PATRICE MICHAUD - 10 mars 2022

Patrice Michaud

Ému et émouvant

Il avait bien hâte de nous revoir.  Que dire de nous. On s’est donné rendez-vous ce jeudi à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec pour embarquer dans son Grand voyage désorganisé.

Les toutes premières notes jouées au piano, ont annoncé la douce Origami, l’histoire d’une vie un peu compliquée.

« Ça là, ça là, J’y ai rêvé » C’est de cette façon, en montrant la salle et ses spectateurs, qu’il s’est tout de suite adressé à son public. « Ce soir, c’est notre premier spectacle avec une salle pleine. On va tout vous donner et on s’attend à tout recevoir ».

Comme pour nous prouver que la soirée serait un voyage dans le temps, il enchaine immédiatement avec Julie revient, Julie s’en va, tirée d’Almanach paru en 2017.

On a beau l’avoir vu comme animateur à la télé. On a beau l’avoir suivi sur les réseaux sociaux, revoir Michaud sur scène reste toujours un plaisir indéniable. Les applaudissements sont plus que sentis. Ce plaisir est franchement partagé.

Patrice Michaud est un excellent compteur. Il aime développer l’histoire autour de ses chansons. L’introduction de Golden Record en est un très bon exemple. 

Pour nous présenter le fruit de sa récolte, semée en pleine pandémie, il s’est entouré de vieux et nouveaux complices. Simon Pedneault qui conduit magnifiquement sa guitare, a comme co-pilote Marie-Pierre Bellefeuille aux claviers, Marc Hébert à la basse et l’excellent Marc Chartrain à la batterie.

En 1977, deux grands évènements ont eu lieux. L’envoi de la sonde Voyager 1 dans le ciel et le mariage de ses parents. « N’eut été de ce mariage, il n’y aurait pas eu de Patrice Michaud. Il n’y aurait pas eu de spectacle ce soir et vous ne seriez pas ici ». On comprendra que la pièce 1977 raconte l’histoire de ses parents. Un mariage où son père était recouvert de 132$ de velours.

Il reviendra en douceur en mode piano-voix pour une magnifique interprétation de La saison des pluies. Il offrira Je t'aime quand je mens à Britanie, une jeune spectatrice présente pour une de ses premières sorties après plusieurs mois d’hospitalisation. Il nous fera par la suite, entendre Je cours après Marie, remaniée de belle façon à la sauce U2.

Son Grand voyage désorganisé, le 4e album du gaspésien, est un voyage dans le temps. Des thèmes de toutes sortes, livrés avec franchise et authenticité. Il nous prouvera que la musique est la meilleure machine à voyager dans le temps. En un instant, il nous ramènera dans les années 90, où il passait ses mercredis soir à l’aréna de Cap-Chat. En nous interprétant Living on my own de Queen, il nous partagera la première pièce de la face « B » de la cassette du patinage libre de l’époque. Les spectateurs se lèveront pour danser pour ne plus se rassoir jusqu’à la fin.

Des nouveautés, des souvenirs, un brin de nostalgie et beaucoup d’amour.  Voilà la recette de Michaud. On aime ça et on en redemande. Un spectacle qui fait du bien!

Le grand voyage désorganisé de Patrice Michaud se poursuit partout au Québec. Il visitera Montmagny, Joliette, Trois-Rivières avant de revenir à Québec le 18 mars prochain. Il nous a aussi annoncé qu’une nouvelle supplémentaire, prévue pour le 9 décembre prochain, serait en vente dès ce vendredi.

Vous pouvez le suivre via son site au patricemichaud.ca

Claude Gignac