Une nuit sous les ponts de Paris - 27 septembre 2019

Une nuit sous les ponts de Paris…

Hier soir, j’ai assisté à la première du spectacle Une nuit sous les ponts de Paris. Le spectacle rend hommage aux légendes de la chanson française. Installée au Capitole de Québec du 27 au 29 septembre, la revue musicale vous fera voyager dans vos souvenirs.

Dès la levée du rideau, nous sommes transportés directement sous le pont de Paris dans un petit café ou la musique, la danse et les chansons nous font vivre un voyage inoubliable. Plus de 18 artistes livrent des performances incroyables. L’accordéon étant un instrument très lié à la culture française viendra mettre l’ambiance dans les mains de Viviane Arnoux l’accordéoniste de Hugues Aufray depuis 17 ans. Native de Saint-Georges la talentueuse violoniste Marjorie Bourque, fait résonner son violon sur les chansons de Bécaud, Fugain, Lama, Dalida, Aznavour, Mireille Mathieu, Nana Mouskouri, Johnny Halliday, Sardou, Claude François, Adamo, Alain Barrière, etc.

Les chorégraphies sont ingénieuses, la mise en scène et les décors sont à couper le souffle. On a même eu droit à une danseuse de ballet qui a suscité une pluie d’applaudissement. Les voix des chanteurs se marient à merveille. Les costumes nous rappellent que nous ne sommes plus à Québec mais bien dans un café de Paris sans avoir été obligé d’attendre à l’aéroport.

On entend les grands succès qui ont bercé notre enfance dont Sous le ciel de Paris, Do You Do You St-Tropez, Acropolis Adieu, Aline, Laisse-moi t’aimer, Avec le temps, Une femme avec toi, Les plaisirs démodés, Que je t’aime, Le téléphone pleur, Tu t’en vas, La maladie d’amour. La bohème, Les p’tite femmes de Pigalle, Valentine, Soleil Soleil et Il venait d’avoir 18 ans.

Bilan

Une nuit sous les ponts de Paris c’est un beau voyage à travers 75 ans d’histoire. 100 costumes, 40 chansons des chanteurs aux voix sublimes, des danseurs de grands talents qui nous font revivre la belle époque de la chanson française

Lyne LaRoche




Entrevue Les Immortels - 25 septembre 2019

Entrevue Les Immortels

Le spectacle c’est juste des chansons qui ont marqué notre mémoire collective, un spectacle pour le public.

C’est au Faks sur Maguire que cette semaine j’ai eu la chance de piquer une jasette avec deux des cinq chanteurs qui feront revivre à la salle Albert Rousseau le 6 octobre prochain cinq grands fleurons de la chanson française.

Le spectacle Les Immortels c'est une succession de succès qui conjuguent l'émotion à la fougue de Gilbert Bécaud, la grâce de Dalida, le charme de Joe Dassin, les cris du cœur de Johnny Hallyday et l'intensité d'Édith Piaf.

Aujourd’hui, c’est avec la talentueuse Rita Tabbach qui reprendra le répertoire d’Édith Piaf et David Thibault qui incarnera Johnny Hallyday que nous parlerons de ce spectacle.

Lyne : Bonjour à vous deux, on va parler de vos carrières respectives tout à l’heure mais pour commencer dites-moi, pourquoi avoir accepté de participer au projet de Martin Leclerc?

Rita : J’étais tellement ravie qu’on m’approche pour un spectacle comme celui-là. Premièrement le plaisir de partager la scène avec d’autres artistes c’est quelque chose que j’ai toujours apprécié de faire tout au long de ma carrière. J’ai souvent fait des spectacles en groupe et c’était pour moi une belle occasion d’en refaire un. Deuxièmement, parce que les chansons choisies sont dans mon répertoire chouchou évidemment et troisièmement la proposition d’interpréter le répertoire d’Édith Piaf. Je suis aux anges, ça représente un énorme défi mais tellement riche au niveau musical, je n’avais aucune raison d’hésiter

David : Moi, j’ai accepté premièrement parce qu’on m’a dit que j’allais interpréter les chansons de Johnny Hallyday, pour moi c’est le Elvis français. Quand j’ai fait The Voice en 2015 c’est là que j’ai connu la carrière de Johnny. Aujourd’hui je m’intéresse beaucoup à sa carrière et à sa vie aussi. Ce show-là va me permettre même si ce n’est pas de la personnification ou de l’imitation ça va me rapprocher plus du personnage de Johnny. C’est aussi un grand défi, un beau challenge pour moi. Ce n’est pas juste chanter car dans le show, il y a beaucoup d’interactions, de mise en scène donc pour moi c’est vraiment un grand défi. Aussi c’est ma première revue musicale. Je suis le petit jeunot de la gang alors j’apprends beaucoup avec eux.

Lyne : Parlez-moi du spectacle à quoi doit-on s’attendre?

Rita : En fait le spectacle est un hommage à cinq légendes françaises, des artistes qui sont devenues immortels et chacun de nous va couvrir le répertoire d’un artiste en particulier. David (Johnny Hallyday) Julie Massicotte (Dalida) Philippe Berghella (Bécaud), Martin Giroux ( Dassin) et moi Edith Piaf. Le spectacle est extrêmement dynamique très rythmé. La mise en scène de Joel Legendre est rassembleuse évidemment. On reconnait sa touche personnelle. C’est un spectacle très complet.

David : On a eu plein de deuils à faire, sinon on aurait pu faire un show de cinq-six heures. Mais je crois que Joel a eu l’étincelle de choisir les gros hits et de faire un show ou il n’y a aucun temps mort. Comme le dit Rita, c’est un show très dynamique. Les gens n’auront pas le temps de s’ennuyer. Ce sont toutes des chansons que les gens connaissent, ils vont pouvoir chanter avec nous.

