Children Believe », qui vient en aide à ces communautés africaines. Ils nous ont chanté la chanson « Children believe », qui ne figure que sur un cd que l'on peut acheter et tous les profits sont remis à cette cause.
« Cette soirée était absolument féerique, ce fût un réel bonheur de passer la soirée avec ces deux artistes au grand cœur et qui se servent de leur immense talent pour offrir un monde meilleur. Il n'y a pas mieux pour se mettre dans l'esprit des Fêtes ! »
Le show d'hier était leur septième sur quarante-trois.Leur tournée « Coast to coast » se terminera le 23 décembre en Colombie-Britanique.
Caroline Gagnon
www.lecapitole.com
www.georgecanyon.com
www.aaronpritchett.com
www.childrenbelieve.ca
Ménopause - 19 novembre 2025

Ménopause : 4 femmes, 0 filtre, du talent, du feu, du fun… HOT du début à la fin!
Hier soir, j’ai assisté à la première de la célèbre parodie musicale Ménopause à la Salle Albert-Rousseau, et honnêtement… quelle soirée! J’en ris encore.
La pièce est brillamment adaptée pour la scène québécoise par la talentueuse Danièle Lorain, qui réussit à amener ce sujet-là avec intelligence, humour et beaucoup de finesse.
Et quelle distribution!
Guylaine Tanguay (la star), Claudine Mercier (la dame nature), Geneviève Charest (la femme d’affaires) et Catherine Sénart (la mère de famille).
Ce quatuor-là, c’est de la dynamite : des voix puissantes, un sens du timing impeccable et une aisance sur scène qui fait que tout passe comme un charme.
Le spectacle enchaîne les numéros complètement déjantés, les chansons revisitées et les petites vérités sur la ménopause qu’on reconnaît toutes un peu trop bien. Ça rit, ça chante, ça se déchaîne… et le public suit à 100 %.
Et elles n’ont rien épargné! Les éternuements qui amènent des petits “accidents”, la vue qui baisse, la rétention d’eau, les kilos qui s’invitent sans prévenir, les nuits qui ne ressemblent plus à des nuits… tout y passe. Elles abordent ça sans tabou, avec un humour tellement juste qu’on se reconnaît toutes quelque part là-dedans.




On passe d’un fou rire à un moment plus touchant en une seconde, et c’est exactement ce qui fait que ce spectacle-là fonctionne autant.
Ce qui m’a frappée aussi, c’est à quel point le spectacle touche le public. Les réactions sont fortes.
Et le plus beau, c’est de regarder les hommes qui reçoivent des coups de coude : ils en sortent assurément mieux outillés! Après une soirée comme celle-là, ils comprennent pas mal mieux nos sautes d’humeur, nos bouffées de chaleur et toute la montagne russe hormonale qui vient avec.
Bref, Ménopause, c’est un vrai party entre filles, un gros défoulement collectif, et un show dont on sort le cœur léger et un peu plus soudées les unes aux autres.
En tout cas, on réalise qu’on n’est pas seules à avoir un petit gras de matante au bras… et à avoir chaud à des places qu’on ne savait même pas qu’on pouvait avoir chaud!
« Conçue pour elle...mais Ó combien utile pour lui !»
Ménopause sera présenté à la Salle Albert-Rousseau jusqu’au 20 novembre, et sera de retour les 21 et 22 février 2026.
Une soirée à ne pas manquer!
Moi, j’ai adoré.
Lyne LaRoche
Hank est en ville - 17 novembre 2025
Hank est en ville de Feber E. Coyote
Un long-métrage
Où on sent l’amour du cinéma d’antan dans chaque détail.
Hier soir, juste avant le visionnement du film Hank est en ville, j’ai eu la chance de jaser un petit moment avec le réalisateur, Feber E. Coyote. Une rencontre simple, chaleureuse. En quelques minutes, j’ai tout de suite compris l’ampleur de ce qu’il a accompli. Feber m’a expliqué que son film a été fait sans aucune subvention, uniquement avec de la passion, de la débrouillardise et une détermination incroyable.
Synopsis
L’histoire prend place dans un petit village de la Beauce, alors que les travailleurs de l’usine McDowell sont en pleine grève. Dans ce contexte mouvementé, on découvre Ghislain et Suzanne, un duo de chanteurs western qui espère se faire remarquer grâce à un concours radiophonique. Ils fonctionnent bien ensemble… jusqu’à ce que Jim, l’ancien beau-frère de Suzanne, refasse surface. Son retour vient tout brasser : il veut reprendre sa place auprès d’elle, et ça crée des étincelles.
Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est de voir à quel point le film est porté par une vraie communauté. Tout le monde a mis la main à la pâte : temps, talents, objets d’époque… c’est devenu le film de tout un village.
Et pourquoi ça fonctionne autant? Parce que Feber ne fait rien à moitié. Il signe aussi la trame sonore, un mélange très réussi qui donne au film une couleur, un rythme et une personnalité bien à lui.
Les forces du film
On embarque dès les premières minutes, l’histoire est bien ficelée et facile à suivre.
Les comédiens ont une chimie vraie et attachante on croit à leurs liens, leurs rivalités, leurs passions.
Le mélange western, drame humain et ambiance rétro fonctionne vraiment bien.
Le film arrive à nous toucher, même avec ses moyens modestes.
On se retrouve devant quelque chose d’unique, un film qui ne ressemble à rien d’autre. Une proposition vraiment originale, un peu décalée, mais tellement assumée.
À noter : le film est sous-titré en anglais lorsque les personnages parlent français, et l’inverse aussi, ce qui ajoute un petit plus dans le contexte des tensions linguistiques.
Pour connaître davantage Feber E. Coyote
Lyne LaRoche
Mariana Mazza - 14 novembre 2025
Mariana Mazza – Foie Gras
Une artiste entière qui se livre sans détour
C’était soir de première à la salle Albert-Rousseau remplie à pleine capacité pour le grand retour de Mariana Mazza, qui présentait son tout nouveau one-woman-show Foie Gras. Dès les premières minutes, on s'aperçoit que Mariana n’a rien perdu de sa fougue, de son intensité et de son charme irrésistible.
Fidèle à sa réputation, l’humoriste offre un spectacle cru, explosif et profondément humain, où elle fouille sans censure tout ce qui la compose, son corps, ses blessures, ses amours, sa carrière… et la société qui la regarde aller.
Avec Foie Gras, Mariana se présente plus transparente que jamais. Son humour reste tranchant, mais derrière l’énergie débordante et le ton corrosif, on découvre une sensibilité qu’elle n'avait pas encore montrée. Dans ce troisième spectacle, elle ouvre de véritables fenêtres sur sa vie personnelle, notamment en revisitant sa relation de sept ans avec Alexandre Barrette. Les anecdotes de leur vie de couple, tantôt cocasses, tantôt touchantes, humanisent l’artiste autant qu’elles révèlent la femme derrière la performeuse.
Et Alex n’est qu’un premier chapitre car elle évoque aussi ses amies proches, sa mère, son frère… un univers familial riche, imparfait et profondément authentique et c'est drôle, vraiment drôle.
Mariana ne se gêne pas pour rire d’elle-même. Elle parle ouvertement de ses petits travers, comme sa misophonie, elle ne tolère pas certains sons, ses contradictions qui la font sourire et même de son nouveau train de vie depuis qu’elle s’est installée à Saint-Lambert, un quartier quand même pas mal cossu.
Sur scène, elle est d’une présence magnétique, passant du rire à l’émotion en un clin d'oeil. Cette fois, l'humoriste ne cherche pas seulement à faire rire, elle veut faire réfléchir, et elle y parvient avec une sincérité brute qui frappe fort.
En fin de soirée, dans un beau moment de vulnérabilité, elle invite Alex à la rejoindre sur scène. Quand il l’a prise dans ses bras, on aurait dit que la petite Mariana, celle derrière la grande performeuse, se retrouvait enfin en sécurité, après avoir livré un spectacle sans faille.
D'ailleurs, Alex la décrit avec une image aussi poétique que percutante :
« Une poupée de porcelaine qui conduit un tank. »
Une phrase qui résume parfaitement la dualité de cette artiste, fragile et solide, douce et explosive.
Avec Foie Gras, Mariana Mazza ne sert pas seulement des rires, elle offre une autopsie de sa propre vie, livrée avec courage, humour et lucidité.Un spectacle qui fait rire et réfléchir, qui bouscule et qui nourrit, comme un bon repas qu'on savoure jusqu'à la dernière bouchée.
Moi, j'ai adoré!

Première partie
La tâche de réchauffer la salle a été confiée à Jacob Ospian. Il a littéralement enflammé le public avec son énergie contagieuse. Un talent à suivre de près, qui promet de grandes choses sur la scène humoristique québécoise.
Mariana présentera Foie Gras demain samedi le 15 novembre pour deux représentations 16h et 20h
Elle sera de retour à la salle Albert Rousseau en février
Pour connaître toutes les dates
Lyne LaRoche
Où vont les âmes - 12 novembre 2025
Où vont les âmes — Un petit bijou de sensibilité et de vérité
C’était soir de première au Clap de Ste Foy pour le film Où vont les âmes, premier long métrage signé Brigitte Poupart, et je dois dire que c’est un véritable petit bijou. Un film d’une grande délicatesse, d’un réalisme bouleversant, fait avec énormément de respect.
Synopsis
Anna a dix-huit ans, elle demande l’aide médicale à mourir. La date qu’elle s'impose ne lui donne que quinze jours pour accomplir son souhait de revoir ses demi-sœurs avant de s’éteindre
Le jeu des acteurs est tout simplement magnifique.
Sarah Monpetit, dans le rôle d’Anna, nous touche en plein cœur. Dans ses grands yeux, on lit la détermination, la douleur et le profond désir d’arrêter de souffrir.
Sylvie Testud, dans le rôle de Sylvie, sa mère, nous bouleverse à son tour : dans ses yeux, on sent la tristesse, l’impuissance et tout l’amour d’une mère qui aurait voulu prendre la douleur de sa fille à sa place.
Juliane Côté et Monia Chokri, qui incarnent ses demi-sœurs Ève et Éléonore, livrent des performances sincères et nuancées. Elles n’éprouvent pas les mêmes sentiments, mais leur affection pour Anna se manifeste chacune à leur façon. Et que dire de Micheline Lanctôt, toujours aussi juste et vraie, même dans ses brèves apparitions.
Fabiola Nyrva Aladin, dans le rôle de Jacinthe, celle qui accompagne Anna dans son dernier souffle, offre une scène d’une douceur désarmante. Ses mots « Tu es courageuse, tu as mérité le droit de te reposer » viennent apaiser autant les personnages que les spectateurs.
Fragilité, sensibilité, amour, culpabilité, force et impuissance : tout se mêle dans ce film profondément humain. L’imagination, parfois, est plus cruelle que la vérité… et Où vont les âmes nous le rappelle avec une justesse rare.
Le son, les images et les textes se marient à merveille. Chaque plan, chaque mot semble choisi avec soin. Brigitte Poupart signe ici une œuvre sensible, intelligente, qui démystifie avec tact et compassion l’aide médicale à mourir.
Sur son urne, Anna voulait qu’on écrive : « J’ai été aimée. »
Et c’est sans doute ce que ce film nous laisse en tête la conviction qu’aimer, jusqu’au bout, c’est aussi savoir laisser partir.
Personne ne sait où vont les âmes, mais après ce film, on espère sincèrement qu’elles nous entendent.
En salle le 14 novembre
Allez le voir!
Lyne LaRoche
Patrice L'Ecuyer - 11 novembre 2025

Patrice L’Écuyer – Après seulement 32 ans d’absence sur scène
C’était soir de première à la salle Albert-Rousseau pour le tout premier one-man-show de Patrice L’Écuyer, un retour très attendu après… seulement 32 ans d’absence sur scène!
D’entrée de jeu, Patrice nous plonge dans ses débuts et se raconte avec une grande sincérité et beaucoup d’autodérision. Il nous parle de son amour pour la lecture de ce qui lui a donné le goût de s’y plonger, de son meilleur ami Luc, de la LNI, des Bye Bye auxquels il a participé, de son hypocondrie, de Steve Martin et de bien d’autres moments marquants de sa vie et de sa carrière.
Mais Patrice ne fait pas que se raconter : il fait rire, beaucoup. Parfois avec des blagues un peu grivoises, toujours livrées avec ce charme bien à lui, jamais vulgaire. Il aime impliquer le public, joue avec la salle, improvise, réagit aux rires, on sent qu’il est parfaitement à l’aise et heureux d’être là.

Ce soir, lui qui a toujours été plutôt discret sur sa vie privée, nous a ouvert sa porte avec simplicité et authenticité. Il a un parcours exceptionnel, jalonné de succès, mais il garde la même humilité et cette bienveillance qu’on lui connaît depuis toujours.
Sur scène, Patrice rayonne à 65 ans. Il s’amuse comme un petit fou, rit de lui-même, et nous entraîne dans un univers où les souvenirs se mêlent à la tendresse et à un humour rassembleur.
Avec ce spectacle, Patrice L’Écuyer concrétise un rêve qu’il portait depuis longtemps, tout en comblant celui de son public. Pendant 32 ans, on l’a vu sur nos écrans, mais ce soir, il était là, bien réel, face à nous, à se confier avec humour et tendresse. Un moment empreint d’émotion, comme des retrouvailles avec un vieil ami qu’on n’avait jamais cessé d’aimer.
La soirée de première s’est d’ailleurs conclue en beauté par une grande surprise alors que son amie Guylaine Tremblay est montée sur scène pour lui remettre une plaque soulignant les 27 000 billets déjà vendus pour ce tout premier spectacle.
Une longue ovation l’attendait à la fin, et Patrice, visiblement ému, savourait pleinement ce moment unique.
Il reviendra à la salle Albert-Rousseau les 14 et 15 février, un rendez-vous à ne pas manquer!
Pour connaître toutes les dates
https://www.sallealbertrousseau.com/programmation/patrice-lecuyer/
Lyne LaRoche
Alex Roy - 10 novembre 2025

Alex Roy
Debout… et nous pliés en deux
Il s’est fait connaitre lors de Galas Comediha de Québec, de premières parties de Lise Dion, des Grandes Crues et de José Gaudet. En octobre 2022, j’ai fait sa rencontre lors de son tout premier spectacle Des choses qui arrivent, présenté au Théâtre du Petit-Champlain et vu par plus de 20 000 personnes.
Ce lundi, il était à la Salle Albert-Rousseau pour présenter son deuxième one-man show intitulé Debout.
Mais avant de revoir Alex Roy, Sam Lemieux s’était vu octroyer le mandat de réchauffer la salle. L’humoriste originaire du Saguenay a rempli sa mission avec brio. Son humour teinté de l’accent des Tremblay nous a bien fait rire.

Dès son entrée sur scène, après avoir demandé au public si des gens venaient de loin, il nous a parlé de sa dépendance au GPS, lui qui l’utilise même pour aller à un endroit qu’il connait. Identifiant sa génération, il nous dit qu’il est de l’époque où on imprimait son trajet avant de partir.
Alex Roy sait aussi bien se servir de sa bouche pour créer des sons, pour créer de la musique tel un « beat box ». Il nous le démontra en se servant d’un enregistreur pour faire de l’échantillonnage et nous offrir un bout du succès Can’t touch this.
Debout, c’est un peu la continuité de son premier spectacle. Il aborde des thèmes qui lui sont chers. Il nous parle de sa relation avec sa blonde et ses nombreuses mésaventures sexuelles. Elle qu’il a choisie, mère de trois enfants. Il traite de sa relation avec ses belles filles qu’il a connues à un tout jeune âge, qui vivent maintenant des problèmes existentiels de femmes. Comme le fait de porter des « strings » pour ne pas faire de démarcations.
Alex Roy est habile dans l’art de raconter le quotidien. Il nous parle de sa vie d’enfant et raconte des anecdotes avec ses jumelles, maintenant âgées de six ans.
En ce soir de première l’humoriste se transformera à quelques reprises en chanteur grâce à des échantillons créés sur le moment avec sa bouche.
Que ce soit pour nous parler de l’achat d’une maison, de son déficit d’attention, ou de sa plaque occlusale, l’humour de Roy touche la cible à la fréquence d’un tireur d’élite, les rires se faisant entendre tout au long de la soirée.

Encore une fois, grâce à des échantillons, il nous sculptera un ver d’oreille avec la chanson Pas d’sacoche inspirée d’une conversation « sans but » de sa blonde. Un ver d’oreille qui nous restera en tête, d’autant plus, qu’on pourra la réentendre à notre sortie de la salle.
La sensibilité de Roy n’est jamais très loin de son humour. On la sentira sans équivoque dans une finale où il nous dira de suivre ses rêves. « Le bonheur c’est d’avoir une raison de se lever debout ».
À la fin du spectacle, au moment de faire ses remerciements, dans un moment touchant, il a fait monter sa blonde et ses jumelles sur scène avant de prendre une photo de lui afin d’immortaliser la foule venue en ce soir de première.
Vous souhaitez voir Alex Roy, bonne idée. En plus de plusieurs dates de spectacles au Québec et au Nouveau-Brunswick, inscrites à son agenda, Alex Roy sera de retour à la Salle Albert-Rousseau le 25 juin prochain. Pour acheter des billets, rendez-vous au https://reseau.ovation.ca/Reservation/Billets ou rendez-vous sur son site au https://www.sixiemesens.ca/artiste/alex-roy
Claude Gignac
Mégan Brouillard - 08 novembre 2025

Rires en rafale avec Mégan Brouillard
Hier soir, l’humoriste Mégan Brouillard présentait son spectacle Chiendent à la salle Albert-Rousseau.
Et sincèrement, ça faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça!
Originaire de Victoriaville, Mégan nous embarque dans son univers avec son oncle Dédé, ses frères les fumeurs, sa Mamy… tout y passe! Elle a une mitraillette de gags dans les mains : ça tire sans arrêt. On rit tellement qu’on en perd des bouts, on n’a même pas le temps de reprendre notre souffle. Elle est hilarante.
Elle est vraie, vive, surprenante. Une personnalité magnétique, un sens du timing impeccable et un naturel désarmant. Cette fille-là a un talent inné, elle va aller loin, c’est certain. Faut absolument aller la voir, vous n’en reviendrez pas!
Une première partie à la hauteur
Charles-Antoine Des Granges, 6 pieds 2, 350 lbs, arrive sur scène avec une présence incroyable. Il parle de sa naissance, de sa première job à vie, de sa visite à La Ronde et du plus beau jour de sa vie… il raconte tout ça avec beaucoup d’autodérision. C’est un excellent raconteur, drôle, attachant, et c’est certain qu’on va entendre parler de lui de plus en plus. D’ailleurs, il sera en rodage au Théâtre Petit Champlain le 3 décembre prochain. Il est à découvrir!
Une soirée que je ne suis pas prête à oublier! Pour connaître toutes les dates de Chiendent
https://charlesantoinedesgranges.com/
Lyne LaRoche
Lama - 07 novembre 2025

Un bel hommage à Serge Lama
C’était soir d’émotion au Capitole avec Lama D’aventures en aventures, un spectacle musical et théâtral qui rend hommage à Serge Lama. L’artiste rêvait de revenir faire une tournée au Québec, mais la vie en a décidé autrement. Ce soir, c’est à travers cinq merveilleux interprètes qu’on a eu le bonheur de replonger dans ses plus grandes chansons.
Dès les premières notes de Je t’aime à la folie, le ton était donné. La suite s’est enchaînée tout en douceur avec Femme, femme, femme, D’aventures en aventures, Je suis malade, C’est toujours comme ça la première fois et Les p’tites femmes de Pigalle. Des titres qui ont marqué plusieurs générations et qui, ce soir, prenaient une nouvelle couleur, une nouvelle émotion.
La distribution est solide : Éric Paulhus, Gaële, Élizabeth Duperré, Mélissa Cardona et Stéphan Côté livrent chacun une performance habitée, pleine de respect et d’authenticité. Ensemble, ils font revivre l’essence même de Serge Lama avec beaucoup d’amour.


Ici, on ne cherche pas à imiter Serge Lama, mais à le comprendre, à ressentir l’homme derrière les mots. Chaque chanson trouve un nouvel écho dans cette trame où les personnages rient, aiment, doutent et se relèvent.
Le spectacle se vit comme un voyage dans le temps et dans le cœur. On y retrouve la tendresse, les blessures, les doutes et la passion d’un homme qui a su toucher le public avec ses mots simples et vrais.
Pour plus d'informations
https://www.lamadaventuresenaventures.com/les-artistes
Lyne LaRoche
Bobby Bazini - 06 novembre 2025
Bobby Bazini
Seul au cinéma
Peut-être qu’on a entendu moins parler de Bobby Bazini ces dernières années. Pourtant, l’auteur-compositeur-interprète originaire de Mont-Laurier n’a cessé de faire paraitre régulièrement d’excellents albums depuis son tout premier enregistrement, Better in Time, sorti en 2010, certifié Platine au Canada.
Ce jeudi, il a déposé sa guitare sur les planches du Théâtre Capitole pour nous présenter son concert Seul au Cinéma.
Seul au cinéma, dans une sonorité qui rappelle beaucoup l’univers de Daniel Bélanger, est le premier album francophone de Bazini en quinze ans de carrière. C’est comme neuf courts-métrages racontant une quête d’identité imaginée lors d’une journée passée à errer seul dans un cinéma, passant de salle en salle sans savoir ce qui l’attendait.
Comme lorsque l’on entre au cinéma, Bobby Bazini est entré discrètement sur scène comme pour ne pas nous déranger. Comme pour son dernier enregistrement, il ouvre la soirée avec Février et le mauve et Rouler en août. Il poursuivra avec Partir avant la fin et Le jour est morne, quatre excellentes pièces qui nous plongent confortablement dans notre fauteuil pour écouter et apprécier sa musique.
Puis, il troquera sa guitare acoustique pour sa guitare électrique afin de nous faire surfer dans son doux univers blues, en survolant Better in time parue en 2010, Where I belong en 2014 et Summer is gone sortie en 2016.
Il y a trois ans, il a rencontré le réalisateur Connor Seidel qui habite à quelques pas de chez lui. Ensemble, ils concocteront l’album Pearl, le EP Stone of June. Il nous offrira d’ailleurs la pièce titre du premier et Green morning tiré de son EP. Des pièces « plus libres » loin des obligations de son ancienne maison de disque multinationale.
Cette aventure conduira Bobby Bazini à redevenir un peu Bobby Bazinet et de retourner à sa langue maternelle pour son tout dernier album. Une quête qui m’a personnellement charmée dès la première écoute et écoutée en toutes occasions ces dernières semaines.




J’avais vraiment hâte de revoir Bazini sur scène et je n’ai pas été déçu. Sa voix rauque et unique qui va si bien au blues colle tout aussi bien à son nouveau répertoire francophone. Dans un son impeccable, la voix d’Odessa Pagé vient bien appuyer celle de son amoureux avec qui elle partage sa vie depuis déjà plusieurs années.
Dépourvu de ses complices, il nous fera une version épurée de son tout premier succès I wonder.
Il nous offrira plus tard un autre succès Take it Out on Me et la très belle chanson Leonard Cohen. Living Again, avec la complicité de l’excellent Julien Fillion au saxophone, comptait aussi parmi les moments forts de la soirée.
Les éclairages étaient monochromes passant du vert au rouge au bleu, laissant trop souvent Bazini et ses musiciens se noyer dans l’obscurité d’un vieux bar blues enfumé.
Le public, assez timide, était confortablement assis comme au cinéma à apprécier cette belle trame sonore de films aux titres inconnus.
Au rappel, il nous proposera C’est la vie et Élégance solitude qui nous bercera jusqu’à la fin de cet excellent mais trop court métrage.
Seul au cinéma doit absolument être ajouté à votre liste de lecture.
Bobby Bazini poursuivra sa tournée avec plusieurs dates inscrites à son agenda en 2026. Au printemps, il transportera sa guitare dans l’ouest du pays pour plusieurs prestations en version acoustique. Pour en savoir plus, https://bobbybazini.com
Claude Gignac
On sera heureux - 05 novembre 2025
On sera heureux... Une œuvre d’une grande sensibilité
C’était soir de première au Clap Sainte-Foy pour le nouveau film de Léa Pool, On sera heureux, écrit par Michel Marc Bouchard. Une œuvre aussi belle que bouleversante, qui parle d’amour, d’exil et surtout de liberté cette liberté que l’on tient parfois si fragilement entre nos mains.
Le film raconte l’histoire de Saad (Mehdi Meskar), un jeune Marocain réfugié au Québec, prêt à tout pour sauver Reza (Aron Archer), son amoureux iranien menacé de mort s’il est renvoyé dans son pays. Pour tenter de le protéger, Saad ira jusqu’à séduire Laurent (Alexandre Landry), un employé du ministère de l’Immigration. Un geste désespéré, porté par l’amour, mais aussi par l’urgence de vivre.
Un trio d’acteurs bouleversant
Mehdi Meskar incarne un Saad à la fois fort et vulnérable. Son regard, souvent silencieux, dit tout : la peur, la douleur, mais aussi cette force intérieure qui pousse à ne jamais abandonner.
À ses côtés, Aron Archer touche droit au cœur. Dans son premier rôle au cinéma, il livre une performance d’une grande sincérité. On croit à chacune de ses émotions, à cette envie de vivre enfin libre, sans se cacher.
Alexandre Landry, quant à lui, est d’une justesse remarquable. Son personnage, partagé entre la raison et le cœur, apporte une humanité essentielle à cette histoire d’amour complexe et bouleversante.
La distribution est complétée par une Céline Bonnier quelque peu arrogante mais toujours d'une grande justesse. Paul Ahmarani et Sascha Ley campent avec brio leur personnage et Yves Soutière glaçant de réalisme dans le rôle du procureur.
Sous la direction sensible de Léa Pool, chaque plan respire la tendresse et la vérité. Elle filme l’exil et l’amour avec pudeur. Le scénario de Michel Marc Bouchard, inspiré de témoignages réels, nous confronte à la dure réalité vécue par tant de personnes LGBTQ+ contraintes de fuir leur pays pour aimer librement.
Et puis, au détour d’une scène, retentit “L’Amérique pleure” des Cowboys Fringants. Une chanson qui prend ici tout son sens. À ce moment précis, on réalise à quel point nous sommes chanceux de vivre au Canada, dans un pays où l’on peut aimer sans se cacher. Mais en même temps, ce film nous rappelle que cette liberté, si précieuse, ne tient parfois qu’à un fil.
Un film nécessaire et profondément humain
On sera heureux n’est pas seulement une histoire d’amour c’est un cri du cœur, une ode à la résilience et à la compassion. Un film qui éveille, qui bouscule, qui fait réfléchir.
En quittant la salle, difficile de ne pas être touché par la beauté et la justesse de cette œuvre. On y retrouve tout ce qui fait la force du cinéma de Léa Pool : l’émotion pure, le regard humain, et cette lumière qui brille même dans la douleur.
Parce qu’après On sera heureux, on comprend mieux à quel point la liberté d’aimer, ici, chez nous, est un privilège à chérir.
En salle dès le 7 novembre
Lyne LaRoche
Mike Beaudoin - 04 novembre 2025
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Mike Beaudoin... Un vrai conteur, naturel, drôle et attachant.
C’était soir de première hier à la salle Albert-Rousseau pour l’humoriste Mike Beaudoin, qui présentait son deuxième one-man-show Acharné.
L’humoriste porte bien le titre de son spectacle. Ce mot le résume parfaitement, un gars persévérant, tenace et passionné, qui s’est battu pendant des années pour percer en humour et il a bien fait, car il est exactement à sa place sur scène.
À 40 ans, Mike Beaudoin assume tout : sa mèche courte, son manque de patience, son côté bougon et sa difficulté à faire confiance. Il aborde aussi avec humour les petites choses du quotidien qui l’énervent, surtout les bruits qui le rendent complètement fou!
Il partage également avec beaucoup d’autodérision et de tendresse sa relation avec sa fille de 16 ans, une ado qui lui raconte tout… parfois un peu trop à son goût! Ces moments touchants et hilarants à la fois montrent toute sa force de conteur.
Mike essaie toujours d’avoir raison que ce soit avec son père, ses amis ou ses enfants et c’est justement ce trait de caractère qui rend ses histoires si savoureuses. Il réussit à transformer ses travers en rires, en complicité et en réflexions bien senties.
Sur scène, il dégage une belle confiance, un rythme solide et un humour authentique qui fait du bien. On rit, on se reconnaît et on sent toute la sincérité derrière ses mots.
Bref, Acharné est un spectacle vrai, drôle et bien construit. Mike Beaudoin prouve qu’il fait partie de ceux qu’on aura plaisir à suivre encore longtemps. J’ai adoré!
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Première partie
Celle qui avait la tâche de réchauffer la salle : Doua Kachache. Mission accomplie avec brio! Une belle découverte qu’on retrouvera assurément bientôt sur scène avec son tout premier one-woman-show.
Pour plus d'informations
Lyne LaRoche
Parapapam - 04 novembre 2025
Parapapam : quatre grandes voix pour un Noël grandiose au Grand Théâtre de Québec
Des matins comme celui-là, j’en prendrais une tonne!
Assise autour d’un bon café au Il Teatro avec Christian Marc Gendron, Mélissa Bédard et Vladimir Kornéev, j’ai eu droit à un moment rempli de rires, de confidences et de cette belle fébrilité qu’on sent quand la magie de Noël approche. Ils m’ont parlé du spectacle Parapapam, qui sera présenté pour la première fois à Québec, le 17 décembre prochain au Grand Théâtre et croyez-moi, ce sera un événement à ne pas manquer!
Sur scène, quatre grandes voix seront réunies puisque Manon Séguin se joindra à eux pour ce projet d’envergure. Imaginez : 31 musiciens, un chœur gospel de 100 choristes, le tout dirigé par Marianne Trudel. Rien de moins! Ce sera grandiose, vibrant et plein d’émotions.
Un spectacle unique et éclaté
Ce qui rend Parapapam si particulier, c’est que chaque chanson est interprétée à la saveur du chanteur.
Le spectacle a été complètement revampé, conservant son essence symphonique mais cette année on y ajoute du jazz, du blues, du gospel et à la demande de Christian -Marc un big band.
Et ce n’est pas tout…
Les artistes promettent également quelques numéros surprises qui viendront ajouter encore plus de magie à la soirée!
Pas difficile d’imaginer :
Christian Marc, le crooner,
Mélissa, la voix gospel,
Vladimir, le classique,
le tout dans un mélange de solos, duos, trios et quatuors qui promettent de grands frissons
Manon qui est comme un caméléon touchera à tout.
Une belle complicité
Bien que Mélissa et Christian Marc se connaissent depuis longtemps, ils n’avaient jamais travaillé ensemble auparavant. Ce sera une première! Tous deux ont eu un véritable coup de foudre artistique pour Vladimir. Et à voir la chimie autour de la table, je peux déjà dire que ce spectacle sera inoubliable.
Vladimir, qui en est déjà à son troisième Parapapam, affirme que celui-ci est le meilleur : « Nos styles sont si différents, c’est ce qui fait la magie. »
Mélissa Bédard : Noël, c’est la famille… et les sandwichs aux œufs!
Pour Mélissa, Noël rime avec famille, magie, décorations et amitiés. Et bien sûr, avec ses fameux sandwichs aux œufs et à l’oignon, très mayo! Chaque année, elle choisit un thème pour sa déco : si le sapin est blanc, tout l’est, jusqu’aux pyjamas des enfants. Son plaisir, c’est de créer cette ambiance féérique… qui finit souvent en party karaoké devant son frigidaire.
Cette année c'est spécial car ce sera le premier Noël de son petit Aaron, âgé de sept mois.
Christian Marc Gendron : un Noël empreint d’émotion
Pour Christian Marc, Noël est d’abord un moment en famille. Ayant perdu sa maman cette année, les Fêtes auront une signification toute particulière.
Il m’a confié avec douceur : « Cette année, ce sera spécial. » Un Noël rempli de souvenirs, d’amour et de musique.
« Pour les décorations, c’est Manon qui s’en occupe. Elle sait ce qu’elle fait, elle est minutieuse. Moi, je monte les boîtes et je les redescends quand c’est fini », ajoute-t-il avec un sourire empreint de tendresse.
Vladimir Kornéev : la découverte du Noël québécois
Originaire de Géorgie, Vladimir a découvert les célébrations de Noël au Québec grâce à Parapapam. Pour lui, Noël avait toujours été une fête plus religieuse, mais il a été conquis par la chaleur, la musique et la joie des traditions d’ici.
.Et après Noël?
Mélissa Bédard reprendra la route avec sa tournée solo, tout en espérant que Chanteurs masqués reviendra en 2026.
Christian Marc et Manon Séguin présenteront leur nouveau spectacle Trilogie dès avril 2026, avec leur fille Kara, 6 ans, qui fera comme toujours une apparition sur scène — et probablement aussi dans Parapapam!
Vladimir Kornéev, établi à Berlin, tourne présentement au Québec avec La vie en Piaf, présenté le 16 décembre au Grand Théâtre. Il reviendra en 2026 avec un hommage à Dalida qui promet.
Une seule représentation est prévue à Québec, le 17 décembre 2025.
Ne tardez pas à réserver vos billets!
https://grandtheatre.qc.ca/programmation/parapapam/
https://www.melissabedard.com/
https://www.manonseguinmusique.com/
https://www.vladimirkorneev.com/
Lyne LaRoche
Sara Dufour - 25 octobre 2025

Sara Dufour : Un passage à Québec rempli de surprises!
Hier soir, j'ai assisté au spectacle de Sara Dufour au Théâtre Capitole de Québec, pour sa tournée «On va-tu prendre une marche ».
De retour sur scène après une pause forcée en raison d'une bronchite virale qui l'a contrainte à annuler des spectacles en Gaspésie, Sara Dufour était visiblement très en forme.
Il faut dire que la journée de la chanteuse a démarré en grand, quand on lui a remis ce matin le billet d'argent pour ses 25 000 billets vendus certifiés, pour son spectacle. En plus, ce n'est pas terminé car il y a encore 22 dates avant la fin de sa tournée.
Au début du spectacle, elle nous parle de sa mère et tout en douceur, seule avec sa guitare, dans le noir, elle nous chante « Ma mère ».
C'est avec « J'm'en va dans l'bois », que Sara, nous raconte toutes sortes d'histoires pour mettre en contexte ses chansons. Quand elle a décidé de retourner dans son coin de pays en s'achetant une « Maison frette », ou encore lors d'un concours oratoire à l'école, elle raconte que plus tard elle voulait devenir... « Garde-Chasse »!



