Entrevue Ouellet - 08 avril 2026

Entrevue avec Ouellet, juste Ouellet

Ouellet : un premier one-man-show attendu et assumé
Humoriste bien présent sur les réseaux sociaux, Ouellet trace sa route à sa façon, sans filtre et avec beaucoup d’authenticité. Je me suis entretenue avec lui par téléphone à quelques jours seulement de la première médiatique de son tout premier one-man-show.

Originaire de la Gaspésie, son parcours n’a rien d’un long fleuve tranquille.

« J’ai passé des auditions pour l’École nationale de l’humour et j’ai été refusé quelques fois. Finalement, j’ai rencontré Jean-François Avard qui m’a dit : “Tu ne fites pas dans le concept, mais viens-t’en à Montréal, tu as ce qu’il faut.” »
Un conseil qu’il prend au sérieux : il met tout dans sa voiture et part pour Montréal. De rencontres en auditions, il se fait tranquillement une place, jusqu’à participer au gala de Philippe Laprise et faire plus de cent premières parties de Jean-Michel Anctil. Puis viennent la pandémie, un divorce… et une relance marquée grâce aux réseaux sociaux.

Un rêve qui devient réalité
Présenter son premier one-man-show, c’est bien plus qu’un simple projet.
« C’est un rêve. La scène, c’est ma passion. Partir en tournée avec mon show, c’est l’accomplissement d’un grand rêve. »

Ouellet, juste Ouellet
Ouellet… pas besoin de prénom!
« Par chez nous, on dit : j’vais prendre une bière chez Breton, j’vais manger chez Tremblay… ben là, vous allez venir voir le show à Ouellet! »

Sa première médiatique à Montréal approche à grands pas, entouré de gens de confiance.

« Je me sens super bien appuyé. Jean-Michel Anctil s’est impliqué à tous les niveaux, et mon gérant Guy Lévesque a accompagné plusieurs grands noms. Ça enlève de la pression. »

Un spectacle qui fait rireet réfléchir
Son spectacle, Dans l’temps qu’on riait, propose une réflexion bien actuelle.
« Je compare une époque où ça n’avait pas de bon sens à aujourd’hui, pour montrer à quel point on a évolué… mais aussi qu’il reste du travail à faire. »
Il aborde entre autres :
la santé mentale
le respect
la condition féminine
le langage et l’éducation
Le tout avec une touche bien à lui :
« C’est un message positif… une petite tape dans le dos pour dire qu’on a quand même évolué. »

Un humour assumé
Son spectacle ne laisse pas indifférent.
« Je vais dans des zones plus pointues… je demande un certain effort au public, mais en échange, j’ai travaillé fort. Ce qui en ressort, c’est un gros défoulement collectif. »
Très structuré, son show laisse peu de place à l’improvisation :
« Je ne peux pas me permettre d’improviser, car mes propos doivent être clairs. »

Un spectacle construit avec le public
Ouellet accorde une grande importance aux réactions du public.
« J’ai écrit ce show-là avec les commentaires du public. »
Certains échanges l’ont même amené à ajuster son matériel, preuve d’un humoriste à l’écoute.

Un moment à ne pas manquer
Sa première montréalaise aura lieu le 14 avril au Gesù, et il sera de passage à Québec le 22 avril au Petit Champlain.
Petite confidence à quelques jours de monter sur scène :
« La semaine passée, j’ai dit à Jean-Michel que je ne savais même pas si j’allais me rendre à ma première… »

Une fébrilité bien humaine pour un artiste qui s’apprête à réaliser un rêve.

Pour toutes les dates :
https://www.ouellethumoriste.com/

À suivre sur les réseaux sociaux :
Ouellet humoriste

Lyne LaRoche