Mon ami Walib - 31 janvier 2019

Mon ami Walid, un bijou bipolaire

Tourner un long métrage sans subvention ni producteur tient du miracle. C’est pourtant le tour de force qu’on réussit d’Adib Alkhalidey et Julien Lacroix. Un budget total de 150 000$ dont 80 000$ amassés via une campagne de socio-financement sur le web. 753 généreux contributeurs, dont quelques-uns étaient présents dans la salle, ont fourni cette somme que l’on peut qualifier de microscopique en comparaison avec les budgets habituellement consentis pour les productions québécoises.

Walid, un caissier d’épicerie dépressif veut s'enlever la vie. Antonin, son collègue « différent » lui sauve la vie. Walid voudrait bien retrouver la quiétude de la solitude mais Antonin voit les choses autrement. Il s’assure de protéger son nouveau meilleur ami. Au grand dam de Walid, ils deviennent alors inséparables.

Dans une suite de scènes cocasses Antonin (Lacroix) suit pas à pas son ami Walid (Alkhalidey) et tente de lui faire retrouver le chemin du bonheur. Guy Jodoin est admirable dans son rôle du gérant d’épicerie à la gestion et aux habitudes un peu particulières. Que dire de Christian Bégin dans le rôle d’un gourou dont la thérapie prend une drôle de tournure. Adib Alkhalidey et Julien Lacroix sont aussi très bons dans leurs rôles. Plusieurs comédiens vedettes feront des apparitions dans des rôles secondaires.

Ce film à petit budget a habilement été réalisé par Alkhalidey. En 73 petites minutes, lui et Lacroix nous transporteront au cœur d’une caricature du malheur. Walid a beau faire la rencontre de vraies machines à joie, rien ne fonctionne.

Après nous avoir fait rire à travers tensions et malaises, Antonin (Lacroix) nous amène dans l’aile psychiatrique dans une scène troublante.

Les deux comparses nous laisseront dans une finale qui porte à la réflexion. Sans bruler le punch, ce film, où la métaphore est omniprésente, nous conduit au cœur de la maladie mentale à travers la solitude qui habite les gens différents, qui habite tant de gens.

Ce film est un pur bonheur. Un bijou que l’on se plait de regarder pour sa comédie mais que l’on veut revoir pour comprendre l’immensité du drame que vivent ses personnages.

Consultez le www.monamiwalid.ca pour connaitre l’horaire et l’endroit où vous pourrez savourer se film. Adib Alkhalidey et Julien Lacroix, qui sont venus répondre aux questions du public après la projection, nous ont confirmé que leur film sera prochainement présenté dans deux salles au cinéma Le Clap.

Claude Gignac




3764 Elvis Presley Blvd - 30 janvier 2019

Guylaine Tanguay nous honore avec Elvis

Hier soir, Guylaine Tanguay présentait la première d’une série de trois de son nouveau spectacle 3764 Elvis Presley Blvd au Cabaret du Casino de Montréal.

C’est dans une forme splendide que Guylaine est arrivée sur scène nous offrant un spectacle à la hauteur de toutes les attentes. Il y a quelques années après un passage à Nashville, la reine du country s’était imprégnée de l’histoire du King en se disant qu’un jour elle allait présenter à sa façon, comme elle sait si bien le faire les grandes chansons d’Elvis.

La chanteuse respire le bonheur sur scène, elle nous amène dans le répertoire des grandes chansons d’Elvis avec une aisance incroyable. Entourée de quatre musiciens et de supers danseurs effectuant des chorégraphies agiles et synchronisées, l’équipe de cette grande chanteuse agrémente au plus haut point le visuel et l’ambiance du spectacle. C’est plus d’une quarantaine de chansons que notre Guylaine livre de façon magistrale.

Elle a débuté la soirée avec Trouble et Suspicion Minds nous laissant immédiatement comprendre qu’elle pouvait chanter n’importe quoi tellement cette fille-là a du talent. C’est avec une aisance incroyable qu’elle nous interprète tous les plus grands hits don’t Jailhouse Rock, Love Me Tender, Viva Las Vegas, Can’t Help Falling In Love, Don’t be Cruel, One Night, Hound Dog, It’s Now or Never, Love Me Tender,Viva Las Vegas pour ne nommer que ceux-ci que Guylaine réussie à nous faire croire que d’un seul coup nous sommes dans un Cabaret de Las Vegas et qu’on vit quelque chose d’inimaginable.

Celle que l’on surnomme la Reine du Country avoue même avoir fait des recherches et qu’elle a trouvé Elvis qui faisait du ‘’yodeling’’. Elle qui est reconnue pour être la championne de cet art, c’est pour le plus grand plaisir de tous qu’elle nous en a fait un petit bout.

Pour la finale, elle nous a livré son ‘’Amazing Grace’’ à la Gospel qui m’a fait encore plus apprécier la puissance et la chaleur de sa voix. Un My Way qui donne des frissons et sur une note de party un Burning Love dont tout le monde va se rappeler.