Elle a même participé aux Jeux du Québec en handball, c'est alors qu'elle part la très populaire chanson « Baseball ». C'est après quelques couplets, que son gérant Karl-Emmanuel Picard entre en scène. Il lui dit qu'on doit interrompre la chanson. Sur le coup, Sara pense qu'on doit interrompre le spectacle. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe, jusqu'à ce que son gérant lui tende un cadre avec un disque doré, représentant les 45 000 copies vendues de cette chanson. Très émue et reconnaissante, elle reprend la chanson où tout le monde chante avec elle.
Durant l'heure et demie du spectacle, où se mêlait tranches de vie et ses plus grands hits, avec « Chics Chocs » (en medley avec Killing in the name of de Rage agains't the machine), « Ciao Bye » ou « Semi-Route Semi-Trail », l'ambiance était à la fête dans le Capitole. La foule n'était pas la plus grande, certes, mais elle était bien présente!
En rappel, Sara nous a chanté la chanson qui lui a fait remporter la saison 3 de l'émission Zénith et valu le Gémeaux dans la catégorie « Découverte de l'année », « Blue suede shoes », d'Elvis Presley. Elle est même allée danser sur le parterre au milieu de la foule!
Ensuite, impossible de terminer la soirée sans « Chez nous c'est Ski-doo »!
Sara Dufour est explosive sur scène! Souriante et énergique comme jamais, elle était plus que contente d'être de retour pour faire ce qu'elle aime le plus, chanter sur scène! Les belles récompenses reçues aujourd'hui, lui témoigne tout l'amour que le public lui porte!
Dany Placard : Une brève première partie, assez divertissante!
C'est l'auteur-compositeur- interprète de Laterrière qui accompagne Sara Dufour en spectacle, qui nous a fait une petite première partie de quelques chansons, question de réchauffer un peu la salle. Chose certaine, il a laissé personne indifférent!
Caroline Gagnon
http://saradufour.com
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/
José Gaudet - 25 octobre 2025
Y’était temps!
Un an après la première de son tout premier one-man show, José Gaudet est de retour sur la scène de la salle Albert-Rousseau avec encore plus d’assurance, de rythme et d’autodérision. Le titre Y’était temps! prend tout son sens car oui, il était temps qu’il se lance enfin seul sur scène et on comprend vite qu’il était prêt !
Dès les premières minutes, il capte la salle entière avec ce mélange unique de charisme, d’énergie contagieuse et de répartie qu’on lui connaît depuis ses années de radio et de télé. Il parle de son âge, de sa vie de couple, de la famille, du temps qui passe et de ses travers, sans jamais tomber dans la facilité.
Avec sa franchise et son humour désarmant, José aborde tout : sa relation avec son père, les fameux « t’es pas game ! », le deuil de sa jeunesse, et cette difficulté à accepter tout ce qui vient avec la cinquantaine. Il se moque tendrement de lui-même, tout en nous faisant réfléchir avec un sourire en coin.
Le public rit sans arrêt, souvent à gorge déployée. Sa présence sur scène est naturelle, et chaque gag tombe au bon moment. On sent qu’un an de tournée lui a permis d’aiguiser son texte et son timing à la perfection. Il joue avec la foule, improvise avec aisance et semble s’amuser autant que nous.
Bref, José Gaudet prouve qu’il est bien plus qu’un animateur, c’est un humoriste à part entière, solide, sincère et authentique, qui mérite amplement sa place parmi les meilleurs.
Un spectacle à voir absolument pour décrocher, rire vrai et ressortir le sourire fendu jusqu’aux oreilles !
Pour savoir quand il s'arrêtera chez -vous
https://www.sixiemesens.ca/spectacle/jose-gaudet-yetait-temps/
Lyne LaRoche
Film Kaamelott - 23 octobre 2025

KAAMELOTT – Volet Deux, Première Partie
Première au Clap de Sainte-Foy
Hier soir, j’étais au Clap de Ste-Foy pour assister à la grande première du très attendu Kaamelott Volet Deux (Première Partie) d’Alexandre Astier.
Dès les premières minutes, on retrouve tout ce qui fait le charme de cette saga unique, un savant mélange d’humour, d’absurde, de répliques savoureuses et de moments d’émotion bien dosés. L’écriture d’Astier est toujours aussi fine et intelligente, et cette fois, le rythme est plus soutenu, plus maîtrisé bref, j’ai trouvé ce deuxième volet encore meilleur que le premier!
L’ambiance dans la salle était tout simplement géniale, le public riait de bon cœur, et plusieurs spectateurs étaient même habillés en médiéval, comme pour prolonger la magie de l’univers Kaamelott jusque dans le cinéma.
Visuellement, le film en met plein la vue , décors, costumes, effets… tout y est pour donner à cette légende un souffle épique sans perdre la touche d’ironie et de proximité qui fait qu’on s’attache autant à ces personnages.
Astier réussit encore une fois à marier le grandiose et le quotidien, le rire et le drame, la dérision et la loyauté. Une vraie réussite pour les amateurs de la série comme pour ceux qui découvrent son univers au cinéma.
Un film à voir absolument, en salle dès le 24 octobre!
Dave
Boogie Wonder Band - 23 octobre 2025

Boogie Wonder Band au Capitole de Québec,
Quand la fièvre du disco s’empare de la Vieille Capitale !
Hier soir, le Capitole de Québec s’est transformé en véritable piste de danse avec le passage du Boogie Wonder Band, qui célèbre bientôt ses 30 ans de carrière. Dix artistes sur scène, chanteurs, chanteuses et musiciens flamboyants ont enflammé la salle en interprétant les plus grands succès du disco.
Dès les premières notes, impossible de rester assis ! Le public a été transporté dans une ambiance festive où paillettes, groove et énergie débordante étaient à l’honneur
On s’est rapidement laissé emporter par cette avalanche de rythmes entraînants et de souvenirs lumineux. Les succès se sont enchaînés : That’s the Way I Like It, Shake Shake Your Booty, Boogie Man, It’s Raining Men (Hallelujah), I Was Made for Loving You, Celebration, Freak Out, Funky Town, Hot Stuff, Don’t Leave Me This Way, Daddy Cool, Disco Inferno, Love Is in the Air, Staying Alive, Saturday Night Fever, Dancing Queen, We Are Family et Never Can Say Goodbye rien n’a été oublié !

Costumes éclatants, chorégraphies rythmées, voix puissantes et musiciens exceptionnels tout était réuni pour recréer l’âge d’or du disco, celui où chaque chanson donnait envie de danser jusqu’au bout de la nuit.
Le Boogie Wonder Band a une fois de plus prouvé pourquoi il demeure la référence mondiale du disco live. L’énergie, le plaisir et la complicité sur scène étaient contagieux, une bouffée de bonheur pur et de nostalgie scintillante.
J’ai tout aimé ! Surveillez leur passage et surtout, ne boudez pas votre plaisir. Ne soyez pas de ceux qui diront : « J’aurais donc dû… »
https://boogiewonderband.com/
Lyne LaRoche
Les gars du nord - 17 octobre 2025
Les gars du nord
Les années « pas trop » tranquilles
Quelle soirée festive!
Il y a déjà plus de 22 ans, le jeune Wilfred Le Boutillier remportait la toute première édition de Star Académie et vendait plus de 200 000 copies de son premier album. Ce jeudi, Wilfred et ses chums du Nouveau-Brunswick sont venus mettre le feu à la salle Octave-Crémazie du Grand-Théâtre de Québec.
Les gars du nord sont souvent comparés à Salebarbes. Des musiciens talentueux, des gars venus du Nouveau-Brunswick, des gars pleins d’énergie, des harmonies vocales de très grande qualité et surtout, une musique qui procure un plaisir contagieux. Mais ils étaient là avant. Le groupe s’est réuni pour la première fois il y a 12 ans.
Les gars venaient nous présenter la tournée de leur dernier album Les années tranquilles, paru en mars dernier et qui n’a rien de tranquille.
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Les Gars du Nord c’est bien sûr, Wilfred Le Bouthillier et son complice de longue date Danny Boudreau. C’est aussi Maxime McGraw, Danny Bourgeois, Nicolas Basque, Mike Bourgeois et Jean-Frédéric Lizotte. Pour l’occasion, Wilfred et ses comparses ont repris leur charmant accent du « Nouveau-Brunswick »
D’orage et de tonnerre est venu ouvrir le party. Et le ton était déjà bien défini.
Les gars du nord c’est de la musique traditionnelle qui flirte parfois avec le country et le rock. Ce sont des chansons à boire qui, à grands coups d’archet et de médiators, une bière à la main et une guitare, nous font naviguer sur une mer parfois calme mais très souvent puissante.
On tape du pied, on danse et on chante avec eux.


Les gars du nord sont d’excellents musiciens. Devant le quai, dans une mise en scène efficace, ils s’échangent le micro tour à tour. C’est la notion de « band » à sa plus forte expression. Pas de vedette. Même pour l’interprétation de La ballade de Jean Batailleur, Wilfred qui avait repris la chanson de Zachary Richard, cède rapidement le micro à ses collègues, évitant que les projecteurs ne soient braqués que sur un seul membre du groupe. Un groupe solide, des gars qui ont du plaisir.
Leurs chansons racontent la vie des acadiens et acadiennes. Cette soirée festive nous aura permis de rencontrer Jack Murphy, Charley, Grand-père Johnny, Betsy, Sylviane, Edgar, le bootlegger et bien d’autres personnages qui ont inspiré la musique du groupe. Même si Wilfred nous affirme que, par leur look et leur musique le groupe vit dans le passé, je peux vous garantir que les spectateurs qui se sont levés à plusieurs reprises pour applaudir ou danser, appréciaient grandement le moment présent.
Les gars du nord reprennent la route en direction de Thetford Mines, Maskinongé et L’Assomption au volant de leur « Nord Mobile » pas toujours fiable. Pour connaitre les dates et lieux des prochains spectacles de ce groupe unique, pour faire partie de ce party et avoir du gros fun, rendez-vous au http://www.lesgarsdunord.com
Claude Gignac
Pierre-Yves Roy-Desmarais - 14 octobre 2025
Pierre-Yves Roy-Desmarais livre un show aussi éclaté que lui.
Ce soir à la salle Albert-Rousseau, Pierre-Yves Roy-Desmarais présentait son deuxième spectacle, Une année en un an… et honnêtement, on a eu l’impression d’assister à un feu d’artifice d’innocence, d’énergie et de folie pure. Il est tellement innocent, on dirait qu’il est fait en guenille mais en guenille de luxe, parfaitement calibrée pour faire rire non-stop.
Avec ce deuxième one man show , il revisite sa dernière année à sa manière bien unique : un souper coréen qui vire en analyse sociale, ses 30 ans qu’il vit comme si la jeunesse lui collait encore à la peau, son nouveau rôle de papa, les cadeaux faits maison, son métier d’humoriste, sa mère, son père et mille autres dérapages contrôlés. Avec lui, même les détails les plus anodins deviennent des moments épiques.
PYRD, c’est tout un personnage. Il rap, il danse, il tombe, il joue, il improvise, il chante et honnêtement, il donne tout. S’il n’est pas brûlé raide à la fin, je ne comprends pas… parce que moi, oui. J’ai mal aux joues tellement j’ai ri.Le public, fidèle et complice, ne l’a pas lâché d’une seconde. Ça rit, et fort. On embarque, on décroche du quotidien et on se laisse porter par son univers complètement éclaté. Il a son public, et son public lui appartient.
Verdict final
Une année en un an est un spectacle éclaté, généreux et intensément drôle. Une vraie dose de rire pur. Si vous avez besoin de décrocher, foncez Pierre-Yves Roy-Desmarais livre la marchandise… et plus encore.

Première partie
Une belle surprise signée Sam Boisvert
Avant l’ouragan PYRD, la soirée a été lancée par Sam Boisvert, un petit gars de Québec qui a su prendre la scène avec aplomb. Il aime les sons, les femmes, les claquements de talons hauts, la trame sonore d’un salon de coiffure, les commentateurs sportifs, et il transforme tout ça en matériel comique avec une belle aisance. Il a relevé le défi avec brio et a parfaitement préparé la salle pour l’arrivée de Pierre-Yves.
Pour tout savoir
https://pierreyvesroydesmarais.com/
Lyne LaRoche
François Bellefeuille - 09 octobre 2025

François Bellefeuille...
Un retour triomphal sur scène pour un humoriste qui, décidément, sait rester lui-même...même à l’état Sauvage
C’est à la salle Albert-Rousseau, ce jeudi 9 octobre, que François Bellefeuille présentait la première de son troisième one-man-show, Sauvage. Après avoir triomphé à Montréal, l’humoriste est venu offrir à Québec un spectacle attendu avec impatience… et il n’a pas déçu !
On embarque rapidement dans son univers, oscillant entre rires éclatants et moments de réflexion. Sa gestuelle unique, son énergie débordante et son aisance scénique démontrent qu’il est au sommet de son art.
Fidèle à sa réputation, Bellefeuille maîtrise l’art de faire rire tout en faisant réfléchir. Avec son humour mordant, intelligent et brillamment assumé, il aborde les petites et grandes folies du quotidien avec un sens du rythme et une intensité qui lui sont propres. Dans Sauvage, il se montre à la fois plus mature et toujours aussi imprévisible, comme s’il avait trouvé l’équilibre parfait entre la démesure et la lucidité.
Il aborde avec aplomb des sujets aussi variés que ses cheveux blancs, son docteur, son bon voisin Jacques, les bidets, l’intelligence artificielle et même… son périmé !
Avec Sauvage, il confirme qu’il demeure l’un des humoristes les plus solides et originaux de sa génération. Ce troisième spectacle, plus fluide et plus abouti, témoigne d’un artiste qui continue d’évoluer sans jamais renier sa grande folie.
Quand il raconte quelque chose, on a tout de suite l’image en tête et quand un humoriste réussit ça, c’est qu’il a tout un don. François Bellefeuille, y é fort, très fort.
Si vous avez besoin de rire pour vrai, du rire qui fait mal aux côtes, courez voir Sauvage.
En première partie, l’humoriste Doua Kachache a réussi à réchauffer la salle avec brio. Une belle découverte qu’on retrouvera assurément bientôt sur scène avec son premier one-woman-show.
https://www.francoisbellefeuille.com
Lyne LaRoche
Brian Adams - 09 octobre 2025
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Bryan Adams : Inébranlable, intemporel et magique!
Hier soir, j'ai assisté au spectacle de Bryan Adams au Centre Vidéotron, dans le cadre de sa tournée « Roll with the Punches ».
Comme le dit sa chanson 18 til i die, Bryan Adams a toujours la même fougue qu'à ses débuts. Dès qu'il apparaît sur scène, on sait qu'on ne sera pas déçu. Cet artiste iconique et son impressionnant répertoire, nous promène dans la trame sonore de nos vies, car il a eu tellement de chansons marquantes!C'est certain qu'il y a un de vos souvenirs rattaché à une de ses chansons!
Il est tout d'abord apparu sur une petite scène au fond du parterre, avec la chanson Can't stop this thing we started, version accoustique, pour revenir sur la scène principale avec Kick Ass. S'en est suivi d'un bond en arrière avec Run to you et Somebody de l'album Reckless.
Entourés de musiciens exceptionnels, tous canadiens, dont le guitariste Keith Scott, le batteur qui l'a rejoint en 1984 Pat Steward et le claviériste Gary Breit, tout est parfaitement orchestré. C'est pour cela qu'à chaque fois, le chanteur nous donne une prestation sans faille.
Quand il vient à Québec, il fait toujours l'effort de parler un peu français, ce qui plaît particulièrement au public. Cela renforce le lien à chaque fois.
De plus, ce qu'on apprécie de l'artiste, c'est qu'il nous offre des belles variantes de ses chansons qui ont beaucoup, voire énormément jouées, pour nous les refaire apprécier, tels qu'une version plus rapide de Heaven ou encore une version accoustique de When i'm gone, sans en altérer la qualité pour autant.
Le public avait des bracelets lumineux interactifs qui ajoutaient à l'ambiance du spectacle. Nous avons pu faire des demandes spéciales en scannant un code avant le spectacle ce qui nous a donné la chance d'entendre Have you really loved a woman, de la trame sonore Don Juan de Marco, dont la guitare de style espagnole est absolument magnifique.
Durant les deux heures de spectacle, le chanteur a joué la grande majorité de ses hits, nous a émus avec la chanson qu'il composé pour son défunt père Shine a light, mais nous a aussi fait danser sur les caméras avec la chanson You belong to me.
Il n'y a pas à dire, le chanteur canadien de 65 ans, fait encore courir les foules, remplit les salles. On ne s'en lasse pas. C'est une valeur sûre pour une soirée impeccable!
The Sheepdogs : Un son rock du passé, bien assumé et réussi!
C'est le groupe originaire de Saskatoon, The Sheepdogs, qui assurait la première partie du spectacle. Avec un son et un look des années 70, j'ai été charmé par la qualité de leur musique ainsi que leurs harmonies vocales. J'ai vraiment adoré, je ne suis pas la seule le public a bien répondu aussi. Avec I don't know ou l'entraînante Nobody pour clore le spectacle, c'est mission accomplie pour le groupe, dans mon cas c'est certain que je retournerai les voir!
Caroline Gagnon
http://www.lecentrevideotron.ca
http://www.briandadams.com
Après la chasse - 08 octobre 2025

Hier soir, j'ai assisté au visionnement du film Après la chasse au Clap de Ste-Foy. Le film aborde des thèmes comme la culpabilité, la vérité et la perception du pouvoir.
Synopsis
Le film nous plonge dans l’univers feutré d’une université où une professeure (Julia Roberts) respectée voit sa vie bouleversée lorsqu’un ancien étudiant refait surface avec des révélations qui viennent ébranler tout ce qu’elle croyait vrai.
Julia Roberts incarne avec justesse une femme complexe, rongée par le doute et la culpabilité.
Guadagnino signe ici un récit dense, rempli de mystère, où la frontière entre la vérité et la perception devient floue.
Visuellement, le film en met plein la vue. La réalisation est belle, soignée, et la musique de Trent Reznor et Atticus Ross donne une ambiance très marquée.
Par contre, même si c’est joli à regarder, ça ne suffit pas toujours. L’histoire est parfois trop chargée, presque trop intellectuelle pour rien. On dirait un film qui se regarde penser. Oui, le sujet est intéressant et le casting est impressionnant, mais l’écriture ne suit pas toujours les grandes ambitions du film, j'ai resté un peu à distance
Un drame à voir pour ceux qui aiment les œuvres psychologiques où rien n’est tout à fait blanc ou noir.
En salle le 17 octobre
Lyne Laroche
Héneault chante Reno - 05 octobre 2025

HÉNEAULT CHANTE RENO
Une soirée magique signée Sylvie Héneault au
Théâtre Petit Champlain
Je suis encore sur mon nuage.
Moi, la fan finie de Ginette Reno, je me suis rendue au Théâtre Petit Champlain ce soir sans attente particulière, simplement curieuse de découvrir le spectacle Héneault chante Reno. Eh bien, quelle claque d’émotion! J’ai passé une soirée magique, unique, inoubliable.
Dès les premières notes, Sylvie Héneault m’a conquise. Cette femme possède une voix puissante, habitée et remplie d’âme. Elle ne cherche pas à imiter Ginette, elle l’interprète, avec respect et une sensibilité qui lui est propre. Elle y met sa couleur, et cette couleur est magnifique.
Entourée de six musiciens chevronnés et d’une choriste exceptionnelle, Élise Duguay qui n’est nulle autre que la choriste de Céline Dion, Sylvie a livré 25 des plus grands succès de Ginette Reno, avec une authenticité désarmante.

Tout au long de la soirée, la salle vibrait.
Le public chantait, frappait des mains et, sur certaines chansons, se levait même pour danser! À plusieurs reprises, les applaudissements nourris et les ovations debout sont venus saluer la performance de cette grande artiste, visiblement émue par tant d’amour.
Parmi les moments forts, on a pu entendre :
J’ai besoin d’un ami, Un homme ça tient chaud, Ma mère chantait toujours, La quête (ovation assurée!), Les croissants de soleil, C’est beaucoup mieux comme ça, Tu vivras toujours mon cœur, Ceux qui s’en vont, La tendresse, T’es mon amour, t'es ma maîtresse et plus encore...
Et pour conclure cette soirée déjà parfaite, elle a offert deux monuments : Un peu plus haut et Je ne suis qu’une chanson, une finale grandiose, empreinte d’émotion pure.
J’ai tout adoré de ce spectacle, les chansons, la voix, le charisme de Sylvie Héneault, la qualité musicale et l’ambiance dans la salle.
Moi, je n’ai qu’une envie, y retourner!
Si elle passe dans votre coin, ne boudez surtout pas votre plaisir!
Pour connaître toutes les dates de la tournée
https://www.heneaultchantereno.com/test-evenement
Lyne LaRoche
Vilain Pinguoin - 04 octobre 2025
Vilain Pingouin : La Dernière tournée, remplie d'émotions!
C'est hier soir, que l'Impérial Bell de Québec, recevait le groupe Vilain Pingouin, dans le cadre de leur tournée d'adieu.
La salle affichait complet, pour une dernière rencontre, qui a été mémorable. Il est vrai que l'histoire d'amour entre le public de Québec et le groupe est assez particulière.
D'ailleurs le chanteur Rudy Caya, nous racontait que la première fois qu'il était venu jouer dans la Vieille Capitale, au bar le D'Auteuil, la réponse du public fut des plus favorables.
Avec trois guitaristes, il y avait du rythme sur la scène! Le public chantait très fort toutes les paroles, il faut dire que le groupe a eu tellement de hits au fil du temps!
De P'tite vie p'tite misère à Salut Salaud en passant par Sous la pluie, la température de l'Impérial grimpait au fur et à mesure que le spectacle avançait.
Le groupe a passé en revue les plus vieilles chansons comme Ainsi soit-il, Délinquance et Marche seul.



Malheureusement, le guitariste Claude Samson a dû être hospitalisé d'urgence, donc n'a pu participer à l'événement, non sans regrets. Le public pourra continuer de le suivre avec son groupe Les Petites Tounes.
Le guitariste Alain « Riot » Godmer, qui est avec le groupe depuis 24 ans, nous a dit qu'ils avaient le feeling que ce serait ici à Québec, leur plus grosse soirée. Il se rappelle encore de sa première fois, commentaire qui s'est terminé par un tonnerre d'applaudissements.
Au rappel, nous avons été gâtés avec trois chansons, dont la plus populaire « Le train ». L'audience était pleinement satisfaite!
Les fans ont pu rencontrer le groupe à la fin du spectacle, le temps d'une photo ou d'un autographe.
Vilain Pingouin a lancé un nouvel album « Coup de grâce » disponible en cd ou sur les plateformes de musique et Rudy Caya a également sorti son autobiographie « Rudy en 23 tounes , disponible en librairie.
Avec cette soirée magique, le public a donné à Vilain Pingouin, tout l'amour qu'il mérite, pour cet ultime rendez-vous! Merci Vilain Pingouin pour ces belles années!
Alice Bro : Un trio plein d'énergie!
C'est Alice Bro qui assurait la première partie du spectacle, choix qui a été fait par nul autre que Vilain Pingouin.
C'est d'ailleurs, Rudy Caya s'est présenté sur scène pour qu'on l'accueille comme il se doit.
Entourée de son contrebassiste et violonniste, elle a livré la marchandise avec son matériel folk et grivois, avec entre autre sa chanson « Six Pack », malgré un son qui nous empêchait de bien entendre ses paroles.
Se décrivant elle-même comme le lapin Energizer avec son drum dans le dos, on peut dire que ça la décrit très bien! Car de l'énergie, elle en a à revendre!
Caroline Gagnon
12 3/4 Julie - 02 octobre 2025

Comm’Julie
12 3/4 Ça se fête
Hier soir, la souriante et très sympathique Julie Morin, avait invité membres des médias, clients et collaborateurs à un 5 à tard au Pub d'Orsay dans le Vieux Québec. C’était l’occasion pour elle et son équipe de remercier tout ce beau monde pour les « douze années et trois quart » de son entreprise de communication Comm’Julie.



Comm’Julie, est là pour répondre à tous besoins en matière de relations de presse, relations publiques et toute forme de consultation stratégique en communication. Un bon moment passé autour de mille sourires et de succulentes bouchées du Pub D’Orsay, en compagnie de la Présidente Julie Morin, de son proche collaborateur Gabriel Lavoie, attaché de presse et de Pénélope Martin, adjointe aux relations de presse et de quelques dizaines membres des médias. Même le Maire sortant Bruno Marchand, a trouvé le temps de venir saluer tout ces gens malgré son horaire fort chargé.
Pour rejoindre l’équipe de Comm’Julie, c’est simple : https://commjulie.com
Claude Gignac
Pascal Cameron - 01 octobre 2025

Pascal Cameron, un premier one-man-show réussi!
Ce soir, Pascal Cameron montait sur scène avec son tout premier one-man-show, un moment attendu par plusieurs. Fidèle à lui-même, il a livré un humour à la fois intelligent, mordant et profondément humain.
Avec un style décontracté et une présence scénique naturelle, il a su rapidement créer une complicité avec le public. Ses anecdotes, tantôt absurdes, tantôt touchantes, faisaient écho à notre quotidien, déclenchant de grands éclats de rire mais aussi des moments de réflexion.
Avec beaucoup d’autodérision, Pascal se présente comme un « petit gars de Ville Vanier », il assume sa calvitie, raconte ses cauchemars après avoir mangé de la poutine et explique être devenu végétarien faute d’avoir un médecin de famille! Il partage aussi sa relation avec Florence Longpré, sa conjointe depuis six ans. Ensemble, ils vivent avec un TDAH, et Pascal réussit à transformer ce défi en une source intarissable de rires. Il se proclame même « mâle alpha », car personne ne lui dit comment s’habiller, ce qui décroche les rires du public.
Son humour est inclusif et mordant « Tout le monde est bienvenu dans mon spectacle, il, elle, lui, les trans, les gays. J’accepte tout le monde, car je ne suis pas assez connu. Mais quand je vais l’être, j’vais faire un ménage sur un estie de temps! »
En première partie, c’est l’humoriste Francis Legendre qui avait la tâche de réchauffer la salle. Mission accomplie! Avec son énergie et ses blagues bien senties sur « ce qui vieillit mal » les techniques de cruise d’autrefois et les demandes d’amitié douteuses sur Facebook, il a fait rire le public d’entrée de jeu et bien préparé le terrain pour la suite.
Résultat
Une soirée solide, rythmée, où Pascal Cameron prouve avec ce premier one-man-show qu’il a tout ce qu’il faut pour faire sa place dans l’humour québécois.J’ai adoré son autodérision et son humour grinçant livré avec un timing comique juste parfait.
Pour plus d'informations
Lyne LaRoche
Ma belle-mère est une sorcière - 30 septembre 2025
Ma belle-mère est une sorcière
Une proposition originale dans le paysage cinématographique québécois, à la fois divertissante et sensible
Ce soir, j'ai assisté au visionnement du film Ma belle-mère est une sorcière au Clap de Ste-Foy.
Réalisé par Joëlle Desjardins Paquette, Ma belle-mère est une sorcière propose un récit où l’enfance, l’imaginaire et les blessures familiales s’entrecroisent. Porté par un scénario de Dominic James et Christine Doyon, le film s’inscrit dans un mélange de comédie fantastique et de drame familial, accessible autant aux jeunes qu’aux adultes.
Avant la projection, les trois acteurs principaux ont pris le temps de répondre à une question chacun, offrant déjà un bel aperçu de la complicité et de la magie qui les habitent :
Comment as-tu trouvé ton expérience? Juliette Aubé (Margot) : Une expérience magique, vraiment enrichissante et Marilyn était fantastique.
Parle-moi de ton look et de ton expérience? Pierre-Yves Cardinal (le père) : Les frisettes étaient trop cool! Et j’aime que ça parle aussi à la génération des contes pour tous. C'est un vrai clin d’œil intergénérationnel. Car je suis de cette génération moi, contrairement à Juliette!
Veux-tu nous parler de ton personnage? Marilyn Castonguay (Jade, la belle-mère) : Je me sens tellement choyée de jouer ce rôle éclaté. Le costume, la magie… tout est là pour faire voyager.
Sincèrement, je pense que ce film va marquer l’imaginaire des petits comme des grands.
Au cœur de l’histoire, Margot, interprétée avec justesse par Juliette Aubé, incarne une préadolescente marginale qui refuse de voir sa famille éclater. Son regard, oscillant entre naïveté et lucidité, devient le moteur de cette aventure où réalité et magie se brouillent.Elle réalise que les habitudes de son frère et de son père ont changé quand Jade entre dans leur vie. À ses côtés, Marilyn Castonguay prête à Jade une présence troublante et ambivalente, tandis que Pierre-Yves Cardinal joue avec sobriété le rôle d’un père épris mais aveuglé.
Mention spéciale à Marc-André Leclair, qui campe avec originalité le rôle de Madame Dalloway, ainsi qu’au jeune Rémi Prévost dans le rôle de Paul. Son talent est indéniable : ses yeux, ses mimiques, sa bouille attachante donnent une authenticité et une fraîcheur qui marquent l’écran, il est vraiment très drôle.
Le film trouve sa force dans la tension qu’il installe : est-on réellement face à une sorcière maléfique ou devant les fantasmes d’une enfant dépassée par la séparation parentale? La mise en scène de Joëlle Desjardins Paquette réussit à maintenir ce doute en multipliant les clins d’œil au cinéma de genre, tout en conservant une tendresse indéniable pour ses personnages.
Visuellement, l’œuvre se distingue par son atmosphère enveloppante et ses détails soignés, qui renforcent l’impression de mystère.
En définitive, Ma belle-mère est une sorcière dépasse le simple film fantastique pour parler de la peur de perdre ses repères, du désir de retrouver l’unité familiale et du pouvoir de l’imaginaire comme refuge.
Mon ressenti : j’ai ri, j’ai été émue, j’ai adoré. C’est un film que je recommande à tous, petits et grands.
En salle dès le 10 octobre
Lyne LaRoche
Viva Vegas - 28 septembre 2025
Génération Crooner Viva Vegas
Steeve Matthews
Hier soir, le Capitole de Québec a vibré au rythme du glamour et de l’élégance avec le retour de Steeve Matthews et son spectacle Génération Crooner, Viva Vegas. Accompagné de 15 musiciens et de trois choristes talentueuses, Élyzabeth, Josée et Camille, il a littéralement transporté le public dans l’âge d’or des grands chanteurs de charme.
De Frank Sinatra en passant par Tom Jones, Michael Bublé, Elvis Presley, Aznavour, Michel Sardou et Engelbert Humperdinck, Steeve Matthews a livré un feu roulant de succès intemporels avec une voix puissante et remplie d’émotion. Parmi les moments marquants : Crazy, Always on My Mind, La Maladie d’amour, Just a Gigolo, Burning Love, New York, New York et bien sûr My Way pour ne nommer que ceux-ci.
Un instant particulièrement émouvant fut son interprétation de After the Lovin’ qui a touché le cœur de plusieurs spectateurs dont mon conjoint et moi qui avions dansé notre premier slow sur ce succès de Engelbert Humperdinck, il y a maintenant 32 ans.