Rita : Ce qui est intéressant aussi c’est que ce soit toutes des personnalités différentes. Il y a tout un monde entre le rock de Johnny, la poésie de Gilbert Bécaud, le côté chansonnier de Joe Dassin, le côté dramatique d’Édith Piaf et l’exotisme de Dalida. Un spectacle qui va plaire à tout le monde. Aussi entre-nous on a beaucoup de plaisir, il y a des solos, des duos, des numéros de groupe c’est vraiment un spectacle varié.

David : Ce qui est le fun aussi c’est que nous sommes souvent tout le monde ensemble sur la scène, même si on fait un solo, les voix des autres chantent quand même avec nous. C’est très amical comme show.

Lyne : Est-ce que c’est vous qui avez décidé quel artiste vous alliez représenter ou c’est Joel qui a décidé?

David : Oui, Joel, il a su choisir la bonne personne pour le bon répertoire. Je ne me serais pas vu en Gilbert Bécaud mais en Johnny Hallyday oui. En plus j’y ressemble un peu quand il était jeune, je bouge comme lui sur scène.

Lyne : Y a-t-il une chanson dans le spectacle qui vous a été soumise et que vous ne connaissiez pas?

Rita : Je les connaissais pas mal toutes mais il y avait des chansons que je n’avais jamais interprété. Je pense à Mon Dieu, qui est un monument de chanson, mais en fait Edith Piaf c’est monument par-dessus monument. C’est très exigeant de chanter du Édith Piaf, autant vocalement qu’émotivement parce que c’est toujours intense. Tu ne peux pas le faire à moitié c’est toujours online. Mais j’étais très heureuse de pouvoir faire du Édith Piaf parce que je trouve qu’elle avait une part d’ombre et je l’ai moi aussi cette part d’ombre là et je ne m’en cache pas. Je l’assume à 100% et j’aime ce répertoire là à cause de ça.

David : C’est pareil comme Rita, je les connaissais toutes mais il y en avait que je n’avais jamais chanté. Par exemple Que je t’aime, qui est assez intense. C’est pour ça que c’est un beau défi pour moi, parce qu’il a de grandes chansons Johnny. C’est très vocal ce show-là, c’est un beau show où tout le monde a sa place.

Lyne : Comme c ’est un show de groupe ça doit être moins stressant de ne pas être tout seul sur scène?

Rita : Oui effectivement on partage le plaisir et aussi notre stress ensemble.

Lyne : Comment c’est de se faire diriger par Joel Legendre?

Rita : C’est le fun, moi je l’aime beaucoup car il est très rigoureux et j’aime la rigueur. Il est très précis et très rassembleur et c’est primordial dans un spectacle comme celui-là. C’est un spectacle pas prétentieux, généreux et chaleureux à l’image de Joel. Il voit tout, il prend les bonnes décisions. Juste hier on a été obligé de couper des chansons, il a fallu faire des choix et il a fait les bons. On a beaucoup de plaisir à travailler avec lui. En ce qui me concerne, c’est la première fois et j’adore ça!

David : Moi ce que j’aime de Joel, c’est qu’il est strict mais c’est vraiment le fun de travailler avec. Il n’est pas plate et méchant, s’il y a quelque chose qui ne fait pas, il nous le dit avec douceur. Si on a des questions, il nous écoute, il nous répond et nous explique le pourquoi, et c’est très important.

Lyne : Parlons maintenant de vos carrières respectives

Rita : Parallèlement au spectacle Les Immortels, le spectacle Sous les ponts de Paris continu, l’album du même titre est toujours en vente. J’ai aussi commencé à conceptualiser un deuxième album Sous les ponts de Paris 2 qui sera complètement différent du premier. Plus piano, violon des chansons douces qui vont nous bercer. Également il y aura un premier album de chansons originales qui sortira en 2020. Des chansons dont je travaille dessus depuis deux ans déjà et qui j’espère trouveront leur chemin jusqu’au cœur des gens.

David : Je serai aussi en spectacle le 13 octobre prochain à la salle Albert Rousseau avec Les pionniers –Pionnières ou je partagerai la scène avec Brigitte Boisjoli, Martin Fontaine, Cindy Bédard, Annie Blanchard, Luce Dufault, Laurence Jalbert, Paul Daraîche. Ce show là c’est vraiment cool nous revisitons les grands succès américains, Elvis, Johnny Cash...On se gâte. Je suis aussi entrain de travailler sur un album original en français qui reste toujours dans le thème du Rock and Roll. J’ai bien hâte de voir ce que les gens vont dirent de ça. Quand les gens viennent voir mes shows, ils sortent de là contents mais est-ce qu’ils me connaissent plus personnellement, c’est certain que non. Alors je veux donner plus de mon histoire à moi à travers mes chansons. J’espère sortir ça en 2020 moi aussi.

Lyne : Qu’est-ce que vous aimeriez que je vous souhaite pour l’année qui vient?

Rita : Pour moi, un rêve farfelu ce serait de faire une autre comédie musicale, mais juste d’être heureuse et que ça continu. Parce que dans ce métier-là, je suis bien placé pour le savoir, ça fait quand même 15 ans que je roule ma bosse, il y a des hauts et des bas. C’est drôle parce qu’à 15 ans je rêvais d’être une chanteuse internationale et honnêtement aujourd’hui je ne veux plus ça. Je veux juste chanter, continuer à gagner ma vie comme ça, je ne veux pas être obligé de changer de métier car je suis une grande passionnée.

David : C’est la même chose pour moi, pouvoir continuer à faire ce que je fais et que les gens soient touchés par mes chansons qui seront sur mon premier album.

Lyne : Un grand merci à vous deux, ce fût un réel plaisir.

