Tanguy - 28 mars 2019

TANGUY

Salle Albert Rousseau

Amusant, divertissant, situations cocasses, tout y est pour une soirée réussie.

Quelle est le meilleur moment pour quitter le nid familial? Cela peut être différent tout dépendant de qui nous sommes, parents ou enfant….

Dans ce cas, après s’être occupé de leur fils pendant 30 années les parents de Tanguy aimeraient bien retrouver leur intimité, leur liberté. Ils ne voient pas d’autre solution que de prendre les grands moyens, par moment un peu drastique voir même draconien.

Le film Tanguy, véritable phénomène social, a attiré plus de quatre millions de spectateurs uniquement en France, lors de sa sortie en 2001. Depuis l’énorme succès du long métrage français, l’expression être un Tanguy est devenu un terme couramment utilisé dans nos conversations pour désigner un enfant qui ne veut plus quitter le nid familial.

L’histoire : Ce couple a tout pour être heureux. Ils ont la mi- cinquantaine et mènent des carrières florissantes. Ils sont toujours très amoureux l’un de l’autre, et leur relation est passionnée comme au premier jour. Ils ont un fils, Tanguy, qui à trente ans poursuit avec grand succès des études chinoises tout en enseignant à l’université. Tanguy est beau, charmant, brillant, tombeur et zen. Le fils rêvé… sauf qu’il habite toujours chez ses parents! Édith et Paul Ducas ont tout pour être heureux. Il n’y a qu’une ombre à leur bonheur : comment se débarrasser de Tanguy? Comment chasse-t-on du nid l’oisillon qui ne veut pas voler de ses propres ailes?

La mise en situation. La pièce démarre lentement, le temps de présenter les personnages, leurs habitudes, leurs petites manies, leur environnement. Puis la guerre commence. Les pièges qu’Édith et Paul Ducas (Marie-Chantal Perron et Normand D’Amour) manigancent et exécutent, donnent un nouveau souffle, un élan à la comédie. Marie-Chantal Perron et Normand D’Amour sont irrévérencieux à souhait. Pour que leur fils ne manque pas son voyage à Beijing, Paul est prêt à tout. Normand D’Amour nous offre un échange avec la préposée d’Air Canada une performance à ne pas manquer. Intense, surprenant, très impressionnant!

France Castel (la grand-mère) est une bouffée d’air frais à chaque apparition. Elle joue avec les situations et trouve toujours un refrain qui nous y réfère (Oxygène, Bye, bye mon « Tanguy »,…). Roger La Rue tire son épingle du jeu avec sa prestation du juge.

Le chant, la danse et une panoplie de personnages incarnés tour à tour par cinq autres comédiens complète cette adaptation québécoise. Amusant, divertissant, situations cocasses, tout y est pour une soirée réussie. Une pièce à voir.

 

D’après le scénario du film Tanguy écrit par Étienne Chatiliez et Laurent Chouchan. Une adaptation d’Yves Morin. Dans une mise en scène de Normand Chouinard avec Normand D’Amour, France Castel, Marie-Chantal Perron, Christophe Payeur, Roger Larue, Violette Chauveau, Anne-Marie Binette, Hilaire St-Laurent et Katherine Riva.

À la salle Albert-Rousseau le 28mars 2019, 14 et 15 octobre 2019.

www.tandem.mu

www.sallealbertrousseau.com

Louiselle LaVoie




Des promesses - 26 mars 2019

26 mars 2019

 

DES PROMESSES, DES PROMESSES

Théâtre de la Bordée

 

Miss Brodie a derrière elle une carrière d’enseignante marquée par quelques coups d’éclat. Après avoir pris sa retraite, elle reprend du service, le temps d’une suppléance dans une école primaire de Londres. Dans cette classe dont personne ne veut, une jeune élève somalienne refuse de parler. Liées par les secrets qu’elles portent toutes les deux, la fillette et l’enseignante tisseront un lien des plus forts, au-delà des mots et de la bêtise humaine.