Ce qui rend le spectacle encore plus exceptionnel, c’est cette complicité musicale entre Steeve et son grand orchestre. Ça n’existe presque plus de voir une formation de cette envergure, et quand les cuivres, les cordes et les voix s’unissent pour appuyer celle de Steeve, le résultat est grandiose.
Sa présence charismatique sur scène, alliée à son authenticité et à son respect pour ce répertoire mythique, a conquis la salle du début à la fin.
Chaque interprétation était magnifiée par des arrangements raffinés et l’apport de musiciens de grand talent, sous la direction musicale de Mirka, sa conjointe, au violon. Ensemble, ils ont donné une touche unique à ce voyage musical qui oscillait entre nostalgie et pure magie.
Le public n’a pas seulement assisté à un concert, il a vécu une véritable immersion dans l’univers des crooners.
Un spectacle élégant, puissant et rempli de souvenirs qui mérite d’être vu absolument.
Un des plus beaux cadeaux que vous puissiez offrir à vos parents ou grands-parents — et pourquoi pas les accompagner! Vous leur ferez vivre un moment unique et un souvenir inoubliable.
Steeve Matthews sera de retour au Capitole le 16 novembre avec Las Vegas Story, 50s à 70s, avec comme invité spécial Steve Diamond.
Les billets sont en vente dès maintenant
Pour plus d'informations
Queens Of Rock - 26 septembre 2025
Queens of Rock d’Elyzabeth Diaga
Un sans faute
Hier soir, j’ai assisté au spectacle Queens of Rock d’Elyzabeth Diaga, et quelle soirée électrisante ! Dès les premières notes de Crazy on You de Heart, on savait que la soirée allait être mémorable.
Elyzabeth a parcouru 40 ans de rock, en rendant hommage aux grandes icônes féminines : Pat Benatar, Tina Turner, Heart, Marjo, Diane Dufresne, Joan Jett, Annie Lennox, France D’Amour, et plusieurs autres. Chaque interprétation avait sa touche personnelle, portée par sa voix puissante, pleine d’émotions, et un talent absolument incroyable.
Un des moments forts fut sans doute Alone de Heart, interprété assise par terre, avec une telle intensité qu’elle m’a donné des frissons. Et quelle surprise lorsque Jean Ravel est monté sur scène ! Pendant des années, ils ont partagé l’aventure Rock Story et la chimie entre eux était palpable lorsqu’ils ont chanté ensemble. Petit clin d’œil : Rock Story sera présenté le 18 octobre au Capitole.




Entourée de cinq musiciens solides, Elyzabeth a offert des moments magiques, dont un Stairway to Heaven complètement renversant, un grand wow collectif dans la salle. Elle a conclu la soirée avec un vent de bonne humeur grâce à Feel Like a Woman de Shania Twain, une finale qui a fait lever tout le monde.
Bilan
Costumes flamboyants, mise en scène soignée, éclairages spectaculaires : tout était réuni pour un spectacle sans faute.Avec son talent immense et son énergie débordante, aucun doute, elle est tout simplement née pour la scène.
Le rock a toute une chance d’avoir Elyzabeth Diaga pour lui rendre hommage avec une telle puissance et un tel talent.
Un show à voir absolument!
Pour connaître toutes les dates
Lyne LaRoche
Ombre et lumière - 25 septembre 2025

Les Violons du Roy
Ombre et lumière, du cinéma à écouter
Quand les notes recréent les images
Ce jeudi Les Violons du Roy présentait, dans la magnifique salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm, deux représentations du concert Ombre et lumière, du cinéma à écouter.
La maison de la musique, résidence de la formation de Québec, est le lieu parfait pour cette rencontre entre la musique classique et le cinéma. La musique fait partie intégrante du cinéma. Elle appuie et dépasse parfois, l’émotion provoquée par l’image seule. Que serait le cinéma sans musique?
La soirée a débuté par des œuvres de Léos Janacek. Nous avons pu écouter Sonate à Kreutzer que l’on pouvait entendre dans Leçon de séduction avec Richard Dreyfuss et Amy Irving.
Bernard Herrmann a composé l’une des pièces iconiques du cinéma. Les Violons du Roy nous ont offert la musique de la scène de la douche du film Psychose d’Alfred Hitchcock. Une pièce qui donne froid dans le dos avec ses violons obsessifs en staccato.
La musique de Franz Schubert, que l’on pouvait entendre dans le film La jeune fille et la mort de Roman Polanski viendra clore la première partie de la soirée.



Menés de mains de maître par le jeune chef Thomas LeDuc-Moreau, les Violons du Roy nous emmènent au cœur d’un 7e art sans écran. Transportées par l’imaginaire, les images nous viennent ou reviennent en tête grâce à la musique qui nous offre d’innombrables subtilités, transcendant la version originale de la bande sonore. On a qu’à fermer les yeux pour se transposer subtilement et sournoisement au cœur du film.
La seconde partie du concert débute tout en douceur avec la musique de Samuel Barber que l’on pouvait entendre dans L’homme éléphant de David Lynch, L’huile de Lorenzo ou Le fabuleux destin d’Amélie Poulin.
De la tendresse de l’amour à la tension et la mort. Quand la musique retient son souffle, le temps s’arrête et laisse monter cette tension.
La musique de Beethoven viendra mettre un terme à ce beau concert.
Ombre et lumière, du cinéma à écouter, un voyage musical poétique où les cordes et les archets dessinent des images.
Pour connaitre la programmation des Violons du Roy, rendez-vous au https://www.violonsduroy.com
Claude Gignac
Entrevue Mélissa Ouimet - 24 septembre 2025

On a découvert Mélissa Ouimet à grande échelle lors de son passage à La Voix en 2019. Depuis, la chanteuse franco-ontarienne n’a cessé de tracer son chemin avec passion et détermination, multipliant les projets et les spectacles. Aujourd’hui, elle nous revient avec son tout nouvel album Mille raisons, un projet qui témoigne de sa force, de sa sensibilité et de son immense talent.
Dès les premières notes, on sent toute l’authenticité de Mélissa. Ses chansons abordent des thèmes universels : la résilience, la perte, l’amour, mais aussi l’espoir et le courage de se relever. On y retrouve des pièces marquantes comme Tourner, une ballade touchante, Partis pour veiller tard, au rythme entraînant et rempli d’énergie positive, ainsi que Comme si, qui aborde avec justesse le deuil et la fragilité de la vie.
Mille raisons est un album riche en émotions, porté par une voix puissante et des mélodies qui restent en tête. On sent aussi la complicité derrière les collaborations, notamment avec Bruno Labrie, Ken Presse, Amay Laoni et Luke Sheets, qui apportent chacun leur couleur à ce projet inspirant.
Au-delà de l’artiste, j’ai rencontré une femme authentique et très sympathique, généreuse dans ses propos et passionnée par son métier. Sa sincérité se reflète dans chaque chanson et c’est ce qui rend cet album encore plus touchant.
J’ai adoré découvrir Mille raisons. C’est un album lumineux, rempli de cœur, qui saura trouver écho chez tous ceux qui l’écouteront. Mélissa Ouimet nous prouve une fois de plus qu’elle est une artiste à part entière, qui a encore beaucoup à offrir à la musique francophone.
Entrevue avec Mélissa Ouimet
On t’a découverte à grande échelle lors de ton passage à La Voix en 2019. Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté?
Mon expérience à La Voix, sincèrement, ce sont surtout les rencontres. Il y a des gens que je connaissais à peine et qui sont devenus de véritables amis à travers cette aventure. Ça m’a aussi permis de me faire connaître d’un public plus large. Il y avait des gens qui entendaient mes chansons à la radio mais qui ne connaissaient pas mon nom ni mon visage. La Voix a contribué à me donner cette visibilité auprès d’un public différent. J’étais déjà active dans la musique depuis plusieurs années, mais cette vitrine a vraiment élargi mes horizons.
Depuis La Voix, quelles ont été les étapes marquantes de ta carrière?
Un moment clé pour moi a été la sortie de la chanson Noël dans la tête en 2020. À la base, j’avais envie de réconfort et de croire que Noël était encore possible cette année-là. Je ne pensais pas que ça deviendrait un projet récurrent, mais la chanson a généré une vingtaine de spectacles, et depuis, mon mois de décembre est toujours bien rempli grâce à ces concerts, surtout en Ontario, mais aussi à Montréal. Comme Franco-ontarienne, c’est important pour moi d’aller à la rencontre des jeunes dans les écoles, surtout dans des endroits où le français se perd un peu. On ne sait jamais l’étincelle qu’on peut allumer, et j’aime créer cette magie dans le temps des Fêtes.
Dans ton vidéoclip, on remarque un nouveau look! Pendant un moment, ton petit chapeau était ta marque de commerce. Est-ce un choix volontaire?
Oui! Je le portais beaucoup à La Voix, c’était une façon de me démarquer et que les gens aient une référence visuelle. Je le porte encore, mais beaucoup moins souvent aujourd’hui.
Parlons maintenant de ton nouvel album Mille raisons. Quelle en est la genèse? Qu’est-ce qui t’a inspirée pour écrire ces dix titres?
Je n’avais pas de thème précis au départ. Souvent, quand je compose, ce sont les mélodies qui viennent en premier et qui me guident vers les sujets. J’écris beaucoup avec mon chum, Bruno Labrie, et c’est drôle parce que plusieurs chansons parlent d’amour toxique. Nos amis nous demandent parfois si tout va bien entre nous… et oui, ça va très bien (rires)! C’est ça la création : on ne raconte pas nécessairement nos propres histoires, mais aussi celles qu’on observe autour de nous.
Y a-t-il une chanson qui te tient particulièrement à cœur dans cet album?
J’ai trois coups de cœur : Tourner, une belle ballade qui me touche beaucoup, et Partis pour veiller tard, une chanson country remplie d’énergie positive qui parle de résilience et d’espoir en l’amour. J’aime aussi Comme si, qui aborde le deuil et la perte d’un être cher. En fait, ce que je souhaite avec cet album, c’est qu’il rejoigne tout le monde, parce qu’il parle de thèmes universels que chacun a vécus ou vit encore.
Tu as collaboré avec plusieurs artistes pour cet album. Pour toi, ça prend quoi pour avoir une bonne collaboration musicale?
Pour moi, c’est essentiel de me sentir moi-même dans ce qu’on crée. Par exemple, mon amie Amay Laoni me connaît tellement bien qu’elle est capable de m’amener exactement ce qui me convient. Quand elle est arrivée avec la chanson Tout va bien, ça a été un coup de cœur immédiat. Avec Luke Sheets, un auteur de Nashville, c’était notre première collaboration. Je suis arrivée avec une mélodie, on a travaillé le refrain ensemble et ça a cliqué tout de suite.
Avec la sortie de l’album, y a-t-il déjà des spectacles de prévus?
Oui, il y a plusieurs dates en Ontario pour l’instant. L’an passé, on a décroché une tournée de 35 spectacles, avec aussi des visites dans les écoles. Et bien sûr, ma tournée de Noël revient cette année. Pour l’été prochain, j’aimerais me promener davantage au Québec.
Dans le futur, y a-t-il un projet que tu aimerais explorer?
Oui! J’aimerais un jour faire un album country, puis un album en duo avec mon chum, dans un style un peu plus folk. Et pourquoi pas un album de Noël aussi.
En terminant, ton vidéoclip de la chanson Tourner est disponible sur YouTube. On invite tout le monde à aller le découvrir.
Et pour ceux qui veulent suivre ton actualité?
Toutes mes dates de spectacles sont disponibles sur mon site web : http://www.melissaouimet.com
L'album Mille Raisons est disponible partout
Lyne LaRoche
Québec Montréal - 19 septembre 2025
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Québec-Montréal sur scène
Hier soir, j’ai pris la route entre Québec-Montréal à la salle Albert-Rousseau! Déjà plus de 25 000 billets vendus pour cette tournée qui se poursuivra jusqu’en 2026… et c’est facile de comprendre pourquoi!
Adaptée du film culte de Ricardo Trogi, Patrice Robitaille et Jean-Philippe Pearson, cette version théâtrale réussit à recréer toute l’essence de cette comédie dramatique qui a marqué le cinéma québécois. La mise en scène de Pierre-François Legendre est dynamique, intelligente et rend hommage à l’œuvre originale tout en lui donnant une touche de fraîcheur.
Synopsis
On suit plusieurs personnages qui font la route entre Québec et Montréal. Trois amis jasent d’amour et de l’idéal qu’on poursuit sans jamais l’atteindre, deux collègues se retrouvent pris dans une relation ambiguë, et un jeune couple se demande si leur histoire arrive à sa fin. Tout ça se passe sur l’autoroute 20, dans des discussions franches, drôles, parfois touchantes, qui nous amènent à réfléchir sur nos propres choix de vie.











La distribution est impressionnante : Charlotte Aubin, Catherine Brunet, Louis Carrière, Patrick Emmanuel Abellard, Pier-Luc Funk, Simon Pigeon, Mickaël Gouin et Antoine Pilon. Chacun apporte sa couleur et son énergie, donnant vie aux personnages avec authenticité et humour.
Pendant 90 minutes sans entracte, on embarque littéralement dans ce trajet entre Québec et Montréal. On rit des situations absurdes, on se reconnaît dans les réflexions sur l’amour, l’amitié et la vie de couple, et on se laisse toucher par les moments plus profonds. L’autoroute 20 devient un véritable décor intérieur, où chacun des personnages se retrouve face à ses questionnements.
Déjà plus de 25 000 billets ont trouvé preneurs pour cette tournée produite par Monarque et Gestev, un succès qui prouve à quel point l’histoire touche encore le public, peu importe les générations.
C’est une pièce qui nous fait réfléchir autant qu’elle nous divertit, et qui prouve que cette histoire, plus de vingt ans après la sortie du film, est encore aussi pertinente aujourd’hui.
Pour plus d'informations
Présentée jusqu'au 24 septembre et de retour le 23 et 24 janvier
https://www.gestev.com/calendrier-evenements/quebec-montreal/
Lyne LaRoche
Bernard Weber - 18 septembre 2025

Voyage intérieur expérimental de Bernard Werber
Comment je vous dirais ben ça! Hier soir, j’ai assisté au spectacle Voyage intérieur expérimental de Bernard Werber, écrivain mondialement connu pour ses nombreux romans, dont la fameuse trilogie Les Fourmis, Les Thanatonautes et Nous les Dieux. Cette fois, il ne s’agissait pas de littérature à proprement parler, mais d’une expérience immersive où l’auteur nous invitait à voyager à l’intérieur de nous-mêmes.
Tout au long de la soirée, Werber était accompagné d’un saxophoniste qui installait une ambiance musicale douce et enveloppante. Sur scène, il se promenait tranquillement, en pied de bas, d’un côté à l’autre, donnant le ton d’une rencontre intime. Avec sa voix posée et apaisante, il amenait naturellement le public à faire ce qu’il proposait : chanter, respirer, méditer, se laisser guider.
Mais sincèrement, je n’ai pas embarqué. Lorsque Werber a demandé aux spectateurs d’enlever leurs chaussures, leurs lunettes, leurs prothèses ou même leurs perruques, j’ai décroché. Dans la salle du Palais Montcalm plusieurs ont joué le jeu. Juste devant moi, un couple est même allé jusqu’à retirer leur dentier pour vivre l’expérience complète. Pour moi, à partir de ce moment, le lien s’est brisé et rien n’a vraiment fonctionné.


Par contre, il faut le dire, l’auteur a son public. À la sortie, plus d’une centaine de personnes attendaient pour acheter ses livres et obtenir une dédicace. L’enthousiasme était indéniable. Et pour terminer la soirée, le public s’est mis à chanter spontanément « Mon cher Bernard, c’est à ton tour… » afin de souligner son anniversaire. Visiblement surpris, Werber ne comprenait pas comment les spectateurs savaient que c’était sa fête. Ce petit moment chaleureux et inattendu a clos la rencontre sur une note humaine et joyeuse.
En résumé, même si pour moi l’expérience n’a pas été concluante, Voyage intérieur expérimental démontre à quel point Bernard Werber a su tisser un lien fort avec ses lecteurs. Sa démarche singulière ne laisse personne indifférent : on embarque… ou pas.
Pour plus d'informations
https://www.bernardwerber.com/
Lyne LaRoche
Seule au Front - 17 septembre 2025
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Seule au front
Hier soir, j’ai eu la chance d’assister en avant-première au cinéma Le Clap à Québec à la projection du film Seule au front (V.O.A. Out Standing), réalisé par Mélanie Charbonneau. Ce deuxième long métrage de la réalisatrice, après Fabuleuses, met en lumière l’histoire bouleversante et inspirante de Sandra Perron, première femme officier d’infanterie au Canada.
Un récit nécessaire et percutant
Le film s’inspire de faits réels survenus en 1995, alors que Sandra Perron, de retour d’une mission de maintien de la paix en Croatie, annonce sa démission de l’armée. Quelques jours plus tard, une photo troublante la montre attachée à un arbre, inconsciente, en uniforme. Ce scandale relance une enquête interne et place Sandra au cœur d’une tempête médiatique. Loin de se taire, elle décide de prendre la parole et d’exposer le sexisme et l’hostilité qu’elle a affrontés au sein des forces armées.

Une distribution solide
Dans le rôle principal, Nina Kiri (The Handmaid’s Tale) livre une interprétation marquante de Sandra Perron. Elle est entourée de comédiens talentueux comme Vincent Leclerc, Enrico Colantini, Adrian Walters et Antoine Pilon, qui viennent donner une profondeur humaine aux personnages secondaires.
Une mise en scène sensible et réaliste
Tourné en grande partie à la base militaire de Valcartier, le film respire l’authenticité. La réalisation de Mélanie Charbonneau est à la fois sobre et immersive, mettant en lumière la brutalité des épreuves vécues par Sandra tout en préservant la dignité de son combat.
Un message de courage et de résilience
Seule au front n’est pas seulement le portrait d’une pionnière, c’est aussi un film qui rappelle à quel point il est important de briser le silence face à l’injustice. Sandra Perron n’a pas voulu être une victime, mais une femme debout, forte et lucide. Sa force de caractère et son courage hors du commun m’ont profondément impressionnée. Elle incarne une résilience inspirante qui force l’admiration et qui, encore aujourd’hui, résonne comme un appel à la vérité et à l’égalité.
Verdict
Avec Seule au front, Mélanie Charbonneau signe un film nécessaire, bouleversant et profondément humain. C’est une œuvre qui rend hommage à Sandra Perron, à son incroyable courage et à sa détermination, mais aussi à toutes celles et ceux qui ont osé défier les barrières du silence.
À voir dès le 26 septembre en salle.
Lyne LaRoche
Ils sont sacrés - 17 septembre 2025

Critique du film Sewâtsiwin : Ils sont sacrés
Quel beau documentaire signé par Kim O’Bomsawin! Avec Ils sont sacrés, on entre dans l’univers d’Anders, un jeune garçon autiste, et de son père, le Dr Grant Bruno, membre de la nation crie de Samson.
Ce que j’ai trouvé touchant, c’est la manière dont le film nous amène à voir l’autisme autrement. Dans la culture crie, l’autisme n’est pas vu comme un problème ou un manque, mais comme un don sacré. Quelle belle leçon de vie!
À travers les images toutes en douceur, on découvre une famille attachante et un père qui veut redonner aux siens la fierté de leurs traditions. On sent son désir de faire cohabiter le savoir ancestral et la médecine moderne, toujours avec amour et respect.
La caméra capte des moments vrais, remplis de tendresse, et la musique vient ajouter une émotion supplémentaire. On sort de la salle avec le cœur rempli, en se disant qu’on a beaucoup à apprendre de cette vision inclusive et spirituelle.
En résumé, Ils sont sacrés n’est pas seulement un film sur l’autisme : c’est un film sur la valeur de la différence et sur la force des traditions qui rassemblent. Après la projection, on garde en tête un message essentiel : et si, nous aussi, on apprenait à voir la différence comme une richesse?
Un documentaire inspirant, à voir absolument!
En salle dès le 26 septembre.
Lyne LaRoche
Mona de Grenoble - 15 septembre 2025
De la poudre aux yeux
Pas juste une drag, pas juste une humoriste , Mona, c’est une personnalité unique à découvrir absolument!
Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister au premier spectacle de Mona de Grenoble, De la poudre aux yeux présenté à la salle Albert-Rousseau. Fidèle à sa réputation, Mona a livré une performance à la fois audacieuse, rafraîchissante et pleine d’autodérision.
Avec son franc-parler, son style assumé et son humour parfois cru, elle se décrit elle-même comme une version trash de Sol et Gobelet. Dès qu’elle met le pied sur scène, elle captive la salle du début à la fin.
D’entrée de jeu, Mona nous prévient : ce n’est pas un « show de drag ». Pas de chorégraphie, pas de chansons, juste du stand-up pur et dur. Et ça fonctionne à merveille. Après un an de rodage, le spectacle est solide, bien ficelé et mené d’une main experte.
Mais derrière le maquillage, la perruque et les talons hauts, Mona nous ouvre aussi une fenêtre sur sa vie personnelle. Elle parle avec humour et sensibilité de sa famille, de son coming out et du temps qu’il lui a fallu pour avouer à ses parents qu’elle gagnait sa vie comme drag queen. Ces moments plus intimes ajoutent une profondeur touchante au spectacle et rendent son humour encore plus authentique.
On rit parce qu’elle ose dire tout haut ce que bien des gens pensent tout bas, mais aussi parce qu’elle sait rire d’elle-même avec une sincérité désarmante. Le public, conquis, a réagi avec éclats de rire et applaudissements nourris tout au long de la soirée.
Bilan
Mona est sans filtre, drôle, assumée… et tellement attachante qu’on voudrait l’avoir comme meilleure amie. On a ri du début à la fin, et ça fait un bien fou.
Pour savoir si elle passera chez-vous
Lyne LaRoche
Steak, blé d'inde, patates - 12 septembre 2025

Steak, blé d’Inde, patates
Quand la cuisine raconte notre histoire
J’ai eu le plaisir de recevoir le livre Steak, blé d’Inde, patates, signé par Priscilla Plamondon Lalancette et présenté avec une préface du chef Daniel Vézina. Et je vous le dis tout de suite ce n’est pas un livre de recettes, c’est un voyage gourmand qui nous ramène à nos racines et qui fait du bien au cœur autant qu’à l’appétit.
On y retrouve toute l’évolution de notre cuisine : de l’héritage iroquoien avec le maïs, aux influences françaises et anglaises, en passant par l’Expo 67, les vagues d’immigration, la cabane à sucre et même la folie des chefs vedettes d’aujourd’hui dont l'effet Ricardo. Chaque étape de notre histoire culinaire est racontée avec chaleur et intelligence.
Et quels plats on croise! Le ragoût de pattes de grand-maman, le smoked meat, le cipaille, les pets-de-sœurs, les grands-pères dans le sirop, les cretons, la poutine au foie gras de Martin Picard et bien sûr le trio classique qui donne son titre au livre : steak, blé d’Inde, patates. En tournant les pages, j’ai eu l’impression de voyager à travers mes propres souvenirs d’enfance et de famille.
Les images, elles, sont à couper le souffle. Elles donnent faim, nous font sourire et nous rappellent des moments heureux. Je vous jure, en les regardant, on a presque l’impression de sentir les plats qui mijotent.
Le style de Priscilla Plamondon Lalancette est vivant, documenté, mais jamais compliqué. Elle réussit à nous embarquer dans son récit comme si elle nous parlait autour d’une bonne table. La préface de Daniel Vézina ajoute une belle touche de crédibilité et rappelle à quel point notre patrimoine culinaire mérite d’être transmis.
Bref, c’est un livre à la fois gourmand et instructif, qui vous fera voyager dans le temps tout en réveillant vos papilles et vos souvenirs. Je vous le recommande de tout cœur : vous allez forcément vous y reconnaître.
Lyne LaRoche
Australien Bee Gees - 12 septembre 2025

De Las Vegas à Québec en mode Bee Gees!
Hier soir, j’ai plongé en plein cœur de l’époque disco avec The Australian Bee Gees Show, présenté au Capitole de Québec et produit par Paquette Productions. Directement débarqué de Las Vegas, ce spectacle a tout pour faire revivre la magie des frères Gibb.
Du début à la fin, on se laisse emporter dans une vague de souvenirs et de rythmes entraînants.
Évidemment, les classiques se sont enchaînés : How Deep Is Your Love, You Should Be Dancing, Jive Talkin’, More Than a Woman et plusieurs autres qui ont marqué des générations entières. On comprend vite pourquoi ce spectacle a été couronné « meilleur hommage » à Las Vegas en 2015.
Le public ne tarde pas à se transformer en véritable piste de danse. Dès que les premières notes de Night Fever ont résonné, toute la salle s’est levée d’un seul coup. On se serait cru transporté en plein samedi soir de la grande époque disco! L’ambiance était à la fête : tout le monde chantait, tapait des mains et se faisait aller le popotin.
Les trois artistes qui incarnent les Bee Gees, entourés de cinq excellents musiciens, ont livré une performance impeccable. Harmonies vocales, gestuelle, complicité sur scène : tout y était pour recréer l’énergie et l’émotion d’un vrai concert des Bee Gees. Même leurs costumes sobres et élégants rappelaient fidèlement le style du célèbre trio.

Pour moi, ce fut un voyage dans le temps, une véritable bouffée d’air festif. Si vous aimez les Bee Gees, ne manquez pas cette immersion disco, présentée au Capitole de Québec jusqu’au 14 septembre. Une soirée qui donne envie de danser et de sourire… tout simplement magique!
Pour réserver vos billets :
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/the-australian-bee-gees-show-2025/
Lyne LaRoche
La mort n'existe pas - 12 septembre 2025

La mort n’existe pas de Félix Dufour-Laperrière
Avec La mort n’existe pas, le cinéaste Félix Dufour-Laperrière signe un quatrième long métrage d’animation à la fois poétique et troublant, confirmant son goût pour un cinéma d’auteur qui défie les conventions. C’est une œuvre résolument ancrée dans l’univers du cinéma québécois d’animation d’auteur.
Synopsis
L’histoire suit Hélène, une jeune femme qui, après un attentat manqué contre de riches propriétaires, se réfugie dans la forêt. Elle y est rattrapée par le fantôme de Manon, son amie et complice disparue, qui revient la hanter. Entre visions, dialogues avec l’au-delà et confrontation avec elle-même, Hélène se retrouve face à un dilemme existentiel : faut-il choisir la violence ou l’inaction dans un monde en mutation?
La grande force du film réside dans son univers visuel singulier. Fidèle à sa signature, Dufour-Laperrière mêle diverses techniques d’animation et textures graphiques qui donnent l’impression d’une peinture en mouvement. Le spectateur navigue davantage dans la rêverie que dans le réalisme, ce qui colle parfaitement au propos.
Le trio de voix principales Zeneb Blanchet, Karelle Tremblay et Mattis Savard-Verhoeven apporte une intensité dramatique qui accentue la dimension presque théâtrale du récit. La bande sonore, discrète mais enveloppante, agit comme un contrepoint à la gravité des thèmes abordés.
Je dois être franche, je ne suis pas une grande amatrice de films d’animation. Toutefois, je reconnais la qualité artistique et la recherche visuelle de Félix Dufour-Laperrière, qui signe une œuvre exigeante, parfois déstabilisante, mais riche en symboles et en poésie.
La mort n’existe pas est une œuvre qui ne laissera personne indifférent. Certains spectateurs y verront une expérience cinématographique fascinante, d’autres se sentiront déstabilisés. Mais une chose est certaine : Félix Dufour-Laperrière poursuit une voie unique dans le cinéma d’animation québécois, une voie qui invite à réfléchir autant qu’elle intrigue.
En salle dès le 26 septembre, ce film s’annonce comme l’un des rendez-vous marquants de l’automne pour les amateurs de cinéma d’animation d’auteur.
Lyne LaRoche
Les 39 marches - 10 septembre 2025
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Les 39 marches
Un feu d'artifice théâtral
Hier soir, j’ai assisté à la pièce Les 39 marches, présentée à la salle Albert-Rousseau. Adaptée du roman de John Buchan et inspirée du film d’Hitchcock, cette comédie policière mise sur le burlesque, le rythme effréné et les changements de personnages à une vitesse folle tout en tenant en haleine du début à la fin.
Sur scène, Benoît Brière, Martin Drainville, Luc Guérin et Évelyne Rompré s’en donnent à cœur joie. Leur énergie est indéniable et leur complicité évidente. Les spectateurs riaient beaucoup tout au long de la soirée, séduits par l’humour décalé et les trouvailles scéniques.

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La mise en scène, ingénieuse et ludique, multiplie les trouvailles pour recréer une multitude de lieux et de situations avec une simplicité brillante. On passe d’un train à un manoir, d’une rue animée à une scène d’espionnage, et chaque transition devient un moment de théâtre hilarant.
L’exagération comique et les effets burlesques viennent appuyer le talent et la générosité des acteurs.
Ceci dit, Les 39 marches est un spectacle qui trouve clairement son public. Si vous aimez les intrigues rocambolesques, l’humour physique et les changements de personnages éclairs, vous passerez une soirée remplie de fous rires.
Présentée jusqu'au 14 septembre à la salle Albert Rousseau
https://www.sallealbertrousseau.com
Lyne LaRoche
Fallait pas dire ça - 09 septembre 2025

Fallait pas dire ça
Un vrai bijou de théâtre
Mardi soir, j’ai eu le plaisir d’assister à la pièce Fallait pas dire ça portée par deux comédiens qu’on adore Guylaine Tremblay et Denis Bouchard.
Imaginez un couple qui fête ses 30 ans de vie commune et qui, au lieu de se reposer, se lance dans une discussion animée, presque un règlement de comptes drôle et piquant. Tous les sujets y passent : argent, politique, famille, chirurgie esthétique, réseaux sociaux, pornographie… Rien n’est laissé de côté!
Sur scène, ça fuse de partout, les répliques sont vives, parfois tendres, parfois mordantes, mais toujours livrées avec une sincérité désarmante. Guylaine Tremblay brille par son naturel et sa spontanéité, elle passe de l’émotion à l’humour en un clin d’œil, avec une justesse qui nous touche droit au cœur. Denis Bouchard, lui, offre un jeu d’une précision comique remarquable, avec ce mélange d’ironie et de sensibilité qui rend son personnage à la fois drôle et attachant. Ensemble, ils forment un duo complice et parfaitement équilibré.

On rit, on se reconnaît, on réfléchit… et on se demande parfois si, nous aussi, on ne ferait pas pareil!
Avec une mise en scène simple mais efficace, le duo nous entraîne dans une comédie de mœurs actuelle, où l’humour sert de miroir à notre époque et à nos petites contradictions.
Un spectacle qui passe à toute vitesse mené avec brio par deux acteurs au sommet de leur art. Honnêtement, j’ai tout aimé 90 minutes sans entracte de pur plaisir où le talent de Guylaine Tremblay et de Denis Bouchard éclate à chaque réplique.
Bonne nouvelle devant le succès, la pièce sera de retour en supplémentaire le 12 octobre 2025 et le 2 juin 2026 à la salle Albert-Rousseau.
Dépêchez -vous d'acheter vos billets
Je vous le recommande fortement
Lyne LaRoche
https://www.sallealbertrousseau.com/programmation/fallait-pas-dire-ca/
Célébrons notre patrimoine - 04 septembre 2025

Célébrons notre patrimoine mondial
Hier soir, j’ai eu la chance d’assister au coup d’envoi des célébrations entourant le 40e anniversaire de l’inscription du Vieux-Québec sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
À l’Espace Quatre Cents, la Ville de Québec, en collaboration avec Kinomada et la Maison de la photo, a dévoilé une superbe projection en boucle de deux courts films muets (d’une vingtaine de minutes). Ces images poétiques et évocatrices nous rappellent toute la beauté et la richesse de notre Vieux-Québec, joyau historique reconnu à travers le monde.

