Olivier Martineau - 20 avril 2026

Olivier Martineau
C’est pas moi c’est toi… mais c’est drôle
Olivier Martineau était à Québec lundi soir pour la première médiatique de son troisième one-man show C’est pas moi c’est toi et il n’a pas tardé à défendre son point de vue. «La voie de gauche c’est pour dépasser ». Il nous dit qu’il souffre de rage au volant. La pire saison c’est l’automne ». L’automne avec tout ce monde qui sort pour regarder les feuilles d’automne.
Dans une voiture, on est la pire version de nous-même… même quand on veut être courtois.
Il nous parlera des mauvaises idées qu’on importe au Québec.
Martineau se moquera des « Sylvain » qui ne sont pas toujours top. « Ils sont heureux parce qu’ils ne comprennent pas tout ».
Olivier Martineau a du métier. Il semble à l’aise sur scène. Il enchaine les gags à la vitesse d’une arme semi-automatique. La pédale au fond. À quelques occasions, il ralenti le débit, gonflant une vague un peu plus dramatique. Le public est alors silencieux, pendu à ses lèvres, attendant que la blague leur claque dessus.


Il nous racontera que les français ne font pas peur à cause de leur accent.
Plus le spectacle avance, plus le public semble s’ajuster à la vitesse de croisière du spectacle qui déboule à vitesse grand « V ».
Ce spectacle le ramène à lui, 44 ans et à des questionnements existentiels. Suis-je un vrai homme? Pourquoi j’haïes les enfants?
Il nous confiera détester le futur et ses sécheuses qui font de la musique. Il nous parlera de sa grand-mère et du fait qu’il n’est pas toujours facile de vivre seul.
Martineau nous transportera d’un sujet à un autre avec une fluidité déconcertante.
Il nous expliquera pourquoi le pingouin a intérêt à être monogame. Le moment où il nous parle de son chien André, qu’il surnomme Pipi est particulièrement drôle.
Dans son humour où son personnage est constamment en colère, Martineau dépeint des pans de la société qui l’irrite au plus haut point. « Les vieux, le samedi à l’épicerie… tu décâlisses » .
C’est pas moi c’est toi est un spectacle dans lequel Olivier Martineau mitraille son public souvent mort de rire.
Comme c’était soir de première médiatique, l’humoriste en a profité pour faire des remerciements touchants à tout ce beau monde qui a travaillé avec lui à la préparation de son spectacle. Merci au public qui fait vivre l’art vivant.
Il nous confiera avoir été victime de deux crises de panique durant le spectacle. Avec une immense expérience et un grand professionnalisme, rien n’a paru.
Il reste encore quelques dates dans les prochains mois avant de reprendre la route l’automne prochain pour plusieurs représentations. Il sera de retour à Albert-Rousseau le 8 décembre prochain. Pour en savoir plus; https://www.olivier-martineau.com
Claude Gignac