Cette pièce est toujours d’actualité et même si elle a été écrite en Écosse, les mêmes pressions sociales du politiquement correct régissent les interactions sociales du Québec. Malgré toute cette pression, Miss Brodie tient bon, donne son avis et tente d’éviter la venue de ces personnes qui, elle le sait, traumatisera les enfants. La finesse de la pièce vient du fait qu’on laisse les spectateurs déduire ce qui semble l’évidence. Jamais le mot inceste n’est dit et pourtant les descriptions sont soulignées au crayon gras.

Que dire de la performance de Micheline Bernard. Seule sur scène, elle bondit d’un personnage à l’autre et seulement par l’intonation ou une posture, nous savons qui elle personnifie. Dès le début de la pièce, elle capte l’attention de son auditoire. C’est phénoménal! Bien souvent les gens dans la salle parlent ou font des commentaires, mais ce soir pas un mot. Un silence religieux(!). Les gens absorbés et au bout de leur chaise attendaient la suite.

Une pièce de théâtre intelligente à voir absolument! Pour les discussions et les questionnements qu’elle provoquera. Pour la réflexion qu’elle propose. Pour les préjugés et leurs effets pervers qu’elle met au visage, cette pièce nous démontre que le théâtre n’est pas que divertissement mais aussi un art utile et nécessaire.

Jusqu’au 5 avril 2019

Texte de Douglas Maxwell

Traduction de Maryse Warda

Mise en scène de Denis Bernard

www.theatrelalicorne.com

www.bordee.qc.ca

Louiselle LaVoie




Yves Duteil - 25 mars 2019

Yves Duteil, 40 ans plus tard… Un hymne à l’amour

Après cinq ans d’absence sur disque, Yves Duteil a repris sa plume pour composer les chansons de l’album Respect. Paru il y a un peu plus d’un an, Respect reste dans le monde de Duteil, un monde d’amour, de sensibilité, un monde de douceur.

Pour nous présenter le fruit de son écriture, l’auteur-compositeur interprète a concocté la tournée 40 ans plus tard. Ce dimanche, à la Salle Albert-Rousseau, il a amorcé la portion québécoise de cette tournée.

40 ans plus tard est un habile mélange de plusieurs pièces tirés de son plus récent album auquel vient se greffer quelques incontournables.

Après nous avoir salué, sans dire un mot, Duteil s’est assis devant le piano pour nous interpréter Mon piano a cent ans. Il a, par la suite, enchainé deux titres tirés d’albums antérieurs, soit, Le mur de la prison d’en face et Fragile. Il a par la suite, agrippé sa guitare pour Argentine aux rythmes bossa-nova.

D’une grande sensibilité, ses textes sont empreints d’amour et de regards sur les autres. Il rendra hommage à son beau-père de 94 ans avec Le passeur de lumière. Mon petit âne corse sera inspiré par sa fille tandis que Quarante ans plus tard ne sera rien de moins qu’un hommage à sa Noëlle, avec qui il partage sa vie depuis autant d’années.

Le sympathique chanteur fera un bref arrêt à son concert pour nous demander de joindre les mains pour représenter l’émoticône « Respect » le temps d’un autoportrait qui sera publié sur Facebook. Il achèvera la première partie du spectacle avec son grand classique Prendre un enfant qui lui a valu une première de quatre ovations debout.

Ses textes, souvent biographiques, sont touchants. La chanson des justes, inspirées par les gens qui ont subi la guerre et Mohammed et Aïcha sont particulièrement belles. Dans cette dernière, Duteil raconte habilement la double peine que subit le peuple de confession musulmane.

Pour cette tournée, Yves Duteil s’est entouré d’une équipe franco-québécoise. Sur scène Jacques Roy à la contrebasse assure la direction musicale. Derrière la batterie, on retrouve Dominic Cloutier pendant que le violoncelliste Philippe Nadal vient ajouter une touche dramatique grâce à son talent à manipuler l’archet. Dans un geste de générosité, Duteil et sa bande ont prolongé quelques chansons pour permettre au public de se joindre au spectacle en jouant aux choristes.

Au rappel, il lui était impossible de ne pas nous offrir La langue de chez nous. Une chanson toujours aussi belle. Pour les enfants du monde entier, et Apprendre, composée et interprétée pour les funérailles de Paul Gérin-Lajoie viendront clore ce beau spectacle.