Rita : Lyne c’est un plaisir partagé

Bilan de mon entrevue

David, tout le monde le connait, tout le monde a été témoin de son talent. En ce qui concerne Rita, on l'a vu dans plusieurs comédies musicales .En 2014 elle a participé à la deuxième édition de La Voix. Moi, je la connait depuis ses débuts et s'il y a une artiste que je trouve qui est méconnue, c'est bien elle. Son talent est exceptionnel, sa voix est incroyable. J'ai rencontré deux jeunes artistes passionnés qui ne demandent qu'à faire leur métier en touchant le coeur des gens. Rita et David bonne continuité xx

Pour savoir où et quand le spectacle Les Immortels s’arrêtera chez-vous

Visitez : https://productionsmartinleclerc.com/spectacles/les-immortels/

Pour suivre la Carrière de Rita Tabbakh

Visitez : https://ritatabbakh.com/

Pour suivre la Carrière de David Thibault

https://productionsmartinleclerc.com/artistes/david-thibault/

Lyne LaRoche




Broue - 18 septembre 2019

Broue version 2.0

La culture québécoise est marquée de quelques productions marquantes. À l’instar de La petite vie, des Bye-Bye et de quelques films cultes, Broue a marqué à jamais l’histoire culturelle du Québec.

Créée par les auteurs Claude Meunier, Jean-Pierre Plante, Francine Ruel et Louis Saia, Broue est présentée pour la première fois en 1979 par les comédiens Michel Côté, Marc Messier et Marcel Gauthier. Tout ce beau monde était loin de se douter qu’il venait de donner naissance à un monstre. Un monstre du théâtre.

Après 38 années de service, après avoir donné pas moins de 3322 représentations devant     3 394 195 spectateurs, Côté, Messier et Gauthier font un arrêt définitif. Cette gigantesque aventure est inscrite dans le livre des records Guinness pour « Le record mondial de longévité pour la pièce de théâtre jouée par une même distribution de comédiens ».

En juin dernier, quarante ans après sa mise au monde, Broue renait de ses cendres dans une « Nouvelle administration » formée des acteurs Benoît Brière, Martin Drainville et Luc Guérin.

C’est cette mouture qui est venue rencontrer le public de Québec ce jeudi pour y offrir 5 représentations en 4 soirs à la Salle Albert-Rousseau.

Lorsque l’équivalent de presque la moitié du Québec a vu Broue, la surprise n’est pas nécessairement la force de la version 2.0. On a cependant hâte de revoir Verrue, Pointu, Bonin, Travolta et toute cette bande de joyeux clients marquant l’histoire du Québec.

À vingt heures précise, Martin Drainville s’est avancé sur scène à travers le grand rideau rouge pour venir nous replonger en 1979, au moment de la création de la loi 55 qui mettait fin à l’interdiction aux femmes d’entrer dans les tavernes. Cette loi sonnera le glas de ces refuges masculins où les hommes réinventaient le monde à grands coups de citations pas toujours très philosophiques…

D’entrée de jeux, Benoit Brière marque un grand coup en incarnant Verrue, cet assidu de la Taverne Chez Willy. Après avoir titubé sur les planches de la taverne et fait la laveuse à une mouche, Verrue ira s’assoir tranquille au fond de la taverne.

Pointu, ce sympathique pompier, viendra offrir à Bob une carte du Club automobile et tentera de faire la leçon dans un français, ou un anglais, parfois un peu approximatif. Un moment hilarant.

Rod, Roger, Peter, Conrad, Ti-Mile, son fils Léo et quelques autres clients se succèderont autour des caisses de Molson, de Laurentide et de 50.

L’amitié qui lie les excellents comédiens de la mouture 2019 vient renforcer la complicité des personnages. Brière, Drainville et Guérin sont tellement bons qu’ils en viennent même à nous faire oublier les comédiens originaux. Ce qui n’est pas peu dire.

On sentait que les spectateurs, dont plus de 80% avaient déjà vu la pièce, s’amusaient en se rappelant certaines répliques qui sont devenues des classiques. « J’ai peur de me faire voler mes gants par les ceuses qui ont des mains ». « Are you an england? ». Ou, « Japon, veux-tu dire la Chine ou quelqu’un qui jappe? »

Si Broue, l’originale a connu un succès sans pareil, je prédis que la nouvelle administration de la Taverne Chez Willy saura connaitre une longue vie.

Vous voulez tout savoir sur Broue, les auteurs, les comédiens, l’histoire et le calendrier, n’hésitez pas à vous rendre au broue.ca

Broue, un classique, une valeur sûre!

Claude Gignac




La Martinique gourmande - 16 septembre 2019

Martinique gourmande 2019

Du 19 au 29 septembre

Ce lundi, Fréderic Sanche, Consul général de France à Québec et Marie-Line Lesdema, 1re Vice-Présidente du comité Martiniquais du tourisme, conviaient les médias et quelques dizaines d’invités à la Résidence de France sur la rue des Braves pour le lancement officiel de l’édition 2019 de Martinique gourmande. Ce festival de gastronomie Martiniquaise, implanté à Montréal depuis 2008 à l’initiative du Comité Martiniquais du tourisme, est l’occasion de déguster des boissons et des mets typiquement martiniquais. Pour une troisième année, Martinique gourmande se tiendra simultanément à Québec. Le concept est simple. En visitant l’un des quinze restaurants participants, dans le cadre de l’évènement qui se tiendra cette année du 19 au 29 septembre, vous aurez, comme lors du lancement, l’occasion de gouter au plaisir de la gastronomie de l’Ile aux fleurs.

À l’occasion du lancement, les chefs Fabrice Filin, Matthieu, Jolly, Pascal Sigère et Jérémie Jean-Baptiste nous avaient concocté des petits amuse-gueules aux parfums et aux couleurs de la Martinique. Des bouchées sublimes qui nous ont transportés dans les Antilles, entre volcan et palmiers. Comme nous le disait le chef Jean-Baptiste, les recettes martiniquaises sont construites à base de fruits, d’épices et de chocolat. Mais dans chaque recette on y ajoute une ou deux doses d’amour. Qui dit Martinique, dit aussi Rhum. Les rhums Trois-Rivières et St-James ont aussi excité nos papilles gustatives et nous ont réchauffés comme un doux bain de soleil.