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Le maire Bruno Marchand, la conseillère Mélissa Coulombe-Leduc, ainsi que Guillaume D. Cyr et Yannick Nolin, qui ont porté ce projet avec passion, étaient présents pour souligner l’importance de ce moment.
Les projections se tiendront tout l’automne, du 4 septembre au 2 novembre 2025, du jeudi au dimanche, à la tombée de la nuit jusqu’à 23 h, aux Silos du Vieux-Port.
Une magnifique occasion de redécouvrir Québec autrement, sous un angle artistique et inspirant.
Pour informations
https://www.ville.quebec.qc.ca/apropos/portrait/distinctions/vieux-quebec-patrimoine-mondial.aspx
Lyne LaRoche
Descendents - 03 septembre 2025
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Descendents et Buzzcocks
Une soirée de vieux punks à l’honneur!
Hier soir, j’ai assisté au spectacle de Descendents et Buzzcocks au Capitole de Québec. Contrairement à l’habitude, les tables du parterre avaient été retirées pour en faire un espace en admission générale, permettant ainsi au public de profiter pleinement de cette soirée haute en couleurs!
Buzzcocks, des vieux punks, certes, mais qui ont encore le feu sacré!
I n’y a qu’à regarder le chanteur et guitariste Steve Diggle, qui sourit sans cesse et fait participer la foule, ou encore le très impressionnant bassiste Chris Remington, pour comprendre à quel point ils aiment être sur scène! Ils ont lancé le bal avec leur grand succès Ever Fallen in Love. La réaction du public a été instantanée! On a eu droit à leurs plus grands classiques comme Why Can’t I Touch It, What Do I Get et I Don’t Mind. Leur son punk britannique des années 70, moi, j’ai adoré!
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Descendents, ils ont mis le feu aux poudres!
C’est le groupe californien Descendents qui a clôturé la soirée, et c’était absolument survolté, à l’image de leur musique! L’ambiance a grimpé de deux crans dès que le chanteur Milo Aukerman et sa bande sont montés sur scène. Ça brassait solide au parterre! Leur énergie était contagieuse. Le public a été ravi d’entendre, entre autres, Everything Sux, M’erican, l’incontournable I’m the One et même la très courte Weinerschnitzel, que l’on peut entendre dans le film Pump Up the Volume.
Mattstagraham, de jeunes punks rafraîchissants!
C’est le groupe Mattstagraham qui assurait la première partie, et le public a très bien répondu. Ils nous ont raconté avoir eu de la difficulté à se rendre jusqu’à Québec à cause de problèmes de batterie (trois fois plutôt qu’une!) avant de finalement découvrir que c’était l’alternateur. Ils ont confié que rien n’aurait pu les empêcher d’être là, et tant mieux pour nous, car leur musique est franchement addictive — notamment leur pièce Caffeine!
On a eu droit à tous les ingrédients d’un vrai show punk : un public survolté qui chantait les paroles à tue-tête, un « circle pit », du body surfing… L’expression « Punks Not Dead » prenait tout son sens!
Caroline Gagnon
www.theatrecapitole.com
Film Avignon - 29 août 2025

Avignon, c'est une comédie tournée en plein cœur du célèbre festival de théâtre d’Avignon, ce film met en vedette l’humoriste et comédien Baptiste Lecaplain et Alison Wheeler
Connu comme acteur Johann Dionnet signe avec AVIGNON son premier long métrage à titre de scénariste et réalisateur, offrant aux spectateurs une plongée dans les coulisses de l’un des festivals de théâtre les plus connus au monde.
Synopsis
Stéphane (Baptiste Lecaplain), comédien en perte de vitesse, qui joue dans une pièce de boulevard au titre évocateur de Ma sœur s’incruste.
Sa troupe, sympathique mais en grande difficulté, tente de survivre malgré les salles à moitié vides. Heureusement, le metteur en scène (Lyes Salem, excellent) et Coralie (Alison Wheeler, lumineuse) insufflent une belle énergie au groupe.
Tout bascule quand Stéphane retrouve Fanny (Élisa Erka), actrice reconnue qui triomphe dans Ruy Blas. Pour la séduire, il s’invente un rôle prestigieux, prétendant incarner Rodrigue dans Le Cid. De là naît une suite de mensonges et de quiproquos qui alimentent à la fois l’humour et l’ambiguïté de cette comédie.
Ce que le film réussit particulièrement bien, c’est de mettre en avant l’amitié, la solidarité et les petites tensions d’une troupe soudée, tout en rendant un hommage vibrant au théâtre. La ville d’Avignon, avec son atmosphère unique, devient presque un personnage à part entière. Mentions spéciales aux seconds rôles : Wheeler et Salem, qui crèvent l’écran.
Au final, Avignon n’est pas la grande comédie romantique qu’on aurait pu s'attendre, mais c’est un film tendre et attachant. Il fait sourire, il touche, et surtout il célèbre le théâtre et ceux qui le font vivre.
Une question persiste en sortant de la salle :Doit-on se montrer plus grand qu’on est pour séduire, quitte à se perdre dans ses propres mensonges?
TVA Films est heureuse d’annoncer que le film AVIGNON, réalisé par Johann Dionnet, prendra l’affiche partout au Québec dès le 5 septembre.
Lyne LaRoche
Les belles soeurs symphonique - 28 août 2025

Les Belles-Sœurs Symphonique ...Un pur moment de bonheur musical et théâtral
Hier soir, le Grand Théâtre de Québec a accueilli Les Belles-Sœurs Symphonique, une rencontre magistrale entre l’univers de Michel Tremblay et la force de la musique symphonique.
Première partie
En ouverture, le jeune pianiste Nathan Loignon, finaliste marquant de Quel talent! a ébloui la salle par sa virtuosité. Son jeu à la fois lumineux et profond a créé une ambiance d’émerveillement qui préparait magnifiquement le terrain pour la suite.
Ce sont ensuite les chanteuses qui ont pris le relais, et quelle distribution! Marie Denise Pelletier a déployé une voix puissante et habitée, qui dominait la scène avec aplomb. Renée Wilkin, avec son timbre riche et enveloppant, a su émouvoir par sa profondeur. Joe Bocan, toute en douceur et en nuances, contrastait magnifiquement avec la force brute de Luce Dufault, dont la voix toujours reconnaissable a donné des frissons.
Marie-Michèle Desrosiers a charmé avec son timbre clair et expressif, tandis que Kathleen Fortin impressionnait par sa puissance et son intensité vocale. Catherine Major a offert une prestation saisissante remplie d'émotion brute alors que Natalie Choquette, fidèle à son registre lyrique, s’est distinguée par son éclat et son aisance. Louise Latraverse a apporté une couleur unique à l’ensemble.

Dorothée Berryman a livré une interprétation empreinte de chaleur, tandis que Lulu Hughes déployait toute sa force et son énergie vocale.
Avec sa voix unique, Judi Richards complice et pétillante, a même surpris le public en montant debout sur une chaise, déclenchant des applaudissements enthousiastes.

Enfin, la jeunesse de Laeticia Isambert-Denis et de Lunou Zucchini ajoutait un souffle de fraîcheur et de modernité, leurs voix claires et vibrantes s’harmonisant parfaitement au chœur des plus expérimentées.
Tout au long de la soirée, l'orchestre symphonique, dirigé avec précision, n’était pas seulement un accompagnement, il devenait un écrin pour mettre en valeur chacune de ces voix qui s’unissaient dans un chœur vibrant. Ensemble, elles ont su faire résonner la lucidité, la rage, la tendresse et l’humour de Tremblay d’une manière à la fois moderne et intemporelle.

Et pour lier le tout, Simon Boulerice agissait comme maître de cérémonie, guidant le public avec humour, intelligence et complicité.
Au final, Les Belles-Sœurs Symphonique a offert bien plus qu’un hommage au texte de Tremblay, c’était une célébration des voix féminines du Québec, chacune apportant sa couleur, sa force et son émotion. Une soirée où le chant et la musique ont vibré à l’unisson, pour créer un moment rare et inoubliable.
Un spectacle d’une telle intensité qu’on en aurait pris encore et encore.
Bonne nouvelle, il reste encore deux représentations à Québec, la dernière chance de vivre cette expérience musicale et théâtrale unique. À ne pas manquer!
Lyne LaRoche
Marie Mai - 28 août 2025

Marie-Mai...Du rock et de l’amour
Ce jeudi, Marie-Mai avait le privilège de clore l’édition 2025 de la Super Franco Fête.
C’est sous un ciel menaçant que l’artiste découverte lors de la toute première édition de Star Académie en 2003 est montée sur scène. Celle qui cumule déjà plus de plus de 20 ans de carrière et huit tournées vient à l’Agora du port de Québec nous offrir un spectacle construit autour de son plus récent album « Sept » et de ses plus grands succès.
Mais avant d’accueillir la tête d’affiche, l’ouverture de la soirée a été confié à Meghan Oak, elle aussi, issue de Star Académie, cette fois en 2021. Celle qui a déjà deux mini-albums (EP) à son actif, nous a présenté une pop moderne francophone et anglophone, dans une mouture qui n’est pas sans faire penser à celle pour qui elle ouvre la soirée.






Les cris et les applaudissements se sont fait entendre lorsque Marie-Mai s’est avancée sous les projecteurs, débutant en force son tour de chant avec son grand succès C'est moi.
Alors que la pluie a commencé à s'abattre sur les spectateurs qui ont enfilé leurs ponchos, elle enchaine en puissance avec deux pièces anglophones Good ones et Eat your man. Devant ses fans, qui sont loin d'être refroidis, elle terminera le premier bloc avec Je reviens.
"Je pense à ce show là depuis le début de l'été. C’est un rêve pour n`importe quel artiste de chanter ici".
Tout le monde a ses raisons et Sur le plancher se succèdent. Les fans chantent, dansent et sautent au rythme de Marie-Mai.
Pour chanter Je cours, la chanteuse descend dans la foule qui s’enflamme. «Je n’aurais jamais cru que 23 ans plus tard, je serais encore là et c’est grâce à vous ».
Quelques notes de Sweet dreams des Eurythmics se font entendre puis, Je le berce dans mes bras.
Avec une mise en scène ultra dynamique, les pièces s’enchainent à un rythme effréné, laissant les temps morts dans le stationnement.
Des magnifiques éclairages, la fougue de la chanteuse et une musique pop rock électrisante, tous les éléments étaient réunis pour faire de cette soirée un antidote à la morosité. Marie-Mai est un peu notre Madona, ayant su habilement faire évoluer son répertoire au fil de sa carrière déjà longue.
Elle est allée puiser dans ces premiers enregistrements avec Il faut que tu t'en ailles.
Lorsque la pluie s'est de nouveau mise à tomber, elle est descendue dans la foule en guise de solidarité n'ayant pas le goût de laisser ses fans trempés se refroidir.
Dans un segment plus rock, elle a enfilé, coup sur coup, Plaisirs amers, Rebâtir notre histoire et Toujours là.
"23 ans plus tard, je suis toujours là!"
Au moment de faire une balade, elle a demandé l’opinion à ses fans et, avec leur appui, elle a continué à rocker avec Oser aimer et Pas prévu.
Complètement à l’aise sur scène, Marie-Mai est en constante connexion avec la foule grâce à ses efficaces enchainements. Une vraie bête de scène.
Au risque d’abimer sa longue chevelure, elle est redescendue dans la foule pour affronter les intempéries pour Enlever avant de remonter sur scène pour Emmène-moi. Avec un autre hit, elle terminera de façon endiablée avec Mentir.
Au rappel, avec COBRA, elle fera à nouveau chanter ses fans qui ont bu et chanter ses mots tout au long du spectacle.
Malgré la pluie, la marraine de LEUCAN a conclu de très belle façon l’édition 2025 de la Super Franco Fête qui, encore une fois, nous aura offert une programmation hors du commun avec ses soirées où la musique, chantée en français par tant de talents de partout, a fait vibrer la ville de Québec, le Québec et toute la francophonie.
Vous avez manqué ce spectacle de Marie-Mai, vous avez une chance de vous reprendre le 31 août au Festival des montgolfières de Gatineau. Pour des billets, rendez-vous au https://montgolfieresgatineau.com/ ou suivez Marie-Mai au https://mariemai.com/
Claude Gignac et Lucie Monaghan
SuperFrancofête - 25 août 2025
Le Grand concert de la francophonie
La chanson francophone dans tous ses accents
Dans le cadre de la Super Francofête 2025, les organisateurs avaient convié, pour une 4e édition, près d’une centaine d’artisans représentant une dizaine de pays de la francophonie à un immense spectacle à l’Agora du port de Québec ce lundi.
Pour l’occasion, on nous promettait des numéros originaux ainsi que des rencontres musicales inédites en duos, en trios et en groupes.
Encore une fois, dame nature s’est montrée très collaboratrice. Une température parfaite pour une soirée prometteuse.
Cette soirée se voulait l’occasion de souligner le 75e anniversaire de naissance et les 50 ans de carrière du grand Jean-Jacques Goldman.
C’est à Garou et Cyril Féraud, qui anime Le Quiz des Champions et Tout le monde veut prendre sa place en France qui en était à sa première visite au Québec, qu’on a confié la tâche d’animer cette soirée qui a commencée sur les chapeaux de roues avec la présence sur scène de Garou, Natasha St-Pierre, le groupe Magic System, Julie Zenatti, Pierre Lapointe, Patrick Fiori, Michel Fugain, Mentissa, Bénabar, France D'Amour, Daniel Lavoie, Louis-Jean Cormier et Roch Voisine. Ils ont interprété À nos actes manqués, C’est ta chance, Quelque part quelqu’un, Elle a fait un bébé tout seul, La vie par procuration, Je marche seul et Il changeait la vie. Un numéro endiablé de plus de dix minutes où le plaisir d’être là a contaminé les spectateurs jusqu’aux derniers sièges.
L’Agora s’est transformée en « Big Bazar » alors que Michel Fugain, un premier monument de la chanson français a chanté Attention mesdames et messieurs en compagnie de Pierre Lapointe et Julie Zanetti ainsi que Viva la visa avec la complicité de Magic System. Le bonheur n’avait pas quitté la place. Après France D’Amour avec Que des mots, c’est au tour d’Adamo de venir nous livrer Tombe la neige dans une belle prestation avec Pierre Lapointe devant une scène habillée de flocons virtuels grâce à de magnifiques éclairages. Une ovation spontanée.
Bénabar a enchainé avec une touchante interprétation de Dis, quand reviendras-tu? de Barbara. Un autre très bon moment, cette fois, tout en douceur. Toujours en douceur, Pierre Lapointe sera de retour en duo avec Mentissa avec sa belle Toutes tes idoles. C’est un enchainement de succès et de grandes voix qui habitaient la scène de l’Agora.
Grâce à Gilbert Montagné avec Les sunlights des tropiques et On va s’aimer, popularisée au Québec par Martine St-Clair, les sièges de l’Agora sont devenus superflus. Tout le monde était debout pour danser. Impossible de se rassoir quand, dans la lignée de la Compagnie Créole, Magic system est venu prendre la relève.












Moins connu du public québécois, Dadju, qui offrira une prestation solo sur cette même scène mercredi soir, nous a offert Reine de sa voix chaude aux couleurs R`n B.
Les mots et la musique de Goldman ont parcouru la planète. Où chaque détour vous conduit vers un succès, on entendra aussi J’irai où tu iras, Dans un autre monde et Là-Bas, un moment où Mentissa nous a démontré un bref étendu de son talent.
Comme un immense Karaoké à ciel ouvert où les différents accents se chevauchent.
L'orchestre et les choristes, sous la direction de Scott Price ont encore fait un travail extraordinaire pour faire de chaque chanson, un bijou.
Après que Daniel Lavoie et Louis-Jean Cormier nous ait bercé avec Jours de plaine et Adamo avec Tournent les violons, les voix puissantes de Patrick Fiori et d’Anne Sila se sont unies pour Corsica, popularisée par Petru Guelfucci. La foule s’est encore levée, cette fois pour ovationner les interprètes.
Il y a des rencontres entre deux univers qui donnent d’incroyables résultats. Celui de Goldman et Céline Dion a donné naissance à Deux, l`album francophone le plus vendu de tous les temps avec plus de 10 millions d`exemplaires.
Louis-Jean Cormier et son don de réarranger les musiques a osé bousculer la magnifique Pour que tu m'aimes encore. Son interprétation avec Pierre Lapointe a certainement été un des grands moments de la soirée. Quelle belle appropriation par deux voix masculines. Un moment qu’on voudra réentendre pour pouvoir l'aimer encore.
Après ces grandes émotions, le spectacle de 2h30 s`est un peu essoufflé dans la dernière demi-heure.
Absent du spectacle, Jean-Jacques Goldman ne fera que quelques apparitions avec des extraits d’entrevues sur les écrans disposés de chaque côté de la scène sur lesquels il explique ne pas être une star.
Comme un hommage, le public s'est à nouveau levé quand Adamo s`est avancé pour interpréter C'est la vie. Monsieur Adamo avait l’air en forme du haut de ses 81 ans.
Après que Garou nous ait livré le mot de la fin, les artistes sont tous revenus sur scène pour boucler cette soirée en beauté avec Les derniers seront les premiers.
Cet événement, qui montre la langue française dans toute sa beauté, jumelée au décor carte-postal de la belle ville de Québec sera télédiffusé et rejoindra des millions de téléspectateurs dans le monde.
Il reste encore quelques spectacles à la présente édition de la Superfrancofête. Rendez-vous au https://www.superfrancofete.com/
Claude Gignac et Lucie Monaghan
Bien cuit Garou - 23 août 2025
Le Grand bien cuit de Garou
Des rôtisseurs en feu!
Hier soir, Juste pour rire Québec a clôturé son édition 2025 en beauté avec le dernier bien cuit de l’année, et c’est Garou qui s’est retrouvé dans le fauteuil. La soirée a été explosive, des flèches bien acérées, des fous rires en cascade et même quelques règlements de compte entre les invités eux-mêmes.
Dès le départ, le ton a été donné par Marie-Ève Janvier qui a animé cette soirée de main de maître : « Garou est riche, arrogant, et son chat dans la gorge c'est ben plus un lynx qu’autre chose! » On a vite compris que rien ne lui serait épargné.
Les moments forts
Voisine a fait rire tout le monde avec son anecdote d’un texto osé qu'il a reçu du roasté. Roch demandant pourquoi il avait reçu ça et Garou aurait répondu "c'était inscrit voisine"
Kathleen Rouleau a frappé fort avec son ironie : « Je suis honorée de roaster un hasbeen et un nobody. » et « T’as une belle voix c'est entre Mario Pelchat et un très gros roth. »
Mathieu Dufour a présenté sur écran géant une série de photos hilarantes de Garou prises au Festival des Montgolfières, prouvant une fois de plus son génie de l’absurde.



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P.O. Forget a livré une prestation déjantée, allant jusqu’à comparer la carrière de Garou à « la sexualité de ses parents : , il y en avait, y en plus. Peut-être que je l'ai déjà entendu par certain mais ça m'intéresse fuck all. »
Yves Lambert est arrivé sur scène avec son harmonica, entonnant une chanson à répondre à saveur “Garou”, donnant une touche traditionnelle inattendue.
Émily Bégin n’a pas manqué de le piquer sur son âge et son rôle à Star Académie : « Ça prouve qu’y a pas juste dans les écoles qu’on manque de staff! »
Ludovic Bourgeois, véritable star de la soirée, a tout simplement volé le show. Ses blagues sur la cave à vin, le concours de beauté gagné contre son père et son fameux « pénis polyglotte » ont provoqué un tonnerre de rires et une ovation bien méritée.
Jean-Thomas Jobin a poussé l’absurde à fond en qualifiant Garou de « beige » et en l’interrogeant sur ses propres citations douteuses.
Garou lui-même n’a pas été en reste. Il a conclu en roastant à son tour ses invités, prouvant qu’il pouvait donner aussi fort qu’il recevait. Avec son humour pince-sans-rire, il a terminé la soirée en lançant qu’il voulait bien faire le party avec sa gang… mais pas ce soir!
Verdict
Tous les invités ont brillé à leur façon, mais Marie-Ève Janvier et surtout Ludovic Bourgeois ont été les grandes révélations de ce bien cuit, s’imposant comme les stars incontestées de la soirée.
Ce dernier bien cuit de 2025 aura été à la hauteur de Juste pour rire Québec : mordant, festif et inoubliable. Une façon parfaite de clore un festival qui n’a pas manqué de faire rire et jaser.
C'est un rendez-vous pour 2026
Lyne LaRoche
Bien cuit Marina Orsini - 22 août 2025
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Le Grand bien cuit de Marina Orsini
Hier soir, c’est Marina Orsini qui a eu droit à son tour au fauteuil du Grand bien cuit. Et quelle soirée! Sous la direction de Guillaume Pineault, qui a mis la table avec brio en rappelant que le prénom « Marina » vient de la mer en latin… et d’une « bonne femme fėlée qui accepte n’importe quoi » en algonquin, il venait de donner le ton, on allait rire, mais avec beaucoup d’affection.
Dès ses débuts à la télévision à 16 ans, Marina a conquis le public avec son authenticité. Hier, ses collègues et amis n’ont pas hésité à la taquiner, parfois avec férocité, mais toujours avec une tendresse palpable.
Maxim Martin a souligné leurs nombreux points communs. Avec l'humour grinçant qu'on lui connaît, d'emblée de jeu, il se demandait pourquoi on l'avait choisi pour roaster une fille que tout le monde aime.
Bob le chef s’est souvenu de leur collaboration en cuisine, non sans rappeler à quel point elle pouvait être « gossante »..
Billy Tellier, fidèle à son style mordant, a servi des punchs ravageurs en comparant son premier album à un avertissement climatique. Ovation immédiate, il a littéralement volé la vedette.
Michel Charette, avec son franc-parler légendaire, a lancé : « On a joué dans plein de séries mais on ne s’est jamais croisé. Criss, m’haïs-tu? »
Marc Messier, son complice de toujours, a ramené tout le monde aux grandes années de Lance et compte. Leur complicité de 40 ans a donné lieu à de beaux moments.
Michelle Desrochers a frappé dans le mille avec des blagues bien envoyées, au point de faire éclater la salle de rire.
Debbie Lynch-White a offert un angle plus sensible en évoquant la force tranquille de Marina, capable d’être dure mais toujours bienveillante.
José Gaudet a, lui aussi, rappelé qu’au-delà de la voix radiophonique, Marina est surtout « un cœur sur deux pattes ».
Oui svp Finalement, la grande vedette de la soirée a repris le micro pour répondre à ses « emmerdeurs » avec humour et aplomb, bouclant la boucle comme une vraie championne du rire et de l’autodérision.
Cette soirée a confirmé une fois de plus à quel point Marina Orsini est aimée, respectée et admirée. Rares sont celles qui peuvent être « bien cuites » de la sorte et en ressortir encore plus rayonnantes.
Lyne LaRoche
Aimons-nous vivants - 22 août 2025

Aimons-nous vivants
Présenté en salle dès le 22 août 2025, Aimons-nous vivants est une comédie dramatique touchante qui nous rappelle, avec tendresse et humour, que l’amour surgit souvent là où on ne l’attend pas.
Synopsis
Victoire (Valérie Lemercier) s’est retrouvée en prison pour avoir braqué une bijouterie. Les services correctionnels acceptent néanmoins de la laisser sortir afin qu’elle puisse assister au mariage de sa fille.
Dans le train qui l’amène à destination, elle croise la route d’Antoine Toussaint (Gérard Darmon), un chanteur au parcours cabossé, sensible et un peu désabusé. Rien ne semblait les destiner à se rencontrer, et pourtant, leur lien improbable les entraîne dans une aventure pleine de rires, d’émotions et de surprises. À travers des moments à la fois drôles et bouleversants, ils découvriront qu’il n’est jamais trop tard pour aimer, ni pour se laisser surprendre par la vie.
Mon avis
Valérie Lemercier, véritable boule d’énergie, insuffle au film une légèreté contagieuse, une vraie bouffée d’air frais qui fait du bien. Elle parvient à nous faire passer par toute une gamme d’émotions. Face à elle, Gérard Darmon livre une performance tout en nuances, qui touche et fait réfléchir. Ensemble, ils forment un duo d’enfer : complice, attachant et d’une justesse remarquable.
J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux et je suis ressortie avec le cœur léger. Aimons-nous vivant prouve que l’amour, quand il frappe, a le pouvoir de nous faire bifurquer du chemin prévu pour nous ouvrir à de nouveaux horizons.
Un film à voir absolument!
Lyne LaRoche
Bien cuit Gildor Roy - 21 août 2025

Grand bien cuit...Gildor Roy à l’épreuve des sans-cœur
C’est Vincent Otis qui avait la lourde tâche d’animer le Grand bien cuit consacré à son grand ami Gildor Roy. Dès son entrée, il a donné le ton avec un humour pince-sans-rire : « Je suis forcé de faire ce bien cuit parce qu’on m’a généreusement payé ». Il a ensuite présenté les « sans-cœur » chargés de roaster Gildor, tout en soulignant l’effet indéniable que l’artiste a sur les gens : un roc, un pilier, un homme inspirant tant par sa carrière que par ses valeurs familiales. Sans oublier un savoureux clin d’œil à Revenu Québec et ses fameuses « 200 000 raisons » d’avoir accepté de jouer dans District 31.









Korine Côté à été là première à casser la glace avec son humour tranchant, elle a rappelé avoir rencontré Gildor lors de l’émission En direct de l’univers. Elle a été invitée à parler de son univers musical… « un univers dont personne n’a jamais vraiment voulu parler », a-t-elle lancé en riant. Punch après punch, elle a charmé la salle, concluant que c’était un honneur de participer à ce bien cuit, surtout parce que si Gildor était présent ce soir, c’est qu’il n’était pas en train de travailler sur un nouvel album.
D’entrée de jeu, Sonia Vachon a annoncé « Je ne suis pas une habituée des bien cuits, moi je mange saignant ». Le ton était donné. Elle a rappelé que dans les années 80, Gildor était vu comme un sex-symbol et un séducteur. « Moi j’ai joué dans Les Belles-Sœurs… lui est entré dans plein de belles sœurs », a-t-elle lancé, récoltant une ovation bien sentie du public.
Plus corrosif, Dominique Sillon a admis être venu pour régler ses comptes, tout en ajoutant que ce n’était pas dans les habitudes de Gildor de « payer ses comptes ». Il a souligné ses tics d’intervieweur commençant toujours avec les mêmes trois questions avant de décocher une flèche particulièrement mordante en parlant de la fratrie Roy. Son numéro ahurissant a fait réagir la salle avec intensité.
Sur écran géant, le journaliste Paul Arcand est apparu pour rappeler, avec une pointe de sarcasme Gildor quand j'ai entendu tes chansons dont Tu montes su’à tête et Une autre chambre d’hôtel. « Je me suis dit que tu irais loin », a-t-il ajouté, déclenchant un fou rire général.
La petite sœur de Gildor Maxim est venue livrer un témoignage à la fois touchant et hilarant. Elle a rappelé qu’à la maison, on l’appelait Junior et a lancé quelques révélations croustillantes, notamment sur ses deux orteils collés et sa perte de virginité tardive. Anecdotes après anecdotes, elle a conquis la salle entière, offrant un moment aussi complice qu’irrésistible.
Quand je l’ai rencontré la première fois, je l’ai tellement aimé que j’ai commencé à l’appeler mon Gildo à lancé Sylvie Tourigny. Gildor n’est pas sur les réseaux sociaux, mais des fans lui ont créé une page Facebook… et Sylvie n’a pas manqué de montrer des photos et des questions franchement hilarantes.
José Gaudet en à profité pour dire non« Maxime et Gildor, on est loin des jumeaux identiques, on dirait plutôt le bébé et le placenta », a-t-il lancé. José a raconté avoir connu Gildor au tout début de leur carrière : « Esti qu’il était frais chié ». Puis, évoquant trois semaines passées ensemble à La Havane, il a ajouté : « Je peux vous dire que c’est un estie de bon acteur, parce qu’en personne y’est plate en tabarnac ». Les rires fusaient de partout.
Ami de longue date, Michel Barrette a replongé dans ses souvenirs : « On se connaît, ça fait plus de 30 ans ». Il a raconté qu’un jour, Gildor lui avait promis d’aller à Old Orchard avec lui… et finalement ça ne s'est jamais passé. Barrette a cartonné avec son style de raconteur inimitable.
La riposte de Gildor
Pour la grande finale, c’est Gildor lui-même qui a pris la parole. Il a rincé comme il faut les « sans-cœur » qui l’avaient roaster, défendant son honneur avec courage tout en étant baveux à souhait. Drôle comme un singe, il a prouvé une fois de plus qu’il était aussi capable de donner que d’en prendre.
Conclusion
Au final, ce Grand bien cuit aura été à l’image de Gildor Roy généreux, sans filtre et redoutablement divertissant. Les « sans-cœur » ont eu beau le malmener avec férocité, il a su leur renvoyer la monnaie de leur pièce avec un aplomb désarmant.
Entre blagues assassines, anecdotes savoureuses et tendres coups de griffe, la soirée a prouvé une chose : même rôti sur la broche, Gildor reste un sacré morceau.
Lyne LaRoche
On ira - 21 août 2025

On ira d’Enya Baroux
Avec On ira, la réalisatrice Enya Baroux signe un premier long métrage sensible et lumineux qui aborde de front un sujet délicat : la fin de vie et le droit de choisir sa propre sortie. Plutôt que de verser dans le mélodrame ou la légèreté excessive, elle réussit à trouver un ton juste, empreint de pudeur, où l’humour et l’émotion se côtoient avec finesse.
Le récit suit Marie (Hélène Vincent), une octogénaire fatiguée de sa maladie, qui souhaite en secret partir en Suisse pour mettre fin à ses jours. Pour cacher ses intentions à son fils Bruno et à sa petite-fille Anna, elle invente une histoire d’héritage mystérieux et les embarque, avec l’aide inattendue d’un auxiliaire de vie (Pierre Lottin), dans un road trip familial qui changera tout le monde.
La grande force du film repose sur le jeu de ses interprètes. Hélène Vincent et Juliette Gasquet livrent des performances bouleversantes, justement récompensées par le Prix d’interprétation féminine au Festival de l’Alpe d’Huez 2025. Leur complicité et leur intensité donnent une profondeur rare à cette aventure humaine. Pierre Lottin complète avec justesse le quatuor, apportant chaleur et tendresse.
Sans jamais tomber dans l'excessif On ira réussit à ouvrir la discussion sur un sujet encore tabou, en mêlant rires, tendresse et réflexions universelles. Déjà encensé en France, avec plus de 500 000 spectateurs et une cote d’amour dépassant 4 étoiles, ce film touchant promet d’émouvoir le public québécois.
Une question se pose:
Peut on choisir quand il est temps de partir?
De partir avec dignité entouré d'amour et de tendresse. Moi je crois que oui. Quand tu n'as plus de qualité de vie que tu as du mal et que tu es encore lucide, alors c'est le temps de te choisir.
Avec ce premier long métrage, Enya Baroux confirme un talent à suivre. Elle signe une œuvre humaine et courageuse, qui fait autant réfléchir qu’elle touche droit au cœur.
On ira prend l’affiche dès le 22 août
Lyne LaRoche
Bien cuit Patrice L'Ecuyer - 20 août 2025

Le grand bien cuit de Patrice L’Écuyer
Il encaisse les flèches avec classe, avant de riposter avec brio!
Hier soir, au Grand bien cuit de Patrice L’Écuyer, les rires ont fusé et les couteaux ont volé bas, pour le plus grand plaisir du public. Sous l’animation de Virginie Fortin, mordante et hilarante, la soirée s’est révélée un véritable festin d’humour, de tendresse et de piques bien aiguisées.
Dès le départ, Virginie a donné le ton avec une anecdote savoureuse : enfant, elle s’était déjà endormie dans son spaghetti en écoutant parler Patrice à la télé. Une belle façon de rappeler que l’homme qu’on fêtait hier soir fait partie du paysage télévisuel québécois depuis près de 40 ans.
Les invités se sont succédé sur scène, chacun y allant de sa flèche. Gaston Lepage a brillé avec un numéro drôle et touchant sur leur amitié de 37 ans, qu’il s’est amusé à “briser” devant le public. “Il m’a volé plein de rôles, mais aussi notre date de naissance. On est des jumeaux cosmiques”, a-t-il lancé sous les éclats de rire.
Anne-Élyzabeth Bossé, avec son sens de la répartie, a offert un portrait drôle et rigoureux de Patrice, rappelant qu’il l’avait encouragée à faire son one-woman show, avant de conclure ironiquement qu’il ne lui avait jamais rien apporté de bon… sauf son affection sincère.
Un moment marquant fut la vidéo de Guy Jodoin, décrivant Patrice comme “un chevalier et un bonbon qu’on veut sucer le plus longtemps possible”, suivi d’une entrée-surprise où il a feint de s’être trompé de Patrice… avant de quitter la scène. Hilarant!
Le duo Dominique et Martin, fidèle à lui-même, a décoché des flèches percutantes. Ils ont rappelé qu’au début de leur carrière, Patrice les avait fait gunner un ancien premier ministre : “Avec du recul, c’est lui qu’on aurait dû gunner à la place de Pierre Marc Johnson.”
Véronique Claveau ne s’est pas gênée pour se foutre de la gueule de Patrice. Elle a projeté des vidéos d’anciens Bye Bye, dont celui où il imitait la femme de François Legault, pour rappeler que sa meilleure imitation, c’était quand… il ne disait rien! Elle a ensuite fait éclater de rire la salle avec une imitation de râteau, avant d’impressionner tout le monde par une performance musicale qui a littéralement soulevé le public.
Jean-François Mercier, fidèle à son humour cru et déstabilisant, a comparé Patrice à “un zucchini de l’humour, sans goût”. Il en a profité pour raconter une anecdote savoureuse : Patrice est le seul homme qu’il a frenché, pour un gala, ce qui avait entraîné une avalanche de répétitions.
La relève était aussi bien représentée avec Sam Vigneault, qui a cartonné. Le plus jeune humoriste de la soirée a livré des blagues efficaces, avouant que malgré son âge, sans sa casquette, il avait l’air plus vieux que Patrice. Son authenticité et son aisance ont conquis le public. Et ce n’est qu’un début : Sam fera bientôt la première partie du one-man show de Patrice L’Écuyer, une belle reconnaissance de son talent et de son potentiel.
Quant à Guylaine Tremblay, elle a décoché un roast mémorable, racontant qu’on avait appelé plein de gens pour participer… mais que tous avaient dit non. Elle, elle s’est fait pogner : elle était au lave-auto quand elle a compris qu’on lui demandait de roaster… Patrice Bélanger!







