Chantal Lamarre - 31 mars 2026
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Chantal Lamarre
Steppettes et cornemuse pour revivre le Cabaret
Après 40 ans à nous faire rire en tant qu’actrice, animatrice, chroniqueuse, auteure ou metteure en scène, Chantal Lamarre réalise un phantasme et présente son tout premier one-woman show intitulé Steppettes et cornemuse. C’est à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec qu’elle a construit un cabaret imaginaire et éphémère pour rencontrer le public de Québec.
À l’occasion de cette première médiatique, la place était remplie à pleine capacité.
La soirée débute par un quizz animé par Gonzague Chénier dont on voit le portrait et qui vient d’une époque où l’on ne barrait pas ses portes. En chantant et dansant, Chantal Lamarre, fidèle à ses habitudes, est apparue sur scène dans des vêtements très colorés.
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Teintant déjà les premières minutes aux couleurs nostalgie, Lamarre nous dira que ça allait mal dans le monde avant le disco. « Le disco, ça donne envie de se reproduire ». Nous confiant qu’elle est au mois d’octobre de sa vie, elle nous fera plonger avec elle dans une époque où la grande majorité du public présent avait l’âge de Pénélope, une jeune spectatrice qui sera, tout au long de la soirée, son jalon marquant une époque malheureusement révolue.
Chantal Lamarre, on le sait, a un talent indéniable pour raconter une histoire. Elle nous parlera de la tenue vestimentaire de sa jeunesse où, porter un poncho pouvait être très utile pour pisser en plein air au beau milieu de la foule lors d’un spectacle de Paul Piché.
Steppettes et cornemuse nous ramène dans le temps, dans un cabaret où le rire est omniprésent. Ses histoires, ses anecdotes permettent au public de joyeusement dépoussiérer des souvenirs qui souvent appartiennent à une époque où nous étions parfois un peu moins sages.
« À notre âge, on ajoute des détails à des histoires que nos amis connaissent depuis 25 ans, ça s’appelle radoter! »
La « nouvelle vieille » revisitera des expressions qui ont désormais disparues.
Après avoir fait le tour du répertoire des chansons québécoises qui parlent des oiseaux, elle fera revivre des personnages en noir et blanc comme Rocky Brisebois, Angélina DiBello, Alban Flamand et Gilles Pellerin qu’elle décrit comme le premier humoriste québécois qui a pavé la voix aux Yvon Deschamps, Marc Favreau et Clémence Desrochers. Elle nous livrera un extrait de son monologue, La mère à Roland.
Les histoires de Chantal Lamarre, qu’elles soient empruntées ou autobiographiques, sont toutes conjuguées au passé. Un passé dont elle se moque allègrement et qui nous a faire rire tout au long de la soirée.
La mise en scène de François Chénier est simple, dynamique et efficace. Chantal Lamarre enfilera les steppettes, la chansonnette, les histoires et anecdotes à la vitesse de l’éclair, ne laissant aucun sursis à son public durant plus d’une heure quarante-cinq. Peut-être que Pénélope a raté quelques blagues, les références appartenant souvent à ses parents.
Pour Chantal Lamarre, c’est mission accomplie. Comme à l’époque des cabarets, le public avait laissé ses soucis au vestiaire pour passer une magnifique soirée en compagnie de l’humoriste à la chevelure flamboyante. Tout y était pour faire oublier la grisaille. Il ne manquant que la fumée de cigarette et l’odeur du scotch.
À la fin de sa tournée, Steppettes et cornemuse ne sera plus sur la garantie. Les nombreuses dates prévues à sa tournée feront exploser le compteur de son véhicule. Vous avez manqué cette superbe soirée? Ne soyez pas trop déçus et faites vite, Chantal Lamarre sera de retour dans cette même salle le 29 août prochain. Pour connaitre toutes les dates et endroits, rendez-vous sur son site au https://chantallamarre.com/
Claude Gignac