Si comme moi, vous avez eu le bonheur de visiter la Martinique et de rencontrer ses sympathiques habitants, Martinique gourmande 2019 sera l’occasion de marcher à nouveau sur ses plages de sable volcanique, de danser un petit Zouk ou simplement de vous replonger dans son art de vivre. Si vous n’avez jamais eu la chance de vivre la Martinique, il y a fort à parier qu’après avoir visité un des quarante-deux partenaires de Québec et Montréal durant les dix jours de l’évènement, vous ayez le gout de vous envoler pour vivre l’expérience Martinique. À tout le moins, ce sera l’occasion de prolonger l’été.

En plus de courir la chance de vous mériter un séjour en Martinique, vous pourrez obtenir tous les détails de ce festival et connaitre le nom des commerces participants en vous rendant au martiniquegourmande.ca

Bon festival!

Claude Gignac




Les journées de la culture - 16 septembre 2019

23è édition Les Journées de la culture

Il y a en pour tout le monde…Profitez-en!

Des activités gratuites pour les amoureux de culture partout!

Pour ceux qui ne savent pas encore qu’est-ce que les journées de la culture et bien en voici un bref apercu.

Les journées de la culture sont orchestrées par Culture pour tous, organisme qui s’est donné pour mission de faire connaître les arts et la culture comme facteurs essentiels d’épanouissement par des programmes de sensibilisation et d’éducation favorisant la participation des citoyens.

Chaque année, le dernier vendredi du mois de septembre et les deux jours suivants, les arts et la culture sont au cœur de cette grande fête populaire se déroulant dans plus de 300 villes et villages, d’un bout à l’autre du Québec. Ateliers, démonstrations, parcours et prestations en tous genres composent la programmation de l‘événement. De tous les âges et tous les styles, de tous les milieux et dans toutes les régions, tout le monde est invité à participer à une multitude d’activités gratuites et interactives, toutes disciplines confondues!

Lundi dernier, les médias étaient convoqué au Pavillon Lasonde au Musée national des beaux arts afin d’assister à la présentation des activités qui auront lieu dans la Capitale Nationale du 27 au 29 septembre. Les deux portes-paroles cette année Marie Soleil Dion et Dany Laferrière nous ont entretenus de l’importance qu’ont ces journées de la culture.

Tout d’abord, la présidente directrice générale des journées de la culture pour tous Mme Louise Sicure nous a parler de la thématique ‘’La renconte’’qui a pour but de bâtir des ponts et de tisser des liens. Elle a invité les gens à s’empiffrer de culture.

L’écrivain et scénariste Dany Laferrière nous a parlé del’importance de se parler, de communiquer lui qui est passé maître dans l’art de dire les choses. Natif de Port-au-Prince, il nous rappelé le désastre que les survivants avaient vécu après le tragique événement. Il nous a fait comprendre qu’au-delà de l’argent et du matériel, ce qui est resté ce sont les gens qui se sont demandé ‘’Comment ca va toi?’’ Il nous a fait prendre conscience de la beauté des petites choses.

La comédienne Marie-Soleil Dion nous a dévoilé ses coups de cœur dont le Ballet de Québec qui est une activité agréable à faire. On ne va pas juste assister à la répétition du spectacle mais nous allons entrer dans la culture. Ce n’est pas juste pour les artistes à en devenir mais aussi pour les artisans à en devenir, ceux qui veulent être derrière les caméras et derrière la scène. Les gens vont voir de quelle facon cela fonctionne les répétitions.

C’est avec fierté que Mme Nathalie Roy Ministre de la culture et des communications nous a rappelé que le volet de la journée de la culture prend de plus en plus d’empleur depuis trois ans et qu’il faut continuer de développer des nouveaux publics et de ne pas hésiter à consommer de la culture.

Pour connaitre tous les renseignements visitez

www.culkturepourtous.ca ----- www.journéesdelaculture.qc.ca

Lyne LaRoche




Film Valérie - 16 septembre 2019

Valérie, un film audacieux

Hier soir, le Festival de cinéma de la ville de Québec a présenté la version restaurée par Éléphant du film Valérie. Imaginez, ça fait 50 ans qu’on a eu droit à notre premier film érotique. À l’époque, tout le monde ne parlait que de ça!

Synopsis

Danielle Ouimet campe le rôle d’une orpheline qui s'ennuie dans son couvent. Elle le quitte de manière spectaculaire, se libère, devient danseuse topless puis prostituée. Mais au bout de tout cela, elle rencontre l'amour et revient dans le droit chemin.

Selon l’étoile de ce film Danielle Ouimet, quand le film est sorti ‘’En ce qui concerne les hommes, il n’y avait pas trop de problèmes mis à part qu’ils s’attendaient tous à ce je dise oui à leurs avances. Pour les femmes, elles étaient jalouses, elles avaient peur que je parte avec leur homme!

Lyne : Est-ce que vous saviez dès le départ, qu’il y aurait des scènes de nudité?

Danielle : Oui et non. Dans le film à un certain moment je devais mettre une robe en arrière d’un paravent et Denis m’a dit’’ Ne te cache pas, enfile-là.’’ J’ai dit, quoi? Il m’a dit Si tu n’es pas capable, ce n’est pas grave, on va te trouver un autre rôle dans le film. Je lui ai demandé de me laisser seule que j’allais réfléchir. J’ai décidé de mon avenir cette journée-là. C’est grâce au long métrage de Denis Héroux que ma carrière de comédienne a été lancée.

Lyne : De regarder ces images-là aujourd’hui, vous devez ressentir une certaine fierté car vous étiez et vous êtes encore très belle.