Il ne quittera la scène qu’après avoir demandé à ses fans de participer à un court film dédié aux députés français qui se prononceront prochainement pour une directive sur les droits d’auteurs européens.

40 ans plus tard c’est l’hymne à la beauté, un hymne aux mots, un hymne à l’amour.

Le calendrier complet de la tournée «40 ans plus tard», d’Yves Duteil, est disponible sur le site de l’artiste (www.blog.yvesduteil.com).

Claude Gignac




Don Juan - 09 mars 2019

Une soirée mémorable avec Don Juan

Après avoir été acclamée par plus de 600 000 personnes à travers le monde et afin de célébrer le 15è anniversaire de Don Juan la comédie musicale est de retour mais cette fois-ci en adaptation symphonique.

Interprétée par sept grandes voix, l'oeuvre de Félix Gray est tout simplement grandiose enveloppée par l'OSQ. Le chef d’orchestre Simon Leclerc est le maitre d’œuvre de cette adaptation. Pour ce concert, sans entracte c’est plus d’une vingtaine de chansons qui ont été sélectionnées parmi la cinquantaine de titres du répertoire de Don Juan.

Sans côté théâtrale et sans décor, cette relecture met le talent des artistes, l’intensité des mots et de la musique au premier plan.

Parmi la distribution, on y retrouve Robert Marien qui nous a fait frissonner en interprétant Mon fils. Mario Pelchat avec sa voix unique a livré avec brio Les femmes et en duo avec Cassiopée, leurs voix se sont mariées merveilleusement bien avec Les amoureux de Séville. Ils en ont même profité pour faire quelques petits pas de danse. Tout en retenue, Cindy Daniel a interprété N’as-tu pas honte. Jean-François Brault a réussi à mettre de l’ambiance en demandant au gens de frapper dans les mains durant la chanson Du plaisir et lui aussi s’est fait aller un petit peu le popotin. Philippe Berghalla nous a fait redécouvrir à quel point sa voix était belle avec la chanson Le sang des soldats. Et la sublime Marie-Ève Janvier que ce soit en solo en duo ou en trio vient nous chercher au plus profond de nous avec sa beauté et sa voix en interprétant Je l’aime.

Mais qu’on se le dise, quand le duo d’amoureux Janvier et Brault se sont pris la main afin de livrer Changer et Seulement l’amour, une vague d’amour et d’émotion s’est fait ressentir partout dans le Grand Théâtre. Rappelons-nous que leur histoire d’amour a débuté il y a 15 ans grâce à Don Juan.

Pour la finale, l’ensemble du groupe s’est réuni pour l’interprétation de la chanson Seul. Le public s’est levé d’un grand coup satisfait de cette soirée mémorable.

Don Juan une œuvre de qualité livrée par une distribution parfaite sous la direction de Simon Leclerc. Un divertissement à ne pas manquer!

Don Juan sera présenté demain soir le 9 mars prochain au Grand Théâtre à la salle Louis-Fréchette

Pour plus d’information :

www.grandtheatre.qc.ca

Lyne LaRoche




La magie de Disney 100 ans - 08 mars 2019

100 ans de magie et ça continu

Hier, les personnages de Disney se sont installés au Centre Vidéotron afin d’y présenter du 8 au 10 mars, le spectacle 100 ans de magie.

On comprend pourquoi, les parents autant que les enfants sont toujours aussi impressionnés. Tous les personnages qu'on aime retrouver dans leur aventure sont au rendez-vous. Plus particulièrement, les personnages de Elsa, Anna et Olaf font la joie des enfants qui s’exclament en les voyant arriver sur la glace. Les personnages du roi Lion chantent Hakuna Matata au grand plaisir des petits. Tout au long du spectacle, c’est au rythme des chansons de Disney que les enfants chantent haut et fort car c’est plus d’une trentaine de chansons qui nous est présenté Il y a une ambiance de pur plaisir. La joie et l’émerveillement est sur tous les visages.

Des décors à en couper le souffle ou on y retrouve, des châteaux fabuleux, des éclairages et des images projetées sur la glace, des rideaux suspendus comme s’ils descendaient du ciel tout y est pour que la magie s’installe. C’est véritablement un spectacle haut en couleur animé par une cascade de personnages Disney.