3764 Elvis Presley Blvd, c’est un moment de pur bonheur qui m’a fait vivre le moment présent à son meilleur. C’est un spectacle à ne pas manquer livré par une grande dame de la chanson qui est d’une grande générosité

Le spectacle sera présenté Au cabaret du casino de Montréal jusqu’au 2 février et une tournée au Québec par la suite pourra satisfaire chacun de vous.

L’album 3764 Elvis Presley Blvd est en vente partout

Pour plus d’informations

www.guylainetanguay.ca

Geneviève Trudeau




Le mystère d'Irma Vep - 28 janvier 2019

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LE MYSTÈRE D’IRMA VEP

Salle Albert Rousseau

Déjanté et rocambolesque pour notre plus grand plaisir

Avec la même équipe de concepteurs qu’en 2004, Le mystère d’Irma Vep nous en fait voir de toutes les couleurs. Éric Bernier et Serge Postigo récidivent en force et en beauté.

Nous sommes en 1840, quelque part sur les landes d’Angleterre. Lord Hillcrest, célèbre égyptologue, rentre au bercail en compagnie de Lady Enid, sa nouvelle et virginale épouse. Au manoir de Mandacrest, ils égrènent les heures avec les domestiques Nicodemus et Jane, alors que plane encore le souvenir de la première épouse de Lord Hillcrest, la mystérieuse et regrettée Irma Vep. Celle dont le nom n’est rien de moins que l’anagramme du mot vampire.

Par moment hilarant, parfois rocambolesque, disjoncté et irrévérencieux, nos deux protagonistes s’en donnent à cœur joie. En une fraction de seconde, ils changent de costumes se transformant de Lady Enid en Nicodemus puis en loup-garou. À eux deux, ils incarnent une dizaine de personnages et effectuent une soixantaine de changements de costumes par représentation. Parsemée de références à la culture québécoise, la mise en scène endiablée de Martin Faucher est réglée au quart de tour. Costumes, perruques, accessoires et décors, tout surprend.

Deux grandes prestations d’acteurs. Éric Bernier et Serge Postigo jouent avec des accents britanniques, québécois et arabes, avec leur voix parfois aigue ou grave. Ils font des chorégraphies hilarantes et des cabrioles étonnantes.

Un spectacle audacieux, hilarant, rempli de rebondissement et le tout joué avec brio. À ne pas manquer!

Une pièce de Charles Ludlam avec Martin Faucher à la mise en scène

www.sallealbertrousseau.com

Louiselle LaVoie




P-A faire le beau - 23 janvier 2019

P-A Méthot : Plus beau et plus drôle que jamais!

Hier soir, j’ai eu l’immense bonheur de pouvoir assister à la première du tout nouveau one-man show de P-A Méthot intitulé « Faire le beau », à la salle Albert-Rousseau de Québec.

Devant un public impatient d’entendre ses nouvelles histoires rocambolesques, c’est dans une forme splendide que l’humoriste s’est présenté sur scène. Toujours aussi sympathique, dès le tout début P-A a comme d'habitude charmé l’assistance avec ses mimiques et son franc-parler. 

Après avoir présenté des spectacles à grands déploiements sur différents thèmes musicaux, le voilà de retour à nouveau seul, avec son micro, afin de nous entraîner dans son monde délirant. Il a débuté la soirée en nous racontant la raison de sa perte de poids non négligeable de 70 livres!

En effet, notre P-A a subi une intervention au cœur et fût en convalescence l’an dernier. Confiner sur le divan de son salon à regarder les petits bijoux de notre télévision diffusés en journée,  c’est de façon hilarante qu’il nous les a décrites. Les émissions comme la vie à 600 livres et les publicités prépayées lui ont donné de bonnes munitions car tout le monde riait juste à voir ses mimiques.

Il nous raconte également qu’il a eu recours à une chirurgie d’ordre esthétique, dont je vous laisse le soin d’en découvrir la nature et il a fait appel à une clinique privée. Il nous en fait un topo qui, sur certains points, fait l’envie de bien des patients…

Il nous raconte que maintenant au point où il en est rendu dans sa vie, il veut faire ce qui lui plaît. Ne plus faire le « beau » pour des futilités. Il veut se concentrer sur ce qui est important dans sa vie et il nous en donne quelques exemples…

Il y va même avec une confidence. Il nous parle d’un certain rêve qu’il caressait quand il était jeune et décide de foncer et de nous le partager. Le résultat est plutôt surprenant!

Attachant et beau sous toutes ses coutures, P-A prouve encore qu’il a vraiment un talent naturel pour divertir et faire rire les gens. J’ai passé une excellente soirée, j’ai ri du début à la fin et je ne suis pas la seule car les éclats de rires résonnaient aux quatre coins de la salle.

Bravo!

Le spectacle est d’une durée de 1h45 sans entracte

Ne ratez pas votre chance d’assister à ses futures représentations.

P-A Méthot sera de retour à la salle Albert-Rousseau les 24-25 et 26 janvier 2019 ainsi que les 16-17 et 18 mai 2019.

Caroline Gagnon

www.pamethot.com

www.sallealbertrousseau.com