Danielle : Oui, mais tu sais dans ce temps-là, c’était quelque chose de se montrer les seins mais aujourd’hui, il n’y a vraiment rien là. Moi qui pensais que ce film passerait inaperçu après un certain temps, me voilà 50 ans plus tard à être là pour en parler et pour le revoir. Qui aurait dit!

Lyne : Quelle a été la réaction de votre entourage, vos parents?

Danielle : Mes parents ne m’en ont jamais parlé. Je ne savais même s’ils avaient visionné le film, je l’ai su dernièrement par une de mes cousines.

Bilan

Éléphant a décidé de restaurer le film Valérie car il fait partie de notre patrimoine. Ce fût le premier film à déshabillé une petite Québécoise audacieuse et 50 ans plus tard, tout le monde se souvient de la belle Valérie.

Dans la salle pleine à craquer, il y avait des gens de tous âges qui désiraient voir le fameux film. Pour certains, c’était de voir l’évolution qu’il y a eu au niveau des films érotiques. Pour d’autres, c’était de le revoir et de rencontrer la belle Valérie. Mais pour la plupart c’était des hommes qui n’avaient pas l’âge quand le film est sorti et dans le temps, ils avaient entendu leurs pères dirent en cachette avec d’autres hommes ‘’J’ai vu le film Valérie hier, j’te dis qu’elle a de maudits beaux nichons’’

Pour une certaine génération, la belle Valérie aura été leur fantasme et avec raison. Souvenons-nous qu’à cette époque les seules fois ou on pouvait voir des photos sexy c’était dans le catalogue chez SEARS. Aujourd’hui, on est rendu beaucoup plus loin que ça!

Éléphant

Dans sa mémoire, ELÉPHANT : Mémoire du cinéma immortalise 40 millions d’images de l’histoire du Québec, trois quarts de siècle de notre vie, de nos habitudes, de nos costumes, de notre architecture et de nos paysages. Des images en mouvement. Un incontournable album de famille disponible en tout temps. Cet album, vous pouvez l’ouvrir dans le nuage Illico, sur ITunes partout au Canada et dans tous les pays du monde où le français ou l’anglais est la langue officielle.

Lyne LaRoche




Nicola Ciccone - 15 septembre 2019

Le voleur d’histoires inconscient…Nicola Ciccone

Le long chemin

Hier soir, Nicola Ciccone s’est arrêté au Théâtre Petit Champlain pour la première fois depuis 20 ans afin de présenter son spectacle Le long chemin. Oui c’est un beau cadeau qu’il a fait à son public mais aussi à lui-même ‘’ Je me fais un cadeau de chanter ses chanson-là presque tout nu seulement avec un piano et une voix’’. Il a débuté la soirée avec l’Opéra du mendiant son premier grand succès en fait celui qui l’a rendu populaire.

Comme d’habitude Nicola chante l’amour encore et encore. Il est le maitre des mots. En l’écoutant on se demande comment il fait pour rendre ses histoires aussi belles même si quelque fois elles sont empreintes de nostalgie.

Tout au long de la soirée, il nous fait découvrir les chansons de son nouvel opus sans laisser de côté ses plus grands succès.

Avant chaque interprétation, il prend le temps de présenter sa chanson, il se raconte, il nous raconte. ‘’Le long chemin, c’est le chemin de vie sur lequel on marche tous. On y rencontre des joies, des intempéries, des succès et des échecs. Par moment, tout est clair et on aperçoit l’horizon. D’autres fois, on s’y perd. Si l’on est chanceux, on réussit à y marcher à deux. Alors là, s’y perdre n’est plus dangereux et on rêve d’y marcher pour toujours’’

En février dernier, Nicola a frôlé la mort suite à un accident de voiture, un face à face. Pendant sa convalescence, il en a profité pour écrire les chansons de son nouvel album qui se veut à la fois un hymne à la vie, au courage à l’espoir et à l’amour.

Avec ce 12è album en carrière, il rend hommage à la femme avec deux magnifiques chansons soit ‘’ La plus grande chose qu’on dit à une femme et Superman est une femme. Il aborde aussi la peine d’amour avec la chanson Pleure. Après avoir perdu son père en 2016, il lui avait écrite une chanson Oh toi mon père qu’il avait mis sur son album Esprit libre. Comme il recevait beaucoup de messages de gens qui lui écrivaient pour lui dire à quel point cette chanson les aidaient dans leur processus d’adieu, Nicola a décidé d’en faire une réorchestration. En date d’aujourd’hui la vidéo cumule plus de 600 000 visionnements sur You Tube. Lui qui à la base ne voulait pas mettre cette chanson sur son album, le texte est sublime.

Durant le spectacle on y entend aussi ‘’Ciao Bella, Elle, Ne me quitte pas, Je vais t’aimer, J’taime pas j’t’adore, un ami, Nous sommes six milliards, J’taime tout court

Pour écrire de si beaux textes, il se sert de son quotidien et de sa vie mais il se nourrit aussi des gens. Se considérant comme un voleur d’histoires inconscient, non pas méchant, il vole des petits moments du quotidien de la vie de tout le monde autour de lui. C’est pour cette raison que ces textes sont remplis d’autant de sincérité et qu’on a l’impression qu’il les a écrits pour nous.

Quand Nicola chante tout le monde écoute. Il est tellement authentique et charismatique, qu’il réussit à la perfection à faire voyager les gens dans ses histoires, dans sa musique et dans ses passions.

Somme toute, une soirée toute en douceur, en tendresse, teintée d’amour comme seul lui peut la chanter.

Surveillez son passage près de chez-vous car il part en tournée et il est présentement à l’écriture de son quatrième livre.

www.nicolaciccone.com

Lyne LaRoche




Entrevue avec Laurence Jalbert - 09 septembre 2019

Entrevue avec Laurence Jalbert

Au pays de Nana Mouskouri

Cette semaine j’ai eu la chance de rencontrer une femme authentique au grand cœur la talentueuse Laurence Jalbert. Dès les premières minutes la chimie a opérée. À quelques reprises ont a bifurqué, on a ri, on a pleuré, croyez-moi, je ne l’oublierai jamais.