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Et enfin, ce fut au tour de Patrice L’Écuyer lui-même de répondre. Avec un sens du timing parfait, il a renvoyé les flèches reçues avec panache, prouvant une fois de plus que son humour est toujours aussi vif et que sa répartie n’a rien perdu de son éclat.
Verdict
Ce grand bien cuit fut un succès total – drôle, rythmé, rempli d’anecdotes croustillantes et de moments mémorables. Patrice L’Écuyer, pilier de notre télévision, a démontré qu’il pouvait encaisser les blagues les plus corsées avec le sourire… et surtout, riposter avec brio.
Lyne LaRoche
Notre Dame de Paris - 20 août 2025

Notre-Dame de Paris 25 ans d’émotions
Sans costume et cent frissons
Dans le cadre de la Super Franco Fête 2025, l’Agora du Port de Québec a pris des allures de Paris avec le spectacle Notre-Dame de Paris, 25 ans d’émotions. En plus de célébrer cette œuvre musicale magistrale, dont la première présentation remonte déjà à un quart de siècle, le spectacle coïncide avec le premier anniversaire de la réouverture de Notre-Dame de Paris, qui, on se souvient tous, a été dévasté par un incendie qui a éclaté le 15 avril 2019.
Afin de célébrer à sa juste valeur, l’œuvre de Luc Plamondon et Richard Cocciante les artistes de la version originale avaient été conviés à la fête. C’était l’occasion unique de revoir Garou, Patrick Fiori, Julie Zenatti, Bruno Pelletier, Hélène Ségara et Daniel Lavoie.
À tout Seigneur, tout honneur. C’est l’entrée dans l’Agora des deux créateurs, Luc Plamondon et Richard Cocciante, accueillis chaleureusement par le public, qui a marqué le coup d’envoi de cette soirée attendue par les gens qui occupaient l’enceinte à pleine capacité.
Et ce public sera vite comblé. Devant un décor virtuel rappelant Notre-Dame-de-Paris qu’une vingtaine de danseurs et danseuses de la troupe DM Nation entouraient Bruno Pelletier au son de la guitare de cet hymne de la comédie musicale Le temps des Cathédrale. Rapidement, ils seront rejoints sur scène par Patrick Fiori, Daniel Lavoie, Hélène Ségara, Garou et Julie Zanetti, tous de l’édition originale du spectacle tiré de l’oeuvre de Victor Hugo.
C’est la première fois qu’ils sont réunis sur scène depuis longtemps et il était évident qu’ils en étaient très heureux.
Accompagnée d’Hélène Ségara et de Julie Zanetti, Nathasha St-Pierre, qui a elle aussi faite partie de la distribution de la pièce, viendra interpréter Vivre, pendant que deux acrobates se produiront dans une poétique chorégraphie de main à main.
Notre-Dame de Paris, 25 ans d’émotions est non seulement une soirée pour célébrer cette grande œuvre mais aussi pour célébrer ses créateurs et artisans.
Les interprètes défileront pour chanter les mots de Plamondon. En point culminant, Bruno Pelletier qui viendra, comme il sait si bien le faire, chanter Le Blues du business man avec sa voix puissante et solide.






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Dans Notre-Dame-de-Paris, les chansons deviennent des prières. Patrick Fiori supporté par DM Nation nous montre la douleur de l’homme, il livre un Déchiré senti, qui entraine des applaudissements soutenus.
La soirée aura aussi été le moment où quelques artistes nous ont présenté un succès personnel.
Notre-Dame-de-Paris c’est aussi Belle. Ce méga succès qui a été numéro un en France durant soixante semaines. Nous aurons eu l’immense privilège de l’entendre par les trois chanteurs orignaux quand Garou, Daniel Lavoie et Patrick Fiori l’ont interprété pour la première fois depuis 15 ans au grand bonheur du public.
Malgré son quart de siècle, Notre-Dame-de-Paris reste actuelle. NDP parle de liberté, d’inclusion et d’injustice.
Trois membres de la nouvelle mouture viendront nous chanter Les sans-papiers. La relève est aussi débordante de talent.
La foule s’est levée d’un trait pour accueillir Richard Cocciante. Il prendra place derrière un piano pour nous interpréter Le coup de soleil entouré de Lavoie, St-Pierre, Fiori et Garou.
Un hommage à Notre-Dame-de-Paris, c’est un enchainement de moments de grâce vécus par les artistes. Des moments qui se transportent jusque dans le cœur du public.
Le chef Scott Price et ses talentueux complices ont parfaitement retransmis la musique de Cocciante qui crée des images avec ses mélodies.
Avec la complicité d’Hubert Gagnon à la Conception scénographique et aux éclairages, le metteur en scène et réalisateur Jean-François Blais a réussi à maintenir l’intérêt des spectateurs durant plus de deux heures trente du spectacle. Des apparitions bien choisies d’artistes de cirque (main à main et roue Cyr) et l’excellent travail de la troupe DM Nation ont contribuées à faire de cette soirée un autre moment inoubliable.
Quand les talents se mettent ensemble, auteur, compositeur et interprètes, ils sont à leur tour, générateurs d’émotions et de frissons. Ce fut le cas très souvent au cours de la soirée notamment lorsqu’Hélène Ségara et la chorale d'une quinzaine de voix a interprété Ave Maria païens
Les artistes qui ont participé à cet hommage, qu’ils soient de l’édition originale ou de la plus récente mouture ont tous de très grandes voix. Mais à ce chapitre, une voix se distingue, celle de Bruno Pelletier. L’étoile des étoiles possède une voix qui pourrait faire trembler les murs de pierres de la cathédrale. Il nous a bouleversé dans Lune, La complainte de Quasimodo.
Quand Cocciante revient s’assoir au piano pour nous chanter Dieu que le monde est injuste avec Garou et Angelo Del Vecchio un autre frisson nous a transpercé.
Cet hommage n’était pas le spectacle avec les costumes et ses décors gothiques mais la puissance des textes de Plamondon, jumelés aux mélodies de Cocciante, le tout, mélangé à la force des artistes ont quand-même rendu ces retrouvailles mémorables.
Garou a clos le spectacle tout en douceur avec Danse Mon Esmeralda pendant que des colonnes de lumières ont transpercé le ciel de Québec, un clin d’œil aux clochers de Notre-Dame.
Ce rendez-vous unique et exceptionnel a fait l’objet d’une captation télé. Cela permettra à des millions de téléspectateurs à travers le monde de revivre, depuis la magnifique ville de Québec, l’histoire, la musique et la magie de Notre-Dame de Paris.
Il reste encore d’excellents spectacles à être présentés dans le cadre de la Super Francofête qui se termine le 28 août. Faites vite, rendez-vous au https://www.superfrancofete.com/
Claude Gignac et Lucie Monaghan
Phénix - 19 août 2025
Phénix
Présenté hier soir en avant-première au Clap en présence des acteurs principaux, Phénix de Jonathan Beaulieu-Cyr plonge le spectateur au cœur d’un drame humain à la fois sensible et lumineux, directement inspiré de l’histoire familiale du cinéaste.
L’action se déroule au milieu des années 2000. Joël Girard, soldat charismatique et aimé de tous, se prépare à être déployé en Afghanistan. Sa femme Michelle et son fils Jacob doivent apprendre à composer avec cette absence qui menace de bouleverser leur quotidien. Conscient de s’éloigner de son fils, Joël décide de tendre un pont inattendu : devenir entraîneur de l’équipe de soccer locale, les Phénix. Une équipe qui n’a jamais gagné et qui se dit elle-même « pas bonne ». Joël convainc alors Jacob de chausser les crampons, espérant se rapprocher de lui à travers cette aventure père-fils.
Trois grandes questions traversent le film et tiennent le spectateur en haleine :
Joël réussira-t-il à renouer avec son fils?
Les Phénix connaîtront-ils enfin la victoire?
Et surtout, le soldat partira-t-il en mission… et reviendra-t-il indemne?
Au-delà du récit sportif et familial, Phénix prend racine dans une histoire profondément personnelle. Jonathan Beaulieu-Cyr, fils de militaire, a puisé dans son vécu pour offrir une œuvre empreinte de sincérité et d’émotion.
À noter que la production a eu l’autorisation exceptionnelle de tourner dans les habitations militaires de la base de Valcartier, à Shannon, ce qui ajoute une authenticité particulière au récit.
Le film amène une réflexion importante : ces missions ont eu des impacts profonds sur les familles de militaires. Plusieurs soldats reviennent marqués par des chocs post-traumatiques. Derrière l’uniforme et les sourires, il y a souvent des blessures invisibles, que ce film nous invite à regarder en face.
Côté interprétation, la distribution est remarquable :
Évelyne Brochu incarne avec justesse une femme et une mère remplie d’amour et de tendresse, mais aussi de force et de courage. Sa grande intelligence émotionnelle transparaît à chaque scène.
Aksel Leblanc (Jacob) perce l’écran avec son intensité et son regard habité.
Maxime Genois, bouleversant, transmet à merveille le dilemme intérieur de son personnage, déchiré entre rester et partir. On s’attache immédiatement à lui.
En somme, Phénix c'est un film québécois touchant, rempli d’émotion, qui parle de famille, de résilience et de ces liens qui nous gardent debout malgré l’incertitude
En salle dès le 22 août
Lyne LaRoche
Hubblo:Saisir le chaos - 18 août 2025
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Hurtubise : Saisir le chaos
Ce matin, j’ai eu le privilège de plonger dans l’univers éclaté et coloré du grand peintre Jacques Hurtubise. Installée sous le dôme immersif du Grand Théâtre de Québec, j’ai vécu une expérience multisensorielle unique grâce à Hubblo.
Imaginez un ciel de 360 degrés où les toiles de Hurtubise prennent vie, s’animent et se transforment au rythme d’une musique psychédélique envoûtante. Les images et les sons se répondent, s’inspirent l’un de l’autre et finissent par nous transporter ailleurs.
Les images sont d’une force incroyable ,c’est comme si l’on regardait une toile blanche à laquelle on enlève couche après couche… et plus on avance, plus les couleurs deviennent impressionnantes.

Né en 1939, Jacques Hurtubise a marqué l’histoire de l’art québécois par son style vibrant, éclaté et libre. Avec Saisir le chaos, ses œuvres ne se contentent pas d’être admirées, elles se vivent. C’est un hommage éclatant qui rend l’art contemporain accessible à tous, dans un langage universel de couleurs et de sons.
Une réalisation signée Normal Studio et Hippie Hourrah, co-produite par Simone Records, qui réussit à faire dialoguer peinture et musique dans une odyssée sensorielle absolument mémorable.
En sortant du dôme, j’ai réalisé que Jacques Hurtubise m’avait ouvert une petite porte vers son univers vibrant et chaotique, mais tellement lumineux.
Sincèrement ce serait aussi une merveilleuse expérience pour une sortie scolaire.
Présenté du 21 août 2025, avec 9 représentations supplémentaires 27 $ (taxes et frais inclus)
Sous le dôme immersif du Grand Théâtre de Québec
https://grandtheatre.qc.ca/serie-le-dome/programmation/
Lyne LaRoche
Gala Claude Legault - 16 août 2025
Gala de Claude Legault
Une mission spatiale réussie!
Accueilli comme une véritable rock star, Claude Legault a fait une entrée remarquée au Grand Théâtre pour son tout premier Gala Juste pour rire.
Dès le départ, il a parlé de sa carrière avec humour, comparant son passage de « sandwich aux œufs » à « osso buco », en glissant au passage que vieillir n’est pas de tout repos. Il a aussi confié que c’était sa première expérience comme animateur de gala et qu’avec ses invités, il allait tout donner pour offrir un spectacle mémorable. Mission accomplie!
La soirée a été marquée par une belle variété de numéros :
Sylvain Larocque, toujours aussi efficace, a raconté avec ironie qu'il avait décidé d'être plus social mais que sa face ne va pas dans ce sens. Avec ses 58 ans bien assumés il a livré une réflexion savoureuse sur l’importance de garder le Québec francophone.
Kathleen Rouleau a fait crouler de rire la salle avec une anecdote bien particulière vécue sur le plateau de À propos d’Antoine — une histoire de chocolat chaud et de lait qui ne lui a pas pardonné… un numéro à ne pas dévoiler, tant le punch était hilarant!
Un moment fort d’impro a ensuite pris vie avec Michel Charette, Véronique Claveau, Katherine Levac et Claude Legault, dans une joute sportive entre les Boys et le National. Surprise de taille : Chantal Machabée est venue les rappeler à l’ordre, chandail d’arbitre sur le dos, dans un sketch aussi drôle qu’original.
Martin Petit a fait rire avec son humour bien tranchant sur la parentalité, allant de la tequila aux enfants(ados) jusqu’aux incertitudes pour leur l’avenir…mais que de toute façon, il y a une chance sur deux qu'ils finissent en télétravail!
Claude Legault et Katherine Levac se sont ensuite lancés dans un échange hilarant où ils se demandaient s’ils pourraient former un couple. La complicité entre les deux et leurs répliques bien placées ont provoqué un tonnerre de rires dans la salle.
La relève n’était pas en reste : Erickson Alisme, Steve Biko, Jerry Tremblay, Alex Lévesque et PB Rivard ont démontré avec brio que l’humour québécois a encore de belles années devant lui.
Et pour clore la soirée, une finale digne des plus grandes surprises : Claude Legault et Guy Jodoin ont replongé le public dans l’univers culte de Dans une galaxie près de chez vous. Habillés en cosmonautes, ils ont eu droit à une ovation monstre quand Mélanie Ménard, Stéphane Crête, Sylvie Moreau, Didier Lucien et Réal Bossé sont apparus à leur tour. La salle était en délire devant ces retrouvailles tant attendues.
Pour un premier gala, Claude Legault a livré une performance à la hauteur des attentes : drôle, généreux et inoubliable. Une soirée qui restera marquée dans l’histoire de Juste pour rire Québec.
Lyne LaRoche
L'été de mes chansons - 15 août 2025
L'été de mes chansons
Comme une passation de pouvoir
Suite au succès Plaines de chansons en 2024, les organisateurs de La Super Franco Fête réitèrent et présentent L’été de mes chansons. Cette ode à la chansons québécoise et francophone, présentée ce vendredi sur la scène de l’Agora du Port de Québec se voulait une célébration de cinquante ans de musique en réunissant plus de cinquante artistes sur scène. Une sorte de machine à remonter dans le temps à travers tous ces artistes qui sont ou qui ont été, il y a quelques hiers, des artistes émergents. Des artistes qui ont forgé, qui forgent ou qui forgeront l’identité culturelle du Québec. Pour l’occasion, les jeunes Ariane Roy, Lou-Adriane Cassidy, Lydia Képinski, Naomi, Les Louanges, Pierre Kwenders, Mon Doux Seigneur, Rau_ze, Matiu et Hubert Lenoir étaient entourés des désormais vétérans Michel Rivard, Mara Tremblay, Damien Robitaille, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe qui, grâce à leurs succès, ont déjà gravé leur nom dans notre patrimoine musical.
Avant l’arrivée de ces artistes, la DJ Montana s’est bien chargée de divertir les gens qui remplissait la place, grâce à son judicieux choix musical.
Le spectacle s’est amorcé de bien drôle de façon avec Damien Robitaille qui nous a interprété une nouvelle chanson; Paruline, Paruline. Entouré de danseurs, danseuses et choristes, Mon doux Seigneur est venu nous livrer une belle version de Chante encore de Daniel Bélanger.






Après La montagne de Mon doux Seigneur, Mara Tremblay s’avancera pour Tu n’es pas libre. Michel Rivard nous interprétera Un trou dans les nuages, sortie en 1987 avant d’accueillir l’artiste Innu Matiu pour interpréter en duo, Jack Monoloy.
Le duo formé de Rau_ze et d’Ariane Moffatt nous livrera Fracture du crâne ultra dynamique dans une belle complicité entre les deux filles. C’est à partir de ce moment que la nostalgie a fait place à la danse. Naomie, Pierre Kwenders, Ariane Roy et Lou-Adriane Cassidy ont électrifié l’Agora avec leur musique actuelle et dansante.
Parlant de nostalgie, un karaoké regroupant quatre anciens succès a laissé chanter les spectateurs venus assister gratuitement à ce magnifique spectacle. Nous aurons droit à une second segment similaire un peu plus tard dans la soirée.
Pierre Lapointe, toujours aussi élégant, viendra remettre un peu de douceur dans cette soirée en venant nous chanter ses très belles Hymne pour ceux qui ne s’excusent pas et Maman, papa.
Comme si une tante était sortie avec ses deux nièces pour partager sa passion pour la musique, Mara Tremblay, accompagnée d’Ariane Roy et de Lou-Adriane Cassidy nous ont offert Le printemps des amants alors que la magnifique « matante » a dicté le chemin, armée de sa guitare électrique. Wow! Quel moment extraordinaire, comme une passation de pouvoir. Et ce pouvoir, Ariane Roy l’a ensuite exercé pour nous envouter avec Agneau, accompagnée de huit danseurs et danseuses.
Les Louanges est venu faire honneur à la rive-sud de Québec avec La nuit est une panthère. Il ne semblait pas peu fier d’entendre le public chanter le refrain avec lui. Dans un autre moment fort, Lou-Adriane est apparue au milieu de la foule fébrile, vêtue d’un t-shirt fleurdelisé pour nous chanter Journal d’un loup garou. Parlant du loup, Les Louanges, Mon doux Seigneur et Mara ont souligné la contribution d’un autre phare de la musique québécoise en interprétant Le Dôme de Jean LeLoup.
Sorti de son studio où il se terre depuis trois ans, Hubert Lenoir est venu mettre le feu avec sa Fille de personne.
Cette soirée électrisante et exaltante a retrouvé un rythme plus doux et plus introspectif quand Michel Rivard a chanté son succès Je voudrais voir la mer, entouré des très belles voix féminines du spectacle. L’été de mes chansons nous fait agréablement voyager à travers cinq décennies de musique québécoise. Les arrangements d’Alex McMahon, à qui on a confié la direction musicale, y est pour quelque chose. Que ce soit avec le quatuor à cordes qui accompagne Michel Rivard qu’avec des séquences plus « électros », les chansons sont, sans exception, un bijou. La mise en scène de Benoit Landry, mariée à la conception scénographie et aux éclairages d’Hubert Gagnon transportent ce spectacle en direction de l’excellence. Si les projecteurs rendent invisibles les perséides qui tapissent le ciel au-dessus de l’Agora, ils éclairent les étoiles qui se retrouvent sur la scène qui, à leur tour, font briller les chansons.
Un spectacle où l’on célèbre la chanson québécoise ne pouvait se terminer sans un hommage à Serge Fiori. Son ami Rivard a dit : « Cette chanson est de toi et est pour toi ». Accompagné de l’artiste de cirque Angelica Bongiovonni et sa roue Cyrs et de tous ces magnifiques artistes, Michel Rivard a tiré le rideau sur cette belle soirée en interprétant une touchante version de Depuis l’automne d’Harmonium.
Le Québec a aimé et on aime encore Harmonium, Beau Dommage, Richard Séguin, Richard Desjardins mais la musique et la culture québécoise ne s’éteint pas. À en croire ce spectacle, la musique en français est entre bonnes mains. Entre les mains d’artistes d’aujourd’hui et de demain qui sauront faire résonner les notes et les mots d’ici pour encore longtemps.
La Super Franco Fête ne fait que commencer. Elle se poursuit jusqu’au 28 août. Pour en savoir plus et pour la programmation complète, rendez-vous au https://www.superfrancofete.com
Claude Gignac
Chicago - 12 août 2025
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Chicago – Le crime, le jazz et le glamour débarquent au Capitole
Du 9 au 31 août 2025, le Théâtre Capitole accueille Chicago, l’une des comédies musicales les plus célèbres de Broadway. Mêlant meurtres, intrigues judiciaires et numéros de danse enflammés, ce spectacle plonge le public dans le Chicago des années 1920, à l’époque où le jazz, les cabarets et la corruption régnaient en maître.
La distribution est prestigieuse :
Véronic DiCaire incarne une Roxie Hart aussi espiègle qu’ambitieuse, prête à tout pour sa place sous les projecteurs. Elle est hallucinante!
Terra Ciccotosto MacLeod campe une Velma Kelly athlétique, charismatique et féline.
Michaël Girard interprète Billy Flynn, l’avocat vedette aussi charmeur que rusé.
Mélissa Bédard prête sa voix puissante à Mama Morton, matrone de prison aux règles bien à elle.
Bryan Audet livre un Amos Hart touchant et délicieusement comique.
Ils partagent la scène avec plus de quinze danseurs-chanteurs aux multiples talents, appuyés par un orchestre live de quatorze musiciens qui fait vibrer chaque note. Présenté entièrement en français, Chicago s’impose déjà comme l’un des grands rendez-vous culturels de l’été 2025.







La musique jazz enveloppe les chorégraphies inspirées du cancan et du charleston, créant une ambiance à la fois pétillante et sophistiquée. Avec ses costumes étincelants et ses chansons cultes comme All That Jazz ou Cell Block Tango, cette production offre une soirée électrisante où se mêlent humour noir, sensualité et rythme endiablé.
En résumé, Chicago est un cocktail parfait de musique, danse, humour et intrigues. Une production qui mérite 9,5/10 d’appréciation.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de comédies musicales et de jazz !
Un spectacle rassembleur produit par Juste pour rire!
Pour informations :
https://www.theatrecapitole.com/fr/spectacles/chicago-la-comedie-musicale-ete-2025/
Lyne Laroche
Gala Laurent Paquin - 09 août 2025

Laurent Paquin
L’As de la dégaine… et de l’improvisation
Hier soir, dans le cadre de Juste pour rire, le maître incontesté de l’humour nous a offert un gala unique en son genre, mêlant rires, émotions et surprises. Avec son franc-parler sur les petites choses de la vie, ses mauvaises habitudes qu’il tente de laisser derrière lui, et sa présence scénique impeccable, il a conquis la salle sans jamais perdre son souffle, même face à un problème technique.
Entre les numéros, Laurent nous a chanté quelques petites chansons, comme il sait si bien le faire, ajoutant une touche personnelle et rigolote au spectacle.
Les invités ont tous apporté leur touche spéciale : Simon Delisle et son humour sur la colère, Eddy King et ses punchs sur la forme physique, Michèle Desrochers et son amour pour les spas, Mathieu Pepper et ses gags inattendus sur la mort et les sextos, Thomas Bédard et sa critique des jeunes à l’ère TikTok, sans oublier Mélissa Désormeaux-Poulin, venue lui donner la réplique.
Le cabaret burlesque avec Sylvie Tourigny, le passage drôle de Claude Crest, la visite éclair de Guy Jodoin, ainsi que la collaboration bien pensée avec Normand D’Amours, ont ajouté une belle variété.
La soirée s’est clôturée en beauté avec Renée Wilkin et sa puissante interprétation de la chanson grivoise Père Thibodeau, entourée d’une chorale.
On peut dire que c'est un sans faute.
On a tellement ri que c'est inexplicable.
Un show à ne pas manquer lorsqu’il sera télévisé !
Aussi, je m'en voudrais de passer sous silence la collaboration de l'animateur de foule Maxime Charbonneau qui a gardé l’ambiance bien vivante, continuant de faire rire et d’amuser le public durant les pauses.
Lyne LaRoche
Céline en humour et en paillettes - 08 août 2025

Place Georges V en fête
Une ode éclatante à Céline Dion
Grâce à Juste pour rire, hier soir, la Place Georges V s’est transformée en un vibrant hommage à Céline Dion, alliant humour, émotion et énergie contagieuse. Aux commandes, Mathieu Dufour, animateur survolté et admirateur assumé de la diva, a mené cette soirée comme un poisson dans l’eau.

Dès les premières minutes, Bobépine a lancé les festivités avec un I Drove All Night électrisant, donnant le ton à une série de prestations qui ont couvert toutes les époques de la carrière de Céline.
Les grandes voix étaient au rendez-vous : Marie-Ève Janvier, Jennyfer Lee Dupuy et Krystèle Mongeau ont impressionné par leur puissance et leur justesse donnant aux chansons de Céline leurs lettre de noblesse. Alexandre Da Costa a fait vibré son violon tandis que Barnev Valsaint et Élise Duguay, véritables choristes de Céline, ont apporté une authenticité unique au spectacle.

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Moment de grâce : Véronique Claveau, qui incarnera à nouveau en 2026 Céline dans la comédie musicale Titanique est apparue sur scène sccompagnée de sa magnifique petite fille Agathe.Tout au long de la prestation de Véronique qui a livré une interprétation bouleversante de My Heart Will Go On, Agathe regardait sa mère avec des yeux remplis d'admiration.

Les drag queens, hautes en couleur, ont ajouté leur touche excentrique à l’ensemble. Barbada a déclenché les fous rires avec Céline et la pas fine, un conte revisitant la rivalité avec Mariah Carey dans un duel fictif hautement divertissant tandis que les danseurs, impeccables, donnaient à la mise en scène signée Joël Legendre l’ampleur d’un spectacle de grande envergure.

Les académiciens de la cohorte 2025, Marc Antoine Delage, Katrine Sansregret, Laurence Libersan, Albert Asselin et la grande gagnante Mia Tinayre ont brillé sur scène avec des performances remarquables, confirmant qu’ils font véritablement partie de la relève musicale.
Les clins d’œil se sont multipliés dont un segment spécial La Fureur, animé par Élyse Marquis, a fait chanter toute la foule.

Parmi les moments marquants, l’apparition émouvante de Claudette Dion, interprétant L’Hymne à l’amour avec une sincérité bouleversante, a figé le temps et provoqué une pluie d’applaudissements et une vibrante ovation.

De la lumière des projecteurs aux éclairages dorés et scintillants, chaque détail visuel a contribué à magnifier les artistes et à célébrer l’icône québécoise. La soirée s’est conclue dans un moment magique avec une mer de cellulaires illuminés, comme un dernier salut collectif à Céline, absente physiquement, mais plus que jamais présente dans les cœurs.
L'assistance au grand complet a chanté et dansé sur les plus grands succès de Céline, prouvant l’amour inconditionnel qu’on a pour notre Céline et son répertoire musical.
Lyne LaRoche
XXXplosion d'humour - 07 août 2025

XXXplosion d’humour avec Rachelle Elie
Hier soir au ComediHa! Club, c’est Rachelle Elie qui a pris possession de la scène avec son spectacle XXXplosion d’humour. Artiste audacieuse et sans filtre, elle livre un humour cru mais toujours intelligent, jonglant avec les tabous et les vérités qui piquent pour mieux faire rire.
L'humoriste maîtrise l’art de créer une proximité immédiate avec le public. Son énergie débordante, ses anecdotes délicieuses et ses observations sur la vie, l’amour et la sexualité en font une soirée où l’on rit, parfois jaune, souvent à gorge déployée.
En plus de Rachelle Elie, cinq jeunes humoristes de la relève, Alex Hamel, Laurianne Lalonde, Jean-François Bouchard Otis, Marie-Christine Chartier et Radi sont montés sur scène. Chacun a livré une belle performance en ajoutant sa touche personnelle à la soirée. Rappelons que c’était un show d’humour XXX, donc définitivement pas pour les oreilles chastes et pures mais parfait pour les amateurs de rires crus et décomplexés.
Disons-le franchement ce show-là n'est pas pour tout le monde mais les humoristes assument pleinement leurs blagues salaces et irrévérencieuses.
XXXplosion d’humour, c’est un spectacle qui s’adresse aux esprits ouverts, prêts à se laisser surprendre et à repousser les limites du politiquement correct tout en passant un moment franchement hilarant.

Attendez-vous à une véritable déflagration comique, où Rachelle Elie démontre une fois de plus qu’elle n’a peur de rien, surtout pas de faire rire fort.
Prochaine représentation
Xxxplosion d'humour
dimanche, 10 août 2025
22:30
ComediHa! Club, Québec
https://comedihaclub.com/programmation/
Lyne LaRoche
Amour Apocalypse - 05 août 2025

Amour Apocalypse...Une fresque humaine entre lumière, chaos, amour et éclats de rire
Présenté en avant-première au Clap de Québec, Amour Apocalypse est un drame poignant qui nous entraîne dans les méandres d’un amour en ruine, d’un homme en chute libre qui tombe en amour avec une voix et d’un monde intérieur en conflit. Patrick Hivon livre ici une performance bouleversante dans le rôle d’Adam, un homme complexe et intense, constamment en lutte contre lui-même et les autres.
Le film repose sur des émotions brutes, et Hivon réussit à les transmettre avec une justesse remarquable. Chaque regard et chaque silence deviennent porteur de sens.
Certaines scènes marquent notamment celle dans le bain où Tina (interprétée par Piper Perabo) rince les cheveux de son mari, un geste à la fois tendre mais douloureux.
Une autre scène inoubliable survient lorsqu’Adam est pris dans les bras de son père, joué par un Gilles Renaud tout en retenue et en puissance.
Mais Amour Apocalypse, c’est aussi des moments de légèreté inattendus. À plusieurs reprises, des scènes surprenantes ont provoqué des éclats de rire spontanés dans la salle. Entre autres celle de Romy, interprétée par Elizabeth Mageten.
L’humour, parfois subtil, parfois grinçant, agit comme un contrepoids aux tensions émotionnelles du film. On rit, on est surpris… et ça fait du bien.
La sensualité est également au cœur du récit, avec une scène forte entre Adam et Tina, filmée avec beaucoup de pudeur et d’intensité. Le désir y devient un langage, un refuge, mais aussi un champ de tension.
Chacunes des relations d'Adam deviennent un nouveau nœud d’émotions contradictoires. Elles sont à la fois électriques et fragiles.
La trame sonore, choisie avec soin, soutient parfaitement le ton du film. Chaque morceau semble faire écho à l’état émotionnel des personnages, accentuant l’atmosphère souvent lourde, mais toujours humaine.
Mais ce qui rend le film d’Anne Émond encore plus percutant, c’est la toile de fond sur laquelle il s’inscrit, la crise climatique. C’est un sujet qu’on préfère souvent éviter. Un malaise collectif qu’on balaie du revers de la main. Et pourtant, il devient ici un décor omniprésent, pesant, mais discret.
Le film pose une question troublante, comment continuer à aimer, à espérer, à désirer… quand tout autour de nous semble sur le point de s’effondrer?
Bref, Amour Apocalypse n’est pas un film qui se regarde distraitement, il se vit, il s’imprègne, il nous heurte par moments, nous surprend souvent, et nous laisse surtout avec des questions sur l’amour, la perte, la loyauté… et sur les traces que laissent ceux qu’on aime, même quand tout s’écroule.
C’est une proposition audacieuse, originale, qui divisera sans doute le public… mais qui a le mérite de faire réfléchir, sourire et parfois même… sursauter.
J'ai beaucoup aimé car au cœur même de l’Apocalypse, une chose demeure, l’amour finit toujours par gagner.

