L'homme qui rit - 02 janvier 2013

L’homme qui rit ou l’amour et la différence

Avec un sourire gravé à même la peau de son visage, Marc-André Grondin incarne avec brio Gwynplaine dans L’homme qui rit, d’après le roman de Victor Hugo, sous la direction de Jean-Pierre Améris. Un film magnifique à la fois fantaisiste, un peu gothique et romantique.

Le film raconte l’histoire de Gwynplaine (Marc-André Grondin), jeune homme mutilé aux joues, et Déa (Christa Theret), aveugle depuis son jeune âge, qui sont recueillis par Ursus (Gérard Depardieu), un vendeur ambulant. Ils vont de ville en ville afin d’offrir aux gens rires, théâtre et divertissement. Un soir qu’ils donnent un spectacle, une duchesse (Emmanuelle Seigner) entreprend de séduire Gwynplaine. Il découvre alors ses origines, le pouvoir de la noblesse et de la classe politique et la différence entre l’amour véritable et l’attirance.

Les décors et la direction artistique de ce film sont fantastiques. On se retrouve dans une Angleterre du 17e siècle avec les artistes ambulants de cirque, musiciens de rues, nains et plusieurs autres personnes du milieu du spectacle. Le film L’homme qui rit de Jean-Pierre Améris accroche l’œil, mais surtout séduit le cœur par la relation entre Gwynplaine et Déa, leur amour pur à la Roméo et Juliette. Bien sûr, il y a la sensualité perverse et malicieuse d’Emmanuelle Seigner qui viendra déstabiliser le couple. Les personnages sont magnifiquement interprétés, mais Marc-André Grondin a su donner à Gwynplaine, un réalisme et un charisme vraiment impressionnant. Un film à voir, un conte romantique qui fait rire, divertit et même pleurer.

À l’affiche au cinéma Le Clap depuis vendredi le 29 mars, à voir.

www.clap.qc.ca

Valérie Côté