C’est au restaurant Il Teatro du Capitole de Québec que j’avais rendez-vous avec elle afin de parler de son nouvel album Au pays de Nana Mouskouri.

Lyne : Tout d’abord comment vas-tu?

Laurence:Je vais super bien, je suis en forme.

Lyne : Parlons de ton nouvel album Au pays de Nana paraitrait-il que tu as dit oui tout de suite à ce projet

Laurence : Oh que oui! Ça fait des années que je travaille avec Mario sur des projets de concepts comme Quand le country dit bonjour, Album de Roger Wittaker, la tournée et l’album Les incontournables. Dans ces projets, j’interprétais une ou deux chansons d’un artiste et c’était tout. Car dans ce genre de concepts on peut y mettre notre couleur dans l’interprétation mais comme il y a plusieurs artistes aux niveaux des arrangements on ne peut pas vraiment.

Mais là, je me gâte car c’est le répertoire complet de Nana dans mon enveloppe sonore à moi. Alors j’ai dit oui, tout de suite, il fallait que ce soit moi qui fasse cet album. Le but n’est pas de chanter comme elle car de toute façon je n’ai pas la même voix qu’elle. Comme dit Mario, ‘’Ça ne sert à rien de faire les chansons pareilles car elles sont déjà faites’’ Ce qu’il faut c’est remettre ces chansons-là à jour pour que le public les redécouvre. Nana Mouskouri pour moi fait partie de mon ADN de par ma maman. Tu sais, c’est extraordinaire ce que cette femme-là m’a appris parce qu’elle passait par ma mère qui chantait ces chansons. Je ne peux pas penser à Nana une seule seconde sans voir ma mère avec son tablier dans la cuisine chanter Dans le soleil et dans le vent. Le but c’est d’interpréter ces chansons avec tout le respect du monde et de ne pas les dénaturer.

Lyne : Comment ce projet est arrivé jusqu’à toi?

Laurence : Je parlais au téléphone avec mon agent et juste avant de raccrocher il me dit ‘’Sais-tu quoi, Mario a un nouveau projet mais je comprends plus ou moins, parce que moi, Nana Mouskouri, je ne l’ai pas connu tant que ça’’ J’ai dit quoi ! Viens-tu de me dire Nana Mouskouri? il me répond ‘’Oui mais il me semble que Nana Mouskouri ce n’est pas trop connue…. Et là, je lui dis ‘’Il faut que ça soit moi qui fasse ce projet-là, tape dans google Nana Mouskouri, nomme-moi une toune pis je vais te la chanter du début jusqu’à la fin. Il me dit ‘’Es-tu sérieuse? je vais appeler Mario’’. Ça pris 5 minutes, le téléphone a sonné et Mario m’a dit ‘’Quelle bonne idée ! À partir de ce moment-là tout a déboulé, le choix des chansons, quand on rentre en studio, et voilà ça donne notre rencontre d’aujourd’hui à parler de cet album-là. Avec une équipe incroyable et les efforts de Mario Pelchat car je tiens à le dire, il est le seul à comprendre que pour que les gens sachent qu’un projet existe, qu’un album vient de sortir pour que le public puisse aller l’acheter, il faut en parler. On appelle ça du marketing et de la promotion. Avec Mario ce n’est pas on va chercher une subvention, tu fais un album, une petite tape dans le dos une petite pub à la tv, puis après plus rien. Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe avec lui. Tu n’as qu’à regarder la pochette de l’album, elle est magnifique toute veloutée. La pub télé a été tournée une belle longue journée. Mario ça lui coûte de l’argent mais ses projets fonctionnent. Il faudrait que tout le monde fonctionne comme ça. Si on veut que notre chanson francophone reste la tête en dehors de l’eau, il faut que les gens arrêtent d’aller chercher des subventions, la mettre dans leur poche puis se servir d’un artiste pour faire des guilis guilis! Moi j’en ai ras le bol de voir ça. Alors, je n’ai pas vraiment besoin de te dire à quel point, je suis contente de faire partie de cette belle gang là avec Mario. Comme nous avons tous le même agent et que nous sommes une grande famille, Mario, Paul Daraiches, Maxime Landry et Annie Blanchard ont tous chanté avec moi. Jusqu’à la fin de l’enregistrement je flottais sur un nuage, moi qui ne voulais plus sortir d’album.

Lyne : Est-ce que c’est une des raisons, qui fait en sorte que tu as arrêté d’écrire des chansons?

Laurence : C’est certain que ça atténue le goût, mais j’écris des livres. Des fois, je m’installe je viens d’avoir un beau flash, pour écrire une chanson et ça s’arrête-là. On veut bien se battre contre des moulins à vent. Tu sais Lyne, j’ai deux enfants et six petits-enfants, est-ce que je mets mes efforts à me battre pour faire de la musique et pour faire passer mes chansons! Je vais dire comme l’autre le temps qu’il me reste, je veux le passer avec ma famille, mes enfants, mes petits et non pour faire passer mes tounes. C’est certain que j’ai des chansons qui ont tourné à la radio, c’est ce qui m’a fait connaitre et que les gens se déplacent pour venir à mes spectacles. Je n’ai pas de reproches à faire à qui que ce soit mais les radios, les diffuseurs de spectacles, les maisons de disques, aidez-nous à vous aider, on veut tellement que tous les projets rayonnent. Ce n’est pas une question de ‘’J’en ai vendu plus que toi et se péter les bretelles’’ Aidez-nous à garder notre langue vivante et notre milieu artistique de la chanson francophone vivante. Restons en équipe parce qu’en ce moment on ne travaille pas en équipe, c’est un non-sens.

