Party Éric Lapointe - 31 décembre 2025

Le Party des Fêtes d’Éric Lapointe

Quand Québec a vibré à l’unisson

Hier soir, le Centre Vidéotron s’est transformé en véritable cathédrale du rock pour le grand retour du Party des Fêtes d'Éric Lapointe

Cinq ans après sa dernière édition du 31 décembre, Éric ramenait cette tradition tant aimée et le pari est plus que réussi.

Dès l’arrivée, on sentait que ce ne serait pas un simple spectacle, mais une grande fête collective. Des milliers de fans  autour de 10 000 prêts à chanter, célébrer et terminer l’année ensemble, dans une ambiance électrisante.

La soirée a démarré fort avec Francis Degrandpré, figure montante de la scène. Il a livré un new country comme lui seul sait le faire, avec des moments franchement rock.

Martin Deschamps et Breen Lebœuf ont ensuite interprété Câline de blues, Mes blues passent pu dans porte, Ayoye et Quand. Il n’en fallait pas plus pour réchauffer l’amphithéâtre au grand complet.

Puis, peu avant 23 h, tout a basculé. Lorsque Éric Lapointe est apparu sur les écrans géants, le Centre Vidéotron a explosé pendant de longues minutes.

Rarement ai-je vu Éric avec un regard aussi habité. Il observait la foule comme s’il tentait de graver ce moment en lui. On sentait la gratitude, la fierté et  l’émotion brute.

Entouré de ses trois choristes et de son fidèle complice Stéphane Dufour, il a frappé fort dès le départ avec Terre promise, reprise en chœur par une foule déjà conquise.

« Je suis tellement heureux d’être avec vous autres ce soir », a-t-il lancé et ça se sentait avant d’interpréter Motel 117.

Les invités ont ensuite apporté chacun leur couleur à cette grande célébration. Mélissa Bédard a fait vibrer la salle avec Hallelujah et Le cœur est un oiseau, imposant sa voix puissante avec une profondeur   impressionnante.

Moment de grande complicité lorsque Éric a invité son frère Hugo à le rejoindre pour interpréter Sur mon épaule des Cowboys Fringants. Tout le monde chantait.

Et quand Hugo a interprété Célibataire, la salle entière s’est levée comme un seul homme.

Avec Mon ange, le temps s’est suspendu. Le Centre Vidéotron est devenu presque silencieux, respectueux, ouvrant la voie à Bruno Pelletier, qui a livré une version saisissante de Le temps des cathédrales.

À 23 h 58, Éric a entonné quelques lignes du Minuit Chrétien avec le public. Lorsque 2026 est apparu sur l’écran géant, c’était l’explosion, les accolades, les baisers et les sourires qui fusaient de partout autant sur scène que dans la salle.

Et la fête n’était pas finie. Les Boys ont relancé l’ambiance avant une virée chez Stan avec Le Boys Blues Band.

Puis, fidèle à son image avec ses  lunettes fumées et sa veste de jeans,  Michel Pagliaro est débarqué sur scène pour Une émeute dans la prison et l’incontournable J’entends frapper, faisant lever tout le monde.

La finale a été à l’image de la soirée, intense, généreuse et rassembleuse. Ce soir on danse à Naziland, Ma gueule, Loadé comme un gun, N’importe quoi, Marie-Stone et Bobépine, réunissant tous les invités.

Pour clore ce moment unique, c’est avec  Un beau grand slow et Quand les hommes vivront d’amour, portés par la voix unique de notre hôte que les lumières se sont éteintes, laissant un souvenir inoubliable au public.

Bilan

Un spectacle d’Éric Lapointe, ce n’est jamais juste un show. C’est un rassemblement, une communion entre un artiste et son public. Cette année, quelque chose de plus flottait dans l’air,  Éric savourait chaque seconde, chaque applaudissement, chaque regard.

Il recevait enfin tout l’amour qu’on lui donne depuis si longtemps…et honnêtement, il le mérite pleinement.

Lyne LaRoche