Le talent des patineurs est incroyable. Les spectateurs n’ont pas assez de deux yeux pour tout voir. Blanche-neige, Cendrillon, Jasmine, Dingo, Donald Minnie et le légendaire Mickey, défilent tous sur la patinoire sur les musiques des films cultes de Disney. Le nouveau spectacle 100 ans de magie est présenté au Centre Vidéotron du 8 au 10 mars.

Un spectacle à ne pas manquer car comme d’habitude, ce sont de beaux moments de plaisir en famille qui resteront gravés dans votre mémoire longtemps.

Le spectacle est de 90 minutes et il y a une petite pause.

Les prochains spectacles seront présentés

Samedi 9 mars 11 h et 15 h

Dimanche 10 mars 11 h et 15 h

Audrey Lavallée

 




Chandler - 07 mars 2019

Title 1

 

Title 2

M. Chandler, heureux malgré tout

C’est en octobre 2016, suite à une rencontre avec les gars de Magnéto Trio, que Yan Kelly leur a proposé de s’associer. Kelly a vite perçu un possible rapprochement entre ses chansons et la musique des trois virtuoses. Sylvain Clavet, Mario Légaré et Rick Haworth ont immédiatement répondu « présents » à l’invitation lancée par l’auteur-compositeur interprète.

Voilà comment M. Chandler est né. Le nouveau quatuor s’est retrouvé au studio Sunset Hill de Morin Heights pour y enregistrer les chansons de l’album éponyme, paru en avril dernier.

Yan Kelly nous avait habitués à des textes en anglais. Aussi étonnant que ça puisse paraitre, c’est à la demande d’Haworth, l’anglo du groupe, que Kelly a préparé des textes en français pour le premier album du projet M. Chandler.

Jeudi dernier, les quatre musiciens étaient réunis sur la scène du Théâtre du Petit Champlain pour nous présenter la famille de M. Chandler. Pour l’occasion, M, Chanler a fait appel à … Yan Kelly pour ouvrir la soirée. Seul à la guitare, il nous a livré quelques pièces de son répertoire anglophone dont la très belle Take me home. Les gars du Magnéto Trio ont rapidement pris la relève pour la seconde partie de la première partie. Le tout, selon les explications mathématiques d’Haworth. Ils nous ont offert quelques très belles pièces instrumentales dont deux qu’ils ont jouées sur la scène de Place D’Youville lors d’un lointain festival d’Été.

Puis, en première partie de la seconde partie… ce fut au tour de M. Chandler. Dans une formule où le quatuor nous a livré l’intégralité de l’album, Yan Kelly et ses copains, n’ont pas cessé de cabotiner entre les chansons. Pour eux c’est clair, ils sont sur scène parce qu’ils y ont du plaisir. Ça parait. Après Les nuits blanches, on a eu droit à vieillir à mort, premier extrait radio du projet. M. Chandler c’est une pop aux accents folk et aux teintes parfois un peu jazzées. Fidèle à ses habitudes, Kelly nous propose un texte traitant de l’environnement, la très belle Silence de glace. Comprimés pour déprimés nous fera entendre l’immense talent des musiciens. Que ce soit Clavet à la batterie, Légaré à la basse ou Haworth à la guitare, chacun manœuvre son instrument tel un virtuose. Kelly n’est pas en reste au volant de sa six cordes.

Sous de beaux éclairages agrémentés par des projections sur cinq parapluies disposés en arrière-scène, M. Chandler aura été de très agréable compagnie. Pince-sans-rire, Haworth a tenté en vain de nous expliquer l’origine du nom du groupe. Il a par contre habilement décortiqué le style vestimentaire raffiné des quatre gars s’approvisionnant chez l’Équipeur et à l’Armée du Salut.

La planante Rêver ensemble nous amènera lentement vers le départ de cette belle et sympathique visite.

M. Chandler se résume en quelques mots. Talent, expérience et bonheur. Une belle soirée passée avec quatre sympathiques bonshommes.

M. Chandler poursuivra sa visite du Québec, empruntant notamment dans les prochains jours, les routes de Saint-Jean-sur-Richelieu, Magog et Montréal.

Une soirée extraordinaire…rien de moins!!!!

Claude Gignac