Lyne : D’habitude avec un nouvel album vient une tournée. Alors dis-moi est-ce que la tournée va s’appeler Au pays de Nana et de Laurence? Est-ce que le spectacle sera teinté de ce nouvel album mais aussi de tes grands succès.

Laurence : C’est quasi impossible pour moi de faire un show sans faire quelques-unes de mes chansons. Oui, c’est certain que nos deux univers vont s’entrecroiser.

Lyne : Je ne me trompe pas quand je dis que tu adores faire de la scène que ça te permet de rencontrer des gens?

Laurence : Je suis une passionnée des tournées car ça me permet d’être en contact direct avec le public. Cette semaine, j’ai fait cinq spectacles et ça me nourrit. La seule chose je m’ennuie DE mes petits- enfants.

Lyne : Sur ton nouvel opus, y a-t-il une chanson que tu affectionne particulièrement

Laurence : Oui, La vague, j’ai une anecdote à te raconter. Quand j’étais petite ma mère me la chantait. Je l’ai chanté à mes enfants et aujourd’hui, je la chante à mes petits-enfants. Jamais au grand jamais, je dis à mes petits-enfants ‘’Mamie passe à la télé ce soir, non quand je suis avec eux, je suis leur grand-mère. Mais quand j’ai fait l’album de Nana, un soir je leur ai dit mamie va vous faire écouter quelque chose. Alors, je leur ai fait écouter La vague et ils m’ont dit ‘’Mamie c’est notre chanson’’

Lyne : À ce moment-là, elle et moi sommes devenues très émotives, les larmes aux yeux. L’amour de ses petits vaut tout l’or du monde, je l’ai ressenti tellement fort. C’est une vraie mamie.

Lyne : Dis-moi si je me trompe, cet album c’est autant un hommage à Nana qu’à ta mère?

Laurence : Oui, ma mère était avec moi tout le long en studio, j’avais même amené sa photo. Pendant tout le processus elle était avec moi, donc cet album, c’est elle et moi.

Lyne : Est-ce qu’elle a eu le temps avant de partir de voir comment ta carrière était fleurissante?

Laurence : Oui, voici une autre anecdote. Tu sais j’avais 15 ans et un claviériste m’a entendu chanter dans un bar et il m’a dit : T’en viens-tu avec nous autre demain on va faire une tournée? Je suis arrivé dans la nuit, j’ai annoncé ca à mes parents, on a braillés toute la nuit et ils m’ont laissé partir. Ma mère qui était judéo-chrétienne m’a mis le seul et l’unique 50$ qui lui restait dans ma poche et elle n’a pas dit un mot. Je sais que ce geste-là de confiance ultime que ma mère m’a accordé a déterminé tout le reste de ma vie et de ma carrière. Combien y a de gens qui disent ‘’Moi mes parents ne voulaient pas, moi non plus ils ne voulaient pas, mais ils savaient que s’ils ne me laissaient pas partir que j’allais mourir. Ils le savaient, ils ne me l’ont jamais dit, mais ils le savaient. Moi, une carrière je n’en avais rien à foutre, j’ai toujours été une passionnée, je ne suis pas du tout carriériste, je devais juste aller en direction de cette passion, s’ils m’avaient bloqué là-dedans, je serais morte.

Lyne : Parle-moi de ton deuxième livre qui sortira en novembre prochain?

Laurence : Les principes, les valeurs, les synchronicités avec des situations en exemple qui me sont arrivées ou qui sont arrivés aux autres. Il ne me reste que quelques corrections à faire mais je termine sous peu. Il sort le 7 novembre prochain. Ce n’est pas une recette pour rebondir mais juste comment on trouve l’espoir, de quel côté tourner la tête quand arrive le temps de voir la lumière. En tous cas moi ça m’a servi en svp.

Lyne : Laurence si j’avais quelque chose à te souhaiter pour le futur?

Laurence : C’est certain la santé, c’est la seule chose que je demande. La santé va me permettre de faire des shows, de la musique, de chanter La vague à mes petits, le plus vieux a 13 ans, il faut que je me dépêche à lui chanter encore quelques fois. La santé va me permettre de faire tout ça.

Bilan de mon entrevue

En plus d’être une artiste de grand talent, j’ai découvert aujourd’hui une femme, une mamie d’une authenticité incroyable. Elle donne aux gens ce qu’elle aimerait recevoir, de l’amour et des sourires. On sait tous que le pire existe, on le vit souvent le pire et Dieu sait qu’elle ne l’a pas eu facile, mais Laurence Jalbert inspire le mieux et le beau à travers ces chansons et sa personnalité.

Savez-vous? Je l’adore

Merci Laurence pour ce magnifique moment!

L’album Au pays de Nana est en vente partout.

La sortie de son deuxième livre est prévue pour le 7 novembre prochain

Elle est en tournée un peu partout surveillez son passage

Lyne LaRoche




Massage secret - 07 septembre 2019

6 septembre 2019

MASSAGE SECRET

Il y a du nouveau au Nouveau Théâtre de l’Île d’Orléans cette année!

Du théâtre d’été à l’automne. Une première qui se déroulera du 6 septembre au 13 octobre 2019, un bon divertissement pour alléger les jours qui refroidissent et raccourcissent.

Cougar, le chef d’une dangereuse bande de motards, poursuit Jambon et Patpou qu’il accuse d’avoir essayé de l’assassiner. Les deux ex-mécaniciens se cachent dans un centre de santé tenu par la belle-sœur de Jambon et se font passer pour des massothérapeutes. L’adaptation est ardue, mais les choses se compliqueront encore plus lorsqu’ils découvriront que leur premier client est… Cougar.

La pièce Massage secret de Claude Montminy démarre sur une pièce de Georges Thorogood : Bad to the bone. Denis Marchand, en chef de bande, campe bien son personnage. Caractériel, il est agressif et on sent qu’il est prêt à tout pour mettre la main sur nos deux hurluberlus. Quant à ceux-ci, ils sont farfelus à souhait. Il faut voir Jambon dans son déguisement d’espion pour essayer de soutirer des aveux du mafieux et pour découvrir la mesure de leur détermination.