En salle dès le 8 août
Lyne LaRoche
À bicyclette - 03 août 2025

À bicyclette...Un voyage bouleversant entre deuil et lumière
Inspiré d’une histoire vraie, À bicyclette de Mathias Mlekuz n’est pas qu’un simple road trip. C’est une traversée de l’âme, une quête d’apaisement et d’amour au-delà du chagrin.
Synopsis
Lorsque Mathias, endeuillé par le suicide de son fils Youri à l’âge de 28 ans, décide de refaire à vélo le périple que celui-ci avait entrepris quelques années auparavant, c’est tout un monde de souvenirs, de rencontres et de silences qui se met en mouvement.
Accompagné de son meilleur ami Philippe, il pédale de l’Atlantique à la mer Noire, à la recherche d’un sens, d’un souffle, d’un lien encore possible avec son fils disparu.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la pudeur et l’authenticité du film. Mlekuz tisse une œuvre empreinte de délicatesse, portée par une amitié sincère et par la beauté des paysages traversés.
Chaque étape est une occasion de rencontre avec les autres, mais surtout avec soi-même. L’humour n’est jamais loin non plus, apportant un contrepoint lumineux à la douleur.
À plusieurs reprises, des clins d’œil bien sentis et des répliques décalées souvent livrées par l’inimitable Philippe Rebbot font éclater de rire l’assistance. Ces moments d’humour, parfaitement dosés, viennent alléger l’atmosphère et rendent le film encore plus humain.
Les images, simples et vraies, capturent le quotidien du voyage, les moments d’épuisement, les fous rires inattendus, les silences qui disent tout.
Le récit est ponctué de flashbacks et de confidences, qui permettent de mieux comprendre l’histoire de Youri et son amour pour Marzy, cette jeune Iranienne à qui il a écrit « Je t’aime » dans son dernier message.
Plus qu’un hommage à son fils, À bicyclette devient un message universel sur le deuil, la résilience et la force de l’amour parental. C’est un film qui touche profondément, qui fait réfléchir et qui donne surtout envie de dire aux êtres chers qu’on les aime, maintenant.
En salle le 15 août
Lyne LaRoche
Katy Perry - 01 août 2025

Katy Perry : Sensationnelle à tout point de vue!
C'est hier soir, que la très populaire chanteuse Katy Perry, était de passage au Centre Vidéotron de Québec, pour nous présenter le spectacle sa tournée « Lifetimes ».
Il n'y a pas à dire, les gens de Québec étaient plus que prêts pour cette soirée qui s'annonçait inoubliable. Des gens de tous âges, mais la plupart de trente et moins, avaient mis le paquet en revêtant paillettes, motif léopard et fleurs, même certaines avaient des costumes avec des cupcakes dessus, afin de s'approprier le look de leur chanteuse préférée.
Avec un visuel de jeu vidéo, tout commence par une animation sur écran, avant que Katy Perry apparaisse s'élevant dans les airs dans une cage lumineuse au centre de la scène. Elle nous chante alors Chained to the rhythm, Teary Eyes et Dark Horse.
Le deuxième segment, elle nous enchaîne plusieurs hits, dont California Gurls, Teenage Dream, Hot n Cold, Last Friday Nignt (T.G.I.F) et I Kissed a Girl. La foule chante très fort, la chanteuse se promène partout sur sa scène en forme de huit (qui représente qu'elle en est à sa huitième année de tournée mondiale), ce qui fait que tout le monde voit bien la chanteuse, que nous soyons à l'avant, à l'arrière et même là-haut!



L'ambiance est survolté, tout le monde participe à la fête. Les danseurs, les musiciens, on en a plein les yeux! Plusieurs changements de costumes, acrobaties, chaque tableau est absolument magnifique et captivant!
Katy Perry a même sélectionné des fans au hasard dans l'assistance pour la rejoindre sur scène, le temps d'une chanson, bien sur accompagné d'un selfie avec elle.
Au bouquet final, la chanteuse nous a fait la chanson Roar en survolant le public sur un papillon géant, pour ensuite terminer avec Fireworks sous une pluie de confettis.
Fidèle à elle-même, Katy Perry nous a montré qu'elle ne fait pas les choses à moitié. Elle est spectaculaire, électrisante, charmante, nous en donne toujours plus!
Cheat Codes : Parfaits pour chauffer le plancher de danse!
Cheat Codes a très bien tiré leur épingle du jeu avec différents rythmes électros, dont leur single Sex, qui repend le hit des années 90, Let's talk about sex de Salt-N-Pepa. Le parterre avait des allures de club, rien de mieux comme entrée en matière!
Caroline Gagnon
Flashback to the 80 Rock - 01 août 2025
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Flashback to the 80 Rock...Quelle soirée explosive!
Signée Productions Bohème
Le spectacle Flashback to the 80 Rock a littéralement enflammé la scène et fait vibrer le public au rythme des plus grands succès des années 80.
Bon Jovi, Billy Idol, Van Halen, Journey, Queen, Duran Duran, Pat Benatar, Tina Turner, David Bowie… et plus encore! Chaque chanson était un véritable hit, ravivant les souvenirs d’une époque marquée par les solos de guitares flamboyantes et les refrains inoubliables.
Sur scène, la formation était composée de cinq musiciens survoltés, deux danseuses sexy et dynamiques, et de deux voix puissantes qui ont marqué la soirée.
Le chanteur Jawny Sparklez a livré une performance solide et électrisante, ponctuée d’un hommage touchant à Ozzy Osbourne, décédé plus tôt cette semaine. Avec respect et intensité, il a interprété l’un des grands succès du Prince des ténèbres, créant un moment d’émotion partagée dans la salle.
La chanteuse régulière du groupe, Maggie Lacasse, était absente au début du spectacle en raison de problèmes de santé, mais elle est tout de même montée sur scène en cours de soirée pour interpréter quelques chansons et quelle voix! Puissante, riche et pleine d’émotion.
En son absence, c’est Chloé Mc Neil qui assurait le remplacement, et elle a littéralement volé la vedette. Sa voix puissante, son aisance sur scène et son charisme ont conquis la foule dès les premières notes.
Le point fort? Le duo Chloé/Maggie. Ensemble, elles ont livré des harmonies incroyables. Leur complicité vocale et leur énergie partagée donnent au spectacle une richesse musicale qu’on ne voit pas souvent. Honnêtement, on espère que le groupe les gardera toutes les deux car elles forment un duo à couper le souffle.
Avec une mise en scène dynamique, des looks rétro, une ambiance festive et un public conquis, Flashback to the 80 Rock n’est pas qu’un simple hommage
C'est une célébration totale de cette décennie mythique.
Bonne nouvelle , la formation sera de retour au Capitole demain soir (samedi 2 août)!
Si vous avez envie de revivre l’ambiance survoltée des années 80, foncez!
Vous ne le regretterez pas.
Billets disponibles ici
https://lecapitole.com/spectacles/flashback-to-the-80-rock
Et vous, quelle chanson des années 80 vous donne encore envie de danser quand personne vous regarde?
Lyne LaRoche
Papa Roach - 22 juillet 2025
Papa Roach : Une infestation de fougue absolue!
C'est hier soir, que nous avons eu la visite du groupe californien Papa Roach, à l'Agora de Québec, dans le cadre de leur tournée « Rise of the Roach ».
En effet, le Québec a été choyé car le groupe a présenté son spectacle dans cinq villes, soient Alma, Saint-Georges, Sherbrooke, Nicolet et Québec. Il y a vraiment une histoire d'amour entre Papa Roach et le public Québécois.
Le chanteur Jacoby Shaddix, nous a même dit à quel point il aimait la ville de Québec, pour la nourriture, le décor, même son fils lui a dit : « Est-ce que nous pourrions venir vivre ici? ».
C'est d'ailleurs à l'Agora qu'ils sont venus la première fois à Québec, au début de leur carrière, il y a vingt-cinq ans avec leur album Infest.
C'est avec l'intensité qu'on leur connaît, que Papa Roach, nous ont offert une heure trente de spectacle absolument délirant.


Le visuel était beau, le son excellent et il faut dire que le groupe ne déçoit jamais avec leur prestation qui est pas mal toujours impeccable.
Nous avons eu droit à leurs plus grands succès, tels que « Dead Cell », « Forever », « Scars » pour ne nommer que celles là.
En ce jour marquant, par le décès du légendaire Ozzy Osbourne, Shaddix lui a rendu hommage en chantant à capella un segment de la chanson « Changes », un moment très émouvant où tous chantaient avec lui, pour saluer ce grand disparu qui a tant influencé le monde musical.
Il nous raconte que lui aussi eu un changement dans sa vie, il y a 13 ans, quand il est devenu sobre.
Le groupe étant très impliqué dans la cause de la santé mentale, en a d'ailleurs parlé un bref instant en disant qu'il existes divers organismes qui peuvent venir en aide aux personnes en détresse.
C'est la très populaire « Last Resort » qui a clôturé cette magnifique soirée. Oui, l'Agora nous offre toujours des soirées magiques et Papa Roach ne faisait pas exception ce soir.
« Papa Roach nous donne à chaque fois la piqûre de sa musique énergique, qui nous donne envie de se défouler, à chanter et ça nous fait un bien fou! »
Deux premières parties à la hauteur de nos attentes!
C'est le groupe montréalais Thick Glasses qui a ouvert le bal, avec du bon matériel, ils ont également joué avec Papa Roach à Alma.. Par la suite, c'est le groupe de Québec Feels like Home qui a prit d'assaut le public de l'Agora et attention aux oreilles sensibles, car ça rentre au poste! Deux groupes à découvrir!
Cet été, c’est le spot à ne pas manquer à Québec! Située au bord du fleuve dans le Vieux-Québec, l’Agora vous propose une programmation diversifiée : musique, sport, culture et une ambiance incomparable à ciel ouvert. Consultez la programmation complète ici : https://portquebec.ca/fr/lieux/agora
Caroline Gagnon
https://thickglassespunk.bandcamp.com
https://feelslikehomeband.bandcamp.com
Appelez-moi Stéphane - 19 juillet 2025

Appelez-moi Stéphane à la Salle Albert-Rousseau
Présentée jusqu’au 27 juillet 2025
C’est dans une salle comble et enthousiaste que j’ai assisté à la pièce Appelez-moi Stéphane, une comédie aussi absurde que savoureuse, signée par les légendaires Claude Meunier et Louis Saia.
Le synopsis : Cinq inconnus tous sans aucun lien apparent se présentent à une audition de théâtre. Ils sont accueillis par une mystérieuse femme qui les prend pour un groupe déjà formé... nommé « Stéphane ». Confusion, malentendus, faux souvenirs et révélations surréalistes s’enchaînent dans une série de tableaux hilarants où chacun perd peu à peu ses repères.
Dès les premières minutes, le public est plongé dans un univers déjanté où les répliques cinglantes et les situations farfelues s’enchaînent à un rythme effréné. La mise en scène vive et efficace d’André Robitaille donne toute la place au talent des six comédiens sur scène.
Le duo Patrice Bélanger et Dominic Paquet est tout simplement explosif. Paquet, en particulier, brille dans un moment d’opéra totalement inattendu qu’il maîtrise avec une justesse vocale et un aplomb désarmants. Une scène à la fois comique et impressionnante qui fait lever la salle! Quant à Bélanger, il est hilarant, notamment dans les scènes où il se retrouve assis sur un énorme ballon d’exercice… pour mieux en chuter de façon toujours plus absurde et inattendue. Son sens du timing comique fait mouche à chaque fois! Diane Lavallée et Bernard Fortin livrent des performances à la fois absurdes et touchantes, incarnant des personnages hauts en couleur avec brio. Sandrine Bisson et Tammy Verge, quant à elles, ajoutent leur propre folie à cette distribution déjà survoltée.





Il est clair que toute l’équipe s’amuse autant que le public, et cette complicité se ressent dans chaque scène. Les dialogues absurdes, parfois complètement déconnectés, fonctionnent à merveille grâce à une direction d’acteurs solide et une chimie contagieuse.
Appelez-moi Stéphane, c’est une heure trente de rires, de clins d’œil et de plaisir théâtral pur.
À voir absolument si vous aimez l’humour absurde, les comédiens allumés… et les surprises musicales inattendues!
Pour informations
http://www.sallealbertrousseau.com
Lyne LaRoche
Nicolas Gignac - 17 juillet 2025

Spectacle INFLUENZA de Nicolas Gignac
Soirées Magiques du Nordet
Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister au tout nouveau spectacle INFLUENZA, présenté dans le cadre des Soirées Magiques du Nordet, et je peux vous dire que j’en suis ressortie complètement charmée et surtout, influencée !
Aux commandes de cette soirée inoubliable Nicolas Gignac, magicien, humoriste de Québec passionné de spaghetti italien, de cartes, de musique et… des Nordiques de Québec !
Sur scène, il est dans son élément, jouant habilement avec notre perception, notre logique et même nos décisions. Son spectacle, basé sur les multiples formes d'influences, verbales, corporelles, sonores et visuelles est une démonstration éclatante de finesse et de mystère.
L’artiste manie l’art de la micromagie avec finesse et humour, tout en intégrant une approche plus directe et participative. Résultat ? Une soirée où l’interaction est reine, et où les spectateurs deviennent complices du mystère.
Il réussit à créer un lien sincère avec son public. Il ne fait pas que des tours de magie, il nous implique, nous surprend, nous fait rire et nous fait douter. Quand il sort ses cartes sa passion depuis toujours, on sent toute l'expérience et le plaisir qu'il a de nous divertir.
Ajoutez à cela une ambiance chaleureuse, une consommation offerte avec le billet, de la musique, et une salle pleine de rires… C’est une formule gagnante.
Un spectacle intelligent, drôle et captivant, qui prouve que la magie peut encore nous surprendre… surtout quand elle joue avec notre esprit !
PS : Qui sait… quelques surprises vous attendent peut-être aussi, inspirées de sa passion pour les animaux !
Il vous reste encore plusieurs dates pour vivre cette expérience unique.
Jeudi 24 juillet, Mercredi 27 août, Jeudi 7 14 21 et 28 août.
Prix: 25$ Adulte. Enfants 15 ans et moins 20$
Ne manquez pas votre chance d’être étonné, émerveillé et surtout, bien diverti.
Pour plus d'informations
Tel:418 661 2508
info@nicolasgignac.com
Lyne LaRoche
Daniel Bélanger - 16 juillet 2025
Le Cirque du soleil Série Hommage
Daniel Bélanger Les incouchables
Lancée en 2015, dans un spectacle qui a marqué l’ouverture de l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, la Série hommage du Cirque du Soleil s’inscrit comme un incontournable de l’été pour moi et des milliers d’autres Québécois de toutes générations. Depuis celui à Beau Dommage, Le Cirque du Soleil, grâce à sa créativité, a donné une dimension spectaculaire à l’œuvre de nombreux artistes du Québec, attirant plus d’un demi-million de spectateurs pour ses huit éditions précédentes.
Cette année Le Cirque du Soleil nous plonge dans l’univers de celui qui est devenu, il y a quelques jours, membre de l’Ordre des arts et des lettres du Québec. Le Cirque du Soleil nous fera voyager dans le monde déjà éclaté de Daniel Bélanger en nous proposant Les incouchables.
Le soir de première nous offre traditionnellement l’occasion de voir défiler le gratin du monde artistique, politique et sportif. Cette année ne fait pas exception. L’arrivée sur le très beau site sur les rives du St-Laurent nous aura donné l’occasion de voir une belle brochette de personnalités au visage rendu luisant par la chaleur et l’humidité du début de soirée. On a aperçu le maire de Trois-Rivières Jean Lamarche, le ministre du travail Jean Boulet, Dany Dubé, les artistes Laurent Paquin, Guylaine Tremblay, MC Gilles, Geneviève Borne, Grégory Charles, la souriante Christine Beaulieu, son conjoint Roy Dupuis et bien d’autres.
Les premiers jets de lumière de la scène ont éclairé l’homme qui ne dort pas. Dans un Spoutnik, il tente de trouver le sommeil qui le fera Rêver mieux. On sera rapidement transporté au cœur de ses rêves à travers l’univers imaginatif de Daniel Bélanger et du Cirque du Soleil.






.Sous les notes d’Opium, un personnage, accroché par les cheveux, survole la scène comme sur un nuage qui défile dans la tête du rêveur. Intouchable et immortel nous présentera un numéro de cerceaux poétiques et esthétiques. Après de très bons numéros de main à main en hauteur et de barre russe, un époustouflant numéro de jonglerie à quatre, où des dizaines de balles défilent et rebondissent comme des météorites, entrainera une vive réaction du public venu rêver … et transpirer sur les rives du St-Laurent.
Pour cette neuvième édition de la Série hommage, la Directrice de création Julie Castonguay et la metteuse en scène Marie-Ève Milot ont limité les éléments de danse aux enchainements pour laisser toute la place à l’art cirquassien. Un choix payant. Bien que la première partie du spectacle soit plus dynamique, les numéros sont, pour la grande majorité, spectaculaires et très réussis.
La Série hommage 2025, transporte bien l’œuvre de Bélanger. Dans des arrangements souvent proches de la version originale, Jean-Phi Concalves, directeur musical et habitué de ce genre de spectacle, nous propose parfois des arrangements nouveaux et efficaces, notamment avec Sèche tes pleurs. Dans une mise en scène très bien ficelée, les numéros s’enchainent sans pause grâce à la présence de gymnastes et danseurs qui nous gardent habilement dans nos rêves.
Le jumelage des musiques et des numéros nous plonge parfaitement dans la tête du rêveur ou de son créateur. Dis tout sans rien dire nous offrira un numéro où la musique s’arrête au cœur de la dernière phrase de la chanson « En silence » laissant entendre le craquement de la tour de l’équilibriste qui se balance au-dessus de la scène, avant de terminer avec « sans rien dire ». Spectaculaire et intelligent.
Un peu moins dynamique, la seconde partie du spectacle nous aura donné l’occasion d’entendre de trop courts extraits de l’immense œuvre de Daniel Bélanger grâce à une bande de jeunes qui écoutent la radio de leur camionnette qui se défait en morceaux.
Avec Les Incouchables, le Cirque du Soleil appuie brillamment le répertoire de ce grand auteur-compositeur-interprète québécois. C’est le cirque au service de la musique. C’est comme faire un rêve en 3D, c’est un peu rêver mieux. Pour moi qui ai eu le bonheur d’assister à plusieurs représentations de la série hommage, il s’agit, sans aucun doute, d’une des meilleures productions du spectacle du Cirque du soleil qui se tient chaque été à Trois-Rivières.
Les incouchables, hommage à Daniel Bélanger par le Cirque du Soleil est présenté à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières jusqu’au 16 août. Profitez-en pour visiter cette belle ville de la Mauricie à une heure de Québec et arrivez tôt sur le site pour profiter de la Terrasse ou de l’Esplanade autour de la salle de spectacle. Procurez-vous vos billets en vous rendant au https://www.amphitheatrecogeco.com
Claude Gignac
Voleurs d'occasion - 12 juillet 2025

« Voleurs d’occasion » : Une comédie bien huilée à La Roche à Veillon
Ici, on rit, on décroche, on profite.
Saint-Jean-Port-Joly accueille cet été une pièce à l’humour éclaté et aux personnages plus grands que nature.
Voleurs d’occasion présentée au Théâtre d'été de La Roche à Veillon est un bijou de comédie québécoise où mensonges, plans douteux et amitiés bancales se mêlent dans un tourbillon de quiproquos hilarants.
Une histoire de petits voleurs... avec de grandes ambitions
Dans cette pièce de Claude Montminy, Denis, un garagiste endetté, tente une fraude à l’assurance avec l’aide de ses deux acolytes farfelus, Jambon et Patpou. Le plan ? Voler sa propre voiture. Ce qui semble simple au départ tourne vite au chaos.
« Y’a rien de plus compliqué que de faire quelque chose de simple avec deux caves pareils. » Denis
Le texte est rythmé, truffé de répliques qui frappent juste, et laisse toute la place aux comédiens pour briller.


Une distribution complice et électrisante
Samuel Bouchard dans le rôle de Jambon, fait mouche à chaque apparition. Son personnage maladroit, au cœur tendre et au cerveau en veille, fait éclater de rire la salle. Jocelyn Paré en Patpou séducteur raté, livre un jeu corporel irrésistible. Quant à Nathalie Séguin elle campe avec aplomb une femme au double visage, à la fois douce et redoutable.
« Jambon, t’es pas juste pas vite… t’es en grève d’intelligence. » Patpou
La mise en scène de Sébastien Dorval mise sur l’énergie du trio, avec un enchaînement de scènes rapide et des décors vivants (garage, bar, appartement) qui soutiennent parfaitement l’action.
Le charme de l’expérience souper-théâtre
Avant la pièce, le public est accueilli dans un décor champêtre typiquement québécois. Au menu : cuisine maison, boudin, cipâte, ragoût… Et que dire de la tarte au sucre et du pouding chômeur...Un retour aux sources, réconfortant et convivial.
« C’est pas juste un souper, c’est comme dîner chez ta matante… mais avec un show en prime. »
La combinaison du repas et du théâtre dans cette grange rustique ajoute un cachet unique à l’événement.
En résumé
Des comédiens investis et hilarants
Un texte vif et bien écrit
Une mise en scène fluide et rythmée
Un repas chaleureux et typique
Voleurs d’occasion est un excellent cru du théâtre d’été québécois : drôle, bien joué et follement divertissant. À La Roche à Veillon, le rire est assurément au rendez-vous…
À ne pas manquer si vous passez par Saint-Jean-Port-Joli cet été :
Un vol organisé... pourrait bien voler votre cœur.
Du 19 juin au 31 août
Pour réserver
https://rocheaveillon.com/pages/theatre
Lyne LaRoche
Zénith - 05 juillet 2025

Zénith – Une soirée grandiose où le talent éclate de partout!
Hier soir, la salle Albert-Rousseau vibrait au rythme de Zénith, ce spectacle rassembleur où les générations d’artistes se rencontrent dans une ambiance électrisante. Le public a eu droit à une avalanche de talent, de puissance vocale et d’émotion… et quelle soirée ce fut!
Éléonore Lagacé en feu sur Bohemian Rhapsody
Dès son entrée sur scène, Éléonore Lagacé a envoûté le public avec une version puissante de Bohemian Rhapsody. Guitare à la main, elle a démontré toute l’étendue de son talent et de son charisme. Un moment fort du spectacle!
Manuel Tadros, le charme vintage
Manuel Tadros a quant à lui charmé l’audience avec une interprétation élégante et pleine d’attitude de Just the Gigolo. Sa présence scénique dégageait un beau mélange de tendresse et de malice, digne des grandes scènes jazz.
Christian Marc Gendron : une bête de scène
Et que dire de Christian Marc Gendron? Véritable bête de scène, il déborde d’énergie, de maîtrise musicale et de générosité. Dès qu’il touche au piano ou prend le micro, on sent la salle vibrer. Un artiste complet, qui sait tout faire!
Redgee & Lyxé : des voix puissantes et touchantes
Les performances vocales de Redgee et Lyxé ont aussi été des moments marquants de la soirée. Leur présence, leur puissance et leur sincérité ont su captiver la salle. Ces deux artistes gagnent à être découverts et suivis de près!
Des danseurs et choristes au cœur du spectacle
Il serait impossible de parler de Zénith sans souligner la contribution exceptionnelle des danseurs et choristes. Les choristes, discrets mais essentiels, apportent une profondeur vocale constante et une belle harmonie à l’ensemble. Quant aux danseurs, ils ajoutent une dose de dynamisme, de couleur et de mouvement à chaque numéro. Leur énergie et leur précision donnent un rythme visuel soutenu qui complète magnifiquement les performances vocales.
Une animation fluide et complice
Entre les performances, Véronique Cloutier anime avec brio. Sa chaleur, son humour naturel et son sens du rythme permettent au spectacle de couler tout en maintenant l’énergie de la salle.
D’autres moments mémorables
Les numéros de Alex Nevsky, Brian Audet, Frédérike Bédard et Virginie Cummins ont tous été à la hauteur. Mention spéciale à la voix touchante de Virginie, qui a su émouvoir et impressionner à la fois. Chaque artiste apporte sa propre couleur au spectacle, créant une palette musicale riche et dynamique.
Verdict
Un spectacle haut en énergie, bien ficelé, où chaque artiste brille à sa façon. La mise en scène, les choix de chansons, les arrangements musicaux tout est pensé pour ravir le public, peu importe sa génération.
Zénith, c’est bien plus qu’un spectacle : c’est une célébration de la musique, du talent québécois, et de ce lien si précieux entre les artistes et le public.
Bravo à toute l’équipe sur scène et en coulisses pour cette soirée inoubliable!
À voir si l’occasion se présente, il ne reste que trois représentations … c’est un rendez-vous à ne pas manquer.
Lyne LaRoche
Menteuse - 04 juillet 2025
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Menteuse, une soirée de rires et de réflexions(un peu)!
Hier soir, j’ai eu la chance d’assister à la première médiatique du film Menteuse au Cinéma Odéon de Beauport. Dès les premières minutes, j’ai senti que cette comédie québécoise allait m’offrir une soirée bien différente… et franchement divertissante!
Un film où mentir devient un sport extrême et j’ai adoré ça
Une comédie qui joue avec la vérité (et les réalités parallèles)
Menteuse, c’est un peu le pendant féminin du film Menteur, aussi réalisé par Émile Gaudreault. Mais ici, on suit Virginie, incarnée par une Anne-Élisabeth Bossé hilarante et touchante, une prof de théâtre qui ment un peu… beaucoup… et surtout pour éviter de déplaire aux autres.
Jusqu’au jour où tous ses mensonges prennent vie littéralement. Et là, le vrai chaos commence.
L’idée des multivers créés par ses mensonges est vraiment bien exploitée. Ça donne lieu à plein de situations farfelues, mais aussi à quelques moments plus tendres. J’ai ri plusieurs fois, parfois à voix haute (désolé à mes voisins de siège), surtout quand les scènes basculaient dans l’absurde pur.
Des performances qui font plaisir à voir
Impossible de ne pas parler d’Anne-Élisabeth Bossé, elle tient le film à bout de bras avec son énergie contagieuse et son sens du timing comique.
Mais quelle joie de retrouver Antoine Bertrand, qui est tout simplement incroyablement drôle! Il incarne avec brio un ex un peu bourru mais profondément attachant. Ses répliques font mouche à chaque fois, et sa présence ajoute une belle dynamique à l’ensemble.
Tous les acteurs sont excellents. Rémy Girard et Pierrette Robitaille apportent beaucoup de couleurs et de chaleur à l’histoire, et la chimie entre les personnages est palpable.
Et comment ne pas souligner les prestations savoureuses de Catherine Chabot, Luc Senay et Véronique Le Flaguais? Ces trois-là viennent ajouter un petit hic de plus au film ce petit grain de folie ou cette réplique bien placée qui fait éclater de rire au bon moment. Ils enrichissent l’univers de Virginie avec des personnages secondaires bien campés et drôlement efficaces.
Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que le film ne se prend jamais trop au sérieux. On sent que c’est une comédie assumée, légère, faite pour passer un bon moment. Et c’est réussi! J’ai aussi aimé que ça nous amène à réfléchir (même juste un peu) sur les petites vérités qu’on déforme pour éviter les conflits.
Mon verdict
Menteuse est une comédie drôle, rafraîchissante et parfaitement dosée pour l’été. Si vous aimez les films qui font du bien, avec des personnages attachants et un petit brin de folie, je vous le recommande sans hésitation.
Personnellement, j’ai quitté la salle avec le sourire aux lèvres et un petit questionnement en tête :
Est-ce qu’on ment vraiment pour protéger les autres… ou pour se protéger soi-même?
À voir en salle dès le 9 juillet pour une belle soirée cinéma sans prétention.
Lyne LaRoche
Moutarde forte - 29 juin 2025
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Moutarde forte au Théâtre Beaumont-St-Michel
Une comédie savoureuse servie sur un plateau
Hier soir, j’ai eu le plaisir d’assister à la première de Moutarde forte, la pièce estivale présentée au Théâtre Beaumont-Saint-Michel. Entre rires, rebondissements… et un repas franchement délicieux, cette soirée fut un vrai régal du début à la fin.
Une histoire croustillante pleine de piquant
Moutarde forte nous plonge dans un scénario de couple plutôt explosif. Un homme prêt à tout pour récupérer sa femme décide de sortir une vieille affaire du placard — mais attention, certains secrets peuvent laisser un goût amer ! L’humour est au rendez-vous, le rythme est bien soutenu, et on embarque vite dans l’histoire grâce à des dialogues efficaces et une mise en scène bien huilée.
Le duo formé par Nathalie Mallette et Patrice Coquereau fonctionne à merveille. Leurs échanges sont vifs, justes, et souvent très drôles. Mention spéciale aussi à Jean-Denis Beaudoin, Jeanne Bellefeuille et Véronique Savoie, qui complètent brillamment la distribution.
Avant le lever du rideau, place au souper.
Franchement… quelle belle surprise ! Le repas servi au théâtre est non seulement généreux, mais aussi vraiment savoureux. Servi sous forme de buffet dont le traîteur est le Cosmos, tout était bien présenté, chaud, goûteux, et le service courtois sans être guindé. Le genre de souper qui met tout le monde dans une belle humeur avant de passer à la pièce.
C’est ce genre de formule souper-théâtre qu’on adore , on prend le temps, on savoure, puis on rit ensemble. Une expérience complète qui commence bien avant les premières répliques.
Une ambiance estivale qu’on aime retrouver
Le Théâtre Beaumont-Saint-Michel est un vrai bijou en bordure du fleuve, et cette saison marque son 50ᵉ anniversaire. Il y a quelque chose de magique dans ce lieu : une atmosphère familiale, un décor chaleureux, et une équipe visiblement passionnée. Ça se ressent autant dans la salle que sur scène.
En résumé
Une comédie drôle, légère et bien jouée
Un repas délicieux, qui ajoute beaucoup à l’expérience
Un théâtre unique dans un cadre enchanteur
Si vous cherchez une idée de sortie cet été, je vous recommande vivement Moutarde forte. Que vous soyez fan de théâtre ou juste en quête d’un bon moment, vous ne serez pas déçu.
50 ans de théâtre à Bellechasse : une exposition à ne pas manquer
Pour célébrer un demi-siècle de théâtre d’été, Bellechasse propose une exposition historique en plein air. Du 17 juin au 30 août, découvrez les moments forts et les talents qui ont marqué cette institution culturelle. Ouvert du mardi au samedi dès midi, cet événement gratuit est une plongée passionnante dans notre patrimoine artistique.
Théâtre Beaumont-Saint-Michel
En représentation jusqu’au 16 août
Billets et détails :http://www.theatrebeaumontstmichel.com
.Lyne LaRoche
We Will Rock You - 26 juin 2025

La version québécoise de We Will Rock You... C'est du solide
Ce soir-là, Queen m’a rappelé qui j’étais
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir “We Will Rock You” au Capitole. Je suis ressortie les yeux brillants, le cœur léger, et un vieux feu rallumé quelque part en moi.
Un genre de soir où tu oublies tout le reste
Hier soir, j’ai assisté à la première de la comédie musicale “We Will Rock You” au Théâtre Capitole de Québec. J’y suis allée un peu sur un coup de tête, une envie de sortir de la routine. Je n’avais aucune attente particulière, si ce n’est peut-être celle d’entendre les grands succès de Queen dans une mise en scène spéciale. Et puis... la soirée m’a complètement renversée.
Pas juste pour la musique mais pour ce que ça m’a fait vivre à l’intérieur
Une histoire futuriste... qui parle de nous, aujourd'hui!
L’intrigue est simple : dans un futur trop lisse, trop contrôlé, la musique a disparu. Des rebelles un peu paumés rêvent de retrouver la liberté à travers le rock. C’est un conte un peu fou, très assumé, mais aussi plein de vérités. Parce qu’au fond, qui n’a jamais eu envie de se “réveiller” dans un monde trop rigide ?
On ne va pas voir We Will Rock You pour la profondeur du scénario. On y va pour l’énergie, le clin d’œil, l’émotion. Et elle était là, du début à la fin.
ALBUM PHOTOS
https://photos.app.goo.gl/nphHHy4TR2E3411S7
Des voix vraies, pleines de feu
Je veux parler de Pierre-Olivier Grondin (Galileo). Je ne le connaissais pas, et il m’a littéralement coupé le souffle. Sa voix est pleine d’aspérités, d’intensité, comme s’il portait toute une époque dans ses cordes vocales.
Frédérique Cyr-Deschênes, en Scaramouche, est drôle, touchante, toujours juste. Annie Villeneuve, que je n’avais pas vue sur scène depuis longtemps, est tout simplement incroyable. Elle incarne Killer Queen avec une présence folle : extravagante, théâtrale, mordante. On ne voit qu’elle quand elle est là
Une mise en scène qui frappe (dans le bon sens)
Tout dans la production est pensé pour impressionner sans noyer. Les décors sont gigantesques, les costumes futuristes, les jeux de lumière hypnotisants. C’est juste bien dosé, spectaculaire sans être creux.
Mention spéciale aux chorégraphies : elles sont dynamiques, un peu punk, un peu absurdes… mais elles bougent, elles vivent. On sent l’âme du rock à chaque tableau.
Queen, est comme un fil rouge qui unit tout
Et bien sûr, il y a la musique. Bohemian Rhapsody, We Are the Champions, I Want to Break Free, Don’t Stop Me Now… Des hymnes, des frissons. Même si on les connaît par cœur, on redécouvre leur force quand elles sont chantées avec autant de cœur, de présence, de fragilité parfois.
À un moment, j’ai fermé les yeux et j’ai simplement écouté. Et c’était beau. Vraiment beau
Je suis ressortie du théâtre avec cette drôle de sensation : avoir été remuée, un peu comme après un film qu’on n’attendait pas et qui nous laisse l’estomac noué. Sauf qu’ici, c’était de la lumière que j’avais dans le ventre.
Parfois, on oublie que la musique peut réveiller des choses enfouies. Des souvenirs, des élans, des parties de soi qu’on avait mis sur “pause”. Hier soir, Queen a rallumé quelque chose en moi. Et je suis certaine que je ne suis pas la seule
We Will Rock You” est présenté au Théâtre Capitole de Québec jusqu’au 25 août http://www.theatrecapitole.com
Lyne LaRoche
Daniel Bélanger - 13 juin 2025
Daniel Bélanger
Nous réchauffe à coup d’excellentes chansons

Daniel Bélanger est apparu dans la stratosphère musicale du Québec en 1992, en lançant son premier album Les insomniaques s’amusent sur lequel plusieurs pièces ont pu se distinguer. Mercure en mai, lancé il y a bientôt trois ans, était déjà son douzième enregistrement. Entre tous ces albums, plusieurs extraits ont marqué le paysage musical francophone du Québec.
Ce vendredi, Daniel Bélanger s’est arrêté à l’Agora du Vieux-Port de Québec pour y rencontrer ses fans dans un décor planté entre le fleuve St-Laurent et le Château Frontenac. Une rencontre de trois icônes qui promettait.
C’est Jeanne Côté, une jeune artiste qui baigne dans la musique depuis sa tendre enfance sur les terres du Festival en Chanson de Petite-Vallée, dont le papa en est le grand manitou, qui a ouvert la soirée. Accompagnée d’Arthur Bourdon-Durocher à la batterie, elle nous a interprété six belles chansons de son répertoire dont À quand les vacances et Y peut mouiller. Les spectateurs, venus entendre Daniel Bélanger semblent avoir apprécié le court récital de cette talentueuse auteure-compositrice-interprète émergeante, visiblement heureuse de se produire devant le public de Québe

Alors que le soleil venait à peine de se coucher, Daniel Bélanger s’est avancé sur scène avec son look d’antistar sous une veste sobre et une casquette de baseball qui lui donnait des airs du timide gars d’à côté.
Sans artifice, il débutera la soirée avec Soleil Levant avant d’enchainer avec Chante encore et Sortez-moi de moi. Déjà, on sentait que Bélanger avait ouvert ses étuis de guitares pour faire plaisir à ses fans de la capitale.
Imparfait, Opium, Te quitter, Les temps fous, Les deux printemps, Fous n’importe où, Sèche tes pleures. En voulez-vous des bonnes chansons. Daniel Bélanger les a toutes alignées, au grand plaisir des spectateurs réunis dans ce cadre enchanteur.
Entouré de Guillaume Doiron à la guitare, du bassiste Philippe Brault, du batteur José Major et du claviériste Jérôme Beaulieu, quatre musiciens chevronnés, il livrera ses succès dans des versions parfaites, s’approchant très souvent de la version originale. Ses interventions avec le public sont très drôles même, si de son propre aveu et de façon volontaire, ses histoires n’ont pas de punch et se terminent souvent en queue de poisson.
La guitare électrique de Doiron est venue épicer certaines pièces d’un son plus rock. Ce fut le cas notamment avec Sortez-moi de moi et Cruel. « Une belle soirée pour le mois de novembre » effectivement, l’air du large, comme il l’a décrit, était plutôt frisquet vendredi soir.

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Bélanger s’est même permis une incursion dans son album instrumentale Travelling, en jouant Le triomphe d’une perruche. « Pas facile de siffler le vent dans la face » nous a-t-il confié à la blague, en parlant de ce passage qui donne à la pièce un style western spaghetti.
Qui dit spectacle en plein air, dit public plus « jasant » et moins respectueux de l’artiste et des autres spectateurs. Mais bon… C’est ce même public qui ne s’est pas fait prier pour chanter plusieurs chansons avec Bélanger dont Les deux printemps.
Au rappel Daniel Bélanger nous fera Rêver mieux, choisissant de laisser son Spoutnik sur sa base de lancement.
Une super soirée... fraîche en météo mais les artistes ont su nous réchauffer!!
Daniel Bélanger se fait souvent trop discret mais deux autres spectacles sont à son agenda estival. Il sera ce samedi à l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay de Joliette, avant de se produire au Festival Lumière de Saint-Jérôme le 12 juillet prochain.
Pour en savoir plus sur le passé et les projets de Daniel Bélanger rendez-vous au : https://danielbelanger.com
Claude Gignac
Daniel Lavoie - 04 juin 2025

Daniel Lavoie
Une grandiose sobriété
Après une première série de représentations qui lui a attiré les critiques des plus élogieuses, Daniel Lavoie poursuit sa tournée avec son spectacle Tension attention 40 ans. Il s’est arrêté au Grand Théâtre de Québec ce mercredi.
Il avait amené avec lui, le jeune auteur-compositeur interprète Louis-Julien Durso qui a assuré la première partie du spectacle accompagné de son excellente complice, la pianiste Éléonore Brin Delisle. Dans un élan très théâtral et avec une belle voix, le jeune homme nous a offert quelques-unes de ses pièces.
La tournée Tension attention 40 ans est proposée dans une version avec le band complet. Hier soir, c’est plutôt dans une version intime que Lavoie et ses partenaires se sont présentés dans la Salle Octave-Crémazie.
Accompagné de son pianiste Jean-François Groulx, du contrebassiste Mathieu Désy et des choristes Émilie Pompa et Myëlle, il débutera la soirée avec J’ai quitté mon Ile, tirée de son tout premier album, réalisé par Gilles Valiquette et paru en 1975. Il enchainera avec Jours de plaine. On se rend vite compte, que la petite quantité de musiciens sur scène ne viendra aucunement affecter la qualité du spectacle.

Lui qui se tenait bien droit devant son micro, ira s’assoir derrière son piano pour La danse du Smatte.
Les 40 ans de Tension Attention est un prétexte pour venir à la rencontre de son public, il aura fallu attendre les dernières chansons du spectacle avant d’entendre les deux seules pièces de cet album. Mais n’ayez crainte. La carrière de Lavoie est parsemée d’innombrables succès. Dans des arrangements où les magnifiques voix des choristes prennent les places laissées vacantes par certains instruments, il nous offrira Que cherche-t-elle? Les paravents chinois et une sublime version de la magnifique Je voudrais voir New-York où l’on constate que se voix est encore précise et puissante.
Les arrangements, souvent dans les teintes de jazz, redonnent une touche magique à son répertoire. Le travail de Mathieu Désy est particulièrement remarquable. Ses sensibles envolées envoutent le public qui en redemande.
Il y a 55 ans, Daniel Lavoie est venu perdre son latin au Québec. Dans une pièce qui prend les allures d’un « jam », il nous offrira Où la route mène.
Tension Attention, 40 ans est un spectacle que je qualifierais d’une Grandiose sobriété.
Les arrangements sont à la fois simples et complexes, la mise en scène est sobre sous des éclairages monochromes. Une puissante douceur.
Bien entendu, celui qui a revêtu la soutane de Frollo dans Notre-Dame de Paris plus de 1200 fois, ne pouvait pas passer à côté de ce pan de carrière. Accompagné par ses choristes, ils nous offriront une superbe version de Belle. Pour boucler la boucle, il nous fera quelques lignes de J’ai quitté mon Ile, déjà proposée en début de soirée.
Un magnifique moment. Un des très bons spectacles auquel j’ai assisté cette année.
Pour en savoir plus sur Daniel Lavoie; https://www.lavoiedaniel.com/
Claude Gignac
Murray Head - 01 juin 2025

Murray Head
Farewell Tour, pour nous faire ses adieux
Adieux ou au revoir…
Murray Head a confié au journaliste du Journal de Montréal son malaise avec l’expression Farewell. « Nous, on a une préférence en anglais pour dire farewell. Ça se traduit en québécois par adieu. C’est plus froid, plus soudain. Et ce n’est pas la même chose que farewell, qui est plus au revoir. Quoi qu’il en soit, c’est avec l’impression de le voir pour la dernière fois sur scène que j’ai assisté, ce dimanche au spectacle Farewell de Murray Head au Grand Théâtre de Québec.
Mais avant de rencontrer le chanteur anglais, c’est avec un groupe de Québec, Miles Clayton que nous avions rendez-vous. Les frères Clayton et Sheldon Miles Grenier sont venus nous interpréter quelques pièces de leur répertoire. Une indie pop mature et efficace où les frères Grenier se partagent le micro. Un son actuel et plus qu’intéressant. J’ai vraiment aimé ce groupe, qui pour moi, constituait une très belle découverte. Je suivrai certainement leur carrière à travers les réseaux sociaux.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Murray Head de fouler la scène de la salle Louis-Fréchette, flanqué de cinq musiciens. Il débutera son concert en nous offrant How Can a Poor man stand such times and live? Une reprise d’une chanson écrite en 1929. Il enchainera avec Boy on the bridge, tiré de l’album Say it ain’t so Joe, paru en 1975. Était-ce l’âge du chanteur ou des premières chansons mais le chanteur britannique avait régulièrement les yeux rivés à son télésouffleur pour suivre les paroles. Toujours tirées du même album, Head nous interprétera When I’m yours, She’s such a drag et Never even tought avant de chanter son premier grand succès, la pièce titre de l’album Say it ain’t so Joe? au grand plaisir de ses fans. De son propre aveu, ça n’a pas été facile. La voix faible et éraillée du chanteur lui a donné du fil à retorde, surtout en première moitié de spectacle.
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S’adressant à la foule dans un français quasi-impeccable, celui qui a un pied en Angleterre et un pied en France nous confira que plusieurs de ses chansons ont été inspirées par des enjeux politiques. Parlant de français, il nous chantera Les enfants qui jouent dont le texte, traduit dans la langue de Molière, lui semble plus sombre.
Même si Murray Head a certainement livré de meilleures performances il y a quelques années, la très grande qualité des cinq musiciens, multi-instrumentistes qui l’accompagnent compense grandement faisant de ce spectacle un très bon moment. Ce sont ces mêmes musiciens qui ont reçu une large part d’applaudissements et d’ovations. Les sublimes échanges entre le violon, les guitares, le saxophone, la basse et la batterie ont habillement appuyé la très bonne musique de Murray Head qui oscillent entre le rock, le jazz, le blues et le funk. Les pièces de Murray Head vieillissent remarquablement bien. Comme toujours, le son de la salle du Grand Théâtre était impeccable, contribuant à l’appréciation de l’expérience.
Le chanteur, icône de la musique britannique, était souriant et généreux. Par ces intéressantes anecdotes Head nous a raconté la genèse de la plupart des pièces.
Au fil de la soirée, la voix du chanteur a légèrement retrouvé son aplomb.
Au rappel, Head est entré dans la salle par une des portes de côté pour interpréter You are. Il restera en bas de la scène pour nous livrer une solide version de son succès planétaire One night in Bangkok devant une foule debout pour danser.
Vous avez manqué ce dernier rendez-vous à Québec avec Murray Head. Il vous reste encore une toute petite chance de le voir et l’entendre à l’Amphithéatre Cogéco de Trois-Rivières ce mardi 3 juin. Vous devez vous rendre au https://www.amphitheatrecogeco.com/en/news/murray-head-2025
Claude Gignac
Challenge Rock 2025 - 22 mai 2025
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Challenge Rock 2025
Une transmission de culture et d’émotions
Il y a une douzaine d’années se tenait la première édition du Challenge Rock dans la salle du Centre Durocher dans le quartier St-Sauveur. Grâce à la Ville de Québec, via son projet Ampli de Québec, le spectacle a pris de l’ampleur et s’est déplacé, il y a quelques années, à l’Impérial Bell de Québec.
C’est dans cette même salle que j`ai eu le grand bonheur d’assister, ce jeudi, au spectacle de la 12e édition de Challenge Rock 2025. Un spectacle réunissant plus d’une centaine de jeunes artistes provenant de neuf écoles de Québec.
Les étudiants et étudiantes des écoles ont eu le privilège de monter sur la scène de l’Impérial Bell pour chacune, nous livrer deux pièces. Tour à tour, les jeunes de niveau primaire de l’École internationale de St-Sacrement, de l’École Anne-Hébert, de l’école Sacré-Cœur, de l’École Notre-Dame-du-Canada, de l’École St-Malo, de l’École Des Berges, de l’École l’Apprenti-Sage, de l’École St-Fidèle et de l’École À l’Orée-des-Bois ont livré des performances impressionnantes.
Un niveau de performance qui a tellement évolué depuis mon époque où la flute à bec régnait maladroitement dans nos classes de musique. Cette évolution se ressent grâce au talent et au travail des jeunes mais aussi grâce à l’extraordinaire implication des professeurs de musique qui, dans plusieurs écoles, s’impliquent bien au-delà de leur mandat pour faire vivre et grandir la passion de la musique à nos jeunes et faire survivre notre culture. Un niveau de performance atteint aussi grâce aux parents des élèves qui supportent et encouragent leurs enfants. Grâce aussi à l’implication de la Ville de Québec et de partenaires privés comme Musique Gagné.
Le Challenge Rock permet aux jeunes de découvrir, de développer une passion, de s’épanouir, de prendre confiance et de se dépasser. Impressionnant de voir et d’entendre tout ce talent. Ils sont tellement beaux sur scène. Je ne peux passer sous silence la performance de ma petite nièce Léa qui jouait et se déhanchait comme une pro derrière son immense guitare-basse dans le groupe de l’École St-Malo.
Le Challenge Rock est aussi un concours qui couronnera des gagnants. Afin de faire patienter le public durant la délibération du jury, le rappeur EMAN, membre d’Alaclair Ensemble est venu interpréter six pièces de son répertoire, au grand bonheur du public.
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Les trois membres du Jury, l’interprète Simon Veilleux, la rappeuse Sirine Hassani et la compositrice et professeure de musique Maeva Clermont, ont certainement eu un travail difficile pour départager les honneurs. Ils auront finalement identifié l’École Des Berges comme grande gagnante de l’édition 2025 du Challenge Rock grâce à leurs interprétations de Karim et le loup de Karim Ouellet, dont l’âme résonne encore entre les murs de la salle de la rue St-Joseph et de Miami d’Ariane Moffatt. L’École internationale de St-Sacrement et l’École St-Fidèle ont respectivement terminé 2e et 3e de cette édition.
Bravo à tous les jeunes qui ont travaillé fort et qui ont osé bruler les planches pour nous partager leur talent. Vous nous avez fait vivre une soirée vibrante et riche en émotions.
Un grand « Bravo » au comité organisateur formé d’Éric Lefrançois, de François Turcotte, de Clémentine Nogrel et de Jean-François Dolan qui ont préparé un évènement extraordinaire qui stimule la relève musicale de Québec et qui restera gravé dans la mémoire de tous ces jeunes.
N’hésitez pas à suivre Challenge Rock sur Facebook.
Claude Gignac
Rita Baga - 21 mai 2025

Avec Rita Baga …Spraynet est une véritable fête visuelle et sonore!
Ce soir, Rita Baga, l’icône de la scène drag québécoise, lançait sa nouvelle tournée Spraynet à la salle Albert Rousseau.
Un spectacle 100% musical qui a plongé le public dans l'univers effervescent des années 80. Accompagnée de son groupe dirigé par Jacob Roberge, l'artiste a revisité les classiques de cette décennie tout en dévoilant des morceaux originaux de son premier album, FLASH.
Dès les premières notes, la voix puissante et émotive de Rita Baga capte l'attention. Elle livre des interprétations authentiques de chansons emblématiques, allant de Whitney Houston à Mario Pelchat, avec une aisance remarquable. Cette évolution vers un spectacle vocal live marque un tournant dans sa carrière, loin du lip-sync qui caractérisait ses performances précédentes lors de son premier spectacle.
Les costumes flamboyants, les éclairages dynamiques et les décors inspirés des années 80 nous ont plongés dans une ambiance visuelle captivante.
Conclusion
Spraynet est une célébration réussie de la musique et de la culture des années 80, portée par l’artiste qu’est Rita Baga.Elle offre une performance vocale solide, soutenue par une mise en scène éblouissante. Le spectacle reste une expérience incontournable pour les amateurs de musique et de culture rétro.
PS Impossible de rester assis.
Rita sera de retour à la salle Albert Rousseau le 8 mai 2026
Pour en savoir plus visitez
Lyne LaRoche
André Philippe Gagnon - 20 mai 2025

André-Philippe Gagnon
Remasterisé. Simplement époustouflant
Si je vous parle d’un artiste qui a présenté ses spectacles devant plus d’un million de spectateurs aux quatre coins de la planète dont Monaco, Paris, Los Angeles, Brisbane ou Londres. Un artiste qui a été en résidence à Las Vegas, qui s’est produit au Tonight Show de Johnny Carson, vous pensez peut-être à Mick Jagger, à Sting ou à Willie Nelson. Vous avez, en partie raison mais il s’agit plutôt d’André-Philippe Gagnon qui s’est arrêté dans sa région natale pour y présenter son tout dernier spectacle, Remasterisé.
Exactement 40 ans se sont écoulés depuis son passage remarqué au Tonight Show où il est devenu populaire à l’échelle mondiale grâce à sa magistrale interprétation de We are the world. C’est plutôt sur les planches de la Salle Albert-Rousseau, devant le public de Québec ce mardi, qu’André-Philippe Gagnon s’est glissé dans la peau de nombreuses vedettes grâce à son talent d’imitateur pour le lancement de sa tournée.
En lever de rideau, des projections nous ramèneront à des moments forts de sa carrière.
Remasterisé est un spectacle justement divisé par des moments marquants des quatre décennies de sa carrière. Une forme de rétrospective.


Il nous racontera ces premières imitations de personnages de bandes dessinées qui ont impressionnées son grand frère. Les imitations de Popeye le marin, Wally Gator, Touché la tortue et Doum Doum me replongeront dans mon enfance. C’est d’ailleurs avec l’aide de Doum Doum qu’il réussira à imiter le Premier Ministre Legault.
Son grand frère lui transmettra ensuite sa passion pour la musique. On connait la suite qui l’amènera à parcourir le Québec et le monde entier.
La soirée sera un enchainement d’imitations de chanteurs et chanteuses, entremêlées d’anecdotes et d’interventions parlées. Grâce à « Yvon Deschamps » à l’animation, André-Philippe Gagnon reconstituera un spectacle de la St-Jean où défileront les voix de Leclerc, Charlebois, Piché, Claude Cobra et Émile Bilodeau.
Dans Remasterisé, André-Philippe Gagnon ne pouvait pas laisser son We are the world sur la voie d’évitement. Après avoir raconté qu’il a interprété la chanson devant son auteur Lionel Richie à l’émission de Michel Drucker en France, nous avons eu le bonheur de visionner un extrait de l’émission. L’imitateur a eu l’idée de génie de jumeler la vidéo de la chanson à son interprétation en direct sur scène. Cet amalgame a eu l’effet d’une bombe auprès du public qui s’est levé pour applaudir à tout rompre Gagnon qui semblait jeté par terre et ému par la réaction des fans qui avaient rempli la salle du CEGEP Ste-Foy.
Un autre segment nous transporte en France en 1985 alors qu’il participe à la toute première cérémonie des Victoires, qui récompense les artistes de l’industrie de la musique chez nos cousins. On y entendra Julien Clerc, Renaud, Cabrel, Aznavour et un super duo de Gilbert Bécaud et Neil Diamond.
Que dire du souper au 24 Sussex en compagnie de Lady Di? La princesse, assise en face de lui lors du repas, lui a demandé de lui faire ses meilleures imitations des chanteurs britanniques.
Bien entendu, nous nous rendrons à Las Vegas où André-Philippe Gagnon a notamment été en résidence durant 9 ans. Dans un moment décrit par notre Elvis Gratton national, nous y croiserons le vrai Elvis, Frank Sinatra et Tom Jones.
Il sera impressionnant encore une fois lorsqu’il imitera M. Hardy, un spectateur choisi au hasard, avec qui il chantera quelques lignes du Blues du businessman. Que dire de la vidéo où l’intelligence artificielle viendra transformer les visages lors d’un hilarant entretien où se croiseront Martin St-Louis, Dave Morissette, Mike Ward, Michel Bergeron et Serge Savard. Magique!!! Pour notre grand plaisir, les imitations d’André Philippe Gagnon semblent s’être encore perfectionnées avec le temps.
Le fan de hockey rendra un émouvant hommage à son frère qui a influencé son parcours.
Au rappel, il nous offrira un « remix » de plusieurs chansons livrées sur un beat techno. Nous avons eu droit d’entendre plus de 70 chansons durant ce dynamique spectacle d’une heure quarante-cinq. Malgré ça, si les Juke box existaient toujours, j’aurais bien déposé quelques dollars pour avoir le plaisir d’en entendre encore et encore tellement c’était bon.
André-Philippe Gagnon sera de retour à Albert-Rousseau le 8 mars 2026. Pour toutes les dates, rendez-vous au https://andrephilippegagnon.com/
Claude Gignac
Alexandre Champagne - 05 mai 2025

Avec La grande désorganisation, Alexandre Champagne monte sur scène en solo pour la première fois… et quel début! On est rapidement happé par son énergie débordante, sa présence scénique et son authenticité désarmante.
Dans un spectacle rempli de franchise, d’autodérision et de sensibilité, il ouvre les portes de son univers : ses travers, ses malaises, ses réflexions… et surtout, ses éclats de rire. Enfin, on découvre l’humoriste derrière l’image publique – plus humain, plus vrai. Il était temps!
Champagne aborde la désorganisation sous toutes ses formes comme une source d’humour et de réflexion. Anecdotes, confidences et observations s’enchaînent avec cœur et intelligence.
Un spectacle sincère, touchant, souvent drôle, livré avec une belle générosité. Un premier solo réussi!
Lyne LaRoche
Guillaume Pineault - 04 mai 2025
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Vulnérable de Guillaume Pineault
Guillaume Pineault revient sur scène avec Vulnérable, un spectacle d’humour qui fait autant de bien qu’il fait rire.
Fidèle à son style authentique et chaleureux, il nous parle de ses travers, de ses échecs, de sa famille et de son anxiété avec une franchise désarmante… et hilarante.
Derrière ses anecdotes savoureuses et ses observations du quotidien se cache une grande sensibilité. Pineault a ce don rare de transformer les petits malheurs de la vie en grands moments de comédie. On rit souvent, on se reconnaît parfois, et on repart le cœur plus léger.
Sa présence sur scène est magnétique, il met tout le monde à l’aise dès les premières minutes. On a l’impression de passer la soirée avec un bon chum qui nous raconte ses histoires autour d’un verre. C’est sincère, touchant, et surtout très, très drôle.
Guillaume Pineault confirme avec Vulnérable qu’il est l’un des humoristes les plus attachants (et les plus drôles!) de sa génération.
Lyne LaRoche
Pascale Picard - 25 avril 2025

Pascale Picard
Bigger kids, bigger problems
Elle sillonne les rues de Québec et de ses environs depuis sa tendre enfance. Maintenant dans la quarantaine, Pascale Picard est restée fidèle à la Capitale. Comme bien des artistes, elle a été fortement secouée par la pandémie. En plus de ne pas pouvoir exercer son métier, elle a passé le cap de la quarantaine, regardé sa fille grandir, perdu son père et vécu une séparation.
Elle en a cependant profité pour retourner sur les bancs d’école pour développer de nouvelles habilités comme animatrice de radio. Entre son affectation à l’émission de P.A. Méthot au FM 93, elle a aussi couché des mots sur le papier blanc, cette fois pour écrire une autofiction. Son roman La note de passage est d’ailleurs paru le mois dernier, en même temps que son tout dernier album.
Cette fin de semaine, après une absence de plusieurs années, Pascale Picard nous invite à faire un p’tit tour dans sa tête en remontant sur les planches pour donner trois concerts en deux jours au Théâtre Petit Champlain.
Avant d’entendre l’autrice-compositrice-interprète de Québec, nous avons eu le plaisir d’entendre quelques très bonnes pièces d’Enrick and the sandwiches (sans ses sandwiches). En fait, Enrick c’est le projet d’Enrick Tremblay que l’on retrouvera plus tard à la guitare accompagnant Pascale Picard.


Le tout dernier album de Pascale Picard s’intitule Bigger kids, bigger problems. C’est avec ce titre qu’elle brisera la glace. Elle enchainera avec la très belle Your Jacket, une pièce aux accents folks qui dicte le ton au spectacle. Visiblement contente d’avoir brisé la glace qui l’entourait depuis trop longtemps, elle nous offrira Smoke and mirrors paru sur The Beauty We’ve Found, son précédent album sorti il y a déjà 7 ans.
Sur scène, Pascale Picard est entourée de quatre excellents musiciens dont Alex Lapointe à la basse. C’est lui le complice derrière Bigger kids, bigger problems. L’autrice-compositrice lui a fait parvenir ses chansons en version guitare-voix et après des heures de «placottage » entre les deux créateurs, Lapointe lui a concocté de très beaux arrangements qui offrent à l’album toute la douceur et la sensibilité des mots de Picard dans une sonorité qui lui colle à la peau.
Cette sensibilité se sentira sur scène. Entre la batterie en sourdine, les claviers et les judicieuses guitares, la basse d’Alexis Lapointe résonnera comme des battements de cœur.
Les éclairages étaient doux et souvent tamisés, un peu comme si Pascale Picard craignait de sortir de l’ombre.
Bien entendu, Pascale Picard nous offrira son plus grand succès Gate 22 qui n’aura pas perdu de sa beauté malgré ses 20 ans. Plus les chansons s’enchainaient, plus la nervosité laissait la place à l’assurance de la chanteuse. Plusieurs pièces portent les traces profondes d’une peine d’amour. C’est le cas avec la très belle (It has) Always been you. De la douleur qui laisse filtrer l’émotion, la fragilité et la lumière. Les histoires de Pascale Picard s’écrivent avec des mots simples, des mots authentiques des mots efficaces.
Sur un ton un peu plus léger et plus rythmé, elle nous offrira Jaded, fruit d’une collaboration avec Julyan (Julien Chiasson) et Fire and fuel, réalisé avec Millimetrik (Pascal Asselin) tous deux de Québec.
Elle plongera même dans le répertoire de Pink Floyd en revisitant de façon admirable Shine On You Crazy Diamond.
Pascale Picard terminera cette belle soirée de retrouvailles avec une magnifique version épurée, dans des arrangements proposés par sa claviériste Marie-Pierre Lavallée, de son succès Smilin’!!
La pandémie et la vie auront forcé Pascale Picard à prendre une trop longue pause. Mais heureusement, la musique et les mots ne sommeillent jamais trop loin dans l’âme d’une artiste comme elle.
Vous souhaitez suivre Pascale Picard dans ses nombreuses aventures, rendez-vous au https://www.pascalepicard.com/
Claude Gignac
Mario Tessier - 10 avril 2025

Mario Tessier
Un champion toutes catégories
On connait tous Mario Tessier pour sa participation au duo Les grandes gueules avec son complice et ami de longue date, José Gaudet. Celui qui œuvre dans le domaine depuis déjà 25 ans, est aussi connu comme animateur de radio et de télé. Après une représentation à la salle Pierre-Mercure de Montréal deux jours plus tôt, c’est à la salle Albert-Rousseau que Mario Tessier est venu, ce jeudi, lancer à Québec son troisième one-man show Champion.
C’est à travers un cerceau de feu qu’est apparu l’humoriste dans une chorégraphie digne d’un grand champion de boxe. C’est d’ailleurs sous ce thème de Champion qu’il amorcera la soirée, dans une autodérision où il nous donnera sa ou ses définitions de champion. Un champion pas si intelligent que ça. « On est toujours le con de quelqu’un d’autre. Regardez autour de vous… ».
Dans un élan de nostalgie, il racontera les soupers chez mononcle Robert dans les années 70. Ce sera l’occasion de nous parler de sa mère, sa meilleure amie. Il nous parlera du deuil suite à son départ. Il nous fera bien rire en traitant du clash des générations. Il aura tôt fait d’identifier un jeune spectateur dans la vingtaine qui deviendra son bouc émissaire qu’il appellera 26, en référence à son âge. Il nous parlera des nombreuses allergies qui étaient, selon son père en 70 « des estis de caprices ». Il nous parlera de la table des enfants où l’on servait les breuvages dans les verres à moutarde.