La musique est un personnage qui explique ou souligne une situation ou une émotion. Le choix des pièces musicales est surprenant et toujours judicieux. Bien que le scénario soit convenu, il sert bien les interprètes et laisse place à de petites perles de drôlerie.

Une pièce à voir pour se détendre, déconnecter et rire. Une petite parenthèse dans la folie de la rentrée et du retour au travail.

Distribution : Jean-Philippe Côté, Charles Fournier, Catherine Oksana Desjardins et Denis Marchand.

Mise en scène de Sébastien Dorval

http://nouveautheatredelile.com/

Louiselle LaVoie




Véronic Dicaire - 07 septembre 2019

 

Impossible que ça soit meilleur

Véronic Dicaire au sommet de son art

 

Hier soir, la talentueuse Véronic Dicaire s’est installé pour une série de concerts en résidence au Théâtre Capitole de Québec. Entourée de quatre musiciens et de cinq danseurs Véronic a renoué avec son public composé de gens de tous âges.

Au sommet de sa forme, elle nous amène avec elle dans un marathon qui nous fait apprécier au plus haut point son talent exceptionnel d’imitatrice, chanteuse et même de danseuse. Le décor et les éclairages sont à en couper le souffre. Durant un peu plus de deux heures sans entracte et sans temps mort, elle revisite admirablement bien les hits d’une cinquantaine de chanteuses dans une mise en scène impeccable.

Son numéro d’ouverture donne le ton à la soirée car entourée de ses danseurs, elle livre un ‘’What About Us’’ de Pink, époustouflant!

Le spectacle propose différents segments passant de Jeunesse d’aujourd’hui aux Comédies musicale, du Spotify au Spoty-Caire, de la chanteuse qui chante dans le corps d’une autre, de la chanson qu’elle ne chantera jamais et plus encore … On a l’impression qu’on assiste à un spectacle de variétés, où tous les artistes y passent. Son numéro sur les comédies musicales qu’elle présente Annie, Fame, Chicago et Grease nous donne le goût de nous lever et de danser mais nos yeux et nos oreilles sont tellement rivés sur ses performances qu’on n’ose pas pour ne rien manquer.

Dans le numéro de L’histoire de la vie de Céline, Véronic impressionne. Je vous confirme, elle tient la fameuse note et sans forcer.

Dans celui de la chanteuse qui chante dans le corps d’une autre on y entend Fais-moi la tendresse de Ginette Reno dans le corps de Diane Dufresne. Dans les chansons qu’elle ne chantera jamais on entend Sofia Nolin chanter Y a d’la joie, ces mimiques sont complètement hilarantes.

Sa version de la chanson Changer de Don Juan est un petit bijou. Pour la finale après avoir livré plus d’une 50e de voix, elle nous interprète la très belle chanson d’Yvon Deschamps Aimons-nous avec sa voix. Quel beau moment!

J’aurais pu vous en parler encore plus mais j’aime mieux vous laisser le plaisir de découvrir la suite de ce magnifique spectacle. Croyez-moi vous serez impressionné!

Bilan

C’est un show rempli de surprises. Véronic habite ces personnages comme personne d’autre sait le faire. Il faut entendre sa souplesse vocale et sa puissance pour comprendre qu’elle est unique.

Jusqu’au 22 septembre au Capitole de Québec

www.veronicdicaire.com

Lyne LaRoche




Discussions avec mes parents - 01 septembre 2019

La saison 2 de Discussions avec mes parents

Encore plus drôle

Comme ce fût un franc succès l’an dernier, Francois Morency a décidé de renouveler l’expérience et d’inviter ses fans et les gens des médias au Théâtre Petit Champlain pour un visionnement des trois premiers épisodes de la deuxième saison de Discussions avec mes parents 2 . Donc hier, j’ai eu le privilège d’y assister et voici mes commentaires.

La première saison était drôle mais avait moins de punch que celle-ci. La saison 2 est sans temps mort. On se reconnait encore plus, on rit en se tapant sur les genoux. Les anecdotes sont encore plus croustillantes, il y a plus de scènes dans chaques épisodes, les textes sont savoureux et la musique est améliorée. C’est un feu roulant on embarque et on n’a pas le goût que ca finisse.

Les comédiens sont encore meilleurs. C’est certain qu’avec une première année d’expérience en arrière de la cravate cette année ils campent leur personnage à merveille, ils les maitrisent parfaitement bien.

Rappellons-nous que les comédiens qui font partie de la distribution sont tous originaires de la Ville de Québec, Vincent Bilodeau (père), Marie-Ginette Guay (mère), Caroline Bouchard (soeur) et Francois Morency , il n’y a que Blaise Tardif, qui interprète le frère de François qui vient de Montréal. Selon Francois, il y quelques personnages qui vont revenir cette année et de nouveaux vont s’y greffer.

C’est certain que je ne vous dévoilerai pas les moments forts mais je peux vous dire que si je me fie à ma réaction et celles des 200 personnes présentes au Théâtre Petit Champlain, l’ultime test est passé pour cette belle gang de Discussions avec mes parents car ce fût une belle réussite.

Francois était dans les coulisses lors des visionnements et à la fin il s’est empressé de dire ‘’ Vous ne savez pas comment c’est le fun et ca fait du bien de vous entendre rire.’’

C’est lundi le 9 septembre à 19h30 sur sur Ici Radio-Canada Télé que débutera la deuxième saison comprenant treize épisodes. Ne la manquez pas, des rires assurés vous attendent.

NB

La saison 1 est toujours disponible sur Ici Tou.TV Extra.

Un visionnement pour les gens de Montréal aura lieu le 5 septembre prochain.

Lyne LaRoche