La mise en scène de Marc Gélinas est très efficace. Sous des éclairages soignés, Tessier arpente la scène de long en large, éloignant parfois le micro de sa bouche pour nous crier certaines répliques hilarantes.
Après nous avoir démontré qu’il n’est pas un champion de la techno, Mario Tessier nous parlera des Airbnb, ces résidences qui sont parfois louées pour y tenir des activités parfois inusitées. Les numéros sur sa colonoscopie et sur les vétérinaires sont particulièrement efficaces.
Mario Tessier est un mordu de boxe. Celui qui est resté jeune malgré ses 54 ans, aura l’occasion de nous en parler et de nous démontrer le fruit de son entrainement et sa grande forme physique dans une performance à la corde à danser. Un vrai champion.
Au cours du spectacle, l’humoriste saura habilement insérer quelques imitations et quelques personnages de son émission de radio. Malgré que le spectacle n’en soit qu’à ses premiers balbutiements, la livraison est sans faute. On sent que sa vaste expérience lui permet de surpasser grandement la nervosité de ces soirs de première.
Les thèmes abordés dans ce spectacle pourraient sembler lourd. Ce n’est pas du tout le cas. Leur traitement efficace provoque de nombreux rires tout au long de la soirée. Les numéros s’enchainent efficacement, grâce à des « running gags » qui uniront certains thèmes.
Après nous avoir parlé brièvement de son ex et de l’industrie de la mort qui semble parfois profiter du malheur des gens endeuillés avec des cercueils « confortables » à 15 000$, il complétera la soirée en sensibilité en nous parlant du bonheur. Son bonheur de travailler, d’être sur scène et de faire rire les gens.
Champion», une rencontre qui nous propulse des éclats de rires aux réflexions existentielles. Un excellent moment!
Plusieurs spectateurs, réunis dans la salle préférée de Mario Tessier, assistaient à leur tout premier spectacle de l’humoriste. Tout comme moi, ils n’ont certainement pas été déçus. Mario Tessier est très drôle, intelligent et sensible. À la fin du spectacle, il nous a confié être très ému d’avoir pu jouer pour la première fois à guichet fermé lors d’un soir de première.
Celui qui a déjà vendu plus de 25 000 billets de Champion, dévalera les routes du Québec avec son troisième one-man show. Plusieurs dates sont prévues ce printemps jusqu’au printemps 2026. Il sera d’ailleurs de retour à la Salle Albert-Rousseau le 12 juin et le 27 septembre prochain. Pour en savoir plus, rendez-vous au https://mariotessier.ca/dates-de-spectacle
Claude Gignac
Heart - 06 avril 2025

Heart : Un rendez-vous avec des légendes qui nous va droit au cœur!
C'est hier soir, qu'avait lieu le spectacle de Heart au Centre Vidéotron de Québec. Oui, ce spectacle était très attendu. Ayant dû être reporté, en raison d'un diagnostic de cancer pour la chanteuse Ann Wilson, la tournée a donc été reportée afin qu'elle puisse recevoir ses traitements.
Maintenant prête à repartir en tournée, c'est lors des répétitions du spectacle que le malheur frappe à nouveau Ann. Elle glisse et tombe sur la glace, se fracturant le poignet.
Mais rien n'arrête la chanteuse de 74 ans, la tournée Royal Flush reprend quand même, mais Ann chante assise en fauteuil roulant.
Le groupe part le bal avec « Bebe Le Strange », suivi d'un bond dans les années 80 avec la chanson « Never ».
Entourées de leurs musiciens, les sœurs Wilson, nous ont offert le meilleur de leur répertoire avec « Magic man », « Little Queen », « These Dreams » et « Crazy on you ». Cette dernière a été quelque peu difficile à interpréter vocalement, mais on pardonne Ann qui doit chanter assise, car cette chanson à la base, est vraiment une prouesse olympienne!
Par la suite, le groupe nous a offert un segment acoustique, le son des guitares était absolument magnifique, spécialement avec »Dog & Butterlfy » et « Dreamboat Annie ». Nancy Wilson a clôturé ce volet avec un morceau qu'elle a composé pour Eddie Van Halen, s'intitulant tout simplement « For Edward ».
Comme lors de la tournée précédente qui était avec Jason Bonham (fils de John Bonham de Led Zeppelin), le groupe nous a fait quelques titre de la formation légendaire dont « Going to California ».
Le spectacle s'est clôturé avec L'épique « Barracuda » où toute la foule chantait debout.
Le public a été très généreux envers Heart et c'était grandement mérité! Peu importe les difficultés qui se sont présentées ces derniers temps, le public conserve un très grand respect pour le leg musical et le talent exceptionnel de ce groupe légendaire!
Cheap Trick: Un agréable moment!
C'est le groupe Cheap Trick qui assurait la première partie, qui a duré environ une heure. C'était hier d'ailleurs, leur dernier soir dans cette tournée.
Le spectacle était bon mais somme toute tranquille. Ce n'est que lorsque le groupe a interprété « The Flame » que le public a commencé à interagir.
À la fin, c'est « I want you to want me » qui nous a fait délier les jambes pour terminer avec la chanson « Surrender » qui a eu un second souffle de popularité auprès des jeunes car elle se trouvait dans le jeu Guitar Hero.
On peut dire que Cheap Trick a fait du bon boulot!
Caroline Gagnon
REVOLUTION - 28 mars 2025
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Révolution, Les étoiles, l’ultime tournée
Une galaxie d’émotions
Les passionnés et les amateurs de danse se sont encore agrippés à leur écran de télé l’automne dernier pour admirer les prouesses des danseurs et danseuses venus participer à Révolution, les étoiles. Une saison réunissant 24 des plus grands danseurs et danseuses des éditions précédentes de l’émission de TVA Révolution.
Les étoiles, l’ultime tournée est présentée au Théâtre Capitole de Québec. J’ai eu le grand bonheur d’assister à la première médiatique ce jeudi.
C’est toujours avec une belle fébrilité que les fans de danse et de l’émission se réunissent dans la belle salle de place d’Youville. Les gens ont hâte de revoir, cette fois en chair et en os, Sam Cyr et Sean Wathen, les grands gagnants de l’ultime saison. Le duo formé par Yoherlandy Tejeiro Garcia et Yelda Del Carmen, les sœurs Ophélie et Ann-Florence Bégin, la troupe BAD ainsi que le trio composé de Gabrielle Boudreau, Jordan Raymond et Santiago Santamaria-Correa font partie de la distribution de ce spectacle.
La soirée commence en force. Dans le numéro d’ouverture, une caméra placée au-dessus de la scène capte des images de tous les danseurs couchés sur la scène. Ces images projetées sur l’immense écran mobile placé au-dessus de la scène donnent l’illusion que les danseurs évoluent en apesanteur. Pendant ce temps, de milliers de délicats faisceaux lumineux sont projetés au plafond et sur les murs du Capitole formant une imposante galaxie d’étoiles à l’image de celles que l’on retrouvera sur la scène tout au long de la soirée. La fin du numéro d’ouverture nous donnera droit aux premières envolées de Sean et Sam, l’époustouflant duo gagnant de la saison qui a couronné les étoiles des étoiles. Les danseurs viendront tour à tour nous présenter de courts mais tellement beaux numéros. La beauté, la grâce et le talent sont offerts dans un éblouissant amalgame dans une très belle mise en scène, qui a encore cette année, été confiée à la lumineuse danseuse, chorégraphe et juge de l’émission, Lydia Bouchard.

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Des segments vidéo, qui nous font revivre des moments forts de l’émission, viennent s’insérer entre quelques numéros.
Trois apprentis juges, choisis parmi les spectateurs, viendront s’assoir sur scène derrière le lutrin à la manette à bascule pour déterminer qui sera le meilleur danseur ou la meilleure danseuse dans une amusante compétition où le chauvinisme des juges aura déterminé les gagnants.
Autre idée originale, celle de faire place aux danseurs locaux pour La chasse aux étoiles. Les écoles, les troupes et les danseurs amateurs du Québec sont invités à soumettre leur candidature. Lors de la première, ce sont les jeunes de la troupe des Studios Party time de Québec qui sont venus nous offrir une belle prestation.
Le sublime spectacle nous aura offert des numéros inédits. La seconde partie de la soirée nous aura permis de revoir des numéros présentés par les artistes lors de l’émission. Sean et Sam nous auront livré Les révolutions, numéro présenté lors de la grande finale. Gabrielle, Jordan et Santi ont apporté leur placard sur scène pour leur numéro Wardrobe. Les soeurs Bégin nous ont offert L’audition. Yoherlandy et Yelda auront transporté leur gigantesque escalier pour nous présenter leur belle chorégraphie. La troupe Bad et leur auto nous a présenté la percutante et dérangeante chorégraphie sur l’alcool au volant et ses catastrophiques conséquences.
Après que les sœurs Bégin nous eurent offert Bretelles, Jordan et Santiago nous ont transporté dans leur Métro. Gabrielle, gagnante de la précédente saison, nous a offert une danse avec La chaise. Que ce soit en solo, en duo ou en groupe, chacun des numéros est un vrai bijou.
Voulant faire plaisir à leurs fans, les danseurs sont aller chercher quelques spectateurs et spectatrices dans la salle pour les inviter à monter sur scène le temps de quelques « stépettes » en compagnie des vedettes. On a eu droit à quelques prestations intéressantes.
Qui dit danse, dit musique. Cette musique, choisie avec minutie, transporte les artistes jusqu’à nous émouvoir. C’est au rythme de Comme d’habitude que Yoherlandy et Yelda reviendront une dernière fois tandis que Sean et Sam danseront sur Fix you de Cold Play.
Une soirée avec les étoiles de Révolution c’est un moment de grâce où l’art transporte les spectateurs dans une chorégraphie de bonheur.
Ce ne sont pas que des danseurs, ce sont des athlètes et des communicateurs de bonheur !...
Quelle soirée !
Révolution Les étoiles, l’ultime tournée est présentée au Théâtre Capitole jusqu’au 13 avril prochain. Pour acheter vos billets ou pour plus de détails, rendez-vous au https://www.gestev.com/calendrier-evenements/lultime-tournee-revolution-les-etoiles/
Claude Gignac
Jelly Roll - 27 mars 2025

Jelly Roll : Tout simplement impeccable!
Hier soir, j'ai eu la chance d'assister au spectacle de Jelly Roll au Centre Vidéotron de Québec, dans le cadre de sa tournée « Beautifully Broken ».
Jelly Roll est arrivé sur le parterre serrant les mains du public, en se rendant à la petite scène située au fond de la salle. Avec une charpente de maison en flammes, il amorce la très populaire « I'm not ok ».
Étant donné que c'est la première fois qu'il vient en tournée au Canada, il en profite pour remercier le public d'écouter sa musique.
Après nous avoir chanté son 1er hit country sorti en 2003, « Son of a sinner ». Le chanteur nous raconte que c'est sa mère qui l'a initié à la musique country avec entre autres Johnny Cash, Dolly Parton , Alan Jackson, George Strait et c'est alors qu'il commence la très populaire chanson de Garth Brooks « Friends in low places ».
Il nous raconte que pour sa tournée canadienne, il voulait qu'un artiste canadien soit à l'affiche. C'est Josh Ross, qui a assuré une des premières parties. Il célébrait d'ailleurs son anniversaire, tout le public lui a chanté « Happy birthday » il y avait même une choriste de Jelly Roll qui célébrait également ses 40 ans!
Jelly Roll, nous a confié qu'il aimait beaucoup la musique canadienne, nous avons eu droit à un medley composé de Nickelback, Alanis Morrissette et Tom Cochrane avec sa célèbre « Life is a highway » tout le monde chantait à tue-tête!
Parlant de la foule, elle était particulièrement enthousiaste et bruyante. L'ambiance était électrisante, tous les éléments y étaient réunis!
Le son est parfait et que dire du talent des musiciens et choristes! Il n'y a pas à dire, rien n'a été laissé au hasard, on assiste à un spectacle de très grande qualité.
Côté visuel, l'éclairage aux couleurs éclatantes, de la pyrotechnie, un chapelet lumineux pendant « Need a favor », un immense crâne. Pour couronner le tout, pendant la magnifique chanson « Save me », on a même eu de la pluie et de la neige!
Jelly Roll nous a donné un spectacle tout simplement extraordinaire! Côté vocal, c'est un sans faute! Il dit que la musique a du pouvoir, elle est médicinale. J'ai adoré goûter à sa médecine! Un vrai baume sur le cœur!
Josh Ross : Une deuxième visite fort appréciée!
C'est le chanteur ontarien Josh Ross, qui a réchauffé la foule juste avant Jelly Roll. Pour ceux qui ont assisté au spectacle de Nickelback il y a deux ans au Centre Videotron, il avait assuré la première partie et le public avait très bien répondu. C'était encore le cas hier soir. Il a une belle énergie et beaucoup de talent!
Savannah Dexter et Brabo Gator brisent la glace!
C'est le duo composé de Savannah Dexter et son conjoint Brabo Gator, qui ont diverti le public en tout début de soirée, chantant des covers comme Shania Twain ou encore Carrie Underwood, la chanteuse accompagnée du DJ, amis de Jelly Roll, ont la chance de faire leur première tournée en amphithéâtre!
Caroline Gagnon
Led Zeppelin symphonic - 22 mars 2025
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Led Zeppelin symphonic
Des vestes de cuir et des toxedos
Au même titre que les Beatles dans les années 60, Led Zeppelin a été « le » groupe des années 70. Comme pour le groupe de Liverpool, Led Zeppelin n’a pas gâté les québécois par ses présences. Ils ne sont jamais venus à Québec. Ils n’ont été de passage à Montréal qu’à trois reprises soit en 1970, 1972 et 1975.
Histoire de se faire pardonner, la production londonienne City Lights Entertainement nous revient cette année après son passage fracassant de 2023. Après des arrêts à Montréal, Gatineau et Sherbrooke, c’est au Grand Théâtre de Québec, en collaboration avec les Productions Martin Leclerc, que les membres de la production britannique ont foulé les planches de la grande scène de la salle Louis-Fréchette pour nous offrir, ce vendredi, Led Zeppelin symphonic.
C’est après avoir laissé les violons et autres instruments de l’orchestre symphonique prendre leur envol que les guitares se sont entremêlées aux archets pour livrer Communication breackdown et Dazed and confused, toutes deux tirées du premier album éponyme sortie en 1969.



Nous aurons aussi la chance d’entendre Babe, I’m gonna leave you de ce même album. Les deux chanteurs et la chanteuse de la production se succéderont pour nous chanter des pièces paraissant sur la majorité des albums studio de Zeppelin. Bien que la première partie nous ait entre autres offert Ramble on et Black dog, c’est dans la seconde moitié du spectacle que les fans de longue date du groupe britannique seront comblés et manifesteront leur joie.
Ce second segment débutera sur les chapeaux de roues avec Immigrant song et Heartbreaker.
Malgré la présence d’une trentaine de musiciens de l’orchestre symphonique formé de musiciens québécois, ceux-ci ont parfois de la difficulté à prendre toute la place que nous aurions pu nous attendre d‘une version symphonique. Dans des arrangements du chef Richard Sidwell, celui-là même qu’on a pu voir avec ses chanteurs et son guitariste dans la production Queen symphonic, l’orchestre symphonique était souvent en appui aux quatre excellents musiciens rock. Nous aurons la chance de sentir d’avantage leur présence avec The rain song. Dans un français plus qu’acceptable, un des deux chanteurs à la longue chevelure nous dira, en pointant les membres de l’orchestre symphonique « Ces gars sont mes préférés à l’échelle mondial ».
Un des chanteurs racontera l’immense bonheur qu’il a eu de croiser Jimmy Page dans un train et de discuter de son amour pour le Blues.
Le mariage entre le rock et le symphonique sera toutefois parfait lors de l’interprétation de Kashmir. Cette pièce, où le classique et le rock ne forment qu’un, aura expulsé de leur fauteuil tous les fans qui remplissaient la salle dans une longue et soutenue ovation. Un mariage magique entre le bum et la bourgeoise.
L’incontournable et sublime Stairway to heaven, qualifiée de chanson d’espoir, viendra clore la soirée.
Que serait un rendez-vous avec le rock sans un bon solo de drum. Nous aurons droit à une excellente prestation lors de Rock and roll offerte au rappel. Cette belle soirée toute en nostalgie se terminera avec le riff de guitare de Whole Lotta love. Des guitares fortes, une batterie puissante et trois belles voix, le tout jumelé à un orchestre symphonique. Tous les ingrédients étaient réunis pour une recette qui a régalé le public.
Vous voulez tout connaitre sur Les Productions Martin Leclerc et ses spectacles, rendez-vous au https://productionsmartinleclerc.com
Claude Gignac
Flashback to the 80's - 16 mars 2025

Flashback to the 80's : Retour dans la plus flamboyante des décennies!
Hier soir, j'ai assisté au spectacle « Flashback to the 80's » au Théâtre Capitole de Québec.
Tout débute par deux jeunes hommes qui arrivent à côté d'un gros guetto blaster lumineux qui joue des extraits de chansons de Huey Lewis and the news, dont les chansons d'un des films les plus marquants dans les années 80 soient « Back in time » et « Power of love » de Back to the Future.
C'est alors qu'apparaît sur scène Jules, Leticia et Aly entourés de huit danseurs, le bal s'est amorcé sur un survol musical d'une des décennies les plus éclatées.
Sur les trames musicales originales, les chanteurs ont présenté à tour de rôle, des blocs d'extraits de chansons pour couvrir le maximum de hits possibles, tellement il y en a eu pendant cette période.
Les danseurs étaient vêtus en fluorescent, dentelles et jupes en tulle pour les filles et jeans délavés pour les garçons. C'est avec Dead or Alive et « You spin me Round » que la foule majoritairement de la génération X, dont certains arborant des lunettes fluo lumineuses, était prête à chanter et à danser sur la trame sonore qui a constitué leur jeunesse. Dans cette décennie haute en couleurs, plusieurs artistes ont été très marquants, comme Wham!, Tears for fears, Culture Club...


Tout le public a pu y trouver son compte, dont un segment spécialement pour les filles, avec Madonna, Belinda Carlisle et Cyndi Lauper. Ils ont même pensé à Tiffany et Debbie Gisbon qui ont marqué la fin de la décennie.
La danse était omniprésente, que se soit sur « All night Long » de Lionel Ritchie ou « Physical » d'Olivia Newton-John.
Nous avons eu droit à une excellente performance vocale de Jules Charbonneau avec « Purple Rain » de Prince.
Le trio a clôturé la soirée en interprétant 《Billie Jean》et《Bad》succès du roi de la Pop Michael Jackson.
Ce fût une belle soirée, mais je pense qu'ils auraient pu pousser encore plus le concept au niveau visuel, créer les segments plus chronologiques et peut-être avec de vrais musiciens, la dynamique aurait été différente mais somme toute, c'était réussi.
Il est clair que le public s'est beaucoup amusé ! Nul doute que leur prochaine revue musicale « Flashback to the 80's rock » déplacera les foules!
Caroline Gagnon
www.theatrecapitole.com
ELLES - 09 mars 2025
Elles
Trois femmes, une passion
Jean-Marie Zucchini, le conjoint de Luce Dufault, a une brillante idée en concevant un spectacle où, le talent, la passion et l’amitié étaient réunis sur une même scène.
Elles, ce sont trois femmes. Elles, ce sont trois amies. Elles, ce sont trois interprètes extrêmement talentueuses aux voix exceptionnelles. Elles, ce sont des chansons de femmes. Elles, ce sont Luce Dufault, Lulu Hughes et Kim Richardson. Elles sont réunies sur une même scène pour nous offrir des chansons qui ont marqué leurs carrières respectives.
C’est après avoir entendu l’insistante alarme incendie de la salle Albert-Rousseau (heureusement une fausse alerte) que les trois interprètes, portant des bottes de cuir et vêtues de jolies robes noires, se sont avancées sur la scène, ce dimanche.
Pour dessiner le plan de la soirée, l’ouverture se fait dans un amalgame de douceur et de danse avec No More Tears (Enough is Enough) popularisée par Barbra Streisand et Donna Summer il y a déjà… quelques décennies. Restant dans la nostalgie, dans un retour au calme, les trois filles s’entrecroiseront dans un medley nous proposant At last, The weight, I feel the earth move, Try, Think et Natural woman. Toutes trois d’origines anglophones, les chanteuses nous offriront un répertoire majoritairement en anglais. Elles reviendront aux origines de leurs carrières dans des sélections de pièces douces mais aussi blues, rhythm-and-blues, folk et rock.
Les filles nous ont chanté quelques pièces qu’elles ont eu la chance de graver sur un enregistrement. C’est le cas de Damn your eyes, I’ve got the music in me, et Both sides now pour Luce Dufault.
Les moments forts et les ovations se sont répétés tout au long du spectacle. L’hommage à la grande Diane Dufresne nous aura permis d’entendre Chanson pour Elvis, la préférée de la mère de Lulu. Kim nous chantera Un souvenir heureux qu’elle a déjà fait paraître sur son disque Mes amours. Luce nous a arraché le cœur avec la dérangeante mais tellement belle Le parc Belmont qu’elle interprète de façon magistrale. À en tirer quelques larmes. Que dire de l’interprétation d’Il était une fois dans l’ouest par Lulu Hughes. Un gros wow!
Les fans qui ont rempli la salle du CEGEP Ste-Foy à pleine capacité, vivront toutes sortes d’émotions dans cette soirée à la sonorisation impeccable dont la belle et dynamique mise en scène avait été confiée à Michel Poirier. Après avoir été bouleversés, les fans seront attendris. On aura même vu Lulu s’essuyer quelques larmes. Ils danseront au rythme des chansons originalement interprétées par Stevie Nicks, Tina Turner, Annie Lennox, The Pointer Sisters et Toulouse. Que dire de Master Blaster que Kim a déjà chanté dans un bar de Toronto avec nul autre que son auteur-compositeur, le grand Stevie Wonder.
En cette période morose, le spectacle des trois chanteuses a gravé des sourires sur le visage de tous les spectateurs et spectatrices, majoritairement des Baby-boomers, venus pour les entendre.
Des voix qui donnent des frissons et les larmes aux yeux... Quel super après-midi en compagnie d'ELLES!!
Le spectacle Elles sillonnera les routes du Québec jusqu’en mars 2026. Rendez-vous sur le site des productions Martin Leclerc au https://productionsmartinleclerc.com/elles/ pour connaitre les dates et lieux des spectacles.
Claude Gignac
Joe Bocan - 06 mars 2025
Joe Bocan
Insoumise, authentique et magnifiquement démesurée
Joe Bocan a fait paraitre un tout nouveau disque à l’automne dernier. Insoumise, un titre qui lui colle à la peau. Ce jeudi, dans le cadre de son spectacle Démesurée, elle est venue nous offrir le fruit de son dernier enregistrement dans la belle salle du Théâtre du Petit Champlain. Ce retour sur scène en solo, après une trop longue absence, marque aussi ses 40 ans de carrière.
On le sait, Joe Bocan est très théâtrale. Pour le début de son spectacle, la chanteuse ne fait pas mentir sa réputation. Elle, et son alter ego, défilent sur la scène dans une enchainement de jeux d’ombres et de lumières dans des costumes excentriques et flamboyants.
Puis s’avanceront les trois musiciens, trois jeunes hommes au look homogène qu’elle ne tardera pas à présenter. Elle interprétera Malgré tout et La bande tirées de sa dernière création. Elle nous interprétera une très belle chanson biographique écrite de la magnifique plume de Michel Tremblay dont la musique a été composée par Pierre Flynn. Histoire de retourner à ses tout débuts, elle nous livrera Breakin’ away from sanity, popularisée par Kim Carnes, la première chanson qu’elle a interprété devant public. Cette chanson a chamboulé sa carrière, la faisant passer de comédienne à chanteuse.
Au cours du spectacle, Bocan multipliera les changements de costumes. Avec sa grande robe rouge, elle nous fera la touchante L’accordéoniste d’Édith Piaf.
Joe Bocan signe sa superbe mise en scène. Entre ses costumes et les éclairages soignés, son décor fait de voilages et de meubles suspendues, elle arpente la scène, interagissant avec ses talentueux musiciens Éliot Légaré à la direction musicale, Thomas Saulnier et Louis-Julien Dursot à qui elle laissera la scène, le temps d’une chanson

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Bocan saura incorporer neuf des dix pièces d’Insoumise. Le public n’en a vraiment pas souffert.
Elle nous offrira une succession de succès en enchainant Le baiser, On parle des yeux, Paradoxal et Déranger. La jeunesse de ses musiciens donne une belle touche de modernité à ses chansons.
Engagée et avant-gardiste ses chansons restent « malheureusement » d’actualité. « Je rêve du jour où cette chanson sera complètement démodée », Apocalypso.
Laissant la place aux mots, elle aura dépouillé de tout artifice Ces femmes voilées en l’interprétant piano-voix au nom de toutes les femmes de l’Iran, de l’Afghanistan et d’ici qui sont en quête de liberté. Joe Bocan est une artiste insoumise et authentique dont la belle démesure comble son public.
Joe Bocan demeure authentique, sexy et audacieuse. Elle reste fidèle à son image qui est actuelle sans s’être fait dépasser par le temps qui file.
Elle finira la soirée entourée de ses trois jeunes complices en interprétant Repartir à zéro, comme un héritage à une jeunesse qui peut bâtir le futur.
Vous avez manqué ce beau rendez-vous? Ne soyez pas trop dure avec vous. Vous aurez la chance de vous reprendre lors de son passage à l’Anglicane de Lévis le 21 mars et à la Chapelle Spectacle le 23 mai prochain.
Pour plus de détails https://www.joebocan.ca/
Claude Gignac
Guillaume Pineault - 05 mars 2025

Vulnérable de Guillaume Pineault
Un humoriste sincère, humain… et franchement hilarant!
Avec Vulnérable, Guillaume Pineault réussit un pari audacieux : faire rire tout en touchant droit au cœur. Dans ce deuxième spectacle en solo, il explore des sujets très personnels la santé mentale, les blessures du corps et de l’âme, les liens familiaux avec une authenticité désarmante. Et c’est précisément cette vulnérabilité assumée qui crée une connexion unique avec le public.
Pineault est un conteur hors pair. Sur scène, il nous emmène dans son univers avec une aisance naturelle, un charisme chaleureux et un humour finement dosé. Chaque anecdote est livrée avec justesse, et on passe sans effort du rire éclatant à l’émotion sincère.
Ce qui frappe, c’est sa capacité à transformer des expériences parfois lourdes en moments de légèreté. Il ne cherche jamais le gag à tout prix : il raconte, il partage, il se livre. Et c’est exactement ce qui rend le spectacle si
fort.
En résumé : Vulnérable est un bijou d’humanité et d’humour. On en ressort touché, le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir passé une soirée en compagnie d’un ami vrai.
Guillaume Pineault confirme avec Vulnérable qu’il est l’un des humoristes les plus attachants (et les plus drôles!) de sa génération.
Lyne LaRoche
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Jonathan Roy - 02 mars 2025
Symphony of Doubts de Jonathan Roy : un spectacle d’énergie brute du début à la fin, à ne pas manquer! »
Hier soir, le Grand Théâtre de Québec a accueilli en grande pompe le tout nouveau spectacle de Jonathan Roy, intitulé "Symphony of Doubts", suivant la sortie de son album du même titre, le 28 février dernier. L'événement a fait salle comble, réunissant des fans enthousiastes venus découvrir les nouvelles compositions de l'artiste.
Jonathan Roy est un auteur-compositeur-interprète qui a su se démarquer sur la scène musicale canadienne. Fils du légendaire gardien de but Patrick Roy, Jonathan a d'abord suivi les traces de son père au hockey. Cependant, en 2007, il décide de se consacrer pleinement à sa passion pour la musique. Au cours des dernières années, sa carrière a pris un envol remarquable, avec des tournées en Amérique du Nord et en Europe. En 2023, il a remporté un Félix dans la catégorie "Spectacle de l'année anglophone", consolidant ainsi sa place dans l'industrie musicale.
Le spectacle a débuté en force avec "Waiting for a Call", plongeant immédiatement le public dans l'univers de l'artiste. Les morceaux se sont ensuite enchaînés, dévoilant la vulnérabilité et l'émotion caractéristiques de Jonathan Roy. Des titres comme "Nice to Meet You", "I Know a Place" et "Will You Be Back Someday" ont résonné avec intensité, chaque chanson racontant une histoire, une émotion. L'artiste a également pris le temps d'interpréter ses succès d’albums précédents, tels que "Keeping Me Alive" et "Hate That I Love You", ravivant l'énergie dans la salle à chaque fois.

La voix de Jonathan Roy est un mélange subtil de puissance brute et de douceur, dotée d'un grain reconnaissable entre tous. Sur scène, son énergie est palpable. Il accorde une place importante aux artistes qui l'accompagnent, qu'il s'agisse des musiciens ou des choristes. L'alchimie du groupe est évidente, la complicité se manifestant à chaque interaction. Parmi eux, on note la présence de Raphaëlle Roy, qui a participé à l'émission "La Voix" en 2019, apportant une dimension supplémentaire aux harmonies vocales.
La première partie du spectacle a été assurée par Forrest Blakk. Seul sur scène pendant 30 minutes, il a su captiver par sa chaleur, sa proximité avec le public et sa transparence émotionnelle. Sa courte, mais intense prestation, a permis aux spectateurs de s'imprégner de ses compositions. Il a clôturé sa performance avec son titre le plus connu, "If You Love Her", offrant un moment poignant qui a résonné profondément auprès de l'auditoire.
En somme, "Symphony of Doubts" est une réussite éclatante, témoignant de la maturité artistique de Jonathan Roy. Entouré de talents exceptionnels, il a offert une soirée mémorable aux spectateurs du Grand Théâtre de Québec, confirmant ainsi sa place parmi les artistes incontournables de la scène musicale actuelle.
Judith Bourgoin
Disney - 01 mars 2025
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Disney sur Glace : Dansons! – Une expérience magique à partager en famille
Disney sur Glace est de retour avec un tout nouveau spectacle, "Dansons!", une célébration magique où la musique et la danse sont au cœur de l’aventure. Cette année, Mickey, Minnie, Donald et Dingo tiennent encore une fois le rôle d’animateurs et invitent le public à les suivre dans un voyage féérique.
Dès les premières minutes, le spectacle nous transporte dans l’univers enchanteur de Wish : Asha et la bonne étoile, dernier-né des studios Disney. On y découvre Asha, une jeune fille au grand cœur qui fait un vœu puissant exaucé par une petite étoile magique, l’entraînant dans une aventure fascinante contre un roi qui contrôle les souhaits de son royaume. L’émotion continue avec La Reine des Neiges 2, une nouveauté dans l’univers de Disney sur Glace, où Elsa et Anna, accompagnées d’Olaf et Kristoff, nous emmènent dans une quête touchante et envoûtante. Puis, place à Le Roi Lion, un grand moment de nostalgie pour les adultes, qui retrouvent avec plaisir les mélodies inoubliables de leur enfance, tandis que les plus jeunes découvrent l’histoire intemporelle de Simba, Nala, Timon et Pumbaa à travers une mise en scène grandiose où les animaux de la savane prennent vie sur la glace.
Après l’entracte, nous rencontrons Stitch, le personnage espiègle tant adoré des enfants, ce qui déclenche des cris de joie et une énergie débordante dans la salle. La magie se poursuit ensuite avec l’univers aquatique de La Petite Sirène et de Moana, où les personnages principaux illuminent la patinoire avec leurs mélodies emblématiques et leur esprit d’aventure.
Cette nouvelle édition de Disney sur Glace repousse encore les limites de l’immersion et de la féérie, notamment par l’ajout d’un écran géant projetant des scènes emblématiques tout au long du spectacle, plongeant le public au cœur des histoires. Un écran circulaire suspendu diffuse les paroles des chansons les plus populaires. Les effets lumineux fluorescents, les costumes détaillés et les prouesses techniques des patineurs ajoutent une touche spectaculaire à chaque tableau, rendant cette expérience encore plus magique.
Ne manquez pas cette aventure féérique en famille ! Disney sur Glace : Dansons! s’installe au Centre Vidéotron du 28 février au 3 mars 2025. Il reste encore des billets pour les représentations du samedi, dimanche et lundi. Réservez dès maintenant sur le site officiel : https://www.lecentrevideotron.ca/fr/2024/11/07/disney-sur-glace--dansons et laissez-vous emporter par la magie de Disney sur glace !
Judith Bourgoin
La Cabane - 27 février 2025
La Cabane
Juste un gros « Wow !! »
C’est dans un magnifique décor, avec une belle neige un peu printanière que La Cité Agricole lançait ce jeudi, La Cabane.
Située au 4260, Chemin Notre-Dame à Saint-Augustin-de-Desmaures, à seulement 10 minutes de l’aéroport Jean-Lesage, la ferme festive Cité Agricole accueillait ses invités à l’inauguration de la 5e saison de La Cabane.
Pour l’occasion, les propriétaires avaient convié leurs invités pour un super 5 à 7 où les chemises à carreaux étaient à l’honneur.
L’invitation mentionnait que La Cabane gastronomique est à l’image de la Cité Agricole qui se veut vivante, moderne et rassembleuse. Laissez-moi vous dire que l’objectif est atteint.
Le décor est simplement magnifique et chaleureux avec ses allures de chic cabane à sucre. Que dire de l’accueil de la sympathique Maria « Jarret noir » propriétaire des lieux en compagnie de ses fils Alain, Stéphane et Julien. Sous les traits de cette dame volubile, originaire de St-Victor de Beauce, Maria nous a présenté ses collaborateurs et collaboratrices, sa « cabane » et nous a même fait visiter la très belle salle de réception à l’étage du bâtiment.
L’offre culinaire de la ferme nous fait passer de la ferme à la table dans un menu varié à la fois traditionnel et moderne d’une grande qualité. Nous avons eu l’occasion de nous délecter en dégustant, une poutine, un burger au porc effiloché et d’excellentes côtes levées à l’érable.
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En collaboration avec la Micro Brasserie La Souche, la Cité Agricole offre même sa propre bière « La Gricole ».
L’ambiance festive est aussi au menu. Monocle Jacques et son violon, un talentueux « chansonneur » saura vous faire danser ou taper du pied. Quel bel endroit où nous avons eu la chance de rencontrer des gens sympathiques.
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Vous souhaitez vous réunir en groupe ou simplement entre amis, la cabane est ouverte du 1er mars au 27 avril prochain, et le reste de l’année, vous pouvez y préparer une fête, un mariage, un party de noël, La Cité Agricole est l’endroit idéal pour vous recevoir avec son accueil chaleureux et son menu qui épatera la galerie.
Vous n’êtes que de passage et souhaitez profiter de la gastronomie de La Cité Agricole, faites un arrêt à leur Boutique gourmande. Vous ne repartirez pas les mains vides.
Pour plus de détails rendez-vous sur leur site au www://citeagricole.com ou sur leur site Facebook
Claude Gignac
Billy Tellier - 20 février 2025

Kicker la ruche
Ce soir, j'ai assisté à la première de Kicker la ruche, le 3e one-man-show de Billy Tellier. Fier du succès de sa dernière tournée avec plus de 50 000 billets vendus et près de 200 représentations en carrière, Billy, a ce talent inouï de toucher la cible avec des sujets rassembleurs, présente cette fois-ci un spectacle encore plus punché et rythmé dans lequel il livre ses états d’âme sur sa peur de faire les mauvais choix!
Il aborde plusieurs thèmes, notamment l'autodérision et les anecdotes cocasses. Il partage des histoires humoristiques qui résonnent avec le public, créant une atmosphère de reconnaissance et de rire.
Avec beaucoup d'autodérision durant 90 minutes, l'humoriste nous mitraille d'anecdotes cocasses et on se reconnaît. J'ai ri à en avoir mal aux mâchoires!
Lyne